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Capsule – Si «l’envie» vous prend d’essayer des toilettes…

Art et toilette, une rencontre qui peut parfois donner lieu à une œuvre intimidante…  Intitulée Don’t Miss a Sec, cette œuvre a été conçue par l’artiste d’origine italienne Monica Bonvicini. À première vue, ce bloc de miroir n’a rien d’insolite, sauf qu’il dissimule une toilette publique fonctionnelle. Il a été installé en face de la Tate Gallery à Londres en 2004. Par la suite, il a piqué la curiosité des passants de Bâle en Suisse. Ne vous inquiétez pas, la personne à l’intérieur peut voir les passants, mais elle ne peut pas être vue de l’extérieur.

Source: Jennifer Carlile / MSNBC.com – http://www.msnbc.msn.com/id/4326340/
http://www.neoaztlan.com/issue-five/art/monica-bonvicini/.

Attention messieurs, on vous observe! Les toilettes du Sofitel Hotel,  Loo With a View, à Queenstown en Nouvelle-Zélande ont de quoi faire… sourire! Peter Dallimore, de l’entreprise de marketing Perron, a décidé d’oser, pour l’ouverture de l’hôtel en 2005, et s’est associé avec la photographe Sheena Haywood. Cette dernière a expliqué à des mannequins d’une agence locale leur projet. Inutile de dire que ces dames s’en sont donné à cœur joie! On a même actualisé les photos pour souligner le temps des Fêtes.

Source: http://www.hotelnewsresource.com/article19048.html/.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Concevoir et organiser des visites adaptées aux clientèles en situation de handicap

Selon Kéroul, le marché touristique des personnes à capacité physique restreinte représente environ 15% de la demande touristique au Québec, et l’accessibilité est au cœur de leurs préoccupations lors de leurs voyages. Dans le cas des personnes à capacité physique restreinte, l’accès à des établissements aménagés pour elles joue un rôle primordial dans la décision de voyage. Comment agrémenter les visites culturelles de ces clientèles en situation de handicap?

Capacité physique restreinte, handicap et certification

Depuis plus de vingt ans, Kéroul évalue l’accessibilité des établissements touristiques et culturels de la province de Québec et il s’agit de la seule certification reconnue par le ministère du Tourisme. Cette évaluation permet de connaître le niveau d’accessibilité aux personnes à capacité physique restreinte.

Plus de 6000 infrastructures touristiques et culturelles ont été recensées au Québec jusqu’à ce jour: des salles de spectacle, des musées, des attractions touristiques, des festivals et des événements.

Les différents outils d’aide à la visite

Pour tous ceux qui veulent rendre leur établissement culturel accessible aux personnes en situation de handicap – incluant les femmes enceintes, les personnes obèses et les personnes âgées, qui, ne l’oublions pas, constitueront une large part de la clientèle touristique dans les années à venir –, sachez qu’il existe différents dispositifs d’aide à la visite pour faciliter et agrémenter l’expérience de TOUS vos clients. En voici quelques exemples.

Les systèmes d’amplification pour aider à l’audition
Il en existe trois types:

  • le système FM;
    le système infrarouge;
    le système de boucle magnétique.

L’audiodescription
Pour enrichir l’écoute et nourrir l’imagination des personnes ayant une déficience visuelle, le service d’audiodescription consiste à transmettre par casque sans fil des informations préalablement enregistrées et diffusées en même temps qu’un spectacle, par exemple.

Le surtitrage individuel
Sur un écran individuel, le spectateur sourd lit le texte des répliques des comédiens au fur et à mesure du déroulement du spectacle. Les effets sonores (musique, bruitage, voix hors champ) sont également mentionnés.
Le langage des signes québécois (LSQ) et le langage parlé complété (LPC)
Traduction simultanée en langage des signes ou en langage parlé complété. Ce dernier complète la lecture sur les lèvres.

Le lutrin et les parcours tactiles
Ces outils permettent à l’utilisateur d’écouter avec un casque une description complète d’une œuvre artistique, tandis qu’il en découvre par le toucher la technique, la composition et le sujet.
À la tour de la Lanterne du port de La Rochelle, une ancienne prison qui contient près de 600 graffitis de prisonniers, on a eu l’idée de construire un ensemble de reproductions tactiles de ces graffitis que la fragilité de la pierre, le vent et l’air marin destinent à disparaître. Il s’agit d’un ensemble de 32 moulages de ces inscriptions gravées et présentées autour de 4 thèmes. Ainsi, les personnes handicapées visuelles peuvent profiter pleinement de leur visite.

Les programmes et les plans
On peut remettre au visiteur un document (ou des fiches descriptives) en braille, en gros caractères ou écrit dans un vocabulaire simplifié et une version imagée pour les enfants ou les personnes vivant avec un handicap intellectuel ou de communication. Ce document donne des informations essentielles sur la visite. On les agrémente, si nécessaire, d’un plan en relief. La version audio de ce texte est également diffusée par casque.

Les éléments de confort

Pour que ce soit un moment agréable et que les visiteurs puissent prendre le temps de découvrir tous les éléments de leur visite, il est important de prévoir des temps et des espaces de repos bien pensés dans le parcours. Par exemple, l’installation de bancs permettra aux personnes à grande fatigabilité de se reposer, d’écouter le guide ou l’audio-guide, de consulter un document d’aide à la visite, etc.

Les systèmes de repérage

L’objectif des systèmes de repérage est de faciliter le déplacement et le repérage des visiteurs afin qu’ils se sentent en sécurité et qu’ils soient dans des conditions favorables pour profiter pleinement de leur visite. Il peut s’agir de plans, de cheminement au sol, de mains courantes, de repères sonores et olfactifs, etc. Il est souvent judicieux de combiner plusieurs de ces éléments.
L’exemple qui suit donne un aperçu des réalisations possibles.

La Cour des sens du Jardin botanique de Montréal

Pour faire découvrir le monde végétal, la Cour des sens, un périmètre au sein du Jardin botanique de Montréal, propose une exploration par l’odorat et le toucher. Il s’agit d’un parcours en boucle permettant la circulation dans quatre thématiques sensorielles: doux, piquant, rugueux et visqueux. Les plantes sont classées et disposées dans chacune de ces thématiques. Pour faciliter le déplacement des visiteurs, le jardin a prévu plusieurs aménagements ou dispositifs:

– un sentier unique parcourant le jardin sous forme de boucle;
– un revêtement de sol variant en fonction de la thématique sensorielle abordée;
– une signalétique (proposée en français, en anglais et en braille) contrastée, dont la couleur varie en fonction des sections;
– un bassin, placé au centre, fournissant une indication sonore, douce.

Un exemple de bonne pratique: le Centre des monuments nationaux de France et…

… ses collections Sensitinéraires et Lex-signes
La première propose aux personnes ayant une déficience visuelle de découvrir les monuments à partir de supports tactiles réalisés en gaufrage avec plusieurs niveaux de relief. Un CD audio complète la présentation détaillée du monument, le récit de son histoire ainsi que les commentaires guidant la lecture tactile de chacune des images.

La seconde collection s’adresse aux personnes sourdes, pour leur apporter un vocabulaire propre à l’histoire de l’art. Chaque volume de la collection propose un lexique bilingue, en français et en langage des signes français, et l’assortit d’une riche iconographie destinée à rendre ce vocabulaire accessible aux lecteurs sourds.

… ses mallettes multisensorielles
Il en existe trois qui permettent aux personnes en situation de handicap de préparer, à leur rythme et à l’avance, la visite d’un monument. Chacune de ces mallettes propose une découverte d’un monument à travers une approche «multisensorielle».

La malle-exposition de la Basilique de Saint-Denis est destinée aux personnes en situation de handicap auditif, mental, moteur ou visuel. Reposant sur les quatre sens, la «Basilique sensorielle» permet à chacun d’effectuer une approche multisensorielle des éléments présentés dans la mallette: moulages et maquettes tactiles, planches de bandes dessinées, boîtes d’accessoires, senteurs, DVD sous-titré sur l’histoire de la Basilique, avec audiodescription et insertion en langage des signes français, musique du Moyen Âge et de la Renaissance.

Tous ces outils ou dispositifs conçus pour accueillir les personnes en situation de handicap doivent être bien mis en évidence. Il est donc primordial qu’elles soient informées des outils qui leur sont destinés, autant à l’accueil que dans les documents de promotion et sur le site Internet. Ces informations doivent également être signalées tout au long de la visite.


Source: Site Internet du Centre des monuments nationaux.

L’accessibilité progresse… mais doucement. Pourtant, des solutions techniques et des initiatives exemplaires existent. Aujourd’hui et demain, que faites-vous et que ferez-vous pour rendre vos visites culturelles accessibles?

Sources:
– Association des devenus sourds et des malentendants du Québec. «Répertoire des salles équipées d’un système d’aide à l’audition».
– Caron-Malenfant, Julie, et Jean-François Charest. «Tourisme et culture pour personnes à capacité physique restreinte au Québec» – État de la situation  – septembre 2006, 95 pages.
– Organisation mondiale du tourisme. «Code mondial d’éthique du tourisme», article 2.2.

Site Internet:
– Accès culture
– Centre des monuments nationaux

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Ailleurs dans le monde Marketing Produits et activités

Cartes urbaines: un outil touristique enthousiasmant!

De plus en plus de villes et même des régions émettent des cartes urbaines (city pass ou city card). La proposition de ce type de carte constitue un avantage compétitif pour une destination touristique. Il s’agit d’un instrument utile pour créer une offre intégrée (qui utilise les attraits majeurs comme force d’attraction pour les plus modestes et les moins connus), pour stimuler la coopération entre différents partenaires ainsi que pour gérer les flux touristiques et la saisonnalité.
Il existe différents types de cartes:

  • la carte musée «classique»: entrées gratuites dans plusieurs ou quelques musées de la ville;
  • la carte tout inclus: entrées gratuites dans différents établissements et transports publics;
  • la carte de rabais: entrées et transports publics à prix réduit.

En Amérique du Nord, CityPass offre des cartes pour les destinations suivantes: Atlanta, Boston, Chicago, Hollywood, Houston, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle, le sud de la Californie et Toronto. À Montréal, une carte valide (Carte Musées Montréal) durant trois jours donne accès gratuitement à 34 musées avec ou sans transport en commun.
Les cartes peuvent apporter les avantages suivants:

  • augmenter la durée de séjour des visiteurs;
  • améliorer la compétitivité d’une destination;
  • attirer davantage de touristes en basse saison;
  • gérer l’attente plus efficacement dans les attractions;
  • connaître le comportement des visiteurs et leurs dépenses lorsque les cartes sont munies de puces RFID.

Leur succès repose sur une offre bien intégrée et de haute qualité. Le budget initial requis pour produire la carte et l’engagement des différents partenaires agissent comme des barrières à l’entrée.

Des avantages pour les établissements participants

Pour les visiteurs, la carte urbaine peut améliorer la qualité du séjour grâce à la possibilité d’économiser de l’argent et du temps et d’approfondir leur connaissance de la destination. Les visiteurs ne sont pas les seuls à apprécier ces cartes. Les attraits, les musées et les bureaux d’information y voient aussi des avantages, malgré la réduction sur le prix d’entrée qu’elles signifient.

Source de revenus additionnels

La hausse des revenus pour les attractions peut provenir de deux sources:

  • Attirer des visiteurs, principalement des touristes, qui ne seraient peut-être pas venus sans une carte urbaine;
  • Dégager des marges bénéficiaires de la vente de cartes (les musées et attraits sont souvent des distributeurs). Ces revenus peuvent être considérables, comme c’est le cas par exemple pour le Space Center Houston au Texas.

En fait, les revenus tirés de la vente de cartes peuvent être importants pour certains établissements et minimes pour d’autres. Par exemple, au kiosque d’accueil d’un musée dont l’entrée est de 20$, il est intéressant d’acheter la carte qui donne accès à d’autres établissements au coût de 40$. Cette proposition est moins avantageuse lorsque l’entrée est peu coûteuse. De plus, les établissements moins connus ou hors des grands centres en tirent des revenus moindres.

Avantages marketing

Les cartes peuvent aussi constituer des outils marketing non négligeables. Comme l’observe le directeur du Teatermuseet de Copenhague, «même si les détenteurs de la Copenhagen Pass représentent moins de 10% des visiteurs au musée, le programme des cartes urbaines est associé à des relations publiques et donne de la visibilité à l’établissement dans les outils promotionnels».

Portée internationale

Les services de cartes internationaux (CityPass et European City Cards) offrent une vitrine mondiale avantageuse, surtout pour les établissements ayant un budget promotionnel limité. Ellen Flowers, responsable des relations avec les médias pour le Centre des sciences de l’Ontario, confirme que CityPass permet au musée de faire une distribution plus vaste vers des marchés qu’il avait du mal à atteindre, tels que l’Europe. Au London Canal Museum, presque tous les visiteurs détenteurs de la London Pass sont des voyageurs étrangers, tout l’inverse de ceux qui paient leur entrée sur place.

Quelques bonnes pratiques

Ciblage des marchés

Certaines cartes proposent une différenciation de prix, par exemple un tarif jeunesse. La Madrid Card Niños offre des réductions sur les attractions pour enfants (différentes de ceux de la Madrid Card standard). Il existe aussi des cartes qui s’adressent au marché MICE (meetings, events, exhibitions and conferences), comme la Frankfurt Kongress Museums Ticket qui donne accès à 33 musées et institutions culturelles (coût de la carte: un euro). À défaut de générer des revenus pour les établissements, cette carte leur offre une visibilité importante et représente un avantage pour les organisateurs de congrès ou d’événements.

Technologie

Les cartes de Madrid, de Burgos, de Córdoba et de Séville sont munies d’une puce intelligente qui est reconnue par les terminaux de validation de chacun des établissements participants. La carte est activée automatiquement pour la durée choisie (24, 48 ou 72 heures) et permet de compiler des données sur les visiteurs. Les cartes CityPass sont maintenant associées à WhereTraveler, un éditeur de guides de voyages, afin d’offrir un service mobile. Les détenteurs de la carte ont ainsi accès à de l’information et à des conseils voyage à partir de leur téléphone intelligent.

Étalement saisonnier

Pour attirer les touristes en hiver, la Winter Card de Dubrovnik (gratuite) offre des rabais dans divers services et établissements de la ville à tous ceux qui séjournent un minimum de deux nuits à l’hôtel.

Environnement

La plupart des cartes incluent le transport en commun et certaines ont récemment ajouté l’accès aux vélos en libre-service.

Accès à Internet

Quelques cartes, comme celle de Reykjavík, incluent un accès gratuit à Internet.

Comment optimiser la carte?

  • En en faisant la promotion.
  • En proposant l’achat de billets d’entrée pour les expositions temporaires et les événements aux détenteurs de la carte.
  • En considérant la possibilité de consacrer une entrée particulière aux détenteurs de carte pour leur éviter l’attente, s’il y a lieu.

Cependant, la promotion de la carte n’est pas uniquement l’affaire des musées et des établissements. Les acteurs de promotion de la destination et de la culture doivent unir leurs efforts pour en faire une mise en valeur concertée et pour optimiser l’expérience du client.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
– Anderson Mann, Lisa. «A Broader Audience», FunWorld, édition de novembre-décembre 2009.
– Professor d’Angella. «A City Card for Milan». Master in Tourism Management IULM University, janvier 2009.
– Carte Musée Montréal
– Frankfurt Kongress Museum Ticket
– Dubrovnik Winter Card

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Faits et chiffres Hébergement Produits et activités Tendances

Activités, attraits et événements favoris des Québécois

Saviez-vous que 24% des Québécois en voyage d’agrément au Canada vont… à la plage? Que les activités sportives sont particulièrement populaires? Que 769 000 Québécois ont assisté aux Feux Loto-Québec? Saviez-vous qu’une proportion égale (plus de 18%) des Québécois fréquente le Vieux-Port de Montréal et le Vieux-Québec? Enfin, connaissez-vous les activités qu’ils privilégient lors de séjours à l’extérieur du Canada?

D’entrée de jeu, spécifions que les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total des voyageurs Québécois (12 ans et plus) pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Ces données de PMB proviennent d’un sondage annuel, administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Notez également ces précisions méthodologiques:

  • Les années mentionnées sont celles où le sondage a paru et les données ont été recueillies dans les 12 mois à 18 mois précédents.
  • Il s’agit de nombre d’individus et non de visites. Un individu ayant fréquenté un attrait ou un événement plusieurs fois n’est comptabilisé qu’une seule fois.
  • Il s’agit des Québécois, ces données ne tiennent pas compte des visiteurs hors Québec.

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Selon Print Measurement Bureau (PMB), 3,3 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (48,6%), ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2009. Parmi ces voyageurs, 74% ont voyagé au Québec, 30% en Ontario et 5% au Nouveau-Brunswick.

Certaines activités pratiquées par les Québécois lors de ces voyages ont un taux d’adoption important parmi les voyageurs (graphique 1). Le magasinage domine, mais le quart des répondants choisissent la plage.

Plusieurs activités sont en hausse de popularité. Entre les sondages de 2003 et 2009, mentionnons le magasinage, les activités sportives, la participation à des événements culturels, la chasse ou la pêche, le ski alpin ou la planche à neige, les événements sportifs ainsi que le golf. Cet intérêt pour le sport en général rejoint les observations tirées de l’analyse des loisirs des Québécois (lire aussi: Les loisirs des Québécois).

L’intérêt pour les randonnées ou excursions d’aventure, les parcs nationaux ou provinciaux, les parcs à thème ou zoos, les musées ou galeries d’art ainsi que le night life ont connu une légère diminution entre ces deux sondages.

L’indice 100 indique la propension à pratiquer ces activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont souvent plus bas. Les Québécois sont moins attirés que l’ensemble des Canadiens par le night life (43), le magasinage (71) ou la visite d’un parc national (76). Ils sont néanmoins plus enclins que la moyenne canadienne à assister à des événements culturels (128), à pratiquer des activités sportives (112) ou encore à faire des randonnées ou des tours d’aventure (105) lors de leurs voyages au Canada.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois n’ont pas voyagé qu’au Canada au cours des dernières années, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, au fil des ans, à avoir fait au moins un voyage à l’extérieur du pays. En fait, ce nombre est passé de 1 251 000 lors de l’enquête 2003 à 1 399 000 en 2006 pour atteindre 2 453 000 en 2009, une augmentation globale de 96%! Leurs destinations préférées sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, la France et la République Dominicaine.

Si l’on tient compte de ces destinations, il n’est pas étonnant de retrouver la plage au premier rang des activités pratiquées lors des voyages à l’extérieur du Canada (graphique 2). Plus de la moitié des Québécois font un séjour à la plage. Le magasinage se trouve au 2e rang et est en hausse de popularité.

Autres hausses à souligner, les randonnées ou excursions d’aventure rejoignaient 13% des voyageurs en 2003 et 17% en 2009 (croissance absolue de 152%) et les événements culturels où participaient 13% des répondants (croissance absolue de 128%).

Par rapport à la moyenne des Canadiens lors de leurs voyages à l’extérieur du Canada (indice 100), les Québécois sont davantage attirés par la plage (120), par les randonnées, les excursions et les tours d’aventure (122) ainsi que par les activités sportives (112). Les activités que les Québécois pratiquent en moins forte proportion sont le night life (41), les parcs à thème ou zoo (55), la participation à des événements sportifs (60) ainsi que le ski alpin ou la planche à neige (61).

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Événements fréquentés

Le graphique 3 indique que les Feux Loto-Québec (à la fois ceux de Montréal et de Québec) constituent l’événement attirant le plus grand nombre de touristes québécois, d’ailleurs en forte croissance depuis 2003 (67%). En fait, 11% des Québécois y ont assisté. Le Festival International de Jazz arrive deuxième en pourcentage de fréquentation (10%), suivi du Festival d’été de Québec (8%), du Carnaval de Québec (6%) et du Festival Juste pour rire (5%). La popularité de ces quatre derniers événements est en diminution depuis 2003. Cet indicateur ne prend toutefois pas en compte les visites répétitives.

Mentionnons également la hausse des Fêtes de la Nouvelle-France (en chiffres absolus), soit 20% de plus qu’en 2003. En baisse (chiffres absolus), notons le Mondial SAQ, l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Festival Juste pour rire et les Francofolies.

Ces événements se déroulant généralement à l’extérieur, les taux de fréquentation parfois élevés de 2006 permettent de supposer que la température a été avantageuse. En fait, le bilan climatologique pour l’été 2005 (période de cueillette des données) indique que la température moyenne pour les mois de juin, juillet et août a été au-dessus de la normale pour toutes les régions du Québec. Cet été se classe parmi les plus chauds et les plus ensoleillés des dernières décennies.

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Attraits

Le Vieux-Québec et le Vieux-Port de Montréal sont très proches l’un de l’autre en ce qui concerne les attraits visités par les Québécois, soit 18% (graphique 4).

C’est à Montréal qu’on dénombre le plus d’attraits intéressant un nombre important de touristes (La Ronde, le Biodôme et le Jardin botanique). Ces attraits sont d’ailleurs tous en hausse de fréquentation en chiffres absolus, mais pas nécessairement en proportion du nombre de voyageurs. Tremblant arrive au 5e rang; 9% s’y sont rendus dans la dernière année, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 2006 (11%).

Mentionnons également le Zoo de Granby qui a connu une hausse de 18% du nombre de touristes québécois. Autre augmentation à souligner, PMB dénombre 27% plus de Québécois ayant visité le Musée des beaux-arts de Montréal lors d’un voyage en 2009 qu’en 2003.

L’hypothèse précédente concernant une météo favorable aux activités extérieures en 2005 se confirme. Seuls les attraits touristiques intérieurs, c’est-à-dire le Biodôme, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée canadien des civilisations à Gatineau, n’enregistrent pas une proportion particulièrement élevée de voyageurs en 2006.

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Sources:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.
– Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC). «Bilan climatologique de l’été 2005».

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Gestion

Innovation de gestion culturelle: deux cas inspirants pour l’industrie touristique

Avez-vous déjà pensé partager votre expertise et en faire une source de revenus supplémentaire pour votre entreprise? Ou encore, avez-vous déjà songé à vous associer aux intervenants de la province entière pour mettre en valeur vos produits dérivés et les rendre accessibles à une clientèle de masse? Il est parfois avantageux, voire inspirant, de s’extraire de son milieu pour voir ailleurs ce que font les autres. Voici deux pratiques de gestion novatrices issues du milieu culturel britannique qui pourraient très bien avoir des applications dans l’industrie touristique québécoise.

Culture Label: culture et consommation en ligne se rejoignent

Culture Label est un site Internet lancé en juillet dernier, qui regroupe 2000 produits des boutiques de 70 musées, galeries, institutions et entreprises culturelles du Royaume-Uni dans un seul catalogue, afin de mieux les promouvoir à un public élargi. Il s’agit d’une véritable vitrine virtuelle mondiale, un genre «d’Amazon» de la culture.

Culture Label

Dans une ère de postconsommation, les fondateurs de Culture Label estiment que les consommateurs sont maintenant en quête de produits différents, qui ont «une âme», une histoire et avec lesquels ils ont un lien émotif. Par leurs achats, ils cherchent aussi à faire leur part. Les produits culturels répondent parfaitement à ces critères.

Jusqu’à maintenant, le commerce en ligne des sociétés partenaires de Culture Label était visiblement sous-développé. En effet, en 2008, seulement 3% de leurs ventes au détail se faisaient en ligne, tandis que les transactions sur le Web comptaient pour 15% du commerce général dans le pays.  En créant une plateforme virtuelle commune, Culture Label espère augmenter les ventes au détail des institutions culturelles de façon à ce qu’elles représentent de 20 à 30% de leur chiffre d’affaires total.

Le modèle d’affaires permet aux entreprises et aux organismes culturels de s’investir à faible risque. Voici comment cela fonctionne: le client peut faire une recherche sur le site soit par marque, soit par catégorie de produit. Les éditeurs font des suggestions, et des blogueurs font le lien entre les produits présentés et les expositions ou événements en cours. Quand le client est prêt à faire un achat, Culture Label le reconduit vers le site de l’organisme ou de l’entreprise qui prend en charge la transaction et l’envoi. Il n’y a pas de frais associés à l’affichage des produits sur le portail (maximum de 24 produits par vendeur), mais Culture Label prend une commission sur chacun des achats.

Jusqu’à maintenant, les institutions et entreprises qui y participent incluent d’importants acteurs de l’industrie culturelle tels que le Tate et la galerie Saatchi. Mais l’initiative permet aussi aux plus petites entreprises culturelles de prendre une place égale. Ainsi, on y trouve quelques festivals, une petite bijouterie et les guides de voyage Le Cool. Pour le moment, Culture Label ne se limitent qu’aux organismes et entreprises britanniques, mais explore actuellement les possibilités de partenariats internationaux. Vingt pour cent du trafic sur le site viendrait déjà des États-Unis.

Au-delà de l’augmentation des revenus et de la visibilité accrue pour ces entreprises, il y a les concepts de dessaisonalisation et de dérégionalisation qui sont à considérer. Si le modèle fonctionne pour la culture, pourquoi ne s’appliquerait-il pas aussi aux attraits et aux événements touristiques qui vendent également des produits dérivés identitaires?

Royal Opera House: de la culture à la consultation

Royal Opera House

Le très renommé Royal Opera House (ROH) de Londres fait de la publicité dans les pages affaires du quotidien Times, non pour ses performances exceptionnelles, mais bien pour son programme de perfectionnement professionnel intitulé Housework.

En collaboration avec MAP Consortium, un regroupement visant le développement créatif et professionnel des institutions culturelles et de leur personnel, le Royal Opera House transforme sa réputation pour l’excellence ainsi que ses atouts culturels et créatifs en outils de perfectionnement professionnel percutants, mémorables et amusants. Qu’elles traitent d’innovation ou de travail d’équipe, toutes les formations sont créées sur mesure, mais en voici un échantillon:

  • Développement personnel : accompagnés d’un chanteur professionnel, les participants apprennent à utiliser leur voix et leurs corps pour améliorer leurs approches relationnelles.
  • Leadership : les participants découvrent les techniques utilisées par les chefs d’orchestre pour que chaque musicien réalise la meilleure performance possible et pour assurer la cohésion de l’ensemble du groupe. La liste des clients qui ont fait appel aux services du ROH inclut TUI Travel, Prudential et Goldman Sachs.

Lancé il y a plus d’un an, le programme a des objectifs stratégiques importants:

  1. Renforcer et approfondir les relations existantes avec les partenaires de l’institution et créer de nouvelles occasions de développement d’affaires.
  2. Offrir des possibilités de développement personnel et professionnel aux employés du ROH, car ils sont les animateurs et les formateurs des groupes.
  3. Développer une nouvelle source de revenus pour le ROH.

Suivant l’exemple du ROH, y a-t-il un savoir-faire ou des méthodes propres à votre entreprise qui pourraient servir à d’autres industries? Si ce n’est pour diversifier les sources de revenus, peut-être avez-vous une expertise à valoriser lors de la recherche de commanditaires ou de partenaires stratégiques?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sites :

http://www.roh.org.uk/support/training.aspx
http://www.culturelabel.com
http://www.mapconsortium.com

Sources :

Sonne, Paul. «Museum Shops Link Up on Web», The Wall Street Journal, 4 septembre 2009. http://online.wsj.com/article/SB125201383506484601.html

Spencer, Rosie. «Challenge to Funding Models for UK Museums», The Art Newspaper, 18 août, 2009. http://www.theartnewspaper.com/articles/Challenge-to-funding-models-for-UK-museums/18677

Wood, Zoe. «Museum Stores Booming As Cultural Shoppers Seek Out ‘Gifts With Soul’», The Guardian, 18 août 2009. http://www.guardian.co.uk/artanddesign/2009/aug/18/museums-national-trust-gift-sales

«Culture on the Business Pages», www.intelligentnaivety.com, 23 juillet 2009. http://www.intelligentnaivety.com/2009/07/23/culture-on-the-business-pages/

«Online Catalogue Showcases Museum & Gallery Products», www.springwise.com, 18 août 2009. http://springwise.com/retail/culturelabel/

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Gestion Marketing Produits et activités Technologies

Avant, pendant et après la visite touristique culturelle

L’expérience culturelle d’aujourd’hui débute bien avant de se balader sur les lieux et se poursuit au-delà de la visite. Le Web et les nouveaux outils technologiques aident à gérer la relation avec un touriste. Ce dernier s’attend d’ailleurs à ce que l’entreprise réponde à ses besoins à chacune des trois étapes: avant, pendant et après la visite. «Pour les sites culturels et touristiques, il ne s’agit donc plus seulement de fournir un service limité dans le temps, mais de construire une véritable gestion de la «relation client» par une communication ininterrompue.»

Cette analyse est inspirée principalement par l’étude, Visite culturelle et TIC,  réalisée par Atout France (dont la citation précédente) ainsi que par divers écrits de Philippe Fabry, responsable du e-tourisme à ATOUT France (l’agence de développement touristique de la France), qui s’intéresse particulièrement à l’apport des technologies aux cours d’une expérience culturelle. L’expérience touristique d’un attrait est aujourd’hui autant physique que virtuelle. Le site, tant sur place qu’à travers son portail Web doit inviter le visiteur à découvrir les alentours, à consommer et à acheter des produits dérivés ou locaux et à partager son expérience.

Avant

Le premier contact se fait généralement par Internet. Le touriste potentiel s’y rend pour se renseigner et c’est l’occasion de faire preuve d’attractivité, de piquer sa curiosité mais aussi de lui fournir toutes les informations pratiques dont il pourrait avoir besoin. Il s’agit en fait de se mettre à la place de l’internaute pour le comprendre et répondre à ses motivations, ses questionnements et ses intérêts. Les façons de s’y prendre ont bien évolué au cours des dernières années.

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Source: Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Outre les exemples mentionnés dans le tableau, il est possible de proposer une visite virtuelle comme le font les centres de villégiature CenterParcs en France ou encore de présenter des collections en ligne. Le Musée d’art de Joliette offre une belle vitrine à une partie de sa collection avec le projet «Itinéraire en art contemporain».

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Musée d’art de Joliette

Les jeux interactifs sont une façon intéressante de prendre contact avec l’éventuel visiteur, particulièrement les groupes scolaires. Le musée Pointe-à-Callière en offre quelques exemples.

PAC

Musée Pointe-à-Callière

Pendant

Une fois in situ, la visite doit être à la hauteur des attentes, tant sur le plan de l’orientation dans l’espace que de la satisfaction de la curiosité et des désirs. Les nouveaux outils technologiques permettent de multiplier les possibilités d’information pour répondre à différents publics cibles (enfants, touristes, handicapés) et agrémentent ou encore facilitent la visite.

Pour la visite de Versailles par exemple, plusieurs documents sonores et vidéos sont téléchargeables gratuitement et géolocalisés. À surveiller, la nouveauté de l’heure: la réalité augmentée. Pour les lieux culturels, elle offre de multiples possibilités comme, entre autres, la visualisation de monuments disparus ou des simulations du passé (lire aussi: La réalité augmentée au service de l’expérience client).

Autre exemple, le Musée de la civilisation de Québec œuvre à la mise en place d’une visite de la place Royale à Québec en utilisant comme guides des outils mobiles comme l’iPhone ou l’iPod (lire aussi: La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Après

Souvent négligée, cette dernière étape est de plus en plus importante en raison de la facilité avec laquelle les consommateurs peuvent maintenant partager leur opinion à un très grand nombre de personnes grâce à Internet. Le bouche-à-oreille d’aujourd’hui a une très grande portée, que l’expérience soit positive ou négative. M. Fabry recommande aux établissements culturels de prendre les devant en offrant des tribunes sur le Web, que ce soit un questionnaire de satisfaction en ligne, un forum ou par le biais de sites connexes. Il est aussi possible de favoriser les commentaires des visiteurs sur le site même par des bornes Internet ou des supports mobiles.

Pour faire de ce touriste un bon ambassadeur, il doit d’abord se souvenir de son expérience et conserver son enthousiasme. Ensuite, il faut l’inciter à partager ses souvenirs (idéalement positifs!) auprès du plus grand nombre possible de personnes. Il a une influence importante sur sa famille et ses amis, mais également par le biais des réseaux sociaux en ligne auxquels il participe. Enfin, il est aussi possible de lui proposer des achats de produits ou de services liés à son expérience.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Enfin, il importe de profiter du Web pour développer ou renforcer les liens entre l’offre culturelle et touristique et ainsi proposer des expériences combinées, ce qui ne se fait que très peu d’ailleurs. Le musée Guggenheim de Bilbao est, à cet égard, un exemple inspirant. M. Fabry pose une question à ses lecteurs d’outre-mer et je vous questionne à mon tour: quel attrait culturel propose sur son site Internet des possibilités de restauration, d’hébergements ou d’activités dans les environs ?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

 

Lire aussi: Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline

Sources:

– Portnoff, André-Yves, Susbielle, Jean-François et Dalloz, Xavier. «Visite culturelle et TIC», ATOUT FRANCE, septembre 2009.

– Fabry, Philippe. «Du bon usage des nouvelles technologies pour le tourisme culturel», Tourisme Culturel.net, 26 juin 2008.
– Fabry, Philippe. «Usages numériques et le continuum temps», Blog tourisme et TIC, 12 novembre 2008.
– Dos-Santos, Marjorie. «Valoriser la visite culturelle et touristique avec les NTIC –  conférence de Philippe Fabry», I-Tourisme, 9 juin 2009.
– Dalbera, Jean-Pierre. «Quelle politique numérique choisir à l’heure du Web collaboratif?», présentation lors du colloque «Le patrimoine mis en scène à l’Université d’Avignon, 15 mai 2008.
– Fabry, Philippe. «Rêver et sélectionner, c’est avant, pendant et après le voyage», Blog tourisme et TIC, 25 septembre 2008.
– Cameron, Daphné. «Musées: à la conquête du web», Cyberpresse.ca, 15 août 2009.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Marketing Produits et activités

Artistes en résidence: nouveaux acteurs dans l’expérience touristique

Que l’on parle d’expositions d’artistes dans les aéroports ou d’une œuvre peinte à même le mur d’un foyer d’hôtel, il n’y a pas de doute, la culture s’intègre de plus en plus aux composantes de l’expérience touristique. Pourquoi alors ne pas pousser l’idée encore plus loin en transformant une partie de votre espace en véritable lieu d’inspiration et de création artistique? Des intervenants touristiques développent des programmes d’artistes en résidence, et ce, au grand bonheur de leurs clients.

Le contact avec l’artiste en création permet à l’entreprise:

  • de se faire remarquer, de se distinguer de la concurrence et de faire parler d’elle;
  • d’améliorer la qualité de l’expérience touristique de ses clients en y ajoutant un élément inusité et un brin d’authenticité;
  • de se positionner comme mécène et de créer un environnement propice aux échanges culturels;
  • d’offrir à un artiste une occasion inouïe de s’inspirer d’un nouveau milieu afin d’y produire une œuvre.

Nous vous présentons quelques exemples d’artistes en résidence dans divers secteurs de l’industrie en espérant qu’ils puissent être une source d’inspiration.

Dans les hôtels

L’Hôtel Pfister de Milwaukee a lancé son programme d’artiste en résidence au printemps en rénovant son centre d’affaires pour y inclure un studio ainsi qu’une galerie d’art. L’artiste y peint une bonne partie de la semaine et des fins de semaine pendant que les clients de l’établissement sont invités à venir découvrir ses créations au fur et à mesure qu’il les réalise. Reginald Baylor, l’artiste résident actuel, est également chargé des visites de la collection d’art de l’hôtel à l’occasion des forfaits «Overnight Art Package» et il accueille même les groupes scolaires pour leur expliquer son processus créatif.

Artiste en residence

Source: www.thepfisterhotel.com

Voyez l’artiste qui emménage dans ses nouveaux locaux de création:

Le Creators Inn by Elvine est un microhôtel à l’intérieur de l’Hôtel Scandic Malmen de Stockholm, où les âmes créatrices sont invitées à soumettre une demande pour loger gratuitement pendant l’été. En plus de la chambre, les personnes acceptées ont accès à un espace de travail commun, à une cuisine, à une salle à manger, à un studio de musique et à un atelier au sous-sol. Selon le concepteur du projet, le but est de promouvoir la région auprès des artistes dont la seule présence contribue à rendre la ville plus intéressante. Le site Internet du microhôtel propose même des entrevues avec les artistes qui donnent leurs commentaires sur la ville et sur les services de l’établissement. Le concepteur qualifie l’initiative de responsabilité sociale créative (Creative Social Responsibility), mais avoue qu’il s’agit là d’un exercice de marketing efficace.

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Oeuvre en papier de l’artiste Shin Tanaka, client invité du Creators Inn.
Source: www.creatorsinn.com

L’Hôtel Marienbad de Berlin offre une chambre cinq étoiles aux artistes fauchés en échange d’une œuvre. Certains y ont laissé des traces permanentes (sculptures, tableaux, installations) tandis que d’autres ont présenté leurs œuvres éphémères à l’occasion d’événements ouverts au public. Ainsi, des projections de films, des lectures poétiques et des concerts électropunk ont eu lieu à l’hôtel, lui procurant une atmosphère comparable aux soirées élégantes du 18e siècle consacrées aux arts.

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Source: www.cultureprojects.com

Dans les grands espaces

Le programme d’artiste en résidence dans le parc national du Gros-Morne, à Terre-Neuve, est une activité de diffusion de la Art Gallery of Newfoundland and Labrador (AGNL), créée en 1998 dans le but de rendre le parc plus accessible au public à partir des arts. Le parc héberge de 3 à 4 artistes canadiens ou internationaux par année qui, en plus de s’adonner à un effort créatif, participent à la programmation et interagissent avec les visiteurs, les résidents, les scientifiques et les employés. Les œuvres inspirées des lieux sont ensuite exposées dans des galeries d’art à travers le monde. Le programme connaît un tel succès qu’il a été lancé dans d’autres parcs nationaux à Terre-Neuve et au Yukon.

Dans le Rocky Mountain National Park du Colorado, les artistes en résidence demeurent deux semaines dans une cabane historique à flanc de montagne. À la fin de leur séjour pendant lequel ils interagissent avec les visiteurs, une œuvre est choisie; elle sera soit intégrée à la collection d’art du parc pour exposition, soit vendue. Les fonds recueillis serviront à financer le programme d’artiste en résidence ainsi que la préservation du bâtiment.

artiste en residence
Source: www.nps.gov

Dans l’aéroport

L’aéroport de Heathrow a invité l’écrivain Alain de Botton à y passer une semaine à titre d’artiste en résidence dans le but de prouver qu’un aéroport est un lieu intéressant d’observation. L’auteur a donc eu un accès libre au nouveau Terminal 5, récemment critiqué pour ses longues files d’attentes à la sécurité. Récemment publié, son livre intitulé A Week At The Airport: A Heathrow Diary expose les rouages de l’aéroport; les voyageurs et employés rencontrés deviennent les personnages de son récit, écrit, en partie, sur place. L’ouvrage sera distribué gratuitement à 10 000 passagers dans l’aéroport et mis en vente en librairie. C’est ce que l’on peut qualifier de stratégie de marque pour le moins innovatrice.

artiste en residence
Source: www.heathrowairport.com

Même dans les DMO

En juillet, l’Office de tourisme de Chicago, la seule organisation de gestion de la destination (OMD) aux États-Unis à faire partie intégrante du service des affaires culturelles de la ville, a annoncé l’arrivée du créateur Jim Lasko à titre d’artiste en résidence. Il est chargé de la réalisation d’un événement de très grande envergure pour 2011 qui unira artistes, résidents et visiteurs dans la promotion de la ville comme destination culturelle incontournable.

Danse, musique, arts du cirque, nouveaux médias, théâtre, littérature… toutes les formes d’art ont de quoi émerveiller votre clientèle. Avez-vous un espace sous-utilisé à un moment de l’année que vous pourriez transformer en un lieu d’inspiration et de création artistique?
De L’Écart à Rouyn-Noranda à la coopérative Lézarts à Montréal, les centres de création ne manquent pas au Québec. Pourquoi alors ne pas faire appel à cette communauté artistique pour établir des liens qui bénéficieront à tous?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Lire aussi: Et si la culture allait à la rencontre des touristes?
Au lieu de penser produit, pensez expérience

Sites:
www.thepfisterhotel.com/
www.creatorsinn.com/
www.cbc.ca/artspots/
www.therooms.ca/artgallery/summer_residencies_2010.asp
www.nps.gov/romo/supportyourpark/artist_in_residence.htm
www.explorechicago.org/
www.lezarts.coop
www.lecart.org/residence.asp

Sources:
–  Agence France-Presse. «Un écrivain en résidence à l’aéroport d’Heathrow», Cyberpresse, 19 août 2009.
–  Connolly, Kate. «Room service: Berlin hotel tells artists to pay for stay with artwork, not cash», The Guardian, 9 août 2009.
–  Kogan, Rick. «The City is his Canvas», Chicago Tribune, 30 août 2009.
–  «De Botton’s airport diary launched at Heathrow today», www.springwise.com , 22 septembre 2009.
–  «Un écrivain en résidence dans un aéroport», Le Devoir, 20 août 2009.
–  «Stockholm hôtel offers free haven for creative souls», The Local, 15 mai 2009.

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Marketing

Vendre une destination à moitié prix comme outil marketing: le cas de Poznan

Les gestionnaires d’une ville polonaise ont adopté une forme innovatrice de collaboration marketing basée sur la tarification afin de stimuler la demande touristique: inviter les touristes à découvrir la ville «à moitié prix» pendant deux jours. Les dirigeants ont observé une hausse de 55% du nombre de chambres occupées comparativement à la fin de semaine précédente. Un chercheur polonais s’est intéressé à cette pratique de gestion et a présenté les conclusions de son étude lors de l’Advances for Marketing Tourism Conference à Bournemouth.

L’objectif de la démarche

L’initiative de l’événement «Poznan à moitié prix» consiste à permettre aux visiteurs poznan1locaux et de l’extérieur de la région de bénéficier d’une réduction de prix de 50% pour les services touristiques de la ville, incluant les attraits et l’hébergement. L’objectif de ce projet original visait à changer l’image touristique de la ville prioritairement sur le marché polonais. La période ciblée se limitait à une fin de semaine seulement, celle du 24-25 mai 2008.

Même si sa performance touristique est correcte avec près de 900 000 touristes annuellement, Poznan est d’abord considérée comme une destination d’affaires et un lieu de conférences. Seulement le tiers des visiteurs y viennent par agrément. Il existe à cet égard un problème de perception, puisque les voyageurs potentiels présument que la ville cible principalement les gens d’affaires et que les prix sont en conséquence très élevés. On croit aussi à tort que Poznan n’est pas très divertissant.

L’objectif du projet et de l’outil de promotion par le prix visait aussi à stimuler l’achalandage de l’offre culturelle et récréative de la ville. Plus précisément, les activités marketing avaient trois cibles: les visiteurs, les résidants et l’opinion publique. Quatre objectifs plus spécifiques ont aussi été avancés:

  • créer une image positive de Poznan comme lieu attrayant pour le tourisme culturel ou patrimonial et comme destination urbaine pour les courts séjours;
  • influencer les habitudes de consommation de loisir des résidants afin de rehausser leur intérêt pour l’offre culturelle locale;
  • accroître la demande touristique pour Poznan, particulièrement l’achalandage durant les fins de semaine;
  • diversifier les produits touristiques et les prestations culturelles de la ville.

Est-ce une bonne idée de baisser les prix?

D’entrée de jeu, il peut sembler contraire aux bonnes pratiques de gestion de vouloir stimuler la demande touristique en cassant les prix (lire aussi: Marketing en temps de récession). Des études ont démontré qu’une baisse des prix nuit à la rentabilité à long terme. Appliquée à l’échelle d’une entreprise, une diminution des prix n’engendre qu’une frénésie éphémère des acheteurs et par conséquent une augmentation temporaire des ventes.

Néanmoins, l’objectif de Poznan se distingue de cette approche. On voulait commercialiser la destination dans son ensemble en s’appuyant sur une promotion axée sur le prix et en faire un événement marketing. En agissant de cette façon, on visait à faire bénéficier la destination d’un important battage publicitaire et de se servir de l’événement comme d’un outil de relations publiques.

Les défis d’une telle approche de concertation

Les acteurs liés au projet ont commencé la planification de l’événement six mois à l’avance. Le conseil municipal agissait à titre de maître d’œuvre et assurait la part de financement du secteur public. Obtenir l’aval d’une masse critique d’entreprises privées prêtes à offrir des prix réduits durant une fin de semaine représentait le principal défi de la démarche. On souhaitait recueillir la participation du plus grand nombre possible d’hôtels, de restaurants, de musées et d’autres attractions touristiques de Poznan. C’était la première fois qu’une telle stratégie était utilisée en Pologne. Plus de 200 partenaires ont été sollicités, et des rencontres d’information entourant les modalités liées à la tarification ont été organisées. En dépit de tous ces efforts, seulement 35 organisations, dont 12 hôtels et 8 musées, ont participé à l’événement.

Des résultats inespérés

Unanimement, les partenaires du projet se sont déclarés satisfaits des résultats et ont indiqué que tous les objectifs à court terme avaient été atteints. L’événement a notamment suscité beaucoup d’intérêt parmi les segments de clientèle visés.

Des entrevues ont été conduites auprès des entreprises et des visiteurs. Voici les principaux indicateurs de performance qui ont résulté de l’expérience.

  • Environ 13 000 personnes ont participé à l’événement (46% de résidants, 54% de visiteurs).
  • Les restaurants ont enregistré une hausse du nombre de repas vendus de 30% par rapport à la fin de semaine précédente.
  • Le nombre de chambres vendues a connu une hausse spectaculaire de 55%.
  • 75% des visiteurs ont mentionné qu’ils envisagent de revenir à Poznan pour une autre fin de semaine durant la même année.
  • 88% des visiteurs ont eu une opinion positive de l’événement, jugeant qu’il contribuait à améliorer l’image de la destination et qu’il convenait très bien aux plus jeunes générations.
  • En dépit d’une participation limitée des entreprises, seulement 7% des visiteurs ont émis une opinion négative en raison d’une offre trop limitée. Certains ont aussi jugé l’événement trop court.
  • La couverture médiatique a été excellente, tant dans les agences de presse que dans les grands journaux, à la radio, à la télévision et sur Internet.

L’expérience sera reconduite

Encouragées par ces excellents résultats, les autorités touristiques poznan2ont décidé de répéter l’événement en 2009, durant la fin de semaine du 13-14 juin. Cette fois, il a été plus facile de convaincre les partenaires d’adhérer au projet. Le nombre d’organisations participantes a grimpé à 61 cette année. La réponse du marché a elle aussi été meilleure alors que le nombre de visiteurs est passé de 13 000 à 21 000.

Selon Piotr Zmyślony, le chercheur responsable de cette étude de cas, la réussite de l’implantation d’un tel outil marketing peut être interprétée comme un instrument de mesure de la capacité des partenaires à travailler ensemble et de leur niveau d’engagement. Il ajoute que dans l’éventualité d’un échec, il n’y aurait aucun effet négatif sur l’image de la destination et que cela ne nuirait pas aux partenariats en place.

Source:

– Zmyślony, Piotr. «City for half-price: Towards the collaborative price decision-making in a tourism destination», Poznan University of Economics, Advances for Marketing Tourism Conference, tenue à Bournemouth du 7 au 9 septembre 2009.

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Gestion Tourisme durable

Contribuer à la communauté grâce aux livres abandonnés à l’hôtel

Tous les ans, les clients du groupe Destination Hotels and Resorts abandonnent des milliers de livres dans les chambres. Afin de leur donner une seconde vie, la chaîne américaine a lancé un nouveau programme, «Read & Reuse», par lequel les ouvrages recueillis sont remis aux bibliothèques, écoles et autres organismes à but non lucratif des régions dans lesquelles œuvre l’entreprise.

L’idée vient d’un groupe d’employés, le Green Team, voué à l’amélioration des activités de l’entreprise, à la diminution de son empreinte écologique et à sa contribution aux communautés dans lesquelles se trouvent les 30 hôtels, centres de villégiature et centres des congrès.

Il s’agit d’une initiative sociale et environnementale, facile à mettre en place dans n’importe quel établissement hôtelier. Bravo!

Source:

–  «Destination Hotels & Resorts Launches “Read & Reuse” Program», Hotels Mag, 21 septembre 2009.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Villes de nuit: quand l’offre s’organise!

Nuit et jour, sans interruption, la ville est en mouvement. Les travailleurs de soir et de nuit occupent une part importante de la population active. De plus en plus, les activités récréatives urbaines nocturnes se multiplient. La nuit n’est plus l’exclusivité des bars et des clubs, du moins pour un nombre grandissant de villes. Des initiatives originales visant à «coloniser la ville pendant la nuit» naissent, puis sont imitées ailleurs. Les frontières de la nuit tombent et proposent une nouvelle dynamique urbaine, plus festive,  plus créative, moins «ordinaire». Voici quelques exemples  de villes déterminées à créer un environnement nocturne qui s’inscrit dans l’identité de la cité.

Nuit blanche, musées, cinéma, arts, poésie, vélo, les activités ponctuelles de nuit connaissent un engouement depuis quelques années. La noirceur a ce «petit quelque chose» de spécial, elle est porteuse de mystère, de possibilités, d’aventure et peut transformer l’ambiance urbaine du quotidien en une atmosphère de fête. Mais pour que ce changement s’opère, il faut du monde! Le sentiment de sécurité, une fois le soleil couché, chute soudainement. Pour cette raison, certaines villes ont créé des politiques et des chartes mettant à contribution de nombreuses composantes du milieu: les transports en commun, les commerçants, le service de police, les résidents, les travailleurs de nuit, etc.

Des villes «Lumière»

Lyon
La Ville de Lyon connaît une effervescence économique et culturelle croissante. Pour créer des conditions propices à une vie nocturne de qualité, la Ville et d’autres acteurs publics et privés ont développé l’offre de nuit et mis en place des balises pour bien encadrer les activités et éviter les débordements. L’enrichissement de l’offre nocturne de Lyon passe notamment par :

  • La bonification du Plan Lumière qui existe déjà depuis 20 ans et qui est devenu un modèle inspirant à travers le monde. Lors de son lancement en 1989, le Plan Lumière consistait en l’éclairage de 250 sites, pour la plupart patrimoniaux, dans le but d’établir un climat de sécurité, mais aussi pour des questions de mise en valeur du patrimoine, d’esthétisme et d’ambiance. Le nouveau Plan Lumière de Lyon vise à mieux saisir la complexité de la ville en favorisant une mise en lumière de la diversité de ses composantes. Ainsi, outre les monuments historiques, on prévoit illuminer les fleuves, les collines, les silhouettes de la ville, les grands axes routiers, le tout de façon créative et esthétique avec des installations économes en énergie.
  • Plusieurs événements nocturnes tout au long de l’année, comme la Nuit des musées, les Nuits sonores ou encore la Fête des Lumières qui met en vitrine l’expertise développée par la Ville en matière d’illumination.

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  • La conception d’une carte, en 2007, identifiant tous les établissements ouverts entre minuit et cinq heures du matin et des suggestions de sorties selon l’heure (quoi faire à Lyon à telle heure de la nuit). La première édition comptait 45 000 exemplaires et s’est écoulée en six mois.
  • L’ajout de services de transports en commun les jeudis, vendredis et samedis par des «navettes pleine lune» entre le centre-ville et la périphérie.
  • Des tarifs réduits de transport en commun : le «ticket soirée», de 19h à minuit et demie.
  • L’adhésion des différents acteurs à la Charte de la qualité de la vie nocturne, dont les objectifs visent, entre autres: le respect des règles de sécurité et la tranquillité des riverains; la participation active à l’amélioration de l’environnement; le développement de l’offre culturelle; une gestion rigoureuse et responsable de tous les établissements; une concertation permanente entre les professionnels, les associations, les élus locaux et les administrations concernées.
  • La mise sur pied d’un comité de pilotage sur la vie nocturne.

Paris

Les nuits de Paris sont aussi bien vivantes! On estime que 15% de la population active parisienne travaillent dans la fourchette «minuit-6h» et  45% travaillent régulièrement au-delà de 20h. On constate aussi une forte tendance à la mobilité active de nuit, puisque la Ville enregistre 45 000 trajets Vélib’ (vélos parisiens en libre-service) par mois entre une heure et deux heures du matin.

La nuit entraîne une autre dimension à la vie urbaine. Elle favorise la sociabilité, les rapprochements, la créativité, et son dynamisme contribue à l’attractivité touristique et au rayonnement international de la destination, comme c’est le cas de Paris. Afin de valoriser la richesse et la diversité de l’offre artistique et festive de la nuit parisienne, la Ville lance, au printemps 2009, le projet «Passe Nuit», un guide de la nuit parisienne. Ce dernier prendra la forme d’un plan-guide et d’un site Internet (www.parisnightlife.fr), où l’on trouvera le plus grand nombre d’établissements nocturnes rassemblés sous un même portail. Le Passe Nuit informera les Parisiens comme les touristes. Une interface de géolocalisation sera développée pour les téléphones cellulaires.

Tour de ville la nuit

Pour épicer les visites autrement plus conventionnelles, il est possible de participer à une visite guidée de certaines villes de la République tchèque de nuit. Dans les quartiers historiques, on  ranime les comptes et légendes qui, la noirceur venue, sont tout à coup plus crédibles qu’en plein jour! La découverte nocturne des châteaux offre aussi une tout autre ambiance à la visite et ajoute au mystère de ces constructions médiévales. La nuit des musées se traduit par l’ouverture de ces institutions toute la nuit dans une cinquantaine de villes à travers la République tchèque.

Potentiel nocturne des milieux urbains québécois

La Ville de Québec s’est doté tout récemment de bornes interactives fonctionnelles 24h sur 24 sur le patrimoine. Elle remet à son calendrier estival pour les cinq prochaines années le désormais célèbre Moulin à images auquel se joindra l’animation du Cirque du Soleil. La capitale développe des produits nocturnes de haut calibre! Étant donné son caractère festif, créatif et la vitalité de son night life, Montréal est une ville tout indiquée pour dynamiser et promouvoir davantage son offre de nuit. De nombreux événements nocturnes s’y déroulent déjà et connaissent beaucoup de succès. Pensons notamment à la Nuit blanche du Festival Montréal en lumière, au Tour de nuit à vélo, à Nuit Blanche sur Tableau Noir de l’avenue du Mont-Royal, aux activités estivales en soirée, au plan lumière du Quartier des spectacles… Bref, favoriser, faciliter, promouvoir et rendre plus agréable la vie nocturne s’inscrit tout à fait dans l’ADN des grandes villes.

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Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
–    La Gazette officielle du Tourisme. «Politiques temporelles nocturnes: des pistes à explorer», no 1992, 4 février 2009.
–    Mairie de Paris. «Paris présente son Passe Nuit», dossier de presse, novembre 2008.
–    Ville de Lyon. «Charte pour la qualité de la vie nocturne», mai 2006.

Sites Internet:
–    Charte pour la qualité de la vie nocturne
–    CzechTourisme.com
–    Fête des Lumières
–    Institut pour la ville en mouvement
–    La Société du patrimoine urbain de Québec
–    Nouveau Plan Lumière de Lyon
–    Nuit Blanche sur Tableau Noir
–    Nuits sonores (Lyon)
–    Plan lumière du Quartier des spectacles
–    Un Tour la Nuit