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Tourisme durable

Portrait du touriste responsable

Quelque 105,3 millions de touristes américains, soit 60 % de tous les voyageurs d’agrément, affirment se sentir concernés par l’impact de leurs voyages sur l’économie locale et l’environnement et se décrivent comme des voyageurs « responsables », selon une étude de Mandala Research. La firme a interrogé en ligne près de 2300 adultes américains ayant réalisé au moins un voyage à plus de 80 kilomètres de la maison, incluant une nuitée au cours des 12 derniers mois.

 

Les voyageurs responsables dépensent davantage

Les voyageurs responsables relèvent de toutes les générations et de toutes les classes de revenus. Un peu moins de la moitié (46 %) appartiennent à la génération du millénaire (âgés de 25 à 34 ans), mais près du tiers sont des baby-boomers (55 ans et plus). Leur revenu moyen est légèrement supérieur à celui de l’ensemble des voyageurs d’agrément, 71 000 dollars comparativement à 67 000 dollars. Ils dépensent aussi davantage lors de leur séjour, soit 600 $ de plus en moyenne que leurs concitoyens « non responsables », et ce, tant pour l’hébergement et le transport aérien que pour la restauration et le magasinage, etc. (voir le tableau 1).

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La plupart des voyageurs responsables ont séjourné dans des hôtels au cours de la dernière année et ils ont effectué 3,3 voyages d’agrément en moyenne, comparativement à 3,0 pour tous les autres voyageurs. Leur durée de séjour est deux fois plus longue, soit 7 jours.

Choix de la destination

Le bouche à oreille constitue la principale source d’information pour tous les voyageurs (25 %), mais encore plus pour les touristes responsables (33 %). Les sites Web de destinations (excluant ceux des DMO) et les recherches générales sur Internet sont les autres sources de renseignement les plus courantes (voir le graphique 1).

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Une fois bien renseignés, les visiteurs responsables sont beaucoup plus susceptibles que les autres voyageurs d’agrément de prendre en considération les initiatives de développement durable dans la destination avant de sélectionner définitivement le lieu où ils séjourneront. Au cours des trois dernières années, 28 % d’entre eux ont choisi un endroit principalement pour ses pratiques durables et 25 % affirment que celles-ci les ont aidés à effectuer un choix entre diverses destinations potentielles comparativement à 4 % pour les autres types de voyageurs (voir le graphique 2).

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En ce qui a trait aux entreprises touristiques (hôtels, compagnies aériennes, restaurants, opérateurs de tours, exploitants d’attraits, etc.), les voyageurs responsables privilégieront, entre autres, celles :

  • qui offrent des expériences qui reflètent le caractère unique de la destination;
  • qui ont mis en place des initiatives visant la conservation des ressources naturelles locales;
  • qui achètent leurs produits chez les agriculteurs et les producteurs locaux;
  • qui réinvestissent une partie de leurs revenus pour aider les communautés locales.

L’importance de montrer patte « verte »

Plusieurs entreprises touristiques vantent leurs réalisations durables et investissent beaucoup d’argent dans ce domaine, mais tous les voyageurs n’y croient pas nécessairement. En effet, plus des deux tiers des touristes américains (68 %) sont sceptiques par rapport aux revendications « vertes » des organisations, alors que 21 % les croient entièrement. Il importe donc d’être honnête, de raconter des faits vérifiables et authentiques et de proscrire le greenwashing de ses pratiques.

Les voyageurs responsables sont de 38 % à 57 % plus susceptibles de réserver leur voyage auprès d’entreprises qui ont des pratiques durables comparativement à 11 à 21 % dans le cas des autres voyageurs. Ils associent la durabilité principalement à la conservation et à la protection des ressources naturelles de même qu’au respect des cultures locales. Les entreprises et les destinations peuvent donc gagner des parts de marché en répondant aux besoins de la communauté d’accueil et en promouvant la culture locale. Mais le tourisme durable signifie aussi beaucoup plus que ça pour les voyageurs, comme le montre le tableau 2.

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Au Québec, le tourisme durable fait partie du cadre de la politique touristique générale depuis 2005. La plupart des sous-secteurs touristiques se sont fixé des objectifs globaux basés sur les principes de développement durable et certains exploitants touristiques comme le Zoo de Granby et Transat A.T ont même adopté une stratégie transparente en matière de responsabilité sociale. Et vous, où vous situez-vous dans cet univers durable? Qu’avez-vous mis en place pour satisfaire cette manne de consommateurs responsables?

 

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Produits et activités

Les Américains et le plein air

Le plus récent rapport de l’Outdoor Foundation fait état de la participation des Américains à 42 activités de plein air, tant hivernales qu’estivales, d’aventure douce ou extrême, en 2015. Les données proviennent d’un échantillon de 38 172 répondants âgés de 6 ans et plus. Voici les principaux résultats de cette étude.

Près de la moitié de la population américaine (48,4 %) a participé à au moins une activité de plein air en 2015, soit 142 millions de personnes qui ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

… 142 millions de personnes ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

Même si le nombre de participants a augmenté d’un million au cours de la dernière année, le taux global de participation est demeuré relativement stable en raison de l’augmentation de la population (voir le graphique 1). Il s’agit tout de même du plus faible taux de participation des 10 dernières années. Le nombre de sorties est lui aussi demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie, variant de 0,1 million, avec un creux en 2008 (10,1 milliards) et un pic en 2012 (12,4 milliards de sorties).

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Les jeunes de 6 à 24 ans

La participation à des activités de plein air des jeunes de 6 à 12 ans et de 13 à 17 ans a chuté de 15 % et 10 % respectivement au cours des 10 dernières années, passant de 78 % à 63 % dans le premier cas et de 60 % à 59 % dans le deuxième cas. Pendant la même période, celle des 18 à 24 ans s’est accrue de 2 % (de 55 % à 57 %).

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En 2015, les jeunes Américains qui ont effectué des sorties en plein air provenaient de toutes les régions du pays, notamment :

  • l’Atlantique Sud (19 %);
  • le Centre Nord-Est (17 %);
  • le Pacifique (15 %);
  • l’Atlantique-Centre (15 %).

Les jeunes résidents de la Nouvelle-Angleterre, région limitrophe du Québec, détenaient le plus faible taux de participation à des activités de plein air (4 %), lequel est d’ailleurs demeuré relativement stable dans toutes les régions du pays de 2007 à 2015.

Parmi les activités dont le taux de pratique est le plus élevé, on dénombre :

  • la course, le jogging et la course en sentier;
  • le vélo de route, de montagne ou BMX;
  • le camping;
  • la pêche;
  • la randonnée.

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Toutefois, le classement diffère si on considère la fréquence de pratique à ces activités. Les adeptes de la planche à roulettes enregistrent en moyenne 62 sorties, propulsant cette activité au 3e rang, alors que le camping glisse au 5e rang avec une moyenne de 12 sorties par année par personne (voir le tableau 1).

Les adultes de 25 ans et plus

La participation à des activités de plein air des adultes de 25 à 44 ans a augmenté de 8 % de 2006 à 2015, passant de 48 % à 56 %, alors que celle de leurs aînés (45 ans et plus) est restée stable à 37 % au cours de la même période.

Les principales activités pratiquées par les adultes de 25 ans et plus sont, à peu de choses près, les mêmes que celles des jeunes, mais dans des proportions et dans un ordre légèrement différents :

  • la course, le jogging et la course en sentier (15 %);
  • la pêche (15 %);
  • la randonnée (13 %);
  • le vélo de route, de montagne ou BMX (12 %);
  • le camping (12 %).

L’observation des oiseaux et l’observation de la faune détrônent la randonnée et le camping dans le classement des activités pratiquées lorsque l’on examine la participation en terme de fréquence et arrivent en 4e et 5e positions.

Les non-pratiquants

Les Américains non pratiquants sont plus attirés par les loisirs en plein air que par les activités sportives ou de remise en forme. En fait, le camping, le vélo, la randonnée et la course ou le jogging figurent parmi les activités les plus attrayantes pour cette catégorie de personnes, tous âges confondus.

Les sports de pagaie ont la cote

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Au cours des trois dernières années, la planche à rame (stand up paddle board) est l’activité qui a enregistré la plus forte augmentation; elle a vu son taux moyen de participation croître de 26 % de 2012 à 2015. La pêche en kayak, le kayak d’eau vive et les excursions en kayak de mer figurent également parmi les activités qui ont connu la plus forte croissance de leur nombre de participants. Bien que la participation à la course et au jogging ait subi une baisse de 5 % de 2014 à 2015, les activités liées à la course ont gagné en popularité. Ainsi, la participation à un triathlon a enregistré la plus forte hausse, soit 24 % au cours de la dernière année. La course d’aventure ou course à obstacles, le triathlon non traditionnel et la course en sentier se classaient également parmi les principales tendances de plein air de l’année.

Le Québec, avec ses nombreux lacs et rivières, son majestueux fleuve Saint-Laurent, ses parcs et ses régions a tout pour combler l’amateur de plein air !

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Segments de clientèles

Si on s’intéressait à la génération X

Qui sont-ils?

Génération oubliée, perdue, sacrifiée, clé dans le cou… La plupart des qualificatifs attribués à cette génération font référence à des aspects défavorables du contexte dans lequel elle a évolué. Nés entre 1966 et 1980, les X ont grandi dans l’ombre des baby-boomers et la plupart sont entrés sur le marché du travail dans une période où l’économie était moroseNéanmoins, ils ont aujourd’hui entre 36 et 50 ans et constituent une force vive de l’économie en général et du tourisme en particulier. Voici quelques attributs qui les caractérisent :

  • Témoins de l’éclatement de la cellule familiale, de la conquête de l’espace, de la chute du mur de Berlin, de l’apparition du sida, de la récession et de la fin de la guerre froide.
  • Plus ouverts sur la diversité culturelle que les générations précédentes.
  • Consomment des médias traditionnels, mais aussi des technologies numériques
  • Aux États-Unis, ils forment le quart de la population adulte, mais génèrent le tiers des dépenses.
  • Soucieux de leur sécurité financière et affective, ils cherchent un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle;
  • Coincés entre deux générations très influentes : les baby-boomers et la génération Y.

Famille et célébration

La vie de famille explique souvent les préférences de voyage de cette génération. Les périodes de vacances correspondent à celles du calendrier scolaire et les activités doivent plaire à tous. Les séjours multigénérationnels figurent parmi les formules populaires. Les voyages motivés par un événement spécial, une célébration, sont aussi une tendance à la hausse chez les X, toutes les raisons sont bonnes : 40e ou 50e anniversaire de naissance, mariage, divorce, promotion, etc.  

Selon le sondage Vividata 2015, plus de la moitié (51 %) des adultes québécois de la génération X ont fait au moins un voyage au pays au cours des 12 derniers mois (versus 46 % de la population québécoise de 12 ans et plus). Ils sont aussi 41 % à avoir voyagé au moins une fois au Québec (contre 37 % pour la moyenne). Au cours des 12 prochains mois, 35 % des Québécois de 35 à 49 ans démontrent déjà une intention de voyager dans la province (la moyenne de la population à cet effet s’élève à 31 %).

Sites touristiques et plein air

Lorsqu’ils voyagent au Canada, les Québécois de la génération X visitent les sites touristiques, des parents et des amis, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les parcs nationaux et provinciaux, pratiquent des activités sportives, visitent des parcs thématiques et des zoos et s’adonnent à la chasse et à la pêche, dans une plus forte proportion que la moyenne (voir le graphique 1).

taux de pratique des Quebecois a certaines activites en voyage au Canada

Quelques caractéristiques

Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des voyageurs québécois de 35 à 54 ans (plutôt que 36 à 50 ans, l’étude étant ainsi conçue). Ils sont proportionnellement plus enclins que la moyenne à :

  • posséder une résidence secondaire;
  • prendre des vacances en juillet et en décembre;
  • avoir fait un voyage dans le sud au cours de l’année;
  • rechercher des rabais, des offres promotionnelles;
  • consulter les courriels pour dénicher des offres avantageuses;
  • se montrer très intéressés par des offres ou des forfaits complets;
  • considérer les avis en ligne des autres voyageurs;
  • réserver les services touristiques en ligne (vol, hébergement, location d’auto, activités);
  • voyager en famille avec des enfants;
  • posséder un téléphone intelligent et à l’utiliser en voyage.

Une étude de Shullman Pulse réalisée auprès des voyageurs américains de la génération X suggère aux entreprises touristiques de les aborder en tenant compte de certaines de leurs valeurs :

  • Subvenir aux besoins de la famille. Les expériences touristiques doivent être perçues comme un enrichissement à la vie de famille, une occasion de créer des souvenirs qui s’inscriront dans le patrimoine familial.
  • Le désir de prendre soin de soi. L’offre touristique doit inclure des options santé comme de la restauration saine et la possibilité de faire de l’exercice.
  • Le besoin de sécurité. Les X cherchent de l’aventure sécuritaire.

Motivés par l’exploration, mais sensibles au prix

Des données récoltées en juillet 2015 aux États-Unis mettent de l’avant des aspects significatifs pour les X par rapport aux voyages. L’indicateur présenté dans le graphique ci-dessous s’intitule l’Average Traveler Psychographic Intensity Index Score; soit le niveau d’intensité ressenti envers certains éléments liés au voyage.

Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages.

La note de 100 indique le plus haut niveau. Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages. La sensibilité au prix, l’intérêt pour la culture, pour le tourisme culinaire et la recherche d’authenticité caractérisent aussi de façon assez marquée le voyageur X. 

Profil du voyageur type de la generation X aux éu.S. ete 2015

La génération X, plus discrète et comptant moins d’individus que son aînée, celle des baby-boomers, et beaucoup moins sous la loupe que sa cadette, celle du millénaire, est en pleine fleur de l’âge. Ses membres saisissent bien que la vie file à toute allure et souhaitent en profiter avec leurs proches. Ils recherchent ainsi des expériences enrichissantes, et les voyages en font partie.

Image à la une: The U.S. National Archives

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Marchés géographiques

Comportement de réservation des voyageurs américains

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes des voyageurs des principaux marchés du Québec. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit le comportement de réservation de 1 000 voyageurs du nord-est des États-Unis. Des détails additionnels sur cette étude sont présentés à la fin de cette analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage d’agrément en particulier, réalisé au cours des douze derniers mois.

Moyens de prédilection pour réserver

Trois répondants sur quatre résident dans les États de New York (36 %), de Pennsylvanie (26 %) ou du New Jersey (15 %). Le vol, la location d’auto et l’hébergement sont

Le vol, la location d’auto et l’hébergement sont les principaux produits que les voyageurs américains du nord-est préfèrent réserver en ligne

les principaux produits que les voyageurs américains du nord-est préfèrent réserver en ligne (voir le graphique 1). À l’inverse, la réservation en ligne pour des places au restaurant suscite peu d’intérêt. Les voyageurs du ord-st des États-Unis aiment surtout utiliser un appareil mobile (téléphone intelligent ou tablette) pour les activités, les spas et soins de bien-être et les festivals.

moyen privilégié pour réserver

Les modes de réservation

Lors de leur dernier séjour d’agrément, les Américains du Nord-Est ont principalement

Les réservations en ligne ont davantage été effectuées sur le site Web d’un intermédiaire tel que Expedia et Booking.com que sur celui de l’établissement 

réservé leur hébergement auprès du fournisseur, que ce soit sur place ou par téléphone (39 %; voir le graphique 2). Les réservations en ligne ont davantage été effectuées sur le site Web d’un intermédiaire tel que Expedia et Booking.com (27 %) que sur celui de l’établissement (18 %). Seul un voyageur sur dix a réservé son logement avec un agent de voyages.

procédé utilisé pour réserver hébergement

Les voyageurs du nord-est des États-Unis ont utilisé les intermédiaires en ligne dans une plus forte propension que les autres procédés lorsqu’il s’agissait de réserver un vol ou un service aérien (36 %), de louer une voiture (33 %) et de réserver un forfait (30 %; voir le graphique 3). Néanmoins, les Américains du nord-est privilégient principalement le contact direct avec le fournisseur pour la réservation d’activités touristiques.

procédé utilisé pour réserver

Facteurs qui découragent la réservation en ligne

Les principales raisons qui découragent les Américains à réserver en ligne sont l’absence d’aubaines, le manque de soutien à la clientèle et de personnalisation des services ainsi

Les Américains semblent moins freinés à réserver en ligne que les Québécois

que le fait de ne pas trouver ce qu’ils cherchent (voir le graphique 4). De manière générale, les Américains semblent moins freinés à réserver en ligne que les Québécois.

facteurs qui découragent

Critères de choix pour l’achat de produits touristiques en ligne

Lorsque les touristes américains réservent un produit ou un service touristique en ligne, ils s’attendent à trouver l’information dans leur langue (voir le tableau 1). Les entreprises qui offrent des aubaines ou le meilleur prix ainsi qu’un bon service à la clientèle réussissent à inciter ce segment de voyageurs à acheter. Le fait que le site de la destination réfère à celui de l’entreprise touristique n’est pas un critère prédominant.

Voyageurs américains importance de certains critères

 

L’appareil mobile est utilisé pour réserver des produits touristiques surtout en raison de l’économie de temps (voir le tableau 2) qu’il permet. Les rabais et les offres promotionnelles sont aussi des facteurs de motivation importants. Au contraire, le manque de sécurité des transactions est le premier critère qui décourage les Américains du Nord-Est à réserver sur un appareil mobile.

voyageurs américains importance de certains critères pour mobile

Plus d’un Américain du Nord-Est sur dix (11 %) a utilisé un appareil mobile durant son voyage pour effectuer une réservation de produits ou services touristiques, ce qui est une propension moins élevée que les Québécois (17 %).

Les voyageurs du nord-est des États-Unis sont enclins à réserver les composantes de leur séjour d’agrément en ligne. Les appareils mobiles ne suscitent pas un fort engouement, mais les sites Web mobiles rapides et offrant des privilèges réussiront à les séduire.

Ces résultats correspondent-ils au comportement de réservation de votre clientèle américaine?

 

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

 

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Marchés géographiques

Intentions de voyage au Québec à l’été 2016

Du 24 au 30 mars dernier, TNS a réalisé un sondage en ligne auprès d’un panel interactif pour le compte de Tourisme Québec; 751 Québécois, 750 Ontariens 750 résidents de la Nouvelle-Angleterre et 756 résidents de l’Atlantique-Centre ont répondu aux questions concernant leur intention d’effectuer un voyage d’agrément au cours des six prochains mois. Voici les principales conclusions.

 

Intentions de séjour

La majorité des Québécois, des Ontariens et des Américains de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre ont l’intention d’effectuer un voyage au cours des six prochains mois (entre mai et octobre) comme le démontre le graphique 1. La proportion est un peu plus élevée chez les Ontariens et chez les Américains de l’Atlantique-Centre.

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Source: TNS

Les touristes québécois, ontariens et américains accompliront 3 voyages en moyenne, dont 2 dans leur province ou pays d’origine. Les jeunes Américains prévoient voyager un peu plus (3,8 voyages en moyenne). Les types de séjour privilégiés par les Québécois et les Ontariens sont les visites urbaines et celles de parents et d’amis alors que près de la moitié des Américains de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre envisagent un séjour au soleil, notamment les jeunes familles.

Près du tiers des répondants québécois et ontariens (31 %) effectueront au moins un séjour au Québec, dont la durée moyenne sera de 5,6 jours. Les voyageurs âgés de 50 ans et plus opteront pour une durée légèrement plus longue : 6,1 jours. Les Ontariens visiteront surtout Montréal (66 %) alors que les Québécois iront à Québec, dans les Laurentides et en Estrie (voir le graphique 2).

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La majorité (80 %) des répondants américains réalisera au moins un séjour aux États-Unis; le Canada se positionne au second rang, mais loin derrière avec un répondant sur cinq qui envisage de séjourner au pays. Un peu plus d’un voyageur sur dix (11 %) séjournera 5,8 jours au Québec, notamment les hommes âgés de 25 à 34 ans et les diplômés universitaires. Les principales régions au programme des visites sont Québec et Montréal, mais aussi l’Estrie, le Bas-Saint-Laurent et l’Abitibi-Témiscamingue (voir le graphique 3).

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Parmi les répondants québécois et ontariens qui ne prévoient pas voyager au cours des six prochains mois, près d’un sur deux (48 %) mentionne le manque d’argent comme principale cause. Cette proportion est encore plus élevée chez les Américains de l’Atlantique-Centre et de la Nouvelle-Angleterre (64 %). Le manque de temps suit en seconde place pour tous les voyageurs.

L’Impact du taux de change et du prix de l’essence

Lors de la planification d’un voyage, le taux de change influence le choix de la destination pour plus des deux tiers des répondants québécois et ontariens, particulièrement les plus scolarisés. Si le taux de change variait dans les prochains mois, quatre répondants sur dix modifieraient leurs projets de voyage, notamment en changeant de destination. En fait, plus de la moitié des Québécois et des Ontariens qui n’ont pas l’intention d’effectuer un séjour au Québec pourraient reconsidérer leur décision après avoir pris connaissance du taux de change qui leur est défavorable par rapport au dollar américain. De plus 60 % des répondants modifieraient leurs projets de voyage si le prix de l’essence s’avérait plus favorable, en changeant de destination (58 %) ou de budget (48 %).

Les Américains de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre sont beaucoup moins préoccupés par ces deux facteurs (29 %), probablement à cause de la force du dollar américain et du prix de l’essence à la pompe relativement faible en comparaison au Canada. Seulement 13 % des répondants modifieraient leurs projets de voyage si la valeur du dollar canadien diminuait grandement dans les prochains mois. Parmi ceux-ci, la moitié augmenterait son budget de voyage.

Motivations de voyage à l’étranger

Parmi les Ontariens et les Québécois qui ont l’intention de voyager dans les six prochains mois, 38 % iront aux États-Unis, principalement pour la température et le dépaysement. Ils visiteront les États de New York (37 %), de la Floride (21 %) et de la Californie (15 %) pendant 7,3 jours en moyenne. Les principales activités prévues sont la détente à la plage et la baignade (19 %), la visite de parents et d’amis (17 %) ainsi que d’une ville ou d’un centre urbain (15 %). Notons que les Ontariens accordent plus d’importance aux prix que les Québécois. Nos voisins du Sud choisissent le Québec en raison du prix des séjours ainsi que pour la différence de culture, la température et la variété de l’offre touristique (voir le graphique 4).

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Entre désir et concrétisation, de quel côté penchera la balance cet été? Qu’en pensez-vous ?

 

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Marketing

Une cocréation des visiteurs de parcs nationaux

À l’approche de son centenaire de création, le US National Park Service (NPS) s’est associé à la compagnie de production hitRECord afin de créer des événements artistiques. L’un d’eux consiste en un arrangement audio composé de bruits dénichés par les visiteurs dans l’un des 400 sites gérés par NPS. Au début de l’été 2015, on a invité les gens à se rendre dans un parc national et à y enregistrer des sons pour les partager en ligne. L’objectif était d’en cumuler une grande diversité et de les rassembler dans une même librairie. Aux sons des parcs s’ajoutent ceux des lieux historiques nationaux tels que le tir d’un boulet de canon.   

À partir de cette banque sonore, hitRECord a créé une base de pièce musicale et invite les gens à collaborer pour la deuxième étape de l’initiative Park Found Sounds. On cherche des musiciens, des chanteurs, des mélodistes, des techniciens en son… Bref, hitRECord lance un second appel à tous pour contribuer à une création musicale hors du commun. Voilà une belle idée de création collaborative pour mousser un événement. La vidéo suivante explique le projet.

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 Source : hitRECord.org

Image à la une : splitshire.com

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Des voyageurs américains philanthropes, même au Canada

L’engouement des voyageurs envers les causes humanitaires pousse les entreprises des pays développés à proposer des activités de tourisme volontaire ou à lancer des initiatives de responsabilité sociale. PhoCusWright s’est intéressé aux Américains faisant acte de générosité en voyage afin de comprendre leurs motivations et leurs comportements. On pourrait penser que ce marché ne concerne pas le Québec. Mais offre-t-on seulement la possibilité de faire vibrer la fibre philanthropique des touristes?

En juin 2015, un sondage en ligne a été administré auprès de 2551 voyageurs d’agrément ayant un revenu de ménage annuel moyen d’au moins 50 000 $ américains, qui ont aussi fait du volontariat ou un don lors de leurs voyages. Parmi eux, 55 % se sont engagés auprès des communautés qu’ils ont visitées au cours des deux dernières années. Un échantillon de 507 répondants a ensuite été sélectionné pour répondre au reste du sondage; 35 % d’entre eux sont âgés de 18 à 34 ans, 44 % ont 35 à 54 ans et 20 % ont 55 ans ou plus.

Quels actes de philanthropie?

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées

Près de neuf voyageurs américains philanthropes sur dix (86 %) se sont impliqués dans les communautés visitées au cours des deux dernières années en versant des dons ou en dépensant leur argent dans les destinations. Ces voyageurs ont aussi apporté des dons en nature (78 %) et ont réalisé des activités de volontariat (64 %).

La prévalence des dons en argent semble être corrélée au faible degré d’interaction entre ces voyageurs et les communautés locales, puisque 58 % d’entre eux ont eu très peu de contacts avec celles-ci. À l’inverse, 41 % ont effectué des visites ou du volontariat au sein des communautés. Parmi eux, seuls 7 % y ont vécu des expériences de longue durée.

Les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus nombreux à s’impliquer personnellement alors que ceux des autres tranches d’âge ont davantage tendance à fournir une aide financière (voir le tableau 1).

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Les jeunes voyageurs sont plus généreux

Les voyageurs américains de 18 à 34 ans contribuent davantage au développement des destinations visitées que les plus âgés (voir le tableau 2). En moyenne, lors de leur voyage le plus marquant, ils ont donné 2,5 fois plus de leur temps, presque 3 fois plus d’argent et 4,5 fois plus de dons en nature (nourriture, vêtements, etc.) que ceux âgés de 55 ans et plus.

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Les principales causes humanitaires qui bénéficient du soutien de ces voyageurs sont les besoins de base des résidents (42 %), l’éducation (27 %), le développement des communautés (25 %), la santé (20 %) et les services auprès des jeunes (18 %). Près de la moitié (48 %) des répondants aident directement les individus et les familles, alors que les organisations et les institutions sont moins sollicitées (entre 17 % et 33 %).

Importance de la responsabilité sociale des entreprises

Le coût est le principal critère (59 %) des voyageurs philanthropes lors du choix de leur séjour, suivi de la sélection d’options (48 %), puis des expériences passées (47 %). Plus du tiers d’entre eux (34 %) accordent de l’importance à la responsabilité sociale de l’entreprise touristique. Le quart des répondants considèrent celles qui intègrent le volontariat ou les actes de dons dans les voyages offerts et 23 % choisissent les entreprises qui sensibilisent leurs clients aux besoins des communautés visitées ou qui sont elles-mêmes engagées dans leur propre communauté.

Destinations préférées et planification du séjour

L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %)

Les séjours les plus marquants en matière de volontariat et de dons de la part des voyageurs américains ont été principalement effectués à l’intérieur du pays (32 %); l’échantillon de répondants a été restreint à cette proportion afin de mieux étudier le comportement de ceux qui voyagent à l’étranger. L’Europe et le Mexique sont les destinations internationales les plus populaires (22 %), suivis du Canada (16 %), de l’Amérique centrale (12 %), de l’Asie et de l’Amérique du Sud (9 %).

Les États-Unis sont la destination la plus appréciée par les voyageurs philanthropes âgés de 35 ans et plus, alors que les milléniaux ont été séduits par l’Europe. Ces derniers voyagent davantage à l’étranger que les plus âgés (voir le graphique 1).

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Lors de leur séjour le plus marquant, plus de la moitié des répondants ont organisé leur voyage seuls ou sont partis sans être accompagnés (voir le graphique 2). Plus du quart des jeunes de 18 à 34 ans ont effectué un voyage organisé avec un groupe, comparativement à 16 % des 35 à 54 ans et 17 % des 55 ans ou plus.

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Incitatifs à la philanthropie

L’intérêt porté par ces voyageurs envers la philanthropie provient avant tout de la lecture ou du visionnement de nouvelles qui les ont interpellés (30 %) ou d’un événement vu ou vécu lors d’un voyage précédent (29 %). Les organismes qui travaillent avec les communautés locales jouent aussi un rôle important dans la sensibilisation. Enfin, un voyageur sur cinq agit en réponse à une catastrophe (voir le graphique 3).

motivations-philanthropes-americainsProposer des façons de donner

Un rapprochement avec les organismes à but non lucratif est une avenue à considérer pour toute entreprise touristique souhaitant ajouter le volontariat à son offre ou permettre à sa clientèle de faire des dons. Au Québec, l’exploration scientifique liée aux baleines du Saint-Laurent est déjà l’objet d’intérêt de la part des touristes. La station de recherche des Îles Mingan offre des sorties en zodiac et des stages de recherche au public afin d’aider les scientifiques.

Une autre bonne pratique à noter est celle de l’organisme de gestion de la destination de l’Oregon. Il a créé un fonds philanthropique afin d’appuyer le développement touristique durable de la région. Ses membres s’engagent à recueillir des dons auprès de leur clientèle, qui seront ensuite investis dans des projets environnementaux et éducatifs.

Pensez-vous que votre clientèle serait intéressée à participer à des activités de volontariat ou à verser des dons pour des causes humanitaires? Avez-vous déjà entrepris ce type d’initiatives?

 

Image à la une : © facebook.com/tourismcares

 

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Produits et activités

Activités de voyage : qui fait quoi?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, soit les Ontariens, les Américains, les Français et les Québécois. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit les activités pratiquées en voyage. Des détails supplémentaires de cette étude sont présentés à la fin de l’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier réalisé au cours des 12 derniers mois, vers n’importe quelle destination.

Le magasinage, encore et toujours

Parmi les activités culturelles ou de divertissement, faire les magasins occupe le premier rang auprès des voyageurs québécois, ontariens et américains, et ce, toutes destinations confondues. La découverte urbaine, la dégustation d’un repas gastronomique et la visite de musées et de sites historiques suivent. Le tableau 1 illustre la participation des voyageurs à certaines activités touristiques.

Les voyageurs français dévoilent quant à eux un portrait différent : ils préfèrent explorer la ville. Près des deux tiers d’entre eux s’y adonnent en voyage. Ils sont aussi plus portés que les autres à visiter des musées et des sites historiques. Plus d’un voyageur français sur quatre a visité un parc naturel pendant un de ses voyages au cours des 12 derniers mois, soit beaucoup plus que les touristes des autres marchés. La dégustation d’un repas gastronomique est sensiblement aussi populaire auprès des Français qu’elle l’est auprès des Québécois et des Américains.

Les voyageurs ontariens sont les plus friands de magasinage, de gastronomie et d’activités culturelles. Les Américains sont les plus enclins à se rendre dans un casino. Outre les activités mentionnées dans le tableau 1, les Français visitent les jardins botaniques (16 %) et effectuent des activités en milieu autochtone (13 %) davantage que les touristes des autres marchés à l’étude.

Activites_de_voyage_tableau_1

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

La randonnée et la baignade

Parmi les principales activités physiques ou de plein air pratiquées en voyage l’été, la randonnée pédestre et la baignade dans un plan d’eau naturel et en piscine sont les grandes favorites, du moins chez les Québécois et les Français. Pour les Américains et les Ontariens, la baignade en piscine arrive au premier rang, suivie de celle en plan d’eau naturel, puis de la randonnée. La pêche est pratiquée par 11 % des voyageurs québécois et quelque 10 % d’entre eux s’adonnent au camping (voir le tableau 2).

Ajoutons que les voyageurs français sont plus enclins à faire du vélo de route (10 % contre 4 % à 6 %) que les autres. Plus ou moins le quart des voyageurs québécois et français ne pratiquent pas d’activités physiques ou de plein air en voyage l’été. Cette proportion s’élève à plus du tiers des voyageurs américains et ontariens.

 Activites_de_voyage_tableau_2

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

Et les activités hivernales?

Parmi les répondants, 19 % des Québécois et 24 % des Français soutiennent avoir fait de la randonnée pédestre lors d’un séjour hivernal au cours des 12 derniers mois. Les autres activités de plein air, tels le patin, la raquette ou encore le ski alpin, ont été pratiquées par moins de 8 % des voyageurs interrogés. En fait, près des deux tiers des voyageurs québécois affirment n’avoir pratiqué aucune activité de plein air dans le cadre d’un séjour hivernal réalisé au cours des 12 derniers mois. Cette proportion s’élève à un peu plus de 40 % chez les voyageurs ontariens et américains et au tiers pour les Français.

Les Québécois au Québec

En voyage au Québec, les Québécois sont moins enclins à effectuer la plupart des activités qu’ils pratiquent lors de leurs séjours en dehors de la province, sauf dans le cas de la randonnée pédestre (été comme hiver), de la pêche et du camping, qu’ils pratiquent davantage. Néanmoins, la découverte d’une ville et le magasinage récoltent les plus fortes proportions. Le tableau 3 illustre ces activités.

 Activites_de_voyage_tableau_3

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que la moyenne pour l’ensemble des destinations; celles en gras sont plus élevées.

 

De nombreuses autres activités figurent dans les carnets de voyage des touristes sondés. La visite d’un parc d’attractions, d’un zoo, l’observation d’oiseaux, l’escalade, le tourisme d’apprentissage, la navigation de plaisance, l’agrotourisme ou encore la réalisation d’un circuit thématique en sont quelques exemples. Ces activités ne sont pas illustrées dans les tableaux ci-dessus, parce que nous avons choisi de présenter les plus populaires parmi une soixantaine d’entre elles. Néanmoins, elles ont chacune leur importance et contribuent à la diversité et au dynamisme d’une destination.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

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Marchés géographiques

Regard prospectif sur l’industrie touristique canadienne

Le Conference Board du Canada a publié récemment ses estimations et ses prévisions concernant la fréquentation touristique au Canada pour 2014 à 2018. Ce sont les perspectives de croissance pour le marché domestique (voyageurs d’affaires et d’agrément) et les marchés internationaux (États-Unis et outre-mer) qui ont été étudiées. Une certaine réserve doit être conservée à la lecture de ces données, puisque de nombreux facteurs imprévisibles (financiers, climatiques, politiques, sociaux, etc.) influenceront la prise de décision des voyageurs, et ainsi leur fréquentation réelle.

La prévision de croissance globale de 2,6 % pour 2015 s’avère légèrement supérieure à l’estimation pour 2014 (2,2 %). Cette croissance devrait ralentir en 2016 à un taux hypothétique de 2 %, reflétant la faible confiance des consommateurs et les incertitudes persistantes à propos de l’économie mondiale. Ces prévisions ainsi que les informations suivantes réfèrent au tableau 1.

Tourisme domestique modeste et stable

La croissance de 2 % du tourisme domestique en 2014 est discrète, mais constitue une agréable surprise, considérant l’hiver froid et long que l’on vient de passer. La croissance économique et l’indice de confiance des Canadiens à la hausse ont permis d’atteindre un taux d’augmentation de 2,4 % pour les marchés d’agrément et d’affaires. Pour l’année en cours, les consommateurs demeurent inquiets à propos de la progression de leurs revenus, du taux d’endettement et du marché de l’emploi en général. L’indice du Conference Board relatif aux nouveaux emplois (Help-Wanted Index) suggère que le rythme de création d’emplois demeurera modeste à court terme.

D’un autre côté, les compagnies aériennes offriront davantage d’itinéraires de vol et de sièges en 2015. Le nombre de sièges disponibles pour des vols directs à l’intérieur du Canada devrait croître de 2,9 %.

Boom du marché américain à court terme

Après la mince augmentation estimée de 1,1 % des voyageurs américains au Canada en 2014, le Conference Board envisage une bien meilleure performance cette année. L’an dernier, le nombre de voyageurs utilisant l’automobile a décru de 1 %, alors que ceux prenant l’avion augmentait de 6 %. La combinaison d’une économie plus solide et d’un taux de change favorable devrait renverser la vapeur pour l’année en cours.

Quoique les voyages en automobile demeurent loin du niveau atteint en 2002, on prévoit une hausse considérable de ceux-ci cette année. Ce segment est traditionnellement plus sensible à la variation du taux de change et au prix de l’essence. De plus, la tenue d’événements sportifs majeurs au cours de l’été attirera des touristes américains.

On peut s’attendre à ce que le nombre de voyages en avion augmente aussi grâce à l’offre d’une plus grande quantité de sièges et à la croissance du nombre d’Américains détenteurs d’un passeport. Cependant, avec la stagnation de la capacité de transport aérien, les prévisions à moyen terme sont plus modérées.

Plus de 9 % d’augmentation du nombre de touristes outre-mer en 2014

Le Conference Board estime que le tourisme d’outre-mer a augmenté de 9,3 % en 2014. Le taux de change favorable, l’augmentation des indices de confiance et la forte hausse de la capacité de transport aérien expliquent ces gains. Le nombre de visiteurs en provenance de l’Asie a augmenté de 17 %, dominé par la Chine. Les visiteurs européens, quoique présentant un taux de croissance moindre (7 %), effectuent un nombre important de déplacements. Il s’avère particulièrement hasardeux de se livrer à des prévisions à l’échelle internationale, mais le Conference Board anticipe néanmoins une certaine croissance, en partie en raison des plus faibles coûts de l’énergie.

Après 2015, la venue de l’Autorisation de voyage électronique (AVE) pour tous les voyageurs des pays exempts de visa (excluant les États-Unis) représente un risque; il pourrait s’agir d’un frein à certains déplacements. Cela concerne presque tous les pays d’Europe de l’Ouest, le Japon, l’Australie et d’autres marchés traditionnels du Canada.

ML_previsions_CB_tab1

e = estimation; p = prévision
Note : Les taux de croissance annuelle sont présentés en italique.
Sources : Conference Board du Canada, Statistique Canada.

Le Québec suit la tendance canadienne

Le Québec est une des provinces qui devrait bénéficier le plus du renforcement de l’économie américaine. L’indice de confiance élevé dans l’Atlantique centre et la Nouvelle-Angleterre profitera certainement aux voyageurs transfrontaliers. Sur un horizon plus lointain, la croissance générale s’annonce modeste à l’exception de 2017, où les fêtes du 375e anniversaire de Montréal stimuleront le tourisme.

Le Québec est une des provinces qui devrait bénéficier le plus du renforcement de l’économie américaine.

Montréal jouit de solides gains en matière de tourisme provenant d’outre-mer (6 % en 2014). Le Conference Board évalue que le marché américain pourrait croître de 4,3 % en 2015 et suivre un rythme de croissance élevé jusqu’en 2017.

Pour la ville de Québec, les prévisions pour 2015 sont plus favorables (2,8 %) que l’estimation pour 2014 (1,5 %), où la performance a été faible sur les marchés domestique (1,2 %) et américain (0,6 %). L’agrandissement du Centre des congrès et une meilleure économie en général devrait donner un coup de pouce au tourisme d’affaires (4,8 %). L’inauguration du Centre Vidéotron en septembre prochain, la modernisation du lieu historique national Cartier-Brébeuf, ainsi que de la Maison-Maillou devraient ajouter à l’attractivité de la capitale.

L’Organisation mondiale du tourisme mise sur une progression du nombre de touristes internationaux comprise entre 3 % et 4 % en 2015, par rapport à 2014. Le Canada pourrait-il suivre cette tendance? Qu’est-ce que votre petit doigt – ou une analyse plus détaillée – vous dit?

 

 

Source de l’image à la une: “FreeImages.com/Sarah Buxton.”

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Hébergement

Hébergement touristique: qui dort où?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux qui ont contribué financièrement au projet sont Aimia et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont ATR Associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015. Voici une analyse spécifique concernant l’hébergement touristique.

Chez des proches… ou dans un 4 étoiles

Les voyageurs québécois vont dormir chez de la famille ou des amis lorsqu’ils sont en déplacement au Québec (30 %), mais encore plus ailleurs au Canada (34 %), comme le démontre le graphique 1. Le graphique 2 expose également l’importance des séjours chez des proches pour les Québécois en Europe ou ailleurs qu’aux États-Unis et que dans le Sud (34 %). Il s’agit de la forme d’hébergement la plus utilisée lors d’un voyage type vers ces destinations. Mais cela n’empêche pas les Québécois de recourir aussi à de l’hébergement commercial lors d’un même séjour.

Le graphique 1 démontre que, toutes destinations confondues, c’est l’hôtellerie de 4 étoiles ou plus (32 %) et celle de 3 étoiles (22 %) qui figurent aux 1er et 3e rangs des modes d’hébergement utilisés. Néanmoins, il faut consulter le graphique 2 pour constater la popularité des hôtels/motels 4 étoiles ou plus lors des séjours dans les destinations du Sud; les 2/3 des Québécois affirment avoir séjourné dans ce type d’établissement lors d’un voyage au soleil. Au Québec, on parle plutôt de 27 %. Soulignons toutefois que le système de classification dans ces régions diffère de celui du Québec de même que les tarifs des établissements de 4 étoiles ou plus, souvent plus abordables qu’ici.

Pour leurs séjours au Québec, 12 % des voyageurs québécois font du camping et la même proportion recourt à la location de chalet ou d’appartement à partir de sites Web tels qu’Airbnb et HomeAway. Quelque 8 % des touristes québécois séjournent dans des chalets appartenant à de la famille et 6 % vont dans des gîtes. Seulement 5 % utilisent l’hôtellerie 2 étoiles ou moins. Toutefois, 9 % la choisissent lors de leurs voyages dans le reste du Canada (voir les graphiques 1 et 2).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

 

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Les Québécois choisissent des hébergements touristiques différents selon leur âge, indépendamment de la destination. Les jeunes adultes sont plus enclins que la moyenne à recourir à l’hébergement 2 étoiles ou moins. Les voyageurs de 55 ans et plus séjournent davantage dans les gîtes. L’illustration ci-dessous présente ces quelques particularités.

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Les choix des voyageurs hors Québec

Toutes destinations confondues, les voyageurs en provenance de l’Ontario, du nord-est des États-Unis et les touristes français séjournent principalement en hôtellerie 3 étoiles ou plus et chez des proches. Les établissements 2 étoiles ou moins et les maisons ou appartements loués sur les sites Web suivent. Comme l’indique le graphique 3, le type d’hébergement privilégié varie beaucoup selon le marché.

Ce sont les Ontariens (33 %) qui fréquentent le plus les établissements d’au moins 4 étoiles lors d’un séjour type. Ils choisissent aussi en grande partie l’hôtellerie 3 étoiles et le quart d’entre eux vont chez des proches, soit plus que les deux autres marchés à l’étude. Parmi les voyageurs américains, la même proportion (31 %) fréquente l’hôtellerie 3 étoiles que celle de 4 étoiles ou plus.

Les voyageurs français sont beaucoup moins enclins que les autres à choisir des établissements hôteliers 4 étoiles ou plus (15 %), mais élisent domicile chez un proche autant que le font les Américains (19 %). Ils fréquentent l’hôtellerie 3 étoiles comme les Ontariens (29 %) et celle de 2 étoiles ou moins (19 %), beaucoup plus que les 2 autres marchés. Ils sont aussi plus enclins que les autres à louer une maison ou un appartement en ligne, à aller dans un gîte et à faire du camping lors d’un séjour type.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Les gîtes, les chalets et le camping ont la cote au Québec

Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec!

Lors d’un séjour type au Québec, les voyageurs étrangers ont choisi en plus grande proportion les hôtels, les motels et les auberges 3 étoiles, suivis de près par l’hôtellerie 4 étoiles ou plus. Plus d’un voyageur sur cinq a dormi chez des proches. Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec! L’hôtellerie 2 étoiles ou moins, le chalet ou l’appartement loué en ligne, la maison de campagne de la famille, le camping, le bateau de croisière, le condo et la pourvoirie récoltent tous des proportions beaucoup plus élevées que la moyenne. Rappelons que la pourvoirie est un type d’établissement que l’on trouve peu à l’extérieur du Québec (voir le graphique 4).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Le camping est davantage pratiqué par les 18 à 34 ans, la croisière par les plus fortunés et les chalets ou les appartements loués en ligne par les couples avec enfants. Les choix de l’hébergement par les voyageurs étrangers varient selon l’âge, le revenu annuel ou encore le type de ménage. L’image ci-dessous donne un aperçu de ces variations pour les voyageurs hors Québec.

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 L’hébergement en évolution

Les établissements 3 étoiles ou plus, le domicile des proches, les chalets, les gîtes et l’hébergement de plein air en général : les voyageurs au Québec utilisent des moyens qui caractérisent bien l’offre. Les options d’hébergement évoluent et se multiplient, tout particulièrement avec le développement des portails Web de location entre particuliers très efficaces ainsi qu’avec la diversification de l’offre telle que le prêt-à-camper, les hôtels design et branchés sur leur milieu et ceux qui proposent des services liés à la santé et au bien-être. Il s’avère essentiel de rester à l’affût de ces tendances en plus de bien saisir le profil de sa clientèle.

 

Image à la une : © iStock photo