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Hébergement

Guide de la montée en gamme en hôtellerie

En tant que gestionnaire, sensibiliser et former les employés à la montée en gamme (upselling) est un moyen efficace d’augmenter le revenu par chambre disponible (RevPAR) tout en favorisant la satisfaction de la clientèle. Proposer à cette dernière des catégories de chambres supérieures ou des tarifs différents contribue à une expérience qui dépasse ses attentes. Voici quelques conseils et bonnes pratiques pour vendre des surclassements.

 

Bien connaître les chambres pour mieux vendre

Le fort taux de roulement pose un défi aux établissements qui doivent bien former le personnel sur les différences entre chaque catégorie de chambres et de suites pour être en mesure de vendre des surclassements. Dans ce contexte, organiser des tournées de familiarisation et encourager les employés à tenir compte des différents profils de clients constituent des façons de proposer des chambres correspondant aux besoins et aux désirs de chacun. Par exemple, un couple souhaitera une gamme supérieure pour une vue exceptionnelle sur le fleuve alors qu’une famille privilégiera plus d’espace.

Une autre option est d’organiser des réunions d’équipe dans les chambres des catégories supérieures et dans les suites. Si l’horaire ne le permet pas, il est possible de les explorer individuellement pendant les périodes creuses de la journée. Durant les visites, le gestionnaire peut demander à chacun des employés de noter quelques détails de la chambre et les raisons pour lesquelles ils l’ont aimé. Il les invite ensuite à partager leurs impressions au cours d’une discussion. Ainsi familiarisé avec les produits de l’établissement, le personnel gagnera en confiance et sera plus enclin à proposer des offres adaptées à chaque client.

En contrepartie, les employés de longue date connaissent les atouts de chaque catégorie de chambres (vue, luminosité, espace, emplacement sur l’étage, etc.), mais peuvent oublier de les mettre en valeur pendant le processus de vente. Les sensibiliser à l’importance de la stratégie de montée en gamme apparait alors aussi nécessaire que la formation.

Les techniques de vente essentielles

Une fois que le personnel possède une bonne connaissance des produits, la deuxième étape consiste à trouver la façon de vendre des options adaptées aux besoins des clients. La montée en gamme requiert autant de « savoir-faire » que de « savoir-être » de la part des employés, qui doivent faire preuve de tact et de jugement. Voici plusieurs techniques et conseils :

  • Commencez par proposer différentes options de tarifs (prépayés, flexibles, etc.) au client, puis offrez-lui le choix entre deux ou trois types de chambres. En procédant ainsi, vous évitez de perdre du temps en énonçant deux tarifs pour chaque type de chambre.
  • Rassurez le client sur son choix initial, pour éviter qu’il croie que son option est mauvaise : « la chambre que vous avez réservée est très confortable, mais puis-je vous présenter les atouts de la chambre supérieure ? ».
  • Mettez en avant le caractère exclusif de l’offre : « certaines de nos chambres deluxe sont disponibles uniquement ce soir/pour cette date ».
  • Présentez le montant raisonnable de la montée en gamme : « pour seulement 30 $ de plus, vous disposerez d’une chambre de catégorie supérieure avec une superbe vue sur le fleuve ».

Enfin, de nombreuses chaînes proposent des surclassements « en attente » (standby upgrades). Cette stratégie permet de proposer au client ayant réservé une chambre standard, un surclassement à tarif réduit, valide uniquement s’il reste des chambres de la gamme supérieure le jour de l’arrivée.

La nécessité d’un encadrement

Dans le but d’aider les employés à vendre des surclassements, il est important de mettre en place une structure de prix. Introduire un montant fixe pour chaque gamme supérieure (par exemple 30 $) est une pratique qui permet à l’hôtel de générer des revenus additionnels, tout en donnant l’option au client d’être surclassé à un tarif raisonnable.

Outre cette procédure, les employés doivent disposer d’un système de gestion (PMS pour la réception et CRS pour le service des réservations) pour être efficaces. De plus, cet outil permet de proposer des offres personnalisées selon l’historique du client.

Il s’avère utile d’organiser sur une base régulière une courte réunion d’équipe. Les gestionnaires informent le personnel des tarifs spéciaux et des codes à appliquer dans le système de gestion. Une note informative peut aussi être affichée à l’arrière de la réception et dans le bureau des réservations.

Pour inciter les employés à vendre des surclassements, il est avantageux d’instaurer un système de récompenses. Afin de mesurer la performance de chacun des employés, il est possible de calculer la moyenne de leurs ventes de montée en gamme par réservation effectuée, ou simplement la moyenne du revenu généré par réservation. C’est ensuite plus simple de déterminer un seuil ou un quota de vente à partir duquel les commissions sont offertes. Cela dit, certaines recherches émettent des doutes quant à l’efficacité de ces programmes.

Multiplier les incitatifs pour le client

Les surclassements font partie des nombreux produits et services générant des revenus complémentaires. La nourriture et les boissons sont un autre poste de vente qui, intégré dans un forfait, permet d’ajouter une plus-value à la montée en gamme. C’est le cas des hôtels Doubletree by Hilton qui proposent un « petit extra de surclassement » au tarif des chambres standard. Ainsi, pour un supplément allant de 25 $ à 35 $ par nuit, les clients ont le choix entre trois options, incluant, selon le prix, l’accès Wi-Fi, des collations ou encore l’accès à un comptoir de nourriture et boissons en libre-service.

DoubleTree by Hilton propose le forfait Little Extras Upgrade

Source : Doubletree by Hilton

En somme, avec une formation, un langage adapté et des moyens techniques, les employés possèdent les outils et l’assurance nécessaires pour effectuer des ventes de montée en gamme.

Comment favorisez-vous les ventes de montée en gamme dans votre établissement ?

 

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Analyse rédigée en collaboration avec Kathleen Murphy.

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Hébergement Marketing

Nouveautés dans les programmes de fidélisation hôteliers

Plusieurs études démontrent l’efficacité des programmes de fidélisation hôteliers, mais des chiffres récents révèlent que la clientèle semble les délaisser, ce qui a poussé les gestionnaires à réagir et à entreprendre des changements. Coup d’œil sur ces nouveautés.

Les programmes de fidélisation ont toujours la côte

Kalibri Labs, un spécialiste de données numériques, a effectué une étude auprès de 25 000 hôtels aux États-Unis en 2016. Les auteurs ont constaté une hausse des nuitées provenant des membres de programmes de fidélisation, entre 2014 et 2016 (voir le graphique 1). L’augmentation la plus marquée était celle du segment économique (32 %), malgré le fait qu’on y observait la plus faible proportion de clients fidèles. Autre fait important, plus de la moitié des nuitées dans les hôtels de gamme supérieure (hors luxe) étaient effectuées par les détenteurs de carte de membre. Ce taux de pénétration s’est hissé à 60 % pour les établissements haut de gamme en 2016.

Graphique sondage hoteliers programme de fidelisation

Les avantages de cet outil marketing ne sont plus à prouver. Selon une étude de l’Université Cornell publiée en 2015, les membres des programmes de fidélisation des hôteliers indépendants généraient 50 % plus de revenus annuels que les non-membres. Une analyse du Réseau de veille mettait aussi en évidence l’effet positif d’un programme de fidélisation sur les réservations d’un établissement et sur la fréquence des séjours des clients membres.

Certains membres inactifs et insatisfaits

La firme d’intelligence d’affaires Skift estime qu’en 2015, les membres des programmes de fidélisation des principales chaînes hôtelières ont augmenté en moyenne de 13 % comparativement à 2014, totalisant plus de 344 millions d’abonnements. Néanmoins, plus de la moitié de ces comptes seraient inactifs ou expirés, c’est-à-dire que leurs titulaires n’auraient pas échangé leurs points ou leurs miles depuis un an à un an et demi. À titre de comparaison, cette proportion est beaucoup moins forte que dans le secteur aérien aux États-Unis, où 80 % des membres sont inactifs, selon les chiffres 2016 de l’Association du transport aérien international.

D’après le groupe Collinson, une entreprise internationale qui accompagne les marques dans leurs stratégies de fidélisation, la confusion et la frustration font partie des principales raisons pour lesquelles les consommateurs n’utilisent pas leurs cartes ou résilient leur adhésion (tous secteurs d’activité confondus). Le fonctionnement de ces programmes serait confus et les multiples paliers à franchir nuisent à leur compréhension, affirme Christopher K. Anderson du centre de recherche en hôtellerie de l’Université Cornell. Résultat, 72 % des opinions formulées sur les médias sociaux à propos des programmes de fidélisation hôteliers sont négatifs, selon une étude de la firme-conseil Capgemini de 2015.

Offrir des privilèges adaptés aux besoins de la clientèle

Aujourd’hui, les changements d’habitudes des consommateurs et l’omniprésence du numérique poussent les entreprises à redéfinir leur vision de la fidélité. Selon Emanuel Baudart, responsable du service client chez AccorHotels, la notion de récompense doit évoluer vers celle de la reconnaissance. Pour cela, une approche personnalisée est à considérer.

Les hôtels indépendants peuvent agir à leur échelle en interrogeant la clientèle sur ses attentes en matière de récompenses. Par exemple, un sondage de l’agence Fuel réalisé en 2016 auprès de 2300 voyageurs d’agrément américains révélait que 78 % d’entre eux préféraient recevoir de petits rabais ou des privilèges à utiliser immédiatement plutôt que de se voir offrir un cadeau de plus grande valeur pour leur prochain voyage.

78 % d’entre eux préféraient recevoir de petits rabais ou des privilèges à utiliser immédiatement

Les hôtels Choice répondent à ce besoin depuis 2016 avec « Your Extras », des récompenses offertes dès l’arrivée dans l’établissement. Le client a le choix entre 500 points, 100 air miles, un crédit de 2,50 $ sur Amazon ou Uber ou encore une carte cadeau de 5 $ de Tim Hortons, échangeables en tout temps. Dans un souci de répondre aux besoins de sa clientèle, le groupe IHG permet aux membres Rewards Club de demander au concierge du programme d’ajouter des récompenses qui ne sont pas offertes, telles que des billets pour un événement à venir ou encore un nouvel outil technologique.

Récolter des points pour vivre des expériences

À l’instar de l’ensemble des stratégies marketing dans le tourisme, les programmes de fidélisation misent aujourd’hui sur l’expérience client pour ajouter de la valeur aux privilèges offerts. C’est notamment un moyen d’attirer la génération des milléniaux, friands de ces nouveautés. La chaîne Starwood a été précurseur de cette tendance en créant les SPG Moments, des récompenses sous forme d’accès VIP à des événements sportifs, culturels, culinaires ou encore musicaux.

Recompenses Starwood Preferred Guest

Source : Starwood Preferred Guest

Depuis, d’autres groupes tels que IHG, Wyndham et Marriott ont emboîté le pas. Ce dernier, qui a racheté Starwood en 2016, propose sur le site Experiences marketplace d’échanger des points contre des voyages d’aventure, des concerts, des accès VIP à des événements sportifs ou encore des festivals culinaires. Pour pouvoir offrir ces privilèges, le groupe a développé des partenariats avec, entre autres, des ligues de basketball et de football américain. C’est aussi le cas de

Reconnaître leur fidélité tout au long de l’année par une offre d’expériences variées est la nouvelle tendance

AccorHotels qui, en devenant le commanditaire du Palais Omnisports de Paris Bercy en 2015, a permis à ses membres de bénéficier de plusieurs privilèges, dont l’accès à des loges réservées et la possibilité d’acheter leurs billets en prévente. Bien souvent, des rabais ou des gratuités sont offerts suivant le statut des membres, sans avoir à les échanger contre des points.

Enfin, le nouveau programme de fidélisation de Hyatt, World of Hyatt, se distingue par le message qu’il véhicule. Outre la promesse d’expériences uniques en voyage, il promeut un « monde de compréhension » basé sur la rencontre avec la population locale.

Les hôteliers l’ont compris, la satisfaction des voyageurs dépasse le cadre de l’hôtel, voire de leur séjour. Reconnaître leur fidélité tout au long de l’année par une offre d’expériences variées est la nouvelle tendance.

Les multiples avantages de ces améliorations

Les hôteliers brandissent leurs programmes de fidélité comme une arme pour concurrencer les agences de voyages en ligne. La clientèle est incitée à réserver en direct pour accumuler des points et profiter des nombreux privilèges qui leur sont offerts exclusivement. Les nouvelles récompenses, axées sur les expériences, rendent ces programmes attractifs et favorisent l’engagement à long terme de la clientèle.

Et vous, comment récompensez-vous vos clients fidèles ?

 

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Ressources humaines

Les milléniaux boudent-ils vos emplois?

La génération du millénaire est désormais majoritaire sur le marché du travail. Quoiqu’ils soient présents depuis une quinzaine d’années, leur intégration demeure pourtant l’une des grandes préoccupations des gestionnaires. La littérature managériale concernant leurs besoins et leurs attentes abonde. Alors, pourquoi certaines organisations peinent-elles toujours à les attirer et à les fidéliser?

Qui sont-ils?

On doit à William Strauss et Neil Howe l’utilisation du terme « milléniaux » pour désigner les jeunes nés entre 1982 et 2004 (lire aussi sur la génération Y et la génération Z). D’emblée, il faut mentionner que les chercheurs qui ont scruté les comportements de cette génération obtiennent des résultats fort variés.

Les milléniaux ont grandi dans une période de transformation radicale sur le plan des technologies, du marché et des relations d’emploi. Cette époque de mutation importante et de grande instabilité a donné naissance à une génération toute à son image. Les jeunes d’aujourd’hui forment un groupe de travailleurs très fragmenté, ce qui en fait une catégorie d’employés difficile à déchiffrer. Il faut donc plus que jamais se méfier des généralisations.

Des besoins différents?

Les chercheurs Gilles Guérin et Tania Saba soulignent que les jeunes employés ont des besoins assez similaires à ceux exprimés par la plupart des travailleurs : de la reconnaissance, de l’autonomie, des horaires flexibles et un travail qui a du sens. Pour le reste, le type d’emploi convoité et la période de vie expliqueraient davantage les attentes particulières des jeunes à l’égard de leur travail.

Des conditions de travail « douloureuses »?

Connaissez-vous l’allégorie de la grenouille? Plongée dans une casserole d’eau bouillante, celle-ci en sortirait au plus vite, alors que dans une casserole d’eau froide chauffée lentement, elle resterait bien sagement dans l’eau. Cette métaphore illustre bien la réaction des milléniaux lors de leur entrée sur le marché du travail. Les milléniaux sont beaucoup plus prompts et réactifs face à une organisation qui n’adopte pas des pratiques de gestion des ressources humaines modernes.

Leur caractère impatient est d’ailleurs l’une de leurs rares caractéristiques faisant consensus. Pour fidéliser cette génération dans un emploi, rien ne sert de miser sur les avantages à long terme tels que la retraite et la possibilité de faire carrière. La désormais célèbre expression YOLO (You Live Only Once) se traduit aussi dans leur désir d’évoluer dans un milieu de travail qui leur plaît au quotidien.

Une forme « désuète » de management?

Beaucoup d’organisations adoptent encore une structure dite « mécaniste », c’est-à-dire une gestion avec des tâches et procédures très formalisées et une hiérarchie forte. Or les individus, particulièrement les milléniaux, recherchent au contraire plus de fluidité et de flexibilité dans le travail. Ces exigences correspondent davantage à un type d’organisation « organique », plus approprié pour faire face à des environnements complexes et changeants.

Si les milléniaux boudent certaines organisations, c’est que celles-ci tardent encore à adapter leur structure et leur culture organisationnelle pour être en adéquation avec leur époque. Selon la théorie de Darwin, seuls ceux qui s’adaptent survivent…

De bonnes pratiques reconnues

Bonne nouvelle : nul besoin de réinventer la roue pour séduire les milléniaux. Il faut plutôt créer un environnement de travail mobilisant et inspirant en instaurant des pratiques de gestion tout à fait actuelles :

Doit-on chouchouter les milléniaux?

Afin d’éviter les tensions intergénérationnelles et la jalousie, les organisations doivent faire preuve d’équité.

Dans un milieu de travail sain, toutes les générations d’employés se sentent respectées et valorisées (lire aussi Attirer et fidéliser les travailleurs expérimentés). La jalousie au travail est souvent associée à un sentiment d’infériorité, à une intense frustration et à une hostilité plus ou moins ouverte à l’égard de l’autre. Les conflits intergénérationnels tendent à naître dans des climats de travail où l’on attise la compétition et où il y a un manque de reconnaissance généralisé.

Équité et flexibilité

En ce qui a trait à la rémunération globale, les avantages sociaux à la carte ont la côte auprès de toutes les générations. Les milléniaux apprécient la flexibilité de pouvoir choisir des conditions de travail qui correspondent à leur situation personnelle. Dans ce contexte de traitement individualisé, il est important de communiquer clairement avec les employés afin de maintenir la perception de traitement équitable.

Tous les travailleurs méritent de vivre une expérience employé de première classe. Un employeur qui adopte de bonnes pratiques de gestion des ressources humaines et qui s’adapte rapidement à son environnement a donc tout ce qu’il faut pour attirer et fidéliser les talents, qu’ils soient des milléniaux ou non.

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Gestion

Mesurer le tourisme à l’échelle régionale

Dans un rapport publié en 2016, l’OCDE a recensé de nombreuses bonnes pratiques de mesure du tourisme au niveau régional. Le Réseau de veille en a sélectionné deux qui, au-delà de leur fiabilité et leur transférabilité à d’autres pays, se distinguent par leur méthodologie, leur utilité, le territoire étudié, les indicateurs retenus et leur accessibilité. Au Québec, le baromètre touristique régional est un outil qui suscite l’intérêt des associations touristiques régionales. Ces projets orchestrés sur le plan national garantissent une comparabilité des résultats d’un point de vue géographique et historique.

Importance de la mesure du tourisme

L’utilisation d’indicateurs pertinents est primordiale pour tous les décideurs de l’industrie touristique. Ils sont utiles pour justifier de nouveaux investissements publics ou privés, planifier le développement de la destination ou encore orienter les campagnes de marketing. Dans le cadre de son Symposium sur les mesures de performance et les contributions du tourisme en 2012, la Chaire de tourisme Transat a rédigé un document de réflexion qui présente les différents moyens de mesure du tourisme et leur utilité. L’étude de l’OCDE constitue un complément d’information. Elle démontre l’intérêt d’appréhender le rôle du tourisme en tant que catalyseur du développement régional.

Autriche : visualiser la demande touristique grâce à des cartes interactives

Le tourisme fait partie des thèmes présentés dans les cartes interactives i.MAP de Statistics Austria, l’office national de statistique d’Autriche. Les données proviennent principalement des 67 000 hébergements commerciaux et privés, situés dans des municipalités qui génèrent plus d’un millier de nuitées par année et regroupées dans 101 régions touristiques.

Méthodologie

Statistics Austria travaille en collaboration avec les municipalités pour recueillir les données, fournies mensuellement ou annuellement selon le type de statistiques, qui permettent de mesurer la demande touristique. Les indicateurs utilisés sont les suivants :

  • le nombre d’arrivées selon le pays d’origine (environ 70 marchés, incluant les pays étrangers, les provinces autrichiennes et sept régions allemandes) ;
  • le nombre de séjours avec nuitées et la durée moyenne du séjour selon le pays d’origine ;
  • la part de marché selon le pays d’origine ;
  • le taux moyen de progression des séjours avec nuitées selon le pays d’origine sur les cinq dernières périodes (une période pouvant être un mois, un trimestre, une saison, une année, voire une décennie) ;
  • la part des hôtels 4 et 5 étoiles dans l’ensemble des séjours avec nuitées au sein d’une destination ;
  • l’intensité touristique selon la période (part des touristes parmi la population totale) ;
  • le taux net d’occupation des lits.

Avantages de cet outil

Les cartes interactives permettent d’obtenir les données qui répondent aux besoins de chacun puisqu’il est possible de les ventiler à l’échelle régionale, municipale ou du district, selon le type d’hébergement, le pays d’origine ou la période (mensuelle, estivale ou hivernale et annuelle). Les régions touristiques peuvent comparer leur performance, visualiser l’évolution de la demande ou encore identifier l’importance de chaque marché. Par exemple, la carte ci-dessous indique la part des visiteurs allemands parmi l’ensemble des arrivées. On s’aperçoit que les régions de l’Ouest et du Sud-Ouest sont fortement dépendantes de ces touristes puisqu’à certains endroits, plus de 80 % des touristes sont Allemands.

iMAP Outil de mesure du tourisme

Source : Statistics Austria

De par son échelle géographique précise, cet outil de visualisation est utile tant pour la planification touristique d’une région que pour la mise en marché et la promotion de son territoire.

Finlande : mesurer l’impact socioéconomique des aires protégées

Parks & Wildlife Finland, une unité gouvernementale finlandaise qui gère l’ensemble des parcs nationaux et autres aires protégées détenus par l’État, en collaboration avec l’agence publique Finnish Forest Research Institute, mesure l’impact de la dépense des visiteurs des aires protégées sur l’économie locale. Au Québec, certains parcs, comme les parcs régionaux des Laurentides, utilisent une méthode similaire pour évaluer leur impact sur la communauté locale.

Méthodologie 

La réussite de ce projet tient du fait que Parks & Wildlife Finland a utilisé un système standardisé de suivi de la fréquentation déjà existant, l’ASTA (système de bases de données recensant des informations sur les visiteurs), pour y intégrer un nouveau calcul. Trois variables sont utilisées : le nombre de visites, les dépenses des visiteurs et un ensemble de multiplicateurs qui rendent compte de la manière dont ces dépenses circulent et se multiplient dans l’économie locale.

Résultats 

En 2016, l’organisme estime que les retombées économiques locales des dépenses des visiteurs de parcs nationaux (39 aires au total) s’élevaient à 178,9 millions d’euros et ont généré 1774 emplois à temps plein. Lorsque Parks & Wildlife Finland investit un euro d’argent public dans les services de randonnées, plus de 10 euros en moyenne reviennent à l’économie locale et 14 euros pour les parcs à proximité des stations de ski. Les données disponibles pour chacun des parcs ont permis de démontrer que les répercussions économiques sont plus importantes pour les parcs situés près des centres touristiques.

Avantages de cet outil

Les politiciens, les décideurs locaux et les bailleurs de fonds ont pu constater des retombées positives des investissements publics dans les aires protégées. Le secteur privé a été sensibilisé au potentiel commercial offert par ces lieux. Autre avantage, celui de pouvoir identifier les aires protégées les plus performantes pour appliquer les facteurs de réussite sur celles qui le sont moins.

Parks & Wildlife Finland ne s’est pas arrêté là puisque l’organisme a récemment mis en place une méthode de mesure des bienfaits perçus de la fréquentation des aires protégées en termes de santé et de bien-être.

Au Québec : le baromètre touristique régional

Le modèle intersectoriel de l’Institut de la statistique du Québec est un outil souvent utilisé par les acteurs touristiques pour élaborer des études d’impact économique à l’échelle du Québec, mais aussi d’une région ou d’une municipalité. Depuis 2014, il existe un nouvel outil spécifique à l’industrie, le baromètre touristique régional. Il a été créé à l’initiative du Réseau de connaissances stratégiques du ministère du Tourisme du Québec et a été mis en place par la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.

Voici, à titre d’exemple, les résultats d’un profil de clientèle dans la région Chaudière-Appalaches pour la saison d’été 2015. Ils présentent le profil et le comportement des visiteurs avant et pendant le séjour, leur niveau de satisfaction et leurs intentions de visites.

barometre touristique regional Chaire de tourisme

Source : Tourisme Chaudière-Appalaches

Pour la période 2016-2017, le baromètre (qui comprend le panier d’indicateurs et le sondage en continu auprès de la clientèle touristique) a été déployé en partie ou entièrement dans 20 associations touristiques régionales, ce qui démontre que cet outil répond à un réel besoin de l’industrie. 

Quels sont les outils et les indicateurs que vous utilisez pour mesurer votre performance touristique ?

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Technologies

MT Lab encourage l’innovation en tourisme

Jusqu’au 5 mai 2017, les start-ups dans le domaine du tourisme, de la culture et du divertissement peuvent présenter leur candidature afin d’intégrer l’incubateur montréalais MT Lab. La première cohorte sera constituée de huit jeunes pousses innovantes de toutes nationalités, en phase d’amorçage ou de décollage. Leur modèle d’affaires doit reposer sur l’une des thématiques suivantes :

  • meilleure connaissance de la clientèle ;
  • enrichissement de l’expérience du parcours ;
  • approche innovante dans les processus d’affaires ;
  • amélioration de l’impact social et durable.

Le comité de pilotage du MT Lab qui accompagnera les start-ups est composé des membres suivants : Aéroports de Montréal, Air Canada, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, l’ITHQ, Loto-Québec, la Sépaq et Tourisme Montréal. Voici ce qu’offre le programme d’incubation, réparti en 4 cycles de trois mois, de juin 2017 à mai 2018 :

  • une connaissance de l’écosystème des start-ups et une connexion à ce dernier ;
  • une validation de la proposition de valeur ;
  • une stratégie de commercialisation et de mise en marché (locale, nationale et internationale) ;
  • une préparation aux « démos days» devant les équipes des partenaires pertinents ;
  • du mentorat offert par des leaders de l’industrie et de la recherche ;
  • un accès et de la visibilité auprès des partenaires, de l’ESG et de leurs réseaux ;
  • une possibilité d’échange avec le Welcome City Lab, l’incubateur touristique à Paris ;
  • un espace d’hébergement réservé, à bas coût, pendant un an dans les locaux de MT Lab, au cœur du Quartier des spectacles ;
  • une subvention d’accueil de 5000 $ par start-up.

Selon Martin Lessard, directeur général de l’incubateur, « MT Lab se veut un hub qui met en relation les leaders de l’industrie du tourisme, de la culture et du divertissement avec la crème des jeunes pousses innovantes. Les apprentissages seront mutuels ».

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Source : MT Lab

Le Welcome City Lab, premier incubateur dédié au tourisme, a accompagné 70 start-ups dans leur développement depuis ses débuts en 2013. Au total, celles-ci ont récolté l’équivalent de 85 millions de dollars canadiens (60 millions d’euros) en financement et ont créé 400 emplois. De nombreuses collaborations se sont tissées avec les partenaires fondateurs de l’incubateur, comme l’illustre l’infographie ci-dessous.

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Source : Welcome City Lab

L’incubateur a annoncé récemment les noms des 13 start-ups qui intègreront sa 4e cohorte. Ce programme suscite beaucoup d’intérêt puisque le Welcome City Lab a reçu 120 candidatures cette année.

Si l’on se fie à la centaine de personnes présentes lors de sa soirée d’appel à candidatures, le succès du MT Lab devrait être au rendez-vous !

Source de l’image à la une : © MT Lab

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Gestion Hébergement

Un outil de gestion du revenu pour les campings

Système de gestion tarifaire très utilisé par les secteurs aérien et hôtelier, le yield management est à présent utilisé dans certains campings dans le but de maximiser les revenus et le taux d’occupation. À l’aide d’un algorithme reposant sur une dizaine de critères, l’outil proposé par Camping-and-co permet de définir le tarif idéal des sites de camping pour chaque période. Les critères choisis et paramétrés par les établissements eux-mêmes tiennent compte de facteurs tels que les prix des concurrents de la région, l’historique des ventes, le taux de disponibilité ou encore la rapidité à laquelle les sites sont réservés. De ce fait, les gestionnaires de campings peuvent effectuer une veille tarifaire et appliquer ou non les recommandations générées par l’outil.

Selon les tests de la startup française, la solution accessible par Internet serait susceptible d’engendrer une augmentation de 10 à 15 % du chiffre d’affaires.

Et vous, comment définissez-vous vos tarifs ?                                               

Source de l’image à la une : ©Unsplash

 

Cet article a été rédigé en collaboration avec Kathleen Murphy. 

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Gestion Technologies

14 outils pour améliorer sa présence en ligne

Référencement

Google propose une solution adaptée aux petites entreprises pour créer des annonces publicitaires locales. Adwords Express est une version simple et automatisée d’Adwords et ne nécessite pas de site Web. Ces annonces sont uniquement visibles aux internautes qui effectuent une recherche à proximité de l’établissement ou qui ajoutent le nom de la ville à leur recherche. Elles figurent à côté des résultats de recherche effectuée sur Google sur le Web et sur mobile, sur Google Maps et sur des sites Web partenaires pertinents. L’image ci-dessous illustre qu’une chambre d’hôtes, ou Bed & Breakfast, à Montréal peut rivaliser avec Booking, Trivago et Airbnb sur le plan de la visibilité.

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Source : Google

La pertinence de Adwords Express se démontre aussi sur Google Maps, où apparaissent seulement les annonces situées dans la zone géographique des voyageurs.

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Source : Google

L’entreprise choisit seulement un titre, une description et un budget pour chacune des annonces, le reste se fait automatiquement. Lors de la haute saison touristique, elle peut augmenter son budget pour être plus visible, ou bien le réduire durant la saison basse.

Cette stratégie payante ne devrait intervenir qu’en complément de l’optimisation du référencement organique (Search Engine Optimisation ou SEO). Or, puisqu’il n’est pas facile de maîtriser les rouages du SEO, il existe des outils d’aide. Par exemple, ceux qui utilisent le système de gestion de contenu WordPress peuvent installer l’extension WordPress SEO by Yoast afin de bien référencer leur site dans les pages de résultats de recherche et sur les réseaux sociaux. Elle guide l’utilisateur dans la configuration du titre SEO, de la méta description et du mot clé pour chaque page de son site. Plusieurs conseils sont aussi offerts pour la rédaction du contenu.

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Source : Wordpress

Google Analytics, le service d’analyse d’audience de site Web de Google, offre depuis 2016 une nouvelle fonctionnalité, la Search Console. Celle-ci permet de contrôler et de maintenir la présence du site dans les résultats de recherche Google grâce à des rapports, des outils et des ressources pédagogiques.

Création de contenus

Buzzsumo est un outil qui indique les contenus les plus partagés sur les réseaux sociaux selon un sujet précis. Cela permet, entre autres, de guider l’entreprise dans le choix de ses billets de blogue. Voici par exemple les articles les plus partagés sur les activités en famille au Québec.

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Source : Buzzsumo

Dans une volonté de rendre les vidéos publicitaires accessibles aux entreprises de petite taille, YouTube a lancé récemment l’outil YouTube Director. Il permet de créer facilement des vidéos publicitaires à partir d’un téléphone mobile et de les diffuser ensuite sur sa plateforme. Il conseille l’internaute sur le type de contenu à privilégier et le guide dans le montage en proposant plusieurs modèles, des musiques et des outils d’édition.

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Source : Adweek

Il existe aussi de nombreux outils d’édition pour créer facilement des visuels attrayants, que ce soit pour le site Web, les réseaux sociaux ou des impressions sur papier. Le Réseau de veille en tourisme utilise Canva, qui a l’avantage de proposer des formats prédéfinis (bannière du compte Facebook, photo de profil Twitter, publication Pinterest, etc.).

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Source : Canva

Quant aux infographies, des sites tels que Easel.ly et Piktochart proposent des thèmes gratuits où le design peut être personnalisé.

Gestion des réseaux sociaux

L’animation et la gestion des réseaux sociaux d’une entreprise peuvent être chronophages. Heureusement, il existe des outils qui permettent d’automatiser les publications, d’assurer une veille constante de sa réputation et de générer des statistiques pour mesurer l’efficacité des actions. En 2015, la firme G2 Crowd a analysé des centaines de témoignages d’utilisateurs des principaux outils de gestion des réseaux sociaux. Parmi les quatre gagnants (Hootsuite, AgoraPulse, Sendible et Sproutsocial) évalués selon huit critères, AgoraPulse est celui qui a obtenu le plus de satisfaction de la part des utilisateurs. Il se démarque par son éventail de fonctionnalités et par sa capacité à répondre aux besoins de l’entreprise.

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Source : AgoraPulse

L’abonnement mensuel est offert à partir d’environ 70 $ par mois. Il existe des sites avec une tarification plus accessible, mais disposant d’une offre moins complète. Buffer propose une version à 10 $ par mois pour un maximum de six comptes de réseaux sociaux et de 100 publications par mois.

Réputation en ligne

Il est souvent difficile de suivre ce qui se dit sur le Web à son propos. La quantité d’interactions, de mentions de l’entreprise, ainsi que la rapidité à laquelle il faut parfois répondre, nécessite un outil de gestion de la réputation. Talkwalker et Mention ont une version gratuite qui permet de créer des alertes par mot clé, envoyées quotidiennement par courriel. Les versions payantes offrent une solution très complète de suivi et d’analyse. Elles permettent de surveiller l’ensemble des médias sociaux, d’identifier les influenceurs et de mesurer leur efficacité ou encore d’assurer une veille concurrentielle.

Performance du site Web

La Banque de Développement du Canada propose un outil gratuit pour tester la performance d’un site Web. Il suffit de fournir l’adresse d’un site pour générer automatiquement un rapport de plusieurs dizaines de pages avec des notes d’un à dix pour évaluer différents aspects : l’accessibilité, l’expérience utilisateur, le marketing et la technologie. Des conseils sont offerts afin de résoudre les problèmes et de faire les ajustements appropriés. L’entreprise peut alors les transmettre au responsable de la maintenance de son site Web.

Google propose un service similaire pour mesurer l’expérience de navigation et la rapidité de la version mobile d’un site, Test My Site with Google.

Cette panoplie d’outils permet aux TPE et PME de mettre toutes les chances de leur côté pour rivaliser avec les entreprises aux budgets plus imposants. Les utilisez-vous? Nous sommes curieux de connaître votre appréciation!

 

Source de l’image à la une : © Pexels

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L’entrepreneuriat en tourisme au Québec – rétrospective

Voici des extraits de quelques analyses et d’une étude publiées au cours des deux dernières années sur le site du Réseau de veille en tourisme, accompagnées de données actualisées. Elles soulignent les nouveautés en matière de création d’entreprises au Québec, plus particulièrement en tourisme.

Un dynamisme entrepreneurial                                                        

Selon l’Indice entrepreneurial québécois 2016, 21 % des Québécois envisagent de démarrer une entreprise. Même si cela représente une faible croissance annuelle de 1 % depuis les 3 dernières années, ce taux a triplé depuis 2009. Un peu moins de 10 % des Québécois concrétisent leurs démarches, comparativement à 3 % en 2009. Le segment d’âge des 18 à 34 ans semble le plus dynamique puisque 42 % d’entre eux ont l’intention de se lancer en affaires et 15 % concrétisent leur projet. Le nombre de propriétaires d’entreprises au Québec est demeuré stable depuis 2009 (7-8 % des répondants), et la tranche d’âge des 35 à 49 ans a le plus fort taux d’entrepreneurs (12 %). Pour en savoir plus, lisez l’analyse sur le profil et le comportement des entrepreneurs québécois de la génération Y.                           

D’après l’enquête du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), les Québécois souhaitent davantage devenir entrepreneurs que les résidents du reste du Canada et concrétisent de plus en plus leurs projets d’entreprise. La valorisation de l’entrepreneuriat comme choix de carrière est également très forte au Québec.

Les entrepreneurs touristiques innovants

La nouvelle vague d’entrepreneurs au Québec s’inspire des tendances dans le tourisme pour améliorer l’expérience client et proposer de nouvelles offres. Voici quelques exemples de produits touristiques innovants :

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Sources : Les Refuges Perchés et Camping Aventure Mégantic

  • Le tourisme culinaire s’inscrit désormais dans la culture distinctive d’une destination et suscite des projets novateurs : Kava Tours est la seule entreprise québécoise qui se spécialise dans la vente de forfaits de la route des vins au Québec; Tortillard gourmand propose des circuits gourmands en minibus chez des producteurs de la région de Lanaudière; YUL EAT est le premier festival de restauration de rue à Montréal.

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Source : Instagram

  • L’expérience de plein air est valorisée et bonifiée par de nouvelles activités. Par exemple, Tyrolienne Montréal, située au Vieux-Port de Montréal, offre le seul circuit de tyrolienne urbaine dans une ville canadienne, ainsi qu’un saut en chute libre. Les événements dédiés à la course à pied, tels que Les Courses Gourmandes, se sont multipliés grâce à la popularité de ce sport. Les coureurs participent à des happenings gourmands qui mettent en valeur les artisans locaux, les produits du terroir et les attraits touristiques régionaux.

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Source : Les Courses Gourmandes

Plusieurs autres exemples sont à découvrir dans le dossier Innovation et entreprenariat en tourisme au Québec de notre section Publications.

Les start-ups  du tourisme                                                     

Depuis quelques années, une nouvelle génération d’entreprises associées aux technologies émerge au Québec. La firme Compass a classé Montréal 20e meilleur écosystème pour les entreprises de type start-ups dans le monde. Ces entrepreneurs du Web s’intègrent à divers secteurs d’activité, dont le tourisme. De l’inspiration à la réservation en passant par des solutions pour les entreprises, la panoplie de services en ligne est vaste. Voici des exemples québécois :

  • Gestion des opérations : Booxi est une entreprise montréalaise qui propose une solution intelligente pour la prise de rendez-vous en ligne accompagnée d’un assistant virtuel. Depuis 2016, elle propose ses services aux spas.
  • Planification et organisation de voyages : Tourisme au Québec est une application lancée par Mobeva, une entreprise spécialisée de l’industrie des applications mobiles de voyage. Elle recense plus de 10 000 attraits touristiques et plus de 800 événements partout au Québec; l’application Hikster regroupe 850 lieux de randonnée à travers le Québec.

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Source : Hikster

  • Réservations touristiques : Busbud est le site Web de réservation de voyages en autobus disposant de la plus grande couverture. Il propose des centaines de compagnies d’autobus dans 6 000 villes réparties dans 55 pays et pour 500 000 itinéraires d’autobus différents; Chronogolf est une plateforme de réservation de parties de golf qui recense 200 terrains au Québec.

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Source : Chronogolf

  • Rabais : la plateforme M ta Région permet aux utilisateurs de bénéficier de rabais de 25 % à 50 % dans plus de 170 entreprises touristiques locales de Lanaudière.

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Source : M ta Région

Soutien aux entreprises en démarrage au Québec

L’écosystème entrepreneurial est non seulement dynamisé par les entrepreneurs, mais aussi par les nombreuses initiatives provenant d’institutions gouvernementales, financières, d’organismes sans but lucratif et d’entreprises privées. Elles offrent de l’information, de l’encadrement, du financement, des occasions de réseautage, de la formation, du mentorat et du service-conseil. Il s’agit entre autres du programme Prêt à entreprendre, du Fonds tourisme PME, de la Fondation de l’entrepreneurship, du Défi OSEntreprendre, d’Anges Québec, de la communauté Moovjee Québec, de SAJE, accompagnateur d’entrepreneurs ou encore de Futurpreneur Canada.

Plusieurs structures de soutien ont été créées spécifiquement pour soutenir la création, le développement et l’accélération des entreprises technologiques en tourisme. À Montréal, le MT Lab, l’incubateur d’innovations en tourisme, verra le jour en 2017. S’inspirant du Welcome City Lab de Paris et créé en collaboration avec ce dernier, ce projet est une initiative de l’ESG UQAM, de Tourisme Montréal et de la Ville de Montréal. Il jouera quatre rôles distincts dans l’écosystème montréalais : 

  • un incubateur pour entreprises en amorçage et décollage qui offre hébergement, accompagnement et maillage avec les grands joueurs récréotouristiques partenaires;
  • un espace de cotravail (coworking) et de mutualisation de services pour les acteurs de l’écosystème touristique et de l’innovation;
  • un living lab, lieu d’expérimentation chez les partenaires récréotouristiques concernés par les solutions à tester in situ;
  • un programme de conférences, de formations, de barcamps (ateliers participatifs) et de veille entourant les tendances de pointe du domaine récréotouristique.

Pour connaître l’ensemble des organismes de soutien pour les start-ups, lisez Incubateurs, concours et festivals : tous derrière les start-ups.

Favoriser l’innovation par l’entrepreneuriat

Le ministère du Tourisme du Québec encourage la création de nouvelles entreprises afin de répondre aux objectifs de croissance fixés dans le Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Les exemples cités dans cette analyse démontrent qu’il existe bien, parmi les nouveaux entrants, un désir d’innover dans l’industrie touristique, que ce soit en termes de produits ou de services.

Connaissez-vous d’autres nouvelles entreprises innovantes en tourisme?

Source de l’image à la une : © MT Lab

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Bousculer les modèles établis pour innover

Plusieurs intervenants des 12e Rencontres Nationales du eTourisme institutionnel (ET12) à Pau en France les 19 et 20 octobre derniers, ont présenté des méthodes de travail innovantes, appliquées dans une volonté de se différencier, d’être plus performant ou d’améliorer l’expérience client. Ce fut l’occasion de démontrer qu’au-delà des tendances liées au numérique, l’expertise humaine détient toujours une place prépondérante.

 

L’expérience client en cocréation

Laurence Body, spécialiste de l’expérience client par la pensée design, a travaillé avec l’office de tourisme de Val Thorens pour concevoir une expérience représentative de l’image de marque de la destination, Live United, et en cocréation avec les parties prenantes de la station. Selon elle, l’expérience client est le nouveau marketing. Elle se conçoit du point de vue de l’usager, va au-delà de ses attentes et se fonde sur les raisons qui le poussent à voyager (le pourquoi). Ce concept permet à l’entreprise de se différencier en dehors du prix et de créer un souvenir. Ainsi, le voyageur n’achète plus un service ou un produit, mais sa représentation du monde.

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Source : SlideShare

Dans le cadre de son travail avec Val Thorens, une trentaine d’acteurs ont endossé le rôle de touristes en photographiant ce qu’ils voyaient dans la station. Ils ont ensuite passé du temps avec les membres de l’équipe du projet pour observer leurs interactions avec les visiteurs. Un forum de cocréation a permis d’identifier tout le parcours du client et de faire ressortir 40 expériences à mettre en place pour faire disparaître les irritants.

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Source : SlideShare 

Cela a mené à la coconception d’une formation avec la consultante, qui a été suivie par 150 acteurs sur le territoire. Selon Grégory Guzzo, directeur de l’office de tourisme, cette cocréation « est une discipline qui redonne du sens à notre rôle de metteur en scène de territoire, et décloisonne la façon dont on voit l’office de tourisme ». La première journée des ET12 fut d’ailleurs consacrée à la cocréation de projets dans cinq offices de tourisme. Grâce à l’aide des participants et d’experts, les idées ont abouti à plusieurs projets : partage de contenus sur les réseaux sociaux, formation en ligne, espace d’accueil réinventé, valorisation de la main d’œuvre et développement de la gestion de la relation client.

Le bonheur au travail valorisé

Actuellement, le bonheur au travail bénéficie d’une vitrine médiatique faisant suite à la création de postes de directeur du bonheur (Chief Happiness Officer) dans plusieurs grandes entreprises. Laurent Blondon, de l’accélérateur de start-ups Ekito, a présenté cette vision comme étant révolutionnaire parce qu’elle bouleverse l’organisation et en modifie la culture. Il cite Laurence Vanhee, auteur du livre Happy RH: Le bonheur au travail, rentable et durable, pour résumer le concept : « responsabiliser les employés et libérer leur énergie et leur créativité permet de les rendre heureux et d’avoir une entreprise plus performante ».

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Source : © Maria Alberola

Ces principes, établis sur des valeurs humanistes, peuvent être appliqués à tout type et toute taille d’entreprise qui décide de fonder sa raison d’être sur le bonheur de ses employés, mais aussi de ses clients et de ses partenaires. Il s’agit d’instaurer un système « auto-organisé » construit sur la confiance.

Chez Ekito, chaque employé organise son temps et son lieu de travail. Les processus de décision sont basés sur la compétence et l’expertise, c’est-à-dire que chaque décision revient à l’employé qui connaît le mieux le sujet. La hiérarchie de l’entreprise est alors fluctuante. Pour s’assurer que l’ensemble de l’équipe est heureuse, leur bien-être est mesuré chaque soir grâce à l’outil Team Mood. Néanmoins, Laurent Blondon insiste sur le fait que le bonheur au travail repose sur des valeurs profondes qui nécessitent une réflexion globale, et non uniquement sur des actions isolées telles qu’une sortie de groupe ou l’installation d’une table de baby-foot sur le lieu de travail.

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Source : Team Mood

Lors des ET12, un atelier de créativité a été organisé pour encourager les participants à « mettre du fun au travail » par des actions simples. Les notions de bonheur et de bien-être furent là aussi le leitmotiv pour sortir de l’organisation traditionnelle de l’entreprise.

Sortir de la « Google dépendance »

Cédric Chabry, fondateur de l’agence de stratégie digitale ThinkMyWeb, a incité l’auditoire à repenser sa stratégie sur le Web. À l’heure où Google est présent à toutes les étapes du cycle du voyageur  et où il est de plus en plus difficile de maintenir une présence organique (SEO) sur ce moteur de recherche, il est nécessaire de ne plus être dépendant de ce géant du Web.

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Source : SlideShare 

Parmi ses conseils pour enclencher ce changement, il préconise de ne plus mesurer sa performance digitale en termes d’acquisition de visiteurs sur le site Web, mais plutôt selon la fidélisation des clients. Concentrer les efforts sur la qualité de l’audience permet de mieux la convertir et l’engager, c’est-à-dire augmenter les réservations, les inscriptions à l’infolettre, les commentaires, etc.

Cédric Chabry a insisté sur l’importance de mobiliser ses communautés en ligne. Pour cela, lors de la publication de vidéos ou de photos sur Facebook, le nombre de partages est plus important que le nombre de vues. En effet, les personnes qui ont vu ces partages n’auraient pas pu être atteintes par l’entreprise, car elle ne les connaissait pas et ces internautes n’auraient jamais cherché la marque sur Google. Il faut donc favoriser la mobilisation d’ambassadeurs, inciter les fans à partager et à générer du contenu.

Enfin, M. Chabry conseille aux entreprises d’optimiser leur dispositif Web. L’écosystème digital doit être centré autour du client en consacrant par exemple des outils aux objectifs prioritaires, comme c’est le cas d’Only Lyon qui a créé deux sites uniquement transactionnels pour un type de produit unique : Lyon City Card et Visiter Lyon.  

La voie à suivre vers un tourisme intelligent

L’innovation dans l’industrie touristique se matérialise bien souvent par de nouveaux outils numériques. Mais il est essentiel de penser intelligemment et de ne pas se lancer dans la course aux gadgets. Avant tout, il faut offrir au visiteur une expérience la plus fluide possible, comme l’expliquait Franck Gervais, directeur général de Voyages-SNCF, dans sa présentation du tourisme intelligent. Pour cela, il suggère de se mettre à la place du touriste et d’user de ses compétences humaines pour repenser son accueil physique et numérique. Un message qui a été fortement véhiculé durant les ET12.

 

Source de l’image à la une : © pixabay

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Bénéfices et facteurs de succès d’une campagne de sociofinancement

En 2015, une moyenne de 24 nouveaux projets par jour a fait l’objet d’une campagne de sociofinancement au pays, selon des données diffusées par le Fonds des médias du Canada. Le financement moyen par projet s’est chiffré à 20 140 $ et 20 % ont réussi à atteindre ou dépasser leur cible. Bien que cette méthode de financement ne soit pas garante de succès, plusieurs avantages justifient l’usage d’une telle démarche.

 

Bénéfices

Obtenir du financement constitue le bénéfice le plus flagrant d’une campagne de sociofinancement, mais saviez-vous que d’autres avantages découlent d’une telle démarche? En voici trois :

  1. Validation du produit ou service 

Avant même qu’il soit mis en marché ou créé dans sa totalité, il est possible de valider la pertinence d’un produit ou d’un service, ainsi que diverses composantes d’un concept. En ligne, le public accède à une description détaillée généralement accompagnée de photos et d’une vidéo explicative. Tous ces éléments fournissent de la matière pour juger le projet avant qu’il ne se développe davantage. C’est donc le moment d’accueillir les critiques, les rétroactions et les idées qui parfois contribuent à raffiner la version originale.

  1. Validation du marché 

Une campagne de sociofinancement permet de saisir l’intérêt du public envers son projet, de confirmer sa clientèle cible, d’identifier des ambassadeurs de la marque et des alliés du projet. Dans certains cas, la campagne sera le moment d’effectuer une prévente d’un produit ou service et de valider le prix auquel il sera vendu. On réduit ainsi le risque financier associé à son développement intégral.

  1. Marketing et Branding 

Élaborer un bon plan de marketing est essentiel au succès d’une campagne. En effet, ce n’est pas tout d’afficher un projet sur une plateforme de sociofinancement, il faut ensuite le faire rayonner et cela demande beaucoup d’efforts. Toutefois, ces actions contribuent à maintenir, voire faire croître la notoriété de la marque, à développer une communauté autour de celle-ci, à promouvoir le projet auprès de clients potentiels sur divers canaux, à établir une relation avec des ambassadeurs et même à rejoindre un public dont vous ignoriez l’existence.

8 facteurs de succès 

Vous êtes convaincus des bénéfices que vous obtiendrez en effectuant une campagne de sociofinancement et c’est maintenant l’occasion de vous lancer? Voici huit facteurs de succès pour augmenter vos chances d’atteindre votre objectif.

  1. Choisir la bonne plateforme : est-ce que votre projet a une portée mondiale ou locale? Désirez-vous exécuter une campagne en français, en anglais ou les deux? Préférez-vous une plateforme spécialisée dans un secteur d’activité ou plus générale? Parce qu’il en existe plusieurs, il faut prendre le temps de les examiner et de se familiariser avec leurs avantages, leurs coûts et leur performance. N’hésitez pas à consulter le répertoire du Fonds des médias du Canada afin de connaître les plateformes accessibles aux Canadiens.

    importance de bien connaître les plateformes accessibles

    Source : Kickstarter.com

  2.  Établir un objectif de financement réaliste : il vaut mieux déterminer une somme conservatrice et la dépasser que de donner l’impression de voir trop grand. N’oubliez pas que les fonds demandés doivent aussi comprendre les coûts associés à la réalisation de la campagne (frais de la plateforme choisie, production d’une vidéo et autres visuels promotionnels, cadeaux et contrepartie, etc.);
  3. Préparer le terrain de la campagne : une fois que votre projet est en ligne, le chronomètre commence. Assurez-vous d’avoir préalablement réglé les aspects légaux (ex. : incorporation ou enregistrement de votre entreprise) et financiers (ex. : ouverture d’un compte bancaire), d’avoir créé votre présence sur les médias sociaux appropriés, développé une communauté et élaboré une stratégie pour chaque plateforme sociale, de posséder les courriels des premiers supporteurs potentiels à contacter et d’avoir un plan détaillé des actions que vous ferez tout au long de la campagne.
  4. Communiquer clairement: expliquez qui vous êtes, quel est votre projet, à quoi serviront les fonds recueillis, quand et de quelle façon les supporteurs obtiendront leur contrepartie. Maintenez le contact par l’envoi de courriels et profitez de cet instant pour informer le public de l’avancement du projet et de la campagne. Faites attention à ne pas spammer votre public et assurez-vous que votre contenu soit écrit de façon impeccable. Aussi, remerciez vos contributeurs et faites-le chaque fois que vous atteignez un palier symbolique;
  5. Utiliser efficacement les médias sociaux : ne tombez pas dans le piège d’utiliser les médias sociaux uniquement pour demander un soutien financier à votre communauté ou pour des fins promotionnelles. Les utilisateurs des médias sociaux cherchent des interactions humaines, du partage d’information ou encore l’accès à du contenu inédit. Adaptez vos publications selon la clientèle cible et les plateformes choisies (Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn, etc.).
  6. S’assurer du soutien de votre entourage dès le jour 1 : la famille, les amis et les contacts de proximité sont les mieux informés de votre projet, assurez-vous qu’ils contribuent rapidement à votre campagne. Ce premier élan est crucial, il motivera de futurs supporteurs à se joindre à la troupe, car en général le public est davantage intéressé à un projet qui semble réussir.
  7. Offrir des contreparties attrayantes : il peut s’agir entre autres de biens tangibles, de la prévente de votre produit ou service ou d’expériences uniques en lien avec votre projet. Inspirez-vous d’autres campagnes et personnalisez votre offre.
  8. Faire preuve de transparence : il se peut qu’en cours de route des embuches surviennent, que vous réalisiez les imperfections de votre produit ou service. Au lieu de les cacher, pourquoi ne pas demander au public de vous aider? En invitant vos supporteurs à faire partie du processus, vous leur démontrez votre confiance; plusieurs deviendront non seulement de fidèles clients, mais aussi d’excellents ambassadeurs de votre marque.

Même si la campagne de sociofinacement n’atteint pas l’objectif financier ciblé, elle représente une expérience extraordinaire d’apprentissage. En plus d’être l’occasion d’analyser les réactions du marché envers son produit ou service, elle prépare l’entrepreneur au véritable lancement de son projet.

Source de l’image à la une: iStockphoto.