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Le voyage déploie sa «long tail»

Rendu populaire par Chris Anderson, l’éditeur de Wired Magazine, le phénomène «long tail» s’impose de plus en plus comme trame de fond dans les nouveaux modèles de gestion, particulièrement dans l’industrie touristique. C’était d’ailleurs le thème principal de la dernière conférence de PhoCusWright, «Braving the Long Tail», qui s’est déroulée en novembre 2007 à Orlando.CP_2008-01_long_tail_img1

Web 2.0 rime avec long tail

À l’automne, le Réseau de veille s’est intéressé une première fois au phénomène «long tail», en le définissant comme suit:
«Les produits qui font l’objet d’une faible demande ou qui ont un faible volume de ventes peuvent collectivement rivaliser ou même surpasser la part de marché des produits très populaires.» (Lire aussi: PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!)
Philip Wolf, chef de la direction chez PhoCusWright, résume bien, d’entrée de jeu, à quoi ressemble la nouvelle réalité du voyage dans l’univers du Web 2.0:

««Davids» are beating «Goliaths» because the size of a reputation matters more than the size of a marketing budget.»

La conférence visait justement à faire la lumière sur ces nouvelles forces du marché liées au phénomène «long tail» devenu omniprésent dans un contexte où maintenant la moitié des produits touristiques aux États-Unis sont vendus en ligne.

Dans le secteur touristique, l’adoption massive des applications technologiques liées au Web 2.0 a fait en sorte de placer les consommateurs à l’avant-scène. Le niveau d’influence de chaque individu est plus imposant que jamais. (Lire aussi: L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité.) C’est ce nouvel environnement de tourisme 2.0 qui conditionne et rend propice le succès d’une panoplie de petites entreprises de niche.

À qui profite la long tail?

Tant les nouveaux arrivants que les organisations traditionnelles adaptent leur modèle d’affaires et développent des stratégies compatibles avec la réalité «long tail». Selon Bob Offutt de PhoCusWright, ils obéissent aux mêmes règles de base, soit exploiter le pouvoir du Web et reconnaître la portée significative des créneaux commerciaux, tant chez les fournisseurs que dans les canaux de distribution.

Les exemples d’entreprises qui tirent leur épingle du jeu de la long tail sont nombreux et concernent tous les secteurs touristiques. Du côté de certains transporteurs aériens tels que Southwest, United et Air Canada, les sites de réservation sont devenus de véritables portails multi-produits d’agences de voyages, avec une présence accrue d’autres services tels que: activités, réservations dhôtel ou location de voiture (voir image).

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Les compagnies aériennes s’attendent à réaliser de 2 à 5% de leurs ventes en ligne à partir d’une offre non traditionnelle. Autre signe révélateur de l’effet «long tail»: on recense près de 300 compagnies aériennes qui ne proposent plus d’inventaires aux GDS, pourtant incontournables il n’y a pas si longtemps.

La révolution touche aussi le secteur de l’hébergement alors que l’on ne compte que 60 000 à 80 000 propriétés offertes par le biais des GDS. Jusqu’à récemment, toutes les autres catégories telles que les gîtes, les auberges et les condos n’étaient pas efficacement accessibles par les internautes pour des réservations en ligne. Aujourd’hui, le consommateur a accès à une palette de choix qui n’a jamais été aussi garnie avec des centaines de portails de réservation spécialisés dans une offre d’hébergement non traditionnelle.

Le champ d’influence du phénomène «long tail» s’étend à peu près à tous les autres secteurs touristiques. Les compagnies de voitures de location n’y échappent pas avec un site comme www.carrentalexpress.com qui permet de réserver directement en ligne auprès de plus de 300 entreprises indépendantes dans le monde.

Même chose pour le tourisme d’affaires où lon offre aux voyageurs des solutions Web plus raffinées que jamais. Par exemple, www.reardencommerce.com offre un outil en ligne qui se rapproche davantage d’un véritable assistant personnel de voyage (voir image). Dans une approche tout à fait intégrée aux agendas électroniques, on y trouve, en plus des fonctions de réservations traditionnelles, un panier varié d’ajouts tels que les attraits et les événements, les restaurants, les stationnements d’aéroports, le transport terrestre, ainsi que d’autres fonctions utilitaires comme le statut des vols, les directions routières, un service de messager, etc. Il s’agit encore une fois d’une occasion formidable, grâce au Web, pour tous les prestataires de services liés de près ou de loin au tourisme d’affaires de se forger une niche quelque part dans cette long tail.

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Un profil de la «long tail»

Terry Jones, de la firme Reardon Commerce, a partagé sa vision d’un profil touristique de la long tail. Selon lui, il faut considérer que, d’un point de vue financier, les nombreux produits connexes qui se greffent aux principales composantes du voyage jouissent de fortes marges bénéficiaires (voir illustration). Ainsi, les items plus marginaux recherchés par le consommateur sont ceux qui obtiennent les meilleurs taux de conversion de vente.

 

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Illustration 1
Courbe long tail associée aux voyages

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En plus de son accessibilité générale sur le Web, l’autre élément clé du succès des services de la long tail, selon Terry Jones, repose dans leur capacité à être accessibles au bon moment. On apprend par exemple que 64% des gens d’affaires qui voyagent fréquemment et qui achètent en ligne ont aussi acheté un billet pour assister à un événement au cours de la dernière année. Auparavant, comme ce type de service ne faisait pas partie du processus de réservation, la prestation était habituellement achetée à destination. Maintenant, on est en mesure de proposer une approche de recherche beaucoup plus verticale au consommateur et de lui offrir, au moment opportun, la possibilité d’ajouter d’autres services à son panier de voyage.

Terry Jones a aussi fait remarquer que les entreprises ont autant l’occasion de participer à la queue de la courbe qu’à sa tête. Par exemple, un touriste qui achète un billet d’autobus pour visiter la ville de New York peut se voir offrir, sur le site du transporteur, des billets de dernière minute pour un spectacle sur Broadway. À l’inverse, un transporteur peut proposer des billets d’autobus sur la vitrine culturelle de la ville de New York aux visiteurs à la recherche de billets de spectacles. Voilà ce qui fait la force de la long tail: être au bon endroit au bon moment.

Que doivent surveiller les gestionnaires?

Une fois de plus, les règles du jeu changent rapidement et les gestionnaires en tourisme doivent plus que jamais demeurer vigilants. On doit notamment s’attendre à voir apparaître plusieurs nouveaux portails spécialisés de réservations en ligne. La remise en question du modèle de Pareto, la fameuse loi du 80-20, interpelle les dirigeants à capitaliser sur les nouvelles tendances du marché afin d’identifier de nouveaux créneaux de marché. Grâce au Web et à la multiplication des réseaux de distribution spécialisés, tout bon produit peu devenir visible et possiblement rentable.

Lire aussi:
PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!
L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité

Source:
– Conférence PhoCusWright «Braving The Long Tail», tenue à Orlando du 12 au 15 novembre 2007.


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Faits et chiffres Marchés géographiques

Midwest segmenté: Ohio et Wisconsin

La couverture des clientèles américaines en provenance de la zone géographique du Midwest se poursuit. Les analyses précédentes ont dressé un portrait des deux marchés les plus connus, soit ceux de Chicago et de Détroit. Nous nous attaquons maintenant à deux États moins familiers, mais tout aussi importants en termes de bassin de population: l’Ohio et le Wisconsin. Saviez-vous qu’on y retrouve quatre métropoles dont la population oscille pour chacune entre 1,6 et 3 millions d’habitants?

L’Ohio la populeuse

Dans la même veine que nos deux premières analyses sur le Midwest, notre principale région d’intérêt demeure lEast North Central qui abrite le Michigan, l’Ohio, l’Illinois, le Wisconsin et l’Indiana (voir carte 1). Nous décortiquerons cette fois deux portions importantes de ce territoire, soit l’Ohio et le Wisconsin.

L’Ohio fait partie des huit États américains dont la population surpasse les 10 millions (11,5 M), comprenant quelques marchés d’importance, soit Cleveland (3 M), Cincinnati (1,7 M) et Columbus (1,6 M).

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Un recensement des liaisons aériennes auprès du site d’Aéroports de Montréal fait état de 14 vols par semaine vers Cincinnati et de 19 en direction de Cleveland, mais aucun lien dans le cas de Columbus. On trouve certains vols directs, notamment avec Continental Airlines dont l’une des trois plaques-tournantes se situe à Cleveland. Par ailleurs, c’est dans la ville de Columbus que s’est établi le nouveau transporteur à très bas prix, Skybus.

La carte 2 illustre le découpage géographique de l’Ohio basé sur les marchés de télévision. Tout comme dans les deux premiers textes sur le Midwest, l’attribution des indices provient du rapport «The Lifestyle Market Analyst» publié annuellement par la firme SRDS. Toutefois, les variables concernant la propension aux voyages d’agrément et d’affaires ayant été retirées de l’édition 2007, ces indices spécifiques proviennent du volume de 2005. Rappelons que les variables sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis.

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Le marché de Cleveland

Contrairement à ce que l’on observe à Chicago, le marché de Cleveland (zone vert olive dans la carte 2) est fortement constitué de gens de race blanche (81%) dune population vieillissante. La concentration de ménages dont les revenus sont supérieurs à 100 000 USD est plus faible qu’ailleurs avec un indice de 88. Le profil type du résidant correspond à celui dun «col bleu» avec une scolarité de niveau secondaire.

Il s’agit d’un marché qui se situe dans la moyenne américaine pour les voyages à l’étranger (100) et légèrement plus porteur pour les voyages dagrément (102) et daffaires (106) (graphique 1). Au volet des intérêts, les indices les plus élevés sont associés au golf (123) et au casino (115).

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Le marché de Cincinnati

Le marché de Cincinnati (zone orangée dans la carte 2) abrite également une forte concentration de cols bleus et de nombreux travailleurs de la construction. L’homogénéité ethnique est encore plus marquée avec une proportion de 85% d’Américains de race blanche (128). La population est plus jeune, le segment des 18-24 ans obtenant l’indice le plus haut (108). On y trouve un grand nombre de jeunes familles avec des enfants de moins de 13 ans (115).

À l’opposé du marché de Cleveland, celui de Cincinnati affiche des indices inférieurs quant à l’aspect des voyages à l’étranger (84), par agrément (93) et par affaires (94), alors que les gens ont tendance à prendre l’avion plus fréquemment (109) (graphique 2). Quant aux indices de participation aux activités retenues, les résidants de Cincinnati obtiennent un indice supérieur à 100 dans les seuls cas de la pratique du golf (119) et du camping/randonnée (101).

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Le marché de Columbus

La région métropolitaine de Columbus se caractérise par une forte présence d’étudiants. Le profil type du travailleur correspond à un jeune âgé de 18 à 34 ans, marié, col bleu, détenant un diplôme du secondaire et dont le revenu de ménage se situe entre 50 000 et 75 000 USD.

À première vue, les indicateurs relatifs aux voyages ne semblent pas très prometteurs (graphique 3). Les quatre grandes variables touristiques présentent des indices inférieurs à 90, dont le plus important est celui des voyages à l’étranger (80). Du côté des différentes sphères d’intérêt, seuls le golf (116) et le camping/randonnée (102) présentent des taux de participation au-dessus de la moyenne américaine.

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La banlieue de l’Ohio: une région à oublier!

Rien ne sert de s’attarder trop longtemps sur le marché de la banlieue de l’Ohio. Le potentiel touristique de cette région n’est tout simplement pas au rendez-vous, puisque les indices reliés au voyage sont parmi les plus bas que l’on puisse trouver (graphique 4). En d’autres mots, si vous souhaitez conquérir de nouveaux marchés, mieux vaut regarder ailleurs pour entamer vos démarches auprès de régions plus propices.

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Les résidants de la banlieue de l’Ohio ne sont guère plus participatifs sur le plan des loisirs (graphique 5). Le golf suscite lintérêt le plus marqué et, à l’opposé, le ski engendre un taux de pratique très bas. La région de Youngstown se démarque avec un indice élevé en ce qui concerne les casinos (128).

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Un topo du Wisconsin

Le Wisconsin compte 5,5 millions d’habitants. Les principaux marchés sont ceux de Milwaukee (1,7 M), de Green Bay (800 000) et de Madison (700 000). Aucun vol direct vers Montréal n’est offert à partir de ces marchés. De nombreux Allemands et Scandinaves étant venus s’y installer au XXe siècle, on y remarque une importante influence européenne. Aujourd’hui, 43% de la population du Wisconsin est d’origine allemande. La carte 3 illustre le découpage géographique du Wisconsin, toujours basé sur les marchés de télévision.

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Un marché de voyageurs?

Les variables relatives aux voyages des résidants du Wisconsin affichent des indices intéressants pour les voyages d’agrément (106) et pour les voyages à l’étranger (98), notamment dans la région de Madison (graphique 6). Environ 90% de la population de cette région est de race blanche (134), dont un important contingent de jeunes âgés de 18 à 24 ans (142). On remarque aussi une propension élevée (111) à réaliser des voyages d’affaires du côté des résidants de Duluth.

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Wisconsin Loves Nature

Avis aux pourvoiries, les mordus de pêche sont nombreux au Wisconsin où deux régions (Wausau-Rhinelander et Duluth) affichent des indices supérieurs à 160 (graphique 7). En fait, c’est le Wisconsin dans son ensemble qui présente des valeurs en symbiose avec la nature et l’environnement alors que toutes les régions recueillent des indices supérieurs à 100 pour cet aspect. Cela se reflète aussi sur le désir de pratiquer le camping/randonnée avec des indices supérieurs à 120 pour cinq des six régions. Fait intéressant, on remarque un comportement diamétralement opposé à celui des résidants de l’Ohio par rapport à la pratique du ski. La pratique du ski est particulièrement populaire dans la région de Duluth, avec un impressionnant indice de 176. En terminant, Duluth (130), Milwaukee (128) et Wausau-Rhinelander (123) se démarquent également pour l’intérêt des gens pour les casinos.

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Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

Lire aussi:
Peut-on dompter le marché de Chicago?
Le marché de Détroit, au-delà des préjugés

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Le marché de Détroit, au-delà des préjugés

Bien qu’il ne soit situé qu’à deux heures de vol, le marché de Détroit demeure méconnu. Avons-nous été trop timides avec celui-ci sur le plan touristique? Cette deuxième analyse d’une série de trois sur le marché du Midwest américain dresse un profil régionalisé en fonction des habitudes de voyages et de loisirs des Américains en provenance du Michigan et plus particulièrement du grand Détroit.

Topo du Michigan

Tel que nous l’expliquions dans notre première analyse sur le Midwest américain, notre principale région d’intérêt concerne l’East North Central, qui regroupe le Michigan, l’Ohio, l’Illinois, le Wisconsin et l’Indiana (voir carte 1).

Le Michigan fait partie des huit États américains dont la population dépasse les 10 millions. On y trouve un marché urbain de première importance, celui de Détroit avec ses 3,8 millions d’habitants.

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On associe souvent le marché de Détroit au tourisme de proximité qui relie la ville de l’automobile à la région de Windsor en Ontario. Au cours des dernières années, ce tourisme d’excursionnistes a connu une baisse spectaculaire et les comportements de voyages des Américains ont continué d’évoluer. Le site Aéroports de Montréal fait état de 27 départs par semaine de Montréal-Trudeau vers Détroit. La plupart de ces liaisons sont assurées par le transporteur Northwest Airlines, dont l’une des plaques tournantes se situe à Détroit.

La carte 2 illustre le découpage géographique du Michigan basé sur les marchés de télévision (Designated Market Areas<class= »msonormal »> – DMA). L’attribution des indices provient de «The Lifestyle Market Analyst 2007», rapport que publie annuellement la firme SRDS. Toutefois, comme quelques variables intéressantes ont été retirées de l’édition 2007, certains indices utilisés proviennent du volume de 2005. Rappelons que les variables sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis. Plus l’indice surpasse 100, plus la propension illustrée par la variable est élevée.

Carte 2
Marchés géographiques de l’État du Michigan

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Même si certaines régions DMA chevauchent deux États, elles seront traitées une seule fois. C’est le cas des zones de Duluth, de Green Bay-Appleton et de Toledo qui seront intégrés à la prochaine analyse sur les États du Wisconsin et de l’Ohio.

Détroit, la participative

Le marché de Détroit compte 3,8 millions d’âmes, dont la plus forte concentration (le centre-ville) est représentée par le comté de Wayne (1,5 M). Séparée de Windsor, en Ontario, par une simple rivière, cette ville américaine constitue un bassin important d’excursionnistes au Canada (voir carte 3). Ce segment des courts séjours a toutefois affiché une baisse importante au cours des dernières années, notamment en raison du renforcement des mesures de sécurité aux frontières terrestres. Le Québec pourrait-il mieux performer vis-à-vis ce marché par le biais de ses liaisons aériennes?

Carte 3
Marchés géographiques de la région de Détroit
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Cette métropole abrite une grande proportion de «cols bleus» (114). On y trouve également une forte densité de gens de race noire (176), mais très peu de résidants d’origine latine (23). Comme dans la plupart des grandes villes, le revenu moyen d’un ménage est assez élevé (57 000 USD) et un grand nombre de ceux-ci rapportent des revenus supérieurs à 100 000 USD (132). Mentionnons aussi la densité significative du segment âgé de 35 à 44 ans, dont les revenus sont supérieurs à 75 000 USD (131).

Détroit regroupe plusieurs comtés qui affichent des résultats élevés parmi les différentes variables étudiées. Bien desservi par son aéroport, le grand Détroit obtient un indice meilleur que la moyenne américaine (118) en ce qui a trait aux gens qui prennent souvent l’avion (voir graphique 1). Deux comtés (Oakland et Washtenaw) se distinguent particulièrement pour les quatre variables associées aux voyages, avec des chiffres qui surpassent même l’indice 160 dans le cas des habitués des vols en avion.

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Le marché de Détroit peut certes être considéré très participatif sur le plan des activités de loisirs (graphique 2). Les indices les plus élevés sont associés au golf et au ski, soit respectivement 178 et 149 pour Livingston et 156 et 146 pour Oakland. Concernant les activités de camping/randonnée (143) et de pêche (128), le comté de Lapeer s’illustre avec les plus hauts résultats.

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Des amoureux de la culture

Trois autres familles d’activités ont été retenues: les activités culturelles, le casino et l’intérêt pour la nature et l’environnement (graphique 3). Qui a dit qu’une ville étiquetée «industrielle» ne s’intéressait pas à la culture? Le comté de Washtenaw se démarque nettement avec un indice très élevé (143) au volet des activités culturelles, suivi de près par Oakland (134). Comme la région est bien nantie en casinos, on trouve aussi une grande quantité d’amateurs, avec trois régions affichant des indices supérieurs à 120, soit Macomb (133), Lapper (124) et Monroe (123). Finalement, la région de Lapeer (136) dispose du plus grand capital de sympathie pour la nature et l’environnement.

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Peu de voyages à l’étranger pour les régions

Conformément à ce que l’on observe ailleurs, les habitants des régions sont moins susceptibles de voyager que ceux qui résident dans les métropoles (graphique 4). La région de Lansing, limitrophe au grand Détroit (voir carte 2), est celle qui présente les meilleurs indices relatifs aux voyages. Toutefois, aucune des sept régions du Michigan n’affiche des indices supérieurs à la moyenne en ce qui concerne les voyages à l’étranger.

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Mon pays c’est l’hiver

Le nord du Michigan, souvent identifié comme The Upper Peninsula – Marquette et Traverse City-Cadillac –, constitue un endroit très propice aux activités hivernales et est même réputé comme étant le paradis des motoneigistes. Marquette et Traverse City-Cadillac présentent de très fortes incidences pour la pêche (152 et 155), le camping/randonnée (158 et 151) et surtout le ski (215 et 174). En raison d’un climat similaire à celui que l’on trouve au Québec, on peut supposer que la perspective d’une offre touristique hivernale pourrait intéresser les résidants du nord du Michigan.

On remarque également que le golf et l’intérêt pour la nature et l’environnement obtiennent partout des scores supérieurs à la moyenne nationale de 100. C’est tout le contraire du côté de la participation à des activités culturelles où, pour toutes les régions sauf celle de Lansing (93), les indices sont inférieurs à 90. Finalement, on note qu’en ce qui concerne la propension à se rendre au casino, deux endroits obtiennent des indices supérieurs à 130, soit Flint Saginaw-Bay City (133) et Alpena (140).

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Peut-on réussir le pari de Détroit et du Michigan?

Il faut commencer par poser la question: «Est-ce que le Québec a fait le plein du marché de Détroit?» Serait-il envisageable d’améliorer notre performance et de capitaliser davantage sur cette région qui n’est qu’à deux heures de vol de Montréal et qui bénéficie déjà de plusieurs liaisons directes? À l’heure où le tourisme de proximité est le plus durement touché en raison des irritants aux frontières et du prix élevé de l’essence, le temps est peut-être venu d’investir davantage sur certains marchés américains un peu plus éloignés. (Lire aussi: Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport).

On sait maintenant que les Américains sont avides de découvrir de nouvelles destinations. Pourquoi de notre côté n’irions-nous pas justement cibler de nouveaux marchés? Dans la logique d’un corridor commercial Québec-Windsor, Détroit constitue un marché naturel. Et, contrairement à Toronto, Montréal peut très bien jouer la carte de l’exotisme et s’imposer comme nouvelle destination à découvrir.

Dans le prochain Globe-Veilleur: les marchés de l’Ohio et du Wisconsin.

Lire aussi:
Peut-on dompter le marché de Chicago?
Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport

Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Peut-on dompter le marché de Chicago?

Pour l’industrie touristique du Québec, le marché américain du Midwest suscite depuis longtemps fascination et envie, en raison notamment de son imposant bassin de population. Pourtant, malgré de nombreuses offensives marketing, les résultats ont très souvent été décevants pour le Québec. Ce territoire est loin d’être homogène et certaines de ses régions s’avèrent beaucoup plus prometteuses. Le moment est peut-être venu de raffiner davantage nos stratégies. Cette première analyse d’une série de trois s’intéresse spécifiquement à la grande région métropolitaine de Chicago et à ses banlieues en Illinois.

Définition du Midwest

Le traditionnel Midwest couvre les 12 États suivants: Dakota du Sud, Dakota du Nord, Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Michigan, Minnesota, Missouri, Nebraska, Ohio et Wisconsin. La région qui nous intéresse principalement est celle qui appartient au East North Central, qui comprend les cinq États à la périphérie du lac Michigan (voir carte 1) avec un imposant total de 46 millions d’habitants. Des analyses subséquentes traiteront des autres grands centres urbains tels Détroit, Cincinnati, Columbus, Cleveland et Milwaukee.

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Chicago, la brute indomptable

Le grand Chicago qui s’étend principalement en Illinois, mais déborde aussi du côté de l’Indiana, compte plus de sept millions de résidants. C’est le troisième marché en importance après New York et Los Angeles. L’aéroport de Chicago constitue la deuxième plaque-tournante aux États-Unis, après Atlanta. Les vols en partance de Montréal sont fréquents, à hauteur de 90 par semaine (dont plusieurs vols directs), soit un volume sensiblement identique aux départs vers New York. Il est vrai que la majorité des passagers sont en transit, mais cela signifie tout de même que le Québec peut s’appuyer sur un service de transport de qualité pour mieux développer ce marché. Nous avons analysé en détail les habitudes de voyages et les profils d’intérêts des résidants des 12 comtés du grand Chicago (voir carte 2). Les variables illustrées dans les graphiques sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis. Plus l’indice surpasse 100, plus la propension illustrée par cette variable est élevée. La segmentation des régions géographiques est basée sur les marchés de télévision et l’attribution des indices provient du rapport The Lifestyle Market Analyst publié annuellement par la firme SRDS.

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Les grands voyageurs

L’analyse par comté démontre que les habitants de certaines régions semblent beaucoup plus susceptibles de voyager que d’autres (graphique 1). Le marché de Chicago paraît particulièrement porteur pour le segment des affaires, ce qui se traduit aussi par des indices élevés associés aux déplacements en avion.

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Les comtés de Lake (Illinois), de Cook et de Du Page sont ceux qui présentent les indices les plus élevés en ce qui concerne les voyages à l’étranger (en bleu), les voyages d’affaires (orange) et les voyages en avion (vert). On remarque par contre que plusieurs régions affichent des résultats beaucoup plus faibles que la moyenne au volet propension à voyager, notamment les comtés de Kankakee, de Grundy et de Lake (Indiana).

Le pays des golfeurs

Nous avons analysé différents types d’activités de loisir compatibles avec la consommation touristique afin de savoir où précisément se situaient les plus fortes densités d’adeptes. Le grand Chicago abrite une vaste quantité de golfeurs. À l’exception du comté de Cook, tous les autres affichent un taux de pratique supérieur à la moyenne nationale (graphique 2). C’est à McHenry qu’on observe l’indice le plus élevé (153), mais trois autres comtés affichent aussi un indice très fort (supérieur à 140), soit Lake (Illinois), Du Page et Kendall.

Chicago possède un important contingent de skieurs (alpins, de fond ou planchistes) et ce sont les régions de Lake (Illinois) et de McHenry qui renferment les plus fortes concentrations. Quant à la propension à pratiquer la pêche, elle est relativement faible, mais le comté de Grundy se démarque avec un indice de 118. En ce qui a trait au camping et à la randonnée, c’est la région de Dekalb qui arrive en tête.

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La troisième série de données évalue l’intérêt pour des activités culturelles, pour le casino ainsi que pour la nature et l’environnement (graphique 3). Le centre-ville de Chicago représenté par le comté de Cook affichel’intérêt le plus significatif (128) pour les activités culturelles. Celui de Lake (Indiana) se démarque (112) pour son goût pour les sorties au casino. Enfin, le plus fort capital de sympathie pour la nature et l’environnement provient de McHenry (105) et de Dekalb (104).

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D’autres variables permettent de mieux comprendre le marché de Chicago. Voici quelques caractéristiques du profil sociodémographique de ses résidants (indices entre parenthèses):

  • fortement éduqué (117)
  • haute concentration de Noirs (146), d’Hispaniques (128) et d’Asiatiques (112)
  • segment dominant de gens travaillant dans la vente/marketing (118)
  • grand nombre de jeunes célibataires de 35-44 ans (116)
  • forte présence de ménages à haut revenu – 100 000$+ (136)
  • plusieurs professionnels jeunes (18-34 ans) et aisés (75 000 $+) (140)

La banlieue préfère le golf aux voyages à l’étranger

La banlieue de Chicago couvre quatre grandes régions, principalement localisées en Illinois.La carte 3 illustre le rayonnement approximatif de chacun de ces marchés. Ces derniers sont basés sur les zones de couverture de la télévision et rejoignent au total environ 2,2 millions d’Américains.

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Les habitants des autres régions de l’Illinois sont intéressés par des activités orientées vers la nature, telles que la pêche et le golf. De plus, les indices liés au tourisme, particulièrement les voyages à l’étranger, par affaires et en avion, présentent un taux de participation très faible; c’est la même chose pour le ski.

Un nouveau regard sur le profil régional du marché de Chicago permet de mieux cerner les différentes occasions de poser des actions plus précises. Une promotion visant l’ensemble du marché, par le biais par exemple des grands quotidiens, coûte très cher. Des interventions mieux ciblées par l’entremise de canaux marketing régionaux secondaires pourraient avoir un meilleur rapport prix/rendement.

Dans le prochain Globe-Veilleur: le marché du Michigan et plus particulièrement de Détroit.

Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005-2007.

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L’e-touriste canadien enfin dévoilé

Pour la première fois, une enquête majeure de la firme de recherche américaine PhoCusWright dresse un profil détaillé de l’e-touriste canadien. Longtemps soupçonnés d’accuser un important retard par rapport aux Américains, voici enfin l’état de la situation quant au taux d’adoption et aux habitudes Internet liés à la planification des voyages et au comportement d’achats des Canadiens.

Qu’entend-on par e-touriste?

Pour les besoins de sa recherche, PhoCusWright a interrogé près de 1500 Canadiens, dont plus de 200 Québécois, dans le but de décortiquer leur comportement de planification et de réservation de voyage. Pour se qualifier en tant qu’«e-touriste», les répondants devaient avoir effectué au moins un voyage par avion ou par train au cours des 12 derniers mois, en plus d’avoir utilisé un hébergement commercial. Les Canadiens retenus pour l’échantillon devaient également s’être servis d’Internet au cours du dernier mois. Environ 27% de la population adulte correspond à ce profil.

Il faut prendre en considération que cette méthode d’échantillonnage s’avère restrictive dans son approche en éliminant les trois quarts de la population adulte. Par contre, le segment de Canadiens retenu par l’étude de PhoCusWright correspond parfaitement au profil du touriste potentiel recherché par l’industrie, d’où le grand intérêt des résultats.

Par ailleurs, l’étude se limite à la dimension des voyages d’agrément et du tourisme d’affaires «unmanaged», c’est-à-dire des voyageurs qui organisent eux-mêmes leurs déplacements d’affaires sans passer par une agence de voyages corporative ou qui ne sont pas liés à une politique d’entreprise. Au Canada, l’ensemble de ce marché a totalisé plus de 24 milliards CAD en 2006. De cette somme, 27% ont été achetés en ligne, soit l’équivalent de 6,5 milliards CAD. PhoCusWright prévoit que cette proportion atteindra 39% dès 2009. À titre comparatif, 34% des achats touristiques ont été réalisés en ligne aux États-Unis en 2006.

Canaux de planification et d’achat

Environ les deux tiers des e-touristes canadiens se servent d’Internet pour planifier et magasiner leurs projets de voyages. Les agences de voyages en ligne (25%), les moteurs de recherche (23%) et les sites Web des fournisseurs (20%) sont les principales sources consultées afin de comparer les prestations de voyages (graphique 1). En moyenne, les Canadiens consultent quatre sites avant d’effectuer une transaction touristique.

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Quand vient le temps de concrétiser l’achat, près du tiers (31%) préfèrent transiger directement en ligne avec le fournisseur. Malgré cela, les agences traditionnelles demeurent compétitives, récoltant la confiance de 27% des e-touristes (comparativement à seulement 19% pour les agences en ligne) une fois le processus de magasinage complété.

Ce qu’ils achètent en ligne

La composante aérienne domine les achats touristiques en ligne des Canadiens, accaparant 73% du marché. La portion hôtelière arrive en deuxième place avec 12%, comparativement à 10% pour les forfaits et à 4% pour la location de voitures. Par contre, l’e-touriste canadien achète les prestations de transport aérien et d’hébergement dans une plus grande proportion que les Canadiens en général (88%) (graphique 2).

Par ailleurs, les sites Internet des fournisseurs, particulièrement ceux des compagnies aériennes, supplantent clairement ceux des agences en ligne telles qu’Expedia. Les grands joueurs comme WestJet, Air Canada et les grandes chaînes hôtelières parviennent à générer une proportion significative de transactions.

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Facteurs d’influence dans le choix de la méthode d’achat

L’attrait du meilleur tarif continue de séduire une grande partie des Canadiens (37%), qui achètent en ligne d’abord pour cette raison (graphique 3). Cette recherche d’aubaines constitue également un critère d’importance pour ceux qui transigent directement auprès du fournisseur (25%) et à l’aide d’un intermédiaire (26%). Les gens qui achètent leurs prestations de voyages hors ligne le font d’abord par habitude (29%) et à cause d’un meilleur service à la clientèle (28%).

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Facteurs d’influence dans la décision

Peu importe que l’on achète en ligne ou non, plusieurs sites Web exercent une influence majeure sur le processus de planification et de décision de voyage du consommateur (graphique 4). Lorsqu’ils magasinent en ligne, 90% des e-touristes canadiens se servent des moteurs de recherche généraux tels que Google et 63% les jugent déterminant comme aide à la décision.

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Apparus il y a trois ans environ, les sites de commentaires personnels (lire aussi: Sur le Web, vos futurs clients lisent les critiques de vos clients actuels!) tels que TripAdvisor jouent déjà un rôle important, tant au stade de la planification (73%) que pour influencer l’achat (43%). Sans surprise, les portails de destination comme Bonjour Québec continuent eux aussi à occuper une place importante. Fait intéressant, les métamoteurs de recherche, par exemple Kayak et SideStep (lire aussi: Attention les métamoteurs de recherche débarquent), que l’on savait populaires aux États-Unis, commencent également à s’imposer comme des acteurs incontournables au Canada. Déjà 57% des e-touristes canadiens affirment s’en servir et 26% jugent qu’ils exercent une influence au moment de la vente.

Les vacanciers sont aux deux!

Malgré l’ascendance qu’exerce le Web sur les voyageurs, il faut retenir que les canaux traditionnels continuent d’être présents à l’étape du processus d’achat, particulièrement auprès de la clientèle d’agrément. En effet, seulement 22% des e-touristes d’agrément achètent la totalité de leurs voyages exclusivement en ligne (graphique 5). La proportion de ceux qui ne se servent jamais d’Internet est supérieure (27%). C’est près de la moitié (48%) qui adoptent un comportement hybride en jouant sur les deux tableaux pour effectuer leurs transactions. Globalement, c’est environ 35% du budget de voyage qui est dépensé en ligne.

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Encore loin du plein potentiel

Le marché du tourisme en ligne canadien n’a pas encore atteint son sommet. PhoCusWright a mesuré l’intérêt potentiel des e-touristes canadiens qui, pour l’instant, n’achètent pas encore leurs voyages sur le Web. Il semble que ce ne soit qu’une question de temps, puisque 68% d’entre eux affirment qu’ils se montrent intéressés à le faire dans le futur.

On dit souvent que le marché canadien du tourisme en ligne affiche un important retard comparé à celui des États-Unis. Avec les nouvelles données présentées par l’étude, on constate un évident rattrapage concernant l’utilisation des différents outils qu’Internet met à la disposition des voyageurs. Quant aux entreprises, l’heure n’est plus à la tergiversation, mais à l’action, afin qu’elles s’assurent d’une présence Web efficace.

Sources:

– PhoCusWright. «Canadian Consumer Travel Trends Survey», 2007.
– Quinby, Douglas. «Canadian Online Travel Overview», PhoCusWright, juin 2007.

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Ailleurs dans le monde Segments de clientèles Tendances

Quand destinations et entreprises prennent le virage famille

Au cours des dernières années, les valeurs familiales ont grimpé dans l’échelle des priorités des gens et cela se répercute sur la volonté de voyager en famille. Mais attention, la tendance n’est plus aux vacances traditionnelles, les familles cherchent dorénavant à donner un sens à leurs projets de voyages qui doivent être plus actifs et, surtout, composés d’expériences uniques.

Les voyages en famille ont la cote

Du côté de la clientèle américaine, un voyage sur quatre inclut des enfants. Selon la firme de recherche D.K. Shifflet & Associates, les voyages d’affaires incluant la famille affichent également une croissance. En 2006, environ 14% des voyageurs d’affaires américains étaient accompagnés de membres de leur famille lors de leurs déplacements, comparativement à 11% en 2000.

Un récent sondage d’American Express effectué auprès de ses agents de voyages a mesuré la popularité des séjours en famille aux États-Unis. Près de quatre agents sur cinq (79%) ont identifié ce segment de clientèle comme étant le plus porteur en termes de tendances de voyages à l’été 2007. Selon l’étude, les principaux éléments déclencheurs pour les vacances familiales sont:

  • la volonté d’introduire les enfants à des cultures, à des coutumes et à des modes de vie différents;
  • la possibilité de vivre en famille de nouvelles expériences;
  • le désir de créer des moments mémorables.

Parmi les autres variables d’importance, on pourrait ajouter le sentiment d’en avoir pour son argent et la volonté de passer du temps avec ses proches.

Les parents sont les premiers à constater que les vacances familiales d’aujourd’hui prennent un visage beaucoup plus complexe et exotique que lorsqu’ils étaient eux-mêmes enfants. Par conséquent, les budgets qu’ils y accordent sont supérieurs et ils valorisent davantage l’hébergement en hôtellerie.

Une autre étude, cette fois de la Travel Industry Association (TIA), dresse un palmarès plus classique des principales activités auprès des familles américaines en voyage:

  • le magasinage (32%)
  • la participation à un événement social ou familial (31%)
  • les activités de plein air (14%)
  • la plage (12%)
  • les parcs à thème (12%).

La demande pour les vacances multigénérationnelles avec les grands-parents suscite aussi beaucoup d’engouement. D’ailleurs, les grands-parents voyagent de plus en plus fréquemment seuls avec leurs petits-enfants. Les nombreuses familles recomposées embrassent aussi cette tendance, sans oublier un nombre croissant de familles élargies ou atypiques qui s’unissent dans le but de voyager collectivement.

La tendance se confirme au Québec

Le nombre de Québécois ayant réalisé un voyage d’agrément avec des enfants au cours des 12 derniers mois est à la hausse. Lors de la dernière enquête de Print Measurement Bureau (PMB 2007), un sommet de 895 000 Québécois ont effectué un voyage en famille au Canada. La récente augmentation est encore plus marquante pour les vacances à l’étranger, avec un total de 472 000 personnes.

 

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Le nombre de Canadiens ayant effectué un voyage de vacances au Québec au cours des 12 derniers mois selon l’âge des enfants au foyer se répartit de la façon suivante:

  • 0-2 ans: 306 000
  • 3-11 ans: 794 000
  • 12-17 ans: 946 000

Comprendre la famille

Pour les parents de la génération X (nés entre 1967 et 1979), la vie ne se limite pas au travail. Ils veulent obtenir du temps de qualité en famille. En outre, plusieurs parents doivent composer avec l’éclatement de la famille et cette dernière passe souvent avant le travail. C’est ainsi qu’ils accordent une importance prioritaire à inclure leurs enfants dans leurs plans de voyages, que ce soit par plaisir ou par affaires.

Il est donc important que les gestionnaires désireux de cibler le segment des familles prennent en compte leur état d’esprit dans la société d’aujourd’hui. Voici quelques éléments qui caractérisent la famille et exercent une influence sur le comportement de voyage et le processus de décision:

  • La tendance aux deux parents qui travaillent suscite un important sentiment de culpabilité en ce qui concerne les vacances. Préoccupés par cet éloignement quotidien, les parents considèrent les voyages familiaux comme une priorité et une occasion de se rapprocher.
  • Les parents sont beaucoup moins réticents à ce que leurs enfants prennent congé de l’école pour des vacances. Ils perçoivent le voyage comme une expérience enrichissante pour eux.
  • Les parents recherchent des vacances qui leur permettront de combiner des activités familiales, des programmes organisés pour enfants et du temps spécifiquement pour eux.
  • La principale crainte des parents touchant les services de garde ou les programmes dédiés aux enfants est liée à la qualité du personnel et à la sécurité. Le professionnalisme et la qualification des employés concernés constituent une priorité.
  • Les horizons de voyage se sont énormément élargis. De plus en plus de parents partent à la découverte de destinations variées dans le monde, particulièrement lorsque leurs enfants ont plus de 10 ans.

Des exemples de virages famille

Certaines destinations et secteurs d’activités accordent une attention toute particulière au créneau familial. Des compagnies de croisières investissent massivement en proposant par exemple une piscine avec écran géant de cinéma (photo), un parc aquatique, des clubs réservés aux enfants, des programmes structurés allant d’expériences scientifiques à la chasse aux trésors, en passant par la séance de fabrication de pizzas. Plus de un million d’enfants ont effectué une croisière internationale en 2005.

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Dans le secteur de l’hébergement, la chaîne hôtelière Marriott s’est associée avec Nickelodeon afin de créer une vingtaine de resorts haut de gamme avec parc aquatique, visant ainsi le créneau vacances d’affaires en famille. Les hôtels Omni au Texas ont lancé leurs Kids’ Sensory Suites, unités complètement adaptées aux enfants. L’hôtel Homestead en Virginie offre un programme de littérature pour enfants avec des sessions de lecture et invite même à l’occasion des auteurs. Plusieurs établissements proposent un service de garde avec des moniteurs formés en premiers soins qui jouent le rôle d’accompagnateur à la piscine ou lors d’excursions au musée ou au parc.

 

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Forte d’une offre touristique familiale très riche, la ville de Copenhague au Danemark déploie beaucoup d’efforts pour courtiser ce marché. Le portail de destination Visitcopenhagen.com consacre une section complète (Kids Height Copenhagen) de son site au tourisme en famille (voir photo).

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Certaines destinations commencent leur accueil dès l’aéroport avec des aménagements dédiés aux enfants, tels qu’un environnement interactif sous le thème de l’aviation à Chicago ou la section Kidport conçue par le Children’s Museum of Boston. Soulignons un autre type de conciliation intéressante: au Japon, les enfants de moins de six ans n’ont pas à payer dans la plupart des restaurants ni dans les trains.

Livrez le bon message

Les secteurs d’activités et les destinations qui souhaitent s’adresser à ce segment de marché devront notamment s’assurer de rendre facilement accessible toute l’information pertinente aux parents sur des aspects tels que la sécurité, les services de garde, les activités pour enfants, etc.

Le bouche-à-oreille s’avère particulièrement efficace auprès de ce segment et les parents accorderont beaucoup d’importance aux commentaires des autres parents fréquentés à la garderie, à la piscine, dans les petites ligues sportives, etc. Comme la tendance est aux voyages en famille élargie, n’hésitez pas à offrir des promotions qui proposent aux parents d’inviter les grands-parents, les oncles, les tantes, etc. La volonté des familles de voyager est plus présente que jamais, à vous de leur livrer le bon message et des expériences stimulantes.

Sources:
– EPM Communications. «Sponsored Play Areas, Product Demos Emerge as Youth Marketing Opportunities in U.S. Airports», Youth Markets Alert, 1er septembre 2007.
– Goldstein, Michael. «Family Travel – Japan with Junior», Hemispheres, avril 2007.
– Hendricks, Nicole. «Room for Everyone: From Condos to Cruises, Options for Multigenerational Travel Experience Abound», Business First, 30 mars 2007.
– Levere, Jane. «America’s Best Family-Friendly Hotels», Forbes Traveler, 29 juin 2007.
– Rosenwald, Michael S. «Slides, Slime and Suites», Washington Post, 1er juillet 2007.
– Schlesinger, Mitchell J. «Family Travel: The Largest Demographic Target Group», Demographics & Psychographics, mai 2007.
– Wilkening, David. «Business Travelers Taking the Family Along», 21 juin 2007.
– Witt, Kathy. «Cruise Lines Court Families», The Tennessean, 25 mars 2007.

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Facts and figures Geographic markets Issues

Dollar (dis)parity is only part of the problem

Now the Canadian dollar has reached parity with its US counterpart, many questions are being raised. Without doubt, Canada’s performance in the American tourist market has been disappointing in recent years and the inexorable rise of the Canadian dollar in 2007 has only increased the level of anxiety in our industry. However, is our tourism deficit closely tied to the vagaries of the exchange rate? Is it a given that the flying loonie will aggravate our poor performance? By examining the issue from a broader perspective, we find that the reality is much more complex. We shouldn’t be too quick to blame all our tourism woes on the dollar exchange rate.

Concerns for the US market

The rise of the Canadian dollar in relation to that of Uncle Sam has been truly spectacular over the past five years. In 2002, the exchange rate for US$1.00 was CN$1.57 (average annual rate). For many years, the exchange rate was one of the incentives used to attract our neighbours from the south with slogans like “Stretch your dollar!” Clearly, the dollar’s sudden parity is of great concern, given that stakeholders across the board are looking for ways to stimulate this declining market, so key to the health of our tourism industry.

Since 2002, a record year for the number of American tourists in Canada, the numbers have been falling steadily, apart from a brief respite in 2004. And yet, is the exchange rate truly the prime culprit? Have we overestimated its influence on the travel behaviour of Americans?

The situation elsewhere

To better understand and put into perspective how the exchange rate truly affects the travel decisions of Americans, we have compared changes in the value of the loonie with those of other currencies (see Figure 1). We have examined fluctuations in the US dollar since 1995 in relation to the Canadian dollar, the euro, the Mexican peso and the Japanese yen. At the same time, we have charted the annual number of US citizen international departures to Canada, Mexico and overseas. To make the data comparable, we have established 1995 as the reference year, with an index of 100. The lines in the graph below illustrate the increases and decreases noted in relation to the reference year.

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This graph shows the decline of the US dollar in relation to the Canadian dollar (red line) is much more dramatic than the drop in the number of American tourists to Canada (broken red line). The departures in question refer to stays of one night or more, as day trips have, in fact. recently dropped more precipitously.

Venturing further afield

It is a mistake to believe Americans no longer travel due to a combination of factors like a weak currency, security concerns, a turning inward, etc. The line tracking the number of Americans travelling overseas (broken blue line) eloquently shows that Americans are more interested than ever in discovering new destinations. For example, according to a survey of AAA travel agencies, reservations for US travellers to Eastern Europe jumped 55% in the summer of 2007.

Though there was certainly a temporary drop in the period immediately following 9/11, interest in far-flung destinations rebounded as of 2003. In fact, the euro is the most relevant currency in the analysis of how exchange rates influence US travel abroad (though we have included the yen for information purposes). Like that of the Canadian dollar, the euro’s value has appreciated significantly (dark blue line) vis-à-vis the US dollar since 2001. And yet, during the same period, the number of international departures from the US increased dramatically.

The example of Mexico

Mexico is a very interesting case because its geographic proximity to the US is similar to that of Canada. Unlike the Canadian dollar, the Mexican peso has been falling steadily in value against the US dollar since 1995 (green line). However, this growing purchasing power has not affected the decision to travel to Mexico, with the number of US tourists to the country remaining relatively flat (broken green line).

A closer look at two other indicators

A basic notion in economics is the idea of “All other things being equal.” This is often used as a premise when analyzing economic phenomena. However, in real life, all other things are never equal, a caveat that must be kept in mind when referring to the analytical model presented in Figure 1.

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The travel intentions of citizens are often tied to their country’s economic performance. For this reason, we felt it was interesting to compare the change in the number of American tourists travelling to Canada and overseas with two other economic vectors: the level of personal consumer spending (purple line) and the price of gas (yellow line).

Without doubt, skyrocketing gas prices do nothing to encourage proximity tourism among Americans who usually travel to Canada by car. Over the past few years, the drop in the number of these travellers has been much more pronounced than the decrease in air travellers.

The change in US personal consumer spending is another interesting indicator of Americans’ ability and desire to spend. In fact, the graph shows that the significant increase in international departures is more or less in step with the spending indicator. Though our analysis may not be truly scientific, it does illustrate that Americans’ travel interests are evolving to the detriment of Canada.

Better understand the impact

Surveys show that the exchange rate can influence travel intentions, particularly among certain customer segments. When it comes to international travel, Americans demonstrate a lower sensitivity to currency fluctuations than Canadians.

Certain outside factors can enhance the potential impact of currency fluctuations. One such factor in particular is the media coverage lavished on the phenomenon; it would seem the Canadian media is more interested than the American media in the rise of our dollar.

It is also true that although Americans may not be very aware or influenced by the loss of their purchasing power, they definitely feel it once they reach their destination. The firm Moneris Solutions has studied US credit and bank card transactions at Canadian merchants. Total transactions in US dollars dropped in July and August 2007 compared to the same period in 2006.

This study did not take into account the number of visitors involved. Nonetheless, the numbers do indicate that spending budgets have dropped in a greater proportion than the number of American tourists. Other factors like falling room prices in 2007 also had an affect on the expenditure base. The study reveals the sectors most severely affected: specialized retailers (-35%), campgrounds and trailer parks (-22%), public golf courses (-14%), hotel reservations (-13%), bus travel (-13%) and restaurants (-8%)

A major challenge

Canada’s current difficulty recovering its share of the American market is deep-rooted and not due solely to economic factors. Other studies have reached the same conclusion: Americans no longer find Canada as attractive as they once did and would prefer to set their sights on new destinations. An unfavourable exchange rate and high gas prices are merely additions to the list of deterrents, particularly when it comes to proximity tourism. Now that our currency has reached parity, we must use innovation and an enriched tourism supply to change their minds!

Sources:
– Montet, Virginie. “Les touristes américains découvrent l’Europe de l’Est,” La Presse, September 26, 2007.
– Office of Travel & Tourism Industries.
– Turner, Riva. “US Spending in Canada Sees Significant Decline,” Moneris Solutions [www.moneris.com], September 24, 2007.
– US Census Bureau.

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Enjeux Faits et chiffres Marchés géographiques

Ne blâmez pas trop vite le taux de change!

Maintenant atteinte, la parité du dollar canadien avec la devise américaine soulève une fois de plus de nombreux questionnements. Au cours des dernières années, la performance touristique du Canada vis-à-vis du marché américain s’avère certes décevante. L’irrésistible poussée du dollar canadien en 2007 contribue à attiser les inquiétudes de notre industrie. Mais notre déficit touristique est-il intimement lié aux aléas du taux de change? Doit-on s’attendre à ce que l’envolée de notre huard accentue, inévitablement, nos piètres résultats sur ce marché? Pourtant, en élargissant l’horizon d’analyse, nous découvrons une réalité beaucoup plus nuancée!

Le marché américain inquiète

La montée du dollar canadien par rapport à celui de l’Oncle Sam s’est avérée spectaculaire au cours des cinq dernières années. En 2002, 1 USD s’échangeait contre 1,57 CAD (taux de change annuel moyen). Longtemps le taux de change a fait partie des avantages mis de l’avant pour courtiser nos voisins du Sud avec des slogans tels que «Stretch your dollar». Il est clair que la soudaine parité du dollar suscite beaucoup d’inquiétudes dans un contexte où chacun cherche des solutions pour relancer ce marché en déclin, si névralgique pour notre industrie touristique.

Depuis 2002, année record du nombre de touristes américains au Canada, les chiffres sont en chute libre, mis à part une brève reprise en 2004. Mais doit-on lancer la première pierre au taux de change? Surestime-t-on l’influence qu’il a sur le comportement de voyage des Américains?

Qu’en est-il ailleurs?

Afin de mieux saisir et mettre en perspective l’impact réel du taux de change sur les décisions de voyages des Américains, nous avons comparé la progression du huard avec celle d’autres devises (graphique 1). Nous avons analysé la fluctuation du dollar américain depuis 1995 par rapport au dollar canadien, à l’euro, au peso mexicain et au yen japonais. En parallèle, nous avons mesuré l’évolution du nombre de départs internationaux des Américains vers le Canada, le Mexique et l’outre-mer. Afin de rendre toutes ces données comparables, 1995 constitue l’année de référence se traduisant par un indice 100. L’évolution des courbes illustre la diminution ou l’augmentation observée par rapport à l’année de référence.

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Le graphique permet d’abord de constater que la chute du dollar américain par rapport à la devise canadienne (trait rouge) est beaucoup plus prononcée que la baisse enregistrée du nombre de touristes américains au Canada (pointillés rouges). Précisons qu’il s’agit de voyages d’une nuit et plus, les excursions d’une journée ayant en effet récemment subi des baisses plus drastiques.

Plus loin de nous

Il est erroné de croire que les Américains ne sortent plus en raison d’une combinaison de facteurs tels une devise anémique, des préoccupations liées à la sécurité, un repli sur eux-mêmes, etc. La courbe représentant les déplacements touristiques des Américains vers l’outre-mer (pointillés bleus) illustre de manière éloquente qu’ils démontrent plus que jamais de l’intérêt pour la découverte d’autres destinations. Par exemple, selon une enquête auprès des agences de voyages AAA, les réservations estivales de 2007 des voyageurs américains vers l’Europe de l’Est ont bondi de 55%.

On observe certes un recul momentané durant la période des événements du 11 septembre, mais la croissance a repris toute sa vigueur depuis 2003 sur ces marchés éloignés. Par ailleurs, l’euro représente la principale devise pertinente à l’analyse de l’impact du taux de change des déplacements des Américains vers l’outre-mer (bien que nous ayons ajouté le yen à titre indicatif). À l’instar du dollar canadien, l’euro s’est beaucoup apprécié (trait bleu foncé) vis-à-vis du dollar américain depuis 2001. Pourtant, durant la même période, le nombre de départs des Américains vers des destinations outre-mer affiche une croissance spectaculaire.

L’exemple du Mexique

Le Mexique représente un exemple très intéressant, notamment par sa situation géographique qui s’apparente à celle du Canada. À l’inverse de ce que nous vivons, le peso mexicain ne cesse de perdre des plumes depuis 1995 par rapport au dollar américain (trait vert). Pourtant, on remarque pendant cette période que l’accroissement du pouvoir d’achat ne s’est pas répercuté sur les décisions de voyages au Mexique, les résultats touristiques étant parallèlement demeurés au beau fixe (pointillés verts).

La loupe sur deux autres indices

«Toutes choses étant égales par ailleurs». Voilà une notion de base en économie qui sert souvent de prémisse pour analyser un phénomène lié à ce domaine. Cependant, dans la vraie vie, les choses ne sont jamais «égales par ailleurs»… Cette mise en garde s’avère nécessaire pour rappeler les limites du modèle d’analyse présenté au graphique 1.

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Pour agrandir l’image, cliquez ici

L’intention de voyager est souvent liée à la performance de l’économie. Pour cette raison, nous avons jugé intéressant de comparer l’évolution des déplacements touristiques des Américains vers le Canada et l’outre-mer avec deux autres vecteurs économiques, soit le niveau des dépenses personnelles à la consommation (trait violet) et le prix de l’essence (trait jaune).

Indéniablement, la montée vertigineuse des prix à la pompe n’aide pas le tourisme de proximité des Américains qui ont l’habitude de venir au Canada en automobile. Au cours des dernières années, la baisse de ce segment de voyageurs a été beaucoup plus prononcée que celle du tourisme par avion. (Lire aussi: Provenance géographique des Américains au Québec selon leur mode de transport.)

L’évolution des dépenses personnelles à la consommation des Américains constitue un autre indice intéressant de leur pouvoir et de leur volonté de dépenser. On remarque justement que la forte croissance des départs vers l’outre-mer calque assez bien la courbe de l’indice lié à la consommation. Sans prétention scientifique, cela illustre assez bien la mouvance de l’intérêt touristique des Américains au détriment du Canada.

Mieux comprendre l’impact

Dans un article précédent du Réseau de veille en tourisme (lire aussi: La fluctuation des taux de change), nous évoquions des études qui démontraient que le taux de change pouvait influencer les intentions de voyages, particulièrement auprès de certains segments de clientèles. Ainsi, les Américains affichent une sensibilité limitée aux fluctuations des devises comparativement aux Canadiens en ce qui concerne la réalisation de voyages à l’étranger.

Certains facteurs contextuels viennent toutefois gonfler l’impact potentiel de la fluctuation des devises. C’est le cas notamment de la couverture médiatique accordée au phénomène. On peut supposer que les médias canadiens s’intéressent plus à la poussée de notre dollar que ne le font les médias américains.

Il est aussi vrai que même si les Américains ne sont pas réellement conscients ou qu’ils sont peu influencés par la perte de leur pouvoir d’achat, l’impact se fait définitivement sentir une fois qu’ils arrivent à destination. La firme Moneris Solutions a étudié les transactions effectuées par cartes de crédit américaines et cartes bancaires auprès de marchands canadiens. Le total des transactions d’espèces américaines a chuté en juillet et août 2007 par rapport à la même période en 2006.

Mentionnons toutefois que l’étude ne tient pas compte du nombre de visiteurs concernés. Les chiffres permettent néanmoins de supposer que le budget des dépenses diminue dans une proportion plus importante que celle du nombre de touristes américains. D’autres facteurs tels que le prix des chambres à la baisse en 2007 ont aussi exercé un impact sur l’assiette des dépenses. L’étude révèle que les secteurs les plus touchés ont été:

  • les commerçants spécialisés (-35%)
  • les terrains de camping et de caravaning (-22%)
  • les terrains de golf publics (-14%)
  • les réservations hôtelières (-13%)
  • les déplacements en autobus (-13%)
  • les restaurants (-8%)

Un défi de taille

Les difficultés qu’éprouve le Canada à reconquérir le marché américain sont profondes et ne se limitent pas aux facteurs conjoncturels. D’autres études arrivent aux mêmes conclusions: les Américains estiment que le Canada n’est plus aussi attrayant et préfèrent jeter leur dévolu sur de nouvelles destinations. Un taux de change défavorable et un prix de l’essence élevé ne viennent que s’ajouter à la liste des aspects dissuasifs, particulièrement en ce qui touche le tourisme de proximité. À l’heure de la parité, c’est maintenant que l’innovation et l’enrichissement de notre offre touristique feront la différence!

Sources:
– Montet, Virginie. «Les touristes américains découvrent l’Europe de l’Est», La Presse, 26 septembre 2007.
– Office of Travel & Tourism Industries.
– Turner, Riva. «U.S. Spending in Canada Sees Significant Decline», Moneris Solutions [www.moneris.com], 24 septembre 2007.
– U.S. Census Bureau.

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etourism and technology Trends

What is Facebook’s impact on the tourism industry?

In an earlier Globe-Veilleur article, we explained why Facebook has quickly become one of the top virtual communities and a new social phenomenon unto itself. We are now going to examine its sphere of influence within the tourism industry, as many Quebec businesses are starting to make use of it.

Some concrete examples from the industry

In its September edition of Cultur@, Tourisme Montréal discussed Facebook’s compatibility with the urban and culture sectors. Both sectors already attract the 18-35 year-old customer segment, which is also the most active demographic on Facebook. Many organizations are now using it to communicate with specific clienteles. For example, the Mutek group includes more than 300 fans of electronic music. These group members, in turn, have a multiplier effect. Les Rendez-vous du cinéma québécois has also made good use of Facebook, promoting the activities of this cultural event to its target public: a community of nearly 600 members, all devotees of Quebec film.

In the hotel sector, some establishments use it to promote one-time events like a networking happy hour, reunions or art exhibits. For example, Montreal’s the Place d’Armes and the Nelligan, both boutique hotels, use viral marketing to promote their activities and send invitations to potential clients. The owner of these establishments, Dimitri Antonopoulos, uses his own Facebook social network for this e-marketing and has obtained good results. Art galleries are adopting the same strategy to announce upcoming openings. Ski resorts are using Facebook to stimulate discussion among their keenest customers, promote their new season passes, etc. In all cases, it is essentially free advertising.More and more businesses are also using Facebook to recruit employees. Its structure makes it a valuable, easy-to-use tool for recruiting candidates based on their qualifications, current employer, professional title and geographic location. Professional networks can also be used to efficiently circulate information about an opening, while employees can use them to indicate their availability.

Many tourism-based businesses are developing applications

Many businesses are attracted to Facebook’s open platform, developing third-party applications (widgets) that users can add to their profile pages. There are already more than 4,000 such free applications of various types (including 131 associated with travel). The following are a few travel-related examples:

  • Mobissimo Travel: to get rates directly from travel partners of this meta-search engine
  • Hostels: to search for inns and B&Bs around the world, consult commentary and reviews from Facebook members (anyone or just friends) and, ultimately, complete a transaction on the site itself [www.hostelbook.com]
  • Fly by Farecast: to display the best rates and forecasts about one’s preferred destinations (see illustration)
  • CityGuru: to find out where to get advice on what is in and out in a specific city
  • Trip Planner: to plan and share trips among friends (automatically recognized by Facebook)
  • My Travel Blogs: to create a personal travel blog
  • Restaurant Reviews: to share advice and commentary about restaurants with friends
  • Fly to Friends: to constantly monitor the Kayak meta-search engine for the prices of flights to visit one’s friends
  • Cheap Deal Finder: to stay up-to-date on the best travel deals offered by the STA Travel network of travel agencies
  • Video Travel: to share one’s most recent travel videos with one’s friends

Although there are countless ways to find travel-related information on Facebook, another relevant aspect is its role as an “influencer.” Unlike travel review sites like TripAdvisor, Facebook acts as a tool for sharing travel experiences and tips from trusted acquaintances and friends. According to Patricia Brusha of the firm A Couple of Chicks, the viral effect of a network of friends can have a tremendous influence on travel decisions.

For better and for worse

Many observers are noting that the effectiveness of traditional online marketing channels, like advertising banners, is likely to decrease rapidly. The Facebook phenomenon is leading the way to a new reality: with so many Internet users actively commenting on brands via their social networks, a company’s reputation on the Web is becoming a major issue, particularly in tourism. According to a study published by UK firm Tamar (specialists in emarketing), travel brands comprise the sector most at risk from negative comments spread through social networks. Furthermore, the great majority (80%) of users of these networks noted that they had used the network as a podium to discuss or comment on a brand or product.

Take the example of Delta Airlines. Facebook has several dozen groups related to this company. Some are made up of Delta employees and communicate a rather positive image. Others, like “Delta Airlines Sucks” and “Warning: Do Not Fly With Delta Airlines,” are used primarily to express frustration with a bad experience and thereby damage the company’s image (see illustration). Other carriers like Air Canada and Air Transat are not immune to this trend either.

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On the other hand, aficionados of a product, members of groups like “I Love Tremblant” and “Montreal – The best city in the world” (13,000 members), can become brand ambassadors par excellence. Ultimately, the influence of such groups depends on the relevance and truthfulness of the cause defended by their administrator and, above all, on the credibility and influence of its members.

Of course, the phenomenon is still very young and sceptics are probably right to say that Facebook has yet to prove itself and that some other site could eventually surpass it. In addition, concerns about data privacy could arise and dampen user enthusiasm. However, whether one is talking about Facebook or another leader in the field of social media, the fact remains that businesses who neglect these networks in the next few years or whose managers fail to understand the importance of these new mass communication tools will face a steady decline in their brand reach and influence.

Sources:
– Bly, Laura. “Travelers Arrive at Facebook,” USA Today, August 30, 2007.
– Brusha, Patricia. “How Facebook Will Impact the Summer Tourism Season,” Hospitality Net [www.hospitalitynet.org], April 11, 2007.
– Burgin, Ken. “How to Use Facebook to Market your Restaurant, Cafe, Hotel or Bar,” Hotel News Resource [www.hotelnewsresource.com], August 27, 2007.
– Locke, Laura. “The Future of Facebook,” Time [www.time.com], July 17, 2007.
– Puchot, Pierre. “Facebook est-il l’avenir du Web?” Rue89 [www.rue89.com], September 6, 2007.
– Renaud, Jean-François. “Social networking and marketing: concrete opportunities,” Adviso Conseil [www.adviso.ca], July 12, 2007.
– Rocha, Roberto. “Facebook used to recruit employees,” CanWest News Service [www.canada.com], September 4, 2007.
– Vara, Vauhini. “Facebook Gets Personal With Ad Targeting Plan,” The Wall Street Journal, August 23, 2007.

See also:
You haven’t heard the last of Web 2.0!
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En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?

Dans un article du dernier Globe-Veilleur, nous expliquions pourquoi Facebook est devenu en très peu de temps un acteur majeur parmi les grandes communautés virtuelles et constituait en soi un nouveau phénomène de société. Regardons maintenant sa sphère d’influence au sein de l’industrie touristique, alors que plusieurs intervenants québécois ont commencé à l’adopter.

Quelques exemples touristiques concrets

Tourisme Montréal faisait état, dans sa publication Cultur@ de septembre dernier, de la grande compatibilité de Facebook avec les milieux urbain et culturel. Ces acteurs attirent déjà le segment de clientèle des 18-35 ans, lesquels sont les plus actifs sur Facebook. Plusieurs organisations s’en servent comme outil de communication auprès de certaines clientèles. C’est le cas par exemple du groupe Mutek qui réunit plus de 300 amoureux de musique électronique, qui agissent à leur tour comme des multiplicateurs. L’événement culturel «Les Rendez-vous du cinéma québécois» tire également son épingle du jeu sur Facebook, en y effectuant la promotion de ses activités auprès de son public: une communauté de près de 600 membres, adeptes du cinéma québécois (voir illustration).

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Dans le secteur hôtelier, certains établissements désirent promouvoir la tenue d’événements ponctuels comme des «5 à 7» professionnels, des soirées de retrouvailles ou des expositions artistiques. Par exemple, les hôtels-boutiques montréalais, le Place d’Armes et le Nelligan, profitent du marketing viral pour mousser leurs activités et envoyer des invitations à des clients potentiels. Le propriétaire de ces établissements, M. Dimitri Antonopoulos, mise sur son propre réseau d’amis Facebook pour effectuer du e-marketing et il obtient des résultats probants. Des galeries d’art adoptent la même stratégie pour annoncer un vernissage à venir. Des stations de ski en tirent profit pour stimuler les échanges entre les mordus de leur montagne, pour promouvoir leurs nouvelles passes de saison, etc. Et il s’agit, dans tous les cas, de publicité gratuite.

De plus en plus d’entreprises adoptent aussi Facebook comme outil de recrutement. Sa structure en fait un outil précieux et facile d’utilisation pour recruter des candidats en fonction de leurs qualifications, de leur employeur, de leur titre professionnel et de leur localisation géographique. Les réseaux de contacts professionnels peuvent aussi être mis à contribution pour faire circuler efficacement l’information sur un poste à combler. Un employé peut, pour sa part, signifier sa disponibilité.

Plusieurs acteurs touristiques développent des applications

L’ouverture technologique aux modules externes (widgets) permet d’attirer de nombreuses entreprises qui en profitent pour greffer leurs services à la plateforme Facebook. On recense déjà plus de 4000 applications diverses et gratuites (dont 131 associées au voyage) développées par des acteurs intermédiaires. Voici quelques exemples appliqués au tourisme:

  • «Mobissimo Travel» pour obtenir directement les tarifs des partenaires touristiques de ce métamoteur de recherche.
  • «Hostels» pour rechercher des auberges ou des gîtes partout dans le monde, consulter les commentaires et les évaluations des membres de Facebook (amis seulement ou non) et, ultimement, compléter une transaction sur le site de [www.hostelbook.com].
  • «Fly by Farecast» pour afficher les meilleurs tarifs et les prévisions de ses destinations préférées (voir illustration).
  • «CityGuru» pour savoir où se procurer des conseils sur ce qui est in ou out à propos d’une ville.
  • «Trip Planner» pour planifier et partager des voyages entre amis (reconnus automatiquement par Facebook).
  • «My Travel Blogs» pour créer son blogue de voyage.
  • «Restaurant Reviews» pour partager entre amis des conseils et des commentaires sur les restaurants.
  • «Fly to Friends» du métamoteur de recherche Kayak, pour visualiser en mode continu le prix des vols pour aller visiter ses amis.
  • «Cheap Deal Finder» pour rester informé des meilleures aubaines de voyages proposées par le réseau des agences de voyages de STA Travel.
  • «Video Travel» pour partager, avec ses amis, ses dernières vidéos de voyage.

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Bien qu’il existe d’innombrables possibilités pour y trouver de l’information reliée au voyage, un autre élément pertinent vient de son rôle d’«influenceur». À la différence des sites de commentaires personnels comme TripAdvisor, Facebook agit comme outil de diffusion d’expériences de voyages, de conseils provenant de connaissances ou d’amis en qui l’on a confiance. Selon Patricia Brusha de la firme A Couple of Chicks, l’effet viral d’un réseau d’amis est en mesure d’exercer un maximum d’influence sur les décisions de voyages.

Pour le meilleur ou pour le pire

Plusieurs observateurs affirment que l’on doit s’attendre à ce que l’efficacité des canaux de marketing en ligne classiques, comme les bannières publicitaires, diminue rapidement. Le phénomène Facebook trace la voie à une nouvelle réalité: il y a tant d’internautes qui commentent activement les marques par l’entremise des réseaux sociaux que sa réputation sur le Web devient un enjeu majeur, particulièrement en tourisme. Selon une étude publiée par la firme britannique Tamar (spécialisée dans le emarketing), l’industrie du voyage s’avère le secteur le plus à risque en ce qui concerne les commentaires négatifs propagés au sein des communautés virtuelles. De plus, la grande majorité (80%) des utilisateurs de ces réseaux ont mentionné avoir déjà discuté ou émis des commentaires à propos d’une marque ou d’un produit par le biais de ce type de tribune.

Prenons le cas du transporteur Delta Airlines. Il existe plusieurs dizaines de groupes sur Facebook reliés à cette entreprise. Certains sont formés d’employés de la compagnie et diffusent une image plutôt positive. D’autres, comme «Delta Airlines Sucks» ou «Warning: Do Not Fly With Delta Airlines», servent avant tout à exprimer des frustrations vécues en raison de mauvaises expériences et cherchent par le fait même à nuire à l’image de la compagnie (voir illustration). D’autres transporteurs comme Air Canada et Air Transat n’échappent pas à cette réalité.

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À l’inverse, les adeptes d’un produit, comme des groupes du type «I Love Tremblant» ou «Montreal – The best city in the world» (13 000 membres), peuvent devenir des ambassadeurs par excellence. Ultimement, tout dépend de la pertinence et de la véracité de la cause défendue par l’administrateur de ces groupes, mais surtout de la crédibilité et de l’influence des membres qui y adhèrent.

Bien sûr le phénomène est encore très jeune et les sceptiques ont probablement raison de dire que Facebook n’a encore rien prouvé et qu’un autre pourrait éventuellement le surclasser. Sans oublier que des inquiétudes relatives à la confidentialité de l’information pourraient faire surface et refroidir l’ardeur des utilisateurs. Mais que ce soit Facebook ou un autre leader des médias sociaux, il demeure qu’au cours des prochaines années les entreprises absentes de ces réseaux ou dont les gestionnaires comprennent mal ces nouveaux outils de communication de masse devront composer avec une perte progressive du rayonnement et de l’influence de leur marque.

Sources:
– Bly, Laura. «Travelers Arrive at Facebook», USA Today, 30 août 2007.
– Brusha, Patricia. «How Facebook Will Impact the Summer Tourism Season», Hospitality Net [www.hospitalitynet.org], 11 avril 2007.
– Burgin, Ken. «How to Use Facebook to Market your Restaurant, Cafe, Hotel or Bar», Hotel News Resource [www.hotelnewsresource.com], 27 août 2007.
– Locke, Laura. «The Future of Facebook», Time [www.time.com], 17 juillet 2007.
– Puchot, Pierre. «Facebook est-il l’avenir du Web?», Rue89 [www.rue89.com], 6 septembre 2007.
– Renaud, Jean-François. «Réseaux sociaux et marketing: des opportunités bien concrètes, Adviso Conseil [www.adviso.ca], 12 juillet 2007.
– Rocha, Roberto. «Facebook Used to Recruit Employees», CanWest News Service [www.canada.com], 4 septembre 2007.
– Vara, Vauhini. «Facebook Gets Personal With Ad Targeting Plan», The Wall Street Journal, 23 août 2007.

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