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Intentions de voyage des Canadiens pour l’été 2016

Les intentions de départ

Les résultats de l’enquête menée en février dernier montrent que trois Canadiens sur quatre (75 %) prévoient prendre des vacances entre les mois de mai et octobre (voir le graphique 1), soit un peu plus que l’an dernier (1,4 %). Un autre sondage, réalisé cette fois par Angus Reid (AR) auprès de 1 515 Canadiens les 20 et 21 avril dernier, confirme cette donnée.

CN_Intentions_voyage_graphique.1Selon le Conference Board du Canada (CBC), la proportion de répondants qui planifient voyager au Canada pour leurs plus longues vacances estivales est en hausse de 6 % par rapport à l’année dernière. En effet, il est passé de 36 % en 2015 à 42 % en 2016 ; 58 % dans le cas des répondants au sondage AR. Quant aux intentions de voyage vers les États-Unis, elles ont chuté à 13 %, soit une baisse de près de 5 points de pourcentage par rapport à l’année dernière. Le sondage AR confirme également cette tendance alors que seulement 9 % des répondants ont mentionné vouloir partir vers les États-Unis et 8 % ailleurs cet été.

Où ira-t-on?

Ce sont les Britanno-Colombiens qui sont les plus susceptibles de prendre des vacances cet été toutes destinations confondues (78 %), viennent ensuite les Ontariens (76 %); les Québécois ferment la marche (73 %). Les résidents du Manitoba et de la Saskatchewan prévoient voyager au Canada dans une plus grande proportion (53 %), suivis de ceux de l’Atlantique (50 %). En revanche, le pourcentage est plus faible chez les résidents de l’Ontario et du Québec (38 %), qui sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus aux États-Unis ou ailleurs cet été (voir le graphique 2).

les résidents de l’Ontario et du Québec, sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus aux États-Unis ou ailleurs

Les destinations canadiennes privilégiées sont les provinces de l’Atlantique (33 %), la Colombie-Britannique (25 %), l’Ontario (16 %) et le Québec (16 %), selon AR. Les touristes canadiens y séjourneront pour une longue période (44 %) dans un chalet, idéalement près d’un lac. Environ 23 % opteront plutôt pour une expérience urbaine. Plus de la moitié (55 %) dépenseront plus de 1000 $ cet été et trois personnes sur dix s’endetteront pour le faire.

CN_Intentions_voyage_graphique.2

L’impact du taux de change

Les intentions de voyages au Canada pour la prochaine saison semblent être stimulées par la faiblesse relative du dollar canadien qui contribue à rendre de nombreuses destinations étrangères plus chères, alors que le coût des séjours au Canada semble dorénavant plus compétitif.

Les intentions de voyages au Canada pour la prochaine saison semblent être stimulées par la faiblesse relative du dollar canadien

Pour mieux comprendre l’impact de la faiblesse du dollar sur les décisions de voyage des Canadiens, le Conference Board du Canada a posé directement la question dans son enquête. Dans l’ensemble, 63 % des répondants étaient assez ou fortement d’accord avec l’énoncé suivant : « Considérant la dépréciation du dollar canadien, je suis moins susceptible de me rendre aux États-Unis pour mes prochaines vacances ». Cette réponse a connu une hausse de 13 % par rapport à l’an dernier (voir le graphique 2).

Dans la même veine, l’enquête actuelle a montré que plus de la moitié (57,6 %) de tous les répondants étaient assez ou complètement d’accord avec la déclaration suivante : « Compte tenu de la dépréciation du dollar canadien, je suis plus susceptible de voyager au Canada pour mes prochaines vacances », une hausse de près de 11 % par rapport à l’an dernier (voir le graphique 3).

CN_Intentions_voyage_graphique.3

Les perceptions des Canadiens

Le Conference Board a aussi voulu connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique. Pour cela, les répondants devaient évaluer divers attributs touristiques. Sans surprise, les voyageurs qui planifient séjourner au Canada pour leurs plus longues vacances cet été perçoivent le pays plus favorablement que ceux qui ont l’intention de voyager à l’extérieur des frontières, comme en font foi les valeurs négatives obtenues (voir le graphique 4). Ces valeurs nous indiquent l’écart en pourcentage entre les réponses des voyageurs canadiens internationaux et celles des touristes domestiques. Lorsque la valeur est négative, cela veut dire que les Canadiens prévoyant voyager à l’étranger ont une impression un peu moins favorable du Canada sur cet attribut en particulier; une valeur positive indiquerait que les voyageurs sortants du pays auraient une perception plus favorable du Canada, ce qui bien sûr n’est pas le cas.

CN_Intentions_voyage_graphique4
En général, la différence de perception entre les Canadiens voyageant au Canada et ceux séjournant à l’international a diminué par rapport à l’année dernière, surtout en ce qui concerne la qualité des expériences touristiques et culturelles, le magasinage, les services de transport et l’offre culinaire. 

Donc, dans l’ensemble, les résultats du dernier sondage sur les intentions de voyage des Canadiens suggèrent que l’été 2016 devrait être une bonne année pour les voyages intérieurs, en dépit de préoccupations économiques dans certaines régions du pays.

 

Source de l’image à la une : © TQ/Christian Savard

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Segments de clientèles

Les baby-boomers : de plus en plus libres de voyager

Ils ont de 54 à 69 ans, ou de 50 à 70 ans, selon les sources. Parfois, on les regroupe avec la « génération silencieuse » sous l’appellation des 55 ans et plus. Les baby-boomers sont pourtant bien différents de leurs aînés. Les plus jeunes s’avèrent souvent très actifs, en forme et en quête d’aventure. Mais avec une partie de sa cohorte déjà bien établie dans l’univers de la retraite, la génération du baby-boom a fait son entrée dans le segment des seniors, qu’elle le veuille ou non. Certains de ses représentants profitent pleinement de cette nouvelle liberté; pour ceux qui l’aborderont prochainement, les voyages demeurent au haut de la liste des activités prévues.

Un poids touristique considérable

Les 50 à 70 ans représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années.

Les 50 à 70 ans forment 29 % de la population canadienne. Le Conference Board du Canada prévoit qu’ils représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années avec des dépenses annuelles de 35 milliards de dollars.

Aux États-Unis, ce marché est évalué à plus de 111 milliards de dollars américains. Selon une étude publiée par U.S. News & World Report, environ 7 baby-boomers américains sur 10 feront un voyage d’agrément au cours des 12 prochains mois, et près de la moitié prévoient dépenser de 1000 à 5000 dollars pour ce séjour. L’enquête révèle également que :

  • les baby-boomers contrôlent 70 % du revenu discrétionnaire aux États-Unis;
  • tous secteurs d’activités confondus, 83 % des baby-boomers effectuent des recherches en ligne avant de faire des achats importants, qu’ils réaliseront majoritairement hors ligne;
  • quelque 45 % des baby-boomers ont l’intention de réaliser au moins un voyage à l’étranger;
  • environ 80 % des voyages de luxe sont réalisés par des baby-boomers.

Des tendances de voyage pour 2016

L’American Association of Retired Persons sondait les baby-boomers américains en septembre 2015 pour mieux comprendre leurs motivations et leurs intentions de voyage. Voici quelques faits saillants de cette enquête concernant leurs voyages pour 2016 :

  • Presque tous les voyageurs interrogés ont l’intention de partir en 2016.
  • Ils voyageront surtout pour :
    • passer du temps en famille;
    • relaxer et se ressourcer;
    • s’évader du quotidien.
  • Certains séjours prévus pour 2016 (12 %) étaient déjà réservés en septembre 2015.
  • Les baby-boomers cherchent et apprécient les bonnes affaires, mais le prix n’est pas une barrière.
  • Ils démontrent un intérêt pour les voyages internationaux de type bucket list, soit la liste des choses à faire dans une vie.
  • La gratuité de l’accès à Internet sans fil et l’inclusion du petit déjeuner figurent parmi les atouts qu’ils recherchent à l’hôtel.
  • Bien que les baby-boomers séjournent surtout en hôtellerie classique, les appartements et maisons loués entre particuliers (de type Airbnb) sont de plus en plus populaires auprès de ce marché.
  • L’Europe et les Caraïbes constituent des destinations clés.
  • Les villes, les plages et les croisières seront prisées.
  • Les voyages internationaux seront particulièrement populaires au printemps.
  • Les deux tiers des répondants affirment ne pas avoir l’intention de publier du contenu sur les médias sociaux durant leur séjour.
  • Les baby-boomers américains réaliseront des voyages multigénérationnels (au moins trois générations), surtout lors de longs week-ends.

Outre ces séjours familiaux, un tout autre phénomène se dessine en Europe : celui des voyages après la rentrée des classes. De nombreux nouveaux retraités s’impliquent dans la vie familiale de leurs enfants en offrant de leur temps, surtout en période de vacances scolaires. Selon une étude de l’agence Mintel sur la retraite, on observe une hausse des réservations de dernière minute dans les hôtels et les centres de villégiature de luxe par la clientèle des baby-boomers lors de la période correspondant à la rentrée des classes.

Et les baby-boomers québécois?

La plupart de ces tendances s’appliquent aussi au marché québécois. Comme l’illustre le graphique 1, on découvre que lorsque les baby-boomers québécois voyagent au Canada, ils visitent les sites touristiques, magasinent, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les musées et s’adonnent à la chasse, à la pêche et au golf, et ce, dans une plus forte proportion que les autres segments d’âge. Ils pratiquent aussi des activités sportives, presque autant que l’ensemble de la population, mais davantage que les 65 ans et plus (2,1 %).

Baby_boomers_activites_voyage_canada

Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des Québécois de 55 ans et plus. Par rapport aux autres segments d’âges, ils sont proportionnellement :

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Un groupe hétérogène

Notamment parce qu’une partie d’entre eux sont toujours très actifs et que les plus âgés le sont moins, les baby-boomers ont des profils très diversifiés. Qu’ils soient aventuriers, passifs, à la recherche d’expériences nouvelles ou simplement de moments de relaxation et de contemplation, les baby-boomers à la retraite, complète ou pas, promettent de voyager.

 

Image à la une : © Pexel

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Marchés géographiques Performance

Contribution du tourisme à l’économie canadienne

Depuis 25 ans, le World Travel & Tourism Council (WTTC) évalue la contribution économique du tourisme de 184 pays situés dans 25 régions à travers le monde, dont le Canada. Pour ce faire, il se base sur la méthodologie des comptes satellites du tourisme (CST), qui fournissent des informations sur les effets directs de la consommation touristique (dépenses des résidents et des non-résidents ainsi que valeur ajoutée des industries touristiques et des autres industries qui les servent). À cela, le WTTC ajoute les effets indirects (dépenses d’investissement privé et public, entre autres) et induits (PIB et emplois soutenus par ceux qui sont directement ou indirectement employés par l’industrie touristique) afin de dresser un portrait plus complet de l’impact économique du tourisme (voir le schéma 1).

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Baisse de la contribution directe du tourisme au PIB

En 2025, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien ne rejoindra pas le niveau de 2005

De 2005 à 2011, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien a baissé constamment pour se stabiliser entre 2011 et 2013 et enregistrer une légère hausse ces deux dernières années (voir le graphique 1). Cette contribution s’élevait à 23,1 milliards de dollars en 2014 (1,2 % du PIB) et devrait atteindre 24,3 milliards en 2015, soit une augmentation de 5,5 % par rapport à l’année précédente. Par la suite, le WTTC prévoit une croissance annuelle de 3,4 % d’ici 2025. Malgré cela, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien ne rejoindra pas le niveau de 2005.

CN_impact_economique_tourisme_1Source : WTTC

Quant à la contribution totale du tourisme au PIB en 2014 (incluant les effets indirects et les bénéfices induits), elle était presque 4 fois plus élevée que la contribution directe : 88,6 milliards de dollars, soit 4,5 % du PIB. Sa part s’élèvera à 5,1 % en 2025, selon le WTTC.

CN_impact_economique_tourisme_2Source : WTTC

Autre fait saillant : en 2014, près des deux tiers (64,1 %) de la contribution directe du tourisme au PIB canadien étaient attribuables aux dépenses des voyageurs d’agrément (canadiens et internationaux), lesquelles s’élevaient à 38,5 milliards de dollars. La part des dépenses des Canadiens (69,5 %) est toutefois beaucoup plus élevée que celle des touristes internationaux. Les dépenses des touristes d’agrément devraient croître de 4,9 % en 2015, puis de 3,6 % par année jusqu’en 2025.

Une contribution à l’emploi plus faible que celle d’autres secteurs

La part relative du tourisme dans les emplois totaux du Canada en 2015 demeure plus faible qu’elle ne l’était en 2005

L’industrie touristique canadienne a généré 462 000 emplois directs en 2014, soit 2,6 % de l’emploi total, et devrait croître de 5,3 % en 2015 pour atteindre 486 500 emplois (2,7 % de l’emploi total). En 2025, 520 000 emplois directs seront attribuables à l’activité touristique canadienne, ce qui représente une faible croissance annuelle de 0,7 % par année au cours des 10 prochaines années. Il est à noter que ces augmentations, en nombres absolus, s’inscrivent dans la tendance à la hausse observée depuis 2010. Toutefois, bien qu’on ait enregistré une croissance du nombre d’emplois liés à l’industrie touristique canadienne au cours des 10 dernières années, la part relative du tourisme dans les emplois totaux du Canada en 2015 demeure plus faible qu’elle ne l’était en 2005 (2,7 % par rapport à 2,9 %), ce qui sous-entend une plus forte croissance de l’emploi au sein d’autres industries.

Canada, tourisme, emploi, PIBSource : WTTC

Au total (effets indirects et induits inclus), le tourisme soutenait 1 075 000 emplois en 2014 (6 % de l’emploi total). Grâce à une croissance de 4,2 %, il devrait générer 1 119 500 emplois en 2015 et 1 276 000 en 2025 (6,5 % de l’emploi total), soit une augmentation de 1,3 % par année sur toute la période. Notons qu’en considérant les effets indirects et induits, cette fois-ci la part relative du tourisme dans les emplois du Canada continuera de croître jusqu’en 2025.

 Dépenses à la hausse, mais baisse de leur part relative dans les exportations

L’argent dépensé par les visiteurs étrangers au Canada (exportations) constitue une composante clé de la contribution directe du tourisme à l’économie du pays. En 2014, les touristes internationaux ont généré 18,3 milliards de dollars canadiens d’exportations. En 2015, ce chiffre devrait croître de 6,1 %, et le pays attirer 17,6 millions de visiteurs internationaux.

Dépenses, Touristes internationaux, Canada, PIBSource : WTTC

Toutefois, tout comme pour les emplois, la part relative des dépenses touristiques des visiteurs étrangers dans les exportations du Canada est plus faible en 2015 (3 %) qu’elle ne l’était en 2005 (3,3 %), et ce, malgré des arrivées internationales et des dépenses relativement stables au fil de cette décennie. De plus, même si les arrivées de touristes internationaux devraient augmenter de 32 % entre 2015 et 2025 et générer des dépenses de 25,7 milliards de dollars en 2025, la part des exportations touristiques dans l’économie canadienne continuera de baisser pour ne représenter que 2,8 %.

Le Canada à la queue du classement

Le WTTC a comparé le Canada avec des destinations concurrentes qui offrent des produits touristiques similaires et qui tentent d’attirer des touristes des mêmes marchés d’origine. En nombres absolus, le pays se classe presque toujours dans les trois derniers avec l’Autriche et la Nouvelle-Zélande. C’est encore pire lorsqu’on observe sa part relative (en %) dans les divers indicateurs économiques (PIB, emploi, exportations), où le Canada se classe bon dernier des pays concurrents comparés et très loin sur l’ensemble des 184 pays étudiés. Il est grand temps d’investir dans l’industrie touristique pour lui redonner une place enviable dans l’économie canadienne.

Contribution économique, classement, Canada

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Pleins feux sur les voyages des Ontariens

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, dont l’Ontario (567 répondants). Les détails supplémentaires de cette étude sont présentés en fin d’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier, réalisé au cours des 12 derniers mois. Voici donc un aperçu des habitudes touristiques des Ontariens.

L’Ontario, destination de vacances privilégiée

En 2014, les Ontariens interrogés ont voyagé d’abord et avant tout dans leur province. La moitié de leurs séjours d’agrément d’une nuit ou plus ont été réalisés au Canada, principalement en Ontario (79 %). Les États-Unis suivent au deuxième rang des destinations les plus visitées (voir le graphique 1), New York et la Floride étant sur un pied d’égalité en tête du classement des États (24 %). Seulement 8 % des voyageurs ontariens ont visité le Québec.

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Parmi les touristes ontariens qui ont visité le Québec lors de leur dernier séjour, la principale motivation de voyage a été la visite de parents ou d’amis

Parmi les touristes ontariens qui ont visité le Québec lors de leur dernier séjour, la principale motivation de voyage a été la visite de parents ou d’amis (15 %), plus que pour l’ensemble des voyageurs hors Québec (9 %). La deuxième raison évoquée est la possibilité de pratiquer certaines activités. L’accessibilité facile par la route constitue le troisième motif des Ontariens pour visiter le Québec.

On le fait en couple dans un hébergement 4 étoiles!

En 2014, le quart (26 %) des Ontariens ont fait deux séjours d’agrément d’au moins une nuitée. La durée moyenne de leur dernier séjour était de 8,1 nuitées, toutes provenances confondues. Ces nuitées s’effectuent principalement dans un lieu d’hébergement comptant au moins trois étoiles, ou encore chez de la famille ou des amis (voir le graphique 2).

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Les vacances sont aussi l’occasion de partager des moments en couple ou en famille, même si comparativement aux touristes des autres marchés, ils voyagent un peu moins avec leurs enfants (voir le graphique 3). 

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 Le magasinage, toujours le magasinage!

Pour une majorité d’Ontariens, le magasinage demeure l’activité principale* de leur séjour d’agrément. Parmi les autres activités culturelles et de divertissement les plus pratiquées, la découverte de la ville et la dégustation d’un repas gastronomique font bonne figure (voir le tableau 1). Les touristes ontariens sont aussi des adeptes de musées et de sites historiques, mais dans une moindre proportion.

Dans la catégorie des activités estivales de plein air, c’est la baignade, que ce soit dans une piscine ou dans un plan d’eau naturel, qui rejoint la plus grande part des voyageurs ontariens. La randonnée pédestre, quant à elle, est beaucoup moins populaire auprès de ces touristes (15 %) qu’auprès des autres voyageurs hors Québec (21 %). Néanmoins, comme l’indique le tableau 1, les parts des Ontariens pratiquant ces activités sont faibles. En fait, plus du tiers de ceux-ci ont indiqué ne pratiquer aucune activité physique ou de plein air au cours de leurs vacances estivales!

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Les principales sources d’inspiration

Les Ontariens ont utilisé majoritairement le Web et les médias sociaux pour s’inspirer et choisir leur dernière destination de voyage. Près du tiers d’entre eux (32 %) se sont également fiés aux recommandations de parents ou d’amis.

En comparaison avec l’ensemble des marchés hors Québec, les Ontariens recourent plus aux services d’un agent de voyages et aux bulletins d’information. Ils remarquent aussi davantage les publicités affichées sur les sites Web. Ontariens_graphique_4

La mobilité et les réseaux sociaux, quelques faits saillants

  • La majorité des voyageurs ontariens (76 %) possède un téléphone intelligent, une tablette électronique (50 %) ou un GPS (55 %), et encore plus parmi les jeunes âgés de 18 à 34 ans (91 %, 61 % et 62 % respectivement). Toutefois, ils ne s’en servent pas tous en voyage. En effet, seulement un peu plus de la moitié d’entre eux (55 %) a utilisé son téléphone intelligent, et environ le tiers (31 % et 34 %) sa tablette ou son GPS lors de son dernier séjour d’agrément.
  • Parmi ceux qui utilisent leur appareil mobile pendant leurs vacances, les deux tiers s’en servent pour prendre des photos ou des vidéos. Près des trois quarts (71 %) des touristes âgés de 55 ans et plus l’utilisent pour vérifier leurs courriels et communiquer avec leurs proches; en comparaison, beaucoup moins de milléniaux (55 %) le font.
  • Bien qu’ils soient enclins à prendre des photos et des vidéos, ils le sont moins à les partager en ligne (31 %).
  • Le tiers des voyageurs utilise un appareil mobile pour chercher des informations touristiques, et seulement 12 % pour effectuer un parcours ou suivre un itinéraire donné par un GPS (21 % dans le cas de la génération Y).
  • Hormis pour les 18 à 34 ans, les Ontariens consultent moins fréquemment les médias sociaux que les touristes des autres marchés, mais lorsqu’ils le font, c’est pour émettre des commentaires ou mettre à jour leur statut relativement à leur voyage. Pour cela, ils utilisent majoritairement Facebook (80 %). Les milléniaux se servent de tous les médias sociaux dans une plus grande proportion que les autres catégories de voyageurs.

Les intentions de voyage

Malgré la proximité du Québec, les Ontariens interrogés voyagent peu dans la belle province. De plus, ils ne prévoient pas le faire à court terme, puisque ceux qui désirent effectuer un séjour incluant au moins une nuitée à l’extérieur de leur résidence principale au cours de la prochaine année voyageront surtout dans leur province, au Mexique, dans les Caraïbes (Cuba, République dominicaine, Bahamas, etc.) ou encore en Amérique latine (15 %). Ces séjours auront surtout lieu l’hiver, soit en décembre, janvier et février. Espérons que la stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal du ministère du Tourisme parviendra à les convaincre d’embrasser les joies de l’hiver québécois!

 

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

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Produits et activités

Tour d’horizon sur les croisières internationales

Selon un rapport rédigé par la firme Business Research and Economic Advisers (BREA) pour le compte de l’Association internationale des compagnies de croisières (CLIA), l’industrie des croisières a engendré en 2013 des dépenses se chiffrant à 117 milliards de dollars américains, procurant de l’emploi à près de 900 000 personnes et versant un peu plus de 38 milliards de dollars américains en salaires.

 

Les passagers internationaux

De 2003 à 2013, le nombre de croisiéristes mondial a crû de 77 %, passant de 12 à 21,3 millions de passagers. Ceux-ci proviennent majoritairement (55 %) d’Amérique du Nord (11,8 millions), dont 10,9 millions des États-Unis et 770 000 du Canada (voir le graphique 1). En plus de constituer le marché le plus volumineux, l’Amérique du Nord est également le point d’embarquement le plus imposant de 2013 avec 4000 départs de croisières transportant près de 10,94 millions de passagers, soit 51 % du total des croisiéristes mondiaux.

Pour leur part, les Européens occupent 30 % du marché total. Les passagers originaires du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, de la France et de l’Espagne s’avèrent les plus nombreux; ils correspondent à 83 % de ce segment. Les autres marchés de taille sont l’Australie, le Brésil et la Chine.

Pour 2015, on prévoit l’embarquement d’un nombre record de croisiéristes, soit 23 millions.

Selon les données de la CLIA, on évalue à 22,1 millions le nombre de passagers en 2014. Pour 2015, on prévoit l’embarquement d’un nombre record de croisiéristes, soit 23 millions.

Les passagers nord-américains

Un sondage effectué en 2014 pour la CLIA indique que 62 % de la clientèle nord-américaine a déjà fait plus d’une croisière, la moyenne se situant à 3,8. Les croisiéristes aiment voyager par bateau, si bien que 86 % d’entre eux planifient le faire à nouveau au cours des trois prochaines années.

Un peu plus de la moitié des passagers naviguent en paire (53 %), et le quart sont accompagnés de leurs enfants. La durée moyenne de leur voyage est de 7,3 jours. Ils ont dépensé près de 2200 dollars américains par personne lors de leur dernier périple en mer; 74 % de cette somme a été accordée à leur place en cabine, alors que 26 % a servi à effectuer des achats à bord et en excursion.

Les croisiéristes nord-américains aiment voir plus d’un lieu durant leur voyage. Ils sont aussi nombreux (42 %) à retourner à une destination déjà visitée lors d’une précédente croisière.

Les destinations

L’étude de BREA indique que les destinations les plus prisées en 2013 étaient :

  • l’Amérique du Nord (47 %) : les Caraïbes (76 %), l’Alaska (10 %), Hawaï et l’ouest du Mexique (8 %), le Canada et la côte Est américaine (6 %);
  • l’Europe (37 %) : les régions méditerranéennes (72 %) et le nord de l’Europe (28 %);
  • l’Asie et le Pacifique (10 %) : l’Asie (51 %), l’Australie et le Pacifique Sud (49 %);
  • le reste du monde (6 %) : l’Amérique du Sud (63 %), l’océan Indien (34 %) et autres (3 %).

La destination Saint-Laurent en pleine croissance 

Bien qu’à l’échelle mondiale, le Saint-Laurent semble occuper une toute petite place, la destination vit elle aussi une croissance importante. En 2014, elle a connu sa plus importante saison de croisières internationales avec une augmentation de son nombre de visiteurs de 19 % par rapport à 2013, et de 11 % par rapport à sa meilleure performance, soit celle de 2012. Au total, 261 000 passagers et 94 000 membres d’équipage ont été accueillis dans la province en 2014. De mai à novembre, 27 navires ont circulé sur le fleuve et y ont effectué 348 escales.

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D’après Croisières du Saint-Laurent, l’année 2015 semble aussi fort prometteuse; on évalue qu’un peu plus de 395 000 passagers et membres d’équipage visiteront la région cette année, en hausse de 11 % par rapport à 2014. Bien que le port de Québec soit le plus achalandé, celui-ci connaîtra une baisse de fréquentation de 8 % par rapport à 2014, année record côté achalandage. Quant à eux, les ports de Trois-Rivières et de Havre-Saint-Pierre bénéficieront d’une solide croissance de 198 % et de 143 % respectivement.

AR_Croisiere_internationale_3_2015

Quelques tendances

Les compagnies de croisière portent une attention particulière au design et aux aménagements uniques de leurs nouveaux bateaux. Elles se conforment également à diverses normes environnementales et de sécurité. Les membres de la CLIA évaluent les investissements prévus pour leur flotte à 4 milliards de dollars en 2015, à 6,5 milliards en 2016 et à 5,1 milliards en 2017.

Offrir une bonne variété de divertissements de haut calibre, accommoder plusieurs types de clientèles (multigénérationnelle, solo, jeune, etc.) et décliner l’expérience à bord et à destination sous toutes sortes de thématiques s’inscrivent parmi les plus grandes tendances de l’industrie. Enfin, les croisiéristes sont de plus en plus branchés, aiment avoir accès à une connexion Internet, cherchent à vivre une expérience mémorable, authentique et à recevoir un accueil personnalisé. Êtes-vous prêt à accueillir ce segment de clientèle?

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Intentions de voyage des canadiens pour l’hiver 2015

Les intentions de départ

Les résultats de l’enquête menée en octobre dernier montrent que près des deux tiers (61%) des Canadiens prévoient prendre des vacances cet hiver (voir le tableau 1), soit 5% de moins que l’an dernier. Cependant, les provinces canadiennes auront du fil à retordre pour intéresser leur population à demeurer au pays. En effet, la proportion de répondants qui planifient voyager au Canada pour leurs plus longues vacances cet hiver est en baisse de près de 6% par rapport à l’année dernière, passant de 19,3% en 2013 à 13,8% en 2014. Néanmoins, malgré une diminution de la valeur du dollar canadien, les intentions de voyage vers des destinations américaines et d’autres destinations internationales sont en légère hausse par rapport à l’an dernier (voir le tableau 1).

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Des voyages au Canada et dans leur province d’origine

Parmi les répondants qui ont déclaré prévoir prendre des vacances cet hiver, les Québécois sont les plus susceptibles (30%) de voyager au Canada, suivis des gens de l’Atlantique (25%). En revanche, la proportion est plus faible chez les résidents de l’Ontario (18%), qui sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus à l’extérieur du pays cet hiver (voir le graphique 1).

À ceux qui envisagent de séjourner au Canada, l’enquête a également demandé dans quelle province ils ont prévu passer le plus de nuits. Les résultats révèlent une forte préférence pour leur province d’origine. En fait, plus des deux tiers des Canadiens ont mentionné qu’ils voyageraient dans leur province ou leur région. Les répondants du Canada atlantique, du Québec et la Colombie-Britannique sont les plus susceptibles de séjourner chez eux, alors que ceux de l’Ontario et des Prairies le sont moins.

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L’Ontario et le Québec demeurent populaires

Comme toujours, l’Ontario est la destination la plus populaire pour les Canadiens qui planifient des vacances au Canada cet hiver. Toutefois, la part de cette province dans les intentions de voyage est en baisse, glissant à 27% comparativement à 33% l’an dernier. Il semble que la légère augmentation des visites prévues à partir de marchés plus éloignés comme l’Alberta et la Colombie-Britannique ne suffira pas à compenser la diminution du nombre de voyageurs en provenance de l’Ontario et du Québec (voir le tableau 2).

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Le Québec est la deuxième destination la plus populaire auprès des répondants qui prévoient voyager au Canada cet hiver

Le Québec est la deuxième destination la plus populaire auprès des répondants qui prévoient voyager au Canada cet hiver (26,5%). En fait, le Québec a enregistré la plus forte augmentation de toutes les provinces cette année, soit 5,6% par rapport à l’année dernière. Cette hausse est principalement attribuable à la croissance du nombre de voyageurs québécois qui comptent rester dans leur province. Elle est aussi due en partie au plus grand intérêt des répondants albertains et britanno-colombiens pour la belle province.

La durée de séjour

Dans l’ensemble, les résultats du sondage suggèrent que la moyenne des vacances hivernales sera plus longue cet hiver que l’an dernier. Bien que plus de la moitié des répondants (56%) prévoient prendre des vacances qui dureront moins de 6 nuits, la proportion de ceux qui voyageront de 6 à 14 nuits est en hausse de 7% par rapport à l’année dernière: elle est passée de 32% en 2013 à 39% en 2014 (voir le graphique 2). La proportion de Canadiens qui pensent effectuer de plus longs séjours (15 jours ou plus) est très faible, soit d’environ 2,5%.

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Les activités pratiquées

Parmi les répondants qui ont l’intention de rester au Canada pour leurs vacances d’hiver, le tiers planifient s’adonner à une ou plusieurs activités de plein air, ce qui constitue une augmentation considérable par rapport aux 26,6% de l’an dernier. Le ski alpin (17%), le ski de fond (12%), la motoneige (11%) et la planche à neige (10%) semblent être les plus populaires (voir le tableau 3). La visite d’un site historique (23%) ou d’un musée ou d’une galerie d’art (21%) complète la liste des principales activités prévues au programme des vacances hivernales des Canadiens.

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Le Québec semble bien tirer son épingle du jeu lorsqu’on analyse les intentions de voyage des Canadiens, mais le tout est de savoir si ces intentions se concrétiseront. Espérons-le!

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Hébergement

Portrait de la restauration au Canada

 

Les ventes de l’industrie de la restauration représentent près de 4% de l’ensemble de l’activité économique canadienne. Plus de 1,1 million de personnes y travaillent directement, dont une grande proportion de jeunes, ce qui en fait le quatrième plus grand employeur au pays. Cette industrie, composée de 88 000 établissements, crée des retombées économiques importantes dans les communautés urbaines comme rurales.

 

Résultats 2012-2013 et prévisions pour 2014

Selon le ConferenceBoard du Canada, l’ensemble de l’industrie des services alimentaires canadiens a connu des résultats décevants en 2013; 951 millions de dollars de profit, ce qui représente une baisse de 33% par rapport à 2012. Restaurants Canada révèle des données indiquant l’augmentation des ventes (variation de 4,7% entre 2012 et 2013), mais pas autant que les coûts. Au Québec, elles ont progressé de 3%. Pour 2014, l’organisme prévoit une croissance modeste des revenus pour les restaurants, alors que les consommateurs canadiens surveillent de près leur budget.

En 2013, ce sont les services alimentaires en milieu institutionnel qui ont connu la plus importante croissance de leurs ventes (6,3%), suivis de près par les restaurants à service complet (5,4%) (voir le tableau 1). Pour les services en milieu touristique, c’est-à-dire principalement les hôtels, motels et centres de villégiature, une croissance de 3,5% a été observée pour 2013, et 4,2% en prévision pour 2014, revenant ainsi au niveau d’avant la récession.

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Notes explicatives:
 Δ = variation
Prél. = résultats préliminaires
Prév. = prévisions

La performance du Québec

Le secteur commercial québécois, c’est-à-dire les restaurants à service rapide ou complet, les traiteurs et les débits de boisson, représente environ le cinquième de l’industrie canadienne en volume de vente (voir le tableau 2). L’Ontario accapare une part plus importante. Les taux de croissance passé et prévu sont légèrement en deçà de la moyenne canadienne. Le Québec compte proportionnellement beaucoup plus de restaurants indépendants que l’Ontario et que l’ensemble du Canada.

ML_restaurants_2014_tab_2

Notes explicatives:
 Δ = variation
14p = résultats préliminaires pour 2014

Répartition journalière

Le repas du soir est celui qui est le plus souvent pris au restaurant (30%) et, avec son addition plus élevée, il constitue environ 47% des ventes. Le petit-déjeuner représente 17% de l’achalandage quotidien au Québec, comparativement à 11% pour l’ensemble du Canada.

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La part du tourisme

Les touristes effectuent 18% de l’ensemble des dépenses dans les services alimentaires canadiens: le tourisme domestique représente près de 14% et les voyageurs internationaux, un peu plus de 4%.

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Les touristes effectuent 18% de l’ensemble des dépenses dans les services alimentaires canadiens

Menus évolutifs

Les goûts et les restrictions alimentaires des consommateurs continuent à forger l’offre culinaire. La population s’avère de plus en plus instruite en matière d’alimentation et de santé. L’industrie est alors forcée d’être plus transparente au regard des aliments servis et de leur origine, ainsi que des méthodes de cuisson. Toutes ces demandes posent des défis logistiques et opérationnels aux restaurateurs. D’un autre côté, les Canadiens sont curieux de découvrir les dernières tendances culinaires et les cuisines d’ailleurs, défiant à nouveau les chefs de diversifier les produits qu’ils offrent. Les restaurateurs s’adaptent bien; nombreux sont ceux qui incluent maintenant des options santé et qui expérimentent de nouveaux produits et recettes.

Sans gluten S.V.P.

Les allergies et les intolérances alimentaires gagnent du terrain auprès des Canadiens, ainsi que les connaissances sur le sujet. Les individus ayant diminué leur consommation de gluten ou l’évitant totalement pour diverses raisons représentent environ 12% de la population. Semblable au Québec et dans plusieurs provinces, ce pourcentage est plutôt de 17% en Colombie-Britannique et est beaucoup plus faible dans les Prairies (5%). Selon une enquête de Restaurants Canada effectuée auprès de 400 restaurateurs, il s’agirait de la première tendance culinaire en 2014. De plus en plus de restaurants offrent et commercialisent des mets sans gluten, mais certains adaptent également leur cuisine pour mieux gérer la contamination et améliorent leurs connaissances en matière de traçabilité des aliments.

Montée des établissement de restauration rapide haut de gamme (fast-casual)

Ces établissements pourraient être définis comme des restaurants rapides (restaurants de type fast-food) offrant des plats de qualité dans un décor s’apparentant à un restaurant à service complet et pour un prix très compétitif. Ils répondent à une demande pour des produits frais et locaux, ainsi qu’au rythme de vie rapide des consommateurs. Quoiqu’ils soient peu nombreux en comparaison aux établissements de restauration rapide, ils se multiplient. Ils accapareraient entre 3 et 5% de l’achalandage. Les hôtels suivent cette tendance; ils sont de plus en plus nombreux à proposer des choix de repas santé et abordables à emporter ou à consommer en salle à manger.

La restauration est absolument essentielle à l’expérience touristique, mais elle fait également partie intégrante de la vie des communautés. Au Québec, elle se positionne de plus en plus comme une cuisine distinctive, de grande qualité et abordable. Les restaurateurs devront néanmoins demeurer vigilants dans leur gestion et à l’affût des tendances pour suivre la cadence!

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Marchés géographiques

Le marché américain scruté aux Assises du Tourisme

Le Québec a accueilli 2,39 millions de visiteurs américains en 2012, dont 1,79 million de touristes. Bien que ce nombre soit plutôt stable par rapport à 2011, il est bien en deçà de celui de 2002, qui dépassait les 4 millions. Le taux de change est moins favorable à nos voisins, et la récession qui a débuté en 2008 a freiné leurs ardeurs. Cela dit, la conjoncture n’explique pas à elle seule ce déclin, puisqu’ils ont recommencé à voyager à l’international.

Dans l’ensemble du Canada, une légère hausse est observée: on a compté, pour 2013, 12 millions de voyages d’au moins une nuit par des Américains, soit 1% de plus qu’en 2012. La proportion des voyages en avion a quant à elle connu une hausse de 4,9%.

Contexte économique américain favorable

la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

Pedro Antunes, directeur général et économiste en chef adjoint du Conference Board du Canada, a présenté les perspectives économiques du marché américain. Selon lui, la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

  • Bien que les dépenses publiques demeurent en baisse, la diminution est moindre et l’on prévoit une légère reprise en 2015.
  • Le taux d’emploi a presque atteint celui d’avant la crise et le taux de chômage diminue.
  • Un bon indicateur de la confiance des entreprises est l’investissement réel qu’on y fait. Les variations d’année en année sont positives.
  • Les taux d’intérêt aux États-Unis et au Canada devraient augmenter à partir de la fin de 2015.
  • Le prix de vente des maisons revient à la hausse, après un creux de 2009 à 2011.
  • L’indice de confiance des consommateurs n’est pas revenu tout à fait à ce qu’il était avant la récession, mais il connaît une hausse.
  • Les dépenses de consommation devraient croître de 2,5 à 3% en 2014-2015 (voir le graphique 1).

La reprise économique s’avère plus marquée dans les États du sud que dans le nord-est.

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M. Antunes a expliqué que l’économie mondiale devrait se renforcer cette année et que la croissance viendra probablement des économies développées, contrairement aux autres années, c’est-à-dire principalement de l’Europe, des États-Unis et du Japon. On parle moins des pays du BRIC; la Chine et l’Inde, qui représentent 12% de l’économie mondiale, se portent bien, mais les économistes sont plus inquiets quant à la Russie et au Brésil.

Prévisions positives, mais timides

Le Conference Board du Canada a également effectué des prévisions sur les arrivées de touristes internationaux au Québec. Les estimations pour l’année 2013 sont positives, mais faibles: un mince 1,7% d’augmentation pour le marché américain. Des hausses d’environ 2 à 3% sont prévues pour tous les marchés en 2014, et légèrement moindres pour 2015 (voir le graphique 2).

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Dans le cas des États-Unis, les visites en automobile devraient croître davantage en 2014 et en 2015 qu’en 2013. Bien que les variations soient estimées plus fortes pour les voyages en avion, les prévisions de croissance ne le sont pas autant qu’en 2013 (voir le graphique 3). 

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Quelle est la notoriété du Canada?

Pour mieux définir les messages véhiculés dans les campagnes de communication sur le marché américain, il est important de connaître les perceptions de ces voyageurs envers le Canada. John DiStefano, directeur principal de la recherche pour PhoCusWright, a présenté les résultats d’un sondage mené en février et en mars 2014 auprès de 6079 voyageurs d’agrément américains.

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains, après Las Vegas (15%), la Floride (15%) et New York (8%). Fait étonnant, il surpasse de 2% le parc d’attractions Disney World. Malgré cela, l’étude constate un écart entre l’attrait pour la destination et le passage à l’acte, puisque seulement 3% des répondants ont déjà visité le Canada. Par ailleurs, ceux qui démontrent un intérêt premier pour des vacances au Canada sont cinq fois plus susceptibles d’avoir déjà voyagé dans le pays.

Toronto, Montréal et Vancouver sont les principales destinations canadiennes considérées par les répondants (voir le graphique 4). Québec est la première province mentionnée dans le top 3 des destinations pour environ 15% d’entre eux, suivie de l’Ontario (entre 6% et 8% des voyageurs). Cependant, ces répondants sont moins nombreux à concrétiser leur désir. Des destinations comme Niagara et la ville de Québec sont plus envisagées par les Américains qui planifient leur prochain séjour au Canada que par l’ensemble des voyageurs.

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Comment les voyageurs perçoivent-ils le Canada?

Selon les voyageurs américains, les éléments qui sont considérés très importants dans le choix d’une destination et qui correspondent aux atouts de l’offre touristique canadienne sont les beautés naturelles, l’aspect chaleureux de la destination et le bon rapport qualité-prix. Il s’agit donc des principaux attraits sur lesquels PhoCusWright suggère de continuer de mettre l’accent dans les communications marketing (voir le schéma 1). Quoique moins importants pour les voyageurs américains, l’abondance de neige et l’accès aux sports d’hiver sont tout de même perçus comme un atout fort du Canada pour lequel les efforts marketing devraient être maintenus. Les répondants accordent une grande valeur aux climats chauds et ensoleillés et aux attractions touristiques de classe mondiale, attributs qu’ils associent moins au Canada et sur lesquels il y aurait lieu de mieux informer les touristes potentiels.

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Améliorer la communication

seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada

Le Canada doit accentuer ses efforts dans la transmission des messages puisque, selon le sondage, seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada. De plus, ils se souviennent de la destination, mais pas de l’offre d’activités et ils l’associent très souvent au froid. C’est un préjugé tenace dont le pays ne pourra se départir qu’en misant sur des actions de communication et de marketing. La nécessité de véhiculer un message fort pour consolider l’image de marque sur le marché américain, c’est aussi l’avis de Wayne St-John, PDG de Publicitas Canada. Selon lui, il y a une incompréhension de ce marché de la part des professionnels canadiens du marketing, en partie due à un manque de coordination et de concertation.

Comment le Québec peut-il séduire le marché américain?

Selon François de Gaspé Beaubien, président du conseil et chef de la direction de Zoom Media, le Québec doit s’adapter au marché américain s’il veut attirer davantage de voyageurs. Il ajoute que le plus grand défi de l’industrie touristique est de se faire connaître sur ce marché, car «ils nous aiment, mais ne sont pas au courant de ce qu’on peut leur offrir».

Chaque panéliste et conférencier des Assises y est allé de ses conseils afin d’attirer les voyageurs américains au Québec: forfaitiser les produits vedettes, miser sur le marketing de niche, utiliser les bannières hôtelières pour promouvoir la destination, poursuivre les efforts de création de contenu, innover continuellement et travailler conjointement entre associations touristiques régionales et entre provinces.

Travailler le taux de conversion

Le Canada jouit d’une forte notoriété qui ne se concrétise malheureusement pas en autant de visites. Comment alors combler l’écart entre le désir et l’action? Les conférenciers étaient unanimes: le Québec possède de nombreux attraits exclusifs, mais encore faut-il les faire connaître…

 

Analyse écrite en collaboration avec Aude Lenoir

 

– Image à la UNE : Michel Julien, COMMUNICATIONS MICHEL JULIEN, www.micheljulien.com

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Segments de clientèles

Tour d’horizon des voyages d’affaires en Amérique du Nord

Les voyages d’affaires domestiques en hausse

Selon Euromonitor, l’Amérique du Nord se classait en 2012 au cinquième rang mondial en ce qui a trait aux arrivées internationales de voyageurs d’affaires, avec environ 21 millions d’arrivées (moins de 10% de part de marché). Cependant, elle rafle 18% de l’ensemble des voyages domestiques réalisés à travers le monde, soit 342 millions de séjours, ce qui la positionne au deuxième rang derrière l’Asie-Pacifique (64% de part de marché).

2013 devrait marquer la plus forte croissance des voyages d’affaires des Canadiens au Québec pour la période 2012-2017 (+ 3,2%).

Le Conference Board du Canada estime à 10,5 millions le nombre de visites de voyageurs  d’affaires canadiens au pays en 2013, ce qui représente une hausse de 2% par rapport à 2012. De plus, 2013 devrait marquer la plus forte croissance des voyages d’affaires des Canadiens au Québec pour la période 2012-2017 (+ 3,2%). Selon le sondage de l’automne dernier de Deloitte, les voyageurs canadiens sont plus nombreux qu’en 2012 à prévoir se déplacer pour affaires autant ou davantage au cours des 12 prochains mois (voir le tableau 1). Ils le feront plus spécifiquement au Canada qu’aux États-Unis ou dans le reste du monde.

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Enfin, la durée de séjour d’un voyageur d’affaires au Québec s’est allongée, passant de 2,9 jours en moyenne entre 2001 et 2009 à 3,6 jours durant la période 2010-2012, selon l’Association des bureaux de congrès du Québec.

Les principales destinations nord-américaines pour les voyages d’affaires

Concur, un fournisseur de solutions technologiques, a analysé les budgets voyages et divertissements de ses entreprises clientes, qui totalisaient ensemble 50 milliards de dollars américains en 2012. Selon son classement des villes les plus visitées à travers le monde (hors États-Unis) par les voyageurs d’affaires, établi à partir des nuitées dans les hôtels, 4 villes canadiennes se hissent parmi les 25 premières: Toronto (6e), Montréal (11e), Calgary (14e) et Vancouver (15e). La métropole de l’Ontario est la ville où ces voyageurs dépensent le plus, puisqu’ils doivent débourser en moyenne 391$ US par jour (voir le tableau 2). Le poste de dépenses du divertissement est le plus important pour trois de ces quatre villes, alors que les frais de transport sont les moins élevés pour chacune d’entre elles.

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Aux États-Unis, la ville la plus fréquentée par les voyageurs d’affaires, New York, est aussi la plus coûteuse (voir le tableau 3). De manière générale, ceux-ci dépensent en moyenne davantage pour leur hébergement et leur divertissement aux États-Unis qu’au Canada.

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Le comportement en ligne des voyageurs lors de la planification

Les voyageurs d’affaires sont plus actifs sur le Web que les touristes d’agrément

Google a mené au printemps 2013 un sondage auprès de 5 000 voyageurs américains de 21 à 54 ans qui ont réalisé au moins un voyage d’agrément (ou 3 pour les voyageurs d’affaires) au cours des 6 derniers mois. Les résultats font état de leur comportement en ligne. Les voyageurs d’affaires sont plus actifs sur le Web que les touristes d’agrément pour toutes les actions, notamment s’inspirer, planifier leur séjour, demander de l’information touristique ou encore visionner une vidéo de voyage (voir le graphique 1).

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Les voyageurs d’affaires planifient avant tout leur séjour en naviguant sur les sites des hôtels (68%) et des compagnies aériennes (57%; voir le graphique 2). En comparaison, les voyageurs d’agrément utilisent avant tout les moteurs de recherche (60%), suivis de très près par les sites des marques hôtelières (58%). La proportion des voyageurs d’affaires qui planifient leur séjour sur les sites Web des prestataires est plus importante que pour les voyageurs d’agrément. Une autre disparité dans le comportement de planification de ces deux segments de clientèle est leur fréquentation des sites de location de voitures: 43% des voyageurs d’agrément comparativement à 27% des voyageurs d’affaires.

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Voici quelques autres faits saillants du sondage Google concernant les voyageurs d’affaires:

  • Lors de la planification du voyage, les principaux critères d’influence sont le prix, la commodité et les expériences passées.
  • Ils sont 65% à réserver plus souvent en direct qu’en passant par les agences de voyages en ligne, ce qui représente une hausse de 11% par rapport à 2012.
  • La tendance des voyages de type bleisure est bien présente, puisque 57% de ces voyageurs prévoient allonger leur séjour afin de réaliser des activités d’agrément.
  • Ils sont 43% à être attirés par les plateformes communautaires telles que Airbnb et Zipcar plutôt que par l’hôtellerie et la location de voitures traditionnelles.

Des voyageurs connectés

57% des voyageurs d’affaires américains ont utilisé leur appareil mobile pour consulter de l’information touristique

Selon le même sondage de Google datant cette fois-ci de 2012, 57% des voyageurs d’affaires américains ont utilisé leur appareil mobile pour consulter de l’information touristique, comparativement à seulement 38% des voyageurs d’agrément.

Par ailleurs, Business Travel News révèle que plus de la moitié des voyageurs d’affaires nord-américains consultent le statut de leur vol en ligne (voir le tableau 4). Les voyageurs de moins de 35 ans effectuent des réservations sur les appareils mobiles et utilisent des organisateurs personnels dans une plus forte proportion que les autres.

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Le comportement Web des voyageurs d’affaires fait écho à la tendance générale, qui est de planifier et de réserver soi-même son séjour. Les agences de voyages d’affaires ont dès lors des défis à relever afin de justifier leur utilité. Des changements à surveiller…

 

– Image à la une ©istockphoto

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Technologies

Commentaires en ligne des hôtels nord-américains

Spécialiste de la gestion de la réputation en ligne, TrustYou offre un outil de surveillance pour les hôteliers. Il se sert du TrustScore, un indice de performance allant de 0 à 100 attribué à chaque établissement et basé sur les évaluations des clients générées sur plus de 250 sources en ligne.

À partir des données recueillies par cet outil, TrustYou a dressé un portrait de la gestion de la réputation en ligne des hôtels de plusieurs grandes villes nord-américaines, lors des deux dernières années. Les résultats révèlent que tous les indicateurs de performance sont à la hausse entre 2012 et 2013, à l’exception de la part des hôtels cinq étoiles dans les commentaires (voir le tableau 1).

Voici les faits saillants:

  • En 2013, le TrustScore de l’ensemble des hôtels canadiens était de 79,2 par rapport à 79,1 aux États-Unis, soit une légère augmentation comparativement à 2012. Parmi les villes sélectionnées, New York affichait le meilleur score (89,8), alors que le moins bon revenait à Toronto (84,1). Parmi les 28 villes à l’étude, Montréal se classe en quatrième position (87,7).
  • Toutes les villes ont vu le nombre de commentaires augmenter en 2013, la plus forte hausse revenant à Toronto (47%). Montréal en a récolté 10 000 de moins que la Ville Reine, mais la clientèle semble plus satisfaite, puisque son TrustScore est de 3,6 points plus élevé.
  • Les hôtels classifiés cinq étoiles ont récolté près de la moitié des commentaires dans les villes de Chicago et de New York, alors que la proportion est de 36% à Montréal et de 31% à Toronto.
  • L’écart de la moyenne de commentaires par établissement entre le Canada et les États-Unis s’est resserré entre 2012 et 2013, mais les villes américaines en ont recueilli davantage. Toronto affiche la plus haute moyenne du pays (777), suivie de Vancouver (707) et de Montréal (556).

Les taux de réponse des hôteliers sont plus élevés au Canada qu’aux États-Unis (34% comparativement à 32% pour 2013). Ils ont dans chaque pays davantage répondu aux commentaires en 2013, la plus forte hausse étant de la part de Chicago (75%). Cependant, ce taux n’a augmenté que de 17% à Montréal.

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L’amélioration des commentaires publiés par les clients, symbolisée par la hausse du TrustScore au Canada et aux États-Unis, pourrait s’expliquer en partie par l’augmentation des taux de réponse des hôteliers.

L’Association des hôteliers du Québec a annoncé l’été dernier qu’elle mettra cet outil de gestion à la disposition de ses membres. Des rapports semblables à l’exemple ci-dessus seront envoyés à chacun, leur permettant ainsi de comparer leur performance avec celle de la concurrence ou de leur marché géographique.