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COVID-19 : Tourisme d’affaires et de congrès

Mesures de soutien 

–Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (COVID-19)

–Mesures d’assouplissement pour les citoyens et les entreprises

-Soutien aux entreprises — Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

-Gouvernement du Québec — Soutien à l’industrie touristique (COVID-19)

Restrictions gouvernementales et impacts 

  • L’état d’urgence sanitaire décrété par le gouvernement du Québec comprend l’interdiction de tous les rassemblements intérieurs et extérieurs. Les points de presse quotidiens le rappellent. 
  • La Ville de Toronto annule toutes les conférences et les événements qui devaient se dérouler d’ici le 30 juin.
  • La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui devait se tenir en novembre prochain est reportée. La date n’a pas encore été fixée.
  • L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Un sondage hebdomadaire de Luth Research sur le comportement des Américains en période de coronavirus révèle que lors de la semaine du 30 mars, 29 % des répondants ont affirmé avoir reporté leur voyage d’affaires alors que 2 % les réalisent quand même. Ces proportions étaient respectivement de 26 % et de 3 % la semaine précédente.
  • Les différentes mesures restrictives envers les voyageurs ainsi que les pays qui présentent des risques de propagation sont listés dans ce bulletin hebdomadaire de l’entreprise d’intelligence d’affaires Riskline.

Bonnes pratiques et solidarité 

  • Un nombre grandissant d’organisateurs professionnels d’événements ainsi que des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour aménager des sites qui accueillent des patients et du personnel soignant liés à la COVID-19. Ces entreprises sont agiles à convertir rapidement des lieux selon les besoins.
  • Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires grâce à leurs équipements versatiles et performants (systèmes de ventilation, toilettes accessibles aux fauteuils roulants, etc.). Ceux de Manhattan, de Chicago, de Détroit ou encore de Los Angeles sont entre autres dotés de cette nouvelle vocation.
  • La plus grande réunion virtuelle au monde pourrait avoir lieu le 14 avril prochain. Des planificateurs d’événements canadiens espèrent rassembler plus de 12 000 participants pour au moins 30 minutes et ainsi se soutenir durant cette période difficile. Ils utilisent le nom de domaine qui avait été réservé pour le Global Meeting IndustryDay (GMID), un événement festif pour l’industrie des réunions qui a été annulé : #GMIDGoesVirtual. 
  • Un expert en matière d’organisation de réunions professionnelles propose un mode d’emploi pour le déroulement d’une séance de remue-méninges virtuelle.
  • Le 14 avril prochain se tiendra un webinaire sur l’organisation d’événements virtuels, qu’il s’agisse de formations, de conférences, ou encore de foires commerciales.
  • Un hackathon en ligne a eu lieu du 3 au 5 avril dans le but de développer des applications utiles en ces temps de confinement. Quelque 263 équipes y ont participé et le jury a retenu 42 projets variés.

Relance 

  • Les restrictions imposées par la pandémie ont eu un effet direct sur le marché des congrès et des réunions au Québec. Des changements accompagneront certainement la reprise des activités. Les liens contractuels quant aux risques financiers, la mise en place de mesures sanitaires et la progression des événements hybrides (face à face et virtuellement) feront partie des enjeux lors de la relance. Visionnez l’entrevue réalisée par Frédéric Gonzalo auprès de Caroline Lepage, présidente de la firme Agora Opus 3, spécialisée en organisation de congrès et d’événements.
  • Le gouvernement du Royaume-Uni sonde les acteurs de l’industrie des événements et des congrès pour obtenir le pouls du secteur et pour préparer la relance.
  • La Chine lève les restrictions de voyages. À compter du 8 avril, les résidents de Wuhan, l’épicentre de la COVID-19 au pays, seront autorisés à voyager à nouveau.
  • L’Organisation mondiale du tourisme publie un document rassemblant 23 recommandations pour gérer la crise et préparer la relance. Il s’agit d’un ensemble de mesures pouvant être prises par les pouvoirs publics, mais aussi par les entreprises privées.
  • PhocusWireorganise un webinaire le 16 avril prochain sur la nature changeante du comportement du voyageur d’affaires. Voilà un bon moment pour mieux comprendre la clientèle et l’aborder efficacement au moment de la relance. 

Boîte à outils 

  • Les organisations AIPC et UFI ont développé un guide de bonnes pratiques à l’intention des centres de congrès et d’exposition pour gérer la crise de la COVID-19. 
  • La Meetings Industry Association (MIA) et l’association CONGREX ont chacune produit une publication qui rassemble des outils et des renseignements utiles pour les professionnels de l’industrie des réunions. 
  • Douze conseils pratiques pour effectuer une réunion virtuelle efficace. 
  • Onze idées pour dynamiser les événements virtuels. 
  • MPI tiendra une conférence virtuelle gratuite le 14 avril afin d’accompagner les personnes qui travaillent dans l’industrie des événements et des congrès. 

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association(GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

 

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COVID-19 : l’hébergement touristique

Au Québec, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a annoncé la fermeture de tous les hébergements touristiques à compter du 28 mars, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Ainsi, les chalets, les résidences secondaires en location, les gîtes et les auberges doivent être fermés. Les portails Web d’hébergement collaboratif sont mis à contribution pour appliquer ces directives. Seuls les hôtels, considérés comme services essentiels, et les terrains de camping qui répondent aux critères pour accueillir les Québécois rentrant de plusieurs mois aux États-Unis, les snowbirds, sont autorisés à demeurer ouverts. 

Restrictions et impacts 

  • À travers le monde, très nombreux sont les hébergements touristiques ayant dû fermer leurs portes temporairement. Au Royaume-Uni par exemple, le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les lieux d’hébergement (hôtels, auberges de jeunesse, bed and breakfast, camping). Seuls les établissements qui proposent leur aide afin d’héberger les personnes vulnérables peuvent rester ouverts.
  • Les politiques d’annulation et de remboursement des chaînes d’hôtels s’ajustent à la situation qui évolue constamment. De son côté, Airbnb propose aux voyageurs le remboursement complet des réservations effectuées au plus tard le 24 mars et l’annulation sans frais pour une date d’arrivée au plus tard le 31 mai 2020. En dehors de ces dates, les réservations ne sont pas remboursables, sauf si le client a contracté la COVID-19.
  • Les groupes hôteliers comme ITC Hotels ont créé des protocoles sanitaires et des mesures d’hygiène resserrées pour les employés qui sont fortement exposés aux risques.
  • Les programmes de fidélité sont mis en pause dans plusieurs groupes hôteliers, dont ITC Hotels et Marriott International (Business Traveller, 18 mars).
  • Certains hôtels de Hong Kong profitent des quarantaines obligatoires de 14 jours des personnes ayant séjourné à l’extérieur du pays et des isolements volontaires pour remplir leurs chambres. 

Mesures de soutien à l’industrie 

  • Le gouvernement du Québec procure un soutien aux entreprises de l’industrie touristique.
  • Plusieurs organismes mettent à la disposition des hôteliers des formations gratuites sur la prévention, le contrôle, la communication et la gestion en lien avec la COVID-19. C’est notamment le cas de l’AHLA et de eHotelier.
  • Cendyn publie un guide sur la gestion de crise. Celui-ci donne des conseils sur la gestion des opérations, les stratégies marketing et de communication à adopter, la gestion des revenus et la formation d’une équipe de gestion de crise.
  • De nombreux outils sont rendus disponibles aux hôteliers. Fuel Travel et Revinate partagent des ressources dans différents domaines d’activité. Le site HSMAI tient à jour plusieurs ressources de gestion de crise en ce qui a trait aux ventes, au marketing et à l’optimisation des revenu Hospitalitynet, de son côté, donne des conseils aux hôteliers sur les stratégies à adopter en période de fermeture. Skift publie une étude à propos des impacts de la COVID-19 sur l’industrie hôtelière.
  • L’AHQ diffuse un guide d’information sur la mise à pied et la cessation d’emploi liées à la COVID-19 pour les hôteliers.

Bonnes pratiques 

Québec

  • Le Fairmont Le Reine Élizabeth offre à ses employés mis à pied des paniers de provisions.
  • Une trentaine d’hébergements montréalais louent leurs chambres au personnel soignant à des prix raisonnables. Cette opération solidarité permet à ces derniers de se reposer en limitant tout déplacement superflu.
  • L’Estérel Resort appelle tous les hôteliers à participer au #Défimonsirop afin d’encourager l’économie locale pendant le temps des sucres.

International

Relance 

  • Plusieurs organismes spécialisés fournissent des conseils aux hôteliers en ce qui concerne leur réouverture. Par exemple, HospitalityNet aborde la question du prix des chambres, pendant que Hotel Management se penche sur les stratégies marketing.
  • Rentals United révèle 7 tendances post-COVID en matière d’hébergement touristique.
  • En Chine, 87 % des hôtels ont rouvert et affichent un taux d’occupation de 31,8 % au 28 mars. Les Chinois démontrent un intérêt grandissant pour le tourisme intérieur et témoignent d’une envie de voyager à nouveau. D’ailleurs, le premier Club Med devrait rouvrir ses portes dans les prochains jours en Chine. Cependant, il convient de rester prudent, car la reprise annoncée pourrait être compromise par la menace d’une deuxième vague de contagion.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activités ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Organismes à suivre en tout temps 

  • L’Association Hôtellerie Québec publie les informations relatives aux mesures sanitaires dans les hébergements touristiques ainsi que les dernières informations communiquées par le gouvernement et l’Association des hôtels du Canada. 
  • Camping Québec diffuse la liste des campings pouvant accueillir des snowbirds sur des emplacements 3 services. Le site propose également une foire aux questions afin de répondre aux interrogations des campeurs et des snowbirds.
  • L’Association des hôtels du Canada propose une page ressource avec toutes les informations relatives à la COVID-19 ainsi qu’une FAQ à destination des employés. 
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. 
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations.  
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises. 

 

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Tous solidaires pour faire face à la crise de la COVID-19, par Martin Soucy, PDG de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Nous comprenons avec empathie l’inquiétude qu’elle suscite et nous sommes tout à fait conscients de l’impact important que cette situation a sur les entreprises et les travailleurs de notre secteur économique.

Dans la situation actuelle, trois axes orientent nos actions :

  • Être en appui au gouvernement dans la gestion de cette crise.
  • Accompagner et appuyer les entreprises.
  • Préparer la relance.

La santé de la population avant tout : le gouvernement aux commandes

La santé de la population est définitivement la priorité numéro 1 et nous souhaitons tous que le Québec demeure une destination sécuritaire.

L’approche mise en place démontre la très grande vigilance du gouvernement du Québec. Nous saluons haut et fort les mesures courageuses et préventives que le premier ministre a mises en place dans ce contexte pour endiguer la propagation du virus. Nous apprécions le leadership rassurant de François Legault et le travail colossal de son équipe dans la gestion de cette situation exceptionnelle. Nous sommes heureux de constater qu’il y a un pilote dans l’avion et tel qu’il nous l’indique : « Ensemble, nous allons passer au travers. »

La ministre du Tourisme est très active avec son équipe, au cabinet et au ministère, pour le bien de l’industrie touristique. Elle s’affaire à tous nous représenter au sein de l’équipe de vigilance économique mise en place par le premier ministre, afin que notre secteur économique soit pris en considération dans les mesures et les actions qui seront mises en œuvre.

Si ce n’est déjà fait, nous vous invitons d’ailleurs à lire la note de la ministre. 

Des partenaires touristiques en appui au gouvernement et aux entreprises

Au cours de l’été dernier, une approche de gestion de crise d’industrie avait été mise en place et tous les partenaires ont été formés à cet effet. Ce plan a été mis en œuvre face à l’enjeu actuel et nous pouvons par conséquent être rapides, unis et disciplinés.

Depuis le début de la crise, en étroite collaboration avec le gouvernement du Québec, tous les partenaires que nous unissons au sein de l’Alliance[1] travaillent en équipe afin d’être en appui au gouvernement et entretenir une communication fluide et efficace. La coordination entre le ministère et les partenaires touristiques démontre également une grande capacité d’action concertée, car notre cohésion est essentielle en temps de crise.

L’Alliance est également en communication avec les organisations touristiques canadiennes, qui font de même avec le gouvernement du Canada.

Sachez que chacun d’entre nous saisit pleinement le rôle qu’il aura à jouer dans les prochaines semaines pour vous supporter. Je tiens déjà à remercier les partenaires de l’industrie qui démontrent une incroyable solidarité et qui travaillent d’arrache-pied de manière collaborative avec le gouvernement du Québec dans ces circonstances exceptionnelles.

Nous souhaitons tous que l’ensemble des décisions permettent un retour le plus rapide possible à la normale.

Faisons preuve de solidarité touristique et sociale

Je nous appelle personnellement à faire preuve de solidarité dans le contexte en incitant nos proches, nos parents et nos amis à demeurer patients et à résister à la tentation d’annuler leurs réservations faites au Québec pour l’été, ne pas chercher à se faire rembourser leurs billets pour assister à un festival ou encore à une pièce de théâtre.

J’appelle aussi les entreprises touristiques à faire preuve de flexibilité avec la clientèle dans un contexte de grande incertitude.Faire preuve de compréhension sera bénéfique lorsque le Québec parviendra à se sortir de cette situation.

Chacun peut participer pour protéger le tissu économique, touristique et social du Québec.

Concrètement : ce que nous faisons

En collaboration étroite avec le ministère du Tourisme, nous sommes à pied d’œuvre pour :

  • Coordonner nos actions au sein de 3 groupes :
    • (A) Coordination gouvernement/industrie;
    • (B) Accompagnement pour les entreprises et la main-d’œuvre;
    • (C) Gestion du plan de contingence et de relance marketing.
  • Assurer une veille des impacts et également de l’action de relance des autres destinations à travers le monde.
  • Assurer une communication fluide et constante entre chacune des organisations.
  • Coordonner les relations médias afin de réagir de façon mesurée et rassurante: une seule organisation agit comme porte-parole hors du gouvernement pour s’exprimer globalement au nom de l’industrie.
  • Identifier et diffuser, auprès des entreprises, les coffres à outils et guides pratiques pour appuyer la gestion de crise actuelle.
  • Identifier et recommander au gouvernement des mesures financières pour venir en support aux entreprises et aux travailleurs de notre secteur. Pour nous, il sera fondamental que ces mesures soient très bien coordonnées par les deux paliers de gouvernement, simples et accessibles facilement.
  • Ajuster en temps réel les actions marketing sur les marchés hors et intra-Québec.
  • Préparer les plans d’action marketing de relance et les campagnes requises pour être prêts au moment opportun.

Nous serons prêts à redécoller

Nous ne décrirons pas ce matin les actions que nous sommes à planifier et à préparer concrètement pour réaliser une relance énergique. Toutefois, sachez que les équipes chez tous les partenaires sont actives afin que tout soit prêt le moment venu.

Nos actions seront alignées plus que jamais auparavant pour stimuler la croissance du marché intérieur tout en ciblant les marchés hors Québec, où des voyageurs seront en recherche d’une destination pour des vacances. Il est loisible de penser qu’il y en aura et nous demeurons tous confiants à cet égard.

En conclusion

Il faudrait être devin pour pouvoir évaluer l’ampleur chiffrée de la crise pour notre industrie et il ne faut pas tenter de spéculer sur une situation qui évolue de jour en jour. Nous savons que les entreprises touristiques de tous les secteurs seront affectées par la situation.

Nous sommes persuadés que les gouvernements proposeront des mesures économiques exceptionnelles qui auront pour effet de soutenir les entreprises et les travailleurs qui forment le tissu socio-économique de notre industrie. Nous vous invitons d’ailleurs à faire preuve de patience dans les circonstances, alors que le gouvernement gère en priorité absolue la crise de santé publique.

Rappelons que le tourisme est un secteur résilient qui dispose d’une grande force pour rebondir. En travaillant ensemble, nous réussirons à traverser cette épreuve.

Soyons solidaires, et de tout cœur, faites attention à vous et à vos proches en suivant les recommandations de la santé publique.

Martin Soucy
Président directeur général
Alliance de l’industrie touristique du Québec

[1] Associations touristiques régionales et sectorielles qui elles-mêmes se coordonnent avec leurs membres associatifs locaux.

L’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS) ont créé une page à l’intention des entreprises et des organisations de l’industrie touristique du Québec:

Réalisée conjointement par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS), une page a été créée qui vise à présenter des informations les plus pertinentes pour les entrepreneurs et les gestionnaires de l’industrie touristique. Le contenu de cette page évolue chaque jour.

Cet article a été fourni par TourismExpress.

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Suivi COVID-19 – Message de la ministre du Tourisme, madame Caroline Proulx

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Chers partenaires de l’industrie,

Lors de son point de presse le 15 mars, le premier ministre François Legault a annoncé des mesures supplémentaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Le gouvernement du Québec ordonne :

  • la fermeture des cabanes à sucre et des buffets;
  • la fermeture des bars et discothèques;
  • la fermeture des lieux culturels et des entreprises de loisirs incluant les musées, les bibliothèques, les salles de spectacles, les théâtres, les piscines, les saunas, les spas, les aquaparcs, les lieux récréatifs (centres de ski, mégaparcs, centres de trampoline) les arcades, les cinémas, les arénas et les centres d’entraînement tels que les gymnases, les salles de danse, etc.  La liste officielle des établissements visés sera affichée sous peu sur le Web au  Quebec.ca/coronavirus;
  • et de limiter l’accueil dans les établissements de restauration à 50 % de leurs capacités habituelles.

Ces décisions ne sont pas prises à la légère et sont le fruit d’une analyse méticuleuse de la situation par nos instances responsables de la santé et de la sécurité publiques. Le gouvernement est très conscient que de telles directives ont, et auront, des impacts directs et indirects pour vos membres et pour l’écosystème dans lequel ils opèrent. C’est pourquoi je tiens aujourd’hui à vous exprimer toute la fierté et la reconnaissance que j’éprouve envers l’ensemble des acteurs de l’industrie, qui respectent à la lettre les directives émises par le gouvernement et qui prennent parfois même les devants afin de protéger au mieux la population. Je salue votre proactivité et votre solidarité de tous les instants.

Si nous appliquons toutes les mesures imposées avec rigueur individuellement, nous pourrons espérer, collectivement, limiter au maximum la propagation de la COVID-19 au Québec. Ainsi, les activités touristiques reprendront leur cours normal plus rapidement.

Comme je l’ai mentionné dans un message adressé à l’industrie plus tôt cette semaine, l’équipe de vigilance économique, mise en place par le premier ministre et dont je fais partie, travaille activement à déterminer les meilleures actions à poser pour soutenir l’économie du Québec dans cette situation de santé publique exceptionnelle. Nous avons l’intention d’aider les organismes et les entreprises à surmonter des enjeux auxquels ils pourraient faire face ces prochaines semaines et à plus long terme. L’annonce de premières mesures ne saurait tarder. Toutefois, nous devons pour l’instant nous concentrer sur les messages portant sur la santé publique, la situation étant en constante évolution.

Je veux que vous sachiez que le ministère du Tourisme consacre toute son énergie à mettre en place des mesures exceptionnelles afin de vous soutenir. Une équipe Relance sera incessamment mise sur pied et sera composée de représentants du Ministère, de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, de la Chaire de tourisme Transat, de Tourisme Montréal, de l’Office du tourisme de Québec, d’Agences réceptives et forfaitistes du Québec et de l’Association des croisières du Saint-Laurent.

Notre industrie est solide et résiliente. Je suis convaincue qu’en travaillant tous ensemble nous réussirons à traverser cette épreuve.

La ministre du Tourisme,

Caroline Proulx

Cet article a été fourni par TourismExpress.

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Tendances

Votre serment de l’année 2020

La Chaire de tourisme Transat propose à l’industrie touristique de prendre une résolution inspirée des tendances 2020 présentées par Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat et Pierre Bellerose, Vice-président de Tourisme Montréal lors de la 7e conférence annuelle sur les tendances touristiques, qui s’est tenue le 21 janvier 2020.

Le devoir de responsabiliser les touristes quant à leurs impacts a suscité la créativité dans les dernières années. Les destinations comme l’Islande, la Finlande et les îles de Palau demandent aux visiteurs de signer un serment leur faisant promettre d’adopter un comportement écologique durant leur voyage. Tantôt humoristiques, tantôt touchants, ces textes sous forme de poèmes plaisent par leur originalité et leur efficacité.

Inspirée par cet élan créatif mondial, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat a composé un serment pour les entreprises touristiques du Québec dans lequel elle leur propose de s’engager à suivre les tendances 2020 présentées lors de la conférence.

Source: Chaire de tourisme Transat

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici

Source de l’image à la une: Réseau de veille en tourisme

 

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Tendances

Le surtourisme : amplification médiatique, mais enjeux réels

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui rythmeront l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Certains problèmes associés à une trop forte concentration de visiteurs dans un espace et un temps précis font la une des médias. Les prévisions en hausse du tourisme international, en plus des budgets imposants en marketing des organisations de gestion de la destination (OGD), laissent envisager d’autres situations conflictuelles.

Le terme surtourisme (overtourism) — apparu dans les médias en 2015 — est souvent utilisé de manière alarmiste et associé à des phénomènes négatifs, mais est-il possible de reprocher aux touristes d’être présents si une destination les invite?

Comment expliquer le phénomène?

Le surtourisme s’applique sur un territoire lorsque les flux touristiques excèdent la capacité de charge sociophysique d’un espace dans un contexte précis et que cette situation provoque des réactions chez les populations résidentes.

Source: Unsplash

Il s’agit d’un phénomène plutôt rare et complexe, aux causes multiples et variant d’une destination à l’autre. Certaines études permettent désormais de mieux comprendre le surtourisme. Voici les principaux facteurs qui l’expliquent :

  • La croissance du tourisme et des flux touristiques (massification), souvent directement alimentée par le marketing de la destination;
  • La trop forte concentration en certains lieux précis, sans égard à leur capacité de charge, souvent imputable à la sous-gestion des grands flux de visiteurs, pourtant prévisibles;
  • Les enjeux de développement et de gouvernance des destinations, associés au manque de planification de l’activité touristique et sous-estimés dans les plans d’urbanisme et les schémas d’aménagement régionaux.

Ces facteurs devraient inciter les OGD à adopter de meilleures pratiques.

Les paradoxes du surtourisme

Le tourisme peut jouer un rôle positif dans la revitalisation de certains milieux. Ainsi, le développement touristique permet des investissements majeurs dans la revitalisation d’artères commerciales désuètes, dans la mise en valeur de bâtiments patrimoniaux ou dans la diffusion de traditions et de savoir-faire locaux. Mais le tourisme peut aussi être perçu comme une menace à la qualité de vie, même là où il constitue l’une des principales activités économiques. Cette perception négative provient souvent de l’observation de nuisances diverses telles que les comportements inappropriés, la pollution, la congestion, etc.

Y a-t-il des solutions?

Différentes mesures de prévention ou de mitigation peuvent être mises en place afin de mieux gérer une affluence problématique.

Miser sur la qualité des expériences offertes plutôt que sur le nombre de visiteurs

Il s’agit d’un enjeu majeur d’après divers dirigeants d’OGD. Pour y parvenir, le profil et les comportements des touristes doivent être pris en compte selon leur contexte d’accueil, afin d’encourager la rencontre harmonieuse et d’éviter la confrontation. Savoir optimiser les retombées pour les résidents tout en accueillant moins de visiteurs, voilà le défi à relever dans les prochaines années.

Mieux comprendre les préoccupations citoyennes et assurer des retombées positives

Cette démarche mise sur l’écoute et une plus grande participation des communautés résidentes. La coopération entre les parties prenantes doit permettre une réflexion approfondie sur les politiques et les pratiques locales à mettre en place afin d’assurer une meilleure distribution des flux touristiques. Ainsi, les impacts négatifs diminueront au profit d’effets positifs.

Source: Unsplash

Améliorer les pratiques de planification et de gestion locales de l’activité touristique

Les responsables du développement de l’offre, de la mise en marché et de l’accueil doivent travailler davantage en amont avec les professionnels participant à l’aménagement et à la gestion du territoire de la destination : urbanistes, aménagistes, gestionnaires de parcs, responsables des transports, etc.

Diverses stratégies permettent d’intégrer de manière plus harmonieuse les flux touristiques à la dynamique locale, afin de réduire la pression sur les milieux fragiles. En voici quelques-unes :

  1. Des actions réfléchies en marketing : limiter l’augmentation de la demande dans certains lieux, à des périodes précises, en cessant toute forme de promotion.
  2. La mise en place de certaines mesures contraignantes : limiter la demande en imposant des tarifications, des règles ou des conditions limitatives.
  3. L’étalement de la demande : promouvoir les destinations moins connues ou promouvoir seulement en basse saison pour répartir les flux dans le temps et l’espace.
  4. L’amélioration des infrastructures et des services : fournir des structures, des services à l’accueil de visiteurs afin de réduire l’impact sur la vie quotidienne des résidents.
  5. L’éducation : informer les voyageurs des coutumes locales et des comportements à adopter, en plus de créer un sentiment de bienveillance qui participe à rassurer les citoyens.

Pour d’autres suggestions et idées inspirantes concernant la gestion des flux touristiques, il est possible de consulter le rapport publié en 2018 par l’Organisation mondiale du tourisme à l’intention des destinations urbaines, comme le mentionne une précédente analyse.

Bien qu’il soit amplifié par une forte couverture médiatique des cas problèmes les plus connus, comme ceux de Barcelone ou de Venise, le phénomène du surtourisme traduit une réelle sensibilité des populations d’accueil lors d’une trop forte concentration de visiteurs.

Les solutions exigent une action proactive et concertée des responsables du tourisme et de la gestion urbaine des destinations, afin que le voyage soit une occasion de rencontres entre résidents et visiteurs, et non pas une fatalité.

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

 

Sources :

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Destinations

Attirer les visiteurs à travers les cônes orange

Lors du 32e colloque de l’organisation Rues principales, Bianca de La Fontaine, conseillère en communication à la Ville de Magog, a présenté la démarche effectuée par la municipalité pour atténuer les effets du projet de revitalisation du centre-ville.

Des travaux historiques

Au printemps 2019, le chantier le plus important de l’histoire de la Ville de Magog a débuté. Avec un budget global de 22,4 M$, le projet de revitalisation de la rue Principale Ouest comprend, par exemple, la réfection complète des infrastructures souterraines et des aménagements de surface ainsi que l’enfouissement des réseaux électriques et de télécommunications.

Pendant un an, une centaine d’entreprises seront affectées. D’ailleurs, la rue Principale est fermée depuis avril et jusqu’en décembre 2019 afin d’y effectuer des travaux. Consciente que cela touche un lieu névralgique très attractif en touristes pendant la saison estivale, la municipalité a décidé d’agir. Elle a mis en place une série de mesures d’atténuation visant à minimiser l’impact des travaux pour les commerçants, les résidents ainsi que les utilisateurs du secteur. Un budget de 300 000 $ y a été consacré.

Les efforts de la Ville

Les commerçants sont accompagnés tout au long du processus. Des séances d’information visant à expliquer le projet et à s’enquérir des inquiétudes du milieu se sont déroulées avant le début des travaux. L’enjeu de conserver l’accès aux commerces est primordial.

Une agente de liaison, ayant son bureau au cœur du chantier, se trouve en tout temps sur place. Cela facilite la diffusion de l’information, permet une communication rapide et efficace entre les commerçants, les résidents, l’entrepreneur et la Ville, et offre le meilleur soutien possible pendant les travaux.

Mesures d’atténuation

Afin de dynamiser le centre-ville, plusieurs projets sont mis en place pour attirer et fidéliser les clientèles locales et touristiques et, aussi, pour embellir le chantier. En voici quelques-uns :

  • Navette et stationnement incitatif gratuits pour tous;
  • Espace collectif, invitant et convivial, en plein cœur du centre-ville, avec des aires de repos, un carré de sable, des bacs d’agriculture urbaine et de l’animation;
  • Campagne « Pleins feux sur les commerçants » : différents points d’intérêt ont été sélectionnés pour effectuer la promotion des services et des produits offerts au centre-ville et pour mettre en valeur les commerçants. Ainsi, ceux-ci bénéficient d’une visibilité à l’extérieur des zones de travaux. La campagne se trouve également sur les réseaux sociaux et dans les médias papiers;

commercants_magog

Source : Facebook

  • 5 à 7 cap d’acier et cône orange : en collaboration avec la Chambre de commerce Memphrémagog, la Ville a invité les citoyens et les visiteurs à rencontrer les responsables du projet. Ce fut une occasion de poser des questions et d’accéder aux coulisses du plus gros chantier de la municipalité;
  • Les samedis #OhMaGog : activités estivales gratuites touchant divers thèmes tels que la musique, l’histoire, l’agriculture, le cirque, le yoga, etc.;
  • «Faire danser un village » : la population a été mobilisée pour participer à la troisième édition de ce projet collectif qui souhaite montrer, au moyen de la danse, les liens et le sentiment d’appartenance qui unissent la communauté et l’esprit de famille qui y règne. En trois mois, il y a eu plus de 220 000 visionnements de la vidéo. La voici :

Source : Facebook

Tout le monde gagne à s’impliquer

Plusieurs commerçants ont dû redoubler d’efforts pour convaincre les clients de s’aventurer au cœur de la ville. Pour atténuer les effets négatifs des travaux, les organisateurs de la seconde édition du Grand Picnic Magogois ont décidé que l’événement aurait lieu directement dans le chantier de construction. La portion fraîchement asphaltée de la rue Principale a été ensevelie sous le sable pour accueillir une fête sous la thématique du beach party. Une grande pataugeoire, des jeux gonflables, de la musique et des kiosques de nourriture se trouvaient sur place.

Le projet était une initiative citoyenne, mais le promoteur du chantier et la Ville de Magog ont soutenu l’idée. Selon eux, il s’agissait d’une bonne occasion de souligner l’avancement des travaux, de faire rayonner le secteur et d’encourager les commerçants.

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Source : Réseau de veille en tourisme

À ce jour, la Ville dresse un bilan positif des mesures d’atténuation mises en place. Bien qu’il n’y ait pas encore de chiffres officiels pour quantifier l’impact réel des travaux sur l’achalandage dans les commerces, les autorités municipales affirment que l’originalité de la démarche témoigne du dynamisme collectif et a suscité la curiosité, en plus de garder en vie un secteur névralgique pendant la période estivale et touristique.

Il s’agit d’un bon exemple de ville qui relève ses manches et d’une communauté qui met en œuvre les efforts nécessaires pendant une période de travaux majeurs. Comme quoi il ne faut pas baisser les bras devant les cônes orange!

 

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Valoriser les emplois en tourisme

À la suite du dépôt d’une étude portant sur la perception des emplois en tourisme par les jeunes Néo-Zélandais, les organismes Tourism Industry Aotearoa (TIA), People & Skills Forum et Tourism Industry New Zealand Trust ont mandaté la firme-conseil Angus & Associates pour produire une étude d’opportunité qui mette de l’avant des initiatives incitant les jeunes Néo-Zélandais à faire carrière dans l’industrie touristique. Ce plan a été présenté lors de l’événement TRENZ, en mai 2019, et s’inscrit dans une démarche plus globale incluant, entre autres, le plan de développement touristique 2025 de la destination.

Huit initiatives

Les huit initiatives conçues par Angus & Associates sont interreliées et regroupées sous trois grands thèmes, soit la perception, la liaison et l’expérience. Ces initiatives visent à :

  • améliorer la connaissance et la perception de ce qu’est une carrière en tourisme;
  • encourager les jeunes Néo-Zélandais à opter pour des postes en tourisme lorsqu’ils sélectionnent leurs premiers emplois;
  • s’assurer que les jeunes entrant sur le marché de l’emploi vivent une expérience positive.

Thème 1 | La perception 

Initiative 1 – Un carrefour de connaissances 

La vocation du carrefour de connaissances serait de mieux informer le public des diverses options de carrières qu’offre l’industrie touristique. Pour inspirer les jeunes et redorer l’image de chaque type d’emploi, tant les postes d’entrée que ceux de direction, une section présenterait une variété de rôles et de cheminements de carrière. 

En avril 2019, l’organisme Auckland Tourism, Events and Economic Development (ATEED) a lancé le site Web interactif Go with Tourism pour stimuler l’attraction de jeunes talents dans la grande région d’Auckland. Cette plateforme présente des histoires à succès, accompagne les étudiants indécis quant aux options de métiers en tourisme, grâce à l’outil Find Your Fit, et favorise le jumelage entre chercheurs d’emploi et employeurs, avec l’option Job Connector. Angus & Associates suggère de s’inspirer de Go with Tourism pour développer une solution à l’échelle du pays.

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Source : Go with Tourism

Initiative 2 – Une campagne de communication 

Il s’agirait de créer un buzz autour du carrefour de connaissances, à la suite de sa création, et de positionner le tourisme comme un secteur fort agréable, où chacun peut apporter sa contribution. Sur les médias sociaux ainsi que dans les canaux plus traditionnels, des messages informatifs et inspirants circuleraient dans le but d’obtenir une importante couverture médiatique.  

Initiative 3 – Un programme incitatif dans les écoles

Valoriser les carrières en tourisme doit aussi se faire directement auprès des étudiants et de leurs parents, des professeurs, des conseillers en choix de carrière ainsi que d’autres professionnels du milieu de l’éducation. Angus & Associates suggère de former un groupe de jeunes représentants de l’industrie pour agir à titre de porte-parole. Ceux-ci pourraient également jouer un rôle dans la campagne de communication afin d’assurer une cohérence entre chaque action.

Cette fois, la firme-conseil s’est inspirée du programme australien Young Tourism Leaders. Une trentaine de jeunes leaders, des hommes et des femmes âgés de 18 à 35 ans, racontent leur parcours professionnel afin de faire rayonner les occasions d’emploi en tourisme. Ceux-ci effectuent des présentations dans les écoles, participent à des événements de recrutement et créent des liens avec d’aspirants travailleurs de l’industrie.

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Source : Young Tourism Leaders

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Source : Young Tourism Leaders

Initiative 4 – Une amélioration de l’enseignement du tourisme

L’étude soulève l’importance de s’assurer que les cours donnés en tourisme répondent aux besoins et à la réalité de l’industrie. Dans le but d’augmenter la notoriété des carrières en tourisme auprès des étudiants, la firme-conseil encourage la création de nouveaux contenus didactiques qui présenteraient plus positivement l’étendue des secteurs d’activité et qui seraient mis à la disposition de tout le corps enseignant.

Thème 2 | La liaison 

Initiative 5 – Des journées portes ouvertes 

Lire et s’informer, c’est bien. Expérimenter, c’est mieux! En se basant sur cette prémisse, Angus & Associates souhaite voir les entreprises ouvrir leurs portes et faire découvrir leur quotidien aux étudiants et à leurs parents, aux professeurs, aux conseillers en choix de carrière ainsi qu’aux autres professionnels du milieu de l’éducation. Les journées portes ouvertes pourraient aussi inclure des activités, des séminaires, des ateliers et des expériences sur le terrain.

Initiative 6 – Une garantie de placement

Pour faciliter le passage entre les milieux scolaire et professionnel, la firme-conseil suggère de garantir un emploi ou un stage aux jeunes finissants. Cette formule viserait à leur offrir une première expérience de travail en tourisme, à s’assurer qu’elle est positive et significative afin de maximiser les chances de rétention.

Cette initiative s’inspire de la campagne #ExperienceConstruction qui a été réalisée dans l’industrie de la construction, au Royaume-Uni, et qui a permis à de nombreuses entreprises de recruter de la main-d’œuvre.

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Source : #ExperienceConstruction 

Thème 3 | L’expérience 

Initiative 7 – Une boîte à outils touristique

Créée pour les employeurs, cette boîte à outils regrouperait des exemples de bonnes pratiques en gestion de talents, offrirait des ressources en lien avec le recrutement et la rétention de personnel et servirait de plateforme pour échanger et collaborer avec d’autres employeurs.

Initiative 8 – Un programme de mentorat et de réseautage

Le programme favoriserait l’accompagnement des recrues dans leur nouveau contexte professionnel. Ateliers, séminaires, occasions de réseautage et mentorat font partie des activités suggérées par Angus & Associates.

Il s’agirait ici de porter plus loin certaines initiatives déjà mises sur pied au pays, notamment le programme YoungTEC, qui vise à faciliter le développement des futurs leaders, et CINZ, qui s’adresse aux jeunes talents du milieu événementiel.

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Source : Conventions & Incentives New Zealand

Est-ce que les initiatives néo-zélandaises se réaliseront et obtiendront les résultats escomptés? Seul l’avenir nous le dira. Cependant, plusieurs pistes et solutions semblent prometteuses.

 

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La perception des emplois en tourisme par les jeunes

L’industrie touristique néo-zélandaise connaît un véritable boom depuis les années 2000 et les prévisions indiquent que cet élan devrait se poursuivre au cours des prochaines années. Les efforts effectués en marketing pour promouvoir la destination sur les marchés internationaux portent fruit, par contre ceux déployés pour inciter les jeunes à faire carrière en tourisme n’ont pas connu le même résultat. Pour assurer la pérennité de l’industrie, les autorités gouvernementales du pays ont élaboré un plan d’action destiné à mobiliser les employeurs et à valoriser leurs emplois auprès des jeunes. Car pour répondre au besoin de main-d’œuvre de 2025, l’industrie néo-zélandaise devra attirer 40 000 employés supplémentaires.

Au Québec, l’enjeu est également de taille. Selon le diagnostic effectué par la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, quelque 25 000 emplois seront à pourvoir dans l’industrie touristique québécoise d’ici 2025. Ce besoin de main-d’œuvre touche les secteurs de l’hébergement, de la restauration ainsi que des loisirs et des divertissements.

Une démarche pour comprendre la perception des jeunes

En 2018, les organismes Auckland Tourism, Events and Economic Development (ATEED) et Tourism Industry New Zealand Trust (TINZT) ont financé une importante étude sur la perception des emplois en tourisme par les jeunes Néo-Zélandais. Conduite par Tourism Industry Aotearoa (TIA), cette étude vise à :

  • analyser la façon dont les jeunes s’informent et prennent une décision sur leur choix de carrière;
  • comprendre ce qu’ils pensent des emplois en tourisme et ce qui les freine dans le choix de cette avenue;
  • déterminer ce qui les motive dans l’industrie touristique.

Source : Amélie Racine (plage Piha, Nouvelle-Zélande)

Un mot sur la méthodologie

La méthodologie employée aux fins de cette étude comprend deux volets :

  1. Une recherche qualitative, incluant la formation de onze groupes de discussion et la réalisation de six entrevues individuelles à travers le pays;
  2. Une enquête quantitative, effectuée à l’aide d’un questionnaire Web auprès de deux échantillons : l’un composé d’étudiants en tourisme et de jeunes travaillant depuis peu dans l’industrie (groupe A) et l’autre étant représentatif des 13 à 24 ans (groupe B).

Pour obtenir plus d’information sur la méthodologie, veuillez consulter l’étude.

Ce que l’étude révèle…

Une majorité de répondants considère que l’industrie touristique occupe une part importante de l’économie du pays. Sans surprise, y travailler est plus attirant pour ceux qui étudient ou travaillent déjà dans ce domaine que pour les autres (voir le graphique 1). Les principales raisons qui expliquent l’attirance des jeunes envers le tourisme incluent le côté « fun » et intéressant de l’industrie, la chance de rencontrer de nouvelles personnes, d’être en contact avec différentes cultures et de combiner le voyage avec divers types d’emplois et de modes de vie.

L’industrie jouit certes d’une bonne réputation, mais ce n’est pas nécessairement le cas pour les emplois qui s’y rapportent. Plusieurs les perçoivent comme étant en bas de l’échelle, moins bien rémunérés et saisonniers. C’est pourquoi certains considèrent l’option de travailler en tourisme à court terme, le temps de trouver dans quel milieu faire carrière.

Mieux informer le public quant aux options de carrières disponibles au sein de l’industrie s’avère fondamental

Mieux informer le public quant aux options de carrières disponibles au sein de l’industrie s’avère fondamental, car l’étendue des possibilités d’emplois en tourisme semble mal comprise par de nombreux Néo-Zélandais qui n’étudient ou ne travaillent pas en tourisme (voir le graphique 2). Alors que 74 % des répondants du groupe A affirment en savoir suffisamment sur les occasions d’emploi, cette proportion diminue à 42 % dans le groupe B.  

Malgré le fait que la perception générale des jeunes qui étudient ou travaillent dans l’industrie soit très positive, il y a une ombre au tableau. En effet, une personne sur cinq (19 %) mentionne que les conditions salariales sont insuffisantes pour la retenir à long terme et six travailleurs sur dix (60 %) qualifient leur rémunération de moyenne. Ces données soulignent un défi supplémentaire, soit la rétention des employés.

Source : Amélie Racine (ancienne église maorie, Akaroa, Nouvelle-Zélande)

Cinq recommandations

Dans le rapport de recherche, les auteurs partagent de nombreux conseils qui résument entre autres les suggestions émises par les répondants de l’étude. Voici les cinq principales recommandations :

  1. Miser sur les forces et les caractéristiques attrayantes de l’industrie
  • Promouvoir les avantages compétitifs de l’industrie : un milieu de travail dynamique et le fun, un secteur d’activité où il est possible de vivre des expériences significatives et la possibilité de développer des compétences transposables à divers contextes.
  1. Créer un buzz au bon moment et au bon endroit 
  • Réaliser une campagne de communication à long terme, principalement en ligne, mais également dans les établissements scolaires afin d’attirer les jeunes qui se disent indécis sur leurs choix de carrière.
  • Mieux informer le public sur les divers emplois disponibles au sein de l’industrie.
  1. Inclure la participation d’influenceurs 
  • Susciter la participation d’influenceurs qui feront connaître leurs parcours et qui agiront à titre d’ambassadeurs pour l’industrie.
  • Mettre sur pied une stratégie visant à sensibiliser les jeunes et leurs parents à ce qu’est une carrière en tourisme.
  • Travailler conjointement avec les professionnels du milieu de l’éducation pour qu’ils soient mieux informés et qu’à leur tour, ils puissent renseigner adéquatement les jeunes sur les possibilités d’emploi.
  • Assurer une cohérence entre, d’une part, le système d’éducation et les besoins des étudiants et, d’autre part, les besoins du marché du travail.
  1. Veiller à la rétention du personnel et au développement de futurs leaders 
  • Promouvoir les occasions d’avancement auprès des talents déjà en poste.
  • Reconnaître la qualité du travail de ceux qui se démarquent et mettre ceux-ci en valeur.
  • Offrir une rémunération compétitive pour maximiser les chances de retenir le personnel qualifié.
  • Mobiliser tous les employeurs et parler d’une même voix à propos des perspectives d’emploi en tourisme.
  1. Attirer des jeunes dans l’industrie et leur offrir des occasions d’y évoluer à long terme
  • Inviter les jeunes indécis et les étudiants à occuper un poste à temps partiel ou complet en tourisme et encourager les employeurs à leur offrir des stages, du mentorat ou des occasions de perfectionnement.
  • Valoriser les emplois et démontrer leur valeur ajoutée tant pour l’économie du pays que pour ceux qui y travaillent.
  • Offrir des emplois significatifset des conditions de travail concurrentielles.

Source : Amélie Racine (marina d’Auckland, Nouvelle-Zélande)

Est-ce que la perception des emplois en tourisme par les jeunes Québécois s’apparente à celle des jeunes Néo-Zélandais? Que pouvons-nous retirer des grands constats et des recommandations découlant de la démarche effectuée en Nouvelle-Zélande?

 

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Marketing

Le démarketing à la rescousse de la destination

Le secteur du tourisme génère de plus en plus de visiteurs et l’OMT estime que d’ici 2030, 4 millions de touristes s’ajouteront aux 1,4 milliard de personnes qui voyagent déjà. Pour de nombreuses destinations, gérer cet essor représente un défi important. Plusieurs d’entre elles se retrouvent victimes de leur propre succès, alors que leurs infrastructures n’avaient pas été prévues pour soutenir une telle augmentation. Le démarketing offre quelques pistes de solution en réponse à ces enjeux.

Le démarketing, vraiment?

Loin d’être nouveau, ce concept, proposé en 1971 par Philip Kotler et Sidney Levy, repose sur l’idée que les surplus peuvent être aussi problématiques que les pénuries. Les auteurs, respectivement économiste et spécialiste du marketing, définissent le démarketing comme étant l’aspect du marketing qui vise à décourager la clientèle (ou un segment en particulier) sur une base temporaire ou permanente. Ce type de stratégie est déjà largement employé dans certains secteurs, notamment en santé publique. Pensons aux publicités sur les paquets de cigarettes ou encore à celles qui invitent la population à consommer alcools et jeux de façon modérée.

L’idée est donc de limiter l’augmentation de la demande plutôt que de l’encourager, puisqu’une croissance aurait des répercussions négatives sur la société. Dans le contexte touristique actuel, de plus en plus de gestionnaires doivent réfléchir à cette notion. Doit-on à tout prix attirer un maximum de visiteurs au nom du développement économique?

Des stratégies inusitées

Comment développer une approche de démarketing? Les stratégies à adopter se basent sur les mêmes principes que ceux du marketing traditionnel, c’est-à-dire les 4P (promotion, place, produit, prix). À l’aide de quelques exemples, voyons comment s’articulent ces stratégies dans un contexte de démarketing touristique.

Promotion

Lorsqu’un territoire touristique n’arrive plus à gérer les flux de visiteurs qu’il attire et que les attraits et les infrastructures sont sursaturés, l’une des solutions possibles consiste à cesser toute forme de promotion. C’est ce qu’a récemment fait l’organisation de gestion de la destination (OGD) des Pays-Bas en annonçant qu’elle consacrerait maintenant son énergie à gérer la destination plutôt qu’à la promouvoir. Seules les régions méconnues feront l’objet d’une campagne à l’international. Cette mesure vient en dernier recours, après avoir fait la promotion des entre-saisons, relocalisé les fameuses lettres « I amsterdam » et sensibilisé les touristes aux comportements inappropriés.

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Source de l’image : Koen Smilde sur iamsterdam.com

Place

La notion de place fait souvent référence à l’emplacement d’un service ou d’un commerce. La géolocalisation des attraits rend maintenant les trésors les mieux gardés accessibles à tous. Cependant, cette pratique engendre des conséquences sur l’environnement, puisque certains sites, qui seraient autrement restés méconnus, deviennent rapidement très fréquentés. En réponse à ce phénomène, l’OGD de Jackson Hole, au Wyoming, a lancé une campagne invitant les visiteurs à géolocaliser leur photo de façon responsable, en utilisant des coordonnées génériques d’un site plutôt que l’endroit exact où celle-ci a été prise.

Source de la vidéo : YouTube

De façon similaire, le site du patrimoine mondial de Puerto Princesa, aux Philippines, a voulu limiter la fréquentation de certains sites fragiles en retirant tout simplement ceux-ci des cartes touristiques qu’il produit.

Produit

Les caractéristiques du produit influencent directement la demande pour celui-ci. Ainsi, dans une stratégie de démarketing, le produit sera rendu volontairement moins attrayant. Dans le cas d’une destination, on peut penser à des méthodes de gestion des flux touristiques comme l’imposition de quotas ou l’introduction de plages horaires limitées.

Le parc national de la Péninsule-Bruce, en Ontario, a déjà instauré ce genre de mesure. Les visiteurs doivent réserver un créneau de quatre heures pour découvrir le secteur le plus achalandé du parc.

Prix

L’augmentation des tarifs d’accès est la quatrième stratégie dont il est question dans cet article. Il s’agit d’une pratique que la Ville de Venise explore. Reporté plusieurs fois, un de ses projets a pour but d’instaurer une taxe fixe à tous les visiteurs ne séjournant pas au moins une nuitée dans la ville ou qui ne disposent pas de la carte Venezia Unica.

Il faut noter que ce genre d’initiative peut être plus controversé, particulièrement dans un contexte de destination, particulièrement de sites naturels ou patrimoniaux, puisque cela engendre un enjeu d’équité et favorise les personnes qui ont la capacité de payer.

Mieux vaut prévenir que guérir!

Le démarketing peut donc s’avérer utile pour gérer les flux grandissants de touristes. Toutefois, avant d’en arriver là, il n’y a rien de tel qu’une bonne planification territoriale en amont. Et vous, quelles sont vos stratégies pour faire face à la croissance touristique?

Image à la une : © Anne-Julie Dubois