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Les tout-petits voyagent aussi

Voyager avec un bébé ou un jeune enfant nécessite davantage de planification pour les parents. La liste des choses à apporter est substantielle, les préoccupations sont multiples et la logistique sur place se fait parfois laborieuse. Malgré tous ces défis, nombreux sont ceux à partir à l’aventure avec leurs bambins.

Les parents du millénaire

Les parents de jeunes enfants sont issus majoritairement de la génération du millénaire (nés entre les années 1980 et 2000). Ils sont nombreux à vivre leur parentalité différemment de celle des générations précédentes. Ils ont voyagé avant d’avoir des enfants et souhaitent poursuivre leur découverte du monde, accompagnés de leur progéniture. Au Québec, plusieurs profitent de leur congé parental pour effectuer un périple allant de quelques jours à plusieurs mois.

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Ces parents s’inspirent et s’informent principalement en ligne, sur des blogues, des groupes de discussion et les médias sociaux. Leur réalité familiale fait en sorte qu’ils échangent des conseils pratiques et de bonnes adresses avec d’autres pères et mères. Sophie Reis, fondatrice du site de référence pour parents voyageurs BBJetlag.com, constate que la santé et la sécurité font partie des grandes préoccupations des familles et influencent le choix de leur destination. L’accessibilité s’avère également un facteur non négligeable; les vols directs s’inscrivent parmi les critères importants de cette clientèle.

Êtes-vous prêts à accueillir les tout-petits ?

Pour répondre aux attentes des familles composées de très jeunes enfants, il est essentiel de considérer les besoins de chaque membre du clan. Selon Sophie Reis, également auteure du livre « Le Guide des parents voyageurs : s’inspirer, s’informer et s’équiper, 0-12 ans », ce qui distingue les familles dont les enfants sont en très bas âge est que le voyage peut être planifié selon les champs d’intérêt des parents, leur niveau d’énergie et leurs envies. Éventuellement, plus les petits vieilliront, plus les activités à faire à destination prendront de l’importance dans les décisions.

Les parents de tout-petits doivent conjuguer avec les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants.

Cependant, les parents de tout-petits doivent conjuguer avec d’autres types de contraintes, soit les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants. C’est pourquoi, d’après madame Reis, les jeunes familles souhaitent autant que possible se faciliter la vie, et chaque attention qui leur est spécialement accordée sur place s’avère grandement appréciée.

Répondre aux besoins des jeunes familles

S’intéresser aux voyageurs de 0 à 3 ans et souhaiter les accueillir dans son établissement ou sa destination nécessite de bien répondre à leurs besoins. Quels sont-ils ?

 Un lieu accessible en poussette

Même si certaines sont de type tout-terrain, les poussettes sont assujetties aux limites de leurs roues. Les lieux prévus pour accueillir les familles doivent tenir compte de leur passage ou offrir une solution pour soulager les parents. Parfois volumineuses, les poussettes peuvent s’avérer encombrantes pour les autres clients si aucun espace n’est planifié. Par exemple, au restaurant, les parents voudront garder près d’eux leur bébé endormi dans la poussette afin de profiter de leur repas.

Un service orienté vers le bien-être de la famille

Tiraillés entre leurs propres besoins, ceux de leurs nourrissons et parfois ceux de la fratrie, les parents peuvent facilement se sentir dépassés par les événements. Être à leur écoute en offrant une assistance personnalisée peut transformer positivement leur expérience.

De nombreuses compagnies aériennes proposent aux familles un comptoir prioritaire pour s’enregistrer. Une fois à la porte d’embarquement, elles les invitent à s’installer à bord de l’avion plus rapidement que la majorité des voyageurs. Quant à eux, les aéroports repensent de plus en plus leurs aménagements afin d’intégrer des aires de jeux pour dégourdir les jambes des petits, de même qu’un espace familial dans lequel il est possible de changer la couche de son bébé, d’allaiter ou de simplement se trouver hors du brouhaha environnant.

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Source : Jambette.com — Aéroport Jean-Lesage de Québec

 Des équipements accommodants

L’inégalité des services et des équipements offerts spécifiquement pour les tout-petits oblige les parents à « déménager » lorsqu’ils partent en vacances. Heureusement, le nombre croissant de familles qui voyagent fait en sorte que l’industrie s’adapte peu à peu.

La SÉPAQ prête divers équipements pour tout-petits dans ses parcs, réserves fauniques et établissements touristiques : banc rehausseur, parc pour bébé, vaisselle pour enfant, siège de toilette, remorque à vélo, sac à dos porte-bébé, etc. Tous ces extras facilitent la vie des parents et leur permettent de profiter du plein air sans devoir s’équiper.

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Source : SÉPAQ

Plusieurs hôtels redéfinissent leurs installations en fonction des attentes des familles. Des sites Web tels que iEscape Kids Collection et Ciao Bambino ! répertorient des centaines d’établissements (hôtels, resorts, hôtels-boutiques, villas, etc.) qui répondent aux exigences de ce segment en fournissant les principaux éléments dont il aura besoin : bassinette, chaise haute, chauffe-biberon, etc. Il y a aussi des hôtels et des entreprises de location d’équipements de bébé qui s’associent, par exemple Destination Hotels et BabyQuip.

Ces dernières années, un grand nombre de familles se sont tournées vers des plateformes de location d’hébergement entre particuliers telles qu’Airbnb afin d’avoir plus d’espace et le loisir de cuisiner sur place. Cet engouement pour ce type de propriétés a fait naître des sites similaires destinés à cette clientèle, par exemple Kid & Coe. Les critères de recherche de ce dernier permettent de sélectionner les logements comprenant la plupart des équipements nécessaires ainsi que plusieurs autres, peut-être moins essentiels, mais appréciés, tels que jouets, livres, veilleuses, etc.

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Source : Kid&Coe

Comprendre la réalité des jeunes familles et leur offrir un service visant à leur faciliter la vie plaira non seulement aux parents, mais également aux autres clients. La cohabitation des différentes clientèles est parfois ardue. Aider les parents à mieux répondre aux besoins de leurs jeunes enfants favorise un meilleur climat pour tous.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer les commentaires et photos que publient les parents du millénaire sur les médias sociaux. Les surprendre et contribuer à rendre leur expérience mémorable saura les ravir. Et qui sait, leurs souvenirs affichés fièrement sur Instagram et Facebook en inspireront peut-être plus d’un ?

 

Source image à la une : Julie Johnson on Unsplash

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Portrait des habitudes de plein air des immigrants au Québec

En 2016, une étude a été réalisée par la firme de recherche Léger en collaboration avec la Sépaq grâce au soutient financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sur la pratique de la pêche sportive parmi la population immigrée et les groupes ethnoculturels du Québec. Cette analyse met en lumière leurs habitudes de plein air.

La firme Léger a effectué un sondage en ligne. Pour se qualifier, un participant devait satisfaire trois critères : provenir d’une première, deuxième ou troisième génération d’immigrants, pratiquer des activités de loisirs sur une base régulière et être âgé de 18 ans et plus. Dans le cas de répondants de première génération d’immigrants, ceux-ci devaient être citoyens canadiens ou résidents permanents.  L’échantillon est de 3006 personnes.

À pied ou à vélo

Parmi les immigrants interrogés, plus des trois quarts (76 %) affirment pratiquer au moins une activité de plein air sur une base régulière, principalement la randonnée, le vélo sur des pistes cyclables et la baignade à la plage (voir le graphique 1). Quelque 22 % des répondants indiquent qu’ils ne pratiquent aucune activité de plein air. Les principales raisons évoquées sont le manque de temps (34 %), de moyens financiers (25 %) et d’équipement (23 %).

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Le taux de pratique est plus élevé chez les répondants de la troisième génération, les hommes, les gens âgés de 45 à 54 ans et les immigrants de la région de Québec (voir le tableau 1). Ce type de tableau présente les différences significatives entre les sous-groupes sociodémographiques. Selon la moyenne, ils se classent en segments surreprésentés ou sous-représentés.

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Le plein air : la santé avant tout

Plus des deux tiers des immigrants questionnés effectuent une activité de plein air pour faire de l’exercice (67 %) et pour rester en forme physiquement (63 %). L’attrait de la nature représente également un facteur important puisque trois des cinq raisons principales s’y rattachent (voir le graphique 2).

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Certains éléments dans les sous-groupes sociodémographiques ressortent dans cette section. Par exemple, les 65 ans et plus s’adonnent aux activités de plein air pour faire de l’exercice et pour rester en forme beaucoup plus que la moyenne des répondants.

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L’importance d’avoir du temps

Qu’ils réalisent ou non une activité de plein air, 62 % des répondants affirment qu’il existe au moins une raison qui les inciterait à pratiquer ou à pratiquer davantage ce type d’activité. Avoir plus de temps s’avère la réponse la plus populaire (22 %). Cet incitatif semble plus important pour les immigrants de deuxième génération (25 %) et pour le groupe des 45-54 ans (31 %). À noter que 36 % des participants ont répondu « Je ne sais pas/Je préfère ne pas répondre » à cette section du sondage.

Vive l’été !

La saison estivale est la période de prédilection pour la pratique régulière d’une activité de plein air (91 %). L’automne arrive en seconde position (48 %), suivi de près par le printemps (47 %). Seulement 28 % des immigrants pratiquent des activités de plein air hivernales.

Les immigrants qui s’adonnent aux activités de plein air pendant l’été y accordent plus d’heures par mois en moyenne (23,3 heures) que ceux qui optent pour d’autres saisons. Le budget alloué s’élève également davantage pour cette période (environ 307 $ comparativement à 274,80 $ en hiver). 

L’importance de la famille

Parmi les répondants s’adonnant au moins à une activité de plein air régulièrement, la majorité la pratique le plus souvent avec leur famille (66 %). Ils la réalisent également seuls (46 %) ou avec des amis (41 %) et avec un groupe autre que des membres de la famille ou des amis à 9 % (voir le graphique 3).

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Certaines différences entre les sous-groupes sociodémographiques se démarquent dans cette section du sondage : la pratique d’activités en famille s’observe davantage chez les immigrants de première génération, les femmes, les 35-44 ans et lorsqu’il y a présence d’enfants dans le ménage.

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Comme l’indique une précédente analyse, s’intéresser aux communautés culturelles est essentiel. Leur présence continuera de croître et les nouveaux arrivants voyagent principalement dans leur province d’adoption. Il s’agit de bonnes occasions de promouvoir et de mettre en valeur nos activités de plein air.

Qu’en pensez-vous ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Produits et activités

Quand l’autocueillette devient une expérience

Plusieurs tendances favorisent la progression des activités d’autocueillette. Le virage entrepris par un nombre grandissant de ménages vers des pratiques culinaires plus responsables, comme de choisir des produits cultivés localement ou biologiquement, en est un exemple probant. On observe aussi un intérêt grandissant pour le tourisme gourmand et les produits du terroir, tel que le révèle une récente enquête sur la clientèle agrotouristique. De plus, le segment familial démontre un grand dynamisme depuis déjà quelques années en matière de voyage ; il constitue un marché important pour les agriculteurs qui offrent l’autocueillette.

Les cueilleurs québécois

Les données sur l’autocueillette s’avèrent plutôt rares. Néanmoins, dans le cadre d’une étude de la Chaire de tourisme Transat sur le plein air, des questions ont permis d’analyser la pratique de cette activité. Ainsi, les trois quarts des adeptes d’activités de plein air s’adonnent aussi à la cueillette (au moins une fois sur trois ans). Quelque 43 % d’entre eux l’ont fait à plus de 2 occasions (voir le graphique 1).

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Les adultes âgés de 25 à 44 ans s’adonnent à la cueillette plus que les autres groupes (voir le graphique 2). Ils sont aussi plus enclins à s’y être prêtés à plus de 5 occasions au cours des trois dernières années. Inversement, une plus forte proportion de personnes de 55 ans et plus n’ont pas fait de cueillette.

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Les gens des régions du Québec pratiquent la cueillette plus souvent que ceux des grands centres : 22 % s’y sont adonnés plus de 5 fois au cours des 3 dernières années. Cette proportion s’élève à 11 % dans le cas des Montréalais et à 14 % pour les résidents de Québec.  

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Vivre l’expérience de la cueillette

Cueillir des fruits et légumes ne suffit plus. Les consommateurs veulent une variété d’activités. Les jeunes familles souhaitent passer du bon temps avec les enfants, leur montrer d’où proviennent les aliments, mais aussi les divertir pour que chacun y trouve son compte et que l’expérience soit mémorable.

Les agriculteurs répondent à cette demande en ajoutant un éventail de divertissements, souvent les mêmes d’une ferme à l’autre, soit la possibilité de pique-niquer, de s’amuser dans des modules de jeu, de faire un tour de tracteur, de découvrir les animaux, de marcher dans les champs ou encore de trouver son chemin dans un labyrinthe de maïs. D’autres innovent soit par le type d’aliments offerts en autocueillette, par les activités connexes ou dans la façon de transmettre l’information sur les produits disponibles.

Cueillir son propre bouquet

Une entreprise de Laval offrait pour la première fois au printemps 2018 la possibilité de cueillir des tulipes parmi 500 000 plants de toutes les couleurs. En plus de repartir avec un sceau de fleurs, les visiteurs de Tulipes.ca bénéficient d’un paysage favorable à la prise de photos spectaculaires et propices aux partages sur Instagram. Voilà une excellente façon de faire connaître les lieux gratuitement.  

Choisir sa citrouille

Une famille de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides, a choisi de diversifier l’offre d’autocueillette dans la région, surtout orientée jusqu’alors autour de la pomme, en mettant sur pied le Centre d’interprétation de la courge. Le visiteur peut donc en apprendre sur les différentes variétés et cueillir les cucurbitacées qu’il souhaite acheter. L’endroit propose également un bistro avec plusieurs spécialités culinaires à la courge. L’entreprise a développé des forfaits qui combinent visites guidées des champs et dégustation de mets cuisinés sur place.

En Outaouais, le Potager Eardly ouvre aussi sa ferme au public pour l’autocueillette de courges et de citrouilles, mais il anime également les lieux grâce à des ateliers de décoration de citrouilles. Les gourmands peuvent savourer des gelato, sorbets et yogourts glacés maison conçus à base des fruits cultivés à la ferme.

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Source : Centre d’interprétation de la courge

Récolter le raisin… et faire du vin

Le Vignoble La Bauge, dans les Cantons-de-l’Est, invite les gens non seulement à visiter les lieux et à déguster les vins, mais aussi à mettre la main à la pâte le temps d’une journée. L’activité consiste à participer aux vendanges, à prendre part à chacune des étapes de la préparation du vin, le tout dans une ambiance festive. Le forfait « Vigneron d’un jour » remporte beaucoup de succès.

Couper son sapin

Plusieurs cultivateurs de sapins proposent aux consommateurs de venir le choisir sur place, encore bien enraciné dans le sol. La Plantation René Matte crée un événement autour de la cueillette et anime les lieux avec une équipe de lutins qui donne un coup de main dans la coupe des arbres choisis. M. Matte a bien cerné le concept de l’expérience avec une mise en scène pour amuser toute la famille. Voici la vidéo de présentation :

Source : YouTube

Aller aux pommes en hiver

Le Domaine Lafrance, dans les Basses-Laurentides, invite à récolter des pommes gelées pour la production du cidre de glace. Cet événement se déroule habituellement durant deux week-ends du mois de janvier dans une ambiance de fête avec visite guidée de la cidrerie, tire de pomme sur glace, feu de joie, repas chaud et dégustation de cidres.

Trouver l’information à jour, en ligne

Les producteurs agricoles qui ont franchi la frontière de l’agrotourisme doivent adopter une approche orientée vers le service à la clientèle. Certains transmettent de façon claire l’information pertinente sur leur site Web afin de bien renseigner les clients sur les produits disponibles en autocueillette. C’est le cas de la ferme Chez Mario qui affiche les quantités disponibles à la cueillette lorsque c’est la saison.

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Source : Chez Mario

De bonnes pratiques

Pour outiller les agriculteurs, le regroupement Terroir et Saveurs, en collaboration avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, lançait récemment un rapport comprenant un volet sur les bonnes pratiques d’affaires en agrotourisme. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation offre de nombreuses pistes de réflexion dans son document étoffé intitulé le Pense-Bête de l’agrotourisme.

L’Université du Vermont publie aussi un guide bien conçu pour informer les agriculteurs des avantages et inconvénients d’ouvrir sa ferme à l’autocueillette et des éléments à considérer pour le faire avec succès.

Voilà autant d’inspirations et d’outils pour enrichir l’offre agrotouristique et ainsi favoriser la fréquentation et le dynamisme des régions rurales québécoises.

 

Image à la une : StockSnap 

 

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Lorsque les visites urbaines deviennent un jeu d’enfant

 

Ludiques et créatifs, ces guides touristiques permettent de mobiliser l’attention de l’enfant de 5 à 12 ans, d’éveiller sa curiosité et de créer un moment de plaisir en famille.

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit livret illustré inclut des autocollants, des listes à cocher de suggestions d’activités, des anecdotes et des images à colorier. Il propose aussi des espaces de personnalisation où l’on insère des photos, des billets d’entrées ou de transport permettant de créer son propre carnet de voyage. Ils sont actuellement disponibles pour les villes de Nantes, Paris et Barcelone, mais d’autres destinations s’ajouteront à cette liste.

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Source des images : Banque d’image de WanderWorld

 

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Produits et activités Segments de clientèles

L’industrie des attraits : portrait des Américains

PGAV Destinations, en collaboration avec H2R Market Research, a réalisé une étude auprès de 1500 voyageurs d’agrément américains qui ont visité au moins une attraction touristique en 2017 ou envisagent de le faire en 2018. Voici les faits saillants.

Principales attractions visitées

En 2017, les sites historiques, les musées, les zoos, les parcs à thème et les cinémas figuraient parmi les principaux types d’attraits visités (voir le graphique 1). Depuis 2015, la fréquentation des parcs aquatiques, des centres de divertissement familiaux, des aquariums et des zoos est en baisse.

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Les attraits sont principalement visités en été et en automne. Le taux de fréquentation est plus élevé pendant la période estivale pour les parcs aquatiques (57 %), les centres des sciences (54 %) et les maisons et demeures historiques (51 %). D’autres attraits tels que les galeries d’art (59 %), les cinémas de type IMAX (59 %) et les tours guidés (50 %) sont davantage fréquentés l’automne.

Milléniaux vs baby-boomers 

Le taux de fréquentation des attractions varie selon les générations. Les milléniaux ont visité davantage les zoos (44 %), les parcs à thème (43 %) et les musées (41 %) que les autres. Ils semblent moins attirés par les centres des sciences (17 %), les soupers spectacles/croisières (16 %) et les maisons et demeures historiques (11 %).

Quant aux baby-boomers, ils ont fréquenté les sites historiques (55 %), les musées (46 %) et les cinémas (33 %). Ils ont moins visité les centres de divertissement familiaux (26 %), les aquariums (26 %) et les parcs aquatiques (17 %) que les autres générations.

Les familles 

En 2017, les familles américaines représentaient une part majeure de la fréquentation de certains attraits. Elles comptent pour 88 % de la clientèle des centres de divertissement familiaux. Le graphique suivant illustre l’importance de cette clientèle.

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Les cinémas (24 %), les jardins botaniques (20 %) et les tours brassicoles ou viticoles (6 %) constituent les attraits les moins populaires auprès des familles.

Les aquariums et les jardins botaniques accueillent des enfants plus jeunes que les autres attraits (6,5 ans et 6,2 ans respectivement en moyenne). L’âge moyen est plus élevé pour les enfants qui visitent les maisons et demeures historiques (12,8 ans) et les centres des sciences (10,9 ans). 

Sources de motivation et de satisfaction

Les principales sources de motivation pour visiter un attrait sont :

  • le désir d’avoir une expérience amusante (48 %) ;
  • l’occasion de passer du temps en famille ou entre amis (34 %) ;
  • le désir de s’éloigner du stress quotidien (28 %).

Les principales sources de satisfaction pour les visiteurs d’attraits sont :

  • l’accueil chaleureux des employés (81 %) ;
  • la variété des expériences et des activités proposées (79 %) ;
  • une expérience unique qui sort de l’ordinaire (75 %).

Ces sources de satisfaction sont comparables à celles des autres années, mais elles sont moins importantes qu’en 2015 (consultez l’analyse précédente). D’autres éléments tels que les rabais à l’entrée et la proximité de l’attraction exercent moins d’influence qu’avant sur la satisfaction.

Le degré de satisfaction des visiteurs lors de leur dernière visite d’un attrait fut évalué sur une échelle de 1 à 5. Les cinémas sont les plus appréciés (4,5) suivi des sites historiques (4,46), des tours guidés brassicoles ou viticoles (4,45) et des musées (4,42). Le degré satisfaction est moins élevé pour les centres des sciences (3,93) et les aquariums (3,87).

Prévisions 2018

Selon cette enquête, le taux de croissance de l’achalandage des attractions fréquentées par les Américains ne dépassera pas 2 % en 2018. La hausse touche principalement les aquariums, les galeries d’art, les jardins botaniques, les centres des sciences et les parcs aquatiques. Seuls les musées et les sites historiques subiront une diminution de leur achalandage (4 % et 2 % respectivement).

Près de 92 % des milléniaux prévoient visiter un attrait en 2018. Ils sont plus susceptibles de visiter des zoos (58 %), des centres de divertissement familiaux (57 %) et des parcs à thème (56 %). Quant aux baby-boomers, 88 % d’entre eux envisagent de visiter un attrait en 2018. Ils favoriseront les sites historiques (64 %), les musées (54 %) et les cinémas (47 %).

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Intentions de voyages internationaux

Parmi les voyageurs d’agrément américains interrogés, 43 % d’entre eux comptent effectuer un voyage au Canada en 2018. Le Mexique, le Royaume-Uni et l’Italie figurent également parmi les destinations les plus populaires (voir graphique 2).

Les milléniaux voyageront davantage à l’international que les boomers : 54 % d’entre eux prévoient un voyage à l’extérieur des États-Unis en 2018 comparativement à 45 % de leurs aînés.

Est-ce que les Américains sont une part importante de votre clientèle ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Comportements de voyage des familles québécoises

Quel est le comportement des familles québécoises en voyage ? Quelles activités pratiquent-elles ? Y a-t-il une différence selon le groupe d’âge des enfants ? Quelle est leur destination préférée au Canada ?

Les données analysées proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 9000 Québécois âgés de 12 ans et plus. Pour cette analyse, les informations employées sont celles concernant les Québécois qui font partie d’un ménage incluant au moins un enfant de moins de 18 ans. Elles sont divisées en trois catégories d’âge de ces derniers : moins de 6 ans, 6 à 11 ans et 12 à 17 ans.

En général

Selon Vividata, 3,2 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (44 %), ont effectué au moins un voyage au cours des 12 mois précédant l’enquête 2017. Ils se retrouvent en deçà de la moyenne canadienne (51 %). Par exemple, 61 % des Albertains et 54 % des Britanno-Colombiens de 12 ans et plus ont effectué un voyage dans les 12 derniers mois.

Les familles 

La proportion des ménages québécois qui ont voyagé au moins une fois au cours des 12 derniers mois est relativement semblable au résultat de la population québécoise de 12 ans et plus. Toutefois, la proportion de Québécois faisant partie d’un ménage incluant au moins un enfant de 6 à 11 ans qui a effectué un voyage est plus élevée (46 %) que pour les autres catégories (voir le graphique 1)

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Activités en voyage

La visite d’amis est l’activité la plus pratiquée chez les voyageurs québécois dont le ménage inclut au moins un enfant d’âge préscolaire (57 %) ou un enfant d’âge primaire (55 %). La plage se retrouve au premier rang des activités pour les ménages avec au moins un enfant de 12 à 17 ans (56 %). La visite d’un parc national est plus populaire chez les familles ayant au moins un enfant de moins de six ans (24 %) comparativement aux autres catégories d’âge (voir le graphique plus bas).

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L’indice 100 indique la propension à pratiquer des activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont plus élevés. Les familles québécoises sont plus attirées que la moyenne des Canadiens par les visites au zoo (156), les activités sportives (126) et les visites dans un parc national (111). Ces Québécois faisant partie d’un ménage incluant au moins un enfant de moins de 18 ans sont moins enclins que la moyenne canadienne à visiter des amis (94), à assister à des évènements culturels (88) et à fréquenter des musées (87).  

Voyager au Canada

Près d’un tiers des Québécois faisant partie d’un ménage incluant au moins un enfant de moins de 18 ans ont voyagé au moins une fois au Canada au cours des 12 derniers mois.

Le Québec est naturellement la première destination. L’Ontario se retrouve en deuxième position. Cette destination a davantage la cote auprès des voyageurs québécois faisant partie d’un ménage qui inclut au moins un enfant de 12 à 17 ans (43 %) que les ménages des autres catégories.

destinations canadiennes

À noter que le Manitoba et les territoires canadiens ne sont pas dans le graphique, car l’échantillon ne permet pas d’obtenir des données valides pour ces destinations.

Comparativement à la moyenne canadienne (indice 100), l’Île-du-Prince-Édouard (129), le Nouveau-Brunswick (117) et l’Ontario (115) ont la cote auprès des familles québécoises.

Nombre de voyage au Canada

Le nombre de voyages au Canada augmente selon l’âge des enfants (voir le graphique 4). Près de 20 % des voyageurs québécois faisant partie d’un ménage qui inclut un enfant de 12 à 17 ans ont fait six voyages ou plus au Canada. Plus de 60 % de ceux dont le ménage inclut au moins un enfant de moins de 12 ans ont fait 1 à 2 voyages.

Nombre de voyage

Les types d’hébergements lors du dernier séjour 

L’hôtel est le type d’hébergement le plus populaire pendant un séjour au Canada auprès des familles québécoises (voir le graphique 5). Près de 50 % de chaque catégorie d’âge optent pour ce type d’hébergement. Le camping a davantage la cote auprès des voyageurs québécois faisant partie d’un ménage qui inclut au moins un enfant de 12 à 17 ans pendant un séjour au Canada qu’auprès des autres catégories d’âge.

Types hebergement

Par rapport à l’ensemble du Canada (indice 100), les motels (40), les gîtes touristiques (78) et les centres de villégiature (80) sont moins populaires auprès des voyageurs québécois qui ont fait au moins un voyage au Canada dans les douze derniers mois et qui font partie d’un ménage incluant un enfant de moins de 18 ans. Les résidences secondaires (111), les hôtels (111) et les campings (103) se démarquent davantage.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Passer une nuit à l’hôtel sous une tente

À Séoul, les Coréens sont nombreux à dormir à l’hôtel le samedi soir et à jouer aux touristes dans leur propre ville. En raison de la popularité grandissante de ces « staycations » l’hôtel Four Seasons de Séoul affiche complet ces nuits-là. Pour héberger davantage de clients et séduire les nombreuses familles, l’établissement installe dans les chambres des tentes sous lesquelles les enfants peuvent se glisser pour dormir. Avec des coloris et un design faisant écho au glamping, cet équipement remplace le traditionnel lit de camp au confort souvent discutable.

Source : Youtube

Outre leur aspect pratique, ces tentes s’avèrent un outil marketing très efficace. Selon le directeur général de l’hôtel, pratiquement tous les parents partagent des photos sur les médias sociaux de leur progéniture sous la tente. Celle-ci est incluse dans le forfait « Kids Stay Cool » qui comprend aussi un livret de jeux, une peluche, un ensemble de produits de toilette pour enfants et des collations. Et bonne nouvelle pour ceux qui souhaiteraient rapporter la tente chez eux, elle peut être achetée, tout comme la literie, le peignoir et les pantoufles. Un moyen efficace pour l’hôtel de demeurer à l’esprit de sa clientèle !

 

Source de l’image à la une : © Four Seasons Hotel Seoul

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Regard sur les tendances du tourisme LGBTQ

Qu’en est-il des tendances mondiales ?

Publié en mai 2017, le nouveau rapport sur le tourisme LGBTQ de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) met en lumière plusieurs tendances découlant de l’analyse de plus de 70 destinations dans 21 pays.

 

 

 

La diversification des destinations

Face à l’ouverture des mentalités, il existe maintenant une diversité de destinations et de petites entreprises qui s’adressent spécifiquement à ces voyageurs. Elles adaptent leurs efforts avec le soutien de leur DMO ou des organismes LGBTQ.

Les voyageurs LGBTQ sont conscients du risque d’être victimes de discrimination. La plupart accorderont une attention particulière aux attitudes sociales et à la qualité de vie de leur communauté dans les destinations qu’ils envisagent de visiter. Plusieurs destinations accueillent maintenant ces touristes dans un environnement sûr et respectueux et cherchent à construire des ponts avec leur propre communauté.

Néanmoins, les destinations qui acceptent moins la communauté LGBTQ ne sont pas nécessairement écartées des choix de voyages. Selon l’OMT, certains voyageurs engagés pour la cause décident d’y consacrer temps et argent afin de créer des débats sur leurs situations. En outre, plusieurs organisations, telles que l’International Gay & Lesbian Travel Association, ne prônent pas le boycottage des destinations moins amicales aux communautés LGBTQ et estiment que le voyage peut être un vecteur de changement.   

L’émergence des voyageurs LGBTQ chinois

L’OMT rapporte qu’il y a 65 millions de personnes LGBTQ vivant en Chine et que leur pouvoir d’achat se chiffre à environ 470 milliards de dollars par an. Elles constitueront une part importante des voyageurs LGBTQ internationaux dans les prochaines décennies.

La grande majorité des membres de la communauté LGBTQ chinoise est jeune et vit en milieu urbain. Elle est d’ailleurs très connectée et préfère planifier et réserver en ligne ses voyages. Les destinations qui sont sécuritaires et qui ne requièrent pas de visa sont favorisées par celle-ci.

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Source : Unsplash

Les destinations qui souhaitent attirer ces consommateurs doivent adapter leur approche marketing, rappelle l’OMT. Celle-ci doit être plus subtile et créative pour cibler ce public spécifique sans offenser la censure gouvernementale.

Les milléniaux LGBTQ s’imposent

On constate un changement massif et global des attitudes un peu partout dans le monde pour l’acceptation de la communauté LGBTQ. Pour de nombreux jeunes, les questions d’orientation et d’identité sexuelle ne sont plus perçues comme un enjeu.

Selon l’OMT, les voyageurs milléniaux de la communauté LGBTQ sont généralement à l’aise et ouverts à propos de leur sexualité et s’attendent à ce que les prestataires de services de voyages le soient aussi. En ce qui concerne les démarches marketing, ils préfèrent être visés dans le cadre de la principale campagne d’une destination, plutôt que d’être ciblés en fonction de leur orientation sexuelle.

Cette génération recherche et réserve principalement ses produits et services de voyage en ligne et espère une personnalisation. Ainsi, les destinations doivent poser des actions qui seront le résultat d’une approche moderne envers les personnes LGBTQ. Elles doivent aller au-delà des stéréotypes pour englober une plus grande diversité ethnique et corporelle, d’expériences, de mode, etc.

Bref, ceux qui cherchent à atteindre ce marché devront trouver des moyens innovants de rendre leur produit attrayant, tout en reconnaissant la nécessité d’accueillir les personnes qui se sentent différentes et qui veulent s’exprimer à travers à leurs choix de voyage.          

Les familles LGBTQ : mariage et enfants

Les pays légalisant le mariage homosexuel sont de plus en plus nombreux. Selon l’OMT, cela a un impact sur le tourisme sur les plans de l’image de marque de la destination, de l’innovation et de la compétitivité. En effet, il s’agit d’un tout nouveau segment de marché et les prestataires dans les destinations tentent de développer des produits et services pour y répondre. D’ailleurs, les couples de même sexe ont de grandes aspirations pour leur voyage de lune de miel.

Les destinations et les entreprises touristiques ont tout intérêt à adapter leur offre et leur message. Une enquête auprès des adultes LGBTQ américains menée par CMI a indiqué que lorsque les parents LGBTQ amènent leurs enfants en vacances, 68 % choisissent une destination adaptée aux enfants, alors que 32 % optent pour une destination gay friendly. Le même critère est utilisé pour le choix d’un hôtel.

Néanmoins, de nombreux parents LGBTQ peuvent devenir anxieux lorsque vient le temps de voyager. L’OMT explique qu’ils s’inquiètent de l’attitude du personnel des hôtels ou des agents frontaliers qui pourraient être inexpérimentés pour servir les couples de même sexe avec des enfants. Les parents LGBTQ et leurs enfants trouvent souvent plus agréable de voyager avec des familles similaires afin de se sentir comme à la maison et de partager des expériences.

Le tourisme LGBTQ est en pleine expansion. Si les voyageurs LGBTQ américains sont fidèles aux destinations qu’ils ont appréciées et se fient aux recommandations d’amis pour déterminer leur choix, les Canadiens LGBTQ sont pour leur part des voyageurs assidus, friands de culture. Selon Travel Gay Canada, les touristes LGBTQ canadiens dépensent environ 8,5 millions de dollars annuellement, dont la moitié au Canada. Les destinations n’ont qu’à saisir cette occasion pour développer leur offre en conséquence.

Source de l’image à la une : Pixabay

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Technologies

L’intelligence artificielle entre au musée

Poser des questions à une œuvre d’art et obtenir des réponses : voilà « The Voice of Art », la dernière innovation intégrée aux œuvres du Musée la Pinacothèque de l’État de Sao Paulo, au Brésil.

Près des trois quarts des Brésiliens n’ont jamais mis les pieds dans un musée. L’une des raisons formulées par les répondants à une étude du Brazilian Institute of Economic Reseach est l’impression d’inaccessibilité de l’art pour les non-initiés. Pour remédier à ce constat, on a tenté de favoriser les interactions entre le visiteur et l’œuvre en créant une interface d’intelligence artificielle qui permet un échange.

Poser des questions à l’oeuvre

Grâce à la technologie Watson d’IBM, l’agence Ogilvy Brazil a créé un outil qui permet de remplacer l’audioguide préenregistré par un programme qui glane les données provenant de livres, de magazines, d’articles de journaux, d’entrevues sur le Web, d’archives variées pour répondre aux questions du visiteur. Celles-ci peuvent être liées au contexte dans lequel l’œuvre a été réalisée, aux techniques employées, au style de l’œuvre comme à l’histoire rattachée à l’époque de la création de la pièce. Watson ratisse très large. La vidéo ci-dessous illustre bien le projet.

Le visiteur qui entre au musée de la Pinacothèque peut demander une paire d’écouteurs et un téléphone intelligent équipé de l’application en question. À l’approche d’une œuvre, il reçoit une invitation à poser ses questions. L’application est également disponible dans un format écrit pour les malentendants.

Deux semaines après son lancement, The Voice of Art aurait généré une croissance de la fréquentation au musée de 200 % (!). D’autres musées du Brésil se sont montrés intéressés par la technologie Watson d’IBM, ainsi que des entreprises qui souhaitent que leurs clients puissent interagir avec leurs produits.

Image à la une : IBMbrasil

 

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Voyages en famille des Américains

La firme d’intelligence d’affaires Skift a réalisé en 2016 une étude portant sur les voyages en famille des Américains. Cette analyse présente quelques caractéristiques et préférences de ce segment de clientèle.

D’après la définition du Bureau du recensement des États-Unis, la famille est composée de deux ou plusieurs personnes reliées par les liens du mariage, de la naissance ou de l’adoption. Or, il se trouve que pratiquement 60 % des familles américaines sans enfant à la maison correspondent à cette définition. Compte tenu de cette proportion importante, Skift a comparé certaines préférences de voyage de ce groupe avec celles des familles dont les enfants vivent encore à la maison.

Portrait de la famille américaine

Selon les données de 2015 du Bureau du recensement des États-Unis, nos voisins du Sud comptent sur leur territoire 77,2 millions de familles, dont 33 millions avec des enfants de moins de 18 ans à la maison. Ces familles se composent en moyenne de 3,26 personnes.

Bien que chaque cellule familiale soit unique, certaines caractéristiques générales définissent la famille américaine d’aujourd’hui :

  • Les hommes et les femmes se marient et ont des enfants plus tard qu’auparavant;
  • Dans une majorité de foyers (63 %), les deux parents sont sur le marché du travail et participent à la vie économique de la famille;
  • Plus du tiers des enfants (35 %) vit avec un seul de ses parents;
  • Les milléniaux commencent à fonder leur famille;
  • Augmentation de la diversité ethnique, particulièrement latino et hispanique.

Disposant d’un revenu annuel médian se situant à 66 000 dollars américains, les familles dépensent en moyenne un peu plus de 3 000 dollars annuellement pour leurs vacances en famille. Skift évalue la valeur totale de ce marché à 112 milliards de dollars américains.

Préférences des familles avec ou sans enfant à la maison

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid.

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid

Lorsqu’ils planifient leur périple, une majorité (66 %) opte pour des forfaits incluant le vol, l’hôtel et certaines activités comparativement à 33 % pour le second groupe de familles, qui est plus enclin à réserver chaque option séparément. graphique_1_preferance_de_reservation

De nombreuses familles sans enfant à la maison (75 %) ponctuent leur année de courts séjours à l’extérieur. Bien que cette préférence soit partagée avec celles dont les enfants sont encore à la maison, la proportion est moindre (59 %). Organiser un seul grand voyage ravit 41 % de ces dernières familles pour qui le temps représente l’un des plus importants obstacles à la concrétisation du voyage.

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Source : Skift, 2016

Lorsque vient le temps de choisir un hôtel, les familles ayant des enfants à la maison ont des standards plus élevés en ce qui a trait au nombre d’étoiles (81 % préfèrent les 4 ou 5 étoiles) que le second groupe de familles (82 % optent pour les 3 ou 4 étoiles) qui accorde davantage d’importance à l’expérience globale une fois à destination (restauration, activités, événements). Une attention particulière est accordée à l’offre de restauration, surtout chez les familles ayant de jeunes enfants. Avoir accès à une alimentation saine qui tient compte des goûts des enfants s’inscrit parmi leurs priorités.

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Source: Skift, 2016

La location de maison, d’appartement ou de chalet séduit une grande part des familles avec enfants à la maison. Une majorité l’a expérimentée dans le passé (68 %) et, de ceux-ci, 71 % la préfère à l’offre hôtelière traditionnelle. Quant aux familles sans enfant à la maison, 81 % ne l’ont jamais essayée et une majorité d’entre eux se disent peu enthousiastes à l’idée de le faire un jour.

Ce que représente le voyage pour les familles

Les familles américaines sont relativement stressées par leur rythme de vie effrénée. Le voyage représente donc une forme d’échappatoire à leur quotidien, mais également une occasion de se rapprocher des membres de leur famille. Lorsque vient le temps de préparer les vacances, de nombreux parents américains cherchent à faire vivre à leurs enfants des expériences qu’ils ont eux-mêmes vécues durant leur enfance. La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage.

La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage

Contrairement à la culture européenne où le voyage est davantage perçu comme un droit de base, les Américains le considèrent plutôt comme un investissement en temps et en argent. D’ailleurs, dans son étude, Skift souligne que de nombreux voyageurs d’affaires profitent de leur déplacement professionnel pour prendre de courtes vacances en famille; une formule idéale considérant les frais déjà payés, l’usage de points de fidélité ainsi qu’une utilisation modeste de jours de congé.

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Source : Pexels.com

Le voyage continue de se démocratiser, ce qui permet à de nombreux segments de clientèles, dont les familles, d’y avoir de plus en plus accès. Ces dernières années, le nombre de ressources s’adressant à ce segment s’est multiplié, accompagnant les familles à chaque étape du cycle du voyageur. La mise en marché de nouveaux produits et services (accessoires de voyage pour nourrissons, service de location d’équipement pour jeunes enfants, etc.), la croissance de l’offre d’hébergement adapté (chambres d’hôtel familiales équipées, location de maison telle que Kid & Co, etc.) et le développement d’outils technologiques permettant aux familles de mieux organiser leur séjour contribuent à l’essor des voyages en famille.

Considérant la valeur lucrative associée au marché familial américain, il est plus que jamais pertinent de développer des stratégies pour les convaincre de vous visiter!

Source de l’image à la une : © Pexels