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Destinations Technologies

Les destinations touristiques intelligentes en 2023

Si la technologie est véritablement au service du tourisme intelligent, d’autres composantes contribuent à développer une destination de manière durable.  

L’Espagne : une approche en cinq axes

Le réseau des Destinations touristiques intelligentes (DTI) a vu le jour en 2019 et s’appuie sur une méthodologie rigoureuse incluant 97 critères et 261 indicateurs. La distinction DTI est octroyée aux villes, municipalités ou départements qui obtiennent un niveau de conformité égal ou supérieur à 80 % des critères dans les axes suivants :  

– Technologie ;

– Accessibilité pour tous ;

– Gouvernance ;

– Durabilité ;

– Innovation.

Actuellement, cinq destinations espagnoles détiennent le statut DTI et une soixantaine sont en voie de l’obtenir. Un processus par phase incluant un diagnostic, des recommandations, l’exécution du plan d’action et le renouvellement du statut aux deux ans, est proposé aux destinations membres. Ce programme est porté par le Secrétariat d’État au tourisme et opéré par la Société Étatique pour la Gestion de l’Innovation et des Technologies Touristiques (SEGITTUR).  

Travailler de façon collaborative, savoir organiser la quantité phénoménale de données et l’appliquer au profit du bien commun sont quelques-uns des nouveaux défis à relever pour les destinations intelligentes. 

L’exemple de la ville balnéaire de Benidorm  

Cette municipalité de 70 450 résidants emploie quelque 60 000 travailleurs en tourisme. Elle souhaite créer une ville meilleure pour les résidants. De cette façon, elle contribue à rendre la destination plus attrayante pour les touristes et la société. Plusieurs initiatives ont permis à la ville d’atteindre son statut DTI. Voici quelques-unes d’entre elles.  

Un modèle de gouvernance en évolution

Il y a un grand besoin de développer une approche collective afin d’impliquer tout le monde dans le processus de construction du tourisme de demain.

Depuis 2019, l’initiative European Capitals of Smart Tourism récompense annuellement les villes européennes ayant les meilleures pratiques en matière de numérique, d’accessibilité, de développement durable, de patrimoine culturel et de créativité.   

Les gagnants des dernières éditions partagent tous un point commun : la transformation ou l’adaptation de leur modèle de gouvernance afin de privilégier le partage et l’échange de connaissances. Selon Julie Benisty, gestionnaire en tourisme durable de Bordeaux tourisme et congrès, il y a un grand besoin de développer une approche collective afin d’impliquer tout le monde dans le processus de construction du tourisme de demain. La création de l’Agora pour le tourisme à Bordeaux Métropole constitue un espace ouvert de partage et répond à ce besoin.  

Du côté espagnol, l’Office de tourisme intelligent de Séville intègre un laboratoire en tourisme urbain durable. Les entités publiques, PME touristiques et grandes corporations débattent dans cet espace d’innovation afin de relever les défis post-pandémiques. Au préalable, un projet pilote en intelligence artificielle avait été mis sur pied afin de suivre les déplacements et les habitudes de consommation dans la ville. L’objectif est d’améliorer l’offre touristique et de garantir l’équilibre entre les touristes et le bien-être de la population locale par des analyses prédictives en se basant sur une multitude d’indicateurs.  

Les infrastructures technologiques de pointe sont au cœur de la destination intelligente. La captation et le traitement de données en temps réel deviennent de plus en plus sophistiqués. Travailler de façon collaborative, savoir organiser cette information et l’appliquer au profit du bien commun sont quelques-uns des nouveaux défis à relever pour les destinations qui s’engagent dans cette voie.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Hébergement Technologies

Personnalisation : offrir un sommeil sur mesure

La personnalisation de l’expérience touristique est une manière pour les organisations d’établir de plus profondes connexions avec les clients et de répondre à leurs nouvelles attentes ainsi qu’à leurs besoins naissants.  

La personnalisation évolue tant sur le plan des approches proposées que des actions posées. Dans le secteur du luxe, cela se traduit par le passage vers une démarche plus décomplexée, sobre et délaissant peu à peu le caractère plus cérémonieux qui est depuis si longtemps associé à cette sphère. Certains des éléments plus traditionnels sont mis de côté au profit d’une approche plus détendue, informelle et inclusive qui séduit une clientèle élargie, comme les millénariaux.  

Des marques décident ainsi de retourner à l’essentiel, tout en utilisant intelligemment la technologie pour combler les besoins de base de leurs clients. C’est le cas notamment de l’hôtel Park Hyatt de New York qui mise sur le tourisme du sommeil. En phase avec la croissance du marché de la santé et du bien-être — qui devrait d’ailleurs croître en moyenne de 6,49 % par an jusqu’en 2027 selon un récent rapport de Technavio — l’établissement a doté certaines de ses suites de lits intelligents, les Restorative Beds, dont la technologie de libération de la pression s’adapte au corps à chaque stade du sommeil. Les lits possèdent un système de contrôle de la température et de l’inclinaison du corps pour faciliter la circulation de l’air et la respiration du dormeur. Ce dernier peut ensuite enregistrer ses préférences via une application et accéder à son profil lorsqu’il retourne séjourner dans un établissement hôtelier équipé des mêmes lits. L’utilisation de cette technologie vise principalement à aider les clientèles à lutter contre le décalage horaire. Pour l’hôtel, c’est une manière de tisser des liens avec ses visiteurs et de les fidéliser. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Technologies

ChatGPT : comment en faire son allié ?

Depuis le début de l’année 2023, ChatGPT ou Generative Pre-Trained Transformer change peu à peu les façons de faire. Comment tirer profit de son potentiel sans mettre l’humain de côté ? Des experts se penchent sur la question et relèvent des exemples d’applications pour l’industrie touristique. De leur côté, des agences de voyages en ligne, des destinations et des hébergements l’adoptent pour optimiser les tâches liées notamment au service à la clientèle, ainsi qu’au marketing.    

Une IA spécialisée dans le dialogue

ChatGPT est une intelligence artificielle (IA) spécialisée dans le dialogue et lancée en novembre 2022 par la société américaine OpenAI. Ce prototype appartient à la catégorie des LLM (Large Language Models), aussi appelée Generative AI. Pour débuter un échange, l’utilisateur écrit sa requête (aussi appelée prompt) dans la boîte de dialogue de l’outil. Il s’agit de la consigne précise donnée à l’IA afin d’orienter son travail génératif. Le système répond ensuite à la requête sous forme de texte en s’appuyant sur une grande quantité de données provenant d’Internet.  

Voici quelques techniques efficaces pour formuler des prompts qui permettent d’obtenir des réponses pertinentes, claires et précises.

  • Expliquer au maximum le contexte de votre demande au moment de démarrer la conversation ;
  • Diviser les requêtes en plusieurs sous-questions. ChatGPT les traite une à une, offrant ainsi un retour plus étoffé ;
  • Demander à ChatGPT de préciser sa réponse. En effet, il dispose d’une excellente mémoire et utilise les requêtes passées pour améliorer son résultat ;
  • Ordonner à ChatGPT de vous poser une question pour affiner son champ de recherche après avoir analysé la requête initiale ;
  • Imposer à ChatGPT de fournir un nombre précis d’options de réponses. Cela permet d’explorer la problématique soumise sous plusieurs angles ;
  • Demander plusieurs points de vue à ChatGPT au moment de fournir sa réponse, en se plaçant dans la peau de différentes personnes ou parties prenantes ;
  • Exiger que ChatGPT décortique ses explications étape par étape lorsque la requête s’avère complexe. Cela facilite la compréhension du lecteur, en plus de démontrer le raisonnement de ChatGPT.  

Un outil pour gagner en productivité

Les employés qui utilisent des outils comme ChatGPT seraient beaucoup plus productifs au quotidien.

Une récente étude du MIT dévoile que les employés qui utilisent des outils comme ChatGPT seraient beaucoup plus productifs au quotidien. Ce gain en productivité peut atteindre jusqu’à 50 % pour certaines tâches. Par exemple, ChatGPT peut les aider à structurer leur journée de travail en sous-tâches pour répondre aux attentes de l’organisation. Des employeurs s’en servent également pour rédiger des descriptions de postes attrayantes en indiquant seulement à l’outil les qualifications et compétences requises. Les gestionnaires profitent de l’esprit de synthèse de l’IA pour obtenir rapidement les faits saillants d’un rapport, nécessaires à la prise de décisions stratégiques.  

ChatGPT présente cependant quelques limites : sa base de données s’arrête aux contenus de 2021, l’utilisateur doit valider les sources, les textes générés sont souvent impersonnels et sa notion de droits d’auteur demeure ambiguë.   

Un assistant au service à la clientèle

ChatGPT se révèle utile pour soutenir le service à la clientèle en contexte de pénurie de main-d’œuvre. Des hébergements et des agences de voyages en ligne en font déjà l’expérience. Voici quelques applications possibles :  

  • Gérer les demandes d’informations récurrentes plus rapidement avant le séjour  
    • À ce titre, le logiciel Hospitable aide les propriétaires de résidences de tourisme à répondre aux messages de leur clientèle. Dès qu’il reçoit un courriel, le gestionnaire appuie sur un simple bouton présent dans sa boîte de messagerie. L’historique du client, ses informations de réservation et le contexte de la conversation sont automatiquement envoyés à ChatGPT qui génère une réponse. Le gestionnaire la valide et l’envoie.  
  • Accompagner la clientèle en cours de séjour en cas de questions ou d’imprévus  
    • La startup Turneo a développé un concierge virtuel qui utilise ChatGPT : Le Marco AI Chatbot. Cette solution destinée aux hôteliers suggère aux clients des activités touristiques à faire au cours de leur séjour à l’hôtel en plus de réserver pour eux.   
  • Répondre aux commentaires en ligne après le séjour  
    • ChatGPT peut être utilisé pour rédiger des réponses aux nombreux avis en ligne laissés sur les plateformes telles que TripAdvisor, Google ou Booking.com. Il peut également indiquer les points forts et ceux à améliorer de l’entreprise à partir du contenu des commentaires. Cette vidéo explique les étapes à suivre.  

L’agence de voyage en ligne Expédia a récemment développé une extension qui relie son agent de voyage virtuel et sa base de données à la version payante de ChatGPT. Cet ajout aux services d’Expédia simplifie la planification et la réservation de voyages. Les utilisateurs sélectionnent l’extension Expédia et reçoivent des recommandations d’itinéraires personnalisés. Ils sont ensuite redirigés sur le site Internet d’Expédia pour finaliser la réservation. Au cours du voyage, l’agent virtuel accompagne les clients en tout temps en cas de changements ou d’imprévus. Selon la direction, cette collaboration a permis de répondre virtuellement à plus de 30 millions de clients et d’économiser huit millions d’heures de travail.  

Un appui aux opérations marketing

ChatGPT facilite aussi le travail des équipes marketing, principalement pour générer des idées de contenu promotionnel. Certains l’utilisent même pour rédiger des textes destinés aux médias sociaux qu’ils bonifient par la suite. Le logiciel peut également dresser une liste de mots-clés pour optimiser le référencement SEO. Les entreprises gagnent ainsi un temps précieux qu’elles peuvent désormais consacrer au développement de leur stratégie marketing, à l’édition du contenu et à sa distribution.  

Lavinia Botez, co-fondatrice chez Bubbly, conseille aux entreprises de fournir de bonnes consignes  de départ à ChatGPT en incluant ces éléments : 

1. Le mandat et le type de contenu ;

2. La plateforme de diffusion ;

3. Le nombre de mots et de paragraphes ;

4. Un objectif de communication précis ;

5. Des informations clés sur la clientèle cible ; 

6. Le ton et le style d’écriture ; 

7. Les mots-clés à intégrer pour le SEO.  

Visit Denmark a récemment expérimenté ChatGPT pour écrire le script de sa campagne promotionnelle. L’intelligence artificielle a également servi à générer les images et les voix. L’OGD n’a apporté aucune modification à la publicité générée et se déclare relativement satisfaite du résultat.  

Et la suite ?

Ce n’est que le début de l’ère IA et les experts sont unanimes : la créativité humaine demeurera la clé pour se différencier des compétiteurs.  

L’arrivée de l’intelligence artificielle représente-t-elle une menace pour le marché du travail en tourisme ? A priori, elle servira à automatiser des tâches afin que l’humain puisse se concentrer sur des projets à valeur ajoutée et ainsi mieux contribuer au développement stratégique de l’entreprise. Cette nouvelle technologie a donc le potentiel de renforcer le rôle de l’humain au sein des organisations touristiques. Ce n’est que le début de l’ère IA et les experts sont unanimes : la créativité humaine demeurera la clé pour se différencier des compétiteurs.  

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Technologies Tendances

Quelles tendances animent les startups en 2023 ?

Chaque année, depuis 2017, les grands partenaires du MT Lab identifient des thématiques d’innovation prioritaires à partir desquelles ils s’appuient pour sélectionner les startups de l’incubateur. Ce processus permet de déceler les enjeux et les tendances prédominants selon ces acteurs. Voici quelques grands courants qui se démarquent, à la lumière des choix qui ont guidé le repêchage de la cohorte hiver 2023. 

Mobilité durable, un incontournable pour réduire les GES

Par sa nature, le tourisme engendre de nombreux déplacements, ce qui induit d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES). Le devoir de se tourner vers des transports actifs (marche, vélo), collectifs (autobus, train, métro) et d’augmenter la cadence de l’électrification des véhicules n’est plus à prouver. 

La mobilité partagée 

Selon l’analyse faite par McKinsey sur le secteur, la mobilité partagée pourrait augmenter rapidement au cours de la prochaine décennie.  

La mobilité partagée (ex. Covoiturage) devient également une option intéressante dans un contexte de réduction des GES. D’après le cabinet-conseil McKinsey & Company, les trois tendances sur lesquelles s’appuie la mobilité partagée sont : 

  • L’intérêt pour des propositions abordables (partage de la facture par plusieurs personnes) et pratiques (un service porte à porte) ;  
  • L’avènement des véhicules autonomes, qui consiste, pour le consommateur, à passer d’un mode conducteur à celui de passager. Dans un contexte de véhicule partagé, le cabinet-conseil mentionne l’arrivée de robots taxis et de robots-navettes; 
  • La volonté de se tourner vers la micromobilité pour faire face aux enjeux de congestion routière.  

Au MT Lab, une jeune pousse ajoute une solution dans le champ des possibilités des transports partagés. Il s’agit de Taxy Match qui, tel que son nom l’indique, permet le partage d’un taxi avec des personnes qui effectuent un trajet similaire.  

Source : Taxy Match 

Expériences sensorielles, pour mieux se connecter

L’envie et le besoin des voyageurs de se connecter à eux-mêmes, aux autres, à la nature, à un lieu et sa culture, ont fait l’objet d’une section entière du Cahier tendance 2023 de la Chaire de tourisme Transat. Au MT Lab, cela se traduit par la sélection de quatre startups qui gravitent autour de ce courant. 

Le bien-être, une tendance forte 

De nombreux rapports (Booking, Expedia, Hotels.com et Vrbo, American Express, etc.), annonçant les tendances de 2023, ont mentionné le grand intérêt des voyageurs pour des expériences qui favorisent divers types de connexions, dans une optique de bien-être. Selon le Global Wellness Institute, ce type de tourisme devrait croître en moyenne de 21 % par an jusqu’en 2025.​ 

La définition du bien-être évolue et la manière dont les consommateurs l’expérimentent prend aussi diverses formes et laisse place à une multitude de possibilités pour les entreprises qui désirent se positionner dans cet axe. Voici deux exemples de jeunes pousses qui s’illustrent dans le secteur. 

Paysages est un studio de création multimédia spécialisé en expériences immersives et contemplatives. Son offre consiste à rehausser l’atmosphère ambiante d’un lieu en créant des effets visuels et sonores qui génèrent un sentiment d’apaisement et d’harmonie auprès de son auditoire. La vidéo suivante présente un projet réalisé pour le Monastère des Augustines, soit une œuvre vidéo contemplative qui invite à ralentir et à s’imprégner de l’esprit du lieu.  

De son côté, Sérénité sonore allie la musique et le bien-être. L’entreprise propose des concerts dans des chaises suspendues dans une salle atypique à Montréal et aussi en forêt, sous les étoiles. La startup a également conçu un parcours numérique, déployé notamment au parc Marie-Victorin à Longueuil, composé de six haltes sonores comportant trois installations musicales distinctes : arbre-lyres, arbre-xylo et banc rythmé. À travers une application, les utilisateurs sont guidés par la voix et la harpe de l’artiste Annabelle Renzo.  

Source : Page Facebook de Sérénité sonore 

L’immersion, appuyée par la technologie

Depuis plus d’une décennie, la réalité augmentée (RA) est bien intégrée dans le milieu du divertissement et des attraits. Mais l’intérêt pour cette technologie s’est graduellement effrité. L’arrivée du métavers a secoué l’univers de la réalité mixte (réalité virtuelle (RV) et RA) et a eu pour conséquence de réactiver l’intérêt pour des expériences immersives numériques, et dans ce cas-ci, la RA. Son avantage : elle ne nécessite pas l’usage de casque de RV, ce qui la rend plus accessible.  

Avec sa solution 360 ELYSIUM, la startup MYTHOLOGI permet à ses utilisateurs de créer et de participer à des expériences de RA interactives. Sa technologie favorise la connexion au lieu et aux autres par la découverte et le jeu social. Il peut s’agir d’incorporer la ludification (gamification) dans le parcours d’une visite touristique, de créer des zones d’activation VIP en RA lors de festivals ou encore de mettre en place des ateliers collaboratifs à partir de tableau en RA lors de conférences ou congrès d’affaires.  

Source : MYTHOLOGI 

Le storytelling, pour s’imprégner du lieu 

Le storytelling demeure un outil puissant pour connecter les visiteurs avec la destination, son histoire, son territoire et ses habitants. 

À l’aide de la technologie (plateforme Web et application mobile) Mia fait connaître l’histoire des communautés en créant une expérience immersive pour les utilisateurs. Avec des codes QR, les voyageurs peuvent accéder à des contenus sur place et s’imprégner des lieux qu’ils traversent. 

Source : Mia 

Optimisation de la présence en ligne, toujours un défi !

Assurer une présence en ligne est depuis longtemps une nécessité pour les entreprises touristiques. Cependant, une grande proportion d’organisations québécoises n’arrive toujours pas à rattraper son retard numérique et à gérer sa présence sur différents canaux (site Web, médias sociaux, profil sur des sites externes, etc.).  

C’est ici que se positionne la solution de Dahub, une plateforme d’optimisation de la présence en ligne, qui permet de maintenir à jour toutes les données d’une entreprise sur le Web. Son service centralise les informations puis s’occupe d’actualiser automatiquement les données sur les canaux utilisés par l’organisation.  

Source : dahub.io 

Marketing, les beaux jours de la vidéo se poursuivent !

Selon une enquête effectuée par Statista en novembre 2022 auprès de spécialistes en marketing, une grande proportion de répondants diffusent des vidéos sur YouTube (90 %), Facebook (86 %) et TikTok (35 %). L’influence de ce dernier devrait continuer de générer de l’intérêt pour les vidéos de courte durée en 2023. 

Yiqqi est une solution collaborative qui facilite la création de vidéos. Le producteur (par exemple une entreprise) élabore d’abord son scénario, puis y insère la musique et les effets spéciaux désirés. Par la suite, il invite le public à participer en ajoutant sa propre vidéo dans la scène appropriée. Une fois le contenu validé par le producteur, Yiqqi s’assure de générer une ou des vidéos.

Source : Yiqqi 

Agence réceptive : renouveler la mise en marché des expériences locales

Proposer des offres plus nichées, personnalisées et hors des sentiers battus s’avère une des tendances observées dans le secteur des agences de voyages ces dernières années. En constante compétition avec les propositions disponibles sur le Web, elles misent sur les bonnes relations qu’elles ont su développer avec leurs clients et aussi sur les aspects « clé en main » et « sans souci » dont ils bénéficient. 

Voyages latitude est une agence réceptive qui se spécialise dans la création et l’offre d’expériences locales. Elle propose des produits clés en main, standards ou à la carte, tels que des tours guidés, des microaventures et des forfaits. Ses escapades mystères constituent un concept unique au Québec, qui favorise la découverte d’entreprises touristiques moins connues du public et la réalisation de micro-expériences locales. 

Source : voyageslatitude.com 

L’expérimentation s’inscrit dans l’ADN des startups. C’est avec beaucoup de créativité et d’agilité qu’elles innovent pour faire face aux enjeux et répondre aux tendances d’aujourd’hui et de demain ! 

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Produits et activités Technologies

S’unir pour devenir plus « SMART »

Qu’ont en commun le Musée des machines textiles, l’écomusée Val Résia, le château de Ritz et le Musée de la machine à écrire ? Hormis le fait qu’ils sont tous situés dans les Alpes italiennes, il s’agit d’institutions muséales qui se sont associées pour former le SMART (Small Museums Alliance Representing Territories). Ce projet vise à accroître l’attractivité et l’accessibilité par la création de nouveaux produits culturels supportés par la technologie.  

Le projet SMART vise trois objectifs spécifiques :  

-La valorisation des identités locales et du patrimoine historique et naturel ;

-La promotion du design universel à travers des parcours multisensoriels capables de rendre la découverte du territoire personnalisée et inclusive ;

-La diffusion des itinéraires touristiques multimédias pouvant exploiter les nouvelles technologies, telles que la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Le partenariat entre les musées repose sur quatre composantes clés :  

L’accessibilité 

L’accessibilité est le thème central du projet. L’expérience est adaptée à toutes les catégories de visiteurs que ce soit les familles, les groupes scolaires, les personnes à mobilité réduite ou à besoins particuliers, les touristes internationaux et les locaux.  

L’innovation

Les solutions technologiques optimisent la découverte des territoires et valorisent les musées. Le contenu diffusé avec la réalité augmentée permet à la fois d’offrir une expérience plus complète in situ et donne la chance aux visiteurs de mieux comprendre les milieux alpins dans leur complexité, leur diversité et leurs similitudes. 

La participation 

L’implication des communautés locales est au cœur du projet. Elles valorisent le patrimoine culturel en tant que bien commun en créant une prise de conscience sur sa richesse et sa fragilité et en misant sur le sentiment d’appartenance. De plus, elles participent à la conception du contenu de certaines activités grâce à des ateliers de création où elles partagent leurs histoires et leurs connaissances à l’écrit ou à l’oral. 

La stratégie 

Le projet comprend la promotion et la valorisation d’une identité alpine commune. La plateforme virtuelle développée par les responsables de SMART servira ultimement d’espace de coopération fournissant notamment des connaissances, des guides, des outils numériques aux experts de la région. 

Depuis 2019, de nombreux projets ont été développés en collaboration avec les citoyens et les responsables des musées, totalisant 1,5 millions de dollars canadiens.  

Voici quelques exemples : 

-3 parcours audio 

-4 visites virtuelles pour chacun des musées 

-8 reproductions numériques (voir image) 

(Exemple d’un Krösma, source : Economusée Val Résia)

-20 impressions 3D 

-Un film accessible en réalité virtuelle

-3 webinaires/moocs pour la formation à distance des parties prenantes sur la participation, l’accessibilité et l’innovation 

-Une plateforme Web pour une exposition comprenant des éléments de réalité virtuelle et du contenu multimédia (voir l’image suivante). 

Source : SMART 

Ce regroupement de musées prouve qu’il est possible de promouvoir linnovation, linclusivité et laccessibilité pour tous dans le secteur culturel. La technologie devient un outil formidable pour briser des barrières physiques sans compromettre la connexion que les communautés développent avec leur territoire et leur patrimoine.  

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Segments de clientèles Technologies

Les médias sociaux et la planification de voyages 

L’enquête de la Chaire de tourisme Transat, menée du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois, a permis de connaître l’impact des médias sociaux sur les décisions de voyage.

Au cours des 12 mois qui ont précédé le sondage, 40 % des répondants ont déclaré avoir utilisé au moins un des médias sociaux suivants pour s’inspirer ou planifier un voyage. Comme le démontrent les résultats (voir image), Facebook est en tête de liste, suivi d’Instagram et de YouTube. 

Les médias sociaux utilisés dans la planification des voyages  

Les répondants les plus jeunes s’inspirent davantage des médias sociaux pour planifier leur voyage que les générations plus âgées. Ainsi, la moitié des 18-34 ans ont indiqué avoir été inspirés par l’un des médias sociaux ayant fait l’objet du sondage, comparativement à 41 % des 35-54 ans et 24 % des 55 ans et plus.  

De plus, d’un répondant à l’autre, l’importance accordée à l’impact des médias sociaux sur la planification des voyages varie : 

Les médias sociaux influencent davantage les voyageurs âgés de 18 à 34 ans qui sont surreprésentés comparativement à l’ensemble des répondants de l’échantillon.  

À la lumière de ces données, la présence des entreprises touristiques sur les médias sociaux demeure essentielle pour établir le contact avec les voyageurs, notamment avec la plus jeune génération. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Segments de clientèles Technologies

Les voyageurs québécois et le Web 3.0 

Le Web 3.0 promet aux utilisateurs une technologie décentralisée, plus personnalisée et sécurisée. Les organisations y font leurs premiers pas en expérimentant les nouvelles opportunités qu’offrent le métavers, les NFT et la cryptomonnaie. 

Mais qu’en est-il des touristes ? D’après le sondage en ligne de la Chaire de tourisme Transat, mené du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé, une majorité de voyageurs ne voient pas encore bien ce qu’est le métavers ou les NFT ou n’en ont jamais entendu parler. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs connaissances du Web 3.0.  

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Face à cette innovation émergente, il s’avère primordial de rester à l’affût des différentes initiatives, d’explorer et de continuer à démystifier ses usages auprès des voyageurs afin de favoriser leur compréhension et leur adhésion.  

Si vous désirez en apprendre davantage sur le métavers, nous vous invitons à poursuivre votre lecture avec l’analyse de notre collaboratrice Siham Jamaa. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Produits et activités Technologies

Les balbutiements du métavers

Le métavers est né de la fusion entre le mot « meta » et « univers ». Beaucoup le définissent comme étant l’internet de l’avenir qui permet de créer des mondes virtuels immersifs, interactifs, transactionnels et ludiques dans lesquels les individus peuvent vivre des réalités virtuelles grâce à des avatars de la même manière qu’ils expérimentent leur vie réelle. 

Il existe un certain nombre de plateformes et de dispositifs permettant aux utilisateurs d’accéder au métavers, sur ordinateur à l’aide d’un navigateur internet, avec un casque de réalité virtuelle ou avec des lunettes de réalitéaugmentée. 

Les premiers pas du métavers

Dans le métavers, le monde virtuel est envisagé comme une extension du monde réel.

Bien que son appellation soit récente, le concept de métavers n’est pas nouveau. Le premier exemple qui s’en rapproche le plus est le « jeu » ou « l’univers » Second Life qui date de 2003. Ce monde virtuel en 3D que plusieurs vouaient à l’échec à son lancement continue pourtant d’exister ; ses revenus en 2021 sont estimés à environ $ 650M USD et le nombre de ses utilisateurs actifs gravite autour de 900 000.

Mais que font ces adeptes sur Second Life? Ils se rencontrent grâce à des avatars et développent des communautés (réseautage social), créent leur propre espace virtuel (contenu généré par les utilisateurs), jouent à des jeux, explorent de nouveaux territoires, assistent à des concerts, achètent et vendent des articles virtuels et peuvent même créer leur entreprise, devenir architecte, organisateur d’événements ou guide touristique. 

Dans le métavers, le monde virtuel est envisagé comme une extension du monde réel et non une alternative, comme le propose Second Life. Voici quelques éléments qui contribuent à l’intérêt actuel envers le métavers : 

-La familiarisation des individus avec le monde virtuel, notamment à travers les jeux vidéo qui connaissent une grande popularité ; 

-La constante amélioration des équipements et des technologies sur lesquelles se base le métavers (Blockchain et cryptomonnaie, réalité virtuelle, réalité augmentée, réalité mixte, immersion 3D, 5G, etc.) ; 

-La multiplication et l’engouement envers les expériences immersives ;

-Les avancées de l’intelligence artificielle ; 

-La démocratisation des relations humaines virtuelles depuis le début de la pandémie. 

Il existe quelques plateformes proposant des métavers, tels que The Sandbox, Decentraland, Roblox, Sensorium ou Meta Horizon Worlds (de Facebook). Chacune d’elles constitue un univers en soi et a sa propre communauté d’utilisateurs.  

Dans l’absolu, il existe deux façons potentielles de s’impliquer dans le métavers : 

Collaborer avec les plateformes métavers actuelles : les entreprises peuvent y établir leur présence commerciale en achetant une parcelle (terrain numérique) et en y construisant une structure personnalisée (par exemple, un magasin où les utilisateurs peuvent voir des articles numériques et habiller leur avatar). Elles peuvent également y organiser des événements thématiques et maintenir une communauté autour de la marque dans cet espace virtuel. 

Créer une solution de métavers personnalisée : les entreprises peuvent créer des solutions métavers personnalisées avec des fonctionnalités d’applications qui répondent à leurs propres besoins commerciaux. Par ailleurs, des marques pourraient transformer leur propre métavers en un écosystème de leur créneau particulier. 

De nombreuses opportunités existent, mais les coûts de développement sont encore élevés et ce sont principalement les grandes marques qui peuvent pour le moment accéder à cette nouvelle technologie. 

Par ailleurs, selon Gartner, une firme de recherche spécialisée dans le domaine des technologies avancées, des entreprises créeront des métavers de leurs organisations pour offrir à leurs employés un meilleur engagement, une meilleure collaboration et une meilleure connexion grâce à des espaces de travail immersifs dans des bureaux virtuels. 

Un horizon de dix ans pour un développement plus abouti

Le métavers est sans aucun doute en émergence. Gartner le situe même dans un horizon de dix ans et plus et le considère parmi les technologies potentiellement perturbatrices à un stade précoce de développement. Au Québec, un sondage en ligne mené auprès de 1 007 voyageurs québécois issus d’un panel privé révèle que 51% des répondants en ont déjà entendu parler, toutefois 27% ne voient pas bien de quoi il s’agit. 

Bien que le métavers en soit à ses balbutiements, plusieurs industries comme celle du luxe, du jeu vidéo, de la mode, des arts et du divertissement ont déjà acheté des biens ou mené des activités sur le métavers pour mieux comprendre ce nouvel univers.  

Et le tourisme ?

Plusieurs cas d’usages du métavers ont le potentiel d’être appliqués au tourisme : faire la promotion de sa marque, de son établissement ou de sa destination, présenter de l’information essentielle sur son offre de manière immersive, créer des expériences de réservation fluide et réaliste, organiser des événements et des spectacles ou tenir une boutique virtuelle. 

Le fait d’essayer avant d’acheter, même de façon virtuelle, peut augmenter le taux de réservation et de conversion. En hébergement par exemple, le métavers peut permettre aux voyageurs de prendre des décisions d’achat éclairées en vivant une expérience immersive réaliste de leur future chambre d’hôtel et de ses fonctionnalités. Le même bénéfice s’applique au secteur des événements et des banquets, où les caractéristiques des salles sont primordiales et peuvent être mieux perçues et appréciées dans un environnement 3D. 

Des opérateurs touristiques font déjà le pas

En Espagne la station balnéaire Benidorm a annoncé Benidorm Land, un projet pilote qui présente une version virtuelle de la destination aux 140 millions d’utilisateurs de la plateforme de jeux vidéo Steam. Il s’agit d’une preuve de concept pour une future application visant à promouvoir la destination auprès d’un public numérique et à s’ouvrir à un nouveau mode de communication.  

Ibis Styles, la marque hôtelière qualifiée de plus créative du groupe Accor, a débuté dans le métavers en lançant la galerie dart virtuelle «Open to Creators», en partenariat avec un artiste numérique connu mondialement et dont les œuvres numériques seront accessibles via la plateforme spatial.io. La galerie virtuelle suit les derniers événements physiques des nouveaux hôtels ibis Bangkok Silom et ibis Styles Sevilla, où des œuvres originales ont été créées à loccasion de leur ouverture. La galerie se veut modulable et évolutive afin de mettre en avant les prochaines ouvertures dhôtel ainsi que les nouveaux artistes du programme Open to Creators. 

Source: Spatial.io 

Dans le domaine aérien, Qatar Airways a lancé QVerse, une expérience de réalité virtuelle qui permet aux utilisateurs de visiter la zone denregistrement Premium de laéroport international Hamad ainsi que dexplorer virtuellement lintérieur de la cabine. Il s’agit de la première compagnie aérienne mondiale à introduire un équipage de cabine MetaHuman (Sama) qui offre une expérience client interactive. 

Source : qatarairways

Vueling, une compagnie low cost espagnole prévoit d’offrir à ses clients la possibilité de visualiser et de réserver leurs voyages avec le transporteur via un canal de distribution dans le métavers. 

British Airways a introduit la réalité virtuelle dans le cadre de son divertissement en vol en première classe. 

À son tour, Emirates a révélé son intention d’investir 10 millions de dollars dans la création « d’expériences de marque » de signature dans le métavers. 

Pour créer une expérience de magasinage immersif, l’aéroport Heathrow à Londres s’est, quant à lui, associé à des marques de luxe telles que Chanel et leur « vaisseau spatial de beauté », pour permettre aux passagers d’essayer virtuellement des produits. 

Bien qu’encore à ses débuts, le métavers a le potentiel d’enrichir et de faciliter les expériences de voyage avant, pendant et après le séjour et de créer un sentiment d’engagement avec les marques. Face à cette innovation émergente, il s’agit de rester à l’affût des différentes initiatives, d’apprendre, d’explorer et de se préparer.  

Image à la une : Pexels

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Les startups en mode solution

Les startups s’attardent aux enjeux, créent des solutions et investissent dans leur mise en application. Parfois, leurs idées font des coups de circuit, d’autres fois, elles s’éteignent sur-le-champ. Mais les jeunes pousses se relèvent et recommencent, car elles n’ont pour limite que leur courage, leur créativité et leur audace !  

Expérimenter et mieux comprendre

Au fil des cinq dernières années, de nombreuses startups ont marqué l’écosystème du MT Lab de Montréal. Non seulement elles apportent des solutions innovantes sur le marché, mais elles contribuent aussi à recueillir d’importantes connaissances sur l’industrie. Au cours de la période de commercialisation, les entreprises incubées collectent des informations clés qui permettent de mieux comprendre l’ampleur de certains enjeux notamment à travers les obstacles qu’elles rencontrent.  

En 2022, le parcours des jeunes pousses a fait ressortir certains constats, en voici quelques-uns : 

– Le plus grand frein au déploiement d’un tourisme plus durable s’avère la gestion du changement qu’il requiert. L’intérêt des organisations et des consommateurs pour le tourisme durable est bien réel, mais le passage à l’action demeure difficile. Pourtant, le sujet est bien documenté, de plus en plus compris par un nombre grandissant d’acteurs, et les solutions foisonnent. Changer les comportements (individuels et en entreprise) est donc le grand défi.  

-L’importance du virage numérique n’est plus à débattre, pourtant certains petits joueurs peinent à mettre en place un système informatisé minimal. Cette réalité crée un clivage entre les entreprises ; plus les solutions technologiques se développent, plus le fossé se creuse. 

-Les consommateurs sont attirés par des expériences immersives qui font vivre des émotions. Que ce soit par des stimulations sensorielles, l’accès à une offre culturelle rehaussée par les technologies ou encore par l’utilisation de la réalité virtuelle, plusieurs moyens existent pour vivre une profonde connexion avec les produits touristiques. Est-ce que cette tendance est un gage de succès pour le tourisme dans le métavers ? Il y a certes une curiosité pour cet univers, mais l’engouement attendu n’est pas encore observé.   

Expérimenter et braver les enjeux

Les organisations touristiques devront composer avec des enjeux de main-d’œuvre pendant encore plusieurs années. Dans ce contexte, l’expérimentation de solutions doit demeurer prioritaire si l’on veut assurer la compétitivité des entreprises qui œuvrent dans le secteur. À cet effet, quelques startups de la 6e cohorte du MT Lab s’attaquent à divers défis sous-jacents au besoin criant de solutions pour la rétention d’employés. En voici trois : 

-Simplifier le recrutement pour combler les emplois saisonniers en facilitant le partage et la répartition des talents avec l’outil de Tempin. 

-Mieux accueillir les travailleurs étrangers et veiller à leur intégration sur les plans professionnel, personnel et culturel avec l’approche personnalisée d’Erablee. 

-Faciliter la gestion des avantages sociaux et aider les employeurs à se distinguer des autres en proposant des bénéfices diversifiés qui répondent aux réels besoins des employés avec la solution Tedy. 

En ce début d’année 2023, de nombreuses incertitudes planent sur l’industrie. Rester agile et prêt à essayer de nouvelles façons de faire sera sans doute la meilleure manière de déjouer les soubresauts qui ponctueront les mois à venir ! 

Source de l’image à la une : Mt Lab 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

 

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Un balado pour marquer les esprits !

Le balado a le vent dans les voiles

Selon un sondage réalisé en 2021 par la firme de données de consommation Statista, le tiers des Canadiens ont écouté un balado au cours des 12 derniers mois. En Suède, cette proportion s’élève à 47 %. Il s’agit de la population la plus friande de ce type de média. 

À écouter en Suède seulement

La Suède peut aussi compter sur une importante culture du plein air et une forte présence de la nature dans son folklore, tout comme celle des créatures et phénomènes paranormaux. Dans ce contexte, l’organisme de gestion de la destination (OGD) Visit Sweden invite les visiteurs à fréquenter sa nature, coiffés d’écouteurs, au rythme d’un conte à glacer le sang.  

L’objectif de l’OGD consiste à faire sortir les visiteurs des villes afin qu’ils découvrent l’un des patrimoines les plus riches de la destination : sa nature sauvage. Le balado Kiln — trois épisodes d’une trentaine de minutes — est offert sur Spotify, mais uniquement en territoire suédois. L’histoire, conçue de toute pièce par l’auteur John Ajvide Lindqvis, prend tout son sens lorsqu’elle est écoutée en forêt.  

Le microsite qui présente le projet comprend également une liste des parcs nationaux et des lieux les plus propices pour se plonger pleinement dans l’état d’esprit du conte. Voici la vidéo promotionnelle du balado : 

Inspirant pour le Québec

Au Québec, les données de l’enquête NETendances indiquent que 30 % de la population a l’habitude d’écouter des balados. Cette proportion grimpe à 47 % parmi les adultes de 18 à 44 ans. L’intérêt pour les contenus audio est donc bien présent. 

Le folklore québécois comporte aussi de nombreux contes et légendes. Certains pourraient certainement s’arrimer de façon originale et marquante à des activités touristiques permettant aux visiteurs de découvrir ce patrimoine immatériel tout en sillonnant les lieux évocateurs de ces récits.  

Les histoires d’épouvante n’ont pas le monopole du divertissement. Mais selon Statista, la catégorie « True Crime », soit celle qui concerne des crimes, figure parmi les plus populaires. En ce mois des morts, l’initiative de la Suède est particulièrement inspirante.  

Image à la une : Visit Sweden