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Voyages 2020 : quand sécurité rime avec proximité

Depuis le début de la pandémie, plusieurs enquêtes ont vu le jour pour connaître les intentions de voyage des Nord-Américains (excluant les Mexicains) au cours des prochains mois. Le Réseau de veille en a sélectionné quelques-unes qui fournissent un aperçu à un moment bien précis dans le temps afin de mieux comprendre les voyageurs et de se préparer à la reprise.

Les Québécois, bien chez eux

Selon un sondage SOM-Cogeco réalisé les 11 et 12 mai auprès de 1 100 adultes québécois francophones, la majorité des répondants (64 %) prévoit de rester à la maison et faire des activités dans sa région pendant les vacances estivales, alors qu’une minorité envisage de séjourner dans une autre province (7 %) ou dans un autre pays (5 %). D’ailleurs, si la frontière avec les États-Unis rouvrait au cours des prochains mois, moins d’un Québécois sur 10 aurait l’intention d’y aller cet été.

La majorité des Québécois prévoit de rester à la maison et de faire des activités dans sa région pendant les vacances estivales.

Un peu plus de la moitié des Montréalais mentionnent vouloir voyager à l’extérieur de la grande région de Montréal cet été. Par contre, seuls 20 % des habitants de l’extérieur de Montréal déclarent souhaiter visiter la métropole au cours des prochains mois et seulement 10 % dans le cas des résidents de la région de Québec. Les jeunes de 18 à 34 ans sont nettement plus nombreux (33 %) que les 55 ans ou plus (14 %) à avoir envie de s’y rendre. Ceci s’explique probablement par la vulnérabilité des personnes plus âgées face à la COVID-19 et le fort taux de gens infectés dans la métropole, tel que véhiculé dans les médias.

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Un autre sondage, réalisé cette fois-ci par la firme Léger pour le compte de l’Office du tourisme de Québec du 12 au 15 mai auprès de 502 citoyens de la région métropolitaine de Québec, donne un aperçu de leurs intentions de voyages à l’été 2020. Les résultats montrent que, comme parmi les Montréalais, la moitié des répondants planifie au moins un séjour dans une autre région du Québec ; 61 % chez les 18-34 ans. En revanche, le tiers (33 %) envisage de voyager uniquement dans la région de Québec (le pourcentage grimpe à 41 % chez les 35-54 ans).

Les Canadiens voyageront en auto

Du 1er au 3 mai 2020, la firme Léger a mené un sondage auprès de 1526 Canadiens afin de mieux comprendre l’impact de la COVID-19 sur leurs projets de voyage. On y découvre sans surprise que la moitié ont modifié leurs plans de vacances pour 2020 et presque tout autant (47 %) ont souligné qu’il est très improbable qu’ils en prennent en 2020 (33 % des Québécois).

S’ils voyagent à court terme, les Canadiens le feront plus près de chez eux, même s’ils se montrent plus à l’aise de voyager à l’extérieur de leurs frontières provinciales au fil du temps. Quelque quatre personnes sur dix (42 %) mentionnent être à l’aise de voyager en auto dans les deux mois suivant la levée des mesures de protection (66 % dans les six mois). Les Canadiens ne privilégient pas les voyages en avion pour l’instant et les Québécois encore moins que les autres.

Les Canadiens ne privilégient pas les voyages en avion pour l’instant et les Québécois encore moins que les autres.

En fait, cela prendra sept mois ou plus pour la majorité d’entre eux avant de se sentir à l’aise d’effectuer un vol intérieur ou international. D’ailleurs, peu de sondés (25 %) se disent à l’aise de voyager à l’étranger avant qu’un vaccin ne soit découvert ; 51 % dans le cas des voyages aux États-Unis. Cette donnée est confirmée par un sondage Ipsos réalisé du 8 au 11 mai auprès de 1000 répondants qui montre que seulement 2 Canadiens sur 10 sont susceptibles de voyager hors de leur frontière cette année… et 70 % ne prévoient pas de séjourner à l’hôtel.

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Américains : un sentiment de sécurité accru

Chaque semaine depuis le 15 mars, Destination Analysts interroge plus de 1200 voyageurs américains pour connaître leurs opinions, sentiments, perceptions et comportements entourant les voyages dans un climat de pandémie. Selon les données collectées du 29 au 31 mai, les Américains continuent de manifester une impression de sécurité de plus en plus grande envers les voyages :

  • Un sur cinq voyage déjà ou est prêt à voyager sans aucune hésitation ;
  • Quelque 70 % ont au moins des plans provisoires en 2020. Ceux-ci se réaliseront plus tôt que ce qu’ils rapportaient la semaine dernière. Ainsi, près d’un touriste sur quatre (24 %) prévoit d’effectuer son prochain voyage par avion entre mai et décembre 2021 alors que 44 % pensent prendre la route pendant la saison estivale, soit en juin, juillet et août.
  • Les voyages en voiture (35 %), le séjour dans une station balnéaire (34 %) et la visite de parcs nationaux (24 %) et d’autres parcs (20 %) figurent parmi les expériences relaxantes les mieux notées. Près d’une personne sur quatre (24 %) a également mentionné les vacances à la maison (staycations) ;
  • Moins d’un tiers des femmes ont déclaré qu’elles n’avaient pas l’intention de voyager en 2020 (30 % au lieu de 35 % auparavant) comparativement à un cinquième des hommes (21 % au lieu de 29 %) ;

Dans le sondage de la semaine du 18 mai, les trois quarts des Américains qui prévoyaient de voyager cette année ont mentionné qu’ils demeureraient à l’affût des mesures sanitaires déployées dans la destination et les entreprises qu’ils souhaitent visiter, démontrant ainsi la nécessité de véhiculer de l’information sur l’aspect sécuritaire de la destination.

Depuis trois mois, Longwoods International et Miles Partnership effectuent eux aussi une enquête hebdomadaire pour sonder les intentions de voyage des Américains. Selon les résultats de la 12e vague menée le 27 mai 2020 auprès de 1000 adultes, plus de 7 voyageurs sur 10 (71 %) ont souligné avoir des projets de voyage au cours des six prochains mois. Ce pourcentage est resté relativement constant depuis la mi-mars, mais en baisse par rapport au sommet du 11 mars (87 %), avant que le plein impact de la pandémie ne se fasse sentir. D’ailleurs, près de la moitié des répondants (47 %) affirme que la crise de la COVID-19 affectera considérablement leurs plans de voyage au cours des six prochains mois, une diminution comparativement au pic de 67 % atteint le 1er avril. Il s’agit du niveau le plus bas depuis la mi-mars.

71 % des Américains ont des projets de voyage au cours des six prochains mois

Enfin, si les États-Unis vont de l’avant avec leur projet de crédit d’impôt « Explorez l’Amérique » pour stimuler les voyages intérieurs, les Américains pourraient être plus enclins à demeurer chez eux pour leurs vacances.

Toutes ces enquêtes montrent une lente évolution de la confiance des clientèles, principalement pour les voyages de proximité. Il faudra donc s’assurer de bien connaître le profil de la clientèle québécoise (et canadienne), ses besoins et ses comportements afin d’orienter les efforts marketing et communicationnels de manière efficiente.

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La nature, l’attrait préféré des Québécois cet été

Du 6 au 11 mai, Segma Recherche et Événements Attractions Québec ont effectué un sondage auprès de 1 003 Québécois afin de connaître leurs intentions de visiter une attraction touristique du Québec cet été. Les résultats portent sur les Québécois actifs, c’est-à-dire ceux ayant réalisé une activité au cours des deux dernières années.

L’enquête démontre que moins de 20 % des Québécois actifs visiteront probablement des zoos/aquariums, des parcs d’attractions, thématiques ou aquatiques, des sites agrotouristiques et des musées, centres d’interprétation, sites historiques ou patrimoniaux et participeront probablement à des activités culturelles cet été. Seuls deux secteurs s’en sortent un peu mieux, soit les parcs et les sites naturels et les activités récréatives extérieures (voir l’infographie). Évidemment, les proportions s’avèrent plus grandes chez les participants très actifs, c’est-à-dire ceux ayant visité une attraction plus de quatre fois au cours des deux dernières années.

Soulignons que ces intentions reflètent l’état d’esprit des Québécois au début du mois de mai alors que la population était encore entièrement confinée. Ce portrait changera très certainement au cours des prochaines semaines, au fur et à mesure des phases progressives de déconfinement. Parions que les gens regagneront confiance dans les entreprises et dans leur capacité à assurer leur sécurité.

 

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Tendances

De l’égoportrait à la bienveillance

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique pour les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leurs réflexions afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.  

Le tourisme bienveillant englobe au départ la notion de respect de l’environnement naturel, puis celle du bien-être des sociétés visitées et, enfin, celle de la participation au développement de l’économie locale. C’est une forme de tourisme qui protège chaque type de voyage avec le vernis de l’indulgence, de la compréhension et d’une certaine forme d’altruisme envers un individu, un groupe, une communauté.

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Source : TIME

Moi et mon bien-être

La première apparition du mot selfie (égoportrait) date de 2002. En 2013, le phénomène devient assez répandu pour que selfie soit consacré Word of the Year (mot de l’année) par l’Oxford English Dictionary. Rapidement, il est toutefois perçu comme une preuve du narcissisme d’une nouvelle génération obsédée par sa propre personne.

Sa diffusion massive, associée à l’utilisation des réseaux sociaux, impose toutefois l’égoportrait comme une forme d’expression contemporaine incontournable. Et l’industrie du voyage ne tarde d’ailleurs pas à en mesurer tout le potentiel promotionnel. Des cadres géants sont placés à des endroits stratégiques pour inciter les voyageurs à se fondre dans le décor de la destination et à publier la nouvelle : « Je suis ICI! »

Durant ces mêmes années, les notions de bien-être et de santé globale prend de l’ampleur et se démocratise, alors que le stress vécu dans la vie tant professionnelle que personnelle atteint des niveaux alarmants. Maux de dos, hypertension, insomnie, fatigue chronique, tous ces maux modernes expliquent la recherche d’un meilleur équilibre entre la santé du corps et la paix de l’esprit. Entraînements personnalisés, massages, visites au spa, séances de yoga, nouvelles pratiques alimentaires, méditation sont devenus autant de moyens de s’évader, de se vider la tête, de se ressourcer, d’aspirer au bonheur. 

Le voyageur et le bien-être

Brexit, attentats terroristes, crise des réfugiés, inondations records au Québec, histoire navrante d’une enfant maltraitée à Granby, il est difficile d’atteindre la paix et l’harmonie lorsque le malheur frappe quotidiennement nos écrans. Si l’anxiété est une réaction physiologique compréhensible à cette avalanche de mauvaises nouvelles, une réponse se trouve de plus en plus dans la manifestation active d’empathie et de bienveillance pour son entourage, sa communauté et la planète.

Le voyage devient l’occasion de prolonger et d’approfondir cette quête ou à tout le moins de maintenir ses saines habitudes de vie en période de vacances. L‘industrie touristique l’a, encore ici, rapidement compris en offrant de nouvelles expériences directement associées à la santé et au bien-être.

Cette tendance est telle que les activités autrefois liées au tourisme de bien-être s’intègrent maintenant dans l’offre d’une foule d’acteurs de l’industrie, de l’hébergement au tourisme nature, en passant par la restauration et les attractions. Spas en forêt, pauses de yoga à l’hôtel, thé matcha au menu du café du musée, il est de plus en plus difficile de départager l’offre de bien-être du bien-être infusé dans l’offre touristique.

Un bel exemple de cette fusion des genres est celui du Monastère des Augustines de Québec, qui se présente comme un « havre de culture et de mieux-être ».

 

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Source photo : Monastère des Augustines

Certaines destinations réorientent même leur positionnement lorsque des joueurs majeurs de l’industrie investissent massivement dans cette tendance. Il en est ainsi de la Ville d’Austin, au Texas, qui appuie les investissements privés par la construction d’infrastructures publiques destinées à faire admirer le paysage jusqu’aux lieux de méditation, aménagés en bordure de l’eau. Le slogan d’Austin est ainsi passé de « Keep Austin Weird » à « Keep Austin Well ».

Des destinations bienveillantes?

C’est du moins le pari d’Auvergne Rhône-Alpes Tourisme qui, tout en maintenant son ambition de devenir une destination européenne de premier plan, mise sur un tourisme plus équitable, plus conscient et respectueux des collectivités et des écosystèmes, sur un tourisme plus lent et plus inclusif. Pour y arriver, cinq leviers ont été mis en place, notamment le Manifeste pour un tourisme bienveillant et un fonds de dotation qui vise à soutenir des initiatives telles que la sensibilisation à l’environnement et l’accessibilité aux publics handicapés. 

En résumé…

 Le voyage offre de plus en plus d’occasions de satisfaire les besoins de l’âme et de mettre les voyageurs en contact avec l’autre.

Après la prise en compte des dimensions physiques, sociales et économiques des sociétés visitées, vient celle de l’ouverture à la différence et à la marginalité. Dans un monde étourdissant et anxiogène, les valeurs actuelles d’altruisme et de bienveillance font tranquillement leur chemin et viennent colorer de plus en plus le secteur du voyage.

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Les projets de voyages des Canadiens à l’été 2019

Chaque printemps depuis quelques années, en mars, le Conference Board du Canada publie une étude sur les intentions de voyages des Canadiens pour l’été à venir. Les résultats de la dernière enquête montrent que quatre Canadiens sur cinq (79 %) prévoient réaliser un voyage ou plus d’au moins une nuitée pour des vacances ou à des fins de loisirs entre le 1er mai et le 31 octobre de cette année, soit une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, la proportion de répondants ayant déclaré ne pas avoir l’intention de faire un séjour d’une nuit ou plus a augmenté faiblement, étant passée de 11 % en 2018 à 12 % en 2019.

Des intentions différentes selon les provinces de résidence

Une ventilation des intentions de voyages par région révèle des variations importantes à travers le Canada  : les plus élevées ont été observées chez les Ontariens (83 % comparativement à 81 % l’an dernier) et les Albertains; les plus basses, chez les répondants du Canada atlantique (72,5 %). Cette proportion correspond à une remarquable diminution de 11 points de pourcentage par rapport à 2018. La part de résidents de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan envisageant de voyager à l’été 2019 a également baissé, ce qui suggère que les perspectives économiques plus mitigées de ces provinces pourraient déjà peser sur les intentions de voyages de leurs populations. Quant aux projets de voyages des Québécois, ils demeurent relativement stables (77 %), mais légèrement en dessous de la moyenne canadienne (voir le graphique 1).

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Croissance du nombre de voyages internationaux

Bien que le Canada demeure la destination privilégiée de la majorité des Canadiens, une proportion plus élevée de répondants planifient voyager à l’extérieur du pays pour leurs plus longues vacances estivales cette année, soit 44 % comparativement à 41 % en 2018. En fait, dans toutes les régions, sauf dans le Canada atlantique, la part des Canadiens qui ont l’intention de partir à l’étranger est plus grande cette année qu’en 2018, y compris celle des Québécois. Les Ontariens et les Québécois comptent voyager outre-mer en plus grand nombre que leurs compatriotes, alors que les Britanno-Colombiens et les Albertains prévoient séjourner aux États-Unis dans une plus forte proportion que les autres voyageurs canadiens (voir le graphique 2).

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Un processus de planification déjà bien amorcé

Les résultats du dernier sondage suggèrent que les Canadiens en sont à une phase similaire dans leur processus de planification des voyages intérieurs par rapport à l’année dernière :

  • plus du tiers des répondants (34 %) ont déclaré être à l’étape de l’inspiration (33 % en 2018);
  • un Canadien sur cinq (21 %) en est à la collecte d’informations et réfléchit aux destinations potentielles (22 % en 2018);
  • quelque 28 % ont déjà établi un itinéraire, soit un pourcentage légèrement inférieur au précédent sondage (30,5 %);
  • près de 17 % des répondants ont terminé tous leurs arrangements de voyage (14,6 % en 2018).

Ces résultats suggèrent qu’une part plus élevée d’intentions de voyages intérieurs sera convertie en voyages réels cet été. En revanche, les Canadiens ayant l’intention de séjourner à l’extérieur du Canada au cours de la saison estivale sont un peu plus en retard dans la planification de leurs projets de voyages par rapport à la même période l’an dernier.

Les activités urbaines gagnent en popularité

Parmi les personnes ayant l’intention de rester au Canada lors de leurs plus longs voyages d’été, l’activité la plus populaire est la visite de parents ou d’amis (57 %), suivie du magasinage (37 %) et des visites touristiques (35 %). Bien que les proportions de répondants soient semblables à celles de 2018 en ce qui a trait à ces deux dernières activités, le magasinage s’est hissé du 7e au 2e rang et les visites touristiques, de la 6e à la 3e position. La baignade, qui se situait au 2e rang en 2018, glisse au 4e rang cette année, alors que la visite de parcs nationaux passe du 3e au 5e rang (voir le graphique 3). Ces résultats suggèrent que les activités urbaines semblent être plus populaires que celles basées sur la nature.

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Compétitivité du Canada

Les résultats de l’enquête du Conference Board ont également permis de mieux connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique par rapport aux destinations étrangères. Pour ce faire, les répondants ont évalué divers attributs sur une échelle allant de 1 (faible) à 5 (excellent). Les différences entre les deux évaluations ont été calculées pour chaque élément. Les valeurs positives impliquent que les répondants attribuent une note plus élevée au Canada qu’aux destinations étrangères pour cette caractéristique, alors que les valeurs négatives révèlent une faiblesse du pays par rapport à ses compétiteurs.

 

Conformément aux résultats de l’année dernière, la comparaison montre que le Canada est perçu comme une destination sécuritaire pour les touristes et qu’il se positionne bien sur cet élément par rapport à ses concurrents internationaux. Le pays a également reçu une note positive en ce qui concerne le rapport qualité-prix, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du taux de change actuel du huard par rapport au dollar américain et à d’autres monnaies étrangères.

Parmi les autres attributs pour lesquels le Canada a obtenu un score nettement plus élevé que les destinations internationales, citons la gamme d’attractions naturelles à visiter et l’amabilité des habitants. Toutefois, la comparaison a révélé certaines caractéristiques où le Canada est à la traîne par rapport à ses concurrents, soit les expériences de tourisme culturel, de vie nocturne et de divertissement, les options culinaires, le magasinage et le climat (voir le graphique 4). Que ces perceptions soient justifiées ou non, elles indiquent des domaines où le Canada doit s’améliorer pour maintenir sa compétitivité.

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Il reste à voir si ces intentions de voyages se concrétiseront. Le gouvernement fédéral a récemment reconnu le tourisme comme un secteur à forte croissance et à fort potentiel, pour lequel il a inclus de nouvelles mesures dans le budget de 2019 afin de stimuler les perspectives de croissance. Ces efforts sont nécessaires pour que l’industrie touristique canadienne continue de croître dans les prochaines années.

 

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Intentions de voyage des Canadiens pour l’été 2018

Les voyages intérieurs continueront de croître en 2018, quoiqu’à un rythme plus modeste qu’au cours des dernières années, selon une publication du Conference Board du Canada sur les perspectives des marchés parue à l’automne 2017. Ces prévisions se basent en grande partie sur des hypothèses de croissance économique plus faibles et des préoccupations financières grandissantes pour les ménages canadiens.

 

Les intentions de départ

Malgré cette toile de fond plus sombre, les résultats de la dernière enquête sur les intentions de voyage réalisée en mars 2018 montrent que quatre Canadiens sur cinq (80 %) envisagent un voyage entre le 1er mai et le 31 octobre, soit une hausse de 3 % par rapport à l’an dernier. Comme par les années passées, ce sont les Britanno-Colombiens qui sont les plus susceptibles de prendre des vacances cet été toutes destinations confondues et les Québécois ferment la marche (voir le graphique 1).

4 Canadiens sur 5 prévoient de voyager cet été

Notons que dans toutes les régions, sauf en Alberta, une plus forte proportion de répondants qu’en 2017 a mentionné avoir l’intention de voyager pendant la saison estivale. Ceci est particulièrement le cas des habitants des provinces de l’Atlantique. 

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Au Canada ou à l’international ?

Après avoir bondi respectivement de 6 % et de 12 % entre 2015-2016 et 2016-2017, la proportion de répondants qui planifient voyager au Canada pour leurs plus longues vacances estivales demeure inchangée par rapport à l’année dernière, soit un peu plus de la moitié d’entre eux (54 %).

Quant aux Québécois, ils sont plus indécis que les autres Canadiens en ce qui a trait à leur destination de voyage estival.

Les résidents du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et des provinces de l’Atlantique comptent voyager au Canada dans une plus grande proportion que leurs compatriotes canadiens. Au contraire, les Ontariens envisagent plutôt de voyager outre-mer ou aux États-Unis cet été (voir le graphique 2).

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Une planification plus hâtive

Les résultats du sondage du Conference Board du Canada montrent que les Canadiens sont plus avancés qu’ils ne l’étaient l’année dernière en ce qui a trait à la planification de leurs voyages intérieurs :

  • (31 %) des répondants avaient déjà planifié leur itinéraire (28 % en 2017) ;
  • 15 % avaient achevé tous leurs préparatifs de voyage (14 % en 2017) ;
  • 33 % des sondés ont déclaré être à l’étape de l’inspiration, soit une baisse de 3 % par rapport à 2017 et de 7 % comparativement à 2016 ;
  • 22 % des personnes interrogées ont mentionné en être à la cueillette d’informations

Ces résultats sont positifs, car ils suggèrent qu’un pourcentage plus élevé d’intentions de voyages intérieurs sera converti en voyages réels cet été. 

Les activités planifiées

Parmi les personnes ayant l’intention de voyager au Canada cet été, la majorité (51 %) visitera des amis et des parents et quatre Canadiens sur dix iront à la plage ou se baigner, visiter un parc national ou une réserve naturelle. Ces résultats sont comparables à ceux de l’année dernière sauf dans le cas des parcs nationaux, où l’entrée était libre l’année dernière dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada. Il n’est donc pas surprenant de constater que moins de répondants comptent visiter cette catégorie d’attrait cet été. De même, la proportion de répondants qui prévoient de faire du camping ou de la randonnée a légèrement diminué par rapport à l’année dernière (voir le graphique 3). 

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Comment le Canada est-il perçu ?

Afin de connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique par rapport aux destinations étrangères, les répondants ont dû évaluer divers attributs touristiques sur une échelle allant de 1 (faible) à 5 (excellent), tant pour le Canada que pour les destinations internationales. Les différences entre les deux évaluations ont été calculées pour chaque élément. Les valeurs positives impliquent que les répondants attribuent une note plus élevée au Canada qu’aux destinations étrangères pour cette caractéristique, alors que les valeurs négatives révèlent une faiblesse du Canada par rapport à ses compétiteurs.

Le Canada est perçu comme une destination sécuritaire pour les touristes et il se positionne bien sur cet élément par rapport à ses concurrents internationaux. Bien que cela pourrait constituer un avantage concurrentiel, le récent attentat à la camionnette à Toronto laisse présager de nouvelles préoccupations en ce qui a trait à la sécurité lors de voyages au pays (voir le graphique 4).

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Le Canada a également reçu une note positive en ce qui concerne le rapport qualité-prix, ce qui n’est pas surprenant compte tenu de la valeur actuelle du huard par rapport au dollar américain et aux autres devises. Sur les plans de l’amabilité des gens, la variété des attraits naturels, la gamme d’activités sportives ou récréatives, l’acceptation des autres cultures et la qualité de l’hébergement, le Canada obtient également une note plus favorable que les destinations internationales.

Le pays se classe moins bien que les destinations étrangères en ce qui a trait à la variété des expériences nocturnes et de divertissement, au climat favorable, à la diversité des expériences culturelles, au magasinage, à la qualité des transports et aux choix des options culinaires. Bien que ces perceptions puissent être justifiées ou non, elles indiquent des domaines où la compétitivité du Canada est manifestement inférieure à celle d’autres destinations.

Donc, malgré l’absence de certains grands événements tels que le 150e anniversaire de la Confédération et le 375e anniversaire de Montréal, il semble que la dynamique de croissance de ces dernières années se poursuivra encore à l’été 2018.

 

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Intentions de voyage au Québec à l’été 2016

Du 24 au 30 mars dernier, TNS a réalisé un sondage en ligne auprès d’un panel interactif pour le compte de Tourisme Québec; 751 Québécois, 750 Ontariens 750 résidents de la Nouvelle-Angleterre et 756 résidents de l’Atlantique-Centre ont répondu aux questions concernant leur intention d’effectuer un voyage d’agrément au cours des six prochains mois. Voici les principales conclusions.

 

Intentions de séjour

La majorité des Québécois, des Ontariens et des Américains de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre ont l’intention d’effectuer un voyage au cours des six prochains mois (entre mai et octobre) comme le démontre le graphique 1. La proportion est un peu plus élevée chez les Ontariens et chez les Américains de l’Atlantique-Centre.

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Source: TNS

Les touristes québécois, ontariens et américains accompliront 3 voyages en moyenne, dont 2 dans leur province ou pays d’origine. Les jeunes Américains prévoient voyager un peu plus (3,8 voyages en moyenne). Les types de séjour privilégiés par les Québécois et les Ontariens sont les visites urbaines et celles de parents et d’amis alors que près de la moitié des Américains de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre envisagent un séjour au soleil, notamment les jeunes familles.

Près du tiers des répondants québécois et ontariens (31 %) effectueront au moins un séjour au Québec, dont la durée moyenne sera de 5,6 jours. Les voyageurs âgés de 50 ans et plus opteront pour une durée légèrement plus longue : 6,1 jours. Les Ontariens visiteront surtout Montréal (66 %) alors que les Québécois iront à Québec, dans les Laurentides et en Estrie (voir le graphique 2).

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La majorité (80 %) des répondants américains réalisera au moins un séjour aux États-Unis; le Canada se positionne au second rang, mais loin derrière avec un répondant sur cinq qui envisage de séjourner au pays. Un peu plus d’un voyageur sur dix (11 %) séjournera 5,8 jours au Québec, notamment les hommes âgés de 25 à 34 ans et les diplômés universitaires. Les principales régions au programme des visites sont Québec et Montréal, mais aussi l’Estrie, le Bas-Saint-Laurent et l’Abitibi-Témiscamingue (voir le graphique 3).

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Parmi les répondants québécois et ontariens qui ne prévoient pas voyager au cours des six prochains mois, près d’un sur deux (48 %) mentionne le manque d’argent comme principale cause. Cette proportion est encore plus élevée chez les Américains de l’Atlantique-Centre et de la Nouvelle-Angleterre (64 %). Le manque de temps suit en seconde place pour tous les voyageurs.

L’Impact du taux de change et du prix de l’essence

Lors de la planification d’un voyage, le taux de change influence le choix de la destination pour plus des deux tiers des répondants québécois et ontariens, particulièrement les plus scolarisés. Si le taux de change variait dans les prochains mois, quatre répondants sur dix modifieraient leurs projets de voyage, notamment en changeant de destination. En fait, plus de la moitié des Québécois et des Ontariens qui n’ont pas l’intention d’effectuer un séjour au Québec pourraient reconsidérer leur décision après avoir pris connaissance du taux de change qui leur est défavorable par rapport au dollar américain. De plus 60 % des répondants modifieraient leurs projets de voyage si le prix de l’essence s’avérait plus favorable, en changeant de destination (58 %) ou de budget (48 %).

Les Américains de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre sont beaucoup moins préoccupés par ces deux facteurs (29 %), probablement à cause de la force du dollar américain et du prix de l’essence à la pompe relativement faible en comparaison au Canada. Seulement 13 % des répondants modifieraient leurs projets de voyage si la valeur du dollar canadien diminuait grandement dans les prochains mois. Parmi ceux-ci, la moitié augmenterait son budget de voyage.

Motivations de voyage à l’étranger

Parmi les Ontariens et les Québécois qui ont l’intention de voyager dans les six prochains mois, 38 % iront aux États-Unis, principalement pour la température et le dépaysement. Ils visiteront les États de New York (37 %), de la Floride (21 %) et de la Californie (15 %) pendant 7,3 jours en moyenne. Les principales activités prévues sont la détente à la plage et la baignade (19 %), la visite de parents et d’amis (17 %) ainsi que d’une ville ou d’un centre urbain (15 %). Notons que les Ontariens accordent plus d’importance aux prix que les Québécois. Nos voisins du Sud choisissent le Québec en raison du prix des séjours ainsi que pour la différence de culture, la température et la variété de l’offre touristique (voir le graphique 4).

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Entre désir et concrétisation, de quel côté penchera la balance cet été? Qu’en pensez-vous ?

 

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Intentions de voyage des Canadiens pour l’été 2016

Les intentions de départ

Les résultats de l’enquête menée en février dernier montrent que trois Canadiens sur quatre (75 %) prévoient prendre des vacances entre les mois de mai et octobre (voir le graphique 1), soit un peu plus que l’an dernier (1,4 %). Un autre sondage, réalisé cette fois par Angus Reid (AR) auprès de 1 515 Canadiens les 20 et 21 avril dernier, confirme cette donnée.

CN_Intentions_voyage_graphique.1Selon le Conference Board du Canada (CBC), la proportion de répondants qui planifient voyager au Canada pour leurs plus longues vacances estivales est en hausse de 6 % par rapport à l’année dernière. En effet, il est passé de 36 % en 2015 à 42 % en 2016 ; 58 % dans le cas des répondants au sondage AR. Quant aux intentions de voyage vers les États-Unis, elles ont chuté à 13 %, soit une baisse de près de 5 points de pourcentage par rapport à l’année dernière. Le sondage AR confirme également cette tendance alors que seulement 9 % des répondants ont mentionné vouloir partir vers les États-Unis et 8 % ailleurs cet été.

Où ira-t-on?

Ce sont les Britanno-Colombiens qui sont les plus susceptibles de prendre des vacances cet été toutes destinations confondues (78 %), viennent ensuite les Ontariens (76 %); les Québécois ferment la marche (73 %). Les résidents du Manitoba et de la Saskatchewan prévoient voyager au Canada dans une plus grande proportion (53 %), suivis de ceux de l’Atlantique (50 %). En revanche, le pourcentage est plus faible chez les résidents de l’Ontario et du Québec (38 %), qui sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus aux États-Unis ou ailleurs cet été (voir le graphique 2).

les résidents de l’Ontario et du Québec, sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus aux États-Unis ou ailleurs

Les destinations canadiennes privilégiées sont les provinces de l’Atlantique (33 %), la Colombie-Britannique (25 %), l’Ontario (16 %) et le Québec (16 %), selon AR. Les touristes canadiens y séjourneront pour une longue période (44 %) dans un chalet, idéalement près d’un lac. Environ 23 % opteront plutôt pour une expérience urbaine. Plus de la moitié (55 %) dépenseront plus de 1000 $ cet été et trois personnes sur dix s’endetteront pour le faire.

CN_Intentions_voyage_graphique.2

L’impact du taux de change

Les intentions de voyages au Canada pour la prochaine saison semblent être stimulées par la faiblesse relative du dollar canadien qui contribue à rendre de nombreuses destinations étrangères plus chères, alors que le coût des séjours au Canada semble dorénavant plus compétitif.

Les intentions de voyages au Canada pour la prochaine saison semblent être stimulées par la faiblesse relative du dollar canadien

Pour mieux comprendre l’impact de la faiblesse du dollar sur les décisions de voyage des Canadiens, le Conference Board du Canada a posé directement la question dans son enquête. Dans l’ensemble, 63 % des répondants étaient assez ou fortement d’accord avec l’énoncé suivant : « Considérant la dépréciation du dollar canadien, je suis moins susceptible de me rendre aux États-Unis pour mes prochaines vacances ». Cette réponse a connu une hausse de 13 % par rapport à l’an dernier (voir le graphique 2).

Dans la même veine, l’enquête actuelle a montré que plus de la moitié (57,6 %) de tous les répondants étaient assez ou complètement d’accord avec la déclaration suivante : « Compte tenu de la dépréciation du dollar canadien, je suis plus susceptible de voyager au Canada pour mes prochaines vacances », une hausse de près de 11 % par rapport à l’an dernier (voir le graphique 3).

CN_Intentions_voyage_graphique.3

Les perceptions des Canadiens

Le Conference Board a aussi voulu connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique. Pour cela, les répondants devaient évaluer divers attributs touristiques. Sans surprise, les voyageurs qui planifient séjourner au Canada pour leurs plus longues vacances cet été perçoivent le pays plus favorablement que ceux qui ont l’intention de voyager à l’extérieur des frontières, comme en font foi les valeurs négatives obtenues (voir le graphique 4). Ces valeurs nous indiquent l’écart en pourcentage entre les réponses des voyageurs canadiens internationaux et celles des touristes domestiques. Lorsque la valeur est négative, cela veut dire que les Canadiens prévoyant voyager à l’étranger ont une impression un peu moins favorable du Canada sur cet attribut en particulier; une valeur positive indiquerait que les voyageurs sortants du pays auraient une perception plus favorable du Canada, ce qui bien sûr n’est pas le cas.

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En général, la différence de perception entre les Canadiens voyageant au Canada et ceux séjournant à l’international a diminué par rapport à l’année dernière, surtout en ce qui concerne la qualité des expériences touristiques et culturelles, le magasinage, les services de transport et l’offre culinaire. 

Donc, dans l’ensemble, les résultats du dernier sondage sur les intentions de voyage des Canadiens suggèrent que l’été 2016 devrait être une bonne année pour les voyages intérieurs, en dépit de préoccupations économiques dans certaines régions du pays.

 

Source de l’image à la une : © TQ/Christian Savard

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Les baby-boomers : de plus en plus libres de voyager

Ils ont de 54 à 69 ans, ou de 50 à 70 ans, selon les sources. Parfois, on les regroupe avec la « génération silencieuse » sous l’appellation des 55 ans et plus. Les baby-boomers sont pourtant bien différents de leurs aînés. Les plus jeunes s’avèrent souvent très actifs, en forme et en quête d’aventure. Mais avec une partie de sa cohorte déjà bien établie dans l’univers de la retraite, la génération du baby-boom a fait son entrée dans le segment des seniors, qu’elle le veuille ou non. Certains de ses représentants profitent pleinement de cette nouvelle liberté; pour ceux qui l’aborderont prochainement, les voyages demeurent au haut de la liste des activités prévues.

Un poids touristique considérable

Les 50 à 70 ans représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années.

Les 50 à 70 ans forment 29 % de la population canadienne. Le Conference Board du Canada prévoit qu’ils représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années avec des dépenses annuelles de 35 milliards de dollars.

Aux États-Unis, ce marché est évalué à plus de 111 milliards de dollars américains. Selon une étude publiée par U.S. News & World Report, environ 7 baby-boomers américains sur 10 feront un voyage d’agrément au cours des 12 prochains mois, et près de la moitié prévoient dépenser de 1000 à 5000 dollars pour ce séjour. L’enquête révèle également que :

  • les baby-boomers contrôlent 70 % du revenu discrétionnaire aux États-Unis;
  • tous secteurs d’activités confondus, 83 % des baby-boomers effectuent des recherches en ligne avant de faire des achats importants, qu’ils réaliseront majoritairement hors ligne;
  • quelque 45 % des baby-boomers ont l’intention de réaliser au moins un voyage à l’étranger;
  • environ 80 % des voyages de luxe sont réalisés par des baby-boomers.

Des tendances de voyage pour 2016

L’American Association of Retired Persons sondait les baby-boomers américains en septembre 2015 pour mieux comprendre leurs motivations et leurs intentions de voyage. Voici quelques faits saillants de cette enquête concernant leurs voyages pour 2016 :

  • Presque tous les voyageurs interrogés ont l’intention de partir en 2016.
  • Ils voyageront surtout pour :
    • passer du temps en famille;
    • relaxer et se ressourcer;
    • s’évader du quotidien.
  • Certains séjours prévus pour 2016 (12 %) étaient déjà réservés en septembre 2015.
  • Les baby-boomers cherchent et apprécient les bonnes affaires, mais le prix n’est pas une barrière.
  • Ils démontrent un intérêt pour les voyages internationaux de type bucket list, soit la liste des choses à faire dans une vie.
  • La gratuité de l’accès à Internet sans fil et l’inclusion du petit déjeuner figurent parmi les atouts qu’ils recherchent à l’hôtel.
  • Bien que les baby-boomers séjournent surtout en hôtellerie classique, les appartements et maisons loués entre particuliers (de type Airbnb) sont de plus en plus populaires auprès de ce marché.
  • L’Europe et les Caraïbes constituent des destinations clés.
  • Les villes, les plages et les croisières seront prisées.
  • Les voyages internationaux seront particulièrement populaires au printemps.
  • Les deux tiers des répondants affirment ne pas avoir l’intention de publier du contenu sur les médias sociaux durant leur séjour.
  • Les baby-boomers américains réaliseront des voyages multigénérationnels (au moins trois générations), surtout lors de longs week-ends.

Outre ces séjours familiaux, un tout autre phénomène se dessine en Europe : celui des voyages après la rentrée des classes. De nombreux nouveaux retraités s’impliquent dans la vie familiale de leurs enfants en offrant de leur temps, surtout en période de vacances scolaires. Selon une étude de l’agence Mintel sur la retraite, on observe une hausse des réservations de dernière minute dans les hôtels et les centres de villégiature de luxe par la clientèle des baby-boomers lors de la période correspondant à la rentrée des classes.

Et les baby-boomers québécois?

La plupart de ces tendances s’appliquent aussi au marché québécois. Comme l’illustre le graphique 1, on découvre que lorsque les baby-boomers québécois voyagent au Canada, ils visitent les sites touristiques, magasinent, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les musées et s’adonnent à la chasse, à la pêche et au golf, et ce, dans une plus forte proportion que les autres segments d’âge. Ils pratiquent aussi des activités sportives, presque autant que l’ensemble de la population, mais davantage que les 65 ans et plus (2,1 %).

Baby_boomers_activites_voyage_canada

Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des Québécois de 55 ans et plus. Par rapport aux autres segments d’âges, ils sont proportionnellement :

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Un groupe hétérogène

Notamment parce qu’une partie d’entre eux sont toujours très actifs et que les plus âgés le sont moins, les baby-boomers ont des profils très diversifiés. Qu’ils soient aventuriers, passifs, à la recherche d’expériences nouvelles ou simplement de moments de relaxation et de contemplation, les baby-boomers à la retraite, complète ou pas, promettent de voyager.

 

Image à la une : © Pexel

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Trois profils de touristes d’aventure

Les touristes d’aventure sont prêts à débourser plus pour une expérience unique et authentique. Selon une étude publiée en 2014 par l’Organisation mondiale du tourisme, ces voyageurs dépensent en moyenne 3000 dollars américains par personne pour un voyage de 8 jours. Il s’agit d’un segment en pleine croissance, souvent bénéfique à l’économie locale et sensible aux pratiques liées au tourisme durable.

Rappelons que le tourisme d’aventure se définit comme un voyage qui inclut au moins deux des trois éléments suivants : une activité physique, un environnement naturel, une immersion culturelle.

Trois types d’aventuriers

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait à l’été 2015 une étude de segmentation de ce marché. Trois segments, ou personnalités, émergent de cet exercice. Le tableau 1 résume leur portrait.

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_1

Concrètement, que faire avec ces segments?

Pour illustrer la pertinence de l’exercice, l’ATTA a approché le centre de villégiature Northern Outdoors afin qu’il tire profit de cette segmentation. Le centre s’en est servi pour optimiser ses efforts marketing, pour développer une offre plus conséquente et pour exercer davantage de contrôle sur la répartition de sa fréquentation. Cette entreprise du Maine a confirmé la présence des trois types de personnalités de l’étude au sein de sa clientèle.

Le touche-à-tout

Cet aventurier butine d’une activité à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Il réserve peu de temps avant son séjour et cherche à expérimenter de nouvelles activités. Pour répondre à ses attentes, Northern Outdoors a développé un produit composé d’une randonnée matinale menant à une chute, d’un dîner à la microbrasserie du centre de villégiature et d’une excursion de pêche en après-midi. Pour promouvoir son offre auprès du touche-à-tout, Northern Outdoors est passé par une multitude de canaux en ligne et par les médias grand public en offrant des rabais à certains moments de l’année où la demande est moins forte.

L’habitué

Pour Northern Outdoors, l’habitué est celui qui fait des recherches minutieuses pour son voyage d’aventure. Il pose plusieurs questions lors du processus de réservation et est ouvert à prolonger son séjour si l’offre est suffisamment étoffée. Il démontre de la loyauté envers l’entreprise et s’aventure aussi en période hors-saison. L’habitué met davantage l’accent sur les spécificités liées à l’expérience plutôt que sur le prix.

Northern Outdoors a développé des produits à propos desquels des employés formés peuvent partager leurs connaissances avec l’habitué, par exemple en lui expliquant les différences techniques entre les trois rivières accueillant les excursions de rafting. Sur son site Web, des vidéos démontrent le débit d’eau en fonction de la date (voir ci-dessous). Il n’est d’ailleurs pas rare que l’habitué revienne plus d’une fois pour descendre chacune de ces trois rivières.

 

Le passionné

Selon les gestionnaires, le passionné est plus facile à cerner et plus difficile à remplacer. Ce client est loyal envers son activité et, souvent, il voyage dans différentes destinations tout au long de l’année afin de pratiquer son sport de prédilection. Dans le cas de Northern Outdoors, il s’agit des pêcheurs, des chasseurs et des motoneigistes. Selon l’activité, ils fréquentent le site à divers moments de l’année – printemps, automne et hiver –, des périodes qui correspondent à la basse saison pour le Maine.

L’entreprise réussit à combler les attentes du passionné en offrant une expérience client de haut niveau en matière d’activité, mais aussi d’hébergement et de restauration. Ces clients reviennent d’une année à l’autre et n’accordent que peu d’importance au prix. Northern Outdoors recourt aux agences de voyages et aux médias spécialisés pour les atteindre, mais le bouche-à-oreille demeure le moyen de communication le plus efficace pour s’assurer cette clientèle.

Le Canada dans la mire des aventuriers

L’étude de l’ATTA révèle des informations relatives au dernier voyage des aventuriers américains sondés, selon leur personnalité. Les séjours intérieurs sont les plus courants. Le Mexique est la deuxième destination d’aventure la plus prisée des touche-à-tout et des habitués, le Canada arrivant en troisième place. Les passionnés ont toutefois fréquenté le Canada en plus grande proportion que les autres, puisqu’il arrive alors au deuxième rang, suivi de l’Australie. Lorsqu’il est question du prochain voyage souhaité par les habitués et les passionnés, le Canada figure en deuxième position, après les États-Unis (voir le tableau 2).

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_2

La randonnée et le camping à l’honneur

Les activités les plus pratiquées sont le backpacking (randonnée sac au dos) ou la randonnée pédestre et le camping, et ce, toutes personnalités d’aventuriers confondues. La pêche et l’observation des oiseaux sont aussi des activités populaires. À noter que le ski et la planche à neige figurent également parmi les principaux sports des aventuriers américains (voir le tableau 3).

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_3

Comme le soulignent les experts de l’ATTA, ces données concernant les activités peuvent inspirer les entreprises en tourisme d’aventure qui souhaitent modeler leur offre pour l’un ou l’autre des segments. Par exemple, le touche-à-tout peut être intéressé par un plus grand éventail d’activités et des séances d’initiation, tandis qu’une demi-journée de formation à l’escalade pourrait attirer davantage l’habitué. Comme les trois profils ont une préférence marquée pour la randonnée pédestre et le camping, il peut être judicieux de proposer une déclinaison de ces produits. Pour le passionné, par exemple, il peut s’agir d’une longue randonnée ponctuée par deux nuitées de camping et incluant un service de transport de l’équipement.

Affaires et aventure?

Enfin, l’étude de l’ATTA révèle que 12 % des voyageurs d’aventure interrogés prolongent souvent leurs séjours d’affaires de quelques journées pour effectuer des activités d’aventure. En fait, ces voyageurs procéderaient ainsi lors de neuf voyages d’affaires sur dix! Il s’agit donc là d’une belle occasion de développer une offre qui facilitera la vie de ces aventuriers, par exemple en prêtant ou en louant de l’équipement de qualité, ou encore en s’associant à des congrès pour promouvoir ses services. Ces voyageurs américains sont à nos portes, offrons-leur de belles aventures!

 

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Quels types de voyages attirent les Américains fortunés?

 

Au cours des Assises du tourisme organisées par le ministère du Tourisme du Québec le 13 mai dernier, Chris Fair de la firme Resonance a présenté les résultats du sondage mené à la fin de 2012, auprès de plus de 1200 Américains ayant des revenus de 150 000$ ou plus par année. Cette classe aisée de la population, qui appartient aux 9% des ménages les plus fortunés du pays, a été interrogée sur ses habitudes en matière de voyages d’agrément.

Les vacances, une priorité pour les Américains les plus nantis

Pour les Américains aisés, les vacances sont synonymes de luxe. Près de la moitié des répondants y associent les éléments suivants:

  • Posséder une maison de vacances à la montagne ou au bord de la mer (48%);
  • Faire un voyage exotique (46%);
  • Prendre un congé prolongé (45%).

Le top 5 est complété par la possession d’un téléphone intelligent (50%) et la liberté de travailler de chez soi (47%). Ainsi, pour ce segment de la population, le luxe n’est pas seulement lié à des produits, mais il est aussi symbolisé par des expériences liées aux voyages et au temps libre.

Quels types de voyages aiment-ils?

Les voyageurs américains fortunés accordent davantage d’importance aux personnes qui les accompagnent en voyage plutôt qu’aux activités planifiées à destination

Les voyageurs américains fortunés accordent davantage d’importance aux personnes qui les accompagnent en voyage plutôt qu’aux activités planifiées à destination. Lors de leurs prochaines vacances, ils projettent en majorité de partir avec leur famille (57%), leurs amis (35%) ou encore en couple (29%). À titre de comparaison, le même sondage réalisé en 2008 révélait que seulement 43% des répondants pensaient voyager en famille, et 19% avec leur conjoint. D’autre part, ces voyageurs sont nombreux à vouloir s’évader à l’étranger ou encore réaliser un road trip.

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L’Europe occupe le top 3 des destinations favorites des voyageurs américains aisés, avec l’Italie en première position (27%), suivie du Royaume-Uni (21%) et de la France (19%). Le Canada (16%), lieu de vacances plus populaire que lors du sondage de 2008, devance légèrement les Caraïbes. La firme Resonance interprète ces résultats par le fait que ces voyageurs recherchent des destinations offrant la sécurité et la stabilité pour leurs séjours en famille.

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Ce besoin de sécurité se reflète dans le classement des facteurs décisionnels pour choisir la destination, puisqu’il se positionne au quatrième rang (41%) derrière le climat (59%), le coût (53%) et les paysages et la nature (47%). Les Américains les plus nantis ont des intérêts très diversifiés. Les destinations qui comptent des plages, une vie nocturne dynamique, des musées, des magasins ou qui offrent des activités de plein air ont toutes les chances d’attirer ce segment de clientèle.

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Leurs comportements de réservation

Internet est le canal de réservation le plus utilisé par les voyageurs américains fortunés. Près de 60% d’entre eux effectuent leurs transactions avec une agence de voyages en ligne ou sur le site Web du prestataire. Néanmoins, une certaine disparité entre les groupes d’âge est observée, puisque les répondants âgés de moins de 55 ans sont plus nombreux à utiliser les services d’une agence de voyages en ligne (65%, comparé à 48% pour les gens âgés de plus de 55 ans), alors que leurs aînés préfèrent réserver directement avec l’hôtelier ou encore par la compagnie aérienne (55%, comparé à 48%). Les autres méthodes choisies sont, par ordre d’importance, l’appel téléphonique pour réserver avec le prestataire, l’agence de voyages et le voyagiste.

Quels hébergements choisissent-ils?

Les hôtels de luxe et les centres de villégiature (resorts) dominent les préférences des Américains aisés en matière d’hébergement. Les grandes chaînes hôtelières sont très recherchées, puisque 60% de ces voyageurs ont séjourné dans un établissement du groupe Marriott; 57% ont choisi Hilton, suivi de Hyatt (44%) et de Westin (31%).

 Les forfaits tout inclus offerts dans les complexes touristiques n’attirent plus que 13% des répondants, comparé à 22% en 2008.

Les forfaits tout inclus offerts dans les complexes touristiques n’attirent plus que 13% des répondants, comparé à 22% en 2008. Les croisières sont plus populaires (9%) que les locations de maisons (8%) et les auberges et chambres d’hôtes (6%). De plus, près d’un Américain aisé sur cinq possédait une maison de vacances en 2012; seulement 8% étaient propriétaires d’un condominium.

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Les activités qu’ils préfèrent en voyage

Les occupations privilégiées des Américains aisés en voyage n’ont pas changé depuis 2008: aller au restaurant, passer du temps en couple et se promener. Cependant, leur intérêt pour certaines activités a quelque peu évolué en quatre ans. En effet, la visite des attraits locaux, la participation à des activités d’«exception» et l’acquisition de nouvelles connaissances ont gagné en popularité, alors que les divertissements, l’entraînement physique et la cuisine entre amis sont en chute libre dans le classement.

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Ils veulent vivre des expériences hors du commun

Le tiers des voyageurs américains fortunés ont pratiqué des activités «d’exception» à faire au moins une fois dans leur vie (once in a lifetime). Leur désir de vivre une expérience mémorable, associé à leur développement personnel, à la découverte et partagé avec leur entourage deviennent des priorités lors de leurs voyages. Ce sont de bonnes nouvelles pour les destinations qui se distinguent par les expériences qu’elles offrent.

 

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