Ludiques et créatifs, ces guides touristiques permettent de mobiliser l’attention de l’enfant de 5 à 12 ans, d’éveiller sa curiosité et de créer un moment de plaisir en famille.
Ce petit livret illustré inclut des autocollants, des listes à cocher de suggestions d’activités, des anecdotes et des images à colorier. Il propose aussi des espaces de personnalisation où l’on insère des photos, des billets d’entrées ou de transport permettant de créer son propre carnet de voyage. Ils sont actuellement disponibles pour les villes de Nantes, Paris et Barcelone, mais d’autres destinations s’ajouteront à cette liste.
L’organisme de marketing touristique d’Helsinki, en Finlande, propose des cartes thématiques originales et attractives. De forme carrée, le dépliant qui se déploie en un plan de la ville avec une foule d’informations liées au même thème est à l’image de la destination : imprégné par le design.
Pour le visiteur d’un jour
Le dépliant qui s’intitule Day in Helsinki présente notamment un plan avec une proposition de circuit à pied. Tout s’y trouve pour maximiser l’expérience en une seule journée. En plus de la liste des principales attractions, on y trouve des recommandations, une liste d’éléments typiques à cocher, mais aussi des secrets bien gardés, les meilleurs endroits pour faire des égoportraits, les lieux privilégiés pour admirer le panorama de la ville, un glossaire de quelques expressions finnoises et bien d’autres renseignements utiles. Malgré la grande quantité d’informations incluses, la présentation demeure agréable grâce à l’utilisation judicieuse de pictogrammes.
Chacune des quatre cartes disponibles à ce jour est conçue différemment pour correspondre adéquatement au thème. Le plan intitulé Helsinki for Kids propose notamment deux circuits en tram qui permettent de découvrir un grand nombre d’attraits susceptibles d’intéresser les tout-petits. La carte Urban Nature identifie les parcs et les jardins, mais aussi les piscines extérieures, les plages et les quais ainsi que les lieux tranquilles. Enfin, Food Helsinki illustre l’offre culinaire par quartier, selon diverses catégories (local, wild, urban, slow, etc.), ainsi qu’une multitude d’informations comme les produits saisonniers offerts selon le mois.
Voilà une belle façon de rassembler l’offre touristique et de la présenter de façon amusante et efficace, pour mieux servir la clientèle selon ses différents besoins.
Poser des questions à une œuvre d’art et obtenir des réponses : voilà « The Voice of Art », la dernière innovation intégrée aux œuvres du Musée la Pinacothèque de l’État de Sao Paulo, au Brésil.
Près des trois quarts des Brésiliens n’ont jamais mis les pieds dans un musée. L’une des raisons formulées par les répondants à une étude du Brazilian Institute of Economic Reseach est l’impression d’inaccessibilité de l’art pour les non-initiés. Pour remédier à ce constat, on a tenté de favoriser les interactions entre le visiteur et l’œuvre en créant une interface d’intelligence artificielle qui permet un échange.
Poser des questions à l’oeuvre
Grâce à la technologie Watson d’IBM, l’agence Ogilvy Brazil a créé un outil qui permet de remplacer l’audioguide préenregistré par un programme qui glane les données provenant de livres, de magazines, d’articles de journaux, d’entrevues sur le Web, d’archives variées pour répondre aux questions du visiteur. Celles-ci peuvent être liées au contexte dans lequel l’œuvre a été réalisée, aux techniques employées, au style de l’œuvre comme à l’histoire rattachée à l’époque de la création de la pièce. Watson ratisse très large. La vidéo ci-dessous illustre bien le projet.
Le visiteur qui entre au musée de la Pinacothèque peut demander une paire d’écouteurs et un téléphone intelligent équipé de l’application en question. À l’approche d’une œuvre, il reçoit une invitation à poser ses questions. L’application est également disponible dans un format écrit pour les malentendants.
Deux semaines après son lancement, The Voice of Art aurait généré une croissance de la fréquentation au musée de 200 % (!). D’autres musées du Brésil se sont montrés intéressés par la technologie Watson d’IBM, ainsi que des entreprises qui souhaitent que leurs clients puissent interagir avec leurs produits.
La formation du personnel est essentielle et augmente le degré de réussite des mesures d’accessibilité de votre destination. Si vous avez prévu tous les aménagements physiques possibles, des équipements mal utilisés, des employés mal formés ou intimidés risquent de nuire à l’expérience du visiteur.
Une trousse pour l’intégration des jeunes
L’Association des camps de vacances du Québec offre gratuitement en ligne une trousse pour accompagner les entreprises en matière d’intégration des jeunes à besoins particuliers. L’objectif est d’aider les gestionnaires et le personnel d’animation sur le terrain.
Le projet, Vers une intégration réussie, propose un cycle de huit étapes pour planifier, réaliser et évaluer l’intégration des jeunes sur votre site. Selon vos besoins, l’ensemble des ressources qui y sont proposées se retrouve dans une boîte à outils disponible en tout temps. De plus, une autre section concernant vos obligations et vos responsabilités juridiques liées à l’intégration et aux accommodements raisonnables est également disponible.
La trousse contient 26 fiches-profils pour comprendre les besoins particuliers les plus fréquents chez les enfants. Les fiches sont rédigées dans un vocabulaire simple par des éducateurs spécialisés afin de faciliter le niveau de compréhension de tous et d’améliorer la planification des activités.
Réalisé en partenariat avec plus d’une vingtaine d’organismes, tels que l’Association québécoise de loisir pour personnes handicapées et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ce projet a reçu l’appui financier du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Il a gagné un prix d’excellence dans la catégorie « Soutien à l’innovation et au développement, associé corporatif » de l’Association québécoise du loisir municipal en 2015.
La nostalgie, l’idée surtout de se soustraire du monde des adultes et de ses responsabilités, l’espace d’un instant, charme un nombre grandissant de personnes. Comme le souligne madame Husni Bey, spécialiste en thérapie par le jeu, jouer permet de libérer le stress et de déconnecter, tout en favorisant le développement de l’optimisme, de l’estime de soi et de l’épanouissement personnel. L’industrie touristique se prête bien au jeu, surtout si ce dernier permet de décrocher et de passer du bon temps avec les proches.
Colorier à l’hôtel, au spa, en congrès
L’une des tendances les plus remarquables à cet égard est celle du coloriage. En 2016 aux États-Unis, douze millions de cahiers à colorier pour adultes ont été vendus. Colorier est une pratique qui détend le corps et l’esprit. On observe d’ailleurs une multiplication des ateliers de coloriage dans les spas et dans certains hôtels. C’est aussi une activité qui se répand en congrès pour favoriser l’interaction entre les participants.
L’hôtel Gladstone à Toronto offre plusieurs activités créatives comme le coloriage, la conception de collages ou encore de bracelets de l’amitié. Le Yotel de New York s’est associé à un artiste afin de créer un cahier à colorier inspiré de la marque et de la ville. Il est vendu à l’hôtel, mais les clients peuvent également télécharger ses images, les colorier et prendre en photo le résultat pour le partager sur les médias sociaux avec le mot-clic #YOTELMasterpiece.
L’appel de la cabane dans les arbres et des camps de vacances
L’année dernière, Airbnb publiait une liste des dix offres les plus populaires sur son portail Web. Trois d’entre elles, dont celle qui arrive au premier rang, étaient des cabanes perchées. Alliant nature et confort, ces unités d’hébergement insolite continuent de séduire ceux qui rêvent de retourner en enfance, le temps d’une ou deux nuits. Cette offre s’est développée depuis quelques années et interpelle une clientèle diversifiée grâce à des événements d’entreprises, des réceptions de mariage et des visites guidées des lieux.
Au Québec, des produits originaux comme Kabania, dans la région de Lanaudière, Les Refuges Perchés dans les Laurentides ou l’entreprise écotouristique Canopée Lit au Saguenay ont vu le jour. Cette dernière, qui offre des cabanes et des bulles perchées en forêt, a également recours à l’esprit du jeu sur son site Web qui s’apparente à une planchette animée de jeu de société.
Le développement des camps de vacances pour adultes n’est pas étranger à cette nostalgie de l’enfance. Au Camp Grounded, un camp californien spécialisé en désintoxication numérique, on joue aux Legos, on fait des étampes avec des pommes de terre, des masques en papier mâché et l’on marche avec des échasses.
Jouer dans l’espace public
Les glissades sont vectrices de bonne humeur. Que ce soit pour dévaler une rue enneigée, tel que le proposait l’événement de Lévis Attache Ta Tuque, pour descendre quelques étages d’un gratte-ciel dans le Skyslide à Los Angeles ou encore pour animer une place publique en hiver à Montréal, la glissade a le vent en poupe.
Les piscines à balles pour adultes se taillent aussi une place dans l’univers du divertissement. À l’occasion du Sydney Festival, les participants ont été invités à plonger dans un bassin d’un million de balles en plastique recyclé. Le projet The Beach a provoqué la surprise en conviant les adultes à se comporter comme des enfants. Conçu pour les 5 à 85 ans, The Beach a su séduire un large spectre de participants. La vidéo ci-dessous illustre l’enthousiasme généré par cette installation.
En mars 2016, un château gonflable lumineux, conçu exclusivement pour les adultes, a été installé à Londres durant trois jours à côté du Tower Bridge. Les responsables du Bouncingham Palace encourageaient les participants à s’y donner à cœur joie et les plus dynamiques ont remporté des prix. En 2017, le plus grand jeu gonflable au monde sera érigé (ou gonflé) à Hyde Park, toujours à Londres, pour accueillir les adeptes (de douze ans et plus) des parcours à obstacles. La vidéo ci-dessous montre l’ampleur du module gonflable que l’on nomme The Beast.
Le tourisme d’agrément se prête naturellement à cette tendance, mais les événements d’affaires sont aussi touchés par ce mouvement. Déjà, les milieux de travail dynamiques aménagent des espaces de jeu pour les employés, afin de stimuler leur créativité. Les réunions et les congrès profitent aussi de ce principe. Jouer ouvre l’esprit, facilite les interactions et prédispose au processus d’idéation. Se balancer en réunion? L’entreprise en design de meubles Duffy London y a pensé et propose des modèles de tables avec balançoires.
La conférence annuelle C2 Montréal met largement en pratique de façon originale le concept du jeu, que ce soit en invitant les gens à s’asseoir sur une chaise dans un filet suspendu à 5,5 mètres au-dessus du sol ou à se lancer dans un contenant rempli de balles.
Le jeu favorise l’évasion, il laisse libre cours à l’imagination. Il permet de faire vivre une expérience, ou du moins il contribue certainement à l’enrichir lorsqu’intégré habilement. Offrir une ardoise pour dessiner, des balançoires ou des blocs Legos; il suffit parfois de peu pour permettre à un invité de retrouver son cœur d’enfant.
Analyse rédigée en collaboration avec Kathleen Murphy
L’association Môm’Art épaule les sites culturels et les musées qui adhèrent à sa charte et qui témoignent d’une volonté de mieux accueillir les familles. Désignés « Musée Joyeux », ces lieux sont tous répertoriés sur le site Web de l’association. Pour l’instant, ils se situent essentiellement en France et en Belgique, mais l’organisme souhaite élargir ses horizons jusqu’au Québec.
Le site Web de Môm’Art héberge également un blogue collaboratif sur lequel plusieurs blogueurs et familles partagent leurs expériences vécues dans divers musées. Une occasion de voir ce qui se fait dans d’autres lieux culturels, de s’inspirer et de prendre note des bons coups et des initiatives moins réussies.
Au Québec, les sports nautiques font partie des activités identifiées dans la Stratégie touristique du Saint-Laurent. Le nautisme est en effet l’un des produits prioritaires, car il représente un avantage concurrentiel et il répond à la demande des marchés cibles hors Québec. En développant les sports nautiques moins connus, le Québec peut consolider ce positionnement et se différencier des marchés concurrents. Voici des projets favorisant l’accessibilité et l’attractivité des sports nautiques méconnus des touristes.
Le surf, un produit d’appel même pour les débutants
L’industrie du surf se taille une place au Québec. Selon PMB 2015, 102 000 Québécois possèdent ou louent une planche à voile ou de surf, soit une hausse de 120 % en cinq ans. Il existe de nombreux lieux de pratique en eau vive, sur les rivières et le fleuve. À Montréal, les populaires vagues à surf de l’Habitat 67 et de la « vague à Guy » du Parc-des-Rapides attirent chaque année entre 18 000 et 25 000 surfeurs, selon la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive (qui s’occupe aussi du surf).
Pour faire découvrir cette activité aux novices, deux centres de surf intérieur ont ouvert au Québec dans les dernières années. Il s’agit de Maeva Surf à Laval, et Oasis Surf à Brossard (voir vidéo ci-dessous). Ce dernier, qui abrite un bar-restaurant et organise des événements corporatifs, a attiré 50 000 clients en 2015.
Il existe aussi des parcs à surf dans des bassins extérieurs, comme le NLand Surf Park au Texas et le Surf Snowdonia Adventure Parc au Pays de Galles (voir photos ci-desssous). Ce dernier est un lagon artificiel équipé de la technologie Wavegarden permettant de créer les plus longues vagues artificielles au monde (300 mètres). Le site propose de multiples activités d’aventure aquatiques, des hébergements en pods, un bar, un café et un restaurant, ce qui en fait un véritable produit touristique. De plus, des forfaits de consolidation d’équipes sont proposés pour les groupes.
Le surf en eau froide, produit à développer au Québec?
Le surf se pratique en hiver dans des régions éloignées du Québec telles que la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, où les sportifs affrontent les vagues glacées du Saint-Laurent et de son golfe. La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide, à l’instar d’autres régions éloignées du globe telles que les îles Lofoten en Norvège.
La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide
Pour éviter que cette activité ne reste réservée à une poignée d’aventuriers, la Norvège a mis en place une offre touristique. Le complexe Unstad Arctic Surf, au bord de la mer arctique, est une école de surf ouverte à l’année. Elle dispose d’un camping, de chalets et d’un spa, organise des camps de trois jours et propose plusieurs types de forfaits, même en hiver. Certains incluent les transferts de l’aéroport, le transport aux différents lieux de surf, l’hébergement, les repas et l’équipement.
Le kayak de mer, une offre complémentaire et originale
Certains acteurs offrent une expérience de kayak de mer distinctive en tirant profit d’autres attraits, installations ou tout simplement des éléments naturels. Observer les baleines en kayak dans la région de Tadoussac est un produit populaire dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et est proposé par plusieurs entreprises touristiques et inclus dans des forfaits de voyagistes. Mais il y a un potentiel de développement pour ce produit de niche. Par exemple, l’école KSF, basée à Montréal, organise des sorties de groupe en été pour assister aux feux d’artifice Loto-Québec ou encore admirer la pleine lune.
L’entreprise d’activités d’aventure Katabatik située dans la région de Charlevoix propose un forfait d’une demi-journée de kayak hivernal. Organisée à la fin de l’hiver, l’excursion permet de s’approcher de la banquise, des phoques, et de contempler les falaises glacées.
Pour attirer les visiteurs, l’accessibilité d’un produit va de pair avec son attractivité. À Minneapolis, un projet pilote a vu le jour afin d’encourager les touristes urbains, mais aussi les résidents, à pratiquer le kayak. Mississippi River Paddle Share est le premier service de partage de kayaks situé dans un parc national. Une trentaine de bateaux sont mis à disposition dans quatre stations prévues à cet effet aux abords du fleuve Mississippi et de la ville. Les réservations se font sur le site Web où l’utilisateur choisit un jour et une plage horaire et reçoit un code d’accès qui lui permet d’ouvrir un casier contenant le kayak, la rame et le gilet de sauvetage. Il peut se rendre d’un point de chute à l’autre et continuer son excursion grâce aux stations de vélos en libre-service de la ville, situées à proximité.
La pratique de la planche à pagaie (SUP) est en forte hausse. Selon l’organisme Outdoor Foundation, le nombre de participants aux États-Unis est passé de 1,1 million en 2010 à 2,8 millions en 2014. Le Paddlefest O’Soleil est un nouvel événement nautique qui a lieu chaque été au lac Saint-Jean, sur le site de la Coopérative O’Soleil, un café-bistro qui organise des activités de planche à pagaie (SUP) et de kite surf sur le lac. Le but de l’événement est de promouvoir la pratique de ces sports moins connus par des courses et des démonstrations.
Au Québec, plusieurs facteurs favorisent le développement de l’offre touristique autour des sports nautiques émergents : les nombreux centres de location d’équipement, le développement du Sentier maritime du Saint-Laurent, les projets de création de vagues à surf artificielles, l’omniprésence des voies d’eau et la structuration grandissante du secteur nautique grâce au programme Québec Stations Nautiques de l’Association Maritime du Québec.
Avez-vous d’autres idées pour développer ces pratiques ?
Au Back Room, le restaurant de l’hôtel, les enfants peuvent choisir un livre au moment du service de fromages à même un charriot sur roulettes. Le soir venu, des biscuits et un verre de lait ainsi qu’un livre approprié selon l’âge sont également offerts. Ce partenariat permet de divertir les jeunes clients de l’hôtel lors des périodes d’attente tout en les instruisant, ce qui n’est pas pour déplaire aux parents, et donne une belle vitrine aux auteurs.
Été comme hiver, le réseau VINCI Autoroutes propose des animations qui s’adressent à toute la famille sur certaines aires de service des autoroutes. La campagne « Étapes estivales 2015 » proposait des arrêts sur 40 aires du réseau routier durant les fins de semaine de l’été. Parmi les activités et installations offertes, les familles pouvaient prendre part à des initiations à plus de 30 sports, à des ateliers ludiques et pédagogiques sur la sécurité routière et profiter d’espaces pour pique-niquer, faire la sieste et se détendre avant de reprendre la route.
La campagne « Étapes hivernales 2016 » propose plutôt des animations connectées. Chaque demi-heure, un mot « magique » est prononcé sur les ondes de Radio VINCI Autoroutes. Les enfants sont ensuite invités à répéter ce mot à l’animateur présent à l’une des dix aires routières participantes afin d’obtenir un cahier de dessins. Une fois colorié, le cahier peut être numérisé à l’aide d’un téléphone intelligent, ce qui permet d’animer les personnages et de leur faire lire une histoire.
Le réseau VINCI Autoroutes a également identifié son top 15 des aires d’autoroute immanquables. Sur son site Web, ces aires sont positionnées sur une carte géographique à l’aide de pictogrammes accompagnés d’une photo et d’une description invitante. On y trouve des arrêts qui permettent de vivre des expériences de tous types : circuit piétonnier, observatoires d’oiseaux, jardin de sculptures, activités fluviales, belvédère sur une cité médiévale, etc.
Il n’est pas toujours facile d’inciter les automobilistes à prendre une pause lorsqu’ils sont sur l’autoroute. Trouvez-vous la stratégie du réseau VINCI Autoroutes inspirante?
À l’occasion de l’International Trails Symposium qui se déroulait à Portland, en Oregon, du 17 au 20 mai 2015, Jason Urroz a présenté le programme Kids in Parks, une initiative lancée en 2008 en Caroline du Nord, et qui se répand depuis à travers les États-Unis.
Pour inverser la vapeur
En 2008, les données d’une enquête effectuée pour le parc Blue Ridge Parkway, situé en Caroline du Nord, révélaient que seulement 7 à 12 % des adultes en visite au parc étaient accompagnés d’enfants de moins de 15 ans. Cette étude vient donc s’ajouter aux statistiques alarmantes sur la sédentarité et l’augmentation du taux d’obésité chez les jeunes Américains.
En réaction à cette tendance, les gestionnaires de Blue Ridge Parkway ont lancé le projet Kids in Parks avec son réseau de sentiers TRACK Trails, pour inciter les enfants à faire de la randonnée. Chaque TRACK Trail comprend des brochures et de la signalisation qui permet de parcourir le sentier de façon autonome et amusante (voir la vidéo ci-dessous).
L’enfant doit s’inscrire en ligne sur le site Web de Kids in Parks. Il peut y planifier sa sortie, puis, à la suite de sa randonnée, répondre aux quelques questions du sondage de satisfaction pour recevoir sa récompense. M. Urroz précise que des projets technologiques, comme des applications numériques, sont en développement. Néanmoins, il ajoute que la technologie doit demeurer complémentaire à l’expérience de plein air
Un programme de plus en plus populaire
L’initiative a remporté tant de succès en Caroline du Nord que d’autres parcs à travers le pays ont pris part au projet.
À l’origine du programme en 2008, la Blue Ridge Parkway Foundation a réuni des partenaires locaux, régionaux et nationaux afin de réduire les freins à l’accès aux parcs et de déployer le réseau TRACK Trails dans les parcs de différentes juridictions. L’initiative a remporté tant de succès en Caroline du Nord que d’autres parcs à travers le pays ont pris part au projet. On recense aujourd’hui près de 130 TRACK Trails réparties dans 7 États.
Les données colligées en décembre 2014 indiquent que 1254 enfants, dont la moyenne d’âge s’élève à 7 ans, se sont inscrits à TRACK Trails. La plupart ont effectué une randonnée avec leur famille, formant des groupes d’environ 3 personnes. Plus de la moitié d’entre eux en étaient à leur première visite dans le parc, et 42 % s’y sont rendus précisément pour participer au programme. Parmi les jeunes inscrits, 40 % ont enregistré plus d’une TRACK Trail. Presque tous (90 %) ont indiqué qu’ils en réaliseraient une autre.
Les clés du succès
Selon le directeur du programme, M. Urroz, plusieurs facteurs contribuent au succès de Kids in Parks :
Itinéraires autoguidés par brochure spécialement conçus pour les enfants
Chaque point de départ d’une TRACK Trail propose quatre brochures offrant des thèmes d’aventure différents. La brochure s’avère un choix non seulement économique, mais elle permet aussi aux enfants et aux familles de rapporter de l’information et un souvenir à la maison. Elle demeure aujourd’hui le format préféré par les visiteurs de ces parcs. Il faut donc accorder une grande importance au design de la brochure. M. Urroz propose notamment :
d’intégrer une mascotte, qui se fera la porte-parole d’une brochure à l’autre;
d’utiliser des couleurs vives;
de faire des liens avec d’autres aspects de la vie (montrer les instruments de musique conçus avec diverses essences de bois, par exemple);
de rédiger de courts blocs de texte.
Source : Jason Urroz, Kids in Parks
Sites liés en réseau
Lorsque l’aventure s’avère positive, les enfants peuvent répéter l’expérience dans d’autres parcs en y relevant de nouveaux défis.
Implanté dans des parcs de diverses juridictions
Pour favoriser une plus grande accessibilité aux TRACK Trails, il est essentiel d’engager dans le projet les parcs situés à proximité des grands centres pour joindre les populations non initiées. Par exemple, après avoir expérimenté une première TRACK Trail dans un parc qui relève de la municipalité, la famille sera probablement tentée de s’aventurer en dehors de la ville pour vivre une nouvelle escapade en plein air.
Basé sur des incitatifs
Les enfants peuvent recevoir des prix par la poste en s’inscrivant sur le site Web de Kids in Parks et en répondant à une douzaine de questions courtes à propos de leur expérience en sentier. Il s’agit d’accessoires tels que des autocollants, un passeport pour cumuler les étampes des sentiers, un bandeau, etc. Ceux dont le dossier s’enrichit de plusieurs expériences TRACK Trail peuvent même recevoir un sac à dos.
Évaluation intégrée dans le concept
Comme les enfants doivent s’inscrire en ligne pour bénéficier de tous les avantages du programme, cela permet de colliger des données sur ces visiteurs année après année. Aussi, en répondant aux questions du sondage de satisfaction sur le site Web après chaque expédition, les enfants et leurs parents donnent de bons indicatifs aux gestionnaires sur les éléments gagnants et sur ceux nécessitant des améliorations.
Variété d’activités de plein air
La randonnée est l’une des activités phares du projet, mais pour rejoindre une variété de clientèles de tous âges, des TRACK Trails ont aussi été développées pour le canot, le vélo, le disque-golf et la géocache.
Plaisir!
Sans plaisir, personne ne répétera l’expérience.
En faire des ambassadeurs…
Les résultats porteurs et concluants de cette initiative endossée par l’American Academy of Pediatrics ont favorisé la réception de subventions plus importantes année après année. Mais selon Jason Urroz, le véritable succès de ce programme est démontré lorsque les enfants deviennent des ambassadeurs de la nature et du plein air.