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Gestion

Ouvrir les espaces touristiques à de nouvelles fonctions

L’édition de mai-juin 2016 de la Revue Espaces porte sur l’atténuation des frontières entre les lieux de travail et ceux de vacances et de loisirs. De plus en plus d’établissements touristiques adaptent leurs espaces pour accueillir des voyageurs qui souhaitent travailler pendant un moment (les nomades numériques), mais aussi des résidents qui veulent sortir du bureau ou qui sont travailleurs autonomes.

Les exemples suivants permettent de constater que revoir sa mission peut impliquer beaucoup plus que s’ouvrir à l’univers du travail. Ils s’inscrivent dans une tendance vers l’hybridation des lieux et des fonctions.

L’office de tourisme : centre névralgique du village

Certains offices de tourisme réfléchissent à la possibilité d’ajouter de nouvelles fonctions à leurs lieux d’accueil. On cherche à créer une structure qui deviendrait un lieu de rencontre entre les touristes et les locaux. Selon Marion Oudenot-Piton, chargée de développement de l’office de tourisme Val de Garonne, attribuer de nouvelles fonctions à un bureau de renseignement « … c’est permettre aux habitants et aux touristes de se l’approprier et de s’y épanouir. C’est aussi un moyen de faire rayonner l’office de tourisme au sein de la communauté ».

La réflexion entamée par le Val de Garonne autour d’une nouvelle mission tient compte de l’évolution des comportements des touristes, des pratiques des générations Y et Z, de la place du numérique et de l’économie collaborative.

Outre la prestation de renseignements touristiques, les futures fonctions analysées par l’office de tourisme sont :

  • Un espace de travail partagé (coworking) avec des bureaux, des ordinateurs et une connexion Internet permettant aux touristes ou aux résidents de travailler dans un lieu convivial. L’endroit pourrait également incuber des start-ups.
  • Une conciergerie de village : les conseillers en séjours renseignent déjà les touristes, mais ils pourraient aussi offrir des conseils personnalisés à la population (par exemple : transport vers l’aéroport ou la gare, recherche d’un service de gardiennage, remise de clés, etc.). Il s’agit de créer une conciergerie qui prodigue des conseils sur les services de proximité en fonction des besoins des résidents et des touristes. Madame Oudenot-Piton cite l’exemple de Lulu dans ma rue, une conciergerie de quartier dans le 4e arrondissement de Paris.
  • Un espace de découverte territoriale où l’on présente, à l’aide d’objets, de films ou d’albums photo, les richesses patrimoniales et touristiques de la région.
  • Un café-boutique à l’ambiance chaleureuse qui incitera les résidents à le fréquenter. L’idée est d’en faire le cœur du village, le point de ralliement.
  • L’animation est également un élément central de ce projet.

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Source : Mopa Aquitaine, présentation de Marion Oudenot-Piton

De son côté, l’office de tourisme Médoc Océan envisage la création de nouvelles fonctions qui pourraient prendre place dans les bureaux des trois offices de la région et maintiendraient l’office vivant et attrayant pour les touristes et les locaux.

Le centre de congrès de petite ville : incubateur de start-ups et espace de travail partagé

Dans un autre article de cette édition, Xavier Druhen explique comment la station balnéaire de Saint-Jean-de-Monts a souhaité diversifier ses fonctions par la création d’un lieu de rencontres qui est à la fois incubateur et espace de coworking. Les filières retenues (les sports, la santé, le bien-être, les services touristiques et résidentiels, ainsi que le développement durable) qui guideront le choix des entreprises incubées visent à soutenir le développement de ce territoire. L’endroit, qui se nomme La Folie, cible les entreprises déjà en place ainsi que les clients potentiels, et propose une offre hyper personnalisée aux télétravailleurs, touristes, résidents et entreprises incubées. 

Source : Océan-Marais de Monts

L’hôtel urbain : espaces de réunions spontanées, marché et salles de sports pour tous

Nombreux sont les hôtels qui ont aboli leur centre d’affaires et revu le lobby pour en faire un espace social et de travail convivial. Les rénovations majeures de l’hôtel Fairmont Le Reine-Elizabeth à Montréal incluent entre autres :

  • un campus d’affaires novateur et moderne, comportant un ensemble d’espaces de réunion public et accessible à tous;
  • un marché urbain qui rassemblera des producteurs et artisans locaux, favorisant un esprit de communauté;
  • l’Agora, une zone multifonctionnelle avec une programmation dynamique, des boutiques éphémères et des événements.

L’établissement rouvrira ses portes en 2017.

Source : Fairmont Montréal

Le restaurant : bureau et espace de réunion élégant  

La location de lieux de travail est plutôt commune dans les grandes villes. Aujourd’hui, c’est au tour des restaurants haut de gamme de New York d’ouvrir leurs portes durant les heures de fermeture. L’entreprise Spacious gère ces espaces, généralement disponibles du petit matin jusqu’à 17 heures. Les travailleurs intéressés souscrivent à un abonnement leur permettant d’utiliser les salles de réception des restaurants et de recevoir des clients gratuitement pendant une heure. Ils ont accès à des boissons et des collations ainsi qu’à un concierge virtuel. Ces lieux s’avèrent parfaits pour des travailleurs autonomes souhaitant rencontrer des clients dans un cadre chic et agréable. Le réseau prévoit s’étendre à Los Angeles, San Francisco et Londres.

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Source : Spacious

Les clientèles évoluent; les entreprises touristiques n’ont d’autre choix que d’en faire de même. Il importe de repenser régulièrement sa façon de faire, mais aussi, parfois, de revoir l’essence de ses fonctions. Lorsque l’innovation répond à de réels besoins et stimule la communauté, le succès n’est pas bien loin.

Source de l’image à la une : YouTube

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Hébergement Technologies

Hôteliers : 3 étapes pour augmenter les réservations en direct

Leonardo, un fournisseur de solutions technologiques pour le secteur hôtelier, a déterminé trois étapes pour augmenter les réservations sur le site Web d’un hôtel. Ces conseils sont valables pour l’ensemble des acteurs touristiques.

Étape 1 : facilité d’utilisation et expérience de navigation

Les deux caractéristiques essentielles à un site Web performant sont sa facilité d’utilisation et l’expérience offerte à l’utilisateur. La première assure une navigation simple et intuitive et la deuxième réfère aux émotions ressenties en parcourant le site Web.

Connaissez vos clients

Lorsque le visiteur arrive sur votre site Web, il est important que le contenu attire son attention : si vos clients principaux sont les voyageurs d’affaires, présentez sur la page d’accueil vos salles de réunions; mais si vous accueillez beaucoup de familles, insérez une photo de votre piscine et un lien visible vers la page décrivant les activités offertes.

Le but est de démontrer rapidement que votre établissement répond à leurs besoins.

Le but est de démontrer rapidement que votre établissement répond à leurs besoins. Identifiez les questions que se font régulièrement poser le service des réservations et le personnel d’accueil, ainsi que celles qui reviennent souvent sur vos réseaux sociaux. Vous pourrez ensuite mettre ces informations en évidence sur votre page d’accueil.

Illustrez vos informations à l’aide de photos

Un titre accrocheur est plus efficace avec une photo pour capter l’attention. Par exemple, si vous indiquez que les animaux sont les bienvenus dans votre établissement, ajoutez à votre texte une photo, voire une vidéo, d’une famille en séjour avec son chien. De manière plus subtile, utilisez une photo pour diriger le regard de l’internaute vers un endroit de la page. Ainsi, pour mettre en évidence le bouton « réservez maintenant », glissez une photo de clients qui regardent dans cette direction.

Soyez clair

Chacune de vos pages doit contenir un appel à l’action (clic-to-action) qui peut prendre la forme d’un bouton, d’un hyperlien ou simplement d’un texte (voir la page d’accueil ci-dessous). Déterminez avant tout l’objectif de la page, pour ainsi identifier l’action suggérée au visiteur. Par exemple, sur la page dédiée aux mariages, le but fixé peut être de recevoir plus de demandes de prix; l’appel à l’action sera alors : « parlez à notre planificateur de mariage ».

Selon une étude de Sabre, les pages Web à partir desquelles l’internaute clique sur l’outil de réservation sont : la page d’accueil (55 %), celle présentant les promotions spéciales (18 %), la galerie photo (18 %) et la page décrivant les chambres (9 %). Concentrez vos efforts pour améliorer l’expérience de l’utilisateur sur ces pages.

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Source : Estrimont Suites & Spa

Étape 2 : influence des pairs

L’étape 1 a permis à vos visiteurs de vivre une expérience positive sur votre site Web et d’obtenir toutes les réponses à leurs questions. Votre hôtel les intéresse, mais ils veulent à présent avoir l’avis de leurs pairs pour connaître votre réputation : commentaires, classements, prix reçus, etc. L’astuce est alors de leur fournir toutes ces preuves sur votre site Web, dans le but de favoriser leur rétention.

Commentaires

Selon TrustYou, entre deux hôtels à tarif équivalent, il y a près de quatre fois plus de chance que le consommateur choisisse celui avec un taux de satisfaction plus élevé. Il est alors utile d’intégrer les commentaires des clients à même votre site Web. TripAdvisor propose des widgets pour afficher les derniers avis et distinctions vous concernant. En voici, par exemple, quelques-uns que l’hôtel La cache à Maxime peut utiliser.

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Source : TripAdvisor

Utilisez les contenus générés par l’utilisateur

Pour gagner la confiance du visiteur, vous pouvez relayer les contenus publiés en ligne à votre sujet par les clients. Cela vous permettra aussi de constater l’expérience qu’ils ont vécue pour éventuellement ajuster l’image que vous véhiculez sur votre site Web.

Pour gagner la confiance du visiteur, vous pouvez relayer les contenus publiés en ligne à votre sujet par les clients.

Pour encourager les internautes à parler de vous, invitez-les à s’approprier votre mot-clic sur les réseaux sociaux (voir l’exemple sur Pinterest) et partagez ensuite leurs contenus sur vos plateformes. Sur la page d’accueil de l’hôtel W de Montréal, le bouton « photos de clients » fait apparaître une fenêtre regroupant les publications provenant des réseaux sociaux. Un encadré sur la droite permet de faire une réservation.

Prix, reconnaissances et certifications

Affichez fièrement vos prix, vos reconnaissances et vos adhésions à une chaîne, qu’ils proviennent des Grands Prix du tourisme québécois, de TripAdvisor ou encore d’Hôtellerie Champêtre. Placez plutôt les icônes en haut de page sur votre site et non en bas de page, pour qu’ils soient bien visibles. Ce sont des gages de qualité et de sécurité que recherche le client.

w_hotelSource : W Montreal

Étape 3 : parcours d’achat optimisé

81 % des réservations de voyages sont abandonnées en cours de processus.

Après avoir engagé vos clients puis dissipé leurs doutes, il ne vous reste plus qu’une étape, celle de la réservation. Une attention particulière doit être apportée au parcours d’achat, car selon SalesCycle, 81 % des réservations de voyages sont abandonnées en cours de processus. Voici quelques conseils :

  • Demandez uniquement les informations essentielles;
  • Expliquez pourquoi vous en avez besoin;
  • Assurez-vous que le processus d’achat ne requiert qu’un minimum de clics et de pages à ouvrir;
  • Intégrez des appels à l’action clairs (le client ne doit pas deviner où il doit cliquer), tout en évitant ceux qui pourraient distraire le client (par exemple l’abonnement à l’infolettre); intégrez-les plutôt à la fin du parcours;
  • Garantissez un paiement sécurisé;
  • Assurez au client qu’il réserve au meilleur prix;

Ainsi, selon la firme Leonardo, l’engagement et la confiance du client, ainsi qu’un parcours d’achat optimisé sont la recette gagnante pour un taux de conversion élevé sur votre site Web.

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Quelles stratégies avez-vous appliquées pour favoriser les réservations sur votre site Web? Ont-elles été bénéfiques?

Source de l’image à la une : iStockphoto 

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Hébergement

Le marché hôtelier canadien

En juillet dernier, Horwath HTL, une firme de consultants spécialisée dans l’analyse de l’industrie hôtelière, publiait un rapport sur le marché hôtelier canadien; voici ses principaux constats. 

Les taux d’occupation au Canada

Compte tenu de la crise du crédit, du ralentissement économique et de la récession qui s’en est suivie en 2009, le nombre de projets hôteliers en chantier a considérablement ralenti entre 2009 et 2011. Cela a eu comme conséquence une très faible augmentation de l’inventaire hôtelier canadien entre 2012 et 2015. Ce fait, combiné à la croissance de la demande pour de l’hébergement commercial à travers le Canada depuis 2010, a conduit à une augmentation constante du taux d’occupation au cours des six dernières années. Cette tendance s’est poursuivie en 2014-2015. Les six premiers mois de 2016 laissent entrevoir des résultats similaires à ceux de l’année précédente, soit juste en deçà de ceux enregistrés en 2006-2007, alors que les taux d’occupation étaient les plus élevés de la décennie (voir le graphique 1).

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Le Québec au 3e rang

Au cours des six premiers mois de 2016, les taux d’occupation des hôtels canadiens ont oscillé entre 48 % et 66 %, selon les provinces. Avec un taux d’occupation de 63,5 %, le Québec se classe au troisième rang derrière la Colombie-Britannique et l’Ontario et dépasse la moyenne canadienne qui se situe à 61 %, en légère baisse (0,3 %) par rapport à la même période l’an dernier (voir le graphique 2).

Le taux d’occupation des hôtels québécois dépasse celui de la moyenne canadienne.

Malgré sa dernière position dans le classement, l’Île-du-Prince-Édouard est la province qui a enregistré la plus forte croissance de son taux d’occupation (6 %) et le Québec, la plus faible (1 %). Les seules provinces qui ont connu une baisse de 3 à 7 % de leurs taux d’occupation par rapport aux six premiers mois de 2015 sont Terre-Neuve et Labrador, la Saskatchewan et l’Alberta.

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Montréal et Québec s’en tirent plutôt bien 

Les taux d’occupation dans sept grandes villes canadiennes, dont Montréal et Québec se sont échelonnés de 56 % à 72 % au cours des six premiers mois de 2016. Montréal connaît sa meilleure performance depuis les années 1980, bien qu’elle ait enregistré un recul en juin. Le mois de juillet a été excellent pour les hôtels de Montréal, en particulier ceux du centre-ville qui ont enregistré un taux d’occupation moyen de 87,4 %, hissant ainsi la moyenne des sept premiers mois de l’année à 72,5 %.

Selon Gilles Larivière, président de Horwath HTL à Montréal, la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine et la popularité du tourisme urbain expliquent en partie ces résultats. Il ne faut pas non plus négliger l’impact de la diminution de l’offre de chambres sur le taux d’occupation; la ville a en effet perdu 2000 unités depuis 2012. Quant aux établissements de la ville de Québec, leur taux d’occupation se situait à 58,5 % pour le premier semestre de 2016, soit une augmentation de 6,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Les prix moyens par chambre

De janvier à juin 2016, le prix moyen par chambre des hôtels des provinces canadiennes a fluctué de 113 $ à 60 $, établissant la moyenne canadienne à 142 $, soit une augmentation de plus de 3 % par rapport aux six premiers mois de 2015. Le Québec se classe au 2e rang canadien tout juste derrière la Colombie-Britannique (159 $) avec un prix moyen par chambre d’environ 150 $ (voir le graphique 3). La Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et l’Ontario ont enregistré des hausses de prix supérieures à la moyenne canadienne (entre 4 % et 6 %), alors que le Nouveau-Brunswick et le Québec ont connu de légères augmentations, soit 1 % et 3 % respectivement. Quant à l’Alberta, elle a vu le prix moyen de ses chambres chuter de près de 4 %, possiblement à cause de la crise pétrolière qui sévit dans cette province et affecte la demande touristique.

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Un excellent début d’année pour Montréal 

Les prix moyens par chambre des sept grandes villes canadiennes à l’étude (Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, Halifax, Calgary et Vancouver) sont un peu plus élevés que la moyenne canadienne. Ils s’échelonnaient de 130 $ à 165 $ au cours du premier semestre de 2016. Vancouver et Toronto ont connu des augmentations de 6 % à 8 % alors que Halifax, Ottawa, Québec et Montréal ont enregistré des hausses de 2 % à 5 %. En juillet, le tarif moyen par chambre dans les hôtels du centre-ville de Montréal s’établissait à 205 $, en hausse de 14 % par rapport à la même période en 2015 (180 $). Ces résultats peuvent s’expliquer en partie par la fermeture du Reine-Élizabeth à la mi-juin, selon M. Larivière, puisque dès lors, l’inventaire du centre-ville s’est rétréci de près de 1000 chambres. Les établissements de la ville de Québec affichaient quant à eux un prix moyen bien en deçà des moyennes canadienne et québécoise (130 $) pour les mois de janvier à juin, mais une légère hausse de 0,5 % par rapport à 2015.

Le revenu par chambre disponible

Pour ce premier semestre de 2016, le revenu par chambre disponible des hôtels canadiens fluctuait entre 60 $ et 105 $ pour une moyenne canadienne de 87 $. Le Québec se classe au 2e rang, suivi de l’Ontario (voir le graphique 4). Avec ses maigres 60 $ par chambre disponible, l’Île-du-Prince-Édouard est tout de même la province ayant enregistré la plus forte hausse du RevPAR, soit 20 %. En tête du classement canadien, la Colombie-Britannique a connu la deuxième plus forte hausse du RevPAR (12 %). Le Québec, en sixième position tout juste au-dessus de la moyenne canadienne, a connu une augmentation de 4 %.

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Cette analyse illustre que, somme toute, l’industrie hôtelière canadienne, et québécoise, s’en tirent plutôt bien en ce premier semestre de l’année.

Source de l’image à la une : pexels.com

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Marketing

Astuces pour améliorer le service à la clientèle

Le service à la clientèle prend de plus en plus le dessus sur le prix et le produit aux yeux des consommateurs. Pour y exceller, l’employé doit faire tout son possible afin de créer un lien émotif positif entre le client et l’entreprise. Voici quelques bonnes pratiques afin de favoriser l’excellence du service à la clientèle. 

 

 

 

 

Créer des habitudes de service exceptionnel

Monsieur Bryan K. Williams, expert et conférencier en matière de service à la clientèle, estime qu’une culture du service implique que l’ensemble des employés d’une entreprise ait développé des habitudes de service exceptionnel.

faire du service l’élément pivot dans l’équipe de travail.

Selon lui, le premier pas consiste à faire du service l’élément pivot dans l’équipe de travail. Il ne constitue pas l’un des items à cocher sur une liste. Tous les processus doivent graviter autour du concept de service. Voici des moyens, accessibles à tous, qui permettent d’ancrer des habitudes préalables à un excellent service à la clientèle.

  • Connaître son produit: pour bien vendre un produit ou un service, il faut le connaître par cœur, sous toutes ses coutures. Soyez à l’aise avec les questions courantes et utilisez un langage clair pour y répondre.
  • Être sincèrement accueillant: évidemment, le sourire s’impose. Le client doit sentir ce sourire même s’il n’est pas face à vous, dans votre voix ou le ton de votre écriture.
  • Former et outiller le personnel : tous les employés, pas seulement les représentants du service à la clientèle, doivent comprendre la façon de s’adresser aux clients, d’interagir avec eux et de résoudre leurs problèmes.
  • Écouter: bien qu’évidente, cette consigne est souvent malmenée. Écouter signifie décoder ce que le client transmet avec des mots, mais aussi ce qu’il évoque non verbalement. Surveiller les signaux qui montrent de l’insatisfaction et aller au-devant.
  • S’activer : ne pas réagir à une demande d’un client génère des frustrations. Il est important de répondre rapidement à toutes les requêtes, même pour dire « J’ai pris bonne note de votre demande, je vous tiens au courant de la solution rapidement ». Le client doit sentir qu’on s’occupe de lui.
  • Demander de la rétroaction : les commentaires laissés sur les médias sociaux, les sites d’avis en ligne, ou encore les sondages de satisfaction constituent une mine d’or pour améliorer le service. 

Adopter un langage positif

Un service à la clientèle professionnel de qualité exige aussi l’adoption d’un langage conséquent. La firme ProSolutions, qui se spécialise dans l’expérience client, suggère des formulations positives pour laisser une impression favorable et livrer un service optimal :

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5 tendances en matière de service à la clientèle

Les points de contact se multiplient, la mobilité et la connectivité n’ont pas d’heure de fermeture… Voici quelques tendances à considérer pour mieux cerner les comportements des clients.

Les clients ont le contrôle 

Les entreprises proactives ont compris que le consommateur exerce un pouvoir déterminant sur leur image de marque. Aujourd’hui, un client peut faire connaître sa mauvaise expérience à la planète entière assez aisément; Internet lui a donné une voix puissante et il ne craint pas de l’utiliser.

La multiplication des canaux 

L’entreprise doit se trouver là où le client la cherche, au moment où il en a besoin. Elle ne peut plus organiser son service à la clientèle selon sa convenance. Si un client contacte une entreprise par Twitter, elle doit lui répondre sur le même canal et ne pas le sortir de sa zone de confort.

Des réponses rapides et personnalisées 

Les médias sociaux sont une bénédiction pour les entreprises qui les utilisent bien, mais une malédiction pour les autres. Ignorer les commentaires, positifs ou négatifs, n’empêchera pas les consommateurs d’en publier. Adopter les médias sociaux permet non seulement de communiquer directement et personnellement avec les consommateurs, mais aussi de démontrer publiquement l’habileté de l’entreprise à répondre rapidement aux clients en donnant un excellent service.

Les consommateurs veulent être autonomes 

De plus en plus d’entreprises mettent en place des stratégies de libre-service, par exemple une page Web sur les questions fréquentes, des vidéos explicatives ou des guides. Bien réussie, il s’agit d’une stratégie gagnant-gagnant : les clients obtiennent les réponses dont ils ont besoin au plus bas prix pour l’entreprise. Le summum du libre-service réside dans la composition d’une solide communauté permettant aux clients de discuter et de régler des problèmes entre eux.

Le summum du libre-service réside dans la composition d’une solide communauté permettant aux clients de discuter et de régler des problèmes entre eux.

C’est notamment le cas du Disney Parks moms panel sur lequel des blogueuses, mères attitrées par Disney, répondent aux interrogations d’autres mères qui organisent des séjours. Le distributeur de voyages en ligne pour la SNCF, en France, propose le même type de portail.

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La messagerie texte, instantanée

Un récent sondage de Corvisa, une entreprise en communications, démontre que 77 % des consommateurs sont ouverts à recevoir des messages textes d’entreprises comme des rappels de réservations, des rabais, des promotions, etc. La messagerie permet aux entreprises de s’engager de façon proactive avec les consommateurs, en utilisant un canal qui correspond à leur style de vie actuel.

Chaque interaction compte

Aujourd’hui, chacune des interactions avec le consommateur a le potentiel d’améliorer ou de nuire à l’image de marque de l’entreprise. Selon Zendesk, une firme de gestion de l’expérience client, 89 % des consommateurs vont se tourner vers un compétiteur à la suite d’un mauvais service… Ça vaut la peine de s’y mettre!

Image à la une : Pixabay

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Ressources humaines Technologies

Évolution de la formation professionnelle en ligne

Depuis quelques années, des outils numériques font évoluer la formation professionnelle en ligne. De nouveaux parcours pédagogiques permettent au participant d’apprendre grâce aux échanges avec ses pairs et son formateur. Les diverses activités d’apprentissage ainsi que les récompenses reçues tout au long du parcours représentent des éléments de motivation. Particulièrement adaptées aux entreprises, ces formations font leur entrée dans l’industrie touristique.

 

Les MOOC, des formations ouvertes à tous

L’acronyme MOOC signifie Massive Open Online Course. Il s’agit d’une formation en ligne ouverte à tous, parfois gratuite, souvent avec des options payantes. Ces cours de niveau universitaire sont suivis par un grand nombre de participants pouvant atteindre 100 000 personnes. Traditionnellement donnés par des établissements d’enseignement, de nouveaux cours sont à présent créés par des entreprises privées.

L’apprenant est autonome, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale et collaborative

Comme l’explique dans la revue Espaces, Jean-Marc Tasseto, cofondateur du centre de formation en ligne Coorpacademy, un MOOC est structuré sur un plan pédagogique. Son parcours comprend diverses activités : vidéos, quiz, exercices, évaluations, cas pratiques, classes virtuelles, etc. L’apprenant est autonome, car il n’a pas de formateur, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale (social learning) et collaborative, en apprenant des autres et en expliquant aux autres ce qu’il a appris. La formation dure plusieurs semaines et requiert quelques heures de travail hebdomadaires.

Il existe plusieurs plateformes Web hébergeant des MOOC telles que Coursera, Udacity et Canvas Network. De nombreux MOOC sur le tourisme ont été créés depuis 2014, comme le montre cette liste de l’International Federation for Information Technologies and Travel & Tourism. Ils touchent des sujets aussi variés que le tourisme numérique, l’écotourisme, l’hôtellerie-restauration, le marketing et la distribution.

Les MOOC dans le tourisme

Tourism Academy, une start-up française, crée des MOOC en favorisant un apprentissage ludique grâce à un système de points et d’épreuves en réseau, et en permettant aux meilleurs participants de former leurs collègues en direct.

 

MOOC Accueil Atout France

Source : MOOC Accueil

Elle a récemment produit deux formations interentreprises (des secteurs privé et public) pour tous les professionnels du tourisme, le MOOC Accueil France, en partenariat avec Atout France, et le MOOC Provence-Alpes Côte d’Azur (PACA), réalisé avec cette Région et géré par la Fédération Régionale des Offices de Tourisme. Il s’agit de vidéos sur les comportements touristiques spécifiques des principales clientèles étrangères et sur la maîtrise de sa présence sur Internet, dans le cas du MOOC PACA.

Claude Bannwarth, un des cofondateurs, affirme que dans le cas du MOOC Accueil France, 26 % des inscrits ont acquis le statut de coach dans les six cours proposés, comparativement à une moyenne d’environ 5 % pour les MOOC universitaires.

Tourism Academy a aussi créé quatre cours sur « les Essentiels du tourisme », comprenant 150 vidéos réalisées par des experts (Ludovic Dublanchet, Thomas Yung, Benoit Dudragne et Aurélie Lataix), dont six sont offertes gratuitement.

Tourism Academy MOOC

Source : Vimeo

Les SPOC, des formations pour petits groupes

Les SPOC sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés

Face au succès des MOOC, un nouveau format est apparu en 2014, le SPOC, pour Small Private Online Course. Contrairement aux MOOC, c’est un cours payant qui se donne à un nombre limité de participants et où le formateur joue un rôle de tuteur. Chaque parcours de formation est composé de plusieurs modules thématiques. Ils sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés.

Le formateur français Thomas Yung, spécialisé dans le marketing en ligne pour les établissements d’hébergement, propose deux SPOC : maîtriser sa commercialisation hôtelière en ligne et appréhender, maîtriser et faire de sa e-réputation un avantage. Le participant dispose de deux mois pour suivre la formation à son rythme. Elle inclut des vidéos, des fiches pratiques, des exercices et des quiz. Le formateur assure un accompagnement par des échanges en visioconférences, en répondant aux questions et commentaires émis sur la plateforme et en corrigeant les exercices et les quiz. Les badges offerts à chaque niveau complété créent un effet motivateur, tout comme la possibilité de comparer ses résultats avec les autres.

 

formation en ligne hôtellerie

Source : Artiref

Outre les MOOC et les SPOC, certains acteurs de l’industrie ont aussi ajouté une touche d’interactivité à leurs formations professionnelles en ligne. La Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine (Mopa) en France a mis en place des webséminaires, c’est-à-dire de courts webinaires sur des sujets précis, suivis d’une période de questions en direct par un système de clavardage.

Pourquoi est-ce pertinent pour l’industrie touristique?

Ces formations présentent de nombreux avantages pour l’industrie touristique qui est confrontée à l’enjeu de la qualification de ses travailleurs. Les contraintes liées aux horaires variables, à l’insuffisance des ressources budgétaires et à la multitude de petites et moyennes entreprises nuisent à la mise en place de programmes de formation. Pour Thomas Yung, les SPOC sont apparus comme la solution pour faciliter l’accès à la formation des hôteliers, qui y démontrent un engouement certain. Néanmoins, selon lui, cela reste complémentaire aux cours en classe.

Les MOOC et les SPOC permettent une plus grande flexibilité de temps, de coûts et d’organisation, comme l’explique Pierre Monclos, chef de projet chez Unow, dans la revue Espaces. Selon lui, un MOOC peut permettre de former rapidement des saisonniers, d’enrichir l’apprentissage des langues étrangères ou encore d’améliorer les connaissances d’une destination touristique.

Au delà de l’acquisition des connaissances, l’efficacité de ces formations en ligne se mesure par leur application dans le milieu de travail, comme le souligne Claude Bannwarth de Tourism Academy.

Quelles ressources au Québec?

Au Québec, il existe quelques formations en ligne pour parfaire les connaissances des professionnels du tourisme. Elles sont données entre autres par des associations : Tourisme Îles de la Madeleine, Kéroul et le CQRHT, distributeur des formations emerit et initiateur de la formation en Leadership de supervision. Celle-ci se distingue par son coaching de groupe en ligne, où les participants réfléchissent ensemble à la résolution de problèmes vécus dans leur entreprise. Le consultant Frédéric Gonzalo offre aussi six formations marketing sous forme de webinaires.

 

Quel type de formation est mis en place dans votre entreprise? Ces nouveaux parcours pédagogiques vous semblent-ils adaptés à l’industrie touristique?

 

Source de l’image à la une : © Pexels

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Marketing

Comment bien réussir vos relations de presse

Il n’est pas évident pour une organisation touristique de travailler avec les journalistes. Voici des conseils et des avis de deux experts, afin d’être mieux outillé pour gérer vos relations de presse.

En quoi consistent les relations de presse?

Les relations de presse sont l’outil de communication principal des relations publiques et visent la presse écrite et audiovisuelle. Selon Yann Fortier, stratège et formateur au campus Infopresse, la base pour réussir une opération de relations de presse est « d’avoir une histoire à raconter et, surtout, de savoir comment la raconter pour créer de l’intérêt auprès des bons journalistes, ceux qui ont de l’influence ». Il insiste toutefois pour dire que l’essentiel n’est pas de savoir ce que veulent les journalistes, mais plutôt ce que réclame leur auditoire.

Il n’en demeure pas moins que la connaissance des journalistes permet de prévoir la manière dont le message sera communiqué. Cédric Essiminy, conseiller en relations publiques pour le Parc olympique de Montréal, s’est exprimé sur le sujet lors de la conférence Infopresse sur les relations publiques en entreprise. Selon lui, il y a trois types de journalistes :

  • La vedette, souvent un chroniqueur, qui est présente sur plusieurs plateformes. Elle choisit ses sujets, a une opinion et jouit d’une belle visibilité;
  • L’établi, qui a une grande connaissance de ses sujets. Il est peu connu, mais a de nombreux contacts;
  • Les autres, qui sont plus jeunes et ont moins d’expérience. Les sujets leur sont imposés et ils ne comprennent pas tout le temps les enjeux.

À quoi servent les relations de presse ?

Comme l’explique Cédric Essiminy, les relations de presse servent à véhiculer un message et à occuper l’espace public par un autre moyen que la publicité. 

Les relations de presse servent à véhiculer un message et à occuper l’espace public par un autre moyen que la publicité.

Les relations publiques ne sont pas nécessaires en permanence, mais l’organisation doit néanmoins être prête et apte à faire face à des situations imprévisibles. Leur utilité est différente selon la nature de l’organisation. Elles servent à prendre la défense des membres d’une association; elles donnent plus de notoriété à un organisme à but non lucratif; et elles permettent à une entreprise privée de faire connaître ses produits ou services, d’augmenter ses ventes et d’accroître la notoriété de sa marque.

Les différents types de relations de presse en entreprise

Il existe différentes façons de communiquer un message aux médias. Cédric Essiminy les décrit ainsi :

  • La traditionnelle : émettre un communiqué ou un dossier de presse, appeler des journalistes, faire une entrevue;
  • La visuelle : miser sur des images époustouflantes pour susciter l’intérêt. Un visuel percutant mène souvent à la couverture de la nouvelle par la presse. Par exemple : un stunt publicitaire;
  • L’exclusive : communiquer une annonce uniquement à un média spécialisé pour garantir une expertise dans le traitement de l’information;
  • La jamais-vue : proposer des angles et des visites sans précédent afin de susciter l’engouement. Par exemple : faire visiter une partie de l’établissement non accessible au public;
  • L’ouverture officielle : inviter les médias à une ouverture ou à un lancement;
  • La personnalité : profiter de la présence d’une personnalité connue pour diffuser son message;
  • La non prévue : profiter d’une bonne annonce pour « mousser » ses relations publiques;
  • La collée sur l’actualité : se coller sur l’actualité et en profiter pour diffuser ses messages. Elle implique peu de coûts, mais exige une réactivité importante;
  • L’expérientielle : faire vivre une expérience hors du commun aux journalistes. Par exemple, lors d’une édition du Supermotocross au Parc olympique, les journalistes ont pu faire un tour de piste sur les engins;
  • La bonne histoire : miser sur une anecdote inédite pour faire parler de soi;
  • L’expert : se positionner en tant qu’expert sur certains sujets de prédilection;
  • La controversée : utiliser un sujet polarisant pour faire parler de soi. Par exemple, Uber s’est fait connaître par la controverse que l’entreprise suscite, et non par la publicité traditionnelle. Elle mise d’ailleurs davantage sur les relations de presse que sur la publicité;
  • La conférence de presse : mettre sur pied une conférence de presse pour annoncer sa nouvelle. Cependant, s’il y a un événement de dernière minute plus important, moins de gens se présenteront. 

Qu’est-ce qui fonctionne avec les journalistes?

Les journalistes veulent de la clarté, de la simplicité et du concret.

Selon Yann Fortier, les journalistes veulent de la clarté, de la simplicité et du concret. Il offre sept conseils pour maintenir de bonnes relations avec les médias :

  • Soyez pertinent : le message doit être créatif et personnalisé, collé à l’actualité ou à une tendance du secteur;
  • Soyez honnête : la sincérité vous permettra d’être crédible et respecté;
  • Soyez rapide : transmettez vos messages plus rapidement que prévu pour surpasser les attentes;
  • Soyez empathique : interrogez les journalistes sur leur réalité et leurs défis du quotidien ou demandez-leur des conseils;
  • Soyez patient : les médias doivent gérer une grande quantité d’information le plus rapidement possible; ne vous attendez donc pas à être prioritaire;
  • Soyez réaliste : la réussite des campagnes de relations de presse n’est pas garantie, en raison de nombreux impondérables;
  • Pratiquez le 90-10 : 10 % des journalistes génèrent 90 % de visibilité rentable, alors que 90 % des journalistes génèrent le 10 % restant. Appliquez-vous à attirer l’attention des journalistes influents.

Les relations de presse posent-elles des défis au sein de votre organisation? Si oui, quels sont-ils?

 

Source de l’image à la une : ©Pexels

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Ressources humaines

Recruter et séduire de nouveaux talents

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de difficultés de recrutement, les organisations touristiques doivent faire preuve d’imagination pour attirer dans leurs rangs les meilleurs candidats.

Tendances en matière de recrutement

En début d’année 2016, le magazine Inc. publiait trois tendances en matière de recrutement pour les années à venir, identifiées par Adam Robinson, dirigeant d’une firme de recrutement pour les entreprises canadiennes et américaines. Selon lui :

  • Le bassin des 16 à 24 ans poursuit sa décroissance, réduisant ainsi les options d’embauche pour les postes d’entrée dans une organisation. Il précise que les secteurs des services comme l’hébergement et la restauration ainsi que le commerce de détail doivent se préparer à cette réalité pour les prochaines années.
  • Les entreprises proactives développeront des bases de données de candidats potentiels et établiront des relations avec eux, notamment en démontrant, sur le Web et par les médias sociaux, leur culture d’entreprise et les valeurs qui les animent.
  • Les entreprises averties cibleront les candidats en fonction de leur potentiel plutôt que de leur expérience. On choisit une ressource pour son « savoir-être » et on la forme pour son « savoir-faire ».

 

Dans un contexte où le marché du travail en général s’avère plus favorable aux candidats qu’aux employeurs, l’innovation et la créativité sont à l’honneur non seulement pour démontrer le dynamisme d’une organisation, mais aussi pour mieux attirer les ressources prometteuses. En voici quelques exemples.

Clavarder avec un candidat

La génération Z (16 à 26 ans) a déjà un rapport différent des autres tranches d’âge avec le travail. Dès le départ, elle s’attend à une procédure de recrutement agile, digitale et mobile. Mais attention, le tout doit être récupéré habilement par un humain pour la suite des choses. En ce qui a trait au recrutement, ces jeunes s’attendent à ce que les premiers contacts soient simples, directs et initiés par de multiples canaux (médias sociaux, courriels, clavardage).

À titre d’exemple, les magasins à grande surface Carrefour, en France, lançaient en décembre 2015 la plateforme Web Carrefour recrute. Réalisé en collaboration avec une agence de marketing numérique, le site permet aux internautes d’interroger directement un consultant en recrutement de Carrefour par clavardage. Ils peuvent aussi entrer en contact avec un salarié de Carrefour : un collaborateur-ambassadeur qui s’engage à répondre par courriel. À ce jour, 20 métiers de l’entreprise sont représentés par des collaborateurs-ambassadeurs. Voilà de belles initiatives qui permettent de développer la marque employeur. 

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Source : Le Journal du Net

Faire passer des auditions

Le secteur de l’hôtellerie utilise souvent les termes personnalisation et authenticité lorsqu’il s’agit d’expérience client. Certains établissements ont décidé de les intégrer également dans le processus de recrutement. Les milliers de CV déposés en ligne lors d’ouverture de postes dans de grands hôtels ne permettaient pas d’identifier aisément les candidats ayant le plus de potentiel ou détenant des qualités uniques. C’est ce qui a poussé les groupes Hyatt et Accor Hotels à tester une autre formule : celle des auditions.

Le INK Hotel d’Amsterdam (Accor) a publié sur les médias sociaux une vidéo originale et très ciblée pour annoncer l’ouverture de postes dans son établissement. Elle faisait ressortir l’unicité de chaque individu et de ce qu’il peut apporter à INK par son histoire et sa personnalité :

Deux semaines après la publication, quelque 400 candidats avaient répondu à l’appel sous forme de poèmes, de vidéos et même d’articles de journaux. Cent vingt-cinq personnes ont été invitées à passer des auditions qui consistaient, globalement, en une mise en scène relatant une expérience client. Elles ont dû s’illustrer par d’autres activités, notamment un projet d’équipe, des entrevues et des tableaux d’humeur. La vidéo qui suit présente un condensé de cette journée.

Ce processus devait mener à identifier les personnalités uniques qui allaient devenir l’image de marque de l’établissement d’Amsterdam. À l’issue du processus, soixante personnes ont été embauchées.

Des uniformes au goût du jour

Des chaînes d’hôtel choisissent de vêtir leurs employés de façon particulièrement stylisée afin de rajeunir leur image de marque, et pour plaire à leurs employés et aux jeunes qui envisageraient d’y travailler.

Les hommes qui travaillent à l’hôtel JW Marriott Grand Rapids, au Michigan, portent un habit décontracté avec une bande colorée sur la poche du veston qui s’agence avec la décoration du hall. Le design de cet uniforme est inspiré de commentaires reçus par des visiteurs voulant que les milléniaux préfèrent le look détendu.

Le Hilton West Palm Beach s’est inspiré des bars élégants de New York pour revoir les uniformes de ses employés et attirer davantage de voyageurs milléniaux, tout en conservant son étiquette « Palm Beach Chic ». Les employés occupant les postes de valets porteront une veste de marque Adidas noire; les barmans seront vêtus d’une chic veste de cuir et les baristas porteront dorénavant la casquette plate.

L’Hôtel Indigo de New York, situé dans le secteur artistique de Lower East Side, a choisi d’habiller ses employés dans un style chic et à la mode afin de mieux refléter l’esprit du quartier

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Source : ehotelier.com

Voilà une façon à la fois originale et porteuse pour l’image de la marque, de se faire plus séduisant aux yeux de candidats potentiels.

Se préparer pour les années à venir

Le plan de développement de l’industrie touristique du Québec prévoit un accroissement équivalant à 50 000 emplois d’ici 2020. Alors que les organisations peinent aujourd’hui à pourvoir les postes vacants, la tâche promet d’être ardue dans les années à venir. Des stratégies misant sur différents aspects de la main-d’œuvre devront être mises de l’avant pour faire des entreprises de l’industrie touristique des employeurs convoités.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Gestion

L’information touristique en mode collaboratif (partie 1)

Dans le cadre d’une recherche pour le compte du ministère du Tourisme, nous avons observé de plus près les systèmes de gestion de l’information touristique. Plusieurs régions françaises et la Wallonie en Belgique ont mis en place des plateformes de mutualisation de l’information.

De quoi parle-t-on?

Il s’agit de bases de données touristiques hébergées sur le Web, qui permettent à une multitude d’intervenants d’accéder à de l’information exacte et de travailler à des projets communs. Les données sont utilisées tant de façon territoriale ou sectorielle (réseaux d’hébergement, type de produits, etc.). Ces plateformes peuvent également contenir des articles de presse, des contenus éditoriaux ou des vidéos, et la plupart sont jumelées à un système de réservation auquel grandes et petites entreprises peuvent bénéficier.

Certains de ces outils collaboratifs servent aussi à appuyer une stratégie de gestion de la relation client. En effet, grâce au suivi de l’information touristique consultée par un internaute, un office de tourisme ou encore un prestataire de services peut lui proposer des offres sur-mesure.

Voici un aperçu des avantages pour chacun :

  • Pour les organismes de promotion et d’accueil : accès à des informations libres, fiables et actualisées, à des contenus éditoriaux et multimédias à valeur ajoutée.
  • Pour les entreprises touristiques : occasion de mettre à jour leurs renseignements de manière efficace, sur toutes les plateformes utilisant leurs données. Certaines d’entre elles proposent même des widgets qui peuvent être intégrés au site Web de l’entreprise et personnalisés. À titre d’exemple, un hôtelier peut présenter les attraits se situant dans un rayon de 30 kilomètres; un attrait peut inclure un moteur de recherche d’hébergement aux alentours, etc.
  • Pour tous : la possibilité de créer des projets collaboratifs et des partenariats, afin de valoriser l’offre des destinations de différentes façons.

Des outils sous la loupe


mutualisation_apidaeApidae Tourisme
(nommé Sitra jusqu’en 2015) a été créé en 2004 et avait pour objectif de mutualiser la gestion collective d’une base de données de l’offre touristique pour de multiples usages : renseigner à l’accueil, alimenter des sites Web, etc. Elle permet aujourd’hui aux représentants d’un territoire de construire leur propre stratégie numérique, de renforcer leur présence sur le Web et de créer des liens avec des partenaires. D’abord conçue pour la région Rhône-Alpes, Apidae dispose d’une plateforme de travail collaborative qui dessert maintenant les régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que le département du Tarn. Les chiffres d’utilisation (image ci-contre) présente la situation en avril 2016, mais évoluent constamment.

De plus, le réseau Apidae Tourisme offre à ses utilisateurs un large éventail de services : accompagnement stratégique, veille numérique, soutien au développement, formation en contrôle de la qualité, soutien technique, analyse de la performance et sélection de données.

Les statistiques connues pour Apidae démontrent la pertinence de l’outil : une fiche d’information est envoyée à 6,5 sites en moyenne et peut être transmise à plus de 30 sites s’il s’agit de grands événements. La plateforme est très populaire auprès des acteurs touristiques : 410 000 connexions sur un an pour 7 millions de pages consultées et 137 000 fiches créées ou modifiées (soit 73 % de la base). Rappelons qu’il s’agit d’une plateforme uniquement professionnelle et dont le contenu n’est pas référencé par Google.

Le projet Pivot est une base de données mutualisée de l’information touristique wallonne et un véritable réseau entre les exploitants touristiques de la région qui possèdent leur propre version de la base de données. Interconnectées et synchronisées les unes aux autres, elles permettent le partage d’information à tous les utilisateurs. Pivot comprend un outil de gestion des offres touristiques qui permet, entre autres, la création, la mise à jour et l’extraction de données, la fusion et le publipostage. Ses fonctionnalités facilitent l’alimentation de sites Web, d’applications mobiles, de sites dédiés à la cartographie et incluent des flux renouvelés régulièrement, comme celui de Mons 2015 (capitale européenne de la culture).

Mentionnons d’autres bases de données collaboratives telles que SIRTAQUI en Aquitaine, Auvergne Search (vidéo ci-dessous) ou encore INFOTOUR qui rassemble les informations touristiques régionales de l’Agence du Tourisme de la Corse.

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Source: Auvergne Search

Le Québec sur la bonne voie

Un projet de mutualisation des données touristiques est déjà en place depuis plusieurs années au Québec. Environ 50 % du contenu de la banque d’informations sur les produits et services touristiques du ministère du Tourisme est déjà mutualisé, grâce à la collaboration de trois associations sectorielles qui colligent et fournissent les données des établissements qu’elles classifient : la Corporation de l’industrie touristique regroupant les établissements d’hébergement touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

Un investissement avantageux

Les avantages de ces plateformes semblent nombreux. Elles aident, entre autres, à maintenir la compétitivité avec les entreprises privées qui souhaitent s’approprier l’information touristique pour la diffuser sur leurs sites Web (TripAdvisor, Airbnb ou des agences de voyages en ligne, par exemple). Elles permettent aux destinations d’être plus performantes, plus pertinentes et ainsi, essentielles à ces grands joueurs avec lesquels il demeure important de collaborer. Au fil du temps, la relation n’en sera que plus équilibrée.

De longues périodes de planification, d’intégration des informations et de formation des intervenants ont été nécessaires à leur développement et leur mise en place requiert une équipe permanente de soutien et de la formation continue. À cet effet, le séminaire annuel d’Apidae et le système de parrainage entre certaines entreprises qui maitrisent bien la plateforme et de nouvelles recrues s’avèrent très utiles.

Poursuivez votre lecture avec des exemples concrets d’applications dans la seconde partie de cette analyse.

 

Source :

Chaire de tourisme Transat. « Portrait de l’offre d’information touristique sur le Québec », étude réalisée pour le ministère du Tourisme, décembre 2015.

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Gestion

Exemples de mutualisation de l’information touristique (partie 2)

Nous avons récemment expliqué comment certaines régions ont mutualisé l’information touristique grâce à des bases de données, devenues outils de collaboration, qui profitent à tous les professionnels. Cette lecture est préalable à une pleine compréhension des exemples suivants qui illustrent les possibilités qu’offrent trois de ces plateformes : ApidaeSIRTAQUI et Auvergne Search.

 

Personnaliser l’accueil

Le bureau d’information touristique de Thonon-les-Bains peut accueillir jusqu’à 1000 personnes par jour dans ses locaux. Ses préposés tentent de répondre adéquatement aux besoins des clients qui ont parfois des demandes complexes. Pour ce faire, ils utilisent un outil connecté en continu à Apidae et compatible à tout type d’écran qui facilite l’exploitation de facteurs de segmentation, l’ajout des critères additionnels, et permet une adéquation optimisée avec la demande formulée.

L’outil prend en compte l’espace-temps dans lequel se situe le client et considère les données météorologiques. Il permet aussi la personnalisation de carnets de voyage en version imprimable ou numérique. Mutualisation_thonon2

Source : Thonon-les-Bains

Intégrer des widgets

Quiconque souhaite ajouter du contenu touristique gratuit à son site Web peut intégrer l’un des widgets d’Apidae. Il peut notamment choisir d’afficher les événements, les actualités, les activités culturelles ou sportives de la région dans le format qui lui convient. Voici l’exemple d’un camping qui affiche un agenda des événements alimenté automatiquement par la base de données. De nombreux autres exemples sont répertoriés ici (rappelons qu’Apidae se nommait Sitra jusqu’à tout récemment). Rappelons que les gestionnaires d’événements mettent eux-mêmes à jour leur fiche.

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Source : Camping Saint-James Les Pins

Alimenter un site Web couvrant plusieurs régions administratives

ViaRhona est un itinéraire dédié aux transports doux de Genève à la Méditerranée. Sa mise en marché nécessite la mobilisation de tous les niveaux territoriaux (local, départemental, régional, national). Apidae permet l’identification des offres touristiques répondant aux attentes des clientèles en vélos et alimente les outils d’information et de promotion de ViaRhona :

  • Son site Web viarhona.com
  • Les demandes des opérateurs de tours, des groupes, de la presse et les recherches de contenu
  • Sa future application mobile

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Source : ViaRhona

Adapter les services au cycle de vie du voyageur

L’Office de tourisme de Nyons a mis en place une stratégie multicanal développée avec des outils adaptés à chaque moment du parcours client. La base de données Apidae appuie la démarche.

Avant le voyage

  • Un site Web adapté, alimenté par Apidae
  • Une présence ciblée sur les médias sociaux (dont Facebook qui inclut un widget alimenté par Apidae)

Pendant

  • Accueil physique agréable et efficace
  • Outils numériques en complément : une borne d’information 24h/24h alimentée par Apidae et une version mobile du site Web

Après

  • Invitations à partager des expériences sur le site Web, sur les médias sociaux, etc.
  • Fidélisation de la clientèle : bulletin, fichier client pour des offres personnalisées, offres affinitaires, enquête de satisfaction

Rediriger le voyageur vers le site mobile correspondant à sa situation géographique

Le comité départemental de tourisme Béarn Pays Basque a créé un outil qui permet de réaliser, sans coût supplémentaire, une collection de sites mobiles de destination ou thématiques (mon64.com, monbearn.com, monpaysbasque.fr et d’autres), alimentés à partir de SIRTAQUI. L’élément particulièrement intéressant de cet outil est que le voyageur en déplacement est automatiquement redirigé vers le site mobile le plus pertinent, en fonction de sa position géographique.

Par exemple, si celui-ci arrive à la limite d’une destination couverte par un site Web qu’il a consulté, il sera invité à basculer vers le site de la région où il se trouve désormais et recevra ainsi les informations de cette zone.

Chaque territoire peut développer le site mobile qui lui convient et prioriser son offre. Une charte commune existe, mais les feuilles de styles, les pictogrammes, les rubriques sont personnalisables. Le voyageur a donc accès à l’information avec une certaine continuité.

Gérer la relation client

Vaison-la-Romaine a développé une stratégie globale alliant maîtrise de l’information, mise en valeur de la destination et coordination de l’accueil, auquel s’ajoute également un volet de gestion de la relation client (GRC). En effet, le comportement de navigation sur le site alimenté par Apidae est tracé et sert à mieux comprendre les intérêts du client. L’office de tourisme (OT) peut ensuite déployer des actions de GRC efficaces (courriels personnalisés de l’OT et partage des profils avec les prestataires de services comme les hôteliers).

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Source : Vaison-la-Romaine

La réalisation de ce projet complexe a nécessité deux ans de travail. Outre le site Web, le système de gestion de la relation client, basé sur l’outil Koézio, a été redéveloppé pour pouvoir être intégré à Apidae.

Déclinaison de sites mobiles

Le site mobile adaptif de l’Auvergne peut être décliné en sites mobiles pour les différents territoires de la région. Alimentée par la base de données Auvergne Search, la version offerte aux plus petites destinations permet, entre autres fonctionnalités, d’avoir une adresse Web propre, de personnaliser les « incontournables », d’accéder à l’offre touristique de proximité « Autour de moi » sans limites géographiques administratives.

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Site mobile du territoire Riom Limagne

 

Bien qu’il s’agisse de démarches d’envergure, la mise en place de telles bases de données partagées permet de développer de meilleurs outils de planification de voyage et d’accueil, et offre une multitude de possibilités. Au Québec, on s’intéresse non seulement à ces façons de faire, mais la démarche est même déjà amorcée avec la mutualisation des données la Corporation de l’industrie touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

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Ressources humaines

Fidélisation des employés, et si on commençait par les superviseurs?

La qualité de la supervision a un effet direct sur l’engagement des employés. Une bonne relation de supervision permet de diminuer le taux de roulement et de fidéliser le personnel de première ligne, les bêtes noires du tourisme. Confrontés à des exigences toujours plus grandes et des environnements plus complexes, les superviseurs doivent composer avec un rôle en pleine mutation. C’est pourquoi il s’avère si important de leur apporter le support nécessaire à l’accomplissement de leur mission.

La relation avec son supérieur

La firme de développement organisationnel Alia Conseil a étudié le phénomène des travailleurs qui prennent la décision de démissionner. « À la question à savoir pourquoi ils quittaient leur emploi, la réponse invoquée était leur supérieur immédiat », précise la présidente Catherine Privé. « On choisit une organisation pour sa réputation, les avantages et les conditions offertes. On quitte un patron parce qu’on est déçu pour plusieurs raisons, entre autres, le manque d’encadrement ».

L’inverse est également vrai, une relation positive avec son supérieur immédiat peut créer de l’engagement. Les employés construisent leur lien avec l’entreprise (soit les bases de la fidélisation) à travers une relation réussie avec leur supérieur. Les attributs d’un bon patron sont nombreux, mais c’est la qualité du soutien qu’il apporte à son équipe qui serait son plus grand atout. Pourquoi? Selon la théorie du « donnant-donnant » que l’on peut appliquer à cette relation professionnelle : les supérieurs qui soutiennent volontairement leurs employés, créent le désir de redonner à l’organisation.

Mais revenons à nos superviseurs de première ligne. Ceux-ci sont également des employés, ils ont donc besoin d’être bien encadrés pour pouvoir soutenir adéquatement leurs troupes. Aujourd’hui, on attend des superviseurs qu’ils se comportent en coach. On doit donc s’assurer qu’ils ne se retrouvent pas dans la situation paradoxale du cordonnier mal chaussé.

Briser l’isolement

Les nouveaux chefs d’équipe sont soumis à une grande pression : ils doivent prouver qu’ils peuvent rapidement être productifs, et ce, sans préparation. Dans ce contexte, pas étonnant qu’ils fassent tout pour paraître à la hauteur de la situation et ne pas afficher leur vulnérabilité.

Souvent recrutés à l’interne, les superviseurs doivent aussi développer une nouvelle relation avec leurs anciens confrères de travail et établir leur crédibilité. Comme ils ne sont pas non plus membres de la direction, ils peuvent se sentir isolés et avoir plus de difficulté à combler leur besoin d’appartenance. Pour toutes ces raisons, il est préférable de parer ces embûches et de prévoir des moments d’échanges, afin que le chef d’équipe puisse obtenir de l’aide et apprivoiser son nouveau rôle.

Accroître le sentiment de contrôle

Selon une étude du CQRHT, les employés qui accèdent à l’échelon de supervision le font par goût du défi et du dépassement. Les superviseurs sont choisis pour leur engagement et leur désir de faire une différence dans l’organisation. Pourtant, ils se situent souvent en position de « super exécutants »; ils voient augmenter leur niveau de responsabilité, mais par leur pouvoir.

Pris entre l’arbre et l’écorce, ils doivent régulièrement faire accepter à leurs employés des décisions qu’ils n’ont pas prises et avec lesquelles ils ne sont pas nécessairement d’accord. Lorsque c’est le cas, ils se retrouvent dans un état d’inconfort, car ils doivent adopter des comportements contraires à leur croyance. On appelle cet état de tension psychologique la « dissonance cognitive » et ses impacts sur la santé psychologique et l’engagement sont très néfastes.

Pour éviter ces effets, il est primordial de les consulter sur les décisions qui concernent leur équipe. Les membres de la direction doivent tenter d’accroître leur pouvoir d’agir afin qu’ils puissent réellement mesurer leur contribution à l’organisation.

Transférer les apprentissages

Une bonne façon d’améliorer le sentiment d’efficacité consiste à offrir de la formation. Le CQRHT a d’ailleurs conçu récemment la série d’ateliers Leadership de supervision qui s’inscrit tout à fait dans ce contexte. Cette formule d’apprentissage combine donc l’enseignement en ligne et le coaching de groupe ; une forme de codéveloppement où les apprenants participent activement à la résolution des problèmes vécus par les différents membres. L’objectif est de renforcer la confiance et d’apprivoiser son nouveau rôle.

Mais attention ! La meilleure des formations restera veine si les connaissances ne sont pas réinvesties et déployées dans la situation de travail. L’employé récemment formé doit sentir qu’il est en mesure d’appliquer concrètement ce qu’il a appris. Le rôle du gestionnaire est donc de soutenir le transfert d’apprentissage en s’assurant que son employé ne ressente pas la frustration d’une incohérence entre la théorie et la pratique.

De grands impacts à faibles coûts

Finalement, le sentiment de soutien s’accroît par de petites actions au quotidien : s’intéresser aux opinions, aux valeurs et aux problèmes des employés, les appuyer au moment où ils font face à des situations difficiles et défendre leur réputation au besoin. Ces actions seront encore plus significatives aux yeux de l’employé (tout niveau hiérarchique confondu), si elles sont perçues comme spontanées et désintéressées.

Les employés se sentent davantage soutenus, lorsqu’ils perçoivent que l’on fait tout en notre pouvoir pour leur donner les ressources nécessaires pour bien exécuter leur travail. Pour ce faire, le supérieur doit être transparent et communiquer fréquemment. Il n’y a donc pas de soutien sans proximité, sans confiance et sans écoute.

Cela démontre bien que les meilleures pratiques de ressources humaines ne sont pas toujours coûteuses! En vous assurant que vos superviseurs sont bien épaulés, vous bénéficierez de tout un effet de levier sur l’engagement de l’ensemble de votre personnel.

 

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