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Marketing Produits et activités

Qui sont les amateurs de road trip au Québec ?

Le road trip est un produit clé de la marque touristique québécoise. Les routes signalisées, circuits touristiques et autres routes panoramiques qui sillonnent le Québec mettent bien en valeur les attraits culturels et naturels de la belle province. Une étude de la Chaire, menée pour le ministère du Tourisme, démontre le potentiel indéniable de ce produit.

Le Québec compte 17 routes touristiques officielles balisées au moyen de panneaux bleus, couvrant 4 399 kilomètres. Cliquez ici pour voir la version agrandie de la carte.

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Source : Chaire de tourisme Transat. Carte des 17 routes touristiques officielles du Québec, compilation à partir de données ouvertes du Gouvernement du Québec (mars 2019).

À l’automne 2019, la Chaire de tourisme Transat complétait une vaste étude pour le ministère du Tourisme visant à faire l’état de la situation et à proposer des recommandations pour le développement stratégique des routes touristiques officielles du Québec.

Cette étude souligne notamment le potentiel qu’elles présentent. Sur un horizon de 5 ans, près de 8 voyageurs québécois sur 10 (79 %) jugent probable de faire un road trip, c’est-à-dire un voyage dont la route est considérée comme le but principal. La pandémie mondiale a forcé bon nombre de Québécois à réévaluer leurs projets de voyage, mais force est d’admettre que le road trip s’avère un type de vacances de prédilection dans ce contexte, permettant liberté et autonomie.

Un produit d’appel aux retombées manifestes

L’enquête en ligne, menée du 13 mars au 1er avril 2019 auprès de 2 584 visiteurs ayant parcouru l’une des 17 routes officielles au cours des 3 dernières années, permet de jauger les retombées touristiques pour les régions concernées.

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Les routes et circuits touristiques exercent un pouvoir d’attractivité. Quelque 43 % des répondants de l’étude jugent que la route touristique parcourue a constitué l’un des motifs de visite de la région. Certaines routes s’affichent comme des produits d’appels plus forts que d’autres, notamment la Route du Fleuve (55 %), la Route des Vins (54 %) et la Route des Navigateurs (50 %).

Les retombées locales ou régionales des routes touristiques sont variables, mais assurément intéressantes. Selon l’enquête de satisfaction, certaines routes se positionnent davantage comme des circuits d’excursions, et peuvent être explorées en moins d’une journée (par exemple, le Chemin du Terroir, la Route du Richelieu ou le Chemin du Roy). D’autres sont plus couramment parcourues sur plusieurs jours. C’est le cas de la Route des Baleines, la Route du Fjord ou la Route des Navigateurs.

La visite d’une route s’inscrit fréquemment dans le cadre d’un séjour. Plus des trois quarts des répondants (77 %) ont mentionné avoir passé au moins une nuitée hors du domicile lors de leur périple (mais pas nécessairement sur la route elle-même). En moyenne, ces séjours durent 5,2 nuitées. Les groupes ayant réalisé de tels séjours déclarent des dépenses touristiques moyennes de 497 $ en lien avec la visite de la route (incluant l’hébergement, le transport, la restauration, les loisirs et divertissements, etc.), signe de nettes retombées économiques pour les localités et les régions concernées.

L’été est la saison la plus favorable à la découverte d’une route touristique. Plus de la moitié des répondants (58 %) ont mentionné avoir exploré la route durant la belle saison. Environ un quart (23 %) l’ont plutôt sillonnée à l’automne. On note d’ailleurs à ce moment plus d’engouement envers les routes à thématique agrotouristique telles que la Route des Vins (45 % des visiteurs l’ont parcourue à l’automne), le Circuit du Paysan (38 %) ou le Chemin du Terroir (34 %). Il y a là un potentiel inexploité qui pourrait s’avérer porteur pour allonger la saison touristique.  

La mise en valeur du panorama : la clé de l’expérience proposée

Sans surprise, le paysage est placé au cœur de l’expérience road trip, et sa mise en valeur est la clé. De façon générale, il représente la principale motivation à visiter une route touristique (67 % des répondants) et la thématique de route jugée la plus intéressante parmi celles proposées par l’enquête (score moyen d’intérêt de 3,7/4,0). L’observation de la faune et de la flore ainsi que le terroir et l’agrotourisme se classent en 2e position, obtenant un score moyen d’intérêt de 3,3/4,0.

Concernant la dernière route touristique québécoise empruntée, 78 % des visiteurs ont rapporté que la beauté des paysages a été la principale motivation à la parcourir. Le panorama est également le premier coup de cœur des répondants (cité par 42 % d’entre eux), l’élément dont ils sont le plus satisfaits (un score moyen de satisfaction de 3,9/4,0) et la composante jugée la plus importante de l’expérience (une importance moyenne accordée de 3,8/4,0). 

Tabler sur la mise en valeur du paysage

L’accès aux belvédères et aux points de vue constitue un élément décisionnel de l’expérience souhaitée. L’enquête révèle que ce critère est considéré comme le plus important, et près du tiers des visiteurs (30 %) mentionne qu’il s’agit de la principale amélioration à apporter. Cela démontre l’importance de bonifier et de renouveler le concept de halte routière, afin de permettre une meilleure mise en valeur du paysage. La présence d’activités et d’animation le long des routes est une dimension appréciée qui pourrait également être enrichie, du point de vue des répondants.

Faciliter la planification en ligne

Selon l’enquête de satisfaction, 83 % des répondants mentionnent avoir consulté au moins une source d’information pour s’inspirer ou organiser leur visite. Des outils de planification clairs et de l’information adaptée aux besoins des visiteurs potentiels s’avèrent donc essentiels.

Des outils de planification clairs et de l’information adaptée aux besoins des visiteurs potentiels s’avèrent donc essentiels.

Le tableau ci-dessous résume les principales sources d’information utilisées, plateformes consultées et types d’information recherchée.

Source : Enquête sur la satisfaction des routes touristiques du Québec (Chaire de tourisme Transat, 2019)

Un outil de relance touristique auprès des marchés extérieurs

La COVID-19 qui sévit prive l’industrie québécoise de revenus substantiels. À la réouverture des frontières, il serait pertinent d’utiliser les routes touristiques du Québec comme outil de relance auprès des marchés extérieurs tels que la Nouvelle-Angleterre, l’Atlantique-Centre et la France.

Une étude en ligne menée du 8 au 18 mars 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 1 600 voyageurs issus de ces marchés (ainsi que de l’Ontario) révèle que 83 % d’entre eux projettent d’effectuer un road trip au cours des 5 prochaines années. Parmi ces répondants, 41 % ont déjà visité la belle province, et le tiers sont des voyageurs ayant déjà visité le Québec et envisageant de réitérer l’expérience. En ces temps incertains, le désir de parcourir une destination connue peut s’avérer sécurisant. Il s’agit là d’une opportunité pour ces voyageurs avides de routes panoramiques, de parcs et d’espaces naturels ainsi que d’histoire et de patrimoine.

Pour en savoir plus sur les routes touristiques

Consultez les cinq rapports de la vaste étude « Routes touristiques » sur l’état de la situation et les recommandations pour un développement stratégique des routes touristiques au Québec réalisé en collaboration avec le ministère du Tourisme.

Source de l’image à la  une : Freepik

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Marketing Produits et activités

Peut-on jumeler les mesures sanitaires et l’expérience client ?

Dans le monde touristique pré-COVID, le terme « expérience » était sur toutes les lèvres. Certains commençaient d’ailleurs à s’interroger sur la surutilisation du concept. La crise sanitaire a complètement paralysé l’industrie du voyage. Depuis le début du déconfinement, le tourisme reprend graduellement son souffle. Maintenant, les différents secteurs d’activités doivent adapter leurs produits et respecter les nouvelles normes en vigueur.

Devant le besoin crucial de mesures sanitaires et de distanciation physique, est-il possible d’assurer une expérience client agréable ? L’émotion, la surprise, la personnalisation deviendront-elles des termes désuets dans l’ère post-COVID ? Voici quelques exemples inspirants ayant réussi à transformer certaines contraintes au grand plaisir des visiteurs.

Diffuser l’information avant la visite

Plusieurs entreprises publient des vidéos pour annoncer que les visiteurs sont à nouveau les bienvenus. Pourquoi ne pas y joindre les nouvelles règles sanitaires qui s’appliquent à l’organisation ? Une bonne diffusion de l’information permet à la clientèle de bien se préparer en amont et de les rassurer concernant les mesures mises en place pour leur sécurité. Idéal pour gérer les attentes et éviter les mauvaises surprises à l’arrivée !

Une bonne diffusion de l’information permet à la clientèle de bien se préparer en amont et de les rassurer concernant les mesures mises en place pour leur sécurité.

C’est le cas du Royal Air Force Museum en Angleterre comme le démontre cette vidéo.

Source : YouTube

Quant au Chimei Museum à Taïwan, les responsables n’hésitent pas à utiliser l’humour et l’ensemble de leurs collections pour sensibiliser les visiteurs sur l’importance de prendre leur température avant de pénétrer l’institution.

Avant de franchir la porte : l’attente

Dans plusieurs cas, l’aire d’attente se situe désormais à l’extérieur d’un commerce, d’une attraction, etc. Étant déjà un enjeu de taille avant l’arrivée de la COVID-19, la gestion des files a un impact sur l’expérience du visiteur et constitue sa première impression sur la qualité de l’accueil. Heureusement, de nombreuses stratégies et actions peuvent être mises en place pour faciliter la vie aux gestionnaires et aux clients, comme le démontre cette analyse.

Une fois sur place

Les touristes arrivent enfin ! À quoi ressemble l’accueil avec les mesures sanitaires ? Est-ce que le parcours client constitue un véritable labyrinthe froid et aseptisé ? Parfois, un peu de créativité et d’humour apportent un effet positif à l’expérience sans réduire l’importance de l’hygiène. Voici quelques exemples.

Parfois, un peu de créativité et d’humour apportent un effet positif à l’expérience sans réduire l’importance de l’hygiène.

Les lieux d’accueil et d’information touristique

Certains sites illustrent les mesures de distanciation physique selon les caractéristiques de leurs régions : c’est le cas de Combloux en France (voir image suivante). Cette méthode est non sans rappeler ce qu’ont fait Tourisme Côte-NordCamping Québec et Tourisme Granby pendant la période de confinement.

distance_sociale_fromageSource : Facebook — Combloux

De son côté, la boutique physique de Destination Agen se trouve désormais sur leur page Facebook. Les visiteurs commandent par courriel ou par téléphone et obtiennent leur produit le lendemain à l’office de tourisme. Une bonne initiative pour restreindre au maximum la manipulation des objets et éviter de mauvais souvenirs à la maison !

D’autres éléments très souvent palpés dans les bureaux d’accueil touristique demeurent les brochures ! En France, plusieurs solutions sont mises en place. Chez Tourisme Périgord, les vacanciers sont alors invités à consulter les conseillères en séjour pour recevoir la documentation et des offres personnalisées. Quant à l’office de tourisme de Binic-Étables-sur-Mer, les fascicules se trouvent dans des pochettes en fonction de plusieurs thématiques telles que la famille, la mer ou les jours de pluie. Au Teich, le bureau d’accueil propose aux touristes d’obtenir l’information directement sur leur téléphone intelligent en scannant un code QR.

brochure_sans_contactSource : Facebook — Ville Le Teich

Les restaurants (juste en gras)

 Fortement touchés par la crise sanitaire, plusieurs restaurateurs usent de créativité pour proposer des solutions originales et faire respecter les mesures de distanciation physique. Que ce soit par des peluches de panda à Bangkok ou l’utilisation de chapeau-frites en Allemagne, les idées se multiplient pour apporter le sourire aux visiteurs. Il est toutefois important de rappeler que les initiatives doivent demeurer sécuritaires. Il ne faudrait pas que le virus se propage à cause de la manipulation des objets par les clients. 

À Montréal, le restaurant le Monarque fusionne la gastronomie et la mode en collaborant avec la maison de création Sarah Pacini, dont fait partie le designer et couturier québécois Philippe Dubuc. Près d’une trentaine de mannequins, qui portent les collections printemps-été 2020, sont disposés dans l’établissement pour favoriser la distanciation physique. Certains se retrouvent aux tables, d’autres au bar. Le tout pour se fondre harmonieusement au décor chic du lieu. Il s’avère possible d’acheter les vêtements en participant à un encan silencieux. Les profits seront remis à des œuvres caritatives.

mannequins_restoSource : Facebook — Sarah Pacini

Une touche d’humour, un message clair et précis, un accueil chaleureux, une ambiance agréable… ces quelques ingrédients simples assurent une expérience réussie dans un contexte hors de l’ordinaire.

 

Sources de l’image à la une : Pexels

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Technologies

Le numérique sur l’accélérateur dans l’industrie touristique

L’accélération de la transformation numérique observée en cours de pandémie sera bénéfique à long terme. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), la pérennité de ces initiatives repose toutefois sur des politiques nationales de soutien à la transformation numérique et des partenariats publics privés.

À cet effet, la province de l’Ontario et le gouvernement fédéral ont annoncé trois nouveaux programmes qui viendront renforcer la présence en ligne de quelque 20 000 petites entreprises. Ces investissements permettront d’embaucher 1400 étudiants qualifiés pour soutenir le lancement de boutiques en ligne, de former les organisations en marketing numérique et d’appuyer les commerces ayant pignon sur rue dans leur transformation. Digital Main Street, à Toronto, offre formations et services numériques aux compagnies. Elle agit comme chef d’orchestre pour le déploiement de ces initiatives.

À l’échelle du Québec, le Réseau des agents de développement culturel numérique (ADN), créé en avril 2019, contribue à la croissance de l’expertise numérique. Plusieurs instances régionales ont également débloqué des fonds pour accompagner les entreprises dans ces changements au cours des dernières semaines.

Les améliorations numériques des entreprises touristiques

Du 28 mai au 8 juin, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec a mesuré l’impact de la crise sur le développement numérique auprès de 792 organisations touristiques qui envisagent d’exploiter leur commerce cet été.

Près de la moitié (45 %) des sondés qui ont subi une transformation numérique en lien avec la pandémie jugent cet impact positif. Parmi les répondants qui comptent exploiter leur entreprise durant la saison estivale, le tiers (34 %) ont profité de la crise pour moderniser leur site Web. Les répondants du secteur de l’agrotourisme et de l’agroalimentaire ont été plus enclins que la moyenne à apporter des modifications sur leur site ou à établir de nouveaux partenariats numériques. Le tableau ci-dessous présente l’ensemble des actions prises par ces derniers en ce qui a trait au développement numérique.

Source : Chaire de tourisme Transat, juin 2020

Le Panier Bleu, mis en place quelques semaines après le début du confinement, a également contribué à enrichir la présence en ligne des entreprises. Selon l’organisation, en date du 9 juin, la plateforme s’avérait la première vitrine sur le Web pour 20 % des 19 900 commerces inscrits.

Mettre à profit les données ouvertes en France

En France, l’État réfléchit actuellement à élargir la fonction de la plateforme nationale Datatourisme. Cette dernière partage les données spatiales et touristiques à partir des informations publiques locales. Dans le contexte de la reprise des activités, elle servira de carte touristique de référence pour connaître les points d’intérêt ouverts ou fermés, les entreprises engagées à respecter le protocole sanitaire et d’autres renseignements sur les modalités d’accueil.

Ce portail pourrait évoluer vers un écosystème d’intelligence collective et de partage de données (statistiques, flux de fréquentation, etc.) entre les territoires et les acteurs privés, de la start-up à la destination. À terme, l’exploitation des données aiderait à concevoir des prestations touristiques et des services adaptés.

Innovation en tourisme numérique à Helsinki

L’exemple d’Helsinki Marketing, l’organisme de promotion de la capitale de la Finlande, n’est pas issu de la pandémie. Il est dans les cartons depuis au moins deux ans. Virtual Helsinki, un projet déployé en partenariat avec un studio local de réalité virtuelle, se base sur les données ouvertes et la modélisation 3D. L’équipe de conception ancre sa vision du tourisme du futur dans la réalité : centré sur l’innovation visuelle et le développement durable.

C’est un monde virtuel dans lequel il s’avère possible de visiter une ville selon chacune de ses quatre saisons, et éventuellement de magasiner et de se faire livrer ses emplettes chez soi. Les créateurs l’ont utilisé au cours de la pandémie pour inciter les Finlandais à rester chez eux lors de la fête nationale. Ils ont organisé un concert, accessible en vidéo ou avec un casque de réalité virtuelle, incluant la conception d’avatars afin de combler le besoin de socialiser. Une nouvelle mouture impliquant des citoyens virtuels (v-citizen) devrait voir le jour. Ceux-ci pourront prendre part à la culture de la ville tels les concerts et les galeries d’art.

Image : Avatars des milliers de personnes à un concert. Source : The Guardian

L’exploration des données ouvertes et les partenariats publics — privés constituent des facteurs de réussite pour le développement de plateformes numériques. À l’échelle mondiale, l’OMT annonçait récemment son intention de renforcer sa collaboration avec Google pour assurer la transformation numérique de l’industrie touristique. En parallèle, le 8 juin dernier, Google Maps ajoutait une série de nouvelles fonctionnalités visant à informer et à sécuriser les utilisateurs lors de leurs déplacements, comme les restrictions de voyage, les fermetures des frontières, le niveau d’achalandage des transports en commun ou l’obligation de porter un masque. Les fonctionnalités disponibles varient actuellement selon les pays.

Source : Google

Comme destination ou entreprise, il est toujours conseillé d’apprendre de celles qui ont une longueur d’avance. Cette transformation numérique s’accompagnera de nouveaux profils d’emplois spécialisés. Restez à l’affût, vous êtes à un clic de la réussite !

Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Ailleurs dans le monde Tendances

Le système immunitaire du tourisme de bien-être 

Comme le Réseau de veille l’a déjà présenté dans une analyse, le tourisme de bien-être signifie le maintien proactif de sa santé en vacances. En 2017, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de ce type de séjours au Canada, et plus de 90 % d’entre eux étaient des Canadiens. Cette grande proportion de visiteurs locaux soulève l’intérêt durant la saison estivale actuelle où les frontières demeurent fermées.

 

 

 

Les spas, les hébergements spécialisés, les retraites organisées, toutes les offres doivent être revues en fonction des nouveaux besoins. Les initiatives originales abondent.

Numériser ses services

Depuis le mois de mars, le bien-être numérique demeure sans surprise une direction empruntée par plusieurs. Durant le confinement, la Wellness Tourism Association (WTA) réunissait les services de ses membres sur une seule plateforme, Healthy@home. Des cours de yoga, des séances d’entraînement ou encore des ateliers de cuisine en ligne se vendent comme des solutions pour contrecarrer l’anxiété causée par l’isolation. Mais le Global Wellness Institute rappelle que de tels moyens devraient rester temporaires. Les rapports humains demeureront prioritaires pour ce secteur.

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Source : Wellness Tourism Association

Miser sur les marchés en croissance

Depuis la dernière semaine de mai, les entreprises rouvrent et adaptent leurs produits. Avec les nouvelles chartes sanitaires et les règles de distanciation physique, plusieurs saisissent l’occasion pour se réinventer.

Comme le rapporte SmartBrief, après la levée du confinement, le désir de retrouver un style de vie équilibré et de calmer l’anxiété causée par la pandémie risque d’influencer le choix d’activités des vacanciers. Une plus grande proportion pourrait rechercher des produits axés sur la santé et le sport.

À la fin de l’année 2019, 51 % des touristes canadiens optaient pour des escapades centrées sur « l’amélioration du bien-être et de la santé », après « la relaxation et la réduction du stress » (55 %), selon une enquête du Global Wellness Institute. Un sondage sur les intentions de voyages de ce type de clientèle durant la pandémie est en cours jusqu’au 11 juin 2020. Probablement que ces dernières motivations y gagneront en popularité.

Cette tendance se remarque déjà pour la chaîne Minor Hotels qui observe une hausse de la demande pour ses « expériences détoxifiantes », notamment au Sri Lanka et dans les Maldives.

Pour cette raison, Andrew Gibson, vice-président de la WTA, suggère entre autres aux entreprises de se joindre à des professionnels comme des entraîneurs, des nutritionnistes, voire des thérapeutes. L’authenticité et la qualité des services demeurent essentielles.

Adaptation de produits : la santé d’abord

Cette industrie doit composer avec les mesures sanitaires. Les expériences thermales (spa, sauna) demeurent fermées et les traitements de massothérapie devraient être autorisés sous peu. Les établissements qui peuvent se permettre la distanciation physique saisissent cet engouement autour d’un mode de vie sain. Ils redirigent l’attention de leur clientèle sur les bénéfices immunitaires de leurs services.

Kamalaya Wellness Sanctuary and Holistic Spa en Thaïlande est en phase de réouverture. Pour des raisons de sécurité sanitaire, le centre a délimité certaines « zones » destinées aux cinq premiers jours des retraites et offre dorénavant deux tests de la COVID-19, un à l’arrivée, l’autre au départ. Il propose aussi un nouveau séjour axé sur « l’enrichissement de la vie », qui vise à améliorer les problèmes de santé tels que le déséquilibre du système immunitaire.

Eupepsia’s Home Wellness en Virginie promeut des séances individuelles de gestion des émotions et d’entraînement personnalisé. Le centre de santé livre à domicile un paquet contenant des produits pour améliorer naturellement le système immunitaire.

Source : Eupepsia’s Home Wellness

D’autres établissements ne modifient pas leurs services, mais adaptent leurs messages et communiquent leurs efforts. C’est le cas de Skyterra Wellness Retreat en Caroline du Nord. Le 31 mai 2020, il lançait une vidéo pour souligner sa réouverture et rassurer sa clientèle. Au 1er juin, certains séjours de méditation avec nuitées à plus de 3500 $ affichaient déjà complet pour la semaine suivante.

Au Québec

L’adaptation de produits et l’adoption de différents messages clés sont aussi observables au Québec. Nordik Spa, par exemple, publie sur son site Web une capsule sur les bienfaits de ses services sur la santé immunitaire. Le spa fait également la promotion de ses nouveaux forfaits de thermothérapie.

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Source : NordikSpa

Bota-Bota, dans le Vieux-Port de Montréal, offrira des services de massothérapie dès le 22 juin. L’entreprise annonce qu’elle réfléchit aussi à adapter son produit dans une installation qui peut normalement accueillir jusqu’à 350 personnes. Dans les Cantons-de-l’Est, le spa Eastman rassure sa clientèle sur ses nouvelles activités et méthodes sans contact.

La compagnie Retraites de yoga propose le forfait YOGA & DETOX, qui compte 5 jours de yoga et de méditation à faire à la maison ainsi que des traitements pour la peau envoyés par la poste.

Outils de redémarrage

Le Global Wellness Institute fournit plusieurs outils en prévision de la réouverture des spas, des hôtels ainsi que des centres de bien-être et de conditionnement physique. L’Association Internationale des Spas publie notamment une liste des éléments à cocher pour la reprise des services.

L’industrie du bien-être est réactive et inventive. La pandémie a forcé la société à ralentir et ce secteur s’en inspire.

 

Et vous, la situation actuelle vous allume-t-elle un élan de créativité ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

 

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Réseaux de distribution

Des visites guidées… à la maison!

En mars dernier, Claude Beauchamp, président de l’Association des guides touristiques de Québec, qualifiait la situation de catastrophique. De la mi-mars à la mi-juin, les quartiers centraux de la capitale nationale sont généralement remplis de groupes, majoritairement étudiants. La pandémie actuelle a des conséquences directes sur les guides touristiques pour qui les perspectives d’emploi estival sont pratiquement inexistantes. 

En réponse à ce constat, la compagnie de voyages organisés Walks, présente dans diverses villes européennes et américaines, a adapté son offre afin de proposer des visites et des expériences virtuelles. Il est possible d’en apprendre davantage sur l’histoire de Prague, les catacombes de Paris, les vestiges de Pompéi ou même de suivre des cours de cuisine italienne ou d’introduction à l’œnologie. Le coût est d’environ 15 $ pour une heure. Chaque réservation effectuée donne un rabais de 25 $ sous forme de chèque-cadeau pour un futur achat valide pour les deux prochaines années. L’option du pourboire pour le guide est accessible en ligne. Selon Stephen Odo, le fondateur de l’entreprise, il s’agit d’une situation gagnante puisque cela permet de maintenir des emplois et de rester visible auprès des voyageurs, grâce à cette nouvelle façon de découvrir les attraits.

Walks n’est pas la seule à s’être temporairement convertie au sein de l’industrie. Culinary Adventure, qui se spécialise dans les visites culinaires guidées à Toronto, fait désormais la livraison de boîtes regroupant les repas des restaurants participants. À la suite de cet achat, un rabais de 50 $ estoffert pour une future expérience en personne.

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Source : Culinary Adventure

Malgré ces récentes mesures, Douglas Quinby, cofondateur des visites guidées Arival, précise que toutes les entreprises ne pourront pas être sauvées. Il s’agit néanmoins de belles initiatives temporaires qui permettent de limiter les pertes financières tout en allant chercher de nouveaux clients potentiels en prévision de la reprise.

Pour plus d’exemples, consultez l’analyse Exemples d’initiatives en communication-marketing.

 

Source de l’image à la Une : Unsplash

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Marketing

La baladodiffusion touristique en temps de pandémie

La baladodiffusion est un outil précieux pour divertir et informer les populations. Sa popularité s’explique entre autres par son accessibilité. Nécessitant peu d’équipement, les enregistrements de contenus sont réalisables malgré les règles sanitaires. De plus, de nombreux studios se spécialisent dans la création audio. Magnéto, Récréation ou Pacific Content ont poursuivi les enregistrements des productions grâce aux moyens technologiques à leur disposition.  

 

Des visites éducatives, inspirantes et apaisantes  

Des baladodiffusions touristiques ont été créées dans le but de faire voyager dans des destinations à travers le monde. Il est possible de suivre un guide et de découvrir une attraction touristique à travers le regard de ce dernier. Par exemple, le podcast Virtual Vacations de SmarterTravel Media propose une marche à travers les rues de Paris ou de Londres, une croisière sur la rivière du Mékong, au Vietnam, ou d’imaginer les sensations offertes dans le Zion National Park, aux États-Unis. Ces lieux naturels et culturels viennent à la rescousse pour apaiser, en ce moment d’anxiété. Les baladodiffusions sous forme de récit, trouvent un sens particulièrement rassurant dans le contexte de la pandémie. 

L’événement les Promenades de Jane, des marches guidées par des citoyens, se déroule généralement dans plusieurs grandes villes du monde durant la première semaine de mai. L’organisation a dû se réinventer cette année. Le grand rendez-vous citoyen a lancé la balado : Le temps d’une marche.  La création de ce contenu sonore permet dorénavant aux participants de vivre l’esprit des Promenades de Jane à longueur d’année. 

L’organisation Digital Tourism Think Tank propose quant à elle la balado X. Destination Unknown. La plateforme met en ligne un contenu destiné aux professionnels de l’industrie touristique. Elle aborde les enjeux liés à la pandémie et à la relance économique. 

Notons que des baladodiffusions ayant débuté avant la crise se poursuivent et s’adaptent à la situation actuelle. Dans ce grand catalogue, Magnéto a procédé à la sortie de la saison 2 de La ruée vers l’est, une balado regroupant des experts et des citoyens qui dévoilent comment l’est de Montréal innove pour proposer une économie durable, un patrimoine revitalisé et des milieux de vie inclusifs. Du raisin et des papilles offre des épisodes pour faire connaitre les vins d’Alsace, grâce à des rencontres avec les producteurs vinicoles de la région.  Petits voyageurs présente : La France Baladeuse. Une fois par mois, l’équipe propose d’aller à la rencontre des habitants de villes, de villages et de régions françaises sous la forme de reportages, de récits et d’entrevues faisant ainsi découvrir des lieux emblématiques. 

La pandémie a permis de mettre sur pied de nouvelles initiatives qui pourraient demeurer en complément de l’offre d’attraits touristiques. Les populations ayant été confinées, la migration des contenus vers les plateformes virtuelles a connu une grande popularité afin de faire vivre l’évasion à la maison. Certaines organisations touristiques ont fait preuve d’originalité et d’innovation pour se démarquer. Des attractions et des destinations ont osé l’aspect sonore pour faire rêver et occuper les pensées des voyageurs en mal de découvertes. 

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Marketing

Quelle stratégie de médias sociaux adopter en vue de la relance ?

Les plateformes sociales plus populaires que jamais

Tel que le mentionne François-Olivier Thibault, directeur de la création pour l’agence Republik, « les gens n’ont jamais eu autant besoin d’être écoutés, épaulés, informés et divertis que maintenant. »  Les réseaux sociaux s’avèrent un choix judicieux pour échanger avec ses clients actuels ou potentiels. D’ailleurs, leur fréquentation est à la hausse depuis le début du confinement.

Sprout Social a réalisé une collecte de données du 1er janvier au 15 avril 2020 afin de mesurer le taux d’engagement des abonnés de 11 038 compagnies provenant de différents secteurs. Durant les deux premières semaines d’avril, les organisations enregistraient 44 actes d’engagement de plus en moyenne et 7,3 de plus par publication que pendant le mois de mars.

D’ici la relance : ne vendre que du rêve

Depuis le début de la pandémie, plutôt que de conduire le voyageur jusqu’à la destination, on l’emmène jusqu’à lui, dans le confort de son salon. Comme le mentionne Olivier Coullerez, président et fondateur de l’agence Espresso Communications, on revient à l’essence même du voyage, la mise au premier plan de l’expérience. « Il ne faut plus faire de publicité, il faut faire de la communication », soulignait-il.

L’humain avant tout

Entretenir et développer sa relation avec ses abonnés de manière à créer un lien d’attachement permet de demeurer dans les premiers choix lors du processus décisionnel. Pour ce faire, l’humain doit figurer au centre de la stratégie. « L’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. » — Olivier Coullerez.

« L’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. » — Olivier Coullerez

GLP Films travaille en ce sens en faisant rayonner les acteurs du tourisme derrière les activités offertes avec la série de vidéos #TourismStrong. Ces denières mettent en vedette des individus jouant un rôle dans le développement touristique de leur région. Ci-bas, les projecteurs sont tournés sur Rafael Gallo, fondateur et propriétaire de Rios Tropicales, une compagnie de rafting au Costa Rica.

Source : GLP Films, Youtube

Du divertissement pour plus d’engagement

La mise en place de différents cours en ligne sur Facebook ou Instagram constitue une autre façon d’inspirer et de divertir les gens. Discover Puerto Rico a conçu Puerto Rico Virtual Vacay dans le but d’offrir diverses activités et leçons. Les résultats sont concluants, près de 600 millions de vues, soit une augmentation de 13 % sur Instagram et de 23 % sur Facebook par rapport à leur moyenne. Le nombre de vues du profil Instagram de Discover Puerto Rico a connu une hausse de 112 % en plus de bénéficier de 6800 nouveaux abonnés sur une période de 3 semaines.

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Source : Discover Puerto Rico

Quel type de promotion doit-on adopter lors de la relance ?

Comme il est difficile de prévoir exactement quand aura lieu la reprise des activités en tourisme et quelle forme elle aura, il importe de préparer sa stratégie afin d’être prêt au moment opportun.

Les résidents avant tout

La première phase de la relance vise le tourisme intérieur. Pour ce faire, il s’avère essentiel de revoir les stratégies marketing des OGD, particulièrement la promotion de la destination qui doit dorénavant miser davantage sur l’implication des locaux. Ceux-ci s’avèrent de grands consommateurs de l’offre touristique, en plus d’avoir le potentiel de devenir d’excellents ambassadeurs.

Plusieurs campagnes engagent les citoyens en leur demandant de partager des photos de leur ville à partir de leur fenêtre, ou encore d’anciennes photos de leur pays. En Angleterre, l’application Hangout on Holidays recrute des résidents en provenance de diverses régions populaires dans le but de publier de l’information sur celles-ci et de répondre aux questionnements des touristes quand les activités reprendront. Cette idée pourrait être récupérée sur les médias sociaux où des ambassadeurs fiers de leur région distribueraient du contenu sur celle-ci.

Une stratégie holistique, un pour tous et tous pour un

La Chaire de tourisme Transat, le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec ont mené une enquête en ligne du 9 au 27 avril auprès de 2 977 organisations touristiques québécoises. Parmi les répondants qui ont des attentes particulières envers divers organismes touristiques, de 19 à 32 % aimeraient obtenir de l’aide à la promotion et au marketing, ainsi qu’à la promotion du tourisme interne et des vacances au Québec.

Au sein de la première phase de relance, divers partenaires provinciaux ont convenu de mettre en œuvre une stratégie promotionnelle commune visant le marché intérieur. Elle ralliera les associations touristiques sectorielles et régionales dans le but d’obtenir une campagne unifiée.

Et qu’en est-il des voyageurs internationaux ?

Bien que les résidents seront grandement sollicités dans les campagnes promotionnelles des prochains mois, il ne faut pas minimiser la relation avec les voyageurs internationaux de ses marchés cibles. La création de nouveaux contenus en photos et vidéos, même si les images sont moins léchées, pourra aussi être réalisée lors de la première phase de la relance. D’ici là, une approche humaine mettant les acteurs touristiques au cœur des communications doit être privilégiée.

Pour plus d’exemples, lisez l’analyse sur les initiatives en marketing.

 

Image à la une : Pexels 

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Comment communiquer en temps de crise?

L’importance de communiquer

Selon un sondage réalisé le 18 mars dernier par 4A’s Research auprès de1 000 Américains visant à mieux comprendre la perception de la communication des entreprises durant cette période de crise:  
-Quelque 43% des répondants ont mentionné qu’ils trouvaient rassurant de voir des publications des compagnies qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance ; 
-Quatre personnes sur dix désirent être au courantdes actions des compagnies.

Comme le souligne l’agence Republik, il ne faut pas hésiter à montrer les humains derrière sa marque. Partager les projets sur lesquels travaillent vos employés en publiant des photos de leur quotidien est un bon exemple. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait en France, l’Office de tourisme Sud Vendée Littoral et celui du Périgord Limousin.

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Source :Facebook, Sud Vendée Littoral Tourisme

Être une ressource pour ses membres

Les Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS) doivent maintenir leurs communications avec leurs membres, afin de leur fournir divers conseils et informations pouvant les aider à traverser cette crise.

Tourisme Mauricie a lancé une boîte à outils humaine permettant aux gestionnaires d’entreprises de bénéficier gratuitement de trois heures de consultation d’une valeur de 500 $ offerte par le Groupe SFP, spécialisé en ressources humaines. Leurs membres peuvent ainsi poser des questions relatives au domaine juridique, aux finances ou encore à la gestion de leurs employés. Tourisme Cantons-de-l’Est a créé un groupe privé sur Facebook servant de plateforme d’information pour les entreprises et les organisations touristiques de la région. Tourisme Nouvelle-Écosse a pour sa part, envoyé un communiqué de presse à ses membres afin de partager les actions envisagées pour le déploiement d’une campagne marketing lors de la relance. Du côté des États-Unis, Visit California a publié un guide pourrenseigner sur les bonnes stratégies à adopter sur les médias sociaux en temps de crise.

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Source : Visit California

 La pertinence du message diffusé

En ce qui a trait à la communication avec ses clients et ses abonnés, comment être présent tout en restant pertinent ? C’est la question que les entreprises devraient se poser avant de publier du contenu.

Connaître son public

Avant tout, il faut se questionner. À qui s’adresse-t-on ? Est-ce que ce sont des familles, des adeptes de plein air, des retraités ? Quels sont leurs besoins ? L’analyse de ses données et la compilation des différents commentaires émis sur son entreprise peuvent aider à mieux comprendre leurs préférences et leurs attentes. Il est toujours possible de les interpeller directement et de leur demander quel type d’information ils aimeraient recevoir. Ils se sentiront importants et vous aurez plus d’idées sur lesquelles travailler. Les renseignements récoltés serviront également en prévision de la relance et agiront à titre d’avantage compétitif.

Se rappeler sa mission première 

Il faut aussi profiter de cette période pour se rappeler la mission première de son entreprise. Si elle consiste à offrir des séjours de bien-être, des idées d’activités de détente peuvent être partagées telles qu’une séance de yoga en direct sur Instagram ou Facebook. Si vous êtes un opérateur de tours, vous pourriez mettre de l’avant vos différents partenaires. L’organisation Withlocals a d’ailleurs lancé une baladodiffusion rassemblant les histoires de ses hôtes.

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Source :Pexels

Être utile

Finalement, est-ce que votre organisation s’est adaptée pour répondre aux besoins de la crise ? Par exemple, des restaurateurs, en Australie ont retiré les tables de leur salle à manger afin de les remplacer par des réfrigérateurs et des étagères pour y entreposer des plats cuisinés aidant ainsi la population et les agriculteurs locaux. Ce type de bonne pratique peut être mis de l’avant dans vos communications et sur les médias sociaux. D’ailleurs, selon une étude réalisée par la firme Edelman auprès de 1000 répondants français du 23 au 26 mars dernier et dont les résultats ont été pondérés, 20 % des individus sondés mentionnaient qu’ils avaient commencé à acheter une marque pour ses actions menées durant la crise. Comme le souligne l’agence de communication Republik, les gens se souviendront des marques qui auront agi pour le bien-être des autres avant tout. Ces initiatives témoignent des valeurs communes partagées avec ses clients et participent à la pérennité de la relation.

Se préparer à la relance

Puisqu’il est difficile de prévoir quand aura lieu la relance, il vaut mieux être prêt, d’autant plus que la concurrence risque d’être accrue.

Travailler son image de marque permet de garantir que ses campagnes marketing seront prêtes quand les activités touristiques reprendront. Il est préférable de débuter avec l’inventaire du contenu promotionnel avant d’en réaliser du nouveau. Assurez-vous également que votre site Web est à jour et qu’il reflète bien votre image. Ce qui nous amène au volet concernant la présence en ligne. Soyez visible et développez vos connaissances en marketing numérique si ce n’est déjà fait afin de mieux vous positionner. Plusieurs subventions gouvernementales sont actuellement offertes pour ce genre de formation.

Selon une étude réalisée par Destination Analysts auprès de 1208 répondants américains, il est important de fournir un aperçu des moyens de salubrité mis en place dans les entreprises. Afin de rassurer le personnel et les clients, il est donc possible de leur demander directement quelles sont leurs inquiétudes pour mieux orienter ses actions et ses communications.

À retenir 

En ces temps de crise, il importe de rester présent auprès de ses clients, de ses abonnés et de ses membres en répondant à leurs besoins. Les communications doivent également refléter la mission de l’entreprise ou de l’organisation.

Quelles bonnes actions pourriez-vous mettre de l’avant ?

Quel type de communication serait utile à votre clientèle ou à vos membres ?

Pour des exemples d’initiatives en communication marketing, consultez la dernière analyse sur le sujet.

 

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Réseaux de distribution

Les réseaux de distribution durant la crise

Bonification des programmes d’aide et lobbyisme de l’ACTA

L’industrie du voyage est l’une des plus touchées par la crise actuelle. Intimement liés au secteur aérien qui devrait voir une baisse de fréquentation de l’ordre de 1,2 milliard de passagers d’ici septembre, les maillons des réseaux de distribution pourraient ressentir les contrecoups de cette crise pendant longtemps. Les programmes d’aide gouvernementaux sont ajustés en réponse aux demandes des regroupements qui les représentent.

À la défense de ses membres, l’ACTA obtient des résultats satisfaisants. Les autorités fédérales apportent les changements qui permettront aux agences et à leurs employés de souffler un peu. Des mesures d’aide ont été assouplies afin de ne pas pénaliser les agents qui demeurent en poste, mais qui ont des revenus réduits. Le Compte d’urgence pour les entreprises et l’Aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial aux petites entreprises profiteront aux agences dans le besoin durant cette crise. 

Nouvelle campagne de l’ACTA

L’ACTA poursuit ses démarches. Dans sa requête pour demander davantage d’aide, elle fait valoir plusieurs points, notamment :

  • Les agents de voyages ont travaillé d’arrache-pied durant les mois de mars et avril pour annuler et reporter les déplacements de dizaines de milliers de Canadiens ;
  • Ces personnes ont aussi joué un rôle critique dans le rapatriement des Canadiens au pays alors que les frontières fermaient les unes après les autres.
  • Malgré le travail acharné des agents, les entreprises n’enregistrent pas de revenus, tout en générant beaucoup de dépenses.
  • Avec la prolongation des fermetures de frontières et des avions cloués au sol, les agences continuent de gérer les réservations par des annulations ou des reports.
  • Les agences des États-Unis bénéficient du programme d’aide fédéral de deux mille milliards de dollars américains annoncé en mars dernier.

L’ACTA demande au gouvernement canadien de soutenir l’industrie par différentes mesures à hauteur de trois milliards de dollars. Elle lance une campagne et invite les agences à se joindre à elle en signant et en envoyant la lettre aux autorités concernées.

Les agences toujours actives, des formations qui se poursuivent

Bien qu’il était possible d’en faire depuis déjà quelques années, les tournées de familiarisation virtuelles s’imposent aujourd’hui et permettent aux opérateurs de tours et aux agences de poursuivre une partie de leurs activités en attendant l’ouverture des frontières. Malgré les ventes en pause, il s’agit d’un bon moment pour approfondir ses connaissances ou pour s’initier à de nouvelles destinations.

À cet égard, Destination Canada propose des webinaires afin de former les agents sur les atouts de chacune des 10 provinces et des 3 territoires. Chaque formation (13 au total) dure 45 minutes et est agrémentée de conseils, d’anecdotes, de spécialités culinaires et de présentation d’artistes canadiens.

Un rapport réalisé avec les agences de voyages en ligne, par la firme OAG, répertorie les actions qu’elles entreprennent durant cette crise. Plusieurs d’entre elles ont créé des chatbots qui permettent de mieux répondre aux voyageurs et ainsi, diminuer la pression exercée sur les centres d’appels.

On prépare la relance, mais il faut éviter les faux départs

En France, les opérateurs de tours se préparent déjà à vendre la destination aux Français. On compte sur une reprise des voyages des Européens en Europe pour bientôt. Au Québec, la tentation de recommencer les activités au moindre signe d’embellie est forte, mais une relance prématurée pourrait être rapidement stoppée, ce qui générerait une autre vague d’annulations, affectant la crédibilité des agences et des intervenants impliqués. C’est, du moins, l’avis d’un spécialiste en analyse de données du secteur voyages et tourisme pour la firme GlobalData.

Clientèle locale et capacités numériques

La reprise des voyages internationaux en groupe peut être très lente. Pour se relever plus rapidement, les entreprises devront se tourner vers les marchés de proximité. Il faut ainsi revoir l’offre et l’adapter. Doit-on miser sur des forfaits au Québec pour la clientèle d’ici ? Cibler les très petits groupes ? Envisager le Québec autrement ? Voilà des interrogations à considérer.

Les intervenants et les opérateurs de tours doivent poursuivre leurs investissements en matière de développement technologique pour maintenir et enrichir les relations avec les différents acteurs de l’industrie, comme avec les consommateurs. Cette connexion offre une agilité et des possibilités pour mieux se positionner.

Pour plus de renseignements, consultez le dernier bulletin sur les réseaux de distribution.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Organismes à suivre en tout temps

  • PhocusWire diffuse l’état quotidien des réservations des plus grandes agences de voyages en ligne, dont Booking, Expedia et Amadeus.
  • Profession voyages met en ligne chaque jour diverses informations propres à la réalité québécoise tout en s’inspirant de modèles d’ici et d’ailleurs.
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les renseignements à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise.
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations.
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.
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Marketing

Exemples d’initiatives en communication-marketing

Campagne marketing : cultivez l’espoir 

En cette période de confinement, plusieurs stratégies sont mises en place par diverses entreprises afin de demeurer à l’esprit des voyageurs potentiels. Celles-ci permettent de renforcer la fidélité des abonnés en les incitant à revenir les voir, en plus de solliciter un nouveau public.

« Le marketing de destination, inspirationnel (sic) par essence, se transforme, en ces temps difficiles, en marketing de l’espoir. » – Nicolas Jabaudon, Directeur général de Médoc Atlantique  

Les visites virtuelles 

Des immersions dans la nature :

  • Travel Alaska a créé un onglet sur son site Web rassemblant diverses vidéos, dont certaines ont été filmées dans des parcs nationaux et montrent les animaux sauvages en action. On peut y voir entre autres des ours attraper leurs poissons dans la rivière Brooks. Il est aussi possible de visiter des musées du pays.

Source : YouTube, Explore Documentary Films

Des promenades à pied ou en voiture comme si on y était :

  • Le site Web de Visit Switzerland propose de choisir son itinéraire virtuel et de s’arrêter en chemin pour visiter les attraits.
  • Smarter Travel a créé la série vidéo Virtual Vacations où les abonnés sont invités à faire une marche méditative dans divers lieux mythiques tels que Paris, le parc national Zion ou encore la rivière Mékong au Vietnam.

Source : Youtube, Smarter Travel

  • Malta Walks offre à ses abonnés visiter la ville déserte et de se balader dans les rues de Mdina.

Expériences virtuelles

Les activités typiques par destination :

  • This is Edinburg, l’organisation de gestion de la destination de la ville de Philadelphie et Visit Austria ont créé chacune une nouvelle section sur leur site Web afin d’y regrouper les activités en ligne. On y trouve des propositions de films tournés à Édimbourg et en Autriche, des recettes, des cours de mise en forme, ainsi que des vidéos témoignant de la richesse des paysages.
  • Travel SaintLucia et Discover Puerto Rico suggèrent des expériences directement à partir de leur compte Instagram : leçons de salsa, fabrication de cocktails avec un barman de classe mondiale, cours de yoga et méditation guidée.

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Source : Discover Puerto Rico

  • Airbnb propose désormais ses expériences en ligne, telles qu’un cours de danse irlandaise, une visite guidée de Tchernobyl avec un organisme de charité afin d’aller s’occuper des chiens orphelins, une classe sur l’œnologie en direct de Porto au Portugal, pour n’en nommer que quelques-unes.
  • &Beyond, un opérateur de tours en Afrique offre des suggestions de lectures africaines, des listes musicales et la possibilité d’observer les animaux sauvages en direct.
  • La Norvège, ainsi que les villes françaises de Lyon et Bordeaux, ont mis en ligne un article regroupant diverses activités accessibles depuis le confort de la maison.

Du divertissement :

  • La compagnie hôtelière française Accor a créé un service de divertissement numérique sous sa marque Accor Live Limitless (ALL) dans lequel elle propose des expériences à faire chez soi sous les thèmes du sport, de la nourriture et du divertissement. Le mot-clic #ALLathome en fait la promotion sur les médias sociaux.
  • Visit Orlando suggère d’essayer des manèges comme si vous y étiez en regardant une vidéo directement sur son site Web.

La culture à portée de mains :

Les documents éducatifs :

  • Le Zoo de Granby propose des capsules éducatives pour enfants sur les différents animaux.
  • Le Centre des sciences de Montréal a créé des bricolages et des expériences pour lesplus jeunes à réaliser à la maison.
  • Ulysse a édité un guide touristique sur le Québec dans le but d’instruire les plus petits tout en les divertissant.
  • Kabania,une entreprise québécoise de location de cabanes dans la forêt, a publié les capsules Inspiration Zéro Déchet à écouter dans le confort de son foyer.
  • En France, la Cité de l’espace, de Toulouse, a imaginé des missions pour les enfants afin de les aider à mieux comprendre comment vivent les astronautes en isolement dans un vaisseau spatial.

Les campagnes de vidéo promotionnelles

  • Québec Original a publié une nouvelle vidéo qui reprend les célèbres paroles « Pour un instant » du groupe Harmonium, afin d’inciter les gens à rester chez eux et à profiter du moment présent en attendant de pouvoir se retrouver.

Source : Québec Original

  • The World Travel and Tourism Council vient tout juste de lancer une nouvelle campagne marketing intitulée #TogetherInTravel dans laquelle elle y mentionne: « On ne peut pas voyager maintenant, notre santé et notre sécurité sont primordiales, mais même quand nous devons rester à l’écart, le voyage peut encore nous rapprocher les uns des autres. »

Source : The World Travel and Tourism Council

  • Une vidéo de l’Espagne, Spain will wait, interpelle les voyageurs à revenir à la maison, faisant ainsi référence à son pays.
  • Tourism Australia se confie aux vacanciers en leur soulignant que les Australiens s’ennuient de leur présence.
  • En Amérique latine,Visit Mexico et Visit Panama, ont misé sur un montage festif, à leur image, qui incite les gens à venir les voir quand ils le pourront.
  • Hotels.com a préféré opter pour l’humour en invitant les personnes à rester chez elles.
  • Travel Manitoba partage sur sa page Facebook une vidéo véhiculant le propos « Peu importe où nous sommes aujourd’hui, nous sommes tous absents ensemble ».
  • South African Tourism amis en ligne une série de vidéos « Don’t travel now, so you can travel later », alors que Magical Kenya a mis l’accent sur ce message : « La magie vous attend ».

Le rôle des médias sociaux 

L’usage des médias sociaux est à la hausse depuis le début du confinement. Ces diverses plateformes permettent de véhiculer les campagnes.

Voici quelques bons exemples de l’utilisation des médias sociaux en cette période de pandémie.

Les mots-clics qui incitent à revenir plus tard :

  • Tourisme Portugal a changé son slogan #CantSkipPortugal pour #CantSkipHope. Une vidéo souligne qu’il est temps d’arrêter et que tous les attraits seront encore là après la crise.
  • Visit Norway a partagé diverses photos et vidéos de la destination en identifiant #Dreamnowvisitlater.
  • Allo Destinations a lancé lemot-clic #Jevoyageplustard en encourageant les gens à reporter leur séjour.
  • Les agences de voyages font la promotion du mot-clic #Changeovercancel.
  • Tourisme Montréal incite les voyageurs à revenir plus tard. Sur Instagram, on pouvait lire « Ne bougez pas. Montréal vient vers vous » avec le mot-clic #VisitUsLater #APlusTard.

Les mots-clics à saveur humoristique :

  • VisitBrighton a été avant-gardiste en changeant son nom pour DoNotVisitBrighton accompagné du mot-clic #stayathome.
  • Visit Argentina publie des photos de la faune et de la flore du pays en écrivant des messages tels que « laissez-nous les foules » sur une photo montrant un attroupement de manchots de Magellan.

Les stratégies misant sur la promotion d’activités propres à chaque destination :

  • Visit Britain favorise le partage de la culture britannique et de ses traditions sur ses médias sociaux en suggérant entre autres des films, des séries télévisuelles, des artistes musicaux, ou encoredes anecdotes.
  • Visit Maldives a créé une gamme de photos sur Instagram illustrant leurs activités : Islands hop…later, Vitamin sea…later, Cruise…later, Sunset and palm trees…later, etc.

Le rôle des influenceurs

En Finlande, le gouvernement a établi une liste d’influenceurs à suivre dans le but de l’aider à partager de l’information au sujet de cette pandémie, car il reconnaît qu’ils sont aussi utiles que les médias traditionnels. Il les surnomme même les key workers. Au Québec, plusieurs influenceurs se sont joints à M. Legault en invitant les gens à rester chez eux et ainsi, à respecter les mesures de santé publique.

  • Les filles du Nord,un blogue axé sur le plein air et les activités à faire en région, proposent à leurs abonnés des idées pour découvrir le Québec de la maison, les incite à profiter de ce confinement pour ralentir tout en les faisant rêver grâce à des photos de leurs dernières escapades. Elles encouragent d’ailleurs l’achat local et la planification de voyages dans la province.

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Source : Filles du Nord

  • Les blogueurs québécois, Lydiane autour du monde et ceux de Mapping Along publient des photos souvenirs de voyage pour inspirer leurs abonnés en plus de faire la promotion de l’achat local.

L’implication des résidents dans les campagnes marketing

  • L’application britannique Hangout on Holidays recrute des résidents de diverses destinations populaires afin qu’ils puissent publier de l’information sur celles-ci, dans le but de répondre à la demande quand le tourisme reprendra. L’organisation a déjà reçu plus de 100 postulants pour les villes de Bolney et de Brisbane.
  • Inspirées par Marseille, plusieurs destinations ont invité les résidents à partager des photos de la ville à partir de leur fenêtre. C’est le cas de l’Office de Tourisme de Montpellier avec le mot-clic #FenetreSurMontpellier et de Los Angeles avec #LAThroughMyWindow.
  • Pol O Conghaile, l’éditeur voyage du média Irish Independant, a créé le mot-clic #WhenWeTravelAgain et convie les Irlandais à partager leurs anciennes photos du pays.

Les campagnes de distanciation sociale 

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Source : Tourisme Côte-Nord

Image à la une : Pexels