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Destinations 2.0: top tendance!

Le Web 2.0 offre des opportunités étonnantes et efficaces pour des organisations. Et on ne le répétera jamais assez: les consommateurs font plus confiance aux commentaires des autres clients et aux conseils de certains experts qu’aux sources officielles d’information. Certaines destinations l’ont bien compris et mis en pratique. Voici quelques exemples réussis de destinations qui font parler d’elles par les insiders!

Uwishunu.com (You wish you knew…)

Ce blogue rédigé par une quarantaine de collaborateurs «connaisseurs» présente le côté non traditionnel et contemporain de la ville de Philadelphie. De vrais Philadelphiens révèlent leurs secrets sur les restaurants, les bars, la musique, la culture, la mode, les activités extérieures, le design, etc. L’objectif est de donner l’impression aux visiteurs de vivre comme les résidants de la ville. Le site est créé et géré par la Greater Philadelphia Tourism Marketing Corporation, mais se présente de façon indépendante. Les lecteurs sont invités à évaluer les articles et à écrire leurs commentaires.

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Le site utilise pleinement le Web 2.0 et les médias sociaux avec un blogue, des podcasts, du réseautage en ligne, du partage de photos et de vidéos et des fils RSS. Les gestionnaires du site utilisent même Twitter (outil de réseau social et de microblogging) pour promouvoir des événements.

Uwishunu est également à la base de Illadates, une série hebdomadaire de podcasts vidéos très populaires où deux cinéastes amateurs font visiter les meilleurs endroits de la ville.

Le site est très inspirant et peut servir de modèle à la plupart des destinations et les aider à créer un outil promotionnel plus efficace que de nombreuses autres stratégies Internet, et cela à peu de frais.

Holland.com

L’Office néerlandais du tourisme et des congrès lançait récemment un site tout à fait Web 2.0 visant la clientèle nord-américaine, qui non seulement donne accès à l’information touristique, mais aussi invite les utilisateurs à faire partie de leur communauté virtuelle. Ces derniers peuvent échanger sur leurs voyages passés, publier des articles, des vidéos et des photos, permettant ainsi au site d’évoluer continuellement. À l’aide de fils RSS, on y publie également de l’information provenant d’autres sites tels que Google News, Yahoo Travel et Youtube.

À l’instar de plusieurs sites, Holland.com permet de coter les articles et d’ajouter des commentaires, mettant ainsi les plus pertinents en évidence.

Le contenu est donc rédigé à la fois par ses utilisateurs, par l’Office de tourisme et par quelques tierces parties. Réunir les visiteurs passés et potentiels par diverses nouvelles, vidéos ou commentaires permet de créer une source d’information crédible et de proposer la meilleure expérience possible aux visiteurs.

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L’Office de tourisme ne s’est pas arrêté là et a également ouvert le premier office de tourisme national dans Second Life. Encore un endroit virtuel pour favoriser les échanges réels à propos de leur destination! (Lire aussi: Second Life: le tourisme et les univers virtuels.) Et, surtout, encore une occasion de susciter la réaction des médias!

VisitMyBaltimore

VisitMyBaltimore.com amène la population et les fans de Baltimore à rendre la destination plus attrayante par la mise en ligne de vidéos amateurs présentant leurs sites favoris, les événements à ne pas manquer et les secrets bien gardés. Afin de lancer ce projet et d’encourager les résidants à publier des vidéos, la Baltimore Area Convention and Visitor’s Association (BACVA) a organisé un concours permettant au créateur du meilleur vidéo de remporter un prix de 2007 USD. Pour les petits commerçants, il s’agissait d’une excellente occasion de se promouvoir et peut-être de remporter le prix! D’autres concours suivent afin de garder l’intérêt vivant.

VisitMyBaltimore a eu une autre bonne idée en invitant certaines célébrités à y publier leurs propres vidéos, évidemment très populaires…!

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Ifoundmymontreal.com

Montréal n’est pas en reste et a mis en ligne un blogue où visiteurs, commerçants et organisateurs d’événements peuvent publier leurs pensées, leur commentaires ou promouvoir leur site ou leur événement. IfoundmyMontreal.com est géré par Tourisme Montréal et vise plus particulièrement les clientèles internationales.

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Ce blogue apparaît comme une extension du site FindyourMontreal.com où le contenu provenant de l’Office de tourisme introduit les visiteurs aux festivals, à la cuisine, à l’architecture éclectique, au magasinage, au nightlife ainsi qu’à la scène culturelle. L’information est présentée sous la forme de vidéos, d’images et de podcasts.

Tourisme Montréal procède actuellement à une refonte du site Internet officiel de la destination et celui-ci comprendra un important volet participatif (commentaires, photos, création et partage d’itinéraires).

On récapitule!

Les sites de destination 2.0 où le contenu provient d’insiders ont le clair avantage d’être des sources d’information nouvelles et crédibles. Que le contenu provienne entièrement des résidants ou d’un amalgame de professionnels du tourisme et de collaborateurs choisis, le caractère non officiel jumelé à la possibilité d’interagir, de poser des questions et d’écrire des commentaires donne une perception d’authenticité, une impression de pouvoir expérimenter la destination de la même manière que les résidants la vivent.

Les bons coups à retenir de ces exemples:

  • donner une vitrine aux petits commerçants qui sauront se présenter de façon originale;
  • impliquer quelques célébrités;
  • organiser un concours pour susciter la participation;
  • éveiller l’attention des médias;
  • ajouter du contenu à l’aide de fils RSS, simplement et gratuitement.

Outre la pertinence du contenu, la couverture média dont ont bénéficié ces sites a également joué un rôle dans leur popularité. Le caractère nouveau, jeune, branché et hors des sentiers battus attire et fait parler. Pour les résidants, c’est la possibilité de faire découvrir son coup de cœur et de vivre son «15 minutes de gloire»!

Les plateformes actuelles de création de sites Internet permettent assez facilement d’inclure les fonctionnalités nécessaires à ces nouveaux sites 2.0 (création d’un compte, partage de fichiers, commentaires, etc.) et, surtout, à peu de coûts. Cependant, une petite mise en garde s’impose: malgré la simplicité technologique, la popularité du site n’est pas garantie! Encore faut-il que le projet soit bien planifié, bien communiqué et bien géré. Il doit aussi être facilement référencé par les moteurs de recherche.

Entre autres enjeux, il peut s’avérer difficile d’évaluer avec précision l’impact de ces nouvelles interfaces, mais elles semblent bénéficier d’une bonne visibilité. Également, ces sites doivent veiller au fragile équilibre entre le contenu provenant réellement des usagers et celui provenant de commerçants, de collaborateurs ou de l’office de tourisme. Toute la crédibilité du site est ici en jeu. Et quoique le contenu soit généralement modéré, les blogues s’ouvrent à la critique et aux commentaires négatifs.

Est-ce une tendance à suivre ou à essayer? À vous d’y répondre, mais une fois le bouche-à-oreille enclenché, allez savoir jusqu’où cela pourrait vous mener!

Sur l’influence des clients, lire aussi:
TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence).
Changements technologiques: le consommateur prend le contrôle.
Sur le Web, vos futurs clients lisent les critiques de vos clients actuels!

Sources:

– Sauer, Abram. «Uwishunu», [www.BrandChannel.com], 25 juin 2007.
– [www.uwishunu.com]
– [www.findyourmontreal.com]
– [www.ifoundmymontreal.com]
– [http://us.holland.com/]
– [www.visitmybaltimore.com]

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Projets audacieux et iconiques

Les mots sont inutiles…

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Et, ci-dessous, le futur hôtel spectaculaire Matterhorn Glacier Paradise de Zermatt, juché à 3500 mètres d’altitude. Offrant une vue imprenable sur le célèbre Cervin, ce projet audacieux a été présenté par son créateur,Heinz Julen, lors d’une conférence du Cercle de tourisme de la Chaire de tourisme Transat en octobre 2007. Celui-ci a remporté, en 2006, le grand prix d’un concours d’architecture.

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Source:
– Wales, Suzanne. «The Visionnaries», [www.concierge.com].

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Génération Participation: la société de demain?

Nous vous parlons régulièrement de réseaux sociaux, de communautés virtuelles, de transparence, du pouvoir du consommateur grâce au web 2.0, etc. Derrière ces nouvelles tendances se trame un changement sociétal profond, horizontal et participatif. Voici donc une analyse plus «sociologique» que «touristique» qui tente de synthétiser la vision de l’auteur de Génération Participation et d’expliquer en partie d’où viennent ces changements marqués dans les modes de vie.

Dans son livre Génération Participation. De la société de consommation à la société de participation, Thierry Maillet, un expert du marketing, nous amène à comprendre la génération participation, une classe de valeurs plutôt que d’âge, ainsi que le passage de la société de consommation, telle que nous y étions habitués, à une société de participation. Il s’agit d’un ouvrage crucial pour mieux appréhender la société d’aujourd’hui et de demain alors que les méthodes de travail seront bouleversées et qu’il faudra se réinventer pour gagner la confiance des consommateurs.

Un double essoufflement

La société de consommation, née de l’après-guerre, se transforme parce qu’elle est de moins en moins «possible», et ce, pour deux raisons principales.

La première est que la société, construite sur un modèle de production intensif, surexploite les ressources naturelles de la planète. Ce lien entre consommation et dégradation de l’environnement est devenu évident aux yeux de l’opinion publique au cours des dernières années.

Deuxièmement, les belles promesses du marketing traditionnel ont épuisé les réserves de crédibilité dont elles bénéficiaient. On assiste à un désenchantement face à l’entreprise moderne. Les gens sont désillusionnés et souhaitent de plus en plus une société davantage équitable et responsable.

Ce sont les dommages collatéraux de la société de consommation et ceux-ci ne se résorberont pas en un jour. Toutefois, la prise de conscience de nombreux pays et entreprises permettent un léger optimisme.

Les quatre leviers de la participation: tous interreliés

  • L’apport des progrès de la science. Ils touchent toutes les sphères de la société et personne ne met en doute qu’ils sont spectaculaires. Internet est maintenant le vecteur de la diffusion au plus grand nombre de ces apports.
  • Le basculement des valeurs féminines. L’auteur parle ici des valeurs qui promeuvent l’égalité plutôt que la domination, le sens de l’écoute et de la décision libre plutôt qu’imposée, le droit à la différence plutôt que la recherche de l’harmonisation. La valorisation des sens de l’écoute et du partage nourrirait cette orientation plus équilibrée de la société.
  • Une éducation constamment améliorée. Aussi imparfaits soient-ils, les systèmes d’enseignement cheminent et la transmission des nouvelles valeurs de partage et de sens de l’écoute revient tout naturellement à l’éducation.
  • L’ouverture aux autres. Le développement des pays les plus peuplés de la planète (Chine, Inde, etc.) représente une formidable possibilité d’enrichissements financier et mental. Nous assistons à la rencontre de la jeunesse et de la vitalité des pays en développement avec la maturité et l’expérience des pays développés.

L’accumulation des découvertes de la science, leur transmission grâce à l’éducation et l’utilisation des notions de partage diffusées par les valeurs féminines contribuent à cette volonté de participation croissante des individus. De plus, les nouveaux pays désirent participer.

La participation est technologique

La révolution technologique n’est plus à expliquer. La musique et les films se téléchargent gratuitement depuis longtemps, Microsoft vient de révéler son code source, des milliers d’entreprises ne vivent que par e-Bay, et Wikipedia est l’entreprise universelle qui n’appartient à personne et à tout le monde.

La technologie a façonné la génération des jeunes nés après 1980. Le taux de pénétration d’Internet et des téléphones cellulaires atteste de leur appartenance à une ère nouvelle. C’est avec eux que se construit la Génération Participation, mais ils n’en sont pas les seuls adeptes. Ils expriment leur volonté d’implication et de connexion à travers les nouvelles technologies et s’en servent pour communiquer et participer. Cette idée est bien exprimée par la popularité des réseaux sociaux (Facebook, MySpace, etc.).

Les entreprises s’ouvrent à la participation

La participation s’accroît dans le monde de l’entreprise: entreprise 2.0, entreprise étendue, en réseaux, etc. Toutefois, celles-ci se trouvent dans une situation délicate. D’un côté, les actionnaires s’attendent à recevoir des dividendes et, de l’autre, elles sont confrontées à des pressions sociales et environnementales de la population qui sollicite davantage de transparence, d’éthique et d’engagement de la part des entreprises.

Amazon facilite la communication entre les auteurs et les acheteurs. Une compagnie de téléphonie mobile française permet à ses employés de s’engager au sein d’une association et d’y œuvrer durant les heures de travail. Plusieurs sociétés, telles qu’eBay et Facebook, tentent de s’effacer au profit du besoin du consommateur et se veulent facilitatrices (au service du consommateur) et non prescriptives (de ce qui est bon pour lui). Grâce aux nouvelles technologies, l’implication des citoyens croît et les marques font de plus en plus appel au consommateur pour connaître son opinion et même co-concevoir des produits et des services. Le blogue du vice-président marketing de Boeing offre un bon exemple d’une entreprise qui a échangé avec ses clients sur certains aspects critiques de la conception de la nouvelle génération de l’avion 787 Dreamliner.

Les organisations souhaitant fonctionner sur le mode participatif doivent modifier progressivement leurs méthodes de travail ainsi que la répartition des pouvoirs. Elles sont amenées à décider de leur approche: séduire ou expliquer, vendre ou convaincre, imposer ou faciliter.

Le marketing devient participatif

Les entreprises ne peuvent plus continuer à pratiquer un marketing tourné vers elles-mêmes sans tenir compte de la volonté d’implication du consommateur. C’est un retour au marketing de la demande. Et ces consommateurs désireux de s’impliquer dans la société apportent avec eux 60 années d’apprentissage de la consommation.

Un dialogue s’installe, l’entreprise prend le point de vue du consommateur, fait tester ses produits et crée ses publicités avec son aide. On observe aussi une hausse de la publicité participative (marketing viral, publicité réalisée par les consommateurs, etc.). Enfin, le rôle social de l’organisation devient un élément clé de son marketing.

Coca-Cola apporte un exemple du changement d’orientation de la publicité. Après des années à vendre un style de vie, sa dernière publicité explique comment on fabrique un Coca-Cola. Tout simplement.

Une prédominance de la Génération Participation dans un proche avenir?

L’auteur soulève l’idée que la Génération Participation pourrait devenir la nouvelle classe dominante et concrétiser ainsi le passage d’une société de consommation à une de participation. En effet, cette génération dicte déjà aux entreprises de grande consommation la conception de leurs produits, parfois de façon informelle, d’autres de façon collaborative. Aujourd’hui, le partage d’information est clairement établi. Demain sera-t-il le partage de biens?

Quoiqu’il en soit, et même si beaucoup de questions non résolues ou de contradictions demeurent, il importe de comprendre l’évolution de la société dans laquelle nous vivons pour ensuite y œuvrer efficacement et perdurer.

Sources:
– Maillet, Thierry. «Génération Participation. De la société de consommation à la société de participation», MM 2 Éditions, Paris 2006.
– Richebois, Véronique. «La ‘Génération Participation’ au pouvoir», Les Échos.fr, le web de l’économie, 6 novembre 2007.

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Marketing Tendances

Une fois à destination, quels services le touriste choisit-il?

Toute la planification d’un voyage ne se fait pas avant de partir et de nombreuses décisions se prennent une fois à destination ou en transit. Une récente étude rapporte des faits et des chiffres relatifs au processus de décision et aux sources d’information à destination en fonction du but de voyage et de l’origine des visiteurs. Bref, des outils et des précisions pour mieux rejoindre la clientèle, parce que l’éventail des actions doit varier selon le type d’entreprise!

Le processus décisionnel est complexe, particulièrement en ce qui concerne les voyages, en raison du caractère intangible des services liés à l’expérience et certaines facettes entraînent plus d’incertitudes que d’autres. On parle de décisions principales, telles que le choix de la destination, la durée du voyage, l’hébergement et le budget de voyage, ou de décisions secondaires, les divertissements et les repas par exemple, ces derniers étant souvent finalisés une fois à destination. Quoique cette affirmation soit acceptée de tous, il s’agit d’un thème très peu documenté.

Vers une compréhension du processus décisionnel

Une étude de la revue International Journal of Tourism Research apporte des précisions quant au moment où les décisions sont prises ainsi que sur les sources d’information à destination. Néanmoins, bien que les conclusions de l’étude soient pertinentes, il faut les lire avec discernement puisque l’enquête dont il est question concerne un site précis, en l’occurrence une destination internationale du centre de la Floride; les résultats pourraient être différents pour d’autres destinations ou encore d’autres échantillons de clientèle.

L’hébergement et le moyen transport sont clairement des décisions prises avant le départ (dans 90% des cas). À l’opposé, les choix relatifs à la restauration et à l’alimentation sont le plus souvent effectués sur place (70%), en transit ou à plus d’une étape. Les divertissements et les loisirs sont choisis autant avant de partir que sur place (graphique 1).

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Source: International Journal of Tourism Research, 2007

 

La force des sources d’information référentielles à destination

Les sources d’information les plus fréquentes concernant les décisions prises à destination sont les recommandations (graphique 2).

Les conseils des parents et des amis représentent la principale référence pour tous les types de décision. L’étude ne précise pas la proportion de répondants qui voyagent dans le but de visiter des parents ou des amis et ceux-ci sont inclus dans les voyages d’agrément (plus de 70% des répondants).

Le personnel des offices de tourisme est également consulté par les voyageurs, plus particulièrement sur les divertissements et les loisirs. Quel que soit le service recherché, la clientèle interroge assez régulièrement le personnel hôtelier (une source citée par un quart des répondants), mais peu le personnel de restauration. Enfin, les recommandations de la population locale (autre que le personnel touristique ou les parents et les amis) affectent plus significativement les choix en matière de divertissement, de restauration et d’alimentation que ceux qui concernent les loisirs.

La catégorie «autres» sources d’information à destination comprend le plus souvent des expériences personnelles ou antérieures ainsi que l’Internet.

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Source: International Journal of Tourism Research, 2007

 

Les caractéristiques des voyageurs affectent le processus décisionnel

L’étude apporte également des indications quant au moment où les décisions sont prises en fonction du sexe, du but du voyage et de l’origine des voyageurs.

  • Les femmes ont davantage tendance à planifier leur voyage à l’avance, particulièrement la portion divertissements et loisirs.
  • Ces mêmes décisions sont également prises plus souvent avant le départ pour les voyageurs d’agrément, contrairement aux voyageurs d’affaires qui décident plutôt sur place.
  • Les voyageurs domestiques semblent décider de leurs divertissements avant le départ plus souvent que les voyageurs internationaux.

Il ne s’agit que de pistes d’information, mais celles-ci suggèrent que les organismes souhaitant mieux connaître le processus décisionnel de leur clientèle devraient tenir compte de tels indicateurs. Par exemple, sachant que les voyageurs d’agrément choisissent leurs divertissements avant de partir plus que les voyageurs d’affaires, les entreprises visant cette clientèle devraient, dans leur publicité ou leur site Internet, mettre l’accent sur les activités ludiques.

Un aperçu de la clientèle montréalaise

Une étude de Tourisme Montréal et Convercité (réalisée en 2003) nous apprenait que 43% des visiteurs de la métropole avaient décidé des activités qu’ils allaient réaliser avant leur arrivée. L’autre 57% avait plutôt choisi de prendre ces décisions soit une fois à destination, soit tout à fait spontanément. (Lire aussi: Processus décisionnel des touristes à Montréal.) Ces proportions confortent l’idée qu’il est important de savoir bien accueillir et informer nos touristes!

Deux préceptes à retenir et à intégrer dans l’approche marketing

Ce sont clairement les décisions relatives à la restauration, au divertissement et au loisir qui sont régulièrement prises une fois à destination. C’est donc sur ces thèmes que devraient être formés les employés qui sont en contact avec la clientèle touristique.

L’étude met aussi en évidence l’importance de la population locale dans le processus décisionnel d’un voyageur. Les résidants sont perçus comme les experts de la destination et comme étant objectifs. Plus précisément, les entreprises de loisir, de divertissement et de restauration peuvent tirer profit des recommandations des résidants de la destination. En tissant des liens avec la communauté, elles augmentent leurs chances de réussir leur marketing viral avec la clientèle. (Lire aussi: Vous connaissez l’offre touristique de votre région? Vraiment?)

Prédiction

Avec le déploiement du Web 2.0 et l’utilisation massive des téléphones cellulaires, les touristes ont déjà accès à des conseils et à des recommandations en temps réel. Misons que cette façon de fonctionner explosera! Entre les choix de restaurants listés dans votre guide touristique et ceux ayant une grande cote de popularité auprès de la population locale, lesquels choisiriez-vous si vous aviez accès à cette information au creux de votre main?

Sources:
– DiPietro, Robert B., Youcheng Wang, Paul Rompf et Denver Severt. «At-destination Visitor Information Search and Venue Decision Strategies», International Journal of Tourism Research, no. 9, 175-188, 2007.
– Tourisme Montréal et Convercité. «Enquête sur le processus décisionnel des touristes à Montréal», 8 décembre 2003.

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Quand destinations et entreprises prennent le virage famille

Au cours des dernières années, les valeurs familiales ont grimpé dans l’échelle des priorités des gens et cela se répercute sur la volonté de voyager en famille. Mais attention, la tendance n’est plus aux vacances traditionnelles, les familles cherchent dorénavant à donner un sens à leurs projets de voyages qui doivent être plus actifs et, surtout, composés d’expériences uniques.

Les voyages en famille ont la cote

Du côté de la clientèle américaine, un voyage sur quatre inclut des enfants. Selon la firme de recherche D.K. Shifflet & Associates, les voyages d’affaires incluant la famille affichent également une croissance. En 2006, environ 14% des voyageurs d’affaires américains étaient accompagnés de membres de leur famille lors de leurs déplacements, comparativement à 11% en 2000.

Un récent sondage d’American Express effectué auprès de ses agents de voyages a mesuré la popularité des séjours en famille aux États-Unis. Près de quatre agents sur cinq (79%) ont identifié ce segment de clientèle comme étant le plus porteur en termes de tendances de voyages à l’été 2007. Selon l’étude, les principaux éléments déclencheurs pour les vacances familiales sont:

  • la volonté d’introduire les enfants à des cultures, à des coutumes et à des modes de vie différents;
  • la possibilité de vivre en famille de nouvelles expériences;
  • le désir de créer des moments mémorables.

Parmi les autres variables d’importance, on pourrait ajouter le sentiment d’en avoir pour son argent et la volonté de passer du temps avec ses proches.

Les parents sont les premiers à constater que les vacances familiales d’aujourd’hui prennent un visage beaucoup plus complexe et exotique que lorsqu’ils étaient eux-mêmes enfants. Par conséquent, les budgets qu’ils y accordent sont supérieurs et ils valorisent davantage l’hébergement en hôtellerie.

Une autre étude, cette fois de la Travel Industry Association (TIA), dresse un palmarès plus classique des principales activités auprès des familles américaines en voyage:

  • le magasinage (32%)
  • la participation à un événement social ou familial (31%)
  • les activités de plein air (14%)
  • la plage (12%)
  • les parcs à thème (12%).

La demande pour les vacances multigénérationnelles avec les grands-parents suscite aussi beaucoup d’engouement. D’ailleurs, les grands-parents voyagent de plus en plus fréquemment seuls avec leurs petits-enfants. Les nombreuses familles recomposées embrassent aussi cette tendance, sans oublier un nombre croissant de familles élargies ou atypiques qui s’unissent dans le but de voyager collectivement.

La tendance se confirme au Québec

Le nombre de Québécois ayant réalisé un voyage d’agrément avec des enfants au cours des 12 derniers mois est à la hausse. Lors de la dernière enquête de Print Measurement Bureau (PMB 2007), un sommet de 895 000 Québécois ont effectué un voyage en famille au Canada. La récente augmentation est encore plus marquante pour les vacances à l’étranger, avec un total de 472 000 personnes.

 

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Le nombre de Canadiens ayant effectué un voyage de vacances au Québec au cours des 12 derniers mois selon l’âge des enfants au foyer se répartit de la façon suivante:

  • 0-2 ans: 306 000
  • 3-11 ans: 794 000
  • 12-17 ans: 946 000

Comprendre la famille

Pour les parents de la génération X (nés entre 1967 et 1979), la vie ne se limite pas au travail. Ils veulent obtenir du temps de qualité en famille. En outre, plusieurs parents doivent composer avec l’éclatement de la famille et cette dernière passe souvent avant le travail. C’est ainsi qu’ils accordent une importance prioritaire à inclure leurs enfants dans leurs plans de voyages, que ce soit par plaisir ou par affaires.

Il est donc important que les gestionnaires désireux de cibler le segment des familles prennent en compte leur état d’esprit dans la société d’aujourd’hui. Voici quelques éléments qui caractérisent la famille et exercent une influence sur le comportement de voyage et le processus de décision:

  • La tendance aux deux parents qui travaillent suscite un important sentiment de culpabilité en ce qui concerne les vacances. Préoccupés par cet éloignement quotidien, les parents considèrent les voyages familiaux comme une priorité et une occasion de se rapprocher.
  • Les parents sont beaucoup moins réticents à ce que leurs enfants prennent congé de l’école pour des vacances. Ils perçoivent le voyage comme une expérience enrichissante pour eux.
  • Les parents recherchent des vacances qui leur permettront de combiner des activités familiales, des programmes organisés pour enfants et du temps spécifiquement pour eux.
  • La principale crainte des parents touchant les services de garde ou les programmes dédiés aux enfants est liée à la qualité du personnel et à la sécurité. Le professionnalisme et la qualification des employés concernés constituent une priorité.
  • Les horizons de voyage se sont énormément élargis. De plus en plus de parents partent à la découverte de destinations variées dans le monde, particulièrement lorsque leurs enfants ont plus de 10 ans.

Des exemples de virages famille

Certaines destinations et secteurs d’activités accordent une attention toute particulière au créneau familial. Des compagnies de croisières investissent massivement en proposant par exemple une piscine avec écran géant de cinéma (photo), un parc aquatique, des clubs réservés aux enfants, des programmes structurés allant d’expériences scientifiques à la chasse aux trésors, en passant par la séance de fabrication de pizzas. Plus de un million d’enfants ont effectué une croisière internationale en 2005.

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Dans le secteur de l’hébergement, la chaîne hôtelière Marriott s’est associée avec Nickelodeon afin de créer une vingtaine de resorts haut de gamme avec parc aquatique, visant ainsi le créneau vacances d’affaires en famille. Les hôtels Omni au Texas ont lancé leurs Kids’ Sensory Suites, unités complètement adaptées aux enfants. L’hôtel Homestead en Virginie offre un programme de littérature pour enfants avec des sessions de lecture et invite même à l’occasion des auteurs. Plusieurs établissements proposent un service de garde avec des moniteurs formés en premiers soins qui jouent le rôle d’accompagnateur à la piscine ou lors d’excursions au musée ou au parc.

 

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Forte d’une offre touristique familiale très riche, la ville de Copenhague au Danemark déploie beaucoup d’efforts pour courtiser ce marché. Le portail de destination Visitcopenhagen.com consacre une section complète (Kids Height Copenhagen) de son site au tourisme en famille (voir photo).

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Certaines destinations commencent leur accueil dès l’aéroport avec des aménagements dédiés aux enfants, tels qu’un environnement interactif sous le thème de l’aviation à Chicago ou la section Kidport conçue par le Children’s Museum of Boston. Soulignons un autre type de conciliation intéressante: au Japon, les enfants de moins de six ans n’ont pas à payer dans la plupart des restaurants ni dans les trains.

Livrez le bon message

Les secteurs d’activités et les destinations qui souhaitent s’adresser à ce segment de marché devront notamment s’assurer de rendre facilement accessible toute l’information pertinente aux parents sur des aspects tels que la sécurité, les services de garde, les activités pour enfants, etc.

Le bouche-à-oreille s’avère particulièrement efficace auprès de ce segment et les parents accorderont beaucoup d’importance aux commentaires des autres parents fréquentés à la garderie, à la piscine, dans les petites ligues sportives, etc. Comme la tendance est aux voyages en famille élargie, n’hésitez pas à offrir des promotions qui proposent aux parents d’inviter les grands-parents, les oncles, les tantes, etc. La volonté des familles de voyager est plus présente que jamais, à vous de leur livrer le bon message et des expériences stimulantes.

Sources:
– EPM Communications. «Sponsored Play Areas, Product Demos Emerge as Youth Marketing Opportunities in U.S. Airports», Youth Markets Alert, 1er septembre 2007.
– Goldstein, Michael. «Family Travel – Japan with Junior», Hemispheres, avril 2007.
– Hendricks, Nicole. «Room for Everyone: From Condos to Cruises, Options for Multigenerational Travel Experience Abound», Business First, 30 mars 2007.
– Levere, Jane. «America’s Best Family-Friendly Hotels», Forbes Traveler, 29 juin 2007.
– Rosenwald, Michael S. «Slides, Slime and Suites», Washington Post, 1er juillet 2007.
– Schlesinger, Mitchell J. «Family Travel: The Largest Demographic Target Group», Demographics & Psychographics, mai 2007.
– Wilkening, David. «Business Travelers Taking the Family Along», 21 juin 2007.
– Witt, Kathy. «Cruise Lines Court Families», The Tennessean, 25 mars 2007.

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Gestion Tendances

Petit guide du «parfait» globe-veilleur: soyez à l’affût des tendances

Suivre les tendances de votre domaine d’activité ne devrait pas se résumer à lire le Globe-Veilleur… si intéressant soit-il! Dans ce monde où l’on a maintenant accès à une mer d’information, suivre l’évolution des tendances est à la portée de tous. Cependant, cela peut s’avérer moins évident qu’il n’y paraît et le principal défi demeure: tirer profit des tendances pour innover.

Des milliers de brillants professionnels et d’amateurs ne se contentent plus d’observer, de réfléchir et d’innover; ils partagent dorénavant leurs connaissances en ligne. Cette avalanche de réflexions, de nouvelles idées et de tendances peut vite devenir une surcharge d’information et il n’est pas toujours aisé d’en dégager l’essentiel. Voici donc un petit guide pour vous initier à suivre les tendances qui vous concernent.

Préambule: qu’est-ce qu’une tendance?

Trend Watching propose la définition suivante: une manifestation de quelque chose qui réveille ou fait resurgir un besoin, un désir ou une valeur des consommateurs.

Cette définition sous-entend donc que les besoins humains ne changent pas vraiment, mais qu’ils peuvent être ranimés ou desservis d’une nouvelle façon. Par exemple, l’homme a toujours voulu contrôler son univers, ou du moins en avoir l’impression, et si les nouvelles technologies de l’information sont si populaires c’est qu’elles le placent dans le siège du conducteur!

Attention aux perceptions erronées:

  • Il ne s’agit pas de lire l’avenir dans une boule de cristal et d’imaginer à quoi ressemblera le monde dans quinze ou vingt ans, mais plutôt d’observer et de comprendre ce qui se passe déjà, les grands courants comme les plus subtils.
  • C’est une erreur de considérer un nouveau gadget comme une tendance de consommation. Cela ne change pas nécessairement les habitudes en profondeur.
  • Les tendances ne s’appliquent pas à tout le monde: le paradis pour certains peut s’avérer l’enfer pour d’autres. Il en va de même pour les tendances (voir illustration).
  • La nouveauté ne tue pas nécessairement ce qui existait déjà. Le commerce en ligne peut bien exploser, celui de détail est loin d’être mort!

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Leçon 1: identifiez les raisons de votre veille

Suivre le rythme peut être amusant et donner l’impression d’être in et au courant de ce qui se passe. Mais suivre les tendances devrait toujours conduire à des innovations profitables pour l’entreprise.

Leçon 2: ayez une opinion

Avoir un point de vue sur le monde environnant vous aidera à analyser les tendances selon un contexte et, ainsi, à mieux les comprendre. La curiosité et l’ouverture d’esprit sont cruciales pour élargir ses perspectives. Cela n’est pas toujours simple, chacun ayant ses croyances.

Voici quelques conseils pour observer plus objectivement le monde qui vous entoure:

  • N’observez pas seulement votre industrie. Cela limiterait vos sources d’inspiration et vous ferait passer à côté d’importants changements dans les attentes des consommateurs.
  • N’épiez pas vos concurrents. Être obsédé par la concurrence vous mènerait inévitablement à les copier. Pour innover, il faut regarder là où la compétition n’est pas!
  • Ne prenez pas vos désirs pour la réalité collective. Vous n’êtes pas nécessairement comme votre consommateur et, même si vous n’êtes pas intéressé par une nouveauté, d’autres le sont.
  • Posez des questions. Au lieu d’écarter un sujet, demandez-vous «pourquoi» telle ou telle chose arrive, d’où cela vient-t-il, pourquoi cela intéresse-t-il les consommateurs?
  • Essayez vous-même un nouveau service ou produit pour mieux le comprendre.
  • Débarrassez-vous de vos tabous, préjugés et pensées négatives. Ils nuisent à la créativité et à la compréhension de la clientèle.

Leçon 3: cueillez l’information

Au lieu de vous plaindre d’être submergé d’information, célébrez l’incroyable univers de ressources – très souvent gratuites – disponibles au bout de vos doigts. La liste des sources d’information est trop longue pour que nous l’abordions ici, mais pensez aux alertes Google, aux fils RSS et aux bulletins qui vous acheminent directement les nouveautés.

Si vous vous demandez par où commencer à investiguer en profondeur un sujet qui vous captive, pensez à consulter les sources des articles. Avez-vous déjà voulu en savoir davantage sur un sujet d’analyse du Réseau de veille? Avez-vous consulté les sources (à l’intérieur et à la fin des textes)?

Leçon 4: structurez votre pensée

Une fois votre esprit ouvert et votre toile de ressources tissée, comment donner un sens à tous ces renseignements et, surtout, comment comprendre les impacts des tendances observées? Les méthodes peuvent varier, mais la recommandation de Trend Watching et du Réseau de veille est de structurer les observations dans un cadre d’analyse. Les tendances sont soit de type macroéconomique, de consommation ou concernent une industrie. De ces trois grands paliers découlent des sous-catégories. À vous d’élaborer un cadre d’analyse qui vous permette de suivre vos sujets d’intérêt. Par exemple, le cadre du Réseau de veille s’exprime par les grandes catégories d’analyses (marchés géographiques, ressources humaines, enjeux, etc.). N’oubliez pas cependant que les tendances entrecroisent divers thèmes.

Leçon 5: appliquez les tendances

Vous voilà à l’étape ultime de votre démarche. Pour y arriver, demandez-vous si la tendance discutée a le potentiel de:

  • façonner ou d’influencer la vision de votre entreprise;
  • générer un concept d’affaires novateur, une nouvelle division ou une marque inédite;
  • créer un nouveau produit ou service pour un segment de clientèle;
  • améliorer vos communications marketing ou vos relations publiques pour montrer aux consommateurs que vous suivez la tendance et comprenez leurs attentes.

Postface: commencez doucement!

Professionnels et gestionnaires occupés, vous n’avez pas le temps de vous tenir à l’affût de toutes les tendances? Notre dernier conseil: commencez doucement et attardez-vous à un ou deux phénomènes nouveaux que vous suivrez à travers quelques sources. Rapidement, vous deviendrez plus avisés sur notre société si divertissante.

Source:
– TrendWatching. «Top 5 Trend Watching Tips», www.trendwatching.com, septembre 2007.

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Produits et activités Tendances

Les tendances du tourisme d’aventure

Si l’on tient compte de l’équipement récréatif et de l’hébergement, le secteur de l’aventure représente aujourd’hui une industrie d’environ 850 milliards USD. Les voyages d’aventure organisés ne constituent qu’une part de ce secteur, mais une part importante. Quant au tourisme de plein air, il compte pour au moins un cinquième de toute l’industrie touristique. Les tendances qui marquent ce secteur ne sont par conséquent pas négligeables pour notre industrie.

Croissance

Au cours des dernières décennies, le secteur commercial du tourisme d’aventure n’a cessé de croître. De nombreuses personnes ayant de l’argent mais peu de temps pour le dépenser et jouissant d’une bonne forme physique considèrent maintenant l’aventure comme une série d’activités de villégiature qu’ils peuvent s’offrir à l’occasion, plutôt que comme une discipline dans laquelle investir temps et argent afin d’acquérir de l’équipement et des compétences à long terme. Le secteur se développe donc auprès de la clientèle tant expérimentée que novice.

Pyramide des prix

L’industrie du tourisme d’aventure est constituée, soit d’un petit nombre de produits très onéreux, dont le prix élevé s’explique par la nécessité d’utiliser un équipement spécialisé, par l’éloignement ou les compétences préalables requises, soit par de nombreuses activités de courte durée, peu chères, ne nécessitant pas de compétences particulières et se déroulant dans des lieux accessibles, près des principaux points d’entrée et de sortie des touristes.

Des produits de plus en plus luxueux

Les amateurs de tourisme d’aventure peuvent s’offrir de plus en plus de luxe: les autobus transportant les randonneurs sont toujours plus confortables; les auberges accueillant les adeptes de l’héliski ou de la plongée sous-marine possèdent des spas et mettent à la disposition de leur clientèle des services de massothérapie; les entreprises de plongée, de surfboat et d’héliski fournissent des avions privés nolisés particulièrement somptueux; les bateaux de croisière possèdent des suites équipées d’un téléphone satellite et certains disposent même d’un hélicoptère à bord. C’est presque devenu une évidence: les voyagistes qui réussissent sont ceux qui offrent des produits de plus en plus luxueux.

Destinations d’aventure

Le nombre de destinations touristiques qui se commercialisent spécifiquement comme des destinations d’aventure, en utilisant souvent le terme «capitales de l’aventure», a grandement augmenté au cours des dernières années. Certaines d’entre elles, établies depuis longtemps, décident de concevoir de nouveaux produits ou d’adopter de nouvelles stratégies de marketing. D’autres s’avèrent des destinations moins fréquentées qui souhaitent développer le tourisme en offrant toute une gamme de produits d’aventure. D’autres encore utilisent l’aventure comme outil de marketing. Quoi qu’il en soit, les séjours d’aventure croissent rapidement, en nombre, en envergure et en variété.

Migration touristique

Dans certaines régions, la possibilité de faire des activités de plein air et, à un degré moindre, la vente de produits d’aventure ont donné lieu à une migration touristique qui, à son tour, a entraîné une croissance du tourisme d’aventure, la clientèle migrante recherchant des produits commerciaux qui répondent à son style de vie.

Forfaits au détail

De nombreux voyagistes offrent toute une gamme de produits dans différentes destinations, sans nécessairement maintenir une base opérationnelle à chacune d’entre elles. La plupart sont des forfaitistes qui vendent au détail différents produits touristiques locaux à une clientèle internationale. D’autres, des voyagistes spécialisés, présentent un même type de produits ou d’activités dans plusieurs destinations différentes.

Combinaisons de produits

Il est maintenant monnaie courante, pour les voyagistes, de proposer une gamme d’activités d’aventure différentes à une même destination de voyage. Celles-ci, offertes à prix réduit en un regroupement d’activités individuelles, sont vendues souvent sous la forme de «combos». Certains se composent d’un programme organisé par différentes compagnies en un même Celebrity Nudes endroit alors que, dans d’autres cas, une seule entreprise achète des concurrents locaux qui proposent des activités différentes ou encore acquiert l’équipement, le personnel et les permis nécessaires pour offrir elle-même ces activités.

Marketing croisé

Il existe une forte tendance à accroître les stratégies de marketing croisé entre les produits de tourisme d’aventure et d’autres produits achetés par les mêmes consommateurs. Ces liens se créent par le biais de magazines, d’envois postaux, d’encarts publicitaires, de sites Internet, de la télévision, de films, de la mode, des boutiques et du marchandisage, des téléphones cellulaires, des lecteurs de musique et de certains établissements de divertissement, comme les boîtes de nuit.

Voyages d’«exploration»

De nombreuses entreprises de tourisme d’aventure haut de gamme ont maintenant ajouté des expéditions d’«exploration» à leurs activités habituelles. Il ne s’agit pas nécessairement de premières ascensions, descentes ou traversées, mais ce sont généralement de nouveaux itinéraires, en tout cas pour l’entreprise qui les propose. Le terme est utilisé tant comme procédé de marketing, pour attirer les aventuriers, que comme avis de non-responsabilité, pour prévenir la clientèle que le voyage ne se déroulera pas nécessairement sans accroc ni exactement selon les plans.

Itinéraires flexibles

D’autres voyagistes annoncent que leurs horaires ou itinéraires sont flexibles et que cela fait partie de l’aventure. Cette approche est utilisée d’une extrémité à l’autre de l’échelle économique, des simples voyages en autobus jusqu’aux luxueuses croisières polaires.

Imitations et acquisitions

La création d’un nouveau produit de tourisme d’aventure requiert des investissements considérables pour la conception et la mise en marché. Une fois qu’un produit a acquis une certaine notoriété, d’autres entrepreneurs tentent souvent de s’en porter acquéreur ou d’offrir un produit d’imitation, à prix réduit. Le risque est particulièrement grand pour de nouveaux produits créés dans les pays en développement. On en connaît maintenant plusieurs exemples.

Assurances

En raison de la possibilité de litiges, particulièrement en Amérique du Nord, les fournisseurs de produits de tourisme d’aventure sont devenus de plus en plus soucieux de se protéger contre d’éventuelles poursuites, ce qui a donné lieu à des clauses et à des avis de non-responsabilité de plus en plus longs et complexes et à des primes d’assurance de plus en plus élevées. Il y a même des pays où de nombreux fournisseurs de certains types d’activités ont été forcés de se retirer du marché. Cette réduction de la concurrence a fait grimper les prix, permettant aux entreprises restantes de couvrir l’augmentation de leurs frais d’assurance. L’imposition légale d’un plafond de responsabilité, de façon générale comme en Nouvelle-Zélande, ou selon l’activité comme dans certains États américains, est de plus en plus importante pour l’avenir de l’industrie.

Source:

– Buckley, R. 2006, Adventure Tourism, CABI, Oxford, [www.cabi.org].

Ralf Buckley, professeur et titulaire,Chaire en écotourisme, School of Environmental and Applied Sciences, Griffith University (Australie)

Champs d’expertise:

  • Écotourisme
  • Impacts environnementaux du tourisme
  • Développement durable

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Technologies Tendances

En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?

Dans un article du dernier Globe-Veilleur, nous expliquions pourquoi Facebook est devenu en très peu de temps un acteur majeur parmi les grandes communautés virtuelles et constituait en soi un nouveau phénomène de société. Regardons maintenant sa sphère d’influence au sein de l’industrie touristique, alors que plusieurs intervenants québécois ont commencé à l’adopter.

Quelques exemples touristiques concrets

Tourisme Montréal faisait état, dans sa publication Cultur@ de septembre dernier, de la grande compatibilité de Facebook avec les milieux urbain et culturel. Ces acteurs attirent déjà le segment de clientèle des 18-35 ans, lesquels sont les plus actifs sur Facebook. Plusieurs organisations s’en servent comme outil de communication auprès de certaines clientèles. C’est le cas par exemple du groupe Mutek qui réunit plus de 300 amoureux de musique électronique, qui agissent à leur tour comme des multiplicateurs. L’événement culturel «Les Rendez-vous du cinéma québécois» tire également son épingle du jeu sur Facebook, en y effectuant la promotion de ses activités auprès de son public: une communauté de près de 600 membres, adeptes du cinéma québécois (voir illustration).

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Dans le secteur hôtelier, certains établissements désirent promouvoir la tenue d’événements ponctuels comme des «5 à 7» professionnels, des soirées de retrouvailles ou des expositions artistiques. Par exemple, les hôtels-boutiques montréalais, le Place d’Armes et le Nelligan, profitent du marketing viral pour mousser leurs activités et envoyer des invitations à des clients potentiels. Le propriétaire de ces établissements, M. Dimitri Antonopoulos, mise sur son propre réseau d’amis Facebook pour effectuer du e-marketing et il obtient des résultats probants. Des galeries d’art adoptent la même stratégie pour annoncer un vernissage à venir. Des stations de ski en tirent profit pour stimuler les échanges entre les mordus de leur montagne, pour promouvoir leurs nouvelles passes de saison, etc. Et il s’agit, dans tous les cas, de publicité gratuite.

De plus en plus d’entreprises adoptent aussi Facebook comme outil de recrutement. Sa structure en fait un outil précieux et facile d’utilisation pour recruter des candidats en fonction de leurs qualifications, de leur employeur, de leur titre professionnel et de leur localisation géographique. Les réseaux de contacts professionnels peuvent aussi être mis à contribution pour faire circuler efficacement l’information sur un poste à combler. Un employé peut, pour sa part, signifier sa disponibilité.

Plusieurs acteurs touristiques développent des applications

L’ouverture technologique aux modules externes (widgets) permet d’attirer de nombreuses entreprises qui en profitent pour greffer leurs services à la plateforme Facebook. On recense déjà plus de 4000 applications diverses et gratuites (dont 131 associées au voyage) développées par des acteurs intermédiaires. Voici quelques exemples appliqués au tourisme:

  • «Mobissimo Travel» pour obtenir directement les tarifs des partenaires touristiques de ce métamoteur de recherche.
  • «Hostels» pour rechercher des auberges ou des gîtes partout dans le monde, consulter les commentaires et les évaluations des membres de Facebook (amis seulement ou non) et, ultimement, compléter une transaction sur le site de [www.hostelbook.com].
  • «Fly by Farecast» pour afficher les meilleurs tarifs et les prévisions de ses destinations préférées (voir illustration).
  • «CityGuru» pour savoir où se procurer des conseils sur ce qui est in ou out à propos d’une ville.
  • «Trip Planner» pour planifier et partager des voyages entre amis (reconnus automatiquement par Facebook).
  • «My Travel Blogs» pour créer son blogue de voyage.
  • «Restaurant Reviews» pour partager entre amis des conseils et des commentaires sur les restaurants.
  • «Fly to Friends» du métamoteur de recherche Kayak, pour visualiser en mode continu le prix des vols pour aller visiter ses amis.
  • «Cheap Deal Finder» pour rester informé des meilleures aubaines de voyages proposées par le réseau des agences de voyages de STA Travel.
  • «Video Travel» pour partager, avec ses amis, ses dernières vidéos de voyage.

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Bien qu’il existe d’innombrables possibilités pour y trouver de l’information reliée au voyage, un autre élément pertinent vient de son rôle d’«influenceur». À la différence des sites de commentaires personnels comme TripAdvisor, Facebook agit comme outil de diffusion d’expériences de voyages, de conseils provenant de connaissances ou d’amis en qui l’on a confiance. Selon Patricia Brusha de la firme A Couple of Chicks, l’effet viral d’un réseau d’amis est en mesure d’exercer un maximum d’influence sur les décisions de voyages.

Pour le meilleur ou pour le pire

Plusieurs observateurs affirment que l’on doit s’attendre à ce que l’efficacité des canaux de marketing en ligne classiques, comme les bannières publicitaires, diminue rapidement. Le phénomène Facebook trace la voie à une nouvelle réalité: il y a tant d’internautes qui commentent activement les marques par l’entremise des réseaux sociaux que sa réputation sur le Web devient un enjeu majeur, particulièrement en tourisme. Selon une étude publiée par la firme britannique Tamar (spécialisée dans le emarketing), l’industrie du voyage s’avère le secteur le plus à risque en ce qui concerne les commentaires négatifs propagés au sein des communautés virtuelles. De plus, la grande majorité (80%) des utilisateurs de ces réseaux ont mentionné avoir déjà discuté ou émis des commentaires à propos d’une marque ou d’un produit par le biais de ce type de tribune.

Prenons le cas du transporteur Delta Airlines. Il existe plusieurs dizaines de groupes sur Facebook reliés à cette entreprise. Certains sont formés d’employés de la compagnie et diffusent une image plutôt positive. D’autres, comme «Delta Airlines Sucks» ou «Warning: Do Not Fly With Delta Airlines», servent avant tout à exprimer des frustrations vécues en raison de mauvaises expériences et cherchent par le fait même à nuire à l’image de la compagnie (voir illustration). D’autres transporteurs comme Air Canada et Air Transat n’échappent pas à cette réalité.

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À l’inverse, les adeptes d’un produit, comme des groupes du type «I Love Tremblant» ou «Montreal – The best city in the world» (13 000 membres), peuvent devenir des ambassadeurs par excellence. Ultimement, tout dépend de la pertinence et de la véracité de la cause défendue par l’administrateur de ces groupes, mais surtout de la crédibilité et de l’influence des membres qui y adhèrent.

Bien sûr le phénomène est encore très jeune et les sceptiques ont probablement raison de dire que Facebook n’a encore rien prouvé et qu’un autre pourrait éventuellement le surclasser. Sans oublier que des inquiétudes relatives à la confidentialité de l’information pourraient faire surface et refroidir l’ardeur des utilisateurs. Mais que ce soit Facebook ou un autre leader des médias sociaux, il demeure qu’au cours des prochaines années les entreprises absentes de ces réseaux ou dont les gestionnaires comprennent mal ces nouveaux outils de communication de masse devront composer avec une perte progressive du rayonnement et de l’influence de leur marque.

Sources:
– Bly, Laura. «Travelers Arrive at Facebook», USA Today, 30 août 2007.
– Brusha, Patricia. «How Facebook Will Impact the Summer Tourism Season», Hospitality Net [www.hospitalitynet.org], 11 avril 2007.
– Burgin, Ken. «How to Use Facebook to Market your Restaurant, Cafe, Hotel or Bar», Hotel News Resource [www.hotelnewsresource.com], 27 août 2007.
– Locke, Laura. «The Future of Facebook», Time [www.time.com], 17 juillet 2007.
– Puchot, Pierre. «Facebook est-il l’avenir du Web?», Rue89 [www.rue89.com], 6 septembre 2007.
– Renaud, Jean-François. «Réseaux sociaux et marketing: des opportunités bien concrètes, Adviso Conseil [www.adviso.ca], 12 juillet 2007.
– Rocha, Roberto. «Facebook Used to Recruit Employees», CanWest News Service [www.canada.com], 4 septembre 2007.
– Vara, Vauhini. «Facebook Gets Personal With Ad Targeting Plan», The Wall Street Journal, 23 août 2007.

Voir aussi:
Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler
L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité!
Capsule – Sommes-nous Web 2.0?
TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence)
Les amis de vos clients sont vos amis
Sur le Web, vos futurs clients lisent les critiques de vos clients actuels!

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Technologies Tendances

Facebook, la nouvelle coqueluche du Web 2.0

À l’été 2006, nous insistions sur l’importance de porter attention au phénomène du Web 2.0. Depuis, un grand nombre d’internautes sont devenus familiers avec les communautés virtuelles en ligne et, surtout, quelques grands acteurs ont réellement commencé à se démarquer. C’est le cas de Facebook qui est en voie de se positionner comme un incontournable pilier de ce nouvel environnement participatif qu’est maintenant devenu le Web. Sa sphère d’influence s’étend tous azimut, y compris, bien sûr, à l’industrie touristique.

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Difficile de bien saisir Facebook sans l’expérimenter soi-même.

D’entrée de jeu, spécifions que c’est bien plus qu’un site Internet, c’est tout un réseau social en ligne. Mais, contrairement aux autres sites des communautés virtuelles voués à l’établissement de nouvelles rencontres virtuelles, Facebook se fonde exclusivement sur les contacts préexistants entre les individus. L’un des fondateurs, Mark Zuckerberg, décrit ce site comme une «cartographie sociale» permettant aux gens de renouer entre eux, de partager de l’information, de créer et de publier en ligne toutes sortes de contenus, le tout dans un environnement extrêmement convivial et efficace. Des experts qualifient le portail Facebook de révolutionnaire et certains le comparent déjà à Google en termes d’impact éventuel sur la société.

L’engouement suscité par cette plateforme collaborative est impressionnant. Créé en février 2004 par des étudiants de Harvard, le site atteignait déjà, 10 mois plus tard, la barre du million de membres actifs. Initialement réservé à la communauté estudiantine, ce n’est qu’en septembre 2006, lorsque Facebook a ouvert son service à tous les internautes, qu’il a réellement pris son envol.

Bien que le phénomène soit encore très jeune, le nombre de membres dépasse aujourd’hui les 40 millions dans le monde, dont plus de 6 millions de Canadiens. Les «Facebookers» s’avèrent très actifs: environ 20 millions d’entre eux visitent le site à tous les jours. Depuis janvier 2007, 200 000 nouveaux utilisateurs s’ajoutent quotidiennement. Fait intéressant, l’engouement ne se limite pas aux adolescents; le segment démographique des plus de 25 ans affiche la plus forte croissance.

Pour le moment, Facebook semble surtout rayonner dans les grandes villes. Le réseau de Montréal compte déjà plus de 229 000 membres comparativement à celui de la ville de Québec qui en dénombre environ 18 000. Cependant, ce sont des données indicatives, chaque personne étant libre de s’associer ou non au réseau géographique de son choix.

Comment cela fonctionne-t-il?

Au départ, les utilisateurs se créent un profil pour ensuite se connecter avec d’autres connaissances (directement ou en passant par des amis) qui sont déjà enregistrées sur Facebook. Une fonctionnalité permet également d’inviter d’autres amis qui n’y sont pas encore présents à se joindre à leur réseau.

Une fois créée sa communauté virtuelle d’amis personnels ou de contacts professionnels, l’utilisateur se sert de la plateforme comme outil de communication: il raconte des événements, appuie une cause, publie des blogues, des photos et des vidéos de vacances, de fêtes, d’activités diverses, etc. Ce qui distingue notamment Facebook, c’est que les gens affichent leur identité réelle (voir illustration). L’interaction s’effectue avec des personnes qu’ils fréquentent déjà dans la vie courante, que ce soit par amitié ou par affaires. Facebook dynamise le réseautage et apporte de nombreux outils qui facilitent les échanges entre les communautés existantes.

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Au-delà de ces fonctionnalités de base, les possibilités sont infinies. Grâce à Facebook, non seulement les internautes peuvent réunir en un seul lieu différents types de contenus qu’ils désirent partager, mais ils ont accès à une technologie ouverte. Cette dernière entraîne la création d’une multitude de nouveaux modules externes (widgets) les uns utiles, les autres divertissants qui offrent avant tout une personnalisation de son profil. Par exemple, l’image suivante illustre l’interaction à l’intérieur d’un réseau d’amis (Friend Wheel).

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Selon la firme de recherche ComScore, en avril dernier ce type d’application en ligne recevait globalement plus de 178 millions de visiteurs uniques.

L’impact pour les entreprises

En plus d’un trafic imposant qui classe déjà Facebook en 2e position après MySpace parmi les sites de communautés virtuelles les plus fréquentés (au 1er rang comme site de partage de photos), c’est avant tout la notion de confiance qui justifie l’intérêt de ce type de développement. D’un point de vue d’affaires, on connaît l’importance du bouche-à-oreille sur les ventes. Cet effet viral, on le retrouve de manière optimale sur Facebook, alors que toute cette chaîne humaine repose sur la confiance préalablement accordée aux individus composant notre univers. Pour les entreprises, il s’agit d’un accès à une population hautement ciblée et qualifiée.

Les entreprises ou les groupes d’intérêt peuvent aussi se créer un profil visant à promouvoir une idée, un concept, un événement, etc. La grande flexibilité de Facebook offre aux utilisateurs la possibilité de gérer de plusieurs façons l’envoi et la réception des divers contenus en circulation. Cette fonctionnalité de protection permet notamment de se prémunir contre de l’information non pertinente, même au sein de son propre réseau de contacts.

Et ce n’est que le début!

Facebook permet donc de mettre un visage sur un acteur sérieux du phénomène du Web 2.0. Son déploiement ne fait que débuter et son fondateur a récemment décliné deux offres d’achat, dont une de un milliard USD venant de Yahoo! On anticipe déjà une entrée remarquée en bourse avec une capitalisation de départ évaluée à plus de 10 milliards USD.

Nous ne voyons probablement que la pointe de l’iceberg. En effet, l’entreprise planche sur un modèle publicitaire adapté en fonction des différentes informations colligées auprès des utilisateurs. À l’instar des liens commandités de Google, Facebook permettra l’achat de bandeaux publicitaires finement ciblés en fonction des préférences de la clientèle et de son réseau d’amis. La valeur nominative de cette imposante communauté prend alors tout son sens.

À lire dans le prochain Globe-Veilleur: En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?

Sources :
– Bly, Laura. «Travelers arrive at Facebook», USA Today, 30 août 2007.
– Brusha, Patricia. «How Facebook Will Impact the Summer Tourism Season», Hospitality Net [www.hospitalitynet.org], 11 avril 2007.
– Burgin, Ken. «How to Use Facebook to Market your Restaurant, Cafe, Hotel or Bar», Hotel News Resource [www.hotelnewsresource.com], 27 août 2007.
– Locke, Laura. «The Future of Facebook», Time [www.time.com], 17 juillet 2007.
– Puchot, Pierre. «Facebook est-il l’avenir du Web?», Rue89 [www.rue89.com], 6 septembre 2007.
– Renaud, Jean-François. «Réseaux sociaux et marketing: des opportunités bien concrètes, Adviso Conseil [www.adviso.ca], 12 juillet 2007.
– Rocha, Roberto. «Facebook used to recruit employees», CanWest News Service [www.canada.com], 4 septembre 2007.
– Vara, Vauhini. «Facebook Gets Personal With Ad Targeting Plan», The Wall Street Journal, 23 août 2007.

Voir aussi:
Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler
L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité!
Capsule – Sommes-nous Web 2.0?
TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence)
Les amis de vos clients sont vos amis
Sur le Web, vos futurs clients lisent les critiques de vos clients actuels!

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Le tourisme et l’éveil culinaire québécois: une recette appétissante!

Fleur de sel, huiles raffinées, épices du monde et fruits exotiques; les cuisines québécoises se raffinent et se diversifient. En fait, les Québécois ont élargi leurs horizons culinaires au cours des dernières années. Les repas composés d’aliments frais et santé sont sur la table à tous les jours. Cette volonté de mieux manger n’est donc plus réservée aux grandes occasions, elle s’immisce dans le quotidien des gens, les rendant plus sensibles à l’égard de chacun de leurs repas. Considérant que les découvertes culinaires font partie intégrante d’une bonne expérience touristique, est-ce que les industries hôtelière et de la restauration sont bien au fait du niveau d’éveil de la clientèle?

Une tendance paradoxale

Comme ailleurs, le paysage agroalimentaire québécois s’est développé de façon paradoxale. Bien sûr, tout le monde n’est pas fin gourmet et même les plus grands gastronomes consomment des plats précuits ou fréquentent un restaurant-minute à l’occasion. Dans son étude sur les habitudes alimentaires des Canadiens, Statistique Canada nous apprend que 19% des Québécois fréquentent quotidiennement les établissements de restauration rapide (26% pour l’ensemble du Canada). Par ailleurs, 89% des Canadiens reconnaissent le lien entre l’alimentation et la santé à long terme, selon une étude du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec réalisée en 2004.

Si l’alimentation rapide a grandement influencé notre nutrition, un tout autre un pan de notre alimentation s’est aussi développé vers un idéal gastronomique ou de santé. Ainsi, nous observons l’effervescence des produits du terroir, de la filière biologique, des vins, des mets exotiques, des restaurants santé. Bref, au Québec, la gastronomie ne s’est jamais aussi bien portée. Même les supermarchés présentent à l’année des étals de fruits et de légumes frais, de viandes, de poissons et de produits fins.

Indice de l’éveil culinaire: la popularité des émissions de télévision, des livres de recettes et des magazines spécialisés

Les émissions dédiées à la cuisine sont très populaires: À la di Stasio attire environ 500 000 téléspectateurs chaque semaine, Ricardo Larrivée est sur les ondes partout au Canada et le Britannique très branché Jamie Oliver, LA star internationale. Les chaînes spécialisées suivent le courant: Food Network, Canal vie et Canal Évasion, Tout le monde à table, Bouffe en cavale et Nos restos chouchous. Ces émissions intéressent maintenant un public de gourmets beaucoup plus large qu’il y a dix ans où elles visaient une clientèle de femmes au foyer. Aujourd’hui, elles sont ouvertes sur le monde, proposent des recettes exotiques et sont d’ailleurs souvent diffusées à partir de divers coins du globe. En outre, la programmation incite à jumeler voyages et expériences culinaires. Les magazines de cuisine et les livres de recettes ont également la cote. Les gens ne voient plus la «popote» comme une corvée, mais comme un art de vivre. Selon le Print Measurement Bureau, 12% de la population québécoise a cuisiné un mets gastronomique à quelques reprises au cours de l’année 2006.

Autre indice: la multiplication des produits du terroir, des produits naturels ou biologiques

Ce marché en pleine croissance répond à un réel besoin des consommateurs de trouver un plaisir associé à la consommation d’un produit authentique ou lié au savoir-faire patrimonial. Pour un bref aperçu de la tendance au raffinement et à l’authenticité, pensons à la multiplication des fromages artisanaux québécois. Les gens portent de plus en plus attention à leurs achats, soit entre autres, pour encourager l’économie locale, pour goûter les produits québécois ou éviter les produits chimiques ou modifiés. De nombreux restaurants servent des produits régionaux ou biologiques, et ce, depuis plusieurs années. D’ailleurs, les chaînes comprennent cette tendance. À titre d’exemple, Fairmont s’engage à utiliser, autant que possible, des produits locaux, biologiques et équitables dans ses services de restauration.

Encore un indice: la fréquentation des boutiques spécialisées et des marchés publics

Certes, la majorité des achats des Québécois se font en supermarché, mais il semble qu’un pourcentage croissant des produits soient achetés dans les boutiques spécialisées et les marchés publics. Ces derniers, disparus depuis le milieu du XXe siècle, réapparaissent dans plusieurs villes du Québec. Par leur diversité, ces marchés conviennent aux consommateurs qui cherchent l’efficacité, mais aussi la fraîcheur, les saveurs et l’authenticité.

La forte fréquentation des restaurants

Cette conscientisation et cet intérêt pour une alimentation saine et savoureuse affectent directement l’industrie de la restauration, mais également les services alimentaires des établissements d’hébergement. Dans leur vie quotidienne, les Québécois fréquentent souvent les restaurants: en 2006, selon les données de la Canadian Restaurant and Foodservices Association (CRFA), les Québécois ont visité les restaurants 8,7 fois sur une période de deux semaines (7,9 en 2005), et la moyenne des Canadiens, 11,7 fois, incluant les repas du midi.

De plus, de 1997 à 2005, les dépenses annuelles des foyers québécois au restaurant ont augmenté et représentent maintenant 21,6% des dépenses en nourriture (19,8% en 1997). Cette hausse peut être due au revenu personnel plus élevé et au rythme de vie accéléré. Enfin, les restaurants gastronomiques semblent populaires, selon le Print Measurement Bureau. Ainsi, 30% des Québécois ont fréquenté ces établissements au cours des 30 jours précédant l’enquête et 8%, plus de trois fois au cours de la même période.

Pour des raisons évidentes, les Québécois mangent encore plus souvent au restaurant lorsqu’ils sont en voyage. Selon Statistique Canada, ils consacrent 20,5% de leurs dépenses touristiques à la restauration lors de leurs voyages dans la province (agrément – 19%, affaires – 24% et visite de parents et d’amis – 21%) en 2004.

Les voyageurs: de fines bouches!

Le tourisme culinaire est un phénomène répandu et reconnu par la Commission canadienne du tourisme qui encourage les entreprises à développer des produits et des forfaits. L’émergence de circuits touristiques culinaires comme la Route des vins ou la Route des saveurs en est une autre démonstration.

Les gens voyagent de plus en plus et découvrent des cuisines et des aliments variés. Ils exigent désormais un choix beaucoup plus vaste de mets santé et espèrent qu’on leur servira une assiette saine et équilibrée comportant protéines, fibres et légumes.

Nos grandes villes débordent maintenant d’épiceries fines, de restaurants raffinés et les régions du Québec emboîtent le pas, chacune à sa façon et à son rythme. On trouve de grandes tables partout dans la province et les produits locaux y sont très bien mis en valeur. Mais c’est à tous les repas que l’on veut bien manger et, à cet égard, il y a encore place à la diversification et à la recherche d’authenticité. On ne parle pas toujours de haute gastronomie, mais également de bistrots bon marché, de restaurants de tapas et de cafés sympathiques.

En définitive, la population s’est sensibilisée à la bonne chaire, à la santé et aux cuisines du monde. Sans retour en arrière probable, toute destination touristique se doit maintenant d’être très sensible aux besoins de la clientèle et à ses intérêts en matière d’alimentation.

Retenez les mots clés: fraîcheur, diversité et authenticité!

Sources:

– Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). «L’activité bioalimentaire au Québec – bilan 2006», 2006.
– Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). «L’alimentation santé: quand trois acteurs se rencontrent», Bioclips +, vol. 8, no 3, avril 2005.
– Association des restaurateurs du Québec. Communiqués de presse du 16 février 2007 et du 31 juillet 2007, [www.restaurateurs.ca].
– Statistique Canada. «Les habitudes alimentaires des Canadiens», Rapports sur la santé, vol. 18, mai 2007.
– Bérubé, Stéphane. «Du nouveau dans l’assiette», La Presse, 7 mai 2006.
– Vallée, Pierre. «Les Québécois et l’alimentation – Au pays de la malbouffe», [Le Devoir.com], 16 mars 2005.
– Olivier Riopel. «Comment mange-t-on au Québec?», juin 2005.
– Communiqué de presse. «From the Farm to the Fork: Fairmont Offers a Fresh New Take on Menus», [www.fairmont.com], 27 août 2007.