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Produits et activités

Le vélo de montagne représente-t-il un potentiel touristique sous-exploité?

Un sport pratiqué par plus de 2 millions de Canadiens n’est pas une petite niche isolée. Aussi populaire que la planche à neige, le vélo de montagne attire une clientèle aisée et l’amène à voyager; il mérite qu’on s’y intéresse. Le Québec dispose de toutes les cartes dans son jeu pour en faire un produit touristique dynamique et excitant, mais encore peu de lieux ont pris cette voie.

Un sport, plusieurs disciplines

Il existe trois principales disciplines de vélo de montagne.

  • Le cross-country est la discipline la plus populaire et la moins extrême. Les cyclistes circulent sur des sentiers non pavés, parfois étroits et plutôt cahoteux.
  • La descente (downhill) se rapproche du ski alpin. Les cyclistes se rendent au sommet d’une montagne, puis la dévalent à vive allure. Cette discipline est plus dangereuse et spectaculaire, car les pistes sont accidentées. L’été, plusieurs stations de ski, dont certaines au Québec, se transforment pour offrir leurs pistes aux adeptes de ce sport et font fonctionner leurs remonte-pentes.
  • La popularité croissante du freeride, où le parcours est agrémenté de sauts et d’obstacles, a amené la création de parcs expressément dédiés à cette discipline. Elle constitue une voie intéressante pour les régions urbaines, puisqu’elle ne nécessite pas absolument de sentiers naturels.

Source: Mont-Sainte-Anne

Dans les deux derniers cas, l’équipement de protection est très élaboré. S’ajoute le vélo sur glace et sur neige (ice biking). Les cyclistes installent des pneus à crampons sur leur vélo de montagne et allongent ainsi la saison. Quoique ce sport soit encore très marginal, est-ce une voie que le Québec pourrait explorer?

Qui est le cycliste de montagne?

Selon l’enquête 2011 de Print Measurement Bureau (PMB), plus de 2 millions de Canadiens ont fait du vélo de montagne au moins une fois au cours des 12 derniers mois, soit 7% de la population. Le taux de pratique est légèrement plus faible au Québec (5,5%), qui compte 382 000 adeptes. À titre de comparaison, les taux de pratique au Québec de la planche à neige et du ski de fond se situent respectivement à 4,7% et à 5,4%.

Le cycliste de montagne canadien est un homme (74%) plutôt jeune (25% a entre 25 et 34 ans et 20% entre 35 et 44 ans) disposant d’un revenu élevé (59% ont un revenu par ménage de 75 000$ et plus) et qui est un mordu de son sport. La moitié des adeptes québécois en ont fait dix fois ou plus dans l’année.

Aux États-Unis, plus de 2,5% de la population pratiquait cette activité en 2009, selon The Outdoor Foundation. De son côté, la National Sporting Goods Association fait plutôt état d’un taux de pratique de 10,2% en 2008. Le profil du cycliste américain est semblable à celui du Canada.

Selon un sondage de l’International Mountain Biking Association (IMBA) effectué en 2003, 80% des amateurs de vélo de montagne ont réalisé un voyage d’une nuit ou plus pour pratiquer leur sport. Ces déplacements se font généralement en groupe d’amis. Pour répondre aux besoins des cyclistes, une destination se doit d’offrir une variété de sentiers à des niveaux de difficulté variés, et ce, dans un cadre enchanteur.

La popularité de ce sport se reflète également dans les ventes. Au Canada, les vélos de montagne sont de loin les plus populaires. En 2008, 738 000 unités ont été vendues, comparativement à 357 000 vélos de route et à 157 000 vélos hybrides, selon la Canadian Sporting Goods Association (ces chiffres incluent des vélos de diverses gammes).

Source: Mont-Sainte-Anne

Un aperçu de l’offre

Le Canada possède des pistes de vélo de montagne parmi les meilleures au monde, principalement en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec.

  • Opérateur privé, le Mont-Sainte-Anne est reconnu mondialement parmi les adeptes, principalement en raison du Vélirium, une coupe du monde de vélo de montagne et un festival existant depuis 20 ans. Avec 55 000 visiteurs, 3000 athlètes (350 athlètes de la Coupe du monde et 2650 participants amateurs), 3 millions de dollars de budget d’exploitation et 16 millions de dollars de retombées économiques, il s’agit du plus grand festival du genre au Canada. En outre, la station offre 35 sentiers couvrant 179 kilomètres, tant en cross-country qu’en descente avec la remontée en télécabine.

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Source : Vélirium 2011

  • Ski Bromont propose 100 kilomètres répartis dans 25 sentiers ainsi que l’accès à ses remonte-pentes.
  • Mentionnons également Morin Heights, le parc national du Mont-Tremblant et Val-David dans la région des Laurentides, le camp Fortune et le parc de la Gatineau dans l’Outaouais, la Vallée du Bras-du-Nord et les Sentiers du Moulin dans la région de Québec, qui offrent tous des sentiers dédiés au vélo de montagne et, enfin, la Traversée de Charlevoix pour les amateurs de longue randonnée, pour n’en nommer quelques uns.
  • Parmi les opérateurs publics, notons le parc national de la Jacques-Cartier, qui offre un réseau de sentiers de cross-country.

Ailleurs dans le monde, il existe aussi de hauts lieux de vélo de montagne, notamment dans l’Ouest canadien et américain, en Nouvelle-Angleterre, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Divers voyagistes organisent des voyages vers ces destinations.

Mieux s’organiser pour faire face aux enjeux

Le vélo de montagne est une activité de plus en plus structurée. L’IMBA a été créée en 1988 et vise à protéger et à créer des sentiers, de même qu’à améliorer leur qualité, à travers le monde. L’organisme regroupe 450 clubs de cyclistes et 32 000 individus. Sa filiale canadienne poursuit les mêmes objectifs et met l’accent sur le lobbying auprès des partenaires concernés. L’Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne au Québec (ADSVMQ) a comme mission de défendre et de promouvoir les intérêts de la pratique récréative du vélo de montagne.

Le développement de cette activité fait néanmoins face à divers enjeux, notamment en matière de conflits d’usage:

  • environnement: les dommages aux sentiers causés par les cyclistes;
  • sécurité: la perception que certains usagers peuvent en mettre d’autres en danger;
  • social: les buts et les valeurs des usagers d’un lieu de plein air peuvent être incompatibles.

L’entretien des sentiers, une signalisation appropriée ainsi que la sensibilisation et l’éducation des usagers permettent de réduire ces conflits.

Les lieux qui ont misé sur le vélo de montagne et qui ont développé une offre intéressante en récoltent aujourd’hui les fruits. De plus, le succès de la Québécoise Marie-Hélène Prémont aux Jeux olympiques d’Athènes a donné une grande visibilité à ce sport. Si l’on considère l’étendue des forêts du Québec, son profil vallonné et montagneux ainsi que l’intérêt d’une part importante de la population pour ce sport excitant, n’y a-t-il pas lieu de développer de nouveaux pôles d’envergure aptes à attirer une clientèle touristique?

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Source: Vélo Mont-Tremblant

Inspirés? Poursuivez la réflexion en consultant les plans de développement du vélo de montagne de la ville de Coquitlam en Colombie-Britannique, du parc national Brecon Beacons au Pays de Galles, de l’Écosse ou de la Tasmanie. Même Hong Kong se met de la partie!

 

Sources:

– Corporate Research Associate. «Secondary Research – Mountain Biking Market Profiles», pour Parcs Canada, mars 2010.

– Hugues, Chris. «Marketing Mountain Biking Trails», IMBA Canada, consulté le 26 mai 2011.

– Print Measurement Bureau, 2011.

– The Outdoor Foundation. «Outdoor Recreation Participation Report», 2010

 

Sites Web:

– Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne au Québec

– National Bicycle International Mountain Bicycling Association

– International Mountain Bicycling Association Canada

– National Bicycle Dealers Association

– National Survey of Recreation and the Environment

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Produits et activités

Douce ou extrême, l’aventure gagne toujours du terrain!

Le tourisme d’aventure gagne de plus en plus d’adeptes. D’une valeur d’au moins 89 milliards de dollars américains, il s’agit d’un marché qui rapporte gros, surtout celui de l’aventure douce. Les voyageurs qui pratiquent l’aventure prévoient réaliser davantage de tels séjours et ceux qui n’en font pas en ont bien l’intention! Des chercheurs ont créé un classement des destinations de tourisme d’aventure; le Canada arrive au 16e rang sur 28. Aperçu de ce marché et des destinations qui remportent les premières places à ce classement.

De quoi parle-t-on?

Afin de mieux cerner le touriste d’aventure, trois organisations se sont regroupées pour réaliser l’Adventure Tourism Market Report, publié en août 2010. Cette étude concerne trois marchés: l’Europe, l’Amérique latine et l’Amérique du Nord, qui, selon les auteurs, représentent 70% du marché global. Pour les besoins de cette enquête, le tourisme d’aventure se définit comme «un voyage, au pays ou à l’international, qui inclut au moins deux des trois aspects suivants: une activité physique, de l’interaction avec la nature et l’apprentissage ou l’échange avec la culture locale».

Parmi une liste de 35 activités, les répondants devaient cocher celles auxquelles ils s’étaient adonnés. Ces dernières ont ensuite été regroupées en trois catégories, à savoir l’aventure extrême, l’aventure douce et autres activités. À titre d’exemple, l’escalade et la spéléologie font partie de l’aventure extrême; le vélo, l’ornithologie et le kayak sont des activités d’aventure douce; enfin, les autres activités englobent notamment les croisières et les visites de sites historiques. Précisons que cette dernière catégorie ne fait pas partie du tourisme d’aventure. Elle sert à établir le potentiel de certains voyageurs pratiquant ces activités à envisager l’aventure pour un prochain séjour.

L’aventure en croissance

Selon l’étude, 26% des voyageurs ont pris part à des activités liées au tourisme d’aventure. Sondés sur leurs trois derniers voyages, les répondants des trois régions (Europe, Amérique latine et Amérique du Nord) sont plutôt constants et pratiquent des activités d’aventure douce d’un séjour à l’autre. Lorsqu’on interroge les autres types de voyageurs sur leurs intentions, l’aventure douce les tente aussi. En effet, alors que 24% des répondants l’ont fait dans le passé, quelque 30% ont l’intention d’opter pour l’aventure douce lors de leurs prochaines vacances. Dans le cas des touristes aventuriers de l’extrême, la proportion de ceux qui ont l’intention de réaliser un tel voyage lors des prochaines vacances est de 3,6% (contre 2% lors du dernier séjour).

En moyenne, les dépenses quotidiennes sont plus élevées pour un séjour d’aventure douce (103 USD) que pour un séjour d’aventure extrême (66 USD) ou d’autres voyages (79 USD). Les résultats par marché affichent des différences notables (voir tableau 1).

Un classement des destinations d’aventure

L’Adventure Tourism Development Index, une initiative de l’université George Washington et de l’Adventure Travel Trade Association (ATTA), réalisait son classement pour la deuxième fois en 2009. Ce dernier, conçu pour évaluer le potentiel d’un pays en tant que destination d’aventure, est élaboré à l’aide d’une combinaison de sondages et de données secondaires. Chacun des pays est ainsi analysé selon dix critères – considérés comme les dix piliers de la compétitivité du marché de l’aventure – répartis en trois catégories (voir tableau 2).

 

Les pays ou États développés et ceux en développement sont évalués séparément. Voici le classement de 2009 des 28 pays ou États développés analysés.

La performance du Canada

On constate que le Canada figure plutôt loin au classement, soit au 16e rang, derrière plusieurs pays nordiques. Voici son pointage (sur 10) pour les dix piliers de la compétitivité du marché de l’aventure.

  • Politique de développement durable: 8,56;
  • Sûreté et sécurité: 9,29;
  • Ressources naturelles: 8,36;
  • Santé: 2,95;
  • Entrepreneuriat: 9,05;
  • Activités d’aventures: 7,27;
  • Humanitaire: 4,76;
  • Infrastructures touristiques: 5,59;
  • Ressources culturelles: 6,42;
  • Image: 8,78.

L’accès au système de santé pour des voyageurs étrangers et la possibilité de faire du volontourisme sont les critères les moins bien cotés, comme c’est le cas pour la plupart des destinations. Les autres piliers faibles pour le Canada, selon l’étude, sont «infrastructures touristiques» et «ressources culturelles», qui récoltent respectivement 5,59 et 6,42 points. Par «infrastructures touristiques», on entend, entre autres, les routes, l’hébergement, les sentiers, mais aussi les outils et services tels que les cartes de sentiers, les entreprises d’aventure et les programmes de formation pour les fournisseurs de tourisme d’aventure. En ce qui concerne le critère «ressources culturelles», les indicateurs de performance sont le nombre de sites du patrimoine mondial de l’UNESCO et la proportion des terres protégées.

À titre d’inspiration, observons un peu les piliers forts des pays qui se classent parmi les premiers, soit l’Islande et la Suisse.

L’Islande

L’Islande est un pays de grande nature, de plein air et d’aventure. Le développement durable, la sécurité, les infrastructures et l’image de l’Islande sont les piliers les plus forts du pays en matière de tourisme d’aventure. Le tourisme y est en pleine croissance. Les voyageurs s’y rendent en grand nombre pour explorer ses paysages particuliers, ses glaciers, ses fjords, ses geysers, ses sources thermales. L’offre d’aventure y est abondante compte tenu de la taille du territoire. La vidéo promotionnelle (voir ci-dessous) qui a circulé beaucoup sur le Web illustre bien cette réalité:

http://vimeo.com/12236680

La Suisse

Les touristes d’aventure vont en Suisse surtout pour son climat alpin et ses paysages. Le pays est reconnu pour l’alpinisme et le ski. Les piliers récoltant le plus de points sont les mêmes que pour l’Islande, soit le développement durable, la sécurité, les infrastructures et l’image. La Suisse propose une offre bien structurée. Le réseau SuisseMobile, par exemple, permet d’organiser et de réaliser de façon autonome un séjour de randonnée, de vélo ou de canoë et de profiter d’itinéraires balisés, ayant une signalisation adéquate et bien pourvus en services tels que l’hébergement, l’accès par train ou autocar, etc. (Lire aussi: Un exemple de bonne pratique pour le Québec: la Suisse en canoë).

Enfin, le marché du tourisme d’aventure constitue un segment important en pleine croissance. Le Québec peut compter sur certains atouts pour attirer cette clientèle, mais la concurrence est féroce. Saurons-nous nous démarquer?

 

Sources:

– The George Washington University School of Business, The Adventure Travel Trade Association et Xola Consulting. «Adventure Tourism Market Report», août 2010.

– The George Washington University School of Business, The Adventure Travel Trade Association. «Adventure Tourism Development Index, 2009 report».

 

Sites Web:

– Suisse Tourisme

– Tourism Australia

– Visit Iceland

 

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Hébergement Tourisme durable

Tirer des leçons du concept d’écolodge

Il n’est pas nécessaire de prétendre au statut d’écolodge pour se laisser inspirer par sa philosophie, que ce soit pour l’harmonie avec l’environnement, l’ancrage dans la communauté ou l’éducation des clientèles. Comprendre le concept constitue la première étape d’un cheminement vers l’écohébergement, repenser sa façon de faire, la deuxième et, qui sait, en récolter fierté et bénéfices par la suite.

En quoi consiste le concept d’écolodge ?

La construction d’écolodges un peu partout à travers le monde vient du fait que les communautés autochtones considèrent l’écotourisme comme une façon durable de promouvoir leur mode de vie et de préserver leur culture ainsi que la biodiversité. Il s’agit d’un concept plutôt récent (environ dix ans), mais bien défini, même s’il n’existe pas encore de certification reconnue pour ce type d’établissement. Une définition généralement acceptée est celle de Hitesh Mehta, auteur du livre International Ecolodge Guidelines:

«Un écolodge est une infrastructure d’accueil, de 5 à 75 chambres, financièrement durable, construite dans un souci d’harmonie avec la nature et dont l’impact sur l’environnement est par conséquent minime. Il contribue à protéger les espaces environnants fragiles, implique les communautés locales et leur permet de générer des bénéfices, offre aux touristes une expérience interprétative et interactive, et s’avère propice à une communion spirituelle entre nature et culture. L’écolodge est pensé, conçu, construit et exploité en accord avec des principes environnementaux et sociaux responsables.»

Atout France cite encore cet auteur, selon qui l’écolodge doit respecter trois principes fondamentaux:

  • la conservation patrimoniale;
  • les retombées positives pour les communautés locales;
  • l’interconnaissance entre le visiteur et la population d’accueil.

Voici d’autres critères de reconnaissance d’un écolodge qui peuvent être applicables à n’importe quel lieu touristique:

  • la participation à la conservation de la faune et de la flore;
  • la collaboration avec la communauté locale;
  • les programmes d’interprétation éducatifs pour les employés et les touristes liés à la richesse naturelle et culturelle de l’environnement;
  • l’utilisation de solutions de rechange pour la consommation économique de l’eau;
  • les dispositifs de réduction et de recyclage des déchets;
  • l’utilisation de ressources renouvelables en énergie;
  • la construction privilégiant matériaux et techniques traditionnels ou leur contrepartie contemporaine;
  • la réduction maximale des répercussions sur l’environnement pendant la construction;
  • l’immersion dans l’environnement physique et culturel et le respect de l’architecture traditionnelle;
  • la contribution au développement durable des communautés locales à travers des programmes d’éducation et de recherche.

En fait, l’objectif dans plusieurs cas est que le site soit en meilleur état après la construction. Pour ce, on procède de plusieurs manières: on reboise, on améliore la qualité de l’eau, on enrichit les sols, on protège la faune, on instaure des programmes de restauration, etc.

Puisque la construction des écolodges est en lien avec les contextes économique et touristique du pays, les enjeux ne sont pas les mêmes s’ils se trouvent au Canada ou en Amazonie, par exemple. Pour les pays en voie de développement, l’écolodge permet une valorisation et le développement des communautés locales. Alors que pour les pays comme le Canada, les États-Unis et l’Australie, il représente davantage un mode de séjour «alternatif» respectueux de l’environnement.

Deux concepts aux antipodes, deux clientèles distinctes

Hector Ceballos-Lascuráin, un réputé auteur sur le sujet, consacre une section sur le concept d’écolodge dans son avant-propos du livre L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché. L’hébergement à forfait peut prendre diverses formes et le tableau suivant présente les principales différences entre un établissement de villégiature traditionnel et un écolodge.

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Source: Hector Ceballos-Lascuráin, «L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché», p. XIII – adapté de Hawkins et al. «The Ecolodge Sourcebook for Planners and Developers», 1995.

Le concept d’écolodge est plus répandu dans d’autres régions du monde comme le Costa Rica ou l’Australie. Plus près d’ici, deux établissements mettent ces principes en valeur.

– Le Cree Village Ecolodge reflète les valeurs culturelles et morales de la nation crie de l’Eeyou; il est situé sur l’île de Moose Factory, en Ontario, et est géré par des membres de la communauté.

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Source: Cree Village Ecolodge

– L’ÉCOlodge Matagami est situé près du 50e parallèle; il offre un hébergement conçu selon des normes environnementales élevées, tout en misant sur le confort et la qualité des infrastructures.

Les principaux attraits de l’écolodge résident dans la qualité de l’environnement immédiat, son emplacement naturel, la possibilité de pratiquer des activités dans la nature et d’établir un contact rapproché avec la culture locale. Son intégration comporte un minimum d’effets négatifs sur le milieu. À l’inverse, l’hébergement traditionnel présente principalement des aménagements et des activités artificiels. Ce dernier ne devrait-il pas s’inspirer davantage des principes de l’écolodge?

Sources:

  • Atout France – Grand Angle. «L’hébergement en espace sensible: les écolodges», numéro 18, janvier 2010.
  • Blangy, Sylvie et Mehta, Hitesh. «Ecotourism and ecological restoration», Journal for Nature Conservation, volume 14, mai 2008.
  • Collectif. «L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché», sous la direction de Christiane Gagnon, Presses de l’Université du Québec, Collection tourisme, Québec, 2010, 259 p.

Sites Web:

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Produits et activités Tendances

Les activités hors saison pour les centres de villégiature: tendances et nouveautés

Skier l’été ou surfer sur une vague l’hiver, est-ce le futur des centres de villégiature? Même si l’activité de plein air authentique est irremplaçable, les structures fabriquées prolongent la pratique d’une activité hors saison en recréant les sensations ressenties. Aussi, elles s’ouvrent à la population en général ; pour le novice, elles permettent d’apprendre un sport tandis que pour l’enthousiaste, elles lui permettent de perfectionner sa technique, et ce, à l’année.

Selon Jeff Coy, président de JLC Hospitality Consulting, chaque activité extérieure sera bientôt offerte en version intérieure. Plus de 50 centres de ski intérieurs (snowdomes) existent à travers le monde et les parcs aquatiques reliés à un hôtel aux États-Unis ont connu une hausse fulgurante au cours des dernières années, passant de 33 en 2000 à 218 en 2009. Sur les 9,4 millions de pieds carrés d’espaces aquatiques, 61 % constituent des surfaces intérieures.

Toujours selon Coy, une diversification de l’offre est de mise à l’intérieur d’une stratégie «quatre-saisons». Le fusionnement de plusieurs éléments permet d’offrir sur un même territoire l’hébergement, le loisir et les services. Presque chaque nouveau projet d’hôtel inclut une variété de composantes qui créent une destination pour les affaires, le magasinage, les loisirs et le divertissement. Ces projets agissent comme un important pôle d’attraction pour la région. De plus en plus, les propriétaires et les développeurs tentent d’éliminer la saisonnalité et les aléas climatiques en générant des revenus à l’année. La montagne russe alpine, la luge alpine, le disc golf, les tyroliennes et plusieurs autres activités s’intègrent dans le paysage des centres de villégiature québécois depuis quelques années. Voyons d’autres exemples inspirants d’activités proposées ailleurs dans le monde.

Pourquoi ne pas pratiquer son sport de glisse préféré durant l’été?

L’idée de créer une surface sèche sur laquelle les skieurs peuvent pratiquer leur sport de glisse n’est pas nouvelle. Depuis les 25 dernières années, plus de 50 produits ont été développés mais au cours des dix dernières, la technologie s’est améliorée et permet aux skieurs et aux planchistes d’utiliser leur équipement sur ce type de surface. Neveplast et Snowflex constituent deux compagnies dominantes dans ce marché.

Activites_hors_saison_image1Neveplast offre des modules emboîtables permettant la glissade sur tube 365 jours par année et la pratique du ski ou de la planche à neige hors saison. Il est aussi possible de reproduire un parc à neige. La surface est faite à partir d’un procédé technologique unique permettant à l’utilisateur de glisser sans utiliser d’eau. La sensation ressentie par un skieur est semblable à celle éprouvée sur de la neige compacte. La structure ne nécessite pas un terrain à forte inclinaison; plusieurs types d’entreprises à caractère familial peuvent donc s’en prévaloir. Une occasion également de faire rouler le convoyeur d’une station de ski à l’année. Un parcours pour les personnes férues de ski de fond facilement adaptable en ville ou en montagne est aussi offert.

 

 

 

 

 

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Source:www.neveplast.com

À travers le monde, on trouve 200 installations pour la glissade sur tubes, 11 pour le ski en permanence et plus de 200 installations de ski artificielles temporaires pour les événements. En Amérique du Nord, seules des structures pour la glissade sur tubes ont été vendues.

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Source : www.neveplast.com

La compagnie anglaise Snowflex offre une structure composée d’un matériau synthétique breveté (voir schéma) permettant l’implantation d’une surface de glisse, majoritairement de type parc à neige, à l’année. Son aménagement relève d’une reconfiguration totale du site. En fonction des demandes de l’entreprise, Snowflex reproduit fidèlement la neige et assure un maximum de vitesse et de contrôle ainsi qu’une absorption du choc lors des chutes, à l’aide de sa membrane multicouche. Les pistes construites visent une clientèle de tous les niveaux et permettent non seulement de skier ou de surfer, mais aussi de glisser sur tube. En ce moment, 35 installations sont en place, et Snowflex a plus de 200 projets en cours.

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Source: www.snowflex.com

En Amérique, le premier «centre de glisse synthétique» pour le ski à l’année a fait son apparition sur le campus de la Liberty University à Lynchburg en 2009. Le Liberty Mountain Snowflex Centre possède une piste principale, des modules de parc à neige et un chalet à la base (voir la vidéo).

http://www.youtube.com/watch?v=vQiOZjrhhE8

Plus besoin d’eau glacée pour faire des patinoires

Les compagnies XTRAICE et Allied Ice Skating offrent des surfaces de glace synthétique. La plus grande station de ski d’Espagne, dans la Sierra Nevada, s’est équipée en 2009 d’une patinoire XTRAICE, utilisable été comme hiver.

Simuler une ronde de golf sur un terrain de golf? et pourquoi pas!

Le leader mondial en technologie de simulateur de golf, AboutGolf (Ohio), a installé jusqu’à maintenant plus de 500 simulateurs à travers le monde et son calepin de ventes cumule déjà 300 commandes pour l’année à venir. Selon la compagnie, le simulateur de tournoi de la PGA ajoute de la valeur à un terrain de golf. Que ce soit pour l’enseignement ou le sport, le simulateur aide à augmenter les parts de revenus pour les leçons, la restauration et les rondes jouées.

Un ballon gonflable pas comme les autres

La compagnie ZORB est établie en Nouvelle-Zélande depuis 14 ans. Son produit, le «ZORB Globe», est un ballon gonflable accueillant une ou deux personnes à l’intérieur. Sept pays ont obtenu la concession ZORB, incluant les États-Unis (Zorb Smoky Mountains). La compagnie est ouverte à l’octroi de concessions dans d’autres pays. Deux descentes sont offertes: l’une s’effectue en groupe où les participants sont immergés dans l’eau et l’autre en solo attaché à l’aide d’un harnais de sécurité. (Lire aussi: L’expérience touristique, une réelle valeur économique)

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La visite d’un territoire à vol d’oiseau

Établie en Europe depuis de nombreuses années, la tyrolienne est devenue une attraction populaire en Amérique du Nord. La société Aerofun (France) produit deux tyroliennes revisitées: le Fantasticable et le Tyrolcable. Le Fantasticable, de type plutôt extrême, se caractérise par une descente en position couchée sur le ventre pouvant atteindre une vitesse de 160 km/h. Le Tyrolcable s’apparente à une tyrolienne plus traditionnelle avec une descente en position assise allant jusqu’à 75 km/h. Actuellement, 5 sites en Europe sont équipés du Fantasticable et 4 du Tyrolcable. Le Fantasticable permet d’admirer le paysage montagneux des régions sur une longue distance. En Italie, le Fantasticable unit deux villages. Visionnez ci-dessous la vidéo du Fantasticable au Massif du Chablais à Châtel en Haute-Savoie.

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Source : Bol d’air: http://www.bol-d-air.fr/activites/fantasticable_7.html

Est-ce que votre entreprise a le potentiel de fonctionner pendant quatre saisons?

Dans un processus de mise en place d’activités étalées sur diverses saisons, la connaissance de la clientèle, du marché et du produit est cruciale. Selon Claire Humber de SE Group et David Belin de RRC Associates, il faut répondre à plusieurs questions clés, dont :

  • Quelle est la composition démographique et quelle est la taille de la zone de marché de votre centre de villégiature? Existe-t-il d’autres entreprises quatre-saisons à l’intérieur de cette zone?
  • Quelles sont les attractions environnantes? Quelles sont les attractions à considérer pour votre entreprise selon le marché? Est-ce que les autres attractions seraient complémentaires ou en concurrence à votre offre?
  • Est-ce que le site permet l’installation d’attractions? Des considérations environnementales? Des enjeux législatifs?
  • Quel serait l’impact de ces attractions éventuelles sur les possibilités d’emplois à l’année?
  • Quel est le retour sur l’investissement potentiel?

Une offre régionale variée et équilibrée est primordiale pour la réussite d’un nouveau projet. Les activités, autant hivernales qu’estivales, doivent être en complémentarité de manière à satisfaire une clientèle diversifiée.

Sources:

Allied Ice Forum

AboutGolf

Aerofun

Fantasticable

Liberty Mountain Snowflex Center

Neveplast

Snowflex

Xtraice
Distributeur en Amérique du Nord: http://www.xtraicebyagl.com/

ZORB

Humber, Claire et David Belin. «Are Summer Operations Right for You?», Ski Area Management, juillet 2009.

JLC Hospitality Consulting. http://www.jeffcoy.com/

Kahl, Rick. «Hot Fun in the Summer», Ski Area Management, janvier 2009.

Kaplan, Mitch. «Fakin’ it», Ski Area Management, janvier 2009.

Laroche, Roger. «De la glisse 12 mois par année, à quand un Snowflex au Québec?», Carnet du ski, 7 octobre 2009.  http://www.carnetduski.com/nouvelle.php?N=543

Oliver, Peter. «Reinventing Summer», Ski Area Management, juillet 2009.

Snow365.com. http://snow365.com/

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Produits et activités

Tourisme d’aventure, des idées en rafale

Plusieurs idées ont émergé de l’Adventure Travel World Summit qui s’est déroulé dans Charlevoix en octobre dernier. Dans cet article, vous saurez pourquoi il ne faut pas négliger l’apport d’une bonne histoire dans l’expérience du visiteur, pourquoi il faut absolument prévoir le transfert de la connaissance, particulièrement au sein d’une PME d’aventure, et comment il faut adopter un programme d’entreprise socialement responsable… et surtout très concret.

L’effet des histoires sur l’expérience

Edward Watchman et Sheree Johnson ont discuté de l’importance des histoires dans l’expérience touristique. Cette forme de communication humaine depuis toujours plaît à tout le monde. Les histoires jouissent d’un fort pouvoir de persuasion et elles influent sur le choix rationnel des consommateurs.

histoires

Parmi les avantages que procurent les histoires, en voici quelques-uns:

  • tisser des liens entre les gens;
  • donner un sens, apporter une signification;
  • inciter à l’action;
  • être mémorables (on oublie rapidement des faits et chiffres, mais on se souvient des histoires);
  • transcender les cultures, lier les gens à leurs croyances.

L’industrie du voyage dépend des choix du consommateur. Or, les décisions rationnelles des touristes sont d’abord conditionnées par des émotions. Les histoires influencent justement le choix rationnel des voyageurs. Citées à titre d’exemple de réussite, les entreprises Nike et Apple sont parvenues à rejoindre efficacement leur clientèle à l’aide d’histoires.

Il ne faut pas négliger l’apport d’une bonne histoire au sein de votre entreprise. C’est l’occasion de rendre votre produit encore plus vivant. Cela peut même faire en sorte que vous soyez choisi avant la concurrence.

Le transfert de la connaissance en entreprise d’aventure

L’auteur Steve Trautman a parlé de l’importance pour les gestionnaires de tourisme d’aventure de préserver l’inestimable capital de la connaissance en entreprise. On ne peut pas remplacer les années d’expérience et l’acquisition du savoir au fil des ans, mais on peut assurément réduire le temps nécessaire à la relève afin qu’elle puisse acquérir le discernement souhaité.

Steve Trautman soutient qu’il est important que les piliers d’une entreprise enseignent les notions, transmettent les connaissances qu’ils détiennent à leurs employés. Voici quelques exemples concrets.

  • Fixer les prix pour la nouvelle saison
  • Donner les consignes de sécurité à un groupe de clients
  • Choisir l’option d’hébergement pour une nouvelle destination
  • Prévoir un budget pour un forfait de groupe sur plusieurs jours
  • Mettre à jour les nouveaux produits sur le système de réservation
  • Utiliser les techniques de la vente incitative (up selling) et des services additionnels auprès des clients
  • Planifier les horaires pour le personnel à temps partiel
  • Gérer la clientèle insatisfaite

Les gestionnaires de tourisme d’aventure sont instinctifs et passionnés, mais ils doivent penser à cet enjeu du transfert des connaissances.

Une responsabilité sociale payante pour tous

Chris Noble de la compagnie d’assurances de voyages WorldNomads.com a expliqué pourquoi il peut s’avérer avantageux de s’associer à des causes de tourisme responsable. Il a donné l’exemple de son entreprise qui a établi un partenariat avec l’organisme Footprint Network. L’objectif de ce dernier consiste à faire une différence concrète dans les milieux défavorisés à l’aide de projets voués au développement durable. En achetant un produit d’assurance chez WorldNomads.com, les gens peuvent faire un don qui servira à une cause bien précise.Footprint

Jusqu’à maintenant, le programme Footprint associé à WorldNomads.com a permis de recueillir 284 000 dons ayant mené à la réalisation de 51 projets. Chris Noble a expliqué pourquoi cette initiative a fonctionné pour son entreprise.

  • C’est tangible aux yeux du client
  • C’est facile et s’applique à de petits projets
  • Tout l’argent versé est consacré aux projets
  • On fait preuve de transparence grâce à des rapports de suivi pour démontrer l’évolution des accomplissements
  • Ça fonctionne 24h sur 24 sur Internet

Participer à ce programme de développement durable entraîne plusieurs répercussions positives pour WorldNomads.com.

  • Apporte une personnalité d’authenticité à la marque
  • Arrime les valeurs associées à la marque et celles de la clientèle
  • Accroît la portée et la visibilité de la marque
  • Crée de nouveaux partenariats et des occasions de marketing
  • Augmente considérablement les revenus
  • Agit à titre de programme d’entreprise en matière de responsabilité sociale

La coquille technologie développée par WorldNomads.com permettant de recueillir facilement des dons par Internet est maintenant utilisée par d’autres entreprises souhaitant à leur tour s’associer à Footprint. L’approche semble extrêmement populaire. Par exemple, dans le secteur aérien, 86% des clients ont choisi d’effectuer un don. Plus de 3,2 millions de dollars par mois sont actuellement versés à ce programme.

Quelques bribes en rafale

Aid to Artisans (www.aidtoartisans.org) est un bon exemple de pratique en matière de tourisme responsable. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif qui met en contact des artisans de différents pays en développement avec des marchés touristiques à la recherche de souvenirs qui ont une signification et qui sont novateurs. L’objectif consiste à créer des occasions d’affaires pour des artisans dans le besoin et à répondre à la demande d’entreprises touristiques souhaitant offrir à leur clientèle des produits originaux, mais surtout socialement responsables.

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Les résultats du prochain sommet de Copenhague seront déterminants. Selon Hubert Reeves, il faudra en arriver à réduire de 70% les émissions de CO2, seulement pour stabiliser la planète.

Selon Jeff Dossett d’AdventureLink, le tourisme d’aventure est fondamentalement social. C’est pourquoi il recommande fortement aux entreprises d’utiliser les médias sociaux pour donner la chance à la clientèle de s’exprimer, de raconter ses récits. Le tourisme d’aventure est le créneau par excellence pour les gens désireux de créer un impact positif sur la société à partir de leur voyage. C’est l’occasion d’inspirer les autres.

Une présentation de l’Alpine Tourist Commission (www.alpseurope.com) a démontré la pertinence de s’associer en faisant fi des frontières géographiques. L’organisme The Alps assure la promotion du territoire alpin de cinq pays, soit l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la France et l’Italie. La vidéo promotionnelle conjointe présentée lors de la conférence faisait ressortir de façon éloquente la synergie des destinations à vendre l’expérience alpine et non un pays ou un territoire en particulier.

Alpes

Source:
– Adventure Travel World Summit, conférence qui s’est déroulée dans Charlevoix, du 19 au 22 octobre 2009.

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Faits et chiffres Hébergement Produits et activités Tendances

Activités, attraits et événements favoris des Québécois

Saviez-vous que 24% des Québécois en voyage d’agrément au Canada vont… à la plage? Que les activités sportives sont particulièrement populaires? Que 769 000 Québécois ont assisté aux Feux Loto-Québec? Saviez-vous qu’une proportion égale (plus de 18%) des Québécois fréquente le Vieux-Port de Montréal et le Vieux-Québec? Enfin, connaissez-vous les activités qu’ils privilégient lors de séjours à l’extérieur du Canada?

D’entrée de jeu, spécifions que les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total des voyageurs Québécois (12 ans et plus) pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Ces données de PMB proviennent d’un sondage annuel, administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Notez également ces précisions méthodologiques:

  • Les années mentionnées sont celles où le sondage a paru et les données ont été recueillies dans les 12 mois à 18 mois précédents.
  • Il s’agit de nombre d’individus et non de visites. Un individu ayant fréquenté un attrait ou un événement plusieurs fois n’est comptabilisé qu’une seule fois.
  • Il s’agit des Québécois, ces données ne tiennent pas compte des visiteurs hors Québec.

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Selon Print Measurement Bureau (PMB), 3,3 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (48,6%), ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2009. Parmi ces voyageurs, 74% ont voyagé au Québec, 30% en Ontario et 5% au Nouveau-Brunswick.

Certaines activités pratiquées par les Québécois lors de ces voyages ont un taux d’adoption important parmi les voyageurs (graphique 1). Le magasinage domine, mais le quart des répondants choisissent la plage.

Plusieurs activités sont en hausse de popularité. Entre les sondages de 2003 et 2009, mentionnons le magasinage, les activités sportives, la participation à des événements culturels, la chasse ou la pêche, le ski alpin ou la planche à neige, les événements sportifs ainsi que le golf. Cet intérêt pour le sport en général rejoint les observations tirées de l’analyse des loisirs des Québécois (lire aussi: Les loisirs des Québécois).

L’intérêt pour les randonnées ou excursions d’aventure, les parcs nationaux ou provinciaux, les parcs à thème ou zoos, les musées ou galeries d’art ainsi que le night life ont connu une légère diminution entre ces deux sondages.

L’indice 100 indique la propension à pratiquer ces activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont souvent plus bas. Les Québécois sont moins attirés que l’ensemble des Canadiens par le night life (43), le magasinage (71) ou la visite d’un parc national (76). Ils sont néanmoins plus enclins que la moyenne canadienne à assister à des événements culturels (128), à pratiquer des activités sportives (112) ou encore à faire des randonnées ou des tours d’aventure (105) lors de leurs voyages au Canada.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois n’ont pas voyagé qu’au Canada au cours des dernières années, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, au fil des ans, à avoir fait au moins un voyage à l’extérieur du pays. En fait, ce nombre est passé de 1 251 000 lors de l’enquête 2003 à 1 399 000 en 2006 pour atteindre 2 453 000 en 2009, une augmentation globale de 96%! Leurs destinations préférées sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, la France et la République Dominicaine.

Si l’on tient compte de ces destinations, il n’est pas étonnant de retrouver la plage au premier rang des activités pratiquées lors des voyages à l’extérieur du Canada (graphique 2). Plus de la moitié des Québécois font un séjour à la plage. Le magasinage se trouve au 2e rang et est en hausse de popularité.

Autres hausses à souligner, les randonnées ou excursions d’aventure rejoignaient 13% des voyageurs en 2003 et 17% en 2009 (croissance absolue de 152%) et les événements culturels où participaient 13% des répondants (croissance absolue de 128%).

Par rapport à la moyenne des Canadiens lors de leurs voyages à l’extérieur du Canada (indice 100), les Québécois sont davantage attirés par la plage (120), par les randonnées, les excursions et les tours d’aventure (122) ainsi que par les activités sportives (112). Les activités que les Québécois pratiquent en moins forte proportion sont le night life (41), les parcs à thème ou zoo (55), la participation à des événements sportifs (60) ainsi que le ski alpin ou la planche à neige (61).

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Événements fréquentés

Le graphique 3 indique que les Feux Loto-Québec (à la fois ceux de Montréal et de Québec) constituent l’événement attirant le plus grand nombre de touristes québécois, d’ailleurs en forte croissance depuis 2003 (67%). En fait, 11% des Québécois y ont assisté. Le Festival International de Jazz arrive deuxième en pourcentage de fréquentation (10%), suivi du Festival d’été de Québec (8%), du Carnaval de Québec (6%) et du Festival Juste pour rire (5%). La popularité de ces quatre derniers événements est en diminution depuis 2003. Cet indicateur ne prend toutefois pas en compte les visites répétitives.

Mentionnons également la hausse des Fêtes de la Nouvelle-France (en chiffres absolus), soit 20% de plus qu’en 2003. En baisse (chiffres absolus), notons le Mondial SAQ, l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Festival Juste pour rire et les Francofolies.

Ces événements se déroulant généralement à l’extérieur, les taux de fréquentation parfois élevés de 2006 permettent de supposer que la température a été avantageuse. En fait, le bilan climatologique pour l’été 2005 (période de cueillette des données) indique que la température moyenne pour les mois de juin, juillet et août a été au-dessus de la normale pour toutes les régions du Québec. Cet été se classe parmi les plus chauds et les plus ensoleillés des dernières décennies.

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Attraits

Le Vieux-Québec et le Vieux-Port de Montréal sont très proches l’un de l’autre en ce qui concerne les attraits visités par les Québécois, soit 18% (graphique 4).

C’est à Montréal qu’on dénombre le plus d’attraits intéressant un nombre important de touristes (La Ronde, le Biodôme et le Jardin botanique). Ces attraits sont d’ailleurs tous en hausse de fréquentation en chiffres absolus, mais pas nécessairement en proportion du nombre de voyageurs. Tremblant arrive au 5e rang; 9% s’y sont rendus dans la dernière année, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 2006 (11%).

Mentionnons également le Zoo de Granby qui a connu une hausse de 18% du nombre de touristes québécois. Autre augmentation à souligner, PMB dénombre 27% plus de Québécois ayant visité le Musée des beaux-arts de Montréal lors d’un voyage en 2009 qu’en 2003.

L’hypothèse précédente concernant une météo favorable aux activités extérieures en 2005 se confirme. Seuls les attraits touristiques intérieurs, c’est-à-dire le Biodôme, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée canadien des civilisations à Gatineau, n’enregistrent pas une proportion particulièrement élevée de voyageurs en 2006.

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Sources:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.
– Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC). «Bilan climatologique de l’été 2005».

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Faits et chiffres Produits et activités

Les loisirs des Québécois

Connaître les loisirs des Québécois, c’est aussi savoir quelles activités ils sont susceptibles de pratiquer lors d’un voyage. Qu’aiment-ils faire et qu’est-ce qui pourrait faire partie de l’offre touristique d’une destination, d’un hôtel ou d’un centre de villégiature? 47 activités, sports et loisirs sont ici soupesés.

Dans cette analyse, les taux de pratique d’activités de loisirs et de sports sont tirés des données de Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total de la population de 12 ans et plus pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Les loisirs ont été regroupés en diverses catégories afin de faciliter la lecture.

De plus en plus sportifs ces Québécois!

À l’exception du hockey et de la natation, la pratique (au moins une fois au cours de la dernière année) de tous les autres sports est en hausse. De 2003 à 2009, on observe des augmentations de 174% pour le yoga (de 2% à 6% de la population), de 79% pour la fréquentation des centres sportifs, de 58% pour le jogging et de 56% pour le soccer. Or, par rapport à la population canadienne, les taux de pratique sont souvent inférieurs. Malgré une hausse considérable, le yoga obtient un indice de 70, la natation, de 72, et le jogging, de 73 (un indice de 100 représente la moyenne de l’ensemble de la population canadienne). Le soccer (112) et le volleyball (108) sont légèrement plus pratiqués au Québec.

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Le plein air manque-t-il d’air?

Plus de 40% de la population ont fait de la marche ou de la randonnée au cours des 12 derniers mois précédant le sondage de PMB 2009. Cependant, l’indice du Québec n’est que de 88, comparativement à l’ensemble du Canada, qui est de 100. Or, le cyclisme est non seulement populaire et en croissance mais, dans ce cas, l’indice du Québec est de 148, soit fortement au-dessus de la moyenne canadienne. Des 36% de la population ayant fait du vélo, près de 16% en ont fait 10 fois ou plus. Certaines activités sont en baisse par rapport à 2006 ou à 2003 comme le camping, la pêche, le golf, le bateau à moteur, le patin à roues alignées, l’observation d’oiseaux et le vélo de montagne. Concernant le patin à roues alignées, les Québécois sont les champions canadiens, obtenant un indice de 170.

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À l’exception de la planche à neige, les activités hivernales ne sont pas non plus en croissance, enregistrant une baisse de 26% pour la motoneige, de 22% pour le ski alpin et de 12% pour le ski de fond de 2003 à 2009. C’est le patinage qui regroupe le plus d’adeptes (17%). Néanmoins, pour toutes ces activités sauf la planche à neige, le Québec obtient un indice au-dessus de 100 (ski de fond, 124; motoneige, 120).

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Rendez-vous culturels

La fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse pour tous ceux observés à l’exception des concerts de musique classique et de l’opéra. Plus d’un Québécois sur cinq est allé au théâtre au moins une fois selon le sondage de 2009; une hausse de 17% par rapport à celui de 2003. Les musées et les galeries d’art ont également connu une croissance (20% et 36% respectivement). Les autres types de concert sont en hausse de popularité (concert populaire, 35%; rock, 39%; jazz, 41%). Ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits qu’une ou deux fois (musée, 71%; galerie d’art, 72%) ou ont assisté seulement une ou deux fois à des événements culturels (opéra, 81%; concert jazz, 70%; classique, 70%; rock, 72%; populaire, 68% théâtre`, 66%) au cours des 12 mois précédant le sondage. L’indice 100 nous apprend que les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire (159) et de jazz (140) que la moyenne canadienne. En revanche, l’opéra (70) et les concerts de musique rock (70) sont moins populaires ici.

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110%!

L’assistance à des événements sportifs, quoique l’on parle pour la plupart de petits pourcentages de la population, est en croissance pour tous les types de sports à l’exception du baseball. Le déménagement des Expos en 2005 n’y est certainement pas étranger. Le hockey est bel et bien le sport national des Québécois. Parmi les fortes hausses, il y a les événements de golf (183%), de football (108%) et de soccer (102%), où l’on devine l’effet d’équipes comme les Alouettes, l’Impact et le Rouge et Or. Par rapport à l’ensemble du Canada, la course automobile est particulièrement populaire au Québec (indice de 140), grâce notamment à la formule 1. Cette course qui attire certainement une part considérable des 359 000 Québécois ayant assisté à ce type d’événement reviendra-t-elle à Montréal?

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Catégorie méli-mélo

Parmi les autres attraits fréquentés et les loisirs pratiqués, il y a la croissance exponentielle des spas. Le nombre de Québécois ayant visité un spa au moins une fois est passé de 213 000 à 703 000, une hausse de 230%. Les parcs d’attractions semblent un peu moins populaires que les zoos ou aquariums. Ces derniers ont d’ailleurs vu leur nombre d’adeptes augmenter de 39% de 2003 à 2009. Les indices de ces activités sont tous en deçà de 100, particulièrement le casino (68) et les parcs d’attractions (76). Cela dit, le cinéma maintient plus ou moins sa popularité (59% de la population) ainsi que le nightlife (18%) et la photographie (17%).

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Quelles sont vos observations quant aux loisirs en général? Ces résultats de sondage sont-ils fidèles à la réalité selon vous? Plus précisément dans votre gestion touristique, cette analyse vous donne-t-elle des idées pour diversifier ou modifier votre offre?

Source:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Un exemple de bonne pratique pour le Québec: la Suisse en canoë

Les rivières du Québec sont de véritables paradis pour le pagayeur. Le voyageur qui veut réaliser une excursion de quelques jours en canot ou en kayak doit s’informer auprès de plusieurs fournisseurs de services, organismes et offices de tourisme pour s’organiser un séjour qui répondra à ses attentes. En Suisse, il en est tout autrement. Ce pays a réussi un tour de force d’intégration qui permet à celui qui le souhaite de planifier toute son escapade facilement en un seul point: La Suisse en canoë*.

D’abord, le réseau SuisseMobile

SuisseMobile est le réseau national dédié à la mobilité douce. Il consiste à favoriser et à facilitersuissemobile1 les déplacements actifs dans un cadre récréatif ou touristique. SuisseMobile coordonne les collaborations entre les pouvoirs publics et les fournisseurs de services privés partenaires dans ce réseau. Ce dernier se déploie de la façon suivante:

  • La Suisse à pied: des itinéraires totalisant 6300 km;
  • La Suisse à vélo: 8500 km de voies cyclables;
  • La Suisse à VTT (vélo de montagne): 3300 km de sentiers et chemins;
  • La Suisse en rollers: 1100 km de voies;
  • La Suisse en canoë: 250 km de rivières et de lacs canotables.

Les quatre avantages principaux du réseau sont le balisage uniforme, la publication de guides, une grande présence sur Internet et de nombreuses liaisons avec les transports publics. SuisseMobile permet d’unir les prestataires qui s’y rattachent plutôt que de les séparer en régions ou en types de produits. La commercialisation est ainsi beaucoup plus facile. L’intégration de ces produits en un seul point de chute campe solidement le positionnement de la Suisse comme destination de plein air et de loisirs actifs. (Lire aussi: SuisseMobile: un projet de développement durable et mobilisateur)

Des itinéraires accessibles en transport en commun

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Le réseau de la Suisse en canoë regroupe huit itinéraires de canot et de kayak et autant de parcours dédiés au rafting. Ils sont issus d’un choix parmi les plus beaux parcours canotables de Suisse. Chacun consiste en un voyage de plus d’un jour subdivisé en étapes journalières facilement accessibles pour des excursions d’une journée. Règle générale, chaque étape est bien desservie par les transports en commun: trains, autobus, bateaux ou même téléphériques. Il s’agit là d’un des points forts de ce réseau.

Une organisation bien ficelée

Un des rôles de SuisseMobile consiste à relier les itinéraires à une offre diversifiée de prestations de services. Ainsi, environ 1 200 lieux d’hébergement et terrains de camping affichent maintenant le label SuisseMobile, qui implique des services particuliers pour mieux répondre aux besoins des usagers du réseau:

  • l’accueil pour une seule nuit;
  • la possibilité de laver et de sécher les vêtements et l’équipement;
  • des renseignements sur les offres de SuisseMobile;
  • la distribution de renseignements touristiques régionaux.

Pour chaque itinéraire, on propose des «offres à réserver» (forfaits) suggérées par divers producteurs partenaires de SuisseMobile. Le voyagiste responsable des forfaits avec hébergement, transport et transfert de bagages s’appelle SwissTrails. Il prend en main les services des différents prestataires afin de faciliter l’organisation du séjour. D’autres fournisseurs offrent la location d’équipement et les services d’un guide-accompagnateur.

Étape par étape

suissemobile3Abondamment illustré, le site Web de La Suisse en canoë, comme l’ensemble de SuisseMobile d’ailleurs, affiche beaucoup d’information très pertinente. D’abord, on peut choisir un itinéraire en fonction d’une région ou du niveau de difficulté recherché. Une carte interactive permet de visualiser chaque itinéraire dans sa globalité ou étape par étape. On peut notamment y voir les établissements d’hébergement et leurs tarifs, les lieux d’intérêt à proximité du parcours, les arrêts des transports en commun (avec un lien vers les horaires et les réservations), les forfaits proposés, bref tout ce qu’il faut pour organiser son séjour. Le voyageur peut imprimer cette carte avec l’information qu’il souhaite y voir. SuisseMobile a aussi publié toute une série de guides. Sur place, le réseau jouit d’un balisage uniforme et d’une signalisation très détaillée. Cet affichage est d’ailleurs devenu un véritable modèle pour d’autres réseaux de ce type à travers le monde.

Ce réseau de voies canotables s’est ajouté à SuisseMobile il y a moins d’un an. Les données sur sa fréquentation n’étant pas encore disponibles, seul l’avenir nous dira si la formule est véritablement gagnante.

Un tel réseau pour le Québec…

Selon le document «Loisir de plein air au Québec; Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», publié par le Conseil québécois du loisir, il existe 38 642 km de voies canotables au Québec. Bien que de nombreux obstacles entravent une partie de ces plans d’eau – pensons notamment aux barrages hydroélectriques, aux compagnies forestières qui, par leurs activités, nuisent à la qualité des paysages, ou encore aux terrains privés situés sur les rives et limitant les accès à l’eau –, l’offre demeure abondante et de qualité. Une plateforme à l’image de celle de La Suisse en canoë, qui présente une petite partie de l’offre mais de façon à intégrer toutes les composantes nécessaires et complémentaires à une expédition, favoriserait grandement la pratique du canot et du kayak, non seulement par les habitants de la région mais également par une clientèle touristique. Cela permettrait de renforcer le positionnement du Québec comme destination de grande nature.

*Selon l’Office québécois de la langue française, le terme canoë signifie «embarcation légère, de forme étroite et longiligne, effilée aux deux extrémités et propulsée à la pagaie simple, en position agenouillée». L’Office ajoute qu’au Québec et au Canada francophone, le terme canot est couramment employé en ce sens.

Sources:
–    Conseil québécois du loisir. «Loisir de plein air au Québec; Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», mars 2008.
–    Fondation SuisseMobile. «SuisseMobile: Un réseau destiné à la mobilité douce pour les loisirs et le tourisme», avril 2008.

Sites Internet:
–    Fédération québécoise du canot et du kayak
–    La Suisse en canoë
–    SuisseMobile

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Produits et activités

La randonnée pédestre: une activité qui fait son chemin…

La randonnée pédestre, en raquettes, en souliers à crampons, en montagne, la marche nordique, urbaine, rapide, de santé… les dénominations sont nombreuses et les adeptes abondent. Le territoire québécois semble l’endroit tout indiqué pour développer une offre et devenir une destination prisée dans ce domaine en pleine croissance. Topo de ce secteur d’activité et quelques trucs pour attirer et accueillir adéquatement la clientèle lors de séjours touristiques.

D’entrée de jeu, spécifions que la randonnée pédestre se pratique en milieu naturel, alors que la  «marche» ratisse plus large et englobe autant la randonnée pédestre que celle qui s’effectue en milieu urbain.

Les données du Print Measurement Bureau (PMB 2008) indiquent que 20% des Québécois de 12 ans et plus ayant réalisé un voyage de vacances au Canada au cours des 12 derniers mois nomment la randonnée pédestre parmi les activités qu’ils pratiquent. Cette proportion était de 17% quatre ans plus tôt.

De bonnes raisons de marcher

Le directeur de la Fédération québécoise de la marche, M. Daniel Pouplot, observe un réel engouement pour cette activité. Il soutient qu’en 12 ans, le nombre de membres du regroupement a quadruplé. Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation, dont:

  • le vieillissement de la population;
  • une meilleure conscience environnementale;
  • l’aspect économique de l’activité;
  • l’accessibilité aux jeunes familles.

Ces facteurs devraient favoriser le développement de cette activité pour encore de nombreuses années. Les obstacles qui limitent son épanouissement résident surtout dans le fait qu’il s’agit d’une activité très répandue, dont les aménagements sont forcément déjà existants ou ne sont pas jugés nécessaires. Les gens et les organisations s’impliquent peu dans leur développement. En ce qui a trait à la relève, les jeunes de la génération Y (dans la vingtaine) sont très sollicités par les activités extrêmes et sont moins interpellés par la randonnée pédestre, à moins qu’elle ne se pratique en haute montagne ou encore qu’elle suppose un niveau d’endurance élevé, comme la longue randonnée.

Une offre inégale

L’offre du Québec comme destination de randonnée atteint 8914 km allant de l’ascension de hauts sommets, comme les monts Chic-Chocs ou ceux des parcs de Charlevoix, à des sentiers de type linéaire et de niveau de difficulté facile ou intermédiaire, qui sont les plus répandus. Malgré cela, l’offre et le positionnement du Québec comme destination de randonnée demeurent peu structurés et mal définis. Une étude publiée en 2001 par Zins Beauchesne & associés révélait un certain nombre de faiblesses de l’offre en matière de randonnée pédestre au Québec. En voici quelques-unes:

  • une mauvaise signalisation des points d’entrée à certains endroits;
  • une information peu disponible ou déficiente sur les sentiers lorsqu’on arrive à destination;
  • une qualité très inégale des sentiers proposés;
  • de nombreux tronçons sans valeur d’expérience particulière.

Pour séduire les randonneurs…

Les infrastructures d’accueil peuvent jouer un rôle important pour favoriser la fréquentation des sentiers et faire valoir la destination auprès des randonneurs. L’organisme écossais de promotion touristique VisitScotland s’est penché sur la question et propose un guide aux entreprises qui se situent à proximité des sentiers de randonnée pédestre – court ou long trajet – dans lequel il décrit quatre types de touriste-randonneur:

  • L’explorateur engagé fréquente les montagnes et les milieux reculés ou peu achalandés. C’est avant tout un passionné et le but premier de son voyage est la randonnée.
  • L’explorateur à mi-temps recherche le même type de milieu que le premier, mais souhaite du confort à la fin de sa randonnée. Il aime aussi pratiquer d’autres activités liées au milieu d’accueil, comme découvrir la culture et l’histoire.
  • Le marcheur engagé effectue des randonnées intermédiaires (moins de huit kilomètres ou cinq miles). Il aime la marche mais dans une zone de confort. Il connaît ses limites et compte les respecter. Il aime bien récompenser son effort.
  • Le marcheur à mi-temps fait des randonnées intermédiaires et faciles. Il aime bien marcher lorsque ça fait partie d’un ensemble d’activités.

Les recommandations qu’on trouve dans le guide peuvent très bien s’appliquer aux entreprises québécoises. Ainsi, pour satisfaire (et fidéliser) les voyageurs adeptes de la marche dans votre établissement…

  • Assurez-vous de connaître les sentiers et les promenades qui débutent à moins de cinq kilomètres de votre entreprise.
  • Munissez-vous des cartes de ces sentiers et prenez connaissance des niveaux de difficulté.
  • Identifiez les marcheurs parmi les membres du personnel et faites-en des ambassadeurs de cette activité dans le secteur.
  • Prenez connaissance des heures d’arrivée et de départ des moyens de transport publics et privés et trouvez un moyen (navette, taxi) d’accommoder ces visiteurs vers les accès aux sentiers et autres attraits.
  • Soyez flexibles pour les heures de repas.
  • Assurez-vous qu’ils trouveront tout le confort à leur retour, car le mauvais temps n’empêche pas les plus endurcis d’aller marcher.
  • Offrez-leur la possibilité de transférer leurs bagages, dans le cas des longues randonnées.
  • Tenez-vous toujours au courant de la météo du moment et de celle prévue pour les prochains jours.

Mettre à niveau et bonifier le produit

Enfin, la mise à niveau du réseau des sentiers, les efforts pour en assurer la pérennité ainsi que la promotion font partie des principaux enjeux. Le potentiel de développement est pourtant bien présent et les possibilités de randonnées de différents types existent, mais certaines sont méconnues du grand public. Pensons notamment à la longue randonnée de plus de trois jours, par le Sentier national. Exploitons davantage ce créneau prometteur en optimisant l’offre en place et en renforçant le positionnement du Québec. La mise en valeur et la bonification du réseau passent indéniablement par l’offre touristique qui le borde.

Sources:
–    Conseil québécois du loisir. «Loisir de plein air au Québec: Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», mars 2008.
–    Print measurement bureau. «Activités lors des voyages – voyage de vacances au cours des 12 derniers mois (au Canada)», 2008.
–    Print measurement bureau. «Loisirs – participe personnellement», 2008.
–    Tourism Intelligence Scotland, Scottish Enterprise, Visit Scotland et Highlands and islands Enterprise. «Walking tourism… opportunities for growth».
–    Zins Beauchesnes et associés pour Tourisme Québec. «La randonnée pédestre au Québec», mars 2001.

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Produits et activités Segments de clientèles Tendances

L’aventure, c’est pour tout le monde!

Les jeunes, mais aussi les baby-boomers, les couples en lune de miel et les familles recherchent l’aventure. Parfois extrême, souvent douce, de plus en plus responsable, le tourisme d’aventure prend de l’expansion et interpelle différents segments de clientèles. En voici un aperçu.

Autrefois réservé aux jeunes et aux sportifs aguerris, le tourisme d’aventure ratisse maintenant beaucoup plus large. Le besoin des gens de sortir de leur routine et l’intérêt pour des voyages actifs et riches d’expériences favorisent le développement du tourisme d’aventure. (Lire aussi: Tourisme d’aventure: de quoi parle-t-on au juste?) L’homme a besoin de relever des défis, de tester ses capacités, d’apprendre, de se surpasser et, surtout, d’avoir des histoires extraordinaires à raconter!

Qui pratique le tourisme d’aventure?

Une étude publiée dans le Travel & Tourism Analyst de mai 2008 sur le tourisme d’aventure en Europe révèle que ces voyageurs à la recherche d’expériences actives proviennent généralement des milieux urbains et sont scolarisés (educated urbanites). Sur cette base, de nombreux segments se dessinent:

  • Les jeunes. Ils sont plus enclins à organiser eux-mêmes leurs voyages d’aventure et pratiquent des sports extrêmes et des activités plus énergiques, comme le kayak de rivière, la descente en rafting, l’héli-ski ou encore la plongée sous-marine.
  • Les baby-boomers. Les participants au London’s Adventure Travel Show 2007 étaient âgés de plus de 40 ans (55%) et de 52 ans et plus (40%). Les plus âgés d’entre eux sont souvent sans enfants à la maison, ont parfois des revenus discrétionnaires élevés, davantage de temps libre et ils désirent voir le monde. Selon l’Adventure Travel Trade Association (ATTA), le segment des baby-boomers enregistre la plus forte croissance.
  • Les familles. Les parents qui ont eux-mêmes réalisé des voyages d’aventure étant plus jeunes souhaitent faire découvrir ce type de voyage à leurs enfants.
  • Les femmes. L’ATTA estime à 52% la proportion de femmes parmi les voyageurs en tourisme d’aventure à travers le monde. L’âge moyen de ces dernières est de 45 ans. Elles sont portées vers l’aventure douce et les voyages comprenant des activités diverses.
  • Les couples en lune de miel. Les nouveaux mariés ne se contentent plus, bien souvent, d’un voyage de noces traditionnel. (Lire aussi: Oui je le veux! Tendances dans le marché des lunes de miel.) Comme ils n’en sont pas à leur premier voyage, et pour souligner cet événement qu’ils veulent mémorable, un nombre grandissant de couples optent pour une destination très exotique ou encore pour un voyage d’aventure. Le plein air et le luxe forment ici une combinaison recherchée.
  • Les voyageurs en solo. Les producteurs de tourisme d’aventure remarquent aussi une croissance des voyageurs seuls, surtout dans le cas des petits groupes guidés.

Et tous ces voyageurs sont généralement prêts à débourser un bon montant pour vivre une expérience mémorable. Ceux qui passent par un voyagiste sont souvent des professionnels qui ont les moyens de se payer des vacances haut de gamme, mais qui préfèrent l’aventure. Et pourquoi pas les deux! (Lire aussi: Le plein air et le luxe font bon ménage!)

Quelques tendances

  • Les courts séjours. On remarque une hausse dans la demande de voyages d’aventure de courte durée. Des week-ends, des séjours de 3 à 4 nuitées, voilà des formules qui gagnent en popularité, soit pour ceux qui veulent s’initier au tourisme d’aventure ou encore pour ceux qui n’ont pas beaucoup de temps.
  • Voyages responsables. Le tourisme d’aventure se pratique en milieu naturel et implique parfois, même souvent, un contact privilégié avec la population locale. C’est souvent ce qui motive le voyageur à choisir ce type de voyage. L’empreinte environnementale et les retombées dans la communauté générées par leur passage préoccupent plus particulièrement ces touristes. Les intervenants en tourisme d’aventure adoptent le virage vert.
  • Plus d’activités extrêmes. Bien qu’il s’agisse d’une petite part du marché, l’aventure extrême prend de l’ampleur. Certaines activités autrefois marginales deviennent de plus en plus courantes. De nouvelles pratiques voient le jour dans le but de répondre à cette soif de sensations fortes des adeptes de sports extrêmes ou encore pour ceux qui sont à la recherche d’expériences inédites. Le canyoning, soit le parcours d’un canyon qui combine des activités comme la randonnée, l’escalade, la nage et la descente en eau vive, ou encore le speedriding, un croisement entre le ski et le parapente, en sont des exemples.
  • Des destinations peu communes. Qui dit aventure dit aussi exploration de nouvelles contrées! Des pays dont on n’entendait peu (ou pas) parler auparavant comme destination touristique incitent maintenant à l’aventure. Les tours opérateurs montent des forfaits se déroulant au Kirghizistan, en Éthiopie, en Libye, au Pakistan ou encore en Arctique et en Antarctique.
  • Aventure et volontarisme. De plus en plus de gens font des voyages dont le but consiste à venir en aide à une communauté ou à encourager la protection d’une espèce animale ou d’un site naturel menacé. Relever un défi sportif, comme l’ascension d’un sommet ou la traversée d’une région à vélo, pour soutenir une cause s’inscrit également dans cette tendance.

Au Québec

Le rapport «Loisir de plein air au Québec: Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», publié en mars 2008 par le Conseil québécois du loisir, regroupe beaucoup de renseignements concernant l’offre dans cette région. On peut y lire, notamment, que le Québec rassemble:

  • 9392 km de sentiers de randonnée pédestre et de raquette,
  • 6300 km de sentiers de ski de fond et de randonnée,
  • environ 3000 km de sentiers de randonnée équestre,
  • 6789 km de voies cyclables,
  • 2300 km de sentiers de vélo de montagne,
  • 38 642 km de voies canotables,
  • 74 sites de plongée sous-marine,
  • 486 cavités de spéléologie,
  • 73 sites d’escalade de rochers,
  • 210 sites d’escalade de glace,
  • et 2,4 millions d’adeptes de plein air.

Le tourisme d’aventure est un secteur en pleine croissance et tout indique que celle-ci devrait se poursuivre. Bien cerner les besoins et les désirs de la clientèle ciblée sans chercher à conquérir tous les segments, bonifier l’offre en conséquence et renforcer le positionnement du tourisme d’aventure au Québec, voilà quelques opportunités à saisir pour tirer profit de cette tendance!

Lire aussi:
– Les tendances du tourisme d’aventure.
– Portrait du secteur de l’écotourisme au Québec en 2007.

Sources:
– Churchill Carolyn. «Couples Find that Adventure Beats Romance on Honeymoon. Only 10 Percent Opt for Conventional Holiday». The Herald, 5 juin 2008.
– Conseil québécois du loisir. «Loisir de plein air au Québec: Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», mars 2008.
– Mintel. «Adventure Tourism – Europe», Travel & Tourism Analyst, no 8, mai 2008.
– Scott, Megan K. «Trends in Adventure Travel», USA Today, 5 février 2008.