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Marketing Produits et activités

Quand la musique contribue au rayonnement de la destination

L’industrie musicale contribue à la promotion du tourisme, que ce soit par sa scène locale et ses festivals, ses artistes qui voyagent et deviennent en quelque sorte des ambassadeurs, ou par la renommée de certaines personnalités et des lieux qui les ont accompagnés.

Des artistes transformés en ambassadeurs

Plusieurs artistes portent – volontairement ou non – le chapeau d’ambassadeur pour leur pays. Par exemple, on associe Shakira à la Colombie, Rihanna aux Barbades ou Ricky Martin à Porto Rico. En collaboration avec le gouvernement portoricain, la scène de ce dernier avait été, lors de sa tournée de 2011, maquillée aux couleurs de la destination. Durant son spectacle, des vidéos présentaient des paysages et des attraits touristiques de cette île des Caraïbes. Cette campagne marketing a permis à la destination d’être sous les projecteurs dans plus de 70 villes à travers le monde, dont Montréal.

Gangnam/Corée du Sud

Le succès inusité de la vidéo de l’artiste coréen PSY «Gangnam style», visionnée par plus d’un milliard d’internautes, a suscité un intérêt hors du commun pour le quartier Gangnam situé à Séoul. Profitant de cet engouement, l’office de tourisme de la Corée du Sud a entre autres organisé un concours consistant à produire une parodie de la vidéo dans le but de se mériter un voyage à Gangnam.

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Source: Korea Be Inspired

Selon le World Travel & Tourism Council (WTTC), la Corée du Sud a accueilli en 2012 plus de 10 millions de touristes qui visitaient le pays pour la première fois. D’après les autorités sud-coréennes, la chanson Gangnam style a contribué à augmenter l’intérêt général du public envers la culture coréenne, et cela se traduit entre autres par un regain touristique important.

Pour aider les touristes à visiter le quartier huppé de Gangnam, la municipalité a introduit des codes QR sur les trottoirs des principales artères.

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Source: Locita

Des pèlerinages pour les admirateurs nostalgiques

Plusieurs destinations tirent profit de l’amour que certains portent à l’égard de grandes personnalités disparues de la musique. Par exemple, on ne compte plus le nombre d’admirateurs d’Elvis, le roi du rock’n’roll, qui séjournent à Graceland, Memphis au Tennessee, qui visitent sa maison et achètent des souvenirs à son effigie.

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Source: Elvis.com

Les anniversaires s’avèrent un excellent moyen de mettre en valeur ces lieux de pèlerinage ou de rehausser l’intérêt des admirateurs. Par exemple, en 2012, on célébrait à Liverpool, au Royaume-Uni, les 50 ans de la sortie du premier single des Beatles, Love Me Do.

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Des villes où brille la scène musicale

Berlin/Allemagne

Les amateurs de musique électronique connaissent bien Berlin. Aux dires de certains, la ville possède un son unique qui fait vibrer les foules toute la nuit. Contrairement à plusieurs villes d’Amérique du Nord, les boîtes de nuit de la capitale allemande n’affichent pas d’heure de fermeture. Le «techno-tourisme» berlinois jouit d’une popularité qui s’explique entre autres par le caractère marginal, créatif et festif de la ville. Sa renommée lui permet d’attirer une clientèle européenne qui profite des prix avantageux des compagnies d’aviation de type low-cost pour goûter à la scène musicale berlinoise, le temps d’un bref séjour urbain.

Berlin se positionne également pour sa musique classique, on dit même que celle-ci fait partie de son ADN culturel. L’héritage laissé par les grands compositeurs allemands, tels que Beethoven ou Brahms, y est probablement pour quelque chose. Il est intéressant de constater qu’à Berlin, l’opéra et la musique classique interpellent un public hétéroclite et décontracté, et que la démocratisation de cet art attire des artistes et des passionnés de musique provenant de partout à travers le monde.

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Source: Télé-Québec/Voir à Berlin

Austin/États-Unis

Depuis 1987 se tient l’événement South by Southwest (SXSW), une série de festivals et de conférences bien connue du milieu culturel (musique, cinéma et technologie), dans la ville d’Austin, au Texas. Celui-ci permet aux professionnels de l’industrie de se rassembler pour échanger des idées, promouvoir leur offre et conclure des ententes commerciales. C’est aussi l’occasion pour des centaines d’artistes de se produire sur scène et de se faire connaître à l’international.

 

On estime que les répercussions de l’édition 2012 de SXSW représentent:

  • des retombées économiques de plus de 190 millions de dollars américains pour la ville d’Austin;
  • une attention médiatique nationale et internationale valant près de 34 millions de dollars américains;
  • 50 814 nuitées dans 76 hôtels.

Mentionnons que depuis trois ans, le gouvernement du Québec rassemble sous la bannière Planète Québec une délégation québécoise visant le rayonnement des artistes et des créateurs de la province. Pour l’édition 2013, en collaboration avec M pour Montréal, Tourisme Montréal s’est jointe à l’équipe afin de promouvoir la ville comme destination créative et effervescente.

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Source: Planète Québec à SXSW 2013

La scène musicale d’ici n’a rien à envier aux autres. Sa personnalité semble de plus en plus se positionner aux côtés des grandes destinations culturelles internationales. Plusieurs artistes affichent même fièrement leur amour pour leurs origines ou leur port d’attache. Pensons par exemple au «Merci Montréal» lancé par le groupe Arcade Fire lors des Grammy Awards de 2011. La portée que peuvent prendre certaines actions ou allocutions des artistes est difficilement chiffrable. Si d’un point de vue marketing, elle contribue certainement au rayonnement de la destination, il reste à définir comment l’industrie touristique pourrait davantage tirer profit d’un maillage avec l’industrie musicale.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

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Produits et activités

La diversification des activités de plein air dans les pourvoiries du Québec

Face à cette tendance, de nombreuses pourvoiries cherchent à diversifier leur offre.

Une clientèle de plein air variée

Les données de Statistique Canada de 2010 démontrent que les Québécois et les Canadiens en visite au Québec pratiquent une variété d’activités de plein air, principalement la randonnée pédestre, l’observation de la faune, la détente à la plage et le camping (voir graphique 1). Les touristes canadiens au Québec semblent également intéressés par les activités nautiques. Que ce soit par le développement de sites d’hébergement insolites ou par l’élargissement des activités disponibles, les pourvoyeurs tentent de s’adapter aux demandes d’un segment de clientèle bien présent.

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Le rapport Outdoor Recreation Participation de 2012 précise que près de 50% des Américains âgés de six ans ou plus ont participé à des loisirs de plein air en 2011, soit le plus haut taux de participation des cinq dernières années. Ces résultats démontrent bien le potentiel de développement de cette clientèle pour les pourvoyeurs. Qu’en est-il maintenant de la diversification de l’offre des pourvoiries du Québec?

Des produits diversifiés pour une clientèle élargie

L’auberge du Lac-à-l’Eau-Claire et la pourvoirie du Lac Blanc, en Mauricie, ont développé une offre d’activités très étoffée. Outre la pêche et la chasse, on peut y pratiquer la randonnée pédestre, l’observation de la faune et de la flore, des activités nautiques (pédalos, kayaks, canots, etc.), du quad ainsi qu’une variété de sports (volleyball, tennis, badminton, etc.). En hiver, il est possible d’y faire du traîneau à chiens, de la motoneige, de la glissade sur tube, de la raquette, du ski de fond, de la pêche sur glace et du patin. L’étalement de leur offre leur a permis de prolonger leur période d’exploitation, en plus d’en faire de réels centres de plein air. Les deux destinations mettent également de l’avant des activités intérieures comme les jeux de table, les jeux pour enfants, l’espace santé (Lac-à-l’Eau-Claire) et le centre aquatique (Lac Blanc).

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Source: Auberge du Lac-à-l’Eau-Claire

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Source: Pourvoirie du Lac Blanc

Ces pourvoiries ont aussi su se positionner comme des destinations haut de gamme par le développement de nombreux forfaits. Leurs thématiques sont la gastronomie, la détente, le tourisme d’affaires, les activités estivales ou hivernales, les événements, l’expérience autochtone ainsi que la pêche et la chasse. On retrouve également sur place un centre de location pour la pêche, la motoneige et les autres activités de plein air, ce qui permet l’accueil d’une clientèle néophyte et internationale. La pourvoirie du Lac-à-l’Eau-Claire offre aussi la possibilité de louer un équipement audiovisuel complet pour les mariages ou les réunions d’affaires.

Des loisirs pour toute la famille

La pourvoirie Évasion plein-air Trudeau, située dans la région de Lanaudière, s’est davantage positionnée comme une destination familiale avec le développement d’aires de jeux extérieures et intérieures pour enfants. En plus de la présence d’animaux de la ferme, les enfants peuvent s’amuser avec les jeux aquatiques (trampoline sur l’eau, pédalo, kayak, baignade, etc.). D’autres activités, comme la randonnée pédestre, le vélo de montagne, le ski de randonnée, la raquette et la glissade sur neige sont aussi disponibles sur place. Cette pourvoirie offre également des forfaits corporatifs et pour des événements.

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Source : Pourvoirie Évasion Plein Air Trudeau

De multiples activités d’interprétation

La seigneurie du Triton, en haute-Mauricie, se démarque en misant sur ses sentiers pédestres et ses activités d’interprétation de la faune et de la flore. Accompagnée d’un guide ou d’un animateur, la clientèle est invitée à observer l’ours noir, le castor, les frayères à truite, etc. En plus d’offrir de nombreuses activités de plein air, cette pourvoirie propose un terrain de jeux et un service de garde afin que les parents puissent passer du temps en couple. De plus, les contes et légendes autour du feu de camp en soirée plaisent à tous.

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Source: La Seigneurie du Triton

Située dans les Cantons-de-l’Est, la station de montagne Au Diable Vert est lauréate du prix Or des Grands Prix du tourisme 2012 dans la catégorie hébergement – pourvoiries. C’est sa capacité à innover, à renouveler et à développer des activités d’interprétation originales et écotouristiques qui distingue cette destination des autres. Sur le site, la clientèle est invitée à participer à de nombreuses activités guidées d’interprétation: photographie, mycologie, herboristerie, initiation à la pêche sportive, excursion guidée en kayak à la pleine lune, etc. Pour ajouter à l’expérience, les visiteurs peuvent acheter de la viande de bœuf Highland, élevé sur place.

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Source: Au Diable Vert

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Source: Au Diable Vert

De l’hébergement original

La station de montagne Au Diable Vert présente aussi une offre d’hébergement variée et originale, du site de camping rustique à l’hébergement en auberge. Pour ceux désirant se dépayser davantage, des refuges dans les arbres sont disponibles autant en été qu’en hiver.

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Source: Au Diable Vert

Pour sa part, la pourvoirie Pignon Rouge Mokocan de Lanaudière propose de l’hébergement en yourte traditionnelle. Ce type d’hébergement, en plus de bien s’intégrer au climat québécois, s’inscrit directement dans la tendance glamping (lire aussi: Du camping au glamping: l’hébergement de plein air se diversifie). Avec l’engouement des touristes pour le camping de luxe et l’hébergement alternatif écologique, le développement de ce type d’habitation est une occasion de cibler des segments de clientèle en plein essor.

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Source: Pourvoirie Pignon Rouge Mokocan

Ainsi, l’évolution des besoins de leur clientèle et la forte compétitivité entre les destinations en milieu naturel incitent les pourvoyeurs à adapter et à diversifier leur offre touristique. Tout porte à croire que le développement du plan d’action conjoint entre Aventure Écotourisme Québec, Tourisme Autochtone Québec et la Fédération de pourvoiries du Québec favorisera le développement de l’offre de produits des pourvoiries.

 

Sources:

– Fédération des pourvoiries du Québec. «NOUVEAUTÉ: Hébergement en Yourte à la Pourvoirie Pignon Rouge Mokocan». Janvier 2013.

– Daigle / Saire. « Étude sur la performance économique des pourvoiries du Québec – Année 2010 ». Fédération des pourvoiries du Québec. 2012.

– Gouvernement du Québec. 2012. « Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune ». Art. 78.1. 2012.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

– The Outdoor Foundation. « Outdoor recreation participation report 2012». Janvier 2013.

Sites Web:

– Auberge Lac-à-l’Eau-Claire. Lac-à-l’Eau-Claire : St-Alexis-Des-Monts

Pourvoirie du Lac Blanc

– Pourvoirie Trudeau. Pourvoirie Trudeau : Évasion Plein-air

– La Seigneurie du Triton. La Seigneurie du Triton : depuis 1893

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Hébergement

Les campings au Québec: des exploitants se prononcent

Ces petites et moyennes entreprises, qu’elles soient privées ou publiques, déploient de nombreux efforts pour accueillir une clientèle très diversifiée sur une courte période de l’année. Voici un aperçu de l’état de santé des campings du Québec et de quelques tendances qui teintent leur évolution.

Le Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires – Camping Québec et la Fédération québécoise de camping et de caravaning – ont mandaté la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM pour réaliser une étude sur le camping au Québec en 2012. Dans cette optique, tous les exploitants de terrains de camping du Québec ont reçu au printemps 2012 un questionnaire sur divers aspects concernant la gestion d’un terrain de camping au cours des deux années précédentes. Le taux de réponse plutôt faible (94 terrains sur 870) incite néanmoins à considérer les résultats avec réserve. Voici un aperçu de l’analyse de ce sondage ainsi que d’autres enquêtes menées auprès des campings québécois.

Une évolution positive

Globalement, la performance financière des campings sondés privés et publics a été bonne en 2010, et encore meilleure en 2011. La rentabilité des campings privés est supérieure à celle des campings publics, ce qui s’explique essentiellement par une mission économique différente.

Ainsi, tous les campings privés de 121 sites et plus participant à l’enquête ont généré des flux monétaires positifs au cours des saisons 2010 et 2011. Dans le cas des plus petits campings privés (jusqu’à 120 sites), la moitié a réussi à faire de même. En ce qui concerne les campings publics, le taux de succès varie entre 63 et 82% pour les deux catégories ayant répondu au sondage (jusqu’à 120 sites et de 121 à 300 sites) au cours des mêmes exercices.

Le secteur connaît depuis quelques années une progression à plusieurs niveaux. Sur le plan de l’évolution de la tarification, par exemple, les prix ont connu une augmentation annuelle intéressante de 2005 à 2011 (voir le tableau 1).

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Si l’on compare ces hausses de prix au taux d’inflation, qui a varié entre 0,9% et 2,9% annuellement entre 2005 et 2011, on peut avancer que les campings ont globalement connu un enrichissement additionnel au cours de cette période.

Des partenariats avec l’offre touristique

Néanmoins, les exploitants ayant participé aux entrevues téléphoniques, complémentaires au sondage mené par la Chaire de tourisme, estiment que les prix de location dans l’ensemble sont trop bas et qu’ils devraient être ajustés selon la qualité de l’emplacement loué et le nombre de services offerts. Toutefois, peu d’exploitants majorent ainsi leurs tarifs, car ils craignent de perdre leur clientèle au profit de campings environnants ou d’autres options qui s’offrent maintenant aux voyageurs, comme la possibilité de garer le véhicule récréatif (VR) dans les aires de stationnement de centres commerciaux ou d’arénas de la région.

Certains préfèrent miser sur l’offre de forfaits «camping – événement», qui tirent profit d’un événement touristique dans la région pour inciter les voyageurs à séjourner dans leur camping. De pair avec l’industrie du tourisme, des exploitants développent des forfaits «camping – attraits touristiques» et étendent de cette manière leur bassin de clientèle potentielle.

Plus de sites pour les saisonniers

Selon les données de Tourisme Québec, la fréquentation quotidienne des terrains de camping a connu une croissance de 11%, ce qui représente en moyenne 7583 sites occupés de plus par jour au cours de l’été 2010, comparativement à l’été 2006. Cette croissance provient principalement de l’augmentation du nombre de sites occupés par les campeurs saisonniers (+14,2%) et, dans une moindre mesure, par les campeurs voyageurs (+2,7%).

Le sondage réalisé par la Chaire de tourisme auprès des campings confirme d’ailleurs cette tendance. Au cours des deux dernières années, 23% des répondants ont transformé des emplacements pour campeurs voyageurs en sites pour saisonniers. À l’inverse, 13% ont attribué des sites de saisonniers aux voyageurs. Globalement, cette conversion semble indiquer un besoin pour les exploitants de campings d’ajuster l’offre au profit des saisonniers, ce qui leur assure une plus grande stabilité de revenus. Au total, parmi les campings de l’échantillon, 129 sites ont changé de vocation en faveur des saisonniers et 50 ont été convertis pour les voyageurs.

Les campings prennent le virage vert et celui du prêt-à-camper

La plupart des exploitants interrogés (89%) ont souligné avoir pris des initiatives pour réduire leur empreinte environnementale. Voici les principales actions entreprises en ce sens par les campings:

  • Installation de bacs de recyclage (92%);
  • Recours aux produits locaux, lorsqu’il est possible de le faire (56%);
  • Utilisation de produits nettoyants biodégradables (56%);
  • Sensibilisation des employés et des clients à l’adoption d’une approche écoresponsable (52%);
  • Installation de minuterie pour les douches (30%).

La majorité des exploitants ayant pris des initiatives vertes y ont investi moins de 1000$; le tiers d’entre eux y ont consacré moins de 500$. De plus, 41% des campings répondants ont l’intention d’investir au cours des douze prochains mois pour améliorer leur performance environnementale. Près des trois quarts affirment que leurs clients souhaitent adopter des comportements écoresponsables en camping. Malgré cela, la majorité des exploitants ne sont pas intéressés à adhérer à une certification environnementale moyennant des frais maximaux de 500$ par année. Seulement 5% démontrent un grand intérêt pour un tel label.

Un peu moins de la moitié (45%) des sondés proposent d’autres types d’hébergement, en plus des sites de camping. L’offre d’unités en chalet et en cabine est la plus abondante (53%), suivie des caravanes et des tentes-caravanes (17%). Parmi les exploitants qui proposent ce type d’hébergement clés en main, la moitié constatent une hausse de la demande.

Quant à l’industrie du VR, elle n’est pas en peine. Selon l’organisation canadienne Liberté en VR, de janvier à septembre 2012, il s’est vendu 10 126 VR neufs au Québec, ce qui représente une hausse de 3,5% par rapport à la même période de l’année précédente. Du grand aventurier au plus douillet des urbains, le camping ratisse de plus en plus large.

 

Source:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «La pratique du camping au Québec en 2012», Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires, février 2013.

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Connaissez-vous les campeurs québécois?

La majorité d’entre eux ont adopté des pratiques écoresponsables en camping, possèdent un appareil mobile et utilisent les médias sociaux. Le prêt-à-camper semble séduire même ceux qui disposent de leur propre équipement. Voici le portrait du campeur québécois.

Le Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires – Camping Québec et la Fédération québécoise de camping et de caravaning – ont mandaté la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM pour réaliser une étude sur le camping au Québec en 2012, afin de mieux connaître la clientèle. Dans ce cadre, 989 campeurs québécois ont été sondés par panel Web en octobre 2012.

Saisonniers ou voyageurs, VR ou tente: qui fait quoi?

Les saisonniers, ceux qui s’installent sur un terrain pour la saison, représentent 20% des campeurs; 75% sont plutôt nomades ou voyageurs alors que 5% ont un comportement hybride. L’équipement le plus utilisé est la tente (39%). Les véhicules récréatifs (VR) se subdivisent en plusieurs catégories. La caravane (incluant les modèles à sellette et portée) est utilisée par 32% des campeurs; environ 13% campent dans une autocaravane et 12% sous la tente-caravane (voir le graphique 1).

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Quand, à quelle fréquence et dans combien de campings?

Les campeurs de type «voyageur» ont réalisé en moyenne six séjours en 2012. Les voyageurs en VR s’adonnent globalement au camping de façon plus intensive que ceux qui dorment sous la tente. Comme l’illustre le tableau 1, ils voyagent plus, font de plus longs séjours et fréquentent davantage de terrains de camping. Les saisonniers, quant à eux, ont campé en moyenne 40 nuits durant l’année 2012. Ils ont davantage tendance que les autres à en faire en dehors des mois de juillet et d’août.

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Où, avec qui et pourquoi?

Pour obtenir le profil d’un séjour type de camping au Québec, on a demandé aux répondants du sondage de se référer à leur plus récent voyage de camping, avant septembre 2012, lorsque c’était possible. Ce sont les saisonniers qui enregistrent le plus long séjour moyen, avec 12 nuitées. Les voyageurs en VR ont plutôt effectué des séjours de 4 nuits et ceux en tente, de 3 nuits. La région des Laurentides arrive au premier rang des destinations; 16% des campeurs y sont allés pour leur plus récent séjour.

Les Québécois ont fait du camping principalement en couple (70%), en partie avec des enfants (38%) et des amis (25%). Dans l’ensemble, ils formaient des groupes de quatre personnes. Ceux qui utilisent la tente et les jeunes de 18 à 34 ans sont plus portés à pratiquer cette activité avec des amis que les autres campeurs. Les feux de camp, la marche et la baignade dans des plans d’eau s’avèrent les activités les plus populaires; mais d’autres loisirs ressortent selon le type de campeurs, comme l’indique le tableau 2.

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Combien dépensent-ils en camping?

Lors de leur plus récent séjour, les campeurs voyageurs ont dépensé, en moyenne, environ 115$ par nuitée, pour eux et leur groupe. Dans le cas des saisonniers, lorsque l’on répartit les frais de location sur l’ensemble des nuitées réalisées pendant l’année, la dépense moyenne par nuitée s’élève à 55$. Le tableau 3 illustre la répartition de ces dépenses par groupe moyen. La Chaire de tourisme Transat estime qu’en tout, les campeurs québécois ont dépensé en 2012, lors de leurs séjours en camping, l’équivalent de 530 millions de dollars.

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Plus des deux tiers des campeurs recyclent, lorsque des bacs sont mis à leur disposition. La majorité recourent aux sacs réutilisables, et évitent le gaspillage d’eau et d’énergie. Les campeurs en tente sont les plus enclins (52%) à utiliser des bouteilles d’eau réutilisables et à choisir des produits nettoyants biodégradables. Près de la moitié des campeurs se disent prêts à payer plus cher pour aller dans un camping écoresponsable.

Plus de la moitié des campeurs possèdent un téléphone intelligent ou une tablette numérique, comparativement à 36% de la population adulte québécoise. De plus, quelque 63% des campeurs fréquentent les médias sociaux. La majorité (54%) ont utilisé leur appareil mobile en camping et près de la moitié ont partagé des photos ou publié des commentaires sur un média social à la suite d’un séjour.

Le prêt-à-camper fait des heureux

Bien que seulement 4% à 5% des campeurs aient eu recours au prêt-à-camper comme principal équipement en 2012, près d’un sur cinq (19%) a déjà fait l’expérience de cette formule au Québec, et la plupart seraient prêts à la réitérer. Seulement 14% de ceux qui se sont adonnés à cette forme de camping ne possèdent pas d’équipement. La simplicité de ce mode d’hébergement en comparaison au camping traditionnel ainsi que le confort qu’il procure sont les premières raisons évoquées. Il s’agit donc d’une possibilité envisageable même pour les campeurs équipés.

Enfin, 25% de la population adulte québécoise s’adonne au camping. Voilà un grand marché qui cherche le repos, la nature et la possibilité de socialiser dans un bel environnement tranquille, propre et sécuritaire.

 

Source:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «La pratique du camping au Québec en 2012», Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires, février 2013.

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Produits et activités

Le tourisme expérientiel en région

Dans certains cas, on va jusqu’à qualifier de durable le développement touristique provenant de ces expériences, notamment lorsqu’elles se réalisent dans le respect de l’environnement, dans l’équité sociale et qu’elles contribuent à la pérennité économique des entreprises.

Le tourisme expérientiel

Bien qu’il n’existe pas de définition universelle, plusieurs caractéristiques décrivent ce qu’est le tourisme expérientiel:

  • Il inclut les personnes rencontrées, les lieux visités et les activités pratiquées;
  • Il permet aux visiteurs d’acquérir de nouvelles connaissances et de stimuler divers sens;
  • Il va au-delà de la théorie; il présente la réalité et fait vivre une expérience véritable;
  • Il permet aux touristes de découvrir de nouvelles cultures, façons de faire et activités.

L’authenticité des expériences sera citée par de nombreux voyageurs comme motif de leur déplacement et ira jusqu’à donner un sens à leur voyage.

Des exemples provenant de différents secteurs

Les entreprises dont les activités cadrent avec le tourisme expérientiel ne sont pas toujours préalablement touristiques. En effet, nombreuses sont celles, issues de différents domaines, à concilier leurs activités primaires avec d’autres de nature touristique. Pour certaines d’entre elles, ces activités secondaires assurent même leur survie. Pour d’autres, la venue de touristes leur permet de diversifier leurs revenus, de se faire connaître auprès de leur milieu, de mieux s’intégrer à leur communauté ou même de répondre à une mission sociale. Voici quelques exemples d’expériences.

Vigneron d’un jour

Il est possible d’expérimenter ce qu’est le métier de vigneron dans plusieurs vignobles du Québec, dont celui de La Bauge situé à Brigham, dans les Cantons-de-l’Est. Au cours d’une journée entière, les visiteurs prennent le temps de découvrir le vignoble, participent à la cueillette du raisin, apprennent les principes de foulage et de pressage du fruit, et dégustent des vins.

L’expérience Bleu Lavande

L’entreprise Bleu Lavande diversifie ses activités en incluant une dimension touristique en période estivale. Ainsi, les visiteurs peuvent se promener dans les champs de lavande, découvrir sa culture et son processus d’extraction, goûter des produits à base de lavande, apprendre à les cuisiner, etc.

Le Fumoir d’Antan

À Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine, il est possible de se familiariser avec le procédé du hareng fumé au Fumoir d’Antan. Du salage au fumage, les visiteurs apprennent les techniques utilisées depuis plus de 20 ans.

Métier-Pêcheur

En Gaspésie, les Excursions L’Omirlou proposent aux touristes d’expérimenter la pêche aux homards, aux crabes ainsi que la pêche dite récréative (maquereau, plie, etc.) au large du littoral de Bonaventure.

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Source: Excursions L’Omirlou

En France, la ministre du Tourisme, Sylvia Pinel, a inauguré en décembre dernier le site de l’Association de la Visite d’Entreprise, qui recense des entreprises ouvertes au public. Ce type d’activité charme près de 10 millions de personnes dans l’hexagone et touche plus de 5 000 entreprises. Voici quelques exemples de visites que les Français et les touristes étrangers peuvent effectuer:

 

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Source: Entreprise et découverte

Les expériences de la Commission canadienne du tourisme (CCT)

Dans une dimension beaucoup plus large, la CCT place depuis quelques années les expériences touristiques au cœur de son image de marque. Elle mise ainsi sur l’authenticité et le caractère unique des expériences canadiennes pour se distinguer sur le marché international.

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Source: Commission canadienne du tourisme

Selon la CCT, cinq catégories d’expérience définissent la destination:

  1. Découvrir la cuisine locale: saveurs régionales, festivals de gastronomie ou de vins, apprentissage culinaire.
  2. Faire connaissance avec les habitants: culture autochtone, modes de vie locaux, attraits culturels.
  3. Profiter des villes animées à proximité de la nature: activités urbaines, arts et spectacles, grands événements, nature en périphérie.
  4. Voyager sur mer, sur terre ou dans les airs.
  5. Vivre des aventures en milieu naturel: activités hivernales ou estivales, contemplation des paysages, visites de parcs nationaux.

 

Le tourisme expérientiel rejoint certaines dimensions du tourisme d’apprentissage, de l’agrotourisme et du tourisme culturel. Son caractère unique est dû au fait que l’expérience se déroule à un moment précis, avec des personnes particulières et dans un contexte incluant un amalgame d’impondérables. À la différence d’un produit qui s’achète, l’expérience se vit, reste imprégnée en celui qui la réalise et constitue bien souvent les plus beaux souvenirs des voyageurs.

Cette analyse a été produite pour alimenter le site web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Sources:

• CCT. «Expériences – boîte à outils pour les partenaires de la CCT», 2e édition, octobre 2011.

• Voyage.sympatico.ca. «Le tourisme expérientiel: une nouvelle manière de voyager», consulté le 21 janvier 2013.

• YouVox. «Un site internet pour le tourisme industriel», voyage.youvox.fr, 18 décembre 2012.

Sites Web:

Bleu Lavande

Entreprise et Découverte

Excursions L’Omirlou

Gros Morne Institute for Sustainable Tourism (GMIST)

Le Fumoir d’Antan

Vignoble de la Bauge

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Produits et activités

La plongée sous-marine au Québec: pourquoi pas?

Depuis 40 ans, la plongée sous-marine affiche une croissance soutenue dans le monde. Pour les adeptes, c’est une raison de voyager. Cette activité de niche évoque naturellement des visions de récifs coralliens des mers du Sud, mais elle se pratique également dans les eaux froides. Des aventures subaquatiques sont déjà proposées en Antarctique, en Alaska et près des icebergs de Terre-Neuve. La baie Georgienne et la Colombie-Britannique figurent quant à elles parmi les 10 meilleurs sites de plongée au monde. Où en sommes-nous, au Québec?

Les images féeriques des documentaires, l’amélioration des combinaisons isothermiques, les caissons étanches à prix accessible pour les caméras (certains transforment l’iPhone en véritable ordinateur de plongée) et la création de récifs artificiels contribuent à stimuler la participation à ce sport. Une tendance récente fait de la plongée une activité de mise en forme pratiquée par des célébrités, ce qui en accroît la popularité. L’observation des requins connaît un engouement, mais d’autres grands animaux marins piquent également la curiosité des plongeurs (lamantins, dauphins, baleines).

Aperçu du marché

La principale organisation internationale de formation des plongeurs sous-marins (PADI) décerne depuis 2001 plus de 900 000 nouveaux certificats d’aptitude chaque année, avec un chiffre record de 954 000 en 2004. Le nombre des certificats émis atteignait en 2011 plus de 20 millions, soit deux fois plus qu’en l’an 2000 (voir le tableau 1). Un plongeur certifié n’est pas nécessairement actif, mais la certification démontre son intérêt et sa préparation pour le sport. 

 

Plongee_Quebec_tableau1 

Selon The Outdoor Foundation, 9 320 Américains ont fait de la plongée en apnée en 2011 et 2 580 de la plongée sous-marine. Pour plus d’informations sur le profil des plongeurs américains et canadiens (données 2006), lisez la capsule complémentaire à cette analyse.

La plongée au Québec

Riche en eau, le Québec offre environ 75 lieux de plongée intéressants cités dans les guides les plus utilisés. Après consultation de divers intervenants et sources, on peut nommer parmi les meilleures références à promouvoir:

  • Les Escoumins
  • L’île Bonaventure
  • Les îles de la Madeleine
  • Le parc sous-marin du Lac Saint-François
  • Le lac Sacacomie
  • Le lac Clair
  • Le lac des Piles
  • La carrière Flintkote à Thetford Mines
  • La carrière de Kahnawake
  • La carrière Morrison à Wakefield

 

Plongee_Quebec_image1

Source: Le parc sous-marin du Lac Saint-François offre plusieurs épaves et quatre sites de plongée, dont celui de Saint-Anicet, où l’on peut pénétrer dans un avion bimoteur de 1942.

Le monde de la plongée au Québec est bien organisé par un organisme fédérateur, la Fédération Québécoise des Activités Subaquatiques (FQAS), qui a comme membres:

  • 38 écoles de formation;
  • 21 clubs de plongeurs;
  • 13 bases de plongées;
  • 15 transporteurs nolisés pour accéder aux sites de plongée;
  • 14 organisateurs de voyages de plongée, principalement à l’étranger;
  • le Réseau de Suivi de la Biodiversité Aquatique (RSBA), qui recense et géoréférence sur son site Web la biodiversité des eaux du Québec avec ses membres observateurs; c’est une source de motivation et d’information pour les plongeurs et un canal de diffusion des photos de leurs observations;
  • de bonnes sources de renseignements Web ou imprimées sur les sites de plongée.

Par contre, l’eau froide est un frein à la pratique; difficile de plonger agréablement en mer sans combinaison étanche.  

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Source: Aquart. Un événement unique: Aquart, une galerie d’art sous l’eau à la carrière Flintkote, à Thetford Mines.

Pour des raisons de sécurité, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) impose une certification à renouveler tous les trois ans pour la pratique de la plongée sous-marine au Québec. Les touristes et personnes certifiées hors du Québec peuvent obtenir un permis pour un prix modique.

Pistes de développement touristique

La plongée sous-marine ou en apnée touristique reste un micromarché qui a un potentiel d’expansion au sein de l’offre «aventure écotourisme». Le marché québécois est la meilleure cible. Pour grandir, les différents acteurs du secteur doivent courtiser l’Ontario, le nord-est des États-Unis et l’Europe francophone.

Par la mise en valeur de la biodiversité nordique des expériences subaquatiques en milieu marin, la plongée avec les phoques ou sous la glace pourrait devenir un attrait exotique. Aquart, un événement unique où l’on expose des œuvres d’art sous l’eau (carrière Flintkote, à Thetford Mines), serait une occasion d’attirer l’attention de la clientèle potentielle. Compte tenu de l’intérêt des plongeurs pour le plein air en général et la culture, ce sport doit être associé avec diverses activités.

Plongee_Quebec_image3

Photo: Sonia Giroux, Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM). Les phoques peuvent devenir des compagnons de plongée, notamment près de l’île Bonaventure, de Forillon et des îles de la Madeleine.

La promotion par le Web et les médias sociaux de même que la diffusion d’articles dans les magazines spécialisés semblent les approches marketing les plus raisonnables. En 2012, seule une entreprise spécialisée en plongée est membre d’Aventure Écotourisme Québec. L’alliance d’autres intervenants de ce secteur avec cet organisme aiderait à positionner le produit sur de nouveaux marchés.

L’offre de sites de plongée en eau douce est abondante. La visite d’épaves est aussi possible, mais l’offre ontarienne est plus diversifiée qu’au Québec en la matière. L’éloignement des grands centres et l’eau froide restent des contraintes au développement des sites marins. La création de récifs artificiels favoriserait toutefois l’attrait de certains sites, la biodiversité aquatique et la sécurité du sport.

 

Sources:

– Côté, S. «Les naufrages du Québec au XXe siècle, Broquet, 2012.

– Fédération Québécoise des Activités Subaquatiques (FQAS). Compilation spéciale des certificats de qualification émis à des étrangers en 2011 pour la plongée sous-marine au Québec.

– FQAS. «En profondeur», vol. 10 no 4, vol. 11 nos 1, 2, 3 et 4, et vol. 12 no 1.

– Giguère, L. «Guide des sites de plongée du Québec», Broquet, mai 2008.

– Lang Research Inc. «TAMS 2006 – U.S. activity profile: scuba diving & snorkeling while on trips», en-corporate-canada.travel, 2006.

– Lang Research Inc. «Canadian Travel Market. Freshwater Scuba Diving & Snorkeling While on Trips of One or More Nights», it.gov.nt.ca, 19 octobre 2007.

– Menly. «Coque étanche pour iPhone conçue pour la plongée sous-marine», menly.fr, 26 juillet 2012.

– Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Compilation spéciale des certificats de qualification pour la plongée sous-marine au Québec, 2007 à 2011.

– The Outdoor Foundation. «2012 Outdoor Recreation Participation Topline Report», outdoorfoundation.org, 2012.

– PADI. «Worldwide Corporate Statistics 2011», padi.com, mis à jour en février 2012.

– Tourisme Queensland. «Dive Tourism», tq.com, consulté le 30 novembre 2012.

– Walters, J. «New Celebrity Fitness Trend: Scuba Diving», shape.com, 23 janvier 2012.

 

Sites Web:

Aquart

– Fédération Québécoise des Activités Subaquatiques

Neptune

Ocean Quest

Parc sous-marin du Lac Saint-François

– Réseau de Suivi de la Biodiversité Aquatique

– Scubapedia

 

Henri Chapdelaine – Consultant senior Union V
Détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire de l’Université d’Ottawa et d’une licence en géographie de l’Université Laval, Henri Chapdelaine a mené une carrière de 36 ans dans les domaines du développement économique et touristique au gouvernement du Québec.S’étant joint au ministère du Tourisme en 1985, il a occupé divers postes d’encadrement, notamment comme directeur général du développement, directeur général de la recherche et de la planification et directeur général des services aux clientèles touristiques. Il a été responsable du développement du système de gestion de la destination BonjourQuébec.com.Depuis sa retraite en 2007, il agit comme consultant senior. En 2011, il fait partie de l’équipe de l’entreprise Vecteur 5 et il a fondé sa propre entreprise de communications, Union V.
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Faits et chiffres Produits et activités

La clientèle ski de fond se diversifie

Le ski de fond attire de nouveaux adeptes et la clientèle se diversifie. En fait, 20% des fondeurs se sont laissé tenter par ce sport au cours des cinq dernières années. On pratique l’activité pour admirer les paysages, observer la faune et profiter de ses proches tandis que la demande de services et d’événements additionnels est tangible. Le fondeur est prêt à voyager et à diversifier son expérience. Voici son profil.

Méthodologie

La Chaire de tourisme Transat, avec la participation de la Sépaq et de certaines associations touristiques régionales et sectorielles, a mené une enquête sur les habitudes de pratique et les comportements de voyage des fondeurs et des raquetteurs. Les données proviennent d’un échantillon de 829 répondants ayant pratiqué le ski de fond au Québec au cours de l’hiver 2011-2012. Les quatre régions de collecte étaient celles des Laurentides, des Cantons-de-l’Est, de Lanaudière et de Québec.

Une activité tonifiante dans la nature

La majorité des skieurs appartiennent à la catégorie des 45 ans et plus (voir le graphique 1). Le segment des hommes âgés de 55 ans et plus est particulièrement important (39%).

 

Une large majorité des fondeurs (68%) pratique le ski de fond depuis au moins dix ans mais 20% se sont laissé séduire au cours des cinq dernières années seulement (surtout les 25-34 ans). Une proportion importante (69%) sont des mordus de l’activité (dix sorties et plus).

Les fondeurs sont nombreux (54%) à skier habituellement avec leur conjoint (concentration plus élevée parmi les 25-34 ans) et entre amis (40%), mais ceux-ci se retrouvent aussi souvent seuls (voir le graphique 3).

 

Le ski de fond constitue une activité de prédilection pour se dépenser physiquement et se maintenir en forme durant l’hiver (voir le graphique 4). Prendre l’air et se retrouver dans la nature (91%) de même que contempler les paysages (73%) font également partie des principales motivations à pratiquer l’activité. Quelque 37% des répondants précisent que le ski de fond leur donne l’occasion de découvrir de nouvelles régions.

 

La randonnée en raquettes est populaire chez les fondeurs, tout comme la marche hivernale et le patin à glace. Les deux premières activités ne cessent d’ailleurs d’attirer de nouveaux adeptes. Les fondeurs apprécient ensuite d’autres types de glisse comme le ski alpin, le ski hors-piste et le pas de patin (voir le graphique 5).

Le comportement des fondeurs par rapport à la dernière excursion réalisée

Les fondeurs habitant dans la région de Québec skient principalement près de chez eux alors que ceux résidant à Montréal/Laval visitent avant tout les Laurentides et sont plus mobiles (voir le graphique 6). Les skieurs ont peu changé leurs habitudes quant à leur destination par rapport aux années précédentes, ce qui confirme une clientèle plutôt fidèle.

Plus de trois fondeurs sur cinq (67%) indiquent qu’ils connaissaient déjà la destination et presque un tiers d’entre eux mentionnent avoir consulté Internet ou demandé des renseignements dans leur entourage. Le site Web de la Sépaq est très visité pour s’informer des sentiers (60%) et, contrairement aux raquetteurs, les fondeurs se renseignent davantage auprès des sites Internet des centres de ski de fond (41%) ou de la Fédération de ski de fond du Québec (17%) que des destinations et des hébergements (voir le graphique 7).

 

Les fondeurs apparaissent très sensibles aux conditions météo. C’est la première information qu’ils souhaitent obtenir (64%), avant les éléments pratiques (cartes, localisation, services) liés à la planification (voir le graphique 8). Un quart (26%) ont été curieux de la destination dans son ensemble et 22% se sont intéressés à l’offre d’hébergement. Les fondeurs tiennent aussi compte des avis de leurs pairs alors que 16% consultaient les recommandations d’autres skieurs.

 

La majorité (62%) des fondeurs skient de une à trois heures par sortie, alors que 37% optent pour la longue randonnée (3h et plus) (voir le graphique 9). Une grande part d’entre eux (54%) achètent un billet de jour et seulement un quart possèdent un abonnement. Moins d’un fondeur sur dix (6%) a besoin de louer de l’équipement. Par ailleurs, 43% sont accompagnés de plus de deux personnes et plus d’un sur dix (13%) skie avec ses enfants (deux ou plus).

Les skieurs de randonnée en voyage

Quelque 67% des fondeurs effectuent habituellement entre un et six voyages dédiés au ski de fond au cours de l’année. Interrogés sur leur dernier séjour (voir le graphique 10), 42% ont indiqué avoir dormi deux nuitées tandis qu’un quart (25%) ont voyagé sur une plus longue période (quatre nuits et plus).

La location de chalets a été le mode d’hébergement le plus prisé (21%) lors de ce dernier voyage, avant les séjours chez des membres de la famille ou des amis (18%), les refuges (14%) et les hôtels/auberges 3 étoiles (12%). Quant aux activités de prédilection, mentionnons la visite d’un parc naturel, la marche, la raquette, la découverte culinaire, le ski alpin et les soins de bien-être/spa.

Comment séduire les fondeurs et prolonger leur visite sur le site?

La préoccupation première des fondeurs est l’importance du réseau de pistes offert, mais ils sont également intéressés par un ensemble de prestations relatives aux services techniques et touristiques. La possibilité de skier dans plusieurs centres grâce à un forfait flexible fait partie de leurs exigences tout comme les offres promotionnelles spontanées. Leur attention portera ensuite sur l’hébergement, la restauration, l’interprétation du patrimoine et les animations en soirée.

Une fois les exigences de bases comblées, une opportunité existe de satisfaire les fondeurs en répondant plus adéquatement à leurs attentes en termes de divertissement, d’animation et d’activités douces (non motorisées). L’intérêt pour la pratique récréative est perceptible et la découverte gastronomique, historique, naturelle et culturelle des lieux ne demande qu’à être combinée à l’expérience de ski. Un produit qui mérite d’être mis en valeur dans une perspective touristique.

 

Source:

 – Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Étude de la clientèle pratiquant le ski de fond et la raquette, et analyse des enjeux dans une perspective touristique» – Sondage Ipsos Décarie, Juillet 2012.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Retour à la baisse des Américains au Québec en 2011

Rechute des voyages d’agrément alors que les voyageurs d’affaires et en visite de parents ou d’amis sauvent la mise – Pendant que le tourisme d’affaires se portait plutôt bien en 2011 chez les Américains en visite au Québec, le tourisme d’agrément affichait une légère baisse. Friands des grandes villes, les touristes américains d’agrément se sont adonnés plus particulièrement au magasinage et aux visites de sites historiques. Les États du Massachusetts et de New York, en plus de constituer les marchés sources les plus importants pour le Québec, sont ceux qui détiennent les plus grandes proportions de familles en visite dans la province québécoise. Voici un portrait des Américains en visite au Québec en 2011.

Bilan 2011

Au Québec en 2011, quelque 1,8 million de voyages d’une nuit ou plus ont été effectués par des Américains, soit une légère baisse de 1% par rapport à 2010 (lire aussi: Timide, mais réelle augmentation des touristes américains au Québec en 2010). Cette diminution n’est pas attribuable aux marchés d’affaires et de visites de parents et amis qui ont connu des augmentations respectives de 4% et 10%. Avec une baisse de 6%, le marché d’agrément en serait plutôt à l’origine (voir le tableau 1).

Volume et dépenses, la Californie fait un bond

Les États de New York et du Massachusetts constituent des marchés d’importance pour le Québec (voir le graphique 1). Ensemble, ils représentent 30% du total des voyages d’agrément (excluant les excursionnistes). Cette proportion s’élève à 38% pour les voyages chez des parents et des amis, et à 16% pour les voyages d’affaires. Par ailleurs, il est intéressant d’observer que la Californie présente des résultats très positifs en 2011, et plus spécialement pour le segment des voyages d’affaires, qui a généré le même apport que New York en termes de volume (9%). Cette étonnante hausse de 39% par rapport à 2010 pourrait être attribuable aux actions promotionnelles réalisées par Tourisme Québec en 2010, qui visaient entre autres à faire connaître les nouvelles liaisons aériennes Californie – Québec.

 

En ce qui a trait aux dépenses, on constate sans surprise que les États de New York et du Massachusetts arrivent en première et deuxième positions avec des dépenses totales respectives de 156 et 85 millions de dollars canadiens (voir le graphique 2). La Californie a gagné beaucoup de terrain en 2011 et arrive au troisième rang (80 millions de dollars). En hausse de 37% par rapport à 2010, cet État compte pour 12% de l’ensemble des dépenses des Américains au Québec.

À l’opposé, certains marchés sont en perte de vitesse comme le New Jersey qui présente une baisse de 24% des dépenses et 20% de volume. Rappelons que cet État compte pour plus de 6% de l’ensemble des visites d’Américains au Québec, soit le troisième marché émetteur en importance.

Le comportement de dépenses des touristes américains varie significativement selon le but de voyage (voir le graphique 3). On remarque toutefois que les profils des voyageurs d’agrément et d’affaires se ressemblent beaucoup en dépit d’une durée moyenne de séjour plus courte pour le premier segment (3,1 nuitées) comparativement au deuxième (4,1 nuitées). En moyenne, les touristes américains d’agrément ont dépensé 626$ lors de leur séjour au Québec, comparativement à 803$ pour les voyageurs d’affaires et à 307 $ pour ceux en visite chez des parents et des amis.

En observant la répartition des groupes d’âge (voir le graphique 4), on constate que la destination québécoise est populaire auprès du segment des 35-54 ans qui regroupe 36% de la clientèle, suivi par les 55-64 (21%).

 

Quels États émettent la plus grande part du marché des familles?

La moitié des touristes américains d’agrément voyagent dans un groupe composé de deux adultes (50%). Du côté de la clientèle familiale (groupe composé d’au moins un adulte et un enfant), ce pourcentage s’élève à 18%. Il est particulièrement intéressant d’analyser de quels marchés provient la plus grande proportion du segment famille et de constater que les États de New York et du Massachusetts, en plus de fournir le plus grand volume, détiennent également les concentrations les plus élevées de ce segment. En effet, plus de 35% de l’ensemble des voyageurs d’agrément du Massachusetts en visite au Québec sont des familles, une proportion qui s’élève à 25% pour ceux de New York et à 22% pour les voyageurs provenant du New Hampshire.

Quelles activités préfèrent-ils?

Parmi les activités préférées, le magasinage est la plus populaire auprès des touristes américains d’agrément (voir le graphique 5). Le caractère historique et patrimonial semble également plaire à cette clientèle qui classe la visite de sites historiques parmi les activités les plus prisées (788 600 visites), suivie de la visite de musées ou de galeries d’art (553 000).

Quelles régions visitent-ils au Québec?

En 2011, la région de Montréal a accueilli quelque 537 000 touristes d’agrément américains, soit une légère hausse de 1% par rapport à l’année précédente, suivi de Québec avec près de 412 000 touristes, en baisse de 8% (voir le graphique 6). Bien qu’elles doivent être interprétées avec réserve en raison d’une importante marge d’erreur pour les régions qui affichent des volumes moins élevés, les données du graphique 6 présentent les volumes de touristes d’agrément et l’évolution depuis 2010 dans la plupart des régions touristiques du Québec. Fait intéressant, en hausse de 12%, la région touristique de l’Abitibi a particulièrement bien performé en 2011, passant de huitième région en importance en 2010 à cinquième en 2011.

 

En somme, on peut dire que certains segments ont mieux performé que d’autres sur le plan des voyages des Américains au Québec en 2011. Dans le contexte où les États-Unis investissent actuellement d’importantes sommes d’argent pour mettre en œuvre une nouvelle stratégie touristique nationale, il est fort probable qu’un grand nombre d’Américains voyageront davantage dans leur propre pays au cours des années à venir, ce qui pourrait avoir un impact sur la performance du Québec. C’est pourquoi il s’avère primordial, pour demeurer dans la course, de poursuivre les efforts d’innovation et de développement.

 

 

Sources:

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2011.

– Ministère du Tourisme du Québec. «Plan marketing 2009-2010», 2009.

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Transport

La situation du transport aérien au Canada préoccupe

Le ministre d’État (Petite entreprise et Tourisme), l’honorable Maxime Bernier, a assuré les Québécois, et plus particulièrement la communauté montréalaise, qu’il les appuierait dans leurs efforts pour développer des liaisons aériennes vers des destinations asiatiques, compte tenu du fort potentiel de croissance de ce marché. M. Bernier a fait cette déclaration lors de l’ouverture de la saison des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, le 5 novembre dernier.

Les dessertes aériennes: le nerf de la guerre!

Les aéroports canadiens desservent de multiples destinations sur plusieurs continents, mais il semble que certains aéroports et certaines clientèles soient favorisés. Par exemple, le Québec fait piètre figure en ce qui concerne les liaisons directes avec l’Asie de l’Est (Chine, Japon et Inde, entre autres) qui pourtant, selon l’OMT, constitue le marché qui enregistrera le plus haut taux de croissance en termes de voyages internationaux au cours des prochaines années. Alors que, pour la semaine du 7 au 13 novembre 2012 le site Internet de l’aéroport international de Vancouver annonçait 125 vols directs vers 10 destinations asiatiques, celui de l’aéroport international Pearson de Toronto proposait 78 vols hebdomadaires vers 9 destinations de l’Asie et 37 vers 6 destinations d’Amérique du Sud au cours de l’été 2012 (25 mars au 27 octobre); et celui de Montréal n’en n’offrait aucun!

Devant ce constat, M. Bernier, comme député de Beauce, a accueilli favorablement l’idée d’une augmentation de vols à destination de l’aéroport international Montréal-Trudeau et s’est dit enclin à soutenir Montréal si une compagnie aérienne asiatique ou sud-américaine voulait accroître sa fréquence de vols à destination du territoire canadien.

M. Bernier a quand même tenu à souligner que, selon le forum économique mondial, le Canada se situe au 10e rang sur 139 par rapport à son ouverture aux marchés dans le transport aérien. Il reconnaît que les aéroports canadiens vivent une problématique structurelle qui les rend moins concurrentiels que les aéroports américains. En effet, ces derniers étant subventionnés par l’État et le gouvernement fédéral, ils sont en mesure d’offrir des tarifs très compétitifs, et ce, même à la clientèle québécoise, qui ne se gêne d’ailleurs pas pour traverser la frontière pour prendre un vol à destination des États-Unis. Le Canada a entrepris une certaine privatisation des aéroports sous l’ancien gouvernement, mais comme celle-ci n’est pas entièrement complétée, les aéroports canadiens doivent vivre avec les revenus qu’ils perçoivent des transactions. L’idée d’une capitalisation boursière, qui permettrait aux aéroports de diminuer les taxes aux voyageurs, est présentement à l’étude au ministère des Transports. Comment tout cela se terminera? À l’avantage, cette fois, du Québec… Espérons-le!

 

Lire aussi l’article de Nathaëlle Morissette dans La Presse du 14 novembre : Chine et Amérique du Sud: des vols directs de Montréal?

 

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Quels endroits, attraits ou régions les Québécois recommandent-ils à leurs amis en visite au Québec?

Dans le cadre des récents travaux ayant conduit au Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020, le ministère du Tourisme a identifié, à partir d’indices de performance, les produits touristiques jugés les plus porteurs. Mais qu’en est-il de la perception des Québécois sur le sujet? Quelle opinion ces ambassadeurs de choix auprès de la clientèle touristique ont-ils sur les principaux attraits touristiques du Québec? Les résidants de la région de Québec ont certes une vision très différente de ceux de la région de Montréal du potentiel touristique d’une région par rapport à une autre. Voici les détails de leurs états d’âme sur la question.

Mettre la table pour le Symposium

Dans le cadre du Symposium sur les mesures de performance et les contributions économiques du tourisme, la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM a mandaté la firme Ipsos Marketing pour réaliser un sondage Web Omnibus sur diverses questions relatives à l’industrie touristique et aux voyages au Québec. L’enquête a été menée du 17 au 19 septembre dernier auprès de 1260 Québécois.

Les Vieux remportent la palme des endroits les plus recommandés 

Le Vieux-Québec (63%) se classe au premier rang d’une vingtaine d’attraits ou d’endroits présélectionnés que les Québécois, toutes origines confondues, recommanderaient à des amis étrangers en visite au Québec. Il est suivi de loin par le Vieux-Port de Montréal et par les nombreux festivals de Montréal (32% chacun), par le Rocher Percé et l’Île Bonaventure (24%) et par les parcs nationaux du Québec (23%) (voir le graphique 1).

 

Parmi les autres choix de réponse figuraient:

  • le fleuve Saint-Laurent et les croisières internationales (7%);
  • l’expérience villégiature (p.ex. : le centre de villégiature Tremblant) (6%);
  • la motoneige (5%);
  • la chasse et la pêche (5%);
  • le Grand Nord-du-Québec (aurores boréales, caribous, etc.) (4%);
  • la culture autochtone (4%);
  • les circuits de randonnée à vélo (P’tit Train du Nord, P’tit Témis, etc.) (3%);
  • les centres de ski alpin du Québec (3%);
  • le Massif de la Petite-Rivière-Saint-François (2%);
  • le tourisme d’affaires (Montréal et Laval) (2%).

Une fierté touristique bien sentie

On remarque de grandes disparités entre les réponses des habitants de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec et ceux de la RMR de Montréal. Les premiers recommanderaient majoritairement le Vieux-Québec (88%) ainsi que des destinations et des activités de nature comme l’observation des baleines, le fjord du Saguenay, le Rocher Percé et l’île Bonaventure plutôt que le Vieux-Port de Montréal, qui remporte la faveur de moins de 10% des répondants de la RMR de Québec (voir le graphique 2). Les seconds prôneraient la visite du Vieux-Québec (53%) avant même celle du Vieux-Port ou des festivals de Montréal. L’Oratoire Saint-Joseph reçoit une mention favorable de la part de 17% des répondants de la RMR de Montréal comparativement à seulement 4% de ceux de Québec. Quant aux répondants des autres régions du Québec, ils proposeraient majoritairement le Vieux-Québec.

 

Les jeunes âgés de 18 à 34 ans recommanderaient un peu moins que leurs aînés la visite du Vieux-Québec, mais davantage celle des parcs nationaux et des circuits agrotouristiques (16% comparativement à 10%) (voir le graphique 3). L’attrait de l’eau semble beaucoup plus fort chez les gens âgés de 55 ans et plus qui proposeraient un séjour au fjord du Saguenay et aux Îles de la Madeleine dans de plus grandes proportions que leurs cadets (22% et 19% comparativement à 10% et 9%).

 

Communauté multiculturelle par excellence, Montréal semble la destination privilégiée des répondants anglophones. En effet, ceux-ci recommanderaient à leurs amis principalement le Vieux-Port (71%) et les festivals de Montréal (60%), mais aussi l’Oratoire Saint-Joseph (29%) (voir le graphique 4). Ils seraient également plus nombreux que la moyenne des répondants à proposer l’expérience de villégiature (10%). La population francophone, quant à elle, recommande en priorité le Vieux-Québec (67%), mais elle est plus sensible aux paysages et activités maritimes (observation des baleines et de la faune aquatique, fjord du Saguenay et Îles-de-la-Madeleine) que la majorité des répondants au sondage.

 

Les régions touristiques les plus recommandées

Ici, peu de surprises! De toutes les régions de la province, encore une fois ce sont celles de Québec (55%) et de Montréal (40%) qui devancent leurs consœurs au chapitre des recommandations des Québécois. Les régions touristiques traditionnelles comme Charlevoix (39%) et la Gaspésie (38%) talonnent la métropole montréalaise, suivies des zones de villégiature que sont les Cantons-de-l’Est (25%) et les Laurentides (18%), puis du Saguenay (18%) (voir le graphique 5). Les autres régions sont mentionnées par moins de 15% des répondants.

 

La proximité semble jouer un rôle majeur dans l’intention de recommander une région touristique plutôt qu’une autre. Ainsi, les sondés des RMR de Québec et de Montréal sont nettement plus enclins à proposer la visite de leur propre région touristique et de la région de villégiature voisine – Charlevoix, Chaudière-Appalaches, les Laurentides et les Cantons-de-l’Est − que les autres répondants (voir le graphique 6). Les gens du reste du Québec recommanderaient moins Montréal (24%) et les Laurentides (13%), mais plutôt les régions plus éloignées comme la Gaspésie, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, les Îles-de-la-Madeleine et le Bas-Saint-Laurent.

Encore une fois, les différences entre francophones et anglophones sont marquées. Ces derniers recommanderaient la visite de la région de Montréal dans une proportion de 79% comparativement à 32% des francophones (voir le graphique 7). Les anglophones sont aussi moins enclins à proposer la visite des autres régions du Québec hormis celle des Cantons-de-l’Est, des Laurentides et de l’Outaouais. Les recommandations des francophones, quant à elles, ne diffèrent pas tellement de celles des répondants en général.

 

Les jeunes âgés de 18 à 34 ans proposeraient un peu plus que les autres la visite de Montréal (49%) et de la Gaspésie (42%), mais moins Charlevoix et les Cantons-de-l’Est qui sont des régions plutôt recommandées par le groupe des 55 ans et plus. Ces derniers sont également plus favorables aux Îles-de-la-Madeleine que leurs cadets.

 

Les résultats de ce minisondage en disent long sur la manière dont les Québécois perçoivent les attraits, produits et régions touristiques phares du Québec. Une conclusion marquante: l’absence de l’hiver comme produit touristique vedette auprès de la population québécoise… une note discordante avec le Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 qui mise, entre autres, sur le produit touristique hivernal. Il faudra apprendre aux Québécois à aimer l’hiver pour en faire des ambassadeurs de la marque «Québec».

 

Source:

Chaire de tourisme Transat, ESG-UQAM. «Sondage Omnibus sur les perceptions des Québécois», Ipsos Marketing, septembre 2012.