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Neuf tendances en tourisme d’aventure

Le contexte global demeure favorable à la croissance du tourisme d’aventure. Celui-ci se fait de plus en plus grand public. Les voyageurs cherchent à se ressourcer, à reconnecter avec la nature, à se dépasser et à vivre des expériences significatives. L’aventure est un bon moyen d’y arriver. L’organisme Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait, en début d’année 2018, un rapport regroupant 20 tendances. Voici un survol de neuf d’entre elles, soit celles sur le type d’expériences et les produits.

Voyager en solo

Selon la firme MMGY Global, environ un voyageur américain sur quatre envisage de voyager seul en 2018. Les itinéraires spécialisés et une couverture médiatique importante de ce segment de clientèle stimulent la demande. Il ne s’agit pas nécessairement de personnes qui sont seules en ménage, mais plutôt de voyageurs qui souhaitent découvrir une destination en fonction de leurs intérêts ou encore parce que leur partenaire de voyage n’est pas disponible. L’agence Abercombie & Kent s’ajuste et oriente un volet de son offre pour les voyageurs en solo.

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Source : Abercrombie et Kent

L’aventure ultime : vivre comme un local

Les voyageurs d’aventure prennent de l’expérience et souhaitent vivre des aventures authentiques, en se mêlant à la population locale. Pour répondre à ce besoin, des destinations et des entreprises développent des stratégies permettant aux voyageurs d’entrer en contact avec des résidents. Les plateformes Airbnb et EatWith en sont des exemples probants. L’entreprise HiveSters, en Thaïlande, illustre aussi très bien cette tendance. Les voyageurs peuvent apprendre à cuisiner le Pad Thaï dans la rue ou encore rencontrer des artisans dans leur atelier, en dehors des circuits touristiques de masse. 

tendances-aventure-cuisine-de-rue Source : HiveSters

L’expansion du slow travel

La découverte d’une destination à un rythme lent, qui permet de bien intégrer les lieux et de s’imprégner de l’environnement, devient une spécialité pour de nouveaux voyagistes. Les nomades numériques, qui travaillent tout en voyageant, sont des adeptes de slow travel. Tout comme les jeunes retraités actifs, les personnes en période de transition, celles qui décident de prendre une pause du travail pour explorer une destination, ou encore ceux qui décident de partir en voyage un certain temps tout en travaillant. Pour tous ces voyageurs, il y a des entreprises comme Unsettled et Remote Year qui facilitent l’organisation de ces séjours prolongés. Elles s’occupent de dénicher l’hébergement, des espaces de travail communs le cas échéant, des escapades d’aventure et des expériences locales sur mesure qui permettent de connecter avec les lieux.

La quête du bien-être global

Les voyageurs d’aventure cherchent de plus en plus à se déconnecter de la routine quotidienne, à se recentrer sur l’essentiel pour maintenir une bonne santé mentale comme physique. Pour les entreprises de tourisme d’aventure, cela implique d’intégrer des composantes de bien-être. Les études démontrent les bienfaits de la nature sur la santé mentale, sur l’équilibre psychique des individus. Visit Estonia joue cette carte avec la campagne Stress Buster qui vise à séduire les gens stressés avec l’appel de la forêt et de la nature.

Des expériences « transformationnelles »

Les voyageurs d’aventure sont motivés par l’idée de changer par le voyage, de devenir des personnes différentes, améliorées. Pour favoriser cette transformation, les entreprises doivent la considérer dans le design d’expérience en équilibrant les composantes de l’itinéraire, en ce qui concerne le temps, les séquences d’activités, les défis et les moments propices à l’introspection. L’organisation Explorer X se spécialise en voyages pour aventuriers en quête de transformation. Chaque fournisseur doit considérer ce design d’expérience. 

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Source : Explorer X

Le tourisme de randonnée

La randonnée constitue l’une des activités de plein air les plus pratiquées par les voyageurs. Les destinations l’ont bien compris et font la promotion de leurs sentiers afin de prolonger le séjour des visiteurs. De plus, ceux-ci peuvent être tentés de revenir pour explorer une autre section du sentier. Ce type de tourisme favorise le développement local, les expériences authentiques et s’aligne bien sur les tendances précédentes concernant les voyages de transformation et la quête du bien-être. Les services en marge du tourisme de randonnée devraient prendre de l’ampleur en 2018, comme les itinéraires autoguidés et le transport de bagages.

Des produits pour les aventurières

Qu’elles soient seules ou non, un peu comme les voyageurs en solo, les femmes aiment parfois voyager entre elles lorsqu’elles partagent les mêmes intérêts. On observe une forte croissance du nombre d’entreprises qui conçoivent des voyages sur mesure pour elles. C’est le cas d’AdventureWomen, qui s’adresse exclusivement aux femmes ou Austin Adventures dont une partie de l’offre leur est réservée.

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Source : AdventureWomen

Les destinations hivernales

L’hiver est en vogue auprès des voyageurs d’aventure. Les destinations comme l’Islande, le Yukon, la Finlande et le Groenland témoignent d’un achalandage à la hausse durant la saison froide. Les activités et les événements d’hiver se multiplient. Les produits polaires, tels que les aurores boréales et la faune arctique ont particulièrement la cote. Les touristes d’hiver viennent principalement du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Chine. 

tendances-aventures-aurores-hiver Source : VisitFinland

Des cabines de luxe en territoire isolé

La tendance des minimaisons a trouvé un terreau fertile dans le milieu touristique. Des petites cabines préfabriquées au design soigné et au confort égalant celui d’une chambre d’hôtel de luxe apparaissent dans les lieux les plus improbables. Ces unités attirent la curiosité et leur design attrayant suscite les partages sur les médias sociaux comme Instagram. Ce type d’hébergement donne également une nouvelle attractivité aux régions éloignées en offrant une expérience de luxe en territoire vierge. 

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Source : OodHouse

L’aventure au Québec

Le Québec est bien en selle pour accueillir les voyageurs adeptes d’aventure. Les réseaux s’organisent, des partenariats sont scellés et l’offre se développe. Aussi, les stratégies de Tourisme Québec sur la mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure, sur le tourisme hivernal et sur le développement et la commercialisation au nord du 49e parallèle, ainsi que la promotion concertée de l’offre « nature » sur le site Web Québec Original permettront certainement de positionner la destination québécoise avantageusement auprès des marchés en croissance.

 

Image à la une : Unsplash

 

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Passer une nuit à l’hôtel sous une tente

À Séoul, les Coréens sont nombreux à dormir à l’hôtel le samedi soir et à jouer aux touristes dans leur propre ville. En raison de la popularité grandissante de ces « staycations » l’hôtel Four Seasons de Séoul affiche complet ces nuits-là. Pour héberger davantage de clients et séduire les nombreuses familles, l’établissement installe dans les chambres des tentes sous lesquelles les enfants peuvent se glisser pour dormir. Avec des coloris et un design faisant écho au glamping, cet équipement remplace le traditionnel lit de camp au confort souvent discutable.

Source : Youtube

Outre leur aspect pratique, ces tentes s’avèrent un outil marketing très efficace. Selon le directeur général de l’hôtel, pratiquement tous les parents partagent des photos sur les médias sociaux de leur progéniture sous la tente. Celle-ci est incluse dans le forfait « Kids Stay Cool » qui comprend aussi un livret de jeux, une peluche, un ensemble de produits de toilette pour enfants et des collations. Et bonne nouvelle pour ceux qui souhaiteraient rapporter la tente chez eux, elle peut être achetée, tout comme la literie, le peignoir et les pantoufles. Un moyen efficace pour l’hôtel de demeurer à l’esprit de sa clientèle !

 

Source de l’image à la une : © Four Seasons Hotel Seoul

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Hébergement

Les hôteliers embrassent leur quartier

D’où vient cette tendance ?

Traditionnellement, les hôtels font la promotion des lieux touristiques les plus connus, dispersés à travers la ville. Or, dans la lignée du slow travel, une catégorie de voyageurs préfère se limiter à une zone géographique autour de son hébergement et découvrir des lieux moins achalandés en profitant des activités et des événements locaux. Des hôteliers répondent alors à cette demande en leur donnant des conseils personnalisés pour visiter le quartier, qui ne figurent pas nécessairement dans les guides touristiques officiels.

Certains hôteliers y voient un moyen de demeurer concurrentiels face à des acteurs tels que Airbnb

Certains d’entre eux ont saisi cette occasion pour générer des revenus supplémentaires en vendant des offres sur leur site Web. Mais la commercialisation des activités touristiques est un secteur de plus en plus compétitif. S’y côtoient des start-ups de niche, des agences de voyages en ligne, des acteurs de l’économie collaborative, mais aussi des organismes de gestion de la destination qui veulent consolider leur présence dans un secteur qui leur est cher. En prenant le train en marche, certains hôteliers y voient un moyen de demeurer concurrentiels face à des acteurs tels que Airbnb.

Informer la clientèle des activités locales 

Alimenter un blogue est maintenant une pratique répandue parmi les hôteliers. D’autres font le choix de créer un guide touristique virtuel avec du contenu qui se renouvelle moins fréquemment. Ces établissements y glissent de plus en plus souvent des adresses locales moins fréquentées des touristes.

La responsabilité de transmettre de l’information touristique à la clientèle ne repose plus uniquement sur les concierges. Certains stratèges, comme ceux de l’agence Tambourine, suggèrent d’inciter tous les employés de première ligne à devenir des experts de leur quartier, pour partager leurs coups de cœur aux clients.

Agréger les activités locales dans un guide

Lodging Interactive, une agence de marketing en ligne pour l’industrie hôtelière, propose un nouveau service : Stay.Play.Explore. Il s’agit d’une agrégation d’activités, d’attraits et d’événements à proximité de l’hôtel. Le contenu est personnalisé selon le type de clientèle (famille, couple, voyageurs d’affaires, etc.) et un programme d’activités est suggéré pour une fin de semaine. Enfin, le microsite contient des informations pratiques telles que l’adresse des pharmacies et des cliniques de soins d’urgence les plus proches, ou encore celle du nettoyeur. La plateforme est référencée sur le site Web de l’établissement et peut aussi être intégrée à son compte Facebook.

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Source : Stay.Play.Explore

La start-up Arrivedo s’est spécialisée sur ce marché de niche. Elle crée des guides de quartier pour les hôtels grâce à un système de gestion de contenus qui intègre Foursquare et OpenStreetMaps, une plateforme collaborative de cartographie. Cela lui permet de proposer les attraits incontournables dans le quartier. Les hôteliers peuvent être mis en relation avec des rédacteurs de voyage afin de produire dix articles sur leurs propres recommandations d’expériences, en échange d’une nuitée gratuite. La start-up agit aussi comme métamoteur et privilégie les hôtels ayant créé leur guide de quartier dans les résultats de recherche.

Pourquoi seulement informer lorsque l’on peut aussi vendre ?

Les hôtels Mercure de la chaîne AccorHotels, dont la promesse de marque est de faire vivre une expérience ancrée dans la communauté locale, ont créé les « Local Stories ». Ce sont des lieux, histoires, anecdotes, légendes locales méconnues des touristes, situés aux alentours de ses établissements. Grâce à un partenariat avec la start-up Cariboo, la chaîne Mercure offre la possibilité de réserver une visite guidée avec un résident pour découvrir les « Local Stories » de cinq villes de France.

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Source : Cariboo

L’offre de restauration bénéficie d’un intérêt similaire. À titre d’exemple, neuf hôtels Hyatt Centric aux États-Unis ont scellé une entente avec la start-up GrubHub, spécialisée dans la livraison de repas à domicile. Le service aux chambres comprend à présent les menus de quelques restaurants du quartier, sélectionnés par l’hôtel. Les plats sont commandés à même un site Web dédié ou auprès du personnel de la réception.

Les hôteliers jouent un plus grand rôle dans l’expérience de voyage de la clientèle

En valorisant et en commercialisant l’offre locale, les hôteliers jouent un plus grand rôle dans l’expérience de voyage de la clientèle. Selon un sondage de la firme d’intelligence d’affaires Skift, 69 % des voyageurs américains qui séjournent dans les hôtels préfèrent dépenser davantage pour faire des activités de qualité plutôt que pour avoir une chambre de catégorie supérieure. La demande est bien là, avez-vous entrepris des démarches pour y répondre ?

 

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Les différents visages du concierge

L’édition de mai-juin 2017 de la Revue Espaces porte sur la révolution des services de conciergerie qui s’articulent désormais sur la personnalisation des services hôteliers, la fluidification de l’expérience de voyage, la découverte de la destination et les services pratiques.

L’humain… et le numérique

Dans l’industrie touristique, le concierge possède une histoire ancienne liée à l’hôtellerie de luxe. Thierry Revel, président des Clefs d’Or de France, association qui regroupe des concierges des établissements les plus prestigieux, définit le concierge comme « une profession […] qui a à cœur de satisfaire les demandes d’une clientèle de plus en plus exigeante ». Comme le mentionnent Mathieu Pollet et Marylou Bidault, respectivement directeur général et chef de projet marketing chez Loungeup, une entreprise spécialisée en solutions technologiques pour hôteliers, les clients de ces hôtels de luxe peuvent tout demander au concierge qui possède dans son carnet d’adresses des fournisseurs privilégiés avec lesquels il traite au gré des envies de ses clients. Ses crédos : personnalisation du service, relation client et expérience client. Dans les établissements hôteliers moins luxueux, c’est l’équipe de réception qui tient le rôle de concierge en prodiguant régulièrement des conseils et en proposant parfois des services de billetterie.

Malgré cela, le métier de concierge n’échappe pas à la révolution numérique, souligne M. Pollet. Ainsi, grâce aux applications mobiles ou à toute autre interface numérique, l’hôtel, ou la destination, peut offrir de l’information avant, pendant ou même après le séjour, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Le voyageur peut aussi effectuer ses réservations et acheter des billets de spectacle par l’entremise de ces plateformes.

Les concierges numériques permettent aux hôteliers de rejoindre les clients les plus technophiles pour répondre à leurs interrogations tout en les gardant dans leur giron plutôt que d’utiliser des sites Web externes qu’ils ne contrôlent pas. On y trouve des recommandations touristiques (restaurants, circuits, attractions, etc.) facilement accessibles sur une carte interactive hors ligne, des infos sur les vols, la météo, des itinéraires, etc.

Toutefois, comme le mentionne Mathieu Pollet, « pour que ces outils d’e-conciergerie soient efficaces et proposent un contenu pertinent, il faut qu’ils soient capables, autant que possible, d’adapter leur contenu au profil du client, en fonction de sa nationalité ou du but de son voyage », d’où la nécessité d’une bonne gestion de la relation client.

Une porte ouverte sur la destination

Certains concierges ouvrent toutes grandes les portes de la destination

Certains concierges ouvrent toutes grandes les portes de la destination. C’est le cas des Travel Angels du voyagiste Vivre le Japon. Thierry Maincent et Alexandre Barbe, respectivement directeur et responsable éditorial de l’agence, expliquent comment ils accueillent les visiteurs à leur arrivée et les guident dans leurs premiers pas au pays, depuis dix ans déjà. Ils veillent sur eux en permanence, les renseignent et les aident à faire tomber les barrières linguistiques. La valeur ajoutée du Travel Angel est dans l’accompagnement proposé qui se révèle quasi indispensable dans un pays aussi différent et déboussolant pour un voyageur occidental. En 2016, ces « anges du voyage » ont accueilli 7150 voyageurs, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2015 ; preuve de leur intérêt pour les touristes étrangers.

À la croisée de l’humain et du numérique

Créé en 2014 par Laure de Boerio, Paris Helpline est un service de conciergerie unissant l’humain et le numérique. On y accède par l’entremise d’une application mobile, mais les services sont offerts par des humains qui parlent plusieurs langues. Selon Mme de Boerio, ses conseillers, les City Helpers, guident le touriste et lui fournissent une information géolocalisée grâce à l’utilisation du téléphone intelligent : conseils pratiques, solutions pour faciliter le quotidien, références culturelles, choix gastronomiques, réservations de restaurant, de taxi ou de places de spectacles. Tous les conseillers sont formés aux métiers de l’accueil et de la relation client. Même chose du côté de Welkeys, une plateforme numérique proposant les services de 300 concierges aguerris, mais cette fois pour les locations entre particuliers.

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Source : Paris Helpline

Clothilde Patin, chargée de communication chez Wiidi, présente les possibilités offertes par cet assistant personnel qui combine l’intelligence artificielle avec un véritable service de conciergerie haut de gamme (humain), alors que Nicolas Martin, directeur général de Bordeaux Tourisme et Congrès expose comment l’Assistant Bordeaux s’est développé en marque blanche avec Wiidi.

assistant personnel qui combine l’intelligence artificielle avec un véritable service de conciergerie haut de gamme (humain)

Au départ, l’office de Bordeaux a choisi d’utiliser l’application Wiidii. Intégré à la carte Bordeaux Métropole City Pass, le service a connu un succès relativement satisfaisant : près du quart (23 %) des acheteurs de la City Pass ont téléchargé l’application Wiidii et 18 % l’ont utilisée en moyenne 3,5 fois sur 3 jours. Fort de ces résultats concluants, l’office a développé son service de conciergerie en trois langues en marque blanche : l’Assistant Bordeaux, mettant ainsi de l’avant la marque Bordeaux. En plus de renseigner le voyageur, le concierge numérique peut effectuer des réservations de transfert vers l’aéroport, trouver un restaurant offrant des mets sans gluten, réserver une chambre, un taxi, etc. Les membres de l’Office de tourisme encouragent les clients qui achètent la carte métropole à poser leurs questions directement à l’Assistant, de manière à désengorger les lieux d’accueil qui sont souvent sollicités pour des demandes ne nécessitant pas les compétences du conseiller en séjour.

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Source : Bordeaux Tourisme et Congrès

La conciergerie de destination, pourquoi pas ?

Comme le mentionne Marjorie Michel, responsable du pôle accueil-boutique Saint-Émilion Tourisme, en France, « le métier de conseiller en séjour est en train d’évoluer vers un métier de conciergerie de la destination ». Avec une demande accrue pour des services personnalisés, il devient essentiel de repenser le rôle de neutralité de l’information des offices de tourisme. Pourquoi ne pas faire le choix d’un conseil éclairé, tout comme le fait le concierge avec succès et assurance ? C’est ce qu’a entrepris Tourisme Montréal avec ses Mtl moments qui constituent une foule de suggestions pour visiter la ville autrement, entre autres par ses quartiers, fournissant chaque fois plusieurs choix éclairés. En voici un exemple. Croyez-vous à ce nouveau rôle de conciergerie de destination ?

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 Source : Tourisme Montréal © Marie-Ève Roy-Therrier

 

Source de l’image à la une : © Monscierge

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Hébergement

Offrir une pause aux voyageurs

Ce service développé avec de nombreux partenaires et investisseurs tels que Peugeot design lab, la SNCF, Mov’eo et la Région Normandie met à disposition des voyageurs un espace d’environ deux mètres carrés, afin qu’ils puissent récupérer durant leurs déplacements. Il était primordial pour les créateurs du projet de répondre aux problématiques de sécurité routière et d’améliorer le confort des voyageurs en mobilité.

Une chambre Sombox est conçue pour optimiser le sommeil avec des ambiances lumineuses, olfactives et musicales. Elle est accessible par une borne interactive qui permet le paiement et la distribution de draps à usage unique. Le tarif est de six euros pour chaque demi-heure et la location peut aller jusqu’à plusieurs heures.

Sélectionnée aux Prix innovation Sécurité routière en 2017 dans la catégorie « Promotion de comportements responsables », Sombox effectue des tests avec l’Université de Caen afin de valider et de vérifier l’efficacité du concept. La phase de commercialisation et les premières mini-chambres seront déployées en 2018.

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Hébergement

Comment un hôtel peut-il s’impliquer dans sa communauté ?

Les entreprises touristiques peuvent influencer leur communauté et y apporter des changements positifs. De plus, l’implication des employés dans le processus les mobilisera davantage et ils adhèreront plus facilement à la culture de l’entreprise. Voici des exemples provenant de l’industrie hôtelière au Québec.

Marriot Château Champlain

L’établissement s’engage auprès des plus démunis en donnant à plusieurs organismes des vêtements oubliés par les clients, de la literie, du savon et des oreillers. L’hôtel fournit aussi des repas de Noël à 50 familles du quartier Centre-Sud de Montréal et a amassé plus de 5 000 $ pour les collègues sinistrés de Fort McMurray en Alberta à la suite des terribles feux de forêt. Le Château Champlain est également partenaire d’Opération Enfant Soleil depuis près de 20 ans.

L’engagement des employés et la diversité des causes défendues ont été reconnus lors de la remise des Prix Hotelia dans la catégorie Implication dans la communauté par l’Association des hôtels du Grand Montréal en 2016.

Monastère des Augustines

La fiducie responsable du Monastère désire poursuivre la mission sociale des Augustines. Ainsi, elle s’est donnée l’objectif de prendre soin des personnes qui se dévouent aux autres en leur offrant un lieu de répit et de ressourcement. En partenariat avec l’organisme L’Appui Capitale-Nationale, les aidants naturels de la région de Québec, de Charlevoix et de Portneuf ont accès à une suite au prix modique de 30 $ par jour incluant les repas et l’accès à des activités sur place. Appuyé par une ressource qui reste à la maison, le proche aidant vient passer un temps de repos sans stress ni inquiétude.

Days Inn à Berthierville

Référence en matière d’engagement social, cet hôtel de la région de Lanaudière s’implique depuis plusieurs années auprès de diverses causes, tant locales que nationales. Mentionnons, entre autres, leur soutien à la Maison des jeunes de Berthierville, la Fondation Mira, le Centre d’action bénévole d’Autry et Movember Canada. La directrice générale participe aussi chaque année au Défi têtes rasées de Leucan.

Les efforts de l’entreprise ont été récompensés lors du congrès annuel du Groupe Hôtelier Wyndham en 2015. Parmi plus de 100 hôtels canadiens, le Days Inn Berthierville a reçu le grand prix de l’implication humanitaire et sociale.

Le Y des femmes de Montréal

L’hôtel et l’auberge Y adhèrent aux principes et aux valeurs de l’économie sociale. Ils offrent un soutien financier important pour le maintien des actions et de la mission du YWCA de Montréal. Lorsque les clients séjournent dans l’un des établissements, ils aident à bâtir un avenir meilleur pour les femmes et les filles. Tous les profits sont directement versés aux services à la collectivité, à la jeunesse, à l’aide à l’emploi et aux résidences.

HÔTEL 10  

L’édifice Godin à Montréal s’est transformé en hôtel voilà maintenant quelques années. Anciennement un bâtiment louant des appartements et des lofts, celui-ci a vu la création du célèbre groupe québécois Les Colocs. En hommage au chanteur, l’Hôtel 10 a créé la « Suite 2116, Chez Dédé ». La décoration est inspirée de ses carnets de notes : photos, murales et textes inédits y sont représentés. Afin de poursuivre l’œuvre de Dédé Fortin et de garder vivante la mémoire de l’artiste, 10 % du prix de chaque nuitée est remis à la Fondation Dédé Fortin. Celle-ci contribue à la prévention du suicide et à la santé mentale chez les hommes en soutenant financièrement différents services auprès des associations et organismes professionnels.

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Source : Hôtel 10

Le Groupe Germain

Cette chaîne québécoise pose des actions communautaires et sociales depuis plusieurs années. La compagnie s’implique auprès du Grand Défi Pierre Lavoie et a amassé 385 900 $ depuis 2012. Cette somme a été redistribuée dans une trentaine d’écoles primaires pour financer l’achat d’équipements sportifs. Plus de 3 000 enfants à travers le Canada ont pu profiter de leur initiative.

Par où commencer ?

Les entreprises qui désirent s’impliquer peuvent se référer à plusieurs organismes. Le gouvernement du Québec publie une liste de ressources pour les entreprises qui s’intéressent à l’économie sociale et au bénévolat. Des organismes tels que Centraide et le Conseil d’économie sociale de l’ile de Montréal donnent plusieurs conseils pour l’organisation de campagnes en milieu de travail et divers moyens de s’impliquer dans la communauté.

Il est aussi possible de s’engager en passant par le site du Mouvement Raize. Il suffit de choisir une cause, et un montant ou un pourcentage de la vente lui sera versé. L’Hôtel Château Laurier propose un séjour d’une nuit avec déjeuner et remet 25 $ à la Société Alzheimer de Québec pour chaque vente de ce forfait.

Que ce soit des hôtels faisant partie d’une chaîne internationale ou un établissement indépendant, chaque initiative, qu’elle soit petite ou grande, locale ou internationale, a un impact social sur la collectivité.

Avez-vous d’autres exemples de bonnes pratiques au Québec ?

Source de l’image à la une : Pixabay

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Produits et activités

Faire du plein air un produit d’appel : le cas de la Finlande

En marge de la conférence The Future of Winter Tourism qui s’est déroulée en Laponie finlandaise en avril 2017, des membres du Réseau de veille ont pu observer certaines pratiques touristiques liées au plein air. À cet égard, en voici cinq qui contribuent à faire du plein air le produit touristique phare en Finlande.

Un réseau de chalets rustiques gratuits

Le pays compte 39 parcs nationaux financés en grande partie (79 %) par des fonds publics. Ces parcs accessibles gratuitement déploient de vastes réseaux de sentiers, de nombreux emplacements pour faire des feux de camp, des cabines en location ainsi que des chalets rustiques disponibles, sans frais, à l’année.

Ces derniers, les Open Wilderness Huts, sont particulièrement nombreux dans les parcs nationaux situés en Laponie, dans le nord du pays. Il s’agit de cabanes de bois, habituellement équipées d’un foyer, d’un abri pour le bois et d’une toilette sèche. Certaines huttes possèdent deux lits alors que d’autres peuvent accueillir plus d’une dizaine de personnes.

Les randonneurs doivent suivre les règles et adopter les comportements responsables qui font de ces abris des lieux accueillants. Ainsi, les visiteurs doivent remplir la corbeille de bois à leur départ, vider le foyer de ses cendres au besoin et garder les lieux propres. On compte 19 de ces chalets dans le parc national Pallas-Yllästunturi, le plus fréquenté de Finlande. D’autres types de refuges peuvent être réservés et impliquent des frais.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Des centaines de kilomètres de sentiers entretenus

La randonnée s’inscrit véritablement comme le produit de plein air par excellence en Finlande. En hiver, c’est le ski de fond. Dans la région du parc national Pallas-Yllästunturi, quelque 330 km de tracés de ski de fond — classique et pas de patin — sont entretenus mécaniquement. Pour financer cet entretien quotidien, l’organisme responsable vend notamment le plan des sentiers qui se détaille à dix euros. Une application vendue au même tarif peut aussi être téléchargée et permet notamment de connaître l’état de l’entretien des tracés. Dans certaines régions de la Laponie, ce sont les commerçants et les municipalités traversées par le réseau qui se partagent la facture.

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Sources : Réseau de veille en tourisme et Ylläs

Des moteurs économiques régionaux

Les parcs nationaux et les aires de randonnée en Finlande génèrent des retombées de près de 200 millions d’euros et l’équivalent de 1916 emplois à temps plein. Selon une étude réalisée pour le compte de l’organisme public qui gère les parcs nationaux de Finlande, chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale.

chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale

Les parcs nationaux agissant comme produits d’appel, de nombreuses entreprises proposent des services comme la location d’équipement de plein air, des circuits avec guides, ainsi que de l’hébergement et de la restauration.

Le projet Village to Village 

Par ailleurs, dans le but d’améliorer l’expérience client durant la période estivale, de développer une offre touristique de qualité et d’attirer ainsi une clientèle internationale, plus d’une centaine d’entreprises locales se sont jointes au parc national de Pallas-Yllästunturi dans le cadre du projet Village to Village. Celui-ci vise à organiser l’offre et à informer le visiteur des services qui se trouvent dans les villages bordant le parc. On propose notamment aux randonneurs de transporter leurs bagages d’un site d’hébergement à un autre. Des circuits de randonnée à pied, à vélo et en canot sont organisés avec les entreprises locales, incluant par exemple des services de traiteurs pour éviter au randonneur d’avoir à transporter de la nourriture.

Globalement, le projet Village to Village consiste à :

  • S’assurer de l’aménagement de sentiers et de signalisation qui permettent aux visiteurs de prendre connaissance des produits et services disponibles dans les villages voisins du parc;
  • Promouvoir les services offerts par les partenaires dans les villages voisins;
  • Rassembler l’offre afin de constituer une attraction touristique significative.

Aux principales intersections dans le réseau de sentiers, le plan général est accompagné d’une affiche qui présente les services touristiques disponibles dans les différents villages (voir l’image ci-dessous).

Le projet Village to Village, qui a d’ailleurs contribué à la nomination du parc Pallas-Yllästunturi comme finaliste au 2017 Tourism for Tomorrow Awards du World Travel and Tourism Council, permet ainsi à toute la région de profiter de l’attractivité touristique du parc national tout en y contribuant.

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 Source : Réseau de veille en tourisme

Des circuits reliant les attraits naturels

Récemment, les parcs nationaux finlandais, en collaboration avec Visit Finland et l’organisme de promotion du plein air Outdoors Finland, lançaient sept circuits mettant en vedette les attraits naturels du pays. Les Self-guided Tours of Finland Natural Attractions présentent des itinéraires en voiture variant de 4 à 13 jours offrant des niveaux de difficulté variés. À titre d’exemple, celui qui s’intitule « 7 Finnish National Parks » s’étend sur 10 jours et propose des randonnées de niveau facile. Certains circuits accessibles pour les jeunes randonneurs sont spécifiquement identifiés Family friendly.

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Source : Nationalparks.fi

Le droit à la nature

L’accès à la nature n’est pas un enjeu en Finlande, il est même garanti par le « droit de tout un chacun » ou Everyman’s Right. Ce droit coutumier, qui s’applique aussi en Suède et en Norvège, permet à tout citoyen finlandais comme à tout visiteur étranger de se déplacer librement dans la nature, qu’elle soit de propriété publique ou privée. Voilà qui démontre bien l’importance que revêtent la nature et les loisirs de plein air aux yeux de la population, mais aussi des institutions du pays.

Image à la une : Visit Finland

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Hébergement Produits et activités

La tendance est au camping urbain

Rapprocher le camping de la clientèle potentielle pourrait certainement favoriser une plus grande pratique de cette activité en général. Mais qu’il s’agisse de former une relève de campeurs, d’accommoder les convertis ou de proposer une expérience mémorable et hors de l’ordinaire, l’offre urbaine en matière de camping se multiplie et est de plus en plus éclatée. En voici quelques exemples.

 

Au bord de la Seine, à Paris

En juin 2016, le groupe Huttopia inaugurait sous sa bannière Indigo le Camping Paris Bois de Boulogne. Créé dans les années 1950, il a subi d’importants travaux de rénovation et de végétalisation. Il compte désormais 410 emplacements contre 600 auparavant. En plus des sites pour tentes et pour véhicules récréatifs, le glamping (glamourous camping) y est à l’honneur : on propose en location quelque 70 unités d’hébergement, une vingtaine de tentes et de lodges ainsi que deux caravanes de marque Airstream. Seul terrain de camping situé sur le territoire parisien, il enregistre environ 250 000 nuitées par année.

 

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Source : Camping Indigo Paris Bois de Boulogne

Dans les bois… à New York

Un ancien aéroport municipal de la ville de New York, situé dans le sud du quartier Brooklyn, compte aujourd’hui une quarantaine d’emplacements de camping (32 pour tentes et 9 pour véhicules récréatifs). Le camping Floyd Bennett Field est géré par le National Park Service américain et propose des emplacements de camping traditionnels, avec feux de camp, BBQ au charbon de bois et table à pique-nique. On peut aussi y pratiquer plusieurs activités de plein air comme la randonnée, le tir à l’arc et le kayak, et il est possible de s’y rendre en transport en commun. Il s’agit du seul terrain de camping permanent des cinq quartiers de New York.

 

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Source : Floyd Bennet Field, National Park Service

Camping de luxe à Halifax

En Nouvelle-Écosse, une offre alliant tourisme culinaire, plein air et glamping a été concoctée par Kayak Halifax et McNabs and Lawlor Islands Provincial Park. Les clients qui se procurent le forfait d’une nuitée, disponible seulement durant deux semaines en août, ont droit à une visite exclusive de l’archipel en face de Halifax. Le forfait comprend tous les repas, une randonnée guidée à pied et en kayak, la visite d’un site historique, l’animation de la soirée et une nuitée en camping sur l’une des îles dans une tente confortablement meublée. Les repas sont préparés par des chefs de la région qui mettent en valeur les produits locaux. L’esprit du camping y est en vedette avec feu de camp, musiciens locaux ainsi que contes et légendes à propos des mystères des îles. Ce forfait unique se détaille à 750 $. La vidéo suivante le présente.

 

Dans les hauteurs de San Francisco

L’ancien site militaire Presidio a subi une transformation importante en 2010 pour offrir deux emplacements de camping pour des groupes de 30 personnes, en tente seulement. La localisation et les services du Rob Hill Campground en font un excellent lieu pour une initiation au camping. Les clients peuvent apporter leur propre équipement ou louer le nécessaire sur place. Il s’agit du seul camping à San Francisco.

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Source : The Presidio

Un projet de haltes-camping pour Montréal

Un regroupement composé de six organismes québécois* souhaite développer un réseau reliant la Route verte et d’autres pistes cyclables ainsi que la Route bleue du Grand Montréal, afin de constituer une offre qui fera de la région montréalaise une destination de plein air urbain par excellence. À cet égard, un projet-pilote prévu sous peu consiste à mettre en place un réseau de haltes-camping en périphérie de l’île. Cinq sites de camping dans quatre grands parcs montréalais ont été retenus par la firme de design urbain B3. Ils sont tous accessibles par les réseaux cyclables et navigables de la métropole :

  • parc-nature du Cap-Saint-Jacques
  • parc nature du Bois-de-Liesse
  • parc nature de la Pointe-aux-Prairies
  • parc René-Lévesque et port de plaisance de Lachine

Selon le regroupement, cette étude exploratoire a pour but de mener à l’implantation de sites de camping permanents à Montréal. Cette offre s’ajouterait ainsi à celle aménagée depuis peu au parc national des Îles-de-Boucherville, situé à deux pas de la ville, et qui est accessible en transport en commun. 

 

*Montréal physiquement active, AccèsFleuve/Comité ZIP Ville-Marie, la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK), le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPPE), Vélo Québec et la Ville de Montréal.

Glamping dans le Vieux-Port

Dormir au pied du Silo no 5 en formule prêt-à-camper, dans une minimaison ou dans un bateau, c’est ce qu’offre le Village des Écluses, dans le Vieux-Port de Montréal. Les clients sont hébergés en plein cœur de l’action urbaine. Il s’agit certainement d’une excellente façon de créer un séjour mémorable. Ce projet, mis sur pied en partenariat notamment avec Parcs Canada, intègre également certains éléments historiques de Montréal.

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Source : Village des Écluses

Des formules insolites

Le charme et l’esprit du camping et du plein air stimulent la créativité urbaine et plusieurs offres qui s’y rattachent voient le jour. Bivouac NYC en est un bel exemple. Il s’agit d’une expérience de camping sur le toit d’un édifice new-yorkais où six abris de toile hébergent les visiteurs. À Melbourne, le concept du camping sur un toit d’édifice est également à l’origine du projet de St Jerome’s The Hotel*, mais dans un format beaucoup plus luxueux. À Amsterdam, l’événement bisannuel UrbanCampsite met en vedette des unités d’hébergement qui marient le camping et l’art. Il est possible de passer la nuit dans l’une ou l’autre de ces créations en réservant sur le portail d’Airbnb.

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Source : St. Jerome’s The Hotel

Le plein air en ville

Offrir de la nature en ville, faire vivre des expériences hors du commun, proposer du « glamourous camping » ou du glamping, voilà des tendances qui se déploient parfaitement à travers le camping urbain. Il s’agit d’une excellente façon de faire vivre la ville autrement.

 

Image à la une : Kayak Halifax

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Des silos à grains reconvertis en hôtel haut de gamme

Inutilisés depuis 2001, les silos à grains du vieux-port de Cape Town ont trouvé une seconde vie. Le groupe hôtelier Royal Portfolio a aménagé l’hôtel haut de gamme The Silo dans l’ancienne section de l’élévateur à grains du complexe. Le design reflète la mémoire du lieu et laisse son empreinte dans le paysage urbain de la ville. La structure de six étages a été bonifiée par l’ajout d’imposantes baies vitrées. Leur disposition et leur géométrie permettent au bâtiment de se transformer telle une lanterne la nuit venue. En plus d’offrir un centre sportif et un spa, l’hôtel propose à ses clients un restaurant directement sur son toit. Les 28 chambres ont été aménagées au-dessus des cellules de stockage du silo qui deviendront, quant à elles, un musée d’art contemporain qui ouvrira ses portes en septembre 2017. Des tours guidés seront proposés aux clients de l’établissement. 

La construction de cet hôtel est l’un des nombreux exemples de réutilisation de silos industriels. En effet, Marseille a transformé le silo d’Arenc en salle de spectacles polyvalente et Helsinki a métamorphosé de vieux silos à l’huile en phares interactifs géants. Le Silo no 5 du Vieux-Port de Montréal a inspiré plusieurs projets, mais aucun n’a abouti. Le plus récent est celui proposé par la Société du Vieux-Port de Montréal dans le cadre d’un plan de revitalisation du secteur. Le Silo no 5 serait transformé en tour d’observation et une partie serait détruite pour faire place à un grand espace public.

Pour l’instant, la seule mise en valeur prévue sera orchestrée par le Musée d’art contemporain de Montréal qui projettera des textes de Leonard Cohen sur les murs, dès le 7 novembre prochain.

Quel(s) projet(s) voyez-vous prendre forme dans le Silo no 5 ?

Source de l’image à la une : © The Royal Portfolio

Écrit en collaboration avec Julie Payeur

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Quatre manières originales de louer ses chambres

Pour quelques heures

La location de chambre à l’heure n’est pas un phénomène nouveau. Récemment, plusieurs sites ou applications mobiles sont venus structurer l’offre dans ce marché. Davantage présentes en Europe et dans les grandes villes américaines, ces plateformes font une entrée progressive au Canada. Le principe est simple. Les utilisateurs louent une chambre pour une période donnée pendant la journée et paient une fraction du prix affiché pour la nuit. Il est possible de choisir des hôtels de deux à cinq étoiles et d’obtenir jusqu’à 80 % de rabais. Par exemple, le site Dayuse propose des chambres pour une durée de une à dix heures. Quant à Byhours, il offre des locations de trois, six ou douze heures. S’il est généralement possible de réserver en avance, l’application Recharge propose plutôt de louer une chambre la journée, voir l’heure même.

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Source: © Réseau de veille en tourisme

Cette formule de location à l’heure peut être bénéfique pour l’industrie hôtelière puisqu’elle permet d’augmenter le taux d’occupation des chambres et des autres espaces disponibles. En considérant que le taux d’inoccupation peut atteindre 70 % pendant la journée, il est maintenant possible de monétiser les actifs dormants.

Abonnements mensuels

Depuis 2016, le site français Supertripper propose une formule d’abonnement mensuel de location de chambres d’hôtel. Ces abonnements permettent de voyager dans les hôtels européens partenaires. Une fois arrivé à destination, il ne reste qu’à payer la taxe de séjour ou les extras (déjeuner, spa, etc.).

Supertripper offre deux catégories d’abonnements. La première s’adresse aux particuliers pour des vacances en solo ou à deux. La seconde vise les voyageurs d’affaires. Cet abonnement est disponible du lundi au jeudi et il est possible de recevoir une facture mensuelle à son bureau. Le prix de base des différentes catégories d’abonnement est de 139 euros et il augmente selon la fréquence des séjours et le nombre d’étoiles des hôtels choisis. Une réservation ne peut pas dépasser plus de cinq nuits consécutives, et il est nécessaire d’attendre la fin du séjour avant de faire une nouvelle réservation dans le même hôtel.

Les objectifs de cette entreprise sont d’offrir une plus grande accessibilité à l’hôtellerie et une nouvelle façon de voyager en augmentant le pouvoir d’achat de la clientèle.

Revente des chambres non remboursables

Dans le cas d’annulation d’un voyage, il arrive que le voyageur ait à payer une ou des réservations de chambres d’hôtel non remboursables. En France, le nombre de nuits d’hôtel perdues aux frais du client est estimé à 1,2 million.

Des plateformes, telles que Roomer, RoomRoom, Cancel On et Trocotel permettent la revente à rabais d’une réservation non remboursable à un tiers. Le client récupère une partie de la somme perdue et permet à un autre voyageur de trouver une chambre à un prix réduit. Les sites servent d’intermédiaires pour la transaction ; une commission de 10 % à 15 % est prélevée lorsque la vente est conclue.

Les vendeurs et les acheteurs sortent gagnants de cette transaction, tout comme les hôteliers puisqu’un client qui ne se présente pas ne dépense pas au bar, au restaurant ou encore au spa.

Heures de départ flexibles

Beaucoup de groupes hôteliers permettent aux membres de leurs programmes de fidélité de retarder leur départ de quelques heures. Pour offrir à sa clientèle une expérience plus adaptée et se démarquer de la concurrence, le groupe Germain a supprimé les départs à heure fixe. Cette offre ne s’applique qu’aux clients ayant effectué leur réservation auprès de ses établissements. Pour l’hôtelier canadien, cette mesure vise à stimuler les ventes en direct et à réduire sa dépendance envers les intermédiaires en ligne.

 

Qu’elles soient proposées sur les plateformes Web ou en direct, les offres de réservation de chambres sont de plus en plus flexibles. Croyez-vous que ces plateformes demeureront marginales ou qu’elles gagneront une part de marché importante de l’industrie hôtelière ?

Source de l’image à la une : unsplash