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Les intentions de voyage des Français à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du tourisme auprès de 546 voyageurs français afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus d’un Français sur trois (38 %) a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un peu plus du tiers des voyages prévus au cours de l’été auront pour destination le Québec. Les villes de Québec (52 %) et de Montréal (47 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet, cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (47 %) et plus du tiers, des séjours urbains (43 %). Les séjours de nature et d’aventure sont également envisagés (30 %). Plus de la moitié cherchent à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), au plein air sportif (51 %) ou à la gastronomie (51 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 11 nuitées, 40 % des Français passeront la nuit dans de grands hébergements commerciaux. Les établissements de petite taille (38 %) et l’hébergement collaboratif comme Airbnb (26 %) figurent également dans leurs plans.

La clientèle française perçoit favorablement le Québec. Elle est plus encline que les autres marchés à associer la destination québécoise à une population accueillante, à des paysages variés et des événements culturels intéressants. Quelque 63 % éprouvent le désir de visiter une nouvelle destination. Quelque 40 % des répondants viendront sous recommandation de parents et amis. Finalement, près du tiers mentionne la sécurité de la destination.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Les prix trop élevés (27 %) ;

2.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (22 %) ;

3.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (20 %).

 

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Note méthodologique : Les intentions de visite obtenues envers le Québec par les visiteurs français sont hautement enthousiastes : au total, 39 % des voyageurs sondés sur ce marché ont indiqué considérer faire un voyage au Québec, entre mai et octobre. Or, une proportion élevée de ces répondants n’avaient entrepris aucune démarche à ce sujet, ou n’avaient pas manifesté d’intérêt élevé face au Québec dans la section du questionnaire portant sur la considération du Québec d’ici les deux prochaines années. Ces données sont à interpréter avec prudence.​

Un filtre restrictif a été appliqué pour le marché français afin de ne considérer que les voyageurs qui semblaient « sérieux » dans leurs démarches, ce qui représente plutôt 17 % de ce marché.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Quel est l’état d’esprit des voyageurs?

L’automne 2021 a laissé croire qu’un semblant de vie normale allait reprendre. Les voyages non essentiels étaient à nouveau envisageables et l’industrie touristique se préparait, optimiste, à de jours meilleurs. Puis le vent a tourné.  

La confiance des consommateurs mise à rude épreuve

Avec la vague Omicron qui déferle sur le pays en ce début d’année 2022, la confiance des consommateurs s’effrite. Le Conference Board du Canada, qui élabore le Consumer Confidence Index des Canadiens depuis 2014, dévoile que cet indice est au plus bas depuis les huit derniers mois. Il a perdu 7 points en décembre puis 0,6 autre point en janvier pour se situer à 100,7 (l’année de référence étant 2014 = 100). Depuis le début de la pandémie, juillet 2021 a enregistré l’indice de confiance le plus élevé avec 121,24.  

Les données du sondage menant à cet indice révèlent que 16,1 % des Canadiens interrogés en janvier estiment qu’il s’agit d’un bon moment pour procéder à des achats importants. À titre de comparaison, cette proportion s’élevait en moyenne à 31 % en 2019. Parmi les répondants québécois, seulement 14,4 % pensent qu’il s’agit d’un bon temps pour faire de telles dépenses.   

Une épargne consistante, des prix à la hausse

Globalement, les finances personnelles des Canadiens semblent plutôt bien se porter. La BDC estimait en décembre 2021 à près de 300 milliards de dollars leur épargne excédentaire accumulée depuis le début de la pandémie. Cela représente plus de 10 % du PIB. Il s’agit d’une somme colossale qui pourrait laisser entrevoir de nombreuses possibilités pour les entreprises d’ici. Les analystes de la BDC craignent toutefois que cette épargne constitue un risque pour l’inflation, puisque la pression est déjà forte sur l’offre qui peine à répondre à la demande. Par ailleurs, la hausse des prix observée ces derniers mois pourrait affecter la confiance des consommateurs dans la première partie de 2022.    

Des Canadiens à l’aise avec les voyages au pays

Malgré les incertitudes, l’idée de voyager ne semble pas être déstabilisante pour une forte proportion de résidents. D’après les résultats du 25 janvier 2022 du sondage hebdomadaire réalisé par Destination Canada visant à connaître l’opinion des Canadiens par rapport aux voyages, la majorité des répondants se sentent à l’aise de voyager au pays, à l’extérieur de leur province/territoire. C’est le cas de 61 % des Québécois et des Ontariens et de 45 % des résidents des provinces de l’Atlantique. Quelque 37 % des Québécois se sentent à l’aise de voyager aux États-Unis et seulement 30 % dans d’autres pays. Rappelons qu’à l’heure actuelle, le gouvernement canadien recommande d’éviter les voyages non essentiels à l’extérieur du pays.    

Aussi, la majorité des Canadiens sondés révèlent être en accord avec l’accueil de visiteurs provenant d’autres provinces/territoires. Quelque 62 % des Québécois sont à l’aise de recevoir des touristes canadiens. Ils se sentent toutefois moins confortables à l’idée d’accueillir des voyageurs provenant de l’extérieur du pays, bien qu’ils s’ouvrent de plus en plus à cette idée. En fait, 38 % des Québécois se disent à l’aise que la province reçoive des visiteurs américains (comparativement à 28 % lors du sondage du 11 janvier dernier). Cette proportion s’élève à 35 % en ce qui concerne l’accueil de voyageurs provenant d’autres pays.      

L’enthousiasme du marché américain

46 % des Américains sondés qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022. 

Le variant Omicron crée un stress supplémentaire chez les voyageurs américains, mais sans pour autant les empêcher de planifier des séjours. Les données recueillies par Destination Analysts du 12 au 14 janvier 2022 indiquent que près de 80 % des voyageurs américains sondés ont programmé des déplacements pour 2022. Dans la seule semaine précédant le sondage, plus de 70 % des répondants affirment avoir pensé à un voyage ou même en avoir organisé un. L’enthousiasme général pour les séjours d’agrément et leur nombre anticipé pour 2022 sont à leur plus haut depuis le début de la vague Omicron. La majorité des Américains sondés mentionnent que les voyages constitueront une dépense prioritaire au cours des 3 prochains mois.  

Les types de séjours qui suscitent le plus d’excitation parmi les répondants sont les voyages en famille et les escapades romantiques. Ils rechercheront principalement de beaux paysages, des activités de plein air dans un climat chaud, des road trips, des repas au restaurant, la visite de sites historiques et la découverte de la cuisine de rue. Le coup de sonde précédent (26 au 28 décembre 2021) de cette même firme indiquait que 46 % des répondants qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022.     

Et les voyageurs français?

Une enquête réalisée par le site de voyages en ligne Tourlane auprès de 600 Français donne quelques indications pertinentes quant aux intérêts actuels de ce marché. Ainsi, 3 répondants sur 4 désirent voyager en 2022. Mais la flexibilité quant aux conditions de réservation et d’annulation constitue un critère très important. Pouvoir passer du temps à l’extérieur représente aussi un facteur de décision majeur. Après avoir voyagé localement pendant près de 2 ans, 43 % des répondants veulent sortir de l’Europe. Et qu’est-ce qui apparaît en haut de la liste de souhaits? Le Canada.  

La fatigue pandémique semble provoquer une forte envie de découverte. La vaccination de masse et l’adaptation aux mesures sanitaires devenues usuelles contribuent certainement à l’apprivoisement du virus et à cet appétit pour les voyages.  

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Célébrer le voyage… de façon responsable

En théorie, le moment est pourtant idéal pour améliorer nos comportements. La crise de la COVID-19 aura conscientisé les gens sur de nombreux aspects. En voici quelques exemples.

Notre rapport à la nature

C’est incontestable, les bienfaits du contact avec la nature sur la santé mentale et physique de même que sur la qualité de vie sont démontrés. D’ailleurs, une enquête menée auprès de 3000 adultes par la firme Wunderman Thompson dévoile que 82 % des répondants accordent désormais plus de valeur à la nature qu’avant la pandémie.

Des commerces locaux en santé

Un mouvement de solidarité envers les commerces locaux s’est organisé dans plusieurs régions du monde. Au Québec, des initiatives visant à favoriser les achats dans ce type d’établissements ont porté fruit. Un sondage de la firme Léger révèle que le tiers des répondants disent acheter davantage de produits alimentaires locaux qu’avant la crise. Les entreprises agrotouristiques ont aussi pu constater cet engouement à l’été 2020.

L’effort collectif

Toutes les populations ont dû mettre l’épaule à la roue pour réduire la transmission du virus. Alors que la probabilité de développer des complications associées à la COVID-19 n’est pas la même selon les groupes d’âge, tous, ou presque, se sont pliés aux mesures sanitaires. Les populations sont capables d’une grande solidarité.

Les proches et les voyages

Prendre du bon temps avec les amis et la famille et voyager occupent les premiers rangs dans les listes des choses à faire lorsque ce sera possible. L’interdiction (ou presque) de sortir du pays accentue le désir de découvrir de nouveaux lieux. Créer des moments uniques en vacances avec nos proches s’inscrit dans les souhaits post-COVID.

Faire des choix plus durables

Les excursions et les séjours locaux ont largement été embrassés, faute de pouvoir aller ailleurs. Mais l’opération séduction semble avoir créé un précédent. Au Québec, un sondage de la Chaire de tourisme Transat réalisé auprès de 1172 voyageurs québécois indique que 76 % de ceux ayant effectué un séjour dans la province au courant de l’été 2020 ont l’intention de répéter l’expérience.

Par ailleurs, cette même enquête dévoile qu’un voyageur québécois sur deux est prêt à modifier ses pratiques de voyage pour réduire son empreinte carbone. Quelque 46 % sont même enclins à débourser pour annuler l’impact d’un trajet en voiture aller-retour entre Montréal et Québec. Ils ont aussi dit qu’ils souhaitaient voyager davantage localement (42 %) et prendre plus de temps pour découvrir un seul lieu – slow travel (23 %).

Un fort désir de voyager

Mais entre l’intention et le geste, il existe un fossé difficile à évaluer. La reprise laisse présager une forte volonté de découvertes touristiques, malgré une baisse d’optimisme depuis l’été 2021. Un sondage réalisé par la firme Destination Analyst en septembre auprès des voyageurs américains dévoile que 71,4 % de ceux-ci sont excités à l’idée de partir à nouveau au cours des 12 prochains mois. Lors de cette même enquête menée en juin 2021, près du quart des répondants émettaient le souhait de changer leurs comportements de voyage. Ils envisageaient, entre autres, d’en faire davantage.

Selon l’enquête annuelle World Travel Monitor réalisée auprès de quelque 500 000 répondants dans plus de 60 pays, les vacances au soleil et à la plage sont les plus convoitées pour 2021. Les séjours urbains arrivent au 2e rang, suivis des vacances axées sur la nature et le plein air. 

Des offres responsables et séduisantes

Le virage vers un tourisme plus durable devra s’opérer de concert avec l’ensemble des secteurs impliqués. La responsabilité ne repose pas que sur les épaules du voyageur. L’industrie doit proposer des choix durables attractifs qui déclencheront un véritable engouement auprès des différents marchés. L’industrie touristique agit déjà sur plusieurs plans au chapitre environnemental : protection de la biodiversité par les aires protégées, écotourisme, économie collaborative, adhésion à des certifications, compensation de carbone, implication des résidents, etc.

Des voyages lents

Le voyage post-pandémique sera considéré comme un outil thérapeutique, une façon de vivre des moments de bien-être, de bonheur, de divertissement, mais aussi de transformation. Cela peut se traduire, pour certains marchés, par des voyages d’aventure en petits groupes dans des destinations hors des sentiers battus où les guides locaux sont mis à contribution et où le transport actif est privilégié, comme l’offre l’entreprise québécoise Karavaniers. Tous les voyages vendus comprennent un montant compensatoire pour les émissions de gaz à effet de serre produits par les déplacements en transport aérien. L’agence britannique Byway propose quant à elle des séjours qui ne requièrent pas de déplacement en avion.

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Source : karavaniers.com

Des milieux urbains verts et dynamiques

Cette nouvelle façon de voyager peut aussi mener à la découverte d’une ville qui a tout mis en œuvre pour le bien-être de ses résidents, pour que son développement ne se fasse pas au détriment de l’environnement et que la mobilité active et le transport collectif innovant soient au cœur des projets. La capitale de la Slovénie, Ljubljana, peut compter sur de nombreux atouts comme ses bâtiments historiques, ses canaux, son patrimoine ou encore sa culture éclectique pour attirer les touristes. Toutefois elle ne mise pas sur une croissance du nombre de nuitées à tout prix. Au contraire, le développement de la ville a été méticuleusement planifié et il doit d’abord profiter aux résidents. La Ville a d’ailleurs reçu de nombreuses distinctions à cet effet.

Adopter les valeurs des résidents

Voyager de façon responsable signifie aussi de découvrir le mode de vie des populations locales. La Finlande propose ainsi d’adopter les habitudes de ses habitants pour mieux vivre la destination. En tête du palmarès du bonheur selon le World Hapiness Report pour une 4e année consécutive, la Finlande, par le biais de l’organisation de gestion de la destination Visit Finland, partage la recette de ce bonheur. Chaque année, une campagne souligne les principes qui seraient à l’origine de cet art de vivre. La culture du sauna, le contact privilégié avec la nature, la relation particulière avec le froid et l’hiver : ces valeurs font partie de l’ADN de la destination et sont continuellement communiquées, souvent de façon amusante, aux voyageurs potentiels.

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Source : Visit Finland

Une mission collective

Les actions requises pour se tourner vers une économie verte sont multiples. La poursuite de cette transition reposera sur la connaissance, la créativité, les partenariats, des investissements conséquents et surtout, une démarche collective et concertée, afin de maximiser le potentiel et les bénéfices pour les voyageurs, les entreprises touristiques et les collectivités.

La société est capable de répondre très rapidement à une urgence directe. La crise nous démontre qu’il est possible d’avoir des cibles ambitieuses et de changer drastiquement certaines pratiques pour modifier des comportements. Chaque crise marque un nouveau départ. Faisons en sorte que celui du tourisme emprunte la voie de la responsabilité.

 

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À quoi s’attendre dans les régions touristiques du Québec à l’été 2021 ?

Une étude réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour le compte du ministère du Tourisme révèle que 81 % des voyageurs québécois envisagent de visiter le Québec cet été, et que 70 % y feront leur voyage principal (soit le plus long en termes de nuitées). Le Québec sera même l’unique destination pour environ la moitié des voyageurs québécois (54 %). La carte du Québec présente ci-dessous la répartition des voyageurs selon leurs intentions de visite, cliquez ici pour l’agrandir.

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81 % des voyageurs québécois envisagent de visiter le Québec cet été et 70 % y feront leur voyage principal.

Un recueil spécial produit par l’équipe de la Chaire dresse le portrait des voyages principaux planifiés dans chaque région. Il présente notamment des données sur la durée du séjour, les types de voyage, les modes d’hébergement et le budget prévu, ainsi que le profil sociodémographique des voyageurs.

Vous pouvez le consulter ici : Recueil complet des intentions de voyage des Québécois à l’été 2021.

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Intentions de voyage des Québécois à l’été 2021

Interrogés début avril lors d’une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat pour le compte du ministère du Tourisme, 66 % des Québécois ont fait part de leur désir de voyager à l’été 2021 (de mai à octobre), peu importe la destination ou la forme du voyage (excursion d’une journée ou séjour avec nuitée(s)). La moitié (49 %) des Québécois prévoit de passer au moins une nuit hors de son domicile durant la saison estivale. Ces séjours seront en majorité effectués en sol québécois. Voici quelques-uns des plus grands constats de l’enquête en ligne réalisée auprès de 1269 voyageurs, laissant présager ce que l’on peut attendre de l’été touristique 2021.

3 VOYAGES HORS DOMICILE SONT PRÉVUS CET ÉTÉ

En moyenne, les voyageurs sondés estiment faire 3,0 voyages à l’été 2021, soit 2,3 escapades de 7 jours ou moins, et 0,6 vacances de plus de 7 jours (au Québec ou ailleurs). Cette proportion est légèrement inférieure à la moyenne des voyages déclarés à l’été 2019 (prépandémie), mais est somme toute comparable : 3,2 voyages, parmi lesquels 2,4 escapades et 0,8 séjour.

LE QUÉBEC, LA DESTINATION ESTIVALE DE PRÉDILECTION

On estime donc que plus de 2,8 millions de Québécois âgés de 18 ans et plus sillonneront les routes de la belle province cet été, dans le cadre d’un séjour touristique hors domicile.

On estime donc que plus de 2,8 millions de Québécois âgés de 18 ans et plus sillonneront les routes de la belle province cet été, dans le cadre d’un séjour touristique hors domicile. Ce bassin prévoit de se diriger principalement vers les régions de Charlevoix, de Québec, des Laurentides, des Cantons-de-l’Est et de la Gaspésie.​ Le tableau ci-dessous présente la proportion des voyageurs québécois qui planifient une visite dans ces régions pour un séjour d’au moins une nuit, ainsi que le volume estimé de visiteurs que cela représente.  

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UN ÉTÉ SOUS LE SIGNE DE LA NATURE

Les enquêtes visant à documenter les habitudes de voyage des Québécois sont consensuelles : la nature est au cœur de leurs intérêts ! Les vacances 2021 seront, elles aussi, sous le signe du plein air. Ainsi, les principales expériences touristiques recherchées à l’été seront les activités en nature (sportives ou contemplatives), la plage et la baignade, les roadtrips et les séjours en résidence secondaire (la sienne ou celle de parents/d’amis).

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LES CARACTÉRISTIQUES DU VOYAGE PRINCIPAL FAIT AU QUÉBEC

7 voyageurs québécois sur 10 ont mentionné que leur principal voyage estival (soit le plus long en termes de nuitées) se déroulera au Québec. Un total de 16 % des sondés se dirigeront plutôt vers le reste du Canada. Seuls 7 % voyageront hors du Canada.

7 voyageurs québécois sur 10 ont mentionné que leur principal voyage estival se déroulera au Québec.

Celles et ceux qui feront leur voyage principal au Québec prévoient d’effectuer un séjour d’une durée moyenne de 6,2 nuits. Les types de vacances les plus convoités sont les séjours en nature (36 %), de détente (30 %) ou d’aventure (27 %).Un voyageur sur quatre (24 %) rendra visite à de la famille ou à des amis dans le cadre de ce voyage. Les modes d’hébergement privilégiés sont la location de chalet ou de maison meublée (30 %), le camping et le prêt-à-camper (24 %), les grands établissements commerciaux (21 %) ainsi que la famille et les amis (20 %). Les dépenses moyennes estimées pour ce voyage sont de 1 181 $ par groupe, composé en moyenne de 2 adultes et de 0,4 enfant.

Pour plus de détails, consultez le recueil complet des intentions de voyage des Québécois  pour l’été 2021, préparé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. Vous y trouverez, entre autres, les spécificités des voyages principaux par région touristique.

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S’inspirer de l’été 2020 pour planifier celui de 2021

Une saison touristique estivale 2020

L’été 2020 est arrivé rapidement, bouleversant les prévisions des organisations touristiques et leurs façons de faire. Malgré le contexte incertain et les restrictions sanitaires en vigueur, la saison a bel et bien eu lieu. Selon une enquête en ligne effectuée en août 2020 par la Chaire de tourisme Transat auprès de 998 entreprises touristiques québécoises en activité à l’été, elles estiment avoir accueilli en moyenne 70 % de l’achalandage reçu en 2019 et réalisé environ 63 % du chiffre d’affaires de l’été précédent. L’été 2020 a toutefois été inégal, la performance enregistrée variant d’une région et d’un secteur à l’autre.

Les organisations touristiques peuvent d’ores et déjà prévoir leur prochaine saison en adaptant leur offre aux besoins et aux attentes des visiteurs grâce aux expériences et aux apprentissages tirés de l’été 2020.

Quatre Québécois sur dix ont voyagé au Québec à l’été 2020

Une enquête omnibus menée par Léger Opinion auprès d’un panel représentatif de 1 000 Québécois révèle que 41 % d’entre eux ont voyagé au Québec à l’été 2020. Le tiers mentionne avoir fait au moins un séjour d’une nuitée à l’extérieur de son domicile entre la Saint-Jean-Baptiste et la fête du Travail, et 28 % ont fait une excursion touristique à plus de 40 km de leur domicile.

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Une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2020 auprès de 1 174 voyageurs québécois[1] révèle que 8 répondants sur 10 estiment avoir voyagé moins qu’à l’habitude à l’été 2020 (toutes destinations confondues), principalement par manque d’envie de voyager dans ce contexte (65 %) ou par crainte du virus (48 %).

Une saison 2021 aux couleurs de 2020

À l’image de l’été 2020, on estime que celui de 2021 sera principalement local. Plusieurs interrogations persistent concernant la nature des restrictions en vigueur à l’été, de la perméabilité des frontières ou encore de l’avancement de la vaccination. Ces éléments influenceront sans nul doute le sentiment de sécurité des Québécois et leurs intentions de voyage.

Les succès de 2020 sont toutefois de clairs indicateurs du déroulement de l’été 2021 pour les acteurs de l’industrie. Selon une nouvelle enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en février 2021 auprès de 1 410 Québécois ayant visité le Québec à l’été 2020, ces derniers n’ont que peu changé leurs habitudes touristiques. Ils ont principalement cherché à vivre les mêmes expériences qu’à l’accoutumée, malgré le contexte et l’absence d’activités phares telles que les festivals.

Le Québec, la destination estivale privilégiée des voyageurs québécois

42 % des voyageurs québécois sondés s’affichent même comme de grands adeptes du Québec, séjournant peu, voire pas du tout, à d’autres endroits à l’été.

Hors contexte pandémique, le Québec est la destination estivale privilégiée des Québécois : près de neuf répondants sur dix disent visiter habituellement la province à l’été. Un total de 42 % des voyageurs québécois sondés s’affichent même comme de grands adeptes du Québec, séjournant peu, voire pas du tout, à d’autres endroits à l’été.

L’offre nature au Québec : un succès, pandémie ou pas !

Le plein air et la nature s’affichent comme les principaux critères de motivation qui guident le choix d’une destination de voyage estival. La plage et la baignade, les activités de plein air, tant sportives que contemplatives, les expériences gastronomiques et les roadtrips constituent les expériences habituellement recherchées. À l’été 2020, ces cinq mêmes expériences ont été les plus populaires, même si la plage et la baignade ainsi que les expériences gastronomiques ont toutefois perdu quelques points.


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En matière d’hébergement, la famille et les amis, les hôtels et motels de petite taille, le camping et le prêt-à-camper et la location de chalet ou maison meublés ont été les modes d’hébergement les plus populaires auprès de ceux qui ont fait un séjour hors domicile à l’été 2020.

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Près de 3 régions touristiques visitées à l’été 2020 par voyageur

Les voyageurs québécois sondés ont mentionné avoir visité en moyenne 2,9 régions touristiquesà l’été 2020. Les plus visitées sont Québec (35 % des répondants), les Laurentides (29 %) et les Cantons-de-l’Est (28 %), toutes des régions habituellement assez achalandées à l’été. Montréal (22 %) et la Montérégie (21 %) se classent également au palmarès des cinq régions les plus visitées. Un répondant sur deuxa de plus visité sa propre région.

L’occasion de (re) connecter avec certaines régions

Au total, 40 % des voyageurs sondés disent avoir visité une région du Québec pour la première fois à l’été 2020 (ou pour la première fois depuis 5 ans). Celles-ci sont souvent éloignées des centres urbains, comme la Gaspésie ou la Côte-Nord (comptant respectivement 46 % et 34 % de nouveaux visiteurs). Le Saguenay–Lac-Saint-Jean (32 %) et la région de Charlevoix (31 %) reçoivent elles aussi près d’un tiers de nouveaux visiteurs.

Au total, 40 % des voyageurs sondés disent avoir visité une région du Québec pour la première fois à l’été 2020 (ou pour la première fois depuis 5 ans).

Comment entrevoir l’été 2021 ?

Rassurés par la vaccination déjà bien avancée, on peut supposer que davantage de Québécois sillonneront les routes de la Belle Province à l’été 2021.

À la lumière des résultats de l’enquête, on peut d’ailleurs entrevoir un été 2021 encore placé sous le signe du plein air et de l’offre en nature. En février 2021, près de la moitié des emplacements de camping de la Sépaq étaient déjà loués (période du 1er avril au 7 septembre) ; un taux de location qui est généralement atteint en mai. Si l’achalandage n’est pas un enjeu à première vue, la gestion des flux, surtout en contexte de pandémie, demeure quant à elle très importante.

Mieux gérer les flux de visiteurs

Afin d’éviter les enjeux en matière de capacité d’accueil ou les conflits avec les citoyens, rencontrés en 2020 dans les régions les plus populaires, de nombreuses stratégies peuvent être déployées. La promotion de l’offre hors des heures de pointe et hors saison ainsi que la création de nouveaux itinéraires et attraits s’avèrent des pratiques porteuses pour les destinations.

Jamais nos yeux n’auront autant été rivés sur les touristes intérieurs. Une étude publiée par Destination Canada en mars 2021 met d’ailleurs en lumière le rôle crucial qu’auront les Canadiens dans la relance du tourisme interne. L’organisation juge ainsi que la reprise de l’économie touristique devrait prendre des années, mais une augmentation marquée des voyages intérieurs accélérerait celle-ci d’un an. De quoi ne pas sous-estimer l’importance d’une planification !

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[1] Voyageurs québécois âgés de 18 à 74 ans ayant fait au moins un séjour d’une nuitée à l’extérieur de leur domicile dans le cadre d’un voyage de loisir ou d’agrément au cours des deux dernières années.

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Tendances

Le tourisme post-COVID : à quoi s’attendre ?

De lourdes répercussions

Alors que l’industrie touristique connaissait une forte progression à peu près partout dans le monde, à divers degrés, et que les projections étaient au vert, la pandémie de COVID-19 a tout interrompu. Selon Destination Canada, les cicatrices qu’elle laissera sur l’économie touristique canadienne seront plus profondes que celles des impacts du 11 septembre 2001, du SRAS et de la crise économique de 2008 réunis.

Un été à saveur locale (encore)

Beaucoup d’espoir repose sur l’immunisation des Québécois et un faible nombre de nouveaux cas pour atténuer les mesures sanitaires en place durant l’été. L’avancement de la campagne de vaccination de masse laisse présager une saison estivale 2021 prometteuse pour une partie des entreprises touristiques de la province. Les destinations de plein air et d’agrotourisme devraient trouver leur compte, comme l’an dernier. Les grandes villes, dépourvues d’une part importante de leurs atouts habituels, seront contraintes d’attendre le retour des touristes internationaux et un affaiblissement de la pandémie pour qu’une véritable relance s’y opère.

Par ailleurs, les voyageurs canadiens envisagent de traverser la frontière dans un horizon de trois à six mois. C’est ce que démontrent les recherches Web qu’ils réalisent sur les sites d’Expedia Group. Près du tiers des séjours convoités pour des départs prévus dans les 60 à 90 jours concernent des destinations internationales. Si les Canadiens ont hâte de sortir du pays, la majorité des Américains craignent toujours de voyager à l’étranger.    

Le besoin de voyager de nos voisins américains

Mais ils sont beaucoup moins inquiets à l’idée de voyager dans leur pays. Avec la vaccination qui avance à vitesse grand V (40 % de la population est vaccinée en date du 19 avril 2021), les restrictions de voyage tombent et certaines attractions phares, comme Disneyland, planifient leur réouverture. Les transporteurs aériens nationaux estiment qu’ils offriront pour la saison estivale l’équivalent de 90 % de la capacité de l’été 2019.

Les 2/3 des Américains se sentent prêts à voyager à nouveau.

Les données récoltées du 9 au 11 avril par la firme Destination Analysts révèlent que les 2/3 des Américains se sentent prêts à voyager à nouveau. Même que 86 % des voyageurs prévoient d’effectuer des séjours d’agrément et 73 % ont l’intention de les réaliser d’ici 3 mois. Ces projets concernent surtout des voyages intérieurs.

Relaxer, prendre une pause de la routine quotidienne et passer du temps en famille constituent les principales raisons qui motivent le voyage. Mais ils sont aussi très nombreux à mentionner vouloir voir quelque chose de différent. En effet, près de la moitié affirment souhaiter fuir l’ennui, vivre de nouvelles expériences et explorer des endroits qu’ils n’ont jamais fréquentés.

Mais les Américains envisagent tout de même de grands classiques. Selon le sondage de Destination Analysts, ils ciblent les icônes touristiques pour leur prochain séjour au pays : la Floride, la ville de New York, Las Vegas, Hawaï et la Californie.

Des valeurs sûres : la plage et les séjours urbains

Un autre sondage, réalisé par plusieurs partenaires au Royaume-Uni et s’adressant à une quinzaine de marchés (plus de 8000 répondants) révèle aussi des résultats éloquents. Cette enquête, menée en décembre 2020, précédait l’apparition des variants de COVID-19 dans l’espace médiatique, un facteur qui pourrait atténuer l’enthousiasme des voyageurs. Ceci étant dit, sept sondés sur dix considéraient alors un séjour d’agrément à l’international en 2021, ce qui démontre une forte résilience à l’idée de voyager, malgré les incertitudes qui planent depuis maintenant plus d’un an. Les grandes villes et la côte (la mer/la plage) constituent les deux principaux types de destinations recherchées.

Selon l’enquête annuelle World Travel Monitor réalisée auprès de quelque 500 000 répondants dans plus de 60 pays, les vacances au soleil et à la plage sont les plus convoitées pour 2021. Les séjours urbains arrivent au 2e rang suivis des vacances axées sur la nature et le plein air. 

Une responsabilité partagée

Une sensibilisation à un tourisme plus durable s’est certainement répandue durant la crise. Mais choisir des destinations en dehors des circuits très fréquentés ou réduire son empreinte écologique ne semblent pas être prioritaire pour le moment. Les gens ont été privés de nombreux divertissements pendant un an, ils ont besoin de se changer les idées, de faire la fête, et ils comptent bien rattraper le temps perdu lorsque les mesures seront levées.

Le virage vers un tourisme de masse plus durable devra s’opérer de concert avec l’ensemble des secteurs impliqués. La responsabilité ne repose pas que sur les épaules du voyageur. L’industrie doit proposer des choix durables attractifs qui déclencheront un véritable engouement auprès des différents marchés touristiques.   

Un budget bien garni, des attentes élevées

Faute de voyager, les ménages ont accumulé des liquidités. Les restrictions ont pour effet d’alimenter la demande des consommateurs qui, la tirelire bien remplie, rêvent du moment où ils seront à nouveau libres de vivre des expériences touristiques. Leurs attentes sont élevées.

Certaines habitudes ont aussi changé depuis le début de la pandémie. Le recours à la technologie, par exemple, s’est amplifié. Bien des gens ont aiguisé leurs compétences en matière d’utilisation d’outils numériques, que ce soit pour la recherche d’information, les communications et les réservations. Cellulaire en main, ils exigeront efficacité et fluidité dans la planification et le déroulement de leurs séjours.

Tourisme d’affaires : besoin de relations humaines

Le secteur du tourisme d’affaires et de congrès recouvrera sa vitesse de croisière après celui d’agrément. Les gens sont prêts à prendre le « risque » de voyager pour leurs besoins personnels, mais moins pour le travail. Toutefois, lorsque la vaccination sera bien avancée et que la confiance des voyageurs sera de retour, les contacts en face à face s’imposeront d’eux-mêmes.

Bien que l’on ait pu constater l’efficacité des rencontres virtuelles, le contexte ne laissait pas le choix. La peur de contracter le virus, l’impossibilité de se déplacer et l’interdiction de se rassembler ont dicté les moyens d’entretenir les relations humaines depuis mars 2020. Mais plusieurs experts observent ce qu’on appelle désormais la « fatigue Zoom ».

Prendre un verre avec un client, croiser des pairs et partager des moments uniques avec eux lors d’activités de congrès, discuter avec des partenaires d’affaires autour d’un bon repas, ces moments sont souvent la clé de relations professionnelles porteuses et durables.

De nombreuses entreprises se sont équipées de solutions technologiques pour faciliter les échanges en ligne. L’efficacité de ces méthodes virtuelles pourrait bien justifier leur recours, même une fois la crise résorbée. Cela permettrait de restreindre les voyages d’affaires à ceux que les gestionnaires estiment nécessaires au développement de l’organisation ainsi que de réduire les dépenses.

Mais dans un avenir post-COVID, où les mesures sanitaires sont levées et où les gens ont renoué avec le plaisir de se rencontrer, on peut se demander si les réunions virtuelles ne deviendront pas un plan B. Les organisations qui choisiront de limiter les déplacements professionnels pourraient se faire rattraper par celles qui y verront un avantage concurrentiel en misant sur des relations d’affaires de qualité où le contact en face à face est privilégié.

Les voyages nourrissent le cerveau

Des chercheurs de Harvard ont d’ailleurs trouvé un lien de causalité entre le nombre de touristes d’affaires qu’un pays reçoit et la croissance de son PIB. Ils attribuent notamment ce lien aux déplacements du savoir-faire. Celui-ci se transférerait de cerveau en cerveau grâce à de véritables partages d’expériences, et ce, par mimétisme au fil des années. Ni les livres ni les vidéos ne rendent ce type de partage. Les voyages permettent de transmettre ce savoir-faire d’un pays à un autre. Ces connaissances exercent de l’influence sur les capacités à innover et à produire de la richesse. Découvrir, apprendre, échanger, n’est-ce pas là toute l’essence du voyage ?

L’élan québécois

Près de 80 % des Québécois ayant voyagé au Québec l’an dernier désirent visiter encore plus la province. Autant d’ambassadeurs créés pour nous faire découvrir ce que nous avons juste sous notre nez. Les loisirs et les sorties étant limités, le temps de magasinage touristique disponible est plus important qu’habituellement et les destinations et entreprises doivent en profiter. L’heure n’est plus aux secrets bien gardés. Ils doivent être intelligemment intégrés à un portefeuille d’offres qui permettra de mieux répartir les touristes cet été… et à la Belle Province de se rendre plus attractive pendant qu’elle a toute notre attention.

L’été 2021 marquera le début d’une relance progressive. Néanmoins, le niveau d’avancement est incertain et les revenus internationaux se feront attendre encore un moment. Heureusement, les pertes structurelles majeures touchant l’offre ont été évitées et l’intérêt et la capacité de voyager sont palpables.

L’avenir touristique sera bon… mais encore faut-il s’y rendre.

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Performance

Vers une reprise du tourisme mondial

Rolf Freitag, PDG chez IPK International, a présenté les résultats du plus récent World Travel Monitor® sur les tendances mondiales des voyages en 2020 et sur les intentions de voyage en 2021. Cette enquête annuelle, représentative de la population de plus de 60 pays, fournit les données issues de plus de 500 000 répondants. 

Après avoir connu de forts taux de croissance au cours des 10 dernières années, l’industrie touristique est l’un des secteurs les plus durement touchés par la crise de la COVID-19. À l’échelle mondiale, les voyages à l’étranger ont diminué de 70 % en 2020. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les arrivées de touristes internationaux au mois de janvier 2021 ont chuté de 87 % par rapport à 2020. Les pertes varient selon le continent et le segment de voyage. Ainsi, les types de vacances axées sur la nature et les voyages en voiture ont donné de bien meilleurs résultats pendant la pandémie que ceux réalisés par voie aérienne, que les escapades urbaines ou les excursions. 

Reprise de la demande internationale en 2022, au plus tard en 2023, selon les experts. 

Malgré ce déclin drastique, les derniers chiffres de l’enquête d’IPK menée en janvier 2021 apportent de l’espoir pour l’année à venir : les deux tiers (62 %) des voyageurs internationaux ont l’intention de voyager à nouveau à l’étranger cette année. De plus, avec la disponibilité des vaccins et en supposant que des pourcentages élevés de la population soient vaccinés rapidement dans le monde, cela contribuera à une reprise de la demande internationale en 2022, au plus tard en 2023, selon les prévisions des experts présents à ITB Berlin. Pour le Canada, Euromonitor International s’attend aussi à ce que le nombre d’arrivées internationales atteigne le niveau prépandémie quelque part entre 2022 et 2023.

Les visites de parents et d’amis ont la cote 

Interrogés sur leurs projets de voyage en 2021, les répondants démontrent un intérêt supérieur à la moyenne prépandémie pour les visites de parents et d’amis. Celui pour les voyages d’affaires est plus élevé chez les Américains et les Asiatiques que chez les Européens. En ce qui a trait aux voyages d’agrément à l’international, les vacances au soleil et à la plage tiennent le haut du pavé. Les séjours urbains se classent au deuxième rang (1er chez les Asiatiques) et les vacances axées sur la nature figurent en troisième position. Ce type de séjours a crû en popularité depuis la pandémie. Les dernières enquêtes reflètent également un intérêt toujours élevé pour les voyages aériens à l’étranger. 

Questionnés sur leurs destinations préférées pour 2021, les Européens choisissent les destinations européennes. L’Espagne occupe la première place, suivie de l’Italie, de l’Allemagne et de la France. Les Américains et les Asiatiques privilégient aussi les voyages sur leur propre continent. 

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Augmentation prévue des dépenses 

Les résultats d’un autre récent sondage en ligne concernant le comportement des voyageurs allemands, américains et chinois au cours des 12 derniers mois, ainsi que leurs intentions de voyage pour 2021, ont été présentés par Claudia Cramer, directrice des études de marché chez Statista. On y apprenait qu’environ 70 % des personnes interrogées envisagent de réaliser un ou plusieurs voyages d’agrément en 2021, soit 37 % des Allemands, 42 % des Américains et 66 % des Chinois. De plus, près du quart des répondants allemands et américains et plus du tiers des Chinois estiment qu’ils dépenseront plus d’argent pour voyager dans le courant de la prochaine année qu’au cours de la même période à ce jour. 

Environ 70 % des personnes interrogées envisagent de réaliser un ou plusieurs voyages d’agrément en 2021.

Confiance et sécurité 

La sécurité personnelle perçue lors d’un voyage pèse lourd sur les intentions de voyage, selon les résultats du sondage de Statista. La moitié des Allemands qui ne prévoient pas de voyager en 2021 se disent inquiets de le faire pendant la pandémie. Aux États-Unis, c’est 34 % des répondants et 56 % dans le cas des Chinois.  

« La confiance joue un rôle crucial dans les décisions de voyage en 2021 », a déclaré Christian Smart, directeur général de Travelzoo, lors du congrès ITB Berlin NOW. Depuis six ans, en coopération avec ITB Berlin, Travelzoo mène des enquêtes sur les tendances des voyages. Quelque 83 % des répondants ont mentionné que le fait de pouvoir faire confiance aux personnes et aux entreprises importait le plus pour eux. Ceci est encore plus vrai pour les gens âgés. Pour établir cette confiance, un service client facile d’accès (42 %), se sentir valorisé en tant qu’acheteur (33 %) et la réputation d’une marque (31 %) représentent des facteurs clés.  

Pour redonner confiance aux voyageurs, Monika Wiederhold, directrice du Global Program Lead chez Amadeus, suggère que les informations sur la santé, comme les certificats sanitaires, soient intégrées dans les solutions informatiques et disponibles en temps réel. « De nouvelles technologies d’interaction sans contact, comme l’identification biométrique et les identités numériques, permettraient d’offrir une certaine paix d’esprit aux touristes », a-t-elle déclaré. 

Une reprise durable dépend dans une large mesure du sentiment de sécurité que les destinations sauront transmettre aux voyageurs. Que sommes-nous prêts à mettre de l’avant dans notre industrie pour favoriser cette confiance ? Le RVT aimerait vous entendre sur cette question. 

 

Source de l’image à la une : pexel.com 

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Segments de clientèles

Les télétravailleurs, un segment à conserver dans nos radars

Les télétravailleurs canadiens

Les sondages hebdomadaires sur la pandémie de la COVID-19 de la firme Léger révèlent que la moitié des employés canadiens (et 43 % des employés québécois) étaient en télétravail au début de la pandémie (avril 2020) et que 79 % semblaient aimer l’expérience. Au début de l’automne 2020 (fin septembre), la proportion de télétravailleurs a baissé à 32 % (au CAN) et à 33 % (au QC). À ce moment, 89 % rapportaient une expérience positive. Une forte majorité affirme s’être habituée à cette nouvelle façon de travailler et environ le tiers serait même enclin à se chercher un nouvel emploi s’ils se voyaient forcés par leur supérieur de retourner au bureau.   

Selon une analyse de la Banque Royale du Canada (RBC), les employeurs s’affichent moins enthousiastes à cette idée. Au Canada, 30 % des entreprises parmi lesquelles le télétravail est envisageable comptent probablement maintenir cette mesure après la pandémie. Cependant, pour demeurer attrayantes comme employeur, celles-ci devront proposer des conditions de travail plus flexibles. Est-ce que ces nouvelles réalités auront des répercussions sur le tourisme ?    

Un segment de clientèle additionnel   

Travailler de la maison n’est pas un phénomène nouveau. Quelques employeurs le permettaient déjà, mais surtout, les travailleurs autonomes le font depuis longtemps. Ce qui marque un tournant, c’est la quantité de nouvelles personnes qui font du télétravail durant la crise et l’influence que cela pourrait avoir sur leur mode de vie futur si cette pratique se poursuit après la pandémie.

Ce qui marque un tournant, c’est la quantité de nouvelles personnes qui font du télétravail durant la crise et l’influence que cela pourrait avoir sur leur mode de vie futur si cette pratique se poursuit après la pandémie.

Une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2020 auprès de voyageurs québécois permet de dresser un portrait spécifique de ceux qui étaient en télétravail (ci-après nommés « télétravailleurs » ou « TT ») à l’été 2020. Selon les données, un tiers des répondants ont affirmé avoir fait du télétravail durant cette période. De ceux-ci, 13 % l’ont également fait dans le cadre d’un séjour hors domicile et seulement 1 % ont loué une chambre d’hôtel spécifiquement à cet effet.  

Les télétravailleurs ont davantage voyagé au Québec cet été que le reste de l’échantillon : ils sont un peu plus enclins à avoir fait une excursion dans la province (54 % des TT contre 42 % des non-TT) ou un court séjour (57 % contre 51 %).

Les télétravailleurs, un segment à conserver dans nos radars

Au cours de l’été 2020, les télétravailleurs ont été plus nombreux à avoir passé plus de nuits à l’hôtel qu’à l’habitude (14 % des TT contre 8 % du reste de l’échantillon). De plus, ils ont eu moins envie de retourner dans des destinations déjà visitées (8 % contre 15 %). Parmi les nouveaux adeptes de plein air ou d’un sport, ils ont plus fréquemment acheté de l’équipement (63 % contre 49 %).

Intentions de voyage   

L’enquête auprès des voyageurs québécois indique qu’une très forte proportion de télétravailleurs (91 %) juge probable d’effectuer un voyage au cours des deux prochaines années. Lorsqu’ils sont interrogés à propos de leurs intentions à plus court terme (2021), 29 % considèrent un séjour en hébergement commercial au Québec à l’hiver, 38 % au printemps et 67 % durant l’été.  

Envisagent-ils de s’adonner au télétravail dans un hébergement commercial ? Ils sont plus nombreux à y songer au Québec (21 %) qu’à l’extérieur de la province (12 %).  

Un segment de clientèle à suivre  

La tendance du télétravail touche de nombreuses organisations tant locales qu’internationales et laisse présager une vaste étendue d’occasions d’affaires à saisir. Selon la composition de leur foyer et la situation de ceux qui en font partie, les télétravailleurs se divisent en une multitude de sous-segments qui suscitent déjà l’attention de plusieurs analystes.  

Les nomades numériques ne sont plus seuls sur la route des vacances/travail. Ils pourraient bien rencontrer des télétravailleurs qui s’adonnent au workation ou au flexcation ! À suivre… 

Recommandations

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Ailleurs dans le monde Tendances

Le système immunitaire du tourisme de bien-être 

Comme le Réseau de veille l’a déjà présenté dans une analyse, le tourisme de bien-être signifie le maintien proactif de sa santé en vacances. En 2017, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de ce type de séjours au Canada, et plus de 90 % d’entre eux étaient des Canadiens. Cette grande proportion de visiteurs locaux soulève l’intérêt durant la saison estivale actuelle où les frontières demeurent fermées.

 

 

 

Les spas, les hébergements spécialisés, les retraites organisées, toutes les offres doivent être revues en fonction des nouveaux besoins. Les initiatives originales abondent.

Numériser ses services

Depuis le mois de mars, le bien-être numérique demeure sans surprise une direction empruntée par plusieurs. Durant le confinement, la Wellness Tourism Association (WTA) réunissait les services de ses membres sur une seule plateforme, Healthy@home. Des cours de yoga, des séances d’entraînement ou encore des ateliers de cuisine en ligne se vendent comme des solutions pour contrecarrer l’anxiété causée par l’isolation. Mais le Global Wellness Institute rappelle que de tels moyens devraient rester temporaires. Les rapports humains demeureront prioritaires pour ce secteur.

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Source : Wellness Tourism Association

Miser sur les marchés en croissance

Depuis la dernière semaine de mai, les entreprises rouvrent et adaptent leurs produits. Avec les nouvelles chartes sanitaires et les règles de distanciation physique, plusieurs saisissent l’occasion pour se réinventer.

Comme le rapporte SmartBrief, après la levée du confinement, le désir de retrouver un style de vie équilibré et de calmer l’anxiété causée par la pandémie risque d’influencer le choix d’activités des vacanciers. Une plus grande proportion pourrait rechercher des produits axés sur la santé et le sport.

À la fin de l’année 2019, 51 % des touristes canadiens optaient pour des escapades centrées sur « l’amélioration du bien-être et de la santé », après « la relaxation et la réduction du stress » (55 %), selon une enquête du Global Wellness Institute. Un sondage sur les intentions de voyages de ce type de clientèle durant la pandémie est en cours jusqu’au 11 juin 2020. Probablement que ces dernières motivations y gagneront en popularité.

Cette tendance se remarque déjà pour la chaîne Minor Hotels qui observe une hausse de la demande pour ses « expériences détoxifiantes », notamment au Sri Lanka et dans les Maldives.

Pour cette raison, Andrew Gibson, vice-président de la WTA, suggère entre autres aux entreprises de se joindre à des professionnels comme des entraîneurs, des nutritionnistes, voire des thérapeutes. L’authenticité et la qualité des services demeurent essentielles.

Adaptation de produits : la santé d’abord

Cette industrie doit composer avec les mesures sanitaires. Les expériences thermales (spa, sauna) demeurent fermées et les traitements de massothérapie devraient être autorisés sous peu. Les établissements qui peuvent se permettre la distanciation physique saisissent cet engouement autour d’un mode de vie sain. Ils redirigent l’attention de leur clientèle sur les bénéfices immunitaires de leurs services.

Kamalaya Wellness Sanctuary and Holistic Spa en Thaïlande est en phase de réouverture. Pour des raisons de sécurité sanitaire, le centre a délimité certaines « zones » destinées aux cinq premiers jours des retraites et offre dorénavant deux tests de la COVID-19, un à l’arrivée, l’autre au départ. Il propose aussi un nouveau séjour axé sur « l’enrichissement de la vie », qui vise à améliorer les problèmes de santé tels que le déséquilibre du système immunitaire.

Eupepsia’s Home Wellness en Virginie promeut des séances individuelles de gestion des émotions et d’entraînement personnalisé. Le centre de santé livre à domicile un paquet contenant des produits pour améliorer naturellement le système immunitaire.

Source : Eupepsia’s Home Wellness

D’autres établissements ne modifient pas leurs services, mais adaptent leurs messages et communiquent leurs efforts. C’est le cas de Skyterra Wellness Retreat en Caroline du Nord. Le 31 mai 2020, il lançait une vidéo pour souligner sa réouverture et rassurer sa clientèle. Au 1er juin, certains séjours de méditation avec nuitées à plus de 3500 $ affichaient déjà complet pour la semaine suivante.

Au Québec

L’adaptation de produits et l’adoption de différents messages clés sont aussi observables au Québec. Nordik Spa, par exemple, publie sur son site Web une capsule sur les bienfaits de ses services sur la santé immunitaire. Le spa fait également la promotion de ses nouveaux forfaits de thermothérapie.

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Source : NordikSpa

Bota-Bota, dans le Vieux-Port de Montréal, offrira des services de massothérapie dès le 22 juin. L’entreprise annonce qu’elle réfléchit aussi à adapter son produit dans une installation qui peut normalement accueillir jusqu’à 350 personnes. Dans les Cantons-de-l’Est, le spa Eastman rassure sa clientèle sur ses nouvelles activités et méthodes sans contact.

La compagnie Retraites de yoga propose le forfait YOGA & DETOX, qui compte 5 jours de yoga et de méditation à faire à la maison ainsi que des traitements pour la peau envoyés par la poste.

Outils de redémarrage

Le Global Wellness Institute fournit plusieurs outils en prévision de la réouverture des spas, des hôtels ainsi que des centres de bien-être et de conditionnement physique. L’Association Internationale des Spas publie notamment une liste des éléments à cocher pour la reprise des services.

L’industrie du bien-être est réactive et inventive. La pandémie a forcé la société à ralentir et ce secteur s’en inspire.

 

Et vous, la situation actuelle vous allume-t-elle un élan de créativité ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash