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Produits et activités

La labellisation des beaux villages comme outil de développement

stimuler le tourisme régional et rural en offrant aux visiteurs nationaux et internationaux un label de qualité touristique reconnu

L’Association des plus beaux villages du Québec (APBVQ) regroupe 38 villages répartis dans 11 régions touristiques du Québec, mais particulièrement concentrés dans celles de Québec (8 villages), de la Montérégie (6), de Chaudière-Appalaches (5), du Bas-Saint-Laurent et des Cantons-de-l’Est (4 chacun). Son défi consiste à constituer un réseau de villages exceptionnels et variés, situés généralement au bord de l’eau, et sélectionnés pour leur patrimoine architectural et historique de même que pour la beauté de leurs paysages. L’APBVQ a comme objectif de stimuler le tourisme régional et rural en offrant aux visiteurs nationaux et internationaux un label de qualité touristique reconnu par la Fédération des Plus Beaux Villages de la Terre.

Un concept qui répond aux attentes des clientèles…

L’affiliation au réseau constitue une reconnaissance du soin que les villageois ont apporté à préserver les charmes de leur municipalité. Elle incite les visiteurs à adopter un comportement écotouristique et leur offre l’occasion de vivre un séjour de découverte et de détente qui privilégie l’authenticité, les contacts humains, les activités en milieu naturel et les produits du terroir: autant de manières de répondre aux tendances touristiques actuelles. Les réseaux des Plus Beaux Villages s’inscrivent aussi dans la mouvance du slow travel et des voyages en solo, puisque les municipalités qui y adhèrent sont faites pour être visitées à pied ou à bicyclette, loin des foules et de l’agitation!

… et qui offre des retombées non négligeables

Constituer un réseau de «Plus Beaux Villages» contribue au développement et à la qualité de l’offre touristique régionale

Constituer un réseau de «Plus Beaux Villages» contribue au développement et à la qualité de l’offre touristique régionale. En France, d’où il tire ses origines, le label est reconnu par les visiteurs et son influence est réelle. En effet, selon l’association Les Plus Beaux Villages de France®, l’augmentation de la fréquentation touristique peut se situer dans une fourchette allant de 10% à 50%, notamment en ce qui concerne les clientèles internationales, selon la notoriété du village.

Structurer l’offre des villages

Pour structurer leur offre touristique, certains beaux villages d’ici et d’ailleurs ont effectué des actions touchant des domaines variés. En voici quelques exemples.

La valorisation du territoire
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Kamouraska, dans la région du Bas-Saint-Laurent, a créé un circuit du patrimoine avec panneaux d’interprétation et visites guidées de l’église, mettant en valeur le patrimoine bâti et historique de l’endroit. D’ailleurs, afin de préserver cette richesse, la municipalité a adopté un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) qui guidera ses différentes interventions. Quant à Saint-Pacôme, située dans la même région touristique, elle a instauré un circuit pédestre patrimonial avec panneaux pour guider le visiteur vers les plus beaux bâtiments du village. 

 

 

 

Saint-Pacôme – Source: St-Pacome

L’accessibilité

En partenariat avec Braille et Culture, l’association Les Plus Beaux Villages de France a depuis 2005 mis sur pied dans 11 villages des parcours sensoriels ainsi que des circuits adaptés à l’aide d’audioguides, de carnets de visite en braille ou en gros caractères ainsi que de maquettes tactiles de sites et monuments. Des formations à l’accueil des déficients visuels ont aussi été dispensées aux prestataires touristiques.            

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Collonges-la-Rouge – Source: Les plus beaux villages de France

L’animation

Il peut s’agir de foires artisanales, de marchés du terroir ou des vins, ou encore de parcours animés. Un rallye de prestige reliera par exemple, pour la troisième année, une vingtaine des «Plus Beaux Villages» de France entre Paris et Cannes, à la découverte du patrimoine, du terroir, de la gastronomie et de l’artisanat des divers villages traversés.

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La Route des Villages, Paris-Cannes – Source: 4 roues sous 1 parapluie

La fidélisation

Par leur contribution financière, les membres du Club des Amis des Plus beaux Villages de Wallonie, de France et d’Italie participent à la sauvegarde du patrimoine et bénéficient en retour d’offres privilèges lors de leurs séjours dans les villages, ainsi que d’un abonnement au bulletin de l’association et à la lettre d’information interne du réseau.

La mise en marché de l’offre touristique des villages

Tous les réseaux ont mis en place des supports classiques de promotion, notamment un guide officiel et un site Web. Pour atteindre le grand public, ils organisent des actions médiatiques auprès de la presse, mais aussi de chaînes de télé qui diffusent des films promotionnels et des vidéos.

En ce qui a trait aux initiatives de mise en marché, il en existe peu à l’heure actuelle, à l’exception de la France et de l’Italie qui se sont toutes deux associées à des voyagistes. Come To France propose des séjours thématiques à l’attention d’une clientèle individuelle, étrangère et française. Au programme: hébergement de charme, cours de cuisine au retour du marché, stage d’artisanat, visite privée du village, initiation à la pêche à la ligne, etc.

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Borghi Travel est le voyagiste officiel et exclusif du réseau italien des Plus Beaux Villages. Les particuliers peuvent réserver leur séjour en ligne en choisissant parmi plus de 200 destinations, 400 structures d’hébergement et de restauration, et 50 forfaits thématiques: vélo, trekking, sport, bien-être, mer, montagne, cuisine, etc. L’association italienne I Borghi più Belli d’Italia évalue la fréquentation dans les villages à 10 millions de nuitées, dont plus du tiers (36%) sont réservées par des clientèles étrangères.

Au Québec, l’absence d’une masse critique de villages, leur éparpillement sur le territoire et la capacité d’accueil disparate d’une région à l’autre sont quelques irritants à la commercialisation. Toutefois, la localisation des villages du réseau le long des Routes et circuits touristiques officiels du Québec offre d’excellentes occasions de partenariats.

CN_beaux_village_image4Actuellement, l’offre de l’Association des plus beaux villages du Québec est disponible sur l’application mobile Nestor – Le Québec de Mobeva, qui regroupe un ensemble d’attraits touristiques de la province. Le touriste peut y télécharger une description des villages membres et les géolocaliser. D’autres associations de renom sont aussi partenaires de l’application (Circuit du Paysan et Hôtellerie Champêtre).

 

 

 

 Source: Association des plus beaux villages du Québec

L’attractivité touristique des «Plus Beaux Villages» et la notoriété du label à travers le monde renforcent l’image de l’ensemble de la destination Québec et de ses régions touristiques, contribuant en cela à sa croissance économique et touristique.

 

– Image à la UNE: Association des plus beaux villages du Québec © Yves Laframboise

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Marchés géographiques

Le marché américain scruté aux Assises du Tourisme

Le Québec a accueilli 2,39 millions de visiteurs américains en 2012, dont 1,79 million de touristes. Bien que ce nombre soit plutôt stable par rapport à 2011, il est bien en deçà de celui de 2002, qui dépassait les 4 millions. Le taux de change est moins favorable à nos voisins, et la récession qui a débuté en 2008 a freiné leurs ardeurs. Cela dit, la conjoncture n’explique pas à elle seule ce déclin, puisqu’ils ont recommencé à voyager à l’international.

Dans l’ensemble du Canada, une légère hausse est observée: on a compté, pour 2013, 12 millions de voyages d’au moins une nuit par des Américains, soit 1% de plus qu’en 2012. La proportion des voyages en avion a quant à elle connu une hausse de 4,9%.

Contexte économique américain favorable

la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

Pedro Antunes, directeur général et économiste en chef adjoint du Conference Board du Canada, a présenté les perspectives économiques du marché américain. Selon lui, la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

  • Bien que les dépenses publiques demeurent en baisse, la diminution est moindre et l’on prévoit une légère reprise en 2015.
  • Le taux d’emploi a presque atteint celui d’avant la crise et le taux de chômage diminue.
  • Un bon indicateur de la confiance des entreprises est l’investissement réel qu’on y fait. Les variations d’année en année sont positives.
  • Les taux d’intérêt aux États-Unis et au Canada devraient augmenter à partir de la fin de 2015.
  • Le prix de vente des maisons revient à la hausse, après un creux de 2009 à 2011.
  • L’indice de confiance des consommateurs n’est pas revenu tout à fait à ce qu’il était avant la récession, mais il connaît une hausse.
  • Les dépenses de consommation devraient croître de 2,5 à 3% en 2014-2015 (voir le graphique 1).

La reprise économique s’avère plus marquée dans les États du sud que dans le nord-est.

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M. Antunes a expliqué que l’économie mondiale devrait se renforcer cette année et que la croissance viendra probablement des économies développées, contrairement aux autres années, c’est-à-dire principalement de l’Europe, des États-Unis et du Japon. On parle moins des pays du BRIC; la Chine et l’Inde, qui représentent 12% de l’économie mondiale, se portent bien, mais les économistes sont plus inquiets quant à la Russie et au Brésil.

Prévisions positives, mais timides

Le Conference Board du Canada a également effectué des prévisions sur les arrivées de touristes internationaux au Québec. Les estimations pour l’année 2013 sont positives, mais faibles: un mince 1,7% d’augmentation pour le marché américain. Des hausses d’environ 2 à 3% sont prévues pour tous les marchés en 2014, et légèrement moindres pour 2015 (voir le graphique 2).

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Dans le cas des États-Unis, les visites en automobile devraient croître davantage en 2014 et en 2015 qu’en 2013. Bien que les variations soient estimées plus fortes pour les voyages en avion, les prévisions de croissance ne le sont pas autant qu’en 2013 (voir le graphique 3). 

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Quelle est la notoriété du Canada?

Pour mieux définir les messages véhiculés dans les campagnes de communication sur le marché américain, il est important de connaître les perceptions de ces voyageurs envers le Canada. John DiStefano, directeur principal de la recherche pour PhoCusWright, a présenté les résultats d’un sondage mené en février et en mars 2014 auprès de 6079 voyageurs d’agrément américains.

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains, après Las Vegas (15%), la Floride (15%) et New York (8%). Fait étonnant, il surpasse de 2% le parc d’attractions Disney World. Malgré cela, l’étude constate un écart entre l’attrait pour la destination et le passage à l’acte, puisque seulement 3% des répondants ont déjà visité le Canada. Par ailleurs, ceux qui démontrent un intérêt premier pour des vacances au Canada sont cinq fois plus susceptibles d’avoir déjà voyagé dans le pays.

Toronto, Montréal et Vancouver sont les principales destinations canadiennes considérées par les répondants (voir le graphique 4). Québec est la première province mentionnée dans le top 3 des destinations pour environ 15% d’entre eux, suivie de l’Ontario (entre 6% et 8% des voyageurs). Cependant, ces répondants sont moins nombreux à concrétiser leur désir. Des destinations comme Niagara et la ville de Québec sont plus envisagées par les Américains qui planifient leur prochain séjour au Canada que par l’ensemble des voyageurs.

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Comment les voyageurs perçoivent-ils le Canada?

Selon les voyageurs américains, les éléments qui sont considérés très importants dans le choix d’une destination et qui correspondent aux atouts de l’offre touristique canadienne sont les beautés naturelles, l’aspect chaleureux de la destination et le bon rapport qualité-prix. Il s’agit donc des principaux attraits sur lesquels PhoCusWright suggère de continuer de mettre l’accent dans les communications marketing (voir le schéma 1). Quoique moins importants pour les voyageurs américains, l’abondance de neige et l’accès aux sports d’hiver sont tout de même perçus comme un atout fort du Canada pour lequel les efforts marketing devraient être maintenus. Les répondants accordent une grande valeur aux climats chauds et ensoleillés et aux attractions touristiques de classe mondiale, attributs qu’ils associent moins au Canada et sur lesquels il y aurait lieu de mieux informer les touristes potentiels.

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Améliorer la communication

seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada

Le Canada doit accentuer ses efforts dans la transmission des messages puisque, selon le sondage, seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada. De plus, ils se souviennent de la destination, mais pas de l’offre d’activités et ils l’associent très souvent au froid. C’est un préjugé tenace dont le pays ne pourra se départir qu’en misant sur des actions de communication et de marketing. La nécessité de véhiculer un message fort pour consolider l’image de marque sur le marché américain, c’est aussi l’avis de Wayne St-John, PDG de Publicitas Canada. Selon lui, il y a une incompréhension de ce marché de la part des professionnels canadiens du marketing, en partie due à un manque de coordination et de concertation.

Comment le Québec peut-il séduire le marché américain?

Selon François de Gaspé Beaubien, président du conseil et chef de la direction de Zoom Media, le Québec doit s’adapter au marché américain s’il veut attirer davantage de voyageurs. Il ajoute que le plus grand défi de l’industrie touristique est de se faire connaître sur ce marché, car «ils nous aiment, mais ne sont pas au courant de ce qu’on peut leur offrir».

Chaque panéliste et conférencier des Assises y est allé de ses conseils afin d’attirer les voyageurs américains au Québec: forfaitiser les produits vedettes, miser sur le marketing de niche, utiliser les bannières hôtelières pour promouvoir la destination, poursuivre les efforts de création de contenu, innover continuellement et travailler conjointement entre associations touristiques régionales et entre provinces.

Travailler le taux de conversion

Le Canada jouit d’une forte notoriété qui ne se concrétise malheureusement pas en autant de visites. Comment alors combler l’écart entre le désir et l’action? Les conférenciers étaient unanimes: le Québec possède de nombreux attraits exclusifs, mais encore faut-il les faire connaître…

 

Analyse écrite en collaboration avec Aude Lenoir

 

– Image à la UNE : Michel Julien, COMMUNICATIONS MICHEL JULIEN, www.micheljulien.com

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Transport

Repoussons les limites du transport

 

Au Québec, les grandes distances, le coût élevé du transport aérien et l’absence d’un réseau ferroviaire couvrant l’ensemble du territoire impliquent que les déplacements se font principalement en voiture. On a envisagé le TGV pour des liens plus rapides entre les villes, le tramway et même les télécabines pour améliorer les déplacements urbains. Les idées évoluent, des concepts voient le jour, dont certains sont audacieux et font rêver…

Le transport individuel en mode collaboratif

Ça bouge dans le milieu du transport. On partage les vélos, les voitures; même en déplacement individuel, on pense «collectif». Dans la mouvance de l’économie du partage, le concept de prêt et de location de voitures entre particuliers se multiplie. FlightCar offre à celui qui part en voyage de laisser sa voiture en location pendant son absence. Ainsi, le voyageur qui arrive à l’aéroport peut la récupérer directement dans le stationnement, puis la rendre au même endroit à la fin de son séjour.

La voiture électrique de moins en moins marginale

En septembre 2013, 2 173 automobiles électriques ou hybrides branchables étaient immatriculées au Québec.

Les voitures hybrides et électriques connaissent un succès grandissant. En septembre 2013, 2 173 automobiles électriques ou hybrides branchables étaient immatriculées au Québec. Il s’agit là d’une hausse de 80% par rapport à décembre 2012. Certains modèles entièrement électriques sont suffisamment performants et ont désormais assez d’autonomie pour effectuer de longs trajets. Des programmes d’installation de bornes de recharge sont en déploiement.

En plus des 250 bornes publiques du Circuit électrique d’Hydro-Québec, l’organisation Éco Route Québec participe à la stratégie d’électrification des transports du gouvernement du Québec. À titre d’exemple, elle ajoutait l’été dernier cinq bornes en Gaspésie, toutes dans des hôtels de la péninsule. Éco Route Québec compte créer un réseau d’une vingtaine de stations de recharge dans la région, réduisant la distance entre chacune d’elles à 60 km.

Illustration 1: Carte du réseau québécois des bornes de recharge électrique en fonction

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 Source: Éco Route Québec

Des voitures sans chauffeur

Le géant du Web Google ainsi que plusieurs grands constructeurs automobiles planchent sur la mise au point de voitures autonomes, sans chauffeur. On estime que ce genre de technologie réduirait les accidents de la route et permettrait aux passagers de vaquer à leurs occupations pendant le trajet. À Heathrow, l’aéroport de Londres, le voyageur peut déjà emprunter ce type de véhicule électrique – sous forme de pod –, qui fait le lien entre le stationnement et le terminal (voir la vidéo ci-dessous). 

Aussi rapide qu’un TGV: un projet entièrement québécois

Chaque unité de 60 passagers est autonome et peut atteindre 250 km/h.

Le concept du monorail Trens Québec est pour le moins audacieux. Il s’agit d’un système de transport en commun rapide, fonctionnant entièrement à l’électricité, pensé pour les villes et les régions ainsi qu’en fonction du climat québécois. Le monorail suspendu s’installe notamment sur le terre-plein d’une autoroute et peut franchir des pentes sans problème. Chaque unité de 60 passagers est autonome et peut atteindre 250 km/h. Le projet est plutôt séduisant. Pierre Couture, le concepteur du moteur-roue et du monorail à grande vitesse, croit même que ce moyen de transport pourrait s’étendre à la grandeur du Québec. Voici un reportage diffusé dans l’émission Découverte (Radio-Canada) au sujet du monorail Trens Québec.

Les partisans de ce concept plaident pour en faire un projet de société, puisqu’il mettrait à profit les ressources d’ici comme l’hydroélectricité, l’acier et le savoir-faire québécois. Moins cher et moins contraignant qu’un TGV, il constitue aussi une solution écologique et économique aux enjeux que pose l’industrie pétrolière, et permettrait la structuration du transport dans la province. Pierre Couture et ses collègues de Trens Québec tentent d’amasser 200 millions de dollars afin de concevoir un banc d’essai de 5 km.

Voyager à très grande vitesse avec l’Hyperloop

Elon Musk, homme d’affaires et fondateur de Tesla Motors, un fabricant de voitures électriques performantes, et de SpaceX, une entreprise d’exploration spatiale, partageait à l’été 2013 ses plans de l’Hyperloop. Ce moyen de transport révolutionnaire, digne d’un film de science-fiction, consiste en un tube à basse pression dans lequel des capsules circulent à faible et grande vitesse. Selon lui, ce moyen de transport pourrait atteindre 1 220 km/h. Il ajoute que la sensation serait proche de celle d’un avion, mais encore plus douce, grâce aux coussins d’air pressurisés. De plus, le coût prévisionnel pour l’accès à ce moyen de transport est étonnamment bas. Pour rejoindre Los Angeles à partir de San Francisco (une distance d’environ 615 km), soit un trajet de 35 min en Hyperloop, Elon Musk estime le tarif du billet à 20 dollars américains.

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Source: Tesla Motors

Le visionnaire estime même qu’éventuellement, l’Hyperloop relierait New York à Los Angeles en 45 min sans quitter le sol, ou encore New York à Pékin en 2 h! La faisabilité de ce projet reste toutefois à démontrer. L’entreprise Hyperloop Transportation Technologies travaille actuellement sur un prototype, pour une première démonstration au début de l’année 2015.

Et les autos volantes?

L’avenir tel qu’on le prédisait il y a 50 ans ne s’est pas tout à fait réalisé, du moins la téléportation n’est toujours pas possible et les voitures ne volent pas. Mais des concepts novateurs, pourtant simples, ont vu le jour au cours de la dernière décennie. D’autres, plus révolutionnaires, pourraient se concrétiser dans les prochaines années. La congestion routière, le coût de l’essence et le réchauffement climatique imposent une certaine urgence d’agir et la nécessité de faire preuve de vision.

 

Image à la une © Heathrow Airports Limited

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Marketing

Mise en marché du produit touristique: comment se démarquer?

 

Stéphane Alozy, vice-président, service conseil, associé chez Sid Lee, Florence Girod, vice-présidente, planification stratégique chez Cossette et Benoit Renaud, directeur général et planification stratégique chez Oasis Communication-Marketing étaient invités à discuter des enjeux de la commercialisation des destinations touristiques lors du dernier Gueuleton touristique organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQÀM.

 

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Source: ©Stef & Stef Photographie

Les atouts touristiques du Québec

Pour les trois panélistes, la force principale du Québec réside dans ses habitants, «ses gens». La mise en tourisme de la destination et les produits développés offrent aux touristes la possibilité d’interagir avec les Québécois et de ressentir leur jovialité et leur soif de divertissement. Les festivals, les possibilités d’interaction avec la nature et le positionnement du Québec, à la rencontre des cultures américaine et européenne,constituent les principaux atouts de la destination. La qualité de l’offre québécoise permet de concurrencer les destinations de courts séjours (Toronto, Chicago) tout en s’intégrant dans une offre nord-américaine globale.

Sur quoi miser pour attirer les touristes?

La notion d’authenticité est revenue à plusieurs reprises au cours de la discussion: les campagnes marketing doivent représenter l’essence de la culture québécoise. Pour Florence Girod, il est essentiel de miser sur la participation des locaux et la «création de conteurs». Cette idée est validée par Stéphane Alozy, pour qui la mécanique de la campagne est aussi importante que la création. Autrement dit, la forme joue autant que le fond.

Alors que Benoit Renaud avance la nécessité de proposer un produit organisé et structuré, Florence Girod suggère également de s’intéresser aux offres plus secondaires ou émergentes afin de «dénicher les petits bijoux qu’on n’avait pas vus».

Selon Stéphane Alozy, il ne faut pas chercher à imposer son produit. L’ancienne façon d’aborder le marketing doit être repensée pour aller dans le sens du client, en cherchant à comprendre ses attentes. Mais c’est là que les choses se compliquent… En tourisme, la connaissance de la cible à atteindre est particulièrement délicate à maîtriser vu sa diversité et son éclatement. De plus, avec la multiplication des plateformes d’information et de réservation, il est de plus en plus difficile de canaliser le client pendant tout le processus d’achat.

Devant une clientèle plus autonome et moins fidèle, une variété de produits doit être proposée. Pour Florence Girod, il est indispensable de rassurer les gens sur le fait qu’ils vont passer de bonnes vacances. Stéphane Alozy, quant à lui, insiste sur l’importance de miser sur les intérêts affinitaires: il est essentiel d’attirer le client avec des activités qu’il connaît et qu’il pratique déjà (la gastronomie, par exemple), pour ensuite lui faire découvrir les autres forces de la destination. Dans le même ordre d’idées, Florence Girod suggère de mener des programmes de motivation pour inciter les Québécois à voyager dans leur province.

État du marketing touristique au Québec

Globalement, les trois panélistes reconnaissent la bonne approche de la mise en marché du Québec. Selon Stéphane Alozy, «Tourisme Montréal est regardé par le monde entier».  Benoit Renaud souligne le fait que les intervenants touristiques d’ici font preuve de créativité, de passion et d’une «belle intelligence marketing». 

L’accent est néanmoins mis sur la nécessité de faire exister le Québec en tant que destination, en le dissociant du reste du Canada. Il faut donc veiller à parler d’une même voix, essayer de structurer le message qui sera véhiculé. Stéphane Alozy rappelle par ailleurs que bien qu’une communication unifiée soit indispensable, il ne faut pas négliger les initiatives individuelles en favorisant la créativité et l’engouement citoyen.

Les coups de cœur des panélistes

Tourisme Montréal

Stéphane Alozy est d’avis que la campagne de Tourisme Montréal qui vise le segment LGBT se démarque tant par l’originalité de son message que par son format de série, diffusée sur la chaîne américaine Logotv.com et sur le Web. Le projet, issu d’une coproduction impliquant Viacom, Sid Lee et Tourisme Montréal, fait grand bruit dans le milieu de la publicité et véhicule une image positive de la destination.

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Source: Tourisme Montréal

La Suède et son compte Twitter

Florence Girod salue le courage de cette initiative de la Suède, qui a choisi de laisser la gestion de son compte Twitter aux locaux. Le contenu sort des discours publicitaires traditionnels et est axé sur des discussions plus personnelles et, surtout, authentiques!

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Source: Twitter

Air France

Selon Florence Girod, le succès de la campagne d’Air France repose sur la décision de la compagnie aérienne d’abandonner une campagne à succès vieille de 15 ans pour réorienter son image en jouant une carte plus humoristique et proche des gens.

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Source: Air France

Québec Original

Florence Girod est particulièrement fière d’avoir participé à la campagne Québec Original, qui se démarque par son graphisme très soigné. La qualité du projet est reconnue par l’industrie et rassemble les partenaires derrière une image forte du Québec touristique.

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Source: Québec Original

MySwitzerland

Benoit Renaud souligne l’audace de MySwitzerland, une campagne ludique et humoristique. La Suisse a décidé de miser sur les clichés qui lui sont attribués grâce aux personnages de Sebi et Paul, deux Suisses folkloriques à la découverte de leur destination. La force du message tient aussi aux multiples déclinaisons de format (affichage, version imprimée, présence sur YouTube, etc.), à son site Web bien étudié et à ses concours (Pouvez-vous réveiller Sebi et Paul?).

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Source: MySwitzerland

Alliance Ski Québec

Benoit Renaud est tout spécialement satisfait de la campagne pour Alliance Ski Québec, notamment grâce à la participation du champion olympique de planche à neige Jasey-Jay Anderson. La démarche se veut participative et réussit à donner une belle image de la destination et de ses activités parallèles. Ce succès offre une nouvelle visibilité au produit hiver.

Source: Oasis Communication-Marketing

Pour visionner l’intégralité du Gueuleton touristique, cliquez ici.

 

Image à la une: ©Stef & Stef Photographie

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Marchés géographiques

Les Américains au Québec en 2012: un peu de stabilité

Bilan 2012

Alors que le Canada a accueilli 11,9 millions de voyageurs américains en 2012 – en hausse de 3% par rapport à 2011 –, ces touristes ont effectué près de 1,8 million de voyages d’une nuit ou plus au Québec, un résultat comparable à 2011.

Pour leur part, les excursionnistes ont été un peu moins nombreux à fouler le sol québécois (-1%). Globalement, ces résultats sont dus à une baisse des segments d’affaires et d’agrément, qui a été compensée par une augmentation des visites de parents ou d’amis (voir le tableau 1).

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D’où viennent-ils?

Ces Américains proviennent principalement de l’État de New York (21%), qui connaît une hausse annuelle moyenne de 1,3% des arrivées de touristes au Québec depuis 2006. L’Illinois (5,7%) et la Californie (0,7%) sont deux autres États qui démontrent un accroissement sur cette période. Pour leur part, le Massachusetts (11%), le New Jersey (7%) et le Vermont (6%) comptent toujours pour une part importante des touristes américains au Québec, malgré une décroissance dans les six dernières années (voir les graphiques 1 et 2).

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Quel est le but de leur voyage?

près de six touristes américains sur dix se déplacent au Québec par agrément

Au total, près de six touristes américains sur dix se déplacent au Québec par agrément, principalement ceux du Maine, de la Californie, de l’État de New York et de la Pennsylvanie. Pour leur part, le Massachusetts, le Connecticut et le Vermont ont une proportion supérieure de touristes en visite chez des parents ou des amis, comparativement aux autres États. Notons aussi que pour l’Illinois et le Texas, les touristes d’affaires comptent pour une proportion importante du total de visiteurs en sol québécois (voir le graphique 3).

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Quelles activités pratiquent-ils?

Le magasinage (54%) constitue toujours l’activité la plus prisée par nos voisins américains en visite dans la province. Elle est suivie, pour de nombreux États, par la visite d’un site historique (41%). La fréquentation de festivals, de foires ou de manifestations culturelles intéresse principalement les touristes originaires de la Californie, du Vermont, du Texas et de l’État de New York. Ceux qui viennent du Maine semblent privilégier les activités sportives et de plein air, ainsi que le ski alpin et la planche à neige. Soulignons enfin l’intérêt des Texans, des Floridiens et des Californiens pour les parcs naturels (voir le graphique 4).

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Quelles régions visitent-ils?

Alors que le nombre d’Américains au Québec a reculé annuellement de 2,7% en moyenne entre 2006 et 2012, certains territoires ont vu leur nombre de touristes diminuer considérablement. C’est le cas des régions de Chaudière-Appalaches (-14%), de la Gaspésie (-13%), de Charlevoix (-11%) et de la Mauricie (-11%), qui ont connu une importante diminution annuelle moyenne sur cette période. Montréal (-1%) et Québec (-6%), qui accueillent un volume considérable de touristes, ont aussi subi une diminution dans les six dernières années. Durant cette période plus difficile, les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean (24%), de Laval (7%), de Lanaudière (6%), de l’Abitibi-Témiscamingue (6%) et du Centre-du-Québec (4%) ont en revanche vu leur nombre de touristes américains augmenter (voir le graphique 5).

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Quand viennent-ils?

En 2012, 39% des touristes américains ont préféré visiter notre province durant l’été

En 2012, 39% des touristes américains ont préféré visiter notre province durant l’été, comparativement à 26% au printemps, 20% à l’automne et 15% en hiver. Une plus forte proportion de touristes originaires du Texas (63%) et de la Pennsylvanie (45%) privilégient la période estivale, l’hiver est quant à lui plutôt prisé par les résidents du Maine (26%), du New Hampshire (20%) et du New Jersey (20%), tandis que les touristes de l’Illinois apprécient la saison automnale (33%) (voir le graphique 6).

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Qui sont-ils?

Alors que 58% des touristes ont plus de 45 ans, certains États présentent une proportion intéressante de touristes de moins de 35 ans: le New Jersey (36%), le Texas (36%) et le Massachusetts (29%). À l’inverse, le Québec semble plus populaire auprès des 55 ans et plus originaires de la Pennsylvanie (49%), de la Californie (46%) et de trois autres États de la Nouvelle-Angleterre (Vermont, 48%; New Hampshire, 47%; Maine, 40%) (voir le graphique 7).

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Quelques caractéristiques de leurs voyages

Alors que les durées de séjour et tailles de groupe moyennes sont restées relativement stables depuis 2006 pour les touristes d’agrément, le marché d’affaires a connu une légère diminution de la taille moyenne de ses groupes, qui est passée de 1,5 à 1,2 sur cette période. Les dépenses moyennes par nuitée sont en légère augmentation pour les touristes d’agrément (+3%) et en diminution pour les voyageurs d’affaires (-3%), depuis 2006 (voir le tableau 2).

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Au vu de ces résultats, comment l’industrie touristique québécoise peut-elle se démarquer auprès du marché américain, et quels segments de marché devrait-elle cibler?

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Marchés géographiques

Portrait des voyageurs d’outre-mer au Québec en 2012

Cette analyse s’appuie notamment sur des données de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada. Elle se concentre sur les visites-province provenant de 13 marchés d’outre-mer d’importance au Québec.

Variation et répartition des voyageurs d’outre-mer

le Québec a accueilli environ 1,1 million de voyageurs d’outre-mer … soit une diminution de 4% par rapport à 2011

En 2012, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) indiquait que le nombre d’arrivées de touristes internationaux a augmenté de près de 4% mondialement. De son côté, le Québec a accueilli environ 1,1 million de voyageurs d’outre-mer (tous buts confondus), soit une diminution de 4% par rapport à 2011 (voir le graphique 1).

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Malgré un recul d’environ 3% en 2012, la France occupe toujours la première place des marchés d’outre-mer du Québec (30%), suivie par le Royaume-Uni (9%), l’Allemagne (6%), la Chine (5%) et la Suisse (4%) (voir le graphique 2).

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Parmi les 13 pays à l’étude, seuls 4 affichent une croissance des arrivées dans la province par rapport à 2011: le Brésil (44%), la Chine (23%), la Belgique (20%) et le Mexique (2%). Outre le marché mexicain, ces segments ont réalisé en 2012 leurs meilleurs résultats des cinq dernières années en nombre de visites-province. Inversement, ce sont les Espagnols (-59%) et les Japonais (-53%) qui enregistrent les plus fortes baisses dans la dernière année.

Les marchés européens en perte de vitesse

Si l’on exclut la Belgique — dont la hausse est principalement attribuable au segment des touristes d’agrément —, le nombre de visites-province provenant des marchés européens a diminué en 2012. C’est notamment le cas de l’Allemagne (-22%), de la France (-3%) et de la Suisse (-3%), qui avaient connu leurs meilleurs résultats des cinq dernières années en 2011. Globalement, les résidents de ces marchés sont affectés par l’incertitude économique qui règne en Europe et sont donc enclins à voyager dans des destinations de proximité.

Les marchés émergents en progression

Après une forte diminution des voyageurs mexicains due à l’imposition d’un visa en 2009, on observe une certaine reprise depuis 2010, qui se traduit par une hausse de 16% des arrivées au Québec. Les Mexicains ont d’ailleurs voyagé plus à l’étranger en 2012 qu’en 2011, ce qui est principalement attribuable à la baisse du taux de chômage et à l’augmentation de la confiance des consommateurs.

Le marché brésilien connaît également une croissance fulgurante au Québec, avec une hausse de 44% du nombre de visites-province en 2012. Ce segment constitue d’ailleurs un marché à fort potentiel, puisque les dépenses moyennes des Brésiliens par visite s’élèvent à 1 226$ (par rapport à 942$ pour la moyenne outre-mer) et la durée moyenne de leur voyage à 12 jours.

Pour sa part, le marché chinois est en constante progression depuis 2008. Le nombre d’arrivées en provenance de la Chine a effectivement plus que triplé sur cette période, passant de quelque 14 000 visites-province en 2008 à plus de 50 000 en 2012 (voir le graphique 3). À titre comparatif, le Canada a enregistré une progression légèrement plus faible sur ce marché, soit 16% sur la même période, alors que les États-Unis ont connu une impressionnante augmentation de 35%, selon l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada.

 

 

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Indicateurs selon le but de voyage

Après deux années de hausse en 2010 et en 2011, tous les segments ont diminué en 2012 (voir le graphique 4). La plus importante baisse concerne les voyages d’agrément (-7%), suivis des visites de parents et d’amis (-1,8%) et des voyages d’affaires (-0,6%).

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Bien qu’ils aient la durée moyenne de visite la plus courte (10 jours), les touristes d’affaires constituent le segment le plus lucratif pour le Québec, avec près de 1 400$ par visite

Environ 46% des touristes d’outre-mer voyagent seuls, alors qu’un touriste sur trois est accompagné d’une personne. Bien qu’ils aient la durée moyenne de visite la plus courte (10 jours), les touristes d’affaires constituent le segment le plus lucratif pour le Québec, avec près de 1 400$ par visite (voir le tableau 1).

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Coup d’œil sur la fréquentation des régions

Sans surprise, ce sont les deux portes d’entrée, Montréal et Québec, qui comptent le plus de visites-province de la part des marchés d’outre-mer. La Capitale nationale a cependant connu une baisse de 11% du nombre d’arrivées de ces touristes depuis 2008, comparativement à une diminution de 2% pour la métropole (voir le graphique 5).

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Ce sont les régions du Centre-du-Québec (88%), du Bas-Saint-Laurent (45%), de la Mauricie (20%), des Cantons-de-l’Est (19%) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (15%) qui ont connu les plus importantes hausses de visiteurs d’outre-mer depuis 2008 (voir le graphique 6). À l’inverse, les plus imposantes baisses ont pu être observées dans les régions de Charlevoix (-42%), de Laval (-23%) et de Lanaudière (-22%).

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La saisonnalité

Outre les Espagnols, qui semblent favoriser le printemps pour venir au Québec, tous les autres marchés européens privilégient la période estivale (voir le graphique 7). Au total, 286 200 voyageurs européens ont parcouru la province au cours de l’été, comparativement à 150 000 au printemps, 108 400 à l’automne et 82 800 en hiver.

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Parmi les marchés non européens, la Chine, le Brésil et le Mexique ciblent principalement la période estivale, alors que les Australiens et les Japonais choisissent davantage le Québec pour la saison automnale (voir le graphique 8).

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Dans un contexte où la concurrence internationale est de plus en plus forte, le Québec doit continuer de se démarquer auprès de certains marchés émergents et, surtout, ne pas négliger ses marchés traditionnels.

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Gestion

L’heure juste sur les changements climatiques pour l’industrie touristique québécoise

Distinguer la météo du climat

Comme dirigeant d’entreprise, vous adaptez-vous à la météo, au climat ou aux deux? La distinction des deux définitions est importante pour bien comprendre le réchauffement thermique actuel (voir la vidéo ci-dessous).

 Source: Chaire de tourisme Transat, entrevue avec Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, 2013.

Les changements climatiques, quant à eux, se résument à une variation significative de la moyenne statistique, de la variabilité de ses propriétés, ou encore de la fréquence, de l’intensité ou de la durée des événements extrêmes pendant une période prolongée (décennie ou plus).

Les impacts climatiques sur les activités touristiques au Québec

Les gestionnaires d’entreprises touristiques du Québec perçoivent déjà plusieurs phénomènes sur leur territoire:

  • l’imprévisibilité et la variabilité des conditions climatiques;
  • la diminution de la saison hivernale et de l’accumulation de neige au sol;
  • l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des vents;
  • la hausse des pluies;
  • l’allongement de la saison estivale.

Pour mieux comprendre les grandes tendances qui se dessinent à moyen et à long terme, Alain Bourque nous expose les impacts climatiques au fil de saisons (voir la vidéo ci-dessous).

 

Source: Chaire de tourisme Transat, entrevue avec Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, 2013.

Statu quo ou adaptation?

Jusqu’ici, aucune planification stratégique ou presque n’a été réalisée quant à l’évolution future du tourisme à l’échelle du Québec dans un contexte de changements climatiques. Toutefois, plusieurs secteurs d’activités ou entreprises touristiques agissent pour s’adapter aux effets associés à la modification du climat. Ces derniers peuvent même se traduire par des occasions d’affaires pour certains. L’adaptation est-elle accessible à toutes les organisations, quelle que soit leur taille? Où se situe le Québec par rapport à ses voisins? La vidéo qui suit nous apporte quelques pistes de réflexion.

 

Source: Chaire de tourisme Transat, entrevue avec Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, 2013.

Après avoir visionné ces vidéos, certains gestionnaires réalisent certainement qu’ils ont déjà fait un premier pas vers l’adaptation. Le partage d’information et la concertation constituent pour l’industrie touristique des éléments clés, pour en assurer sa pérennité. N’hésitez pas à partager vos initiatives dans la boîte de commentaires ci-dessous. 

Des vidéos supplémentaires pour en savoir plus sur le sujet:

Comprendre l’évolution du système climatique jusqu’à aujourd’hui

Comment fonctionnent les outils de prévision climatique?

Au cours des 3 dernières années, 300 intervenants du secteur récréotouristique ont pris part à la première étude sur l’analyse socioéconomique des impacts et de l’adaptation aux changements climatiques de l’industrie touristique au Québec. L’engagement des acteurs issus des secteurs privé et public a grandement contribué à l’avancement des connaissances dans ce domaine.

Ce projet a été réalisé par la Chaire de tourisme Transat, sous la gouverne du consortium Ouranos et en collaboration avec de nombreux partenaires. Les régions des Laurentides et des Cantons-de-l’Est ont été choisies comme terrain d’étude en raison de leur grande diversité d’activités en toutes saisons. Les résultats de cette recherche sont accessibles sur le site de la Chaire de tourisme Transat.

 

Capsules vidéo produites par la Chaire de tourisme Transat, 2013.

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Le tourisme au sein des communautés anglophones du Québec

Afin de contribuer à la reconnaissance du tourisme dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), Industrie Canada a confié à la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM le mandat de brosser un portrait de l’offre touristique des 33 MRC dans lesquelles plus de 5% de la population est anglophone.

Profil touristique des MRC ayant un caractère anglophone

Adapté des travaux du Comité performance de l’industrie touristique, le tableau 1 présente d’abord la répartition des MRC à l’étude, selon leur catégorie.

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Le profil touristique des MRC a ensuite été défini à partir des trois dimensions suivantes:

  • le portrait de l’offre touristique, soit l’hébergement, les produits d’appel et la masse critique d’activités;
  • la performance, soit le volume de touristes et leurs dépenses;
  • les possibilités d’avenir, soit la promotion et les investissements en tourisme, l’économie et la population locale.

Afin que leur potentiel touristique soit établi, un indice composite a été créé par l’attribution d’un poids relatif à chacune de ces dimensions. Les résultats indiquent que près du tiers de ces territoires ont un potentiel touristique élevé ou très élevé (voir le tableau 2).

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Qu’en pensent les associations touristiques régionales?

Une évaluation de l’offre et de la performance touristiques des MRC par les associations touristiques régionales (ATR) concernées a ensuite été réalisée. Les organismes avaient à se prononcer pour chaque MRC de leur territoire sur:

  • les principaux produits et entreprises touristiques;
  • leur potentiel de développement;
  • le diagnostic et la performance touristiques;
  • la place de la communauté anglophone sur le plan touristique.

Selon les ATR consultées, la majorité des MRC à l’étude (24) devraient connaître une croissance touristique au cours des cinq prochaines années. La bonne performance de certains territoires est principalement attribuable à l’offre de produits touristiques de qualité, au caractère unique de leurs ressources naturelles et à la présence de produits d’appel de forte notoriété. La proximité de certains marchés touristiques et la compétence des gestionnaires en place sont aussi garantes de leur succès.

Des entreprises touristiques issues d’initiatives de la communauté anglophone ont pu être identifiées dans plus de la moitié (18) des MRC à l’étude. La majorité d’entre elles travaillent conjointement avec leur ATR respective et contribuent activement au développement touristique de leur MRC. Selon les ATR, les trois principales manières dont les MRC peuvent tirer profit de la présence de leur communauté anglophone en tourisme sont:

  • développer des services de guides dans les deux langues officielles du Canada;
  • miser sur la présence d’une communauté anglophone dans leur promotion hors Québec;
  • cibler de nouveaux segments de marché.

Quelques bonnes pratiques

Dans le but d’alimenter la créativité des chefs de file et des entrepreneurs en tourisme de ces communautés, quatre études de cas sont présentées, chacune dans un contexte régional particulier.

1-   Région métropolitaine: Le Festival international de musique POP Montréal

Événement culturel soutenant les artistes émergents à travers le monde, POP Montréal reflète bien les volets artistique et multiculturel souvent associés à la métropole. Ce festival international de musique encourage la découverte des quartiers de la ville ainsi que la participation citoyenne par le bénévolat. Au fil des années, l’adaptation de sa promotion, le renouvellement de son offre et le développement de partenariats avec des organismes provenant des différentes communautés culturelles de Montréal sont devenus les principaux critères de succès du festival. POP Montréal a aussi développé une application mobile bilingue, en plus d’être très actif sur les médias sociaux dans les deux langues.

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Source: lisiSoft

2-   Pôle urbain: La microbrasserie les Brasseurs du Temps

Située à Gatineau, la microbrasserie les Brasseurs du Temps (BDT) propose un concept qui intègre la gastronomie, la culture et le patrimoine brassicole de la région, grandement lié à l’histoire de la communauté anglophone de la MRC. Que ce soit par le développement de recettes mettant en valeur les produits de la région ou par l’adaptation de son offre culturelle (spectacles et conférences dans les deux langues officielles, musée du patrimoine brassicole), les BDT ont su profiter de la présence des communautés anglophone et francophone des environs. Les gestionnaires font d’ailleurs autant de promotion dans le marché québécois qu’ontarien, en plus de favoriser l’embauche de main-d’œuvre bilingue. 

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Source: Les Brasseurs du Temps

3-   Région centrale: La station de montagne Au Diable Vert

Localisée dans les Cantons-de-l’Est, la station de montagne Au Diable Vert a développé une expérience originale, diversifiée et répondant aux particularités linguistiques de ses clientèles. En effet, en plus de son offre d’hébergement variée et écotouristique (camping rustique, auberge, maison dans les arbres, etc.), l’entreprise propose plusieurs activités d’interprétation guidées dans les deux langues. Les employés se doivent aussi d’être bilingues, afin de faciliter la communication avec leurs partenaires et leurs clientèles.

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Source: Au Diable Vert. Crédit photo: Romy Zeitlinger.

4-     Région périphérique: La communauté anglophone de Grosse-Île (Îles-de-la-Madeleine)

Dans le but de diversifier l’économie et de faire connaître la culture, l’histoire et les ressources naturelles de la communauté anglophone de Grosse-Île, le Conseil des Madelinots anglophones (CAMI) a réalisé un plan de développement touristique. Bien qu’elle soit toujours dans sa phase de mise en œuvre, cette initiative est principalement intéressante en ce qui a trait à la mobilisation de la communauté dans le projet et au nombre de partenaires qui y ont contribué.

Et vous, que pensez-vous de cette démarche? Quel est l’apport de la communauté anglophone de votre territoire, en matière de tourisme?

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Prévisions de croissance pour l’industrie touristique canadienne

Au printemps dernier, le Conference Board du Canada a mis à jour ses estimations et prévisions concernant la fréquentation touristique au Canada dans les provinces et les neuf régions métropolitaines, pour la période 2012-2017. Il s’est penché sur les perspectives de croissance pour le marché domestique d’une part (voyageurs d’affaires et d’agrément), et les marchés internationaux d’autre part (États-Unis et outre-mer).

Une certaine réserve doit être émise à la lecture de ces données, puisque de nombreux facteurs imprévisibles (financiers, climatiques, politiques, sociaux, etc.) influenceront la prise de décision des voyageurs et, donc, la fréquentation réelle.

Les prévisions de croissance sur fond d’incertitude

Selon les estimations du Conference Board, la fréquentation touristique au Canada, tous marchés confondus, a augmenté de 1,6% en 2012 (voir le tableau 1). Cette croissance devrait s’accélérer en 2013 à un taux hypothétique de 1,9%, reflétant la faible confiance des consommateurs et les incertitudes persistantes à propos de l’économie mondiale.

Par conséquent, les prévisions jusqu’en 2017 sont relativement modestes, mais elles se maintiendront grâce à une amélioration attendue de l’économie avec un taux annuel moyen de 2,3%. La firme prévoit que les dépenses touristiques augmenteront plus rapidement que le nombre de voyages, affichant des taux allant jusqu’à 5,3%.

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La croissance fluctuante du marché intérieur

Plus de 113 millions de voyages seront réalisés par les Canadiens en 2013, soit une hausse de 1,8% comparativement à 2012. Cette faible augmentation est due au ralentissement de la croissance des revenus des ménages, à leur endettement et à leurs préoccupations quant aux perspectives d’emploi. Selon des données récentes de l’organisme OAG Aviation, la capacité de sièges sur les vols directs à l’intérieur du pays augmentera de 1% cette année.

La croissance du tourisme d’affaires sera plus forte que celle du tourisme d’agrément jusqu’en 2014, et ralentira à partir de 2015. Ce dernier devrait alors rattraper son retard et ne subir qu’une seule baisse annuelle de son taux en 2016.

La croissance du marché des États-Unis fléchit

Les signes de la reprise économique aux États-Unis ont entraîné une réévaluation à la hausse des prévisions pour 2013. En effet, leur produit intérieur brut devrait croître de 2,5% cette année − alors que les prévisions au dernier trimestre 2012 annonçaient une faible croissance de 0,4% −, et leur taux de chômage est descendu à 7,5% en avril dernier, soit le plus bas enregistré depuis décembre 2008.

Ainsi, ces voyageurs réaliseront près de 13 millions de visites d’au moins une nuit sur le sol canadien, ce qui représente une hausse de 1,8%. Malgré cela, les perspectives de croissance d’ici 2017 sont les plus faibles de toutes.

Parmi les modes de transport utilisés par les voyageurs pour se rendre des États-Unis au Canada, l’avion gagnera en popularité à moyen terme (4,1% de croissance en 2015 et en 2016). À l’inverse, l’automobile séduira un moins grand nombre d’entre eux à court terme (-0,5% en 2013). Par ailleurs, les augmentations anticipées au cours de la période visée ne dépassent pas 0,9%, ce qui s’explique par les prévisions à la hausse du prix des carburants et de la vigueur du dollar canadien à moyen terme.

Le marché d’outre-mer gagne du terrain

Le Conference Board prévoit des hausses allant jusqu’à 4,3% pour le marché d’outre-mer, principalement attribuables aux pays émergents tels que la Chine (+19% en 2014), l’Inde et le Brésil (voir le tableau 2). Ces accroissements atténueront les effets d’un ralentissement de la croissance des marchés européens. Cependant, à partir de 2015, l’amélioration de la situation économique dans la zone euro contribuera à l’augmentation des visites au Canada.

 

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Quelques faits pour le Québec

Le Conference Board prévoit plus de 29 millions de voyages au Québec en 2013, soit une augmentation de 1,4% comparativement aux estimations de 2012. La plus forte hausse est attribuée au marché des États-Unis (1,7%), mais celui d’outre-mer le surpassera à partir de 2014 et ne cessera de croître par la suite.

En 2013, la croissance des voyages d’affaires des Canadiens au Québec affichera son meilleur taux de la période 2012-2017 (3,2%), contrairement à celle des voyages d’agrément, qui plafonnera à 1,5%. La croissance de l’ensemble des marchés s’améliorera sur le long terme (2,6% en 2017), en même temps que la situation économique mondiale.

État des lieux des régions métropolitaines de Montréal et de Québec

Dans la région de Montréal, la croissance des voyages s’annonce meilleure pour les années à venir qu’elle l’était dans un passé proche. L’année 2013 pourrait compter plus de 8,5 millions de voyages, ceux des Canadiens représentant la plus forte augmentation par rapport à 2012. Le marché national regroupe plus de 1,4 million de voyages d’agrément, mais ce sont les déplacements d’affaires qui ont le plus fortement progressé (4,6%). Concernant les prévisions à long terme, les taux de croissance sont à la hausse pour tous les marchés, en raison notamment des célébrations du 375e anniversaire de la ville en 2017.

L’industrie touristique de la région de Québec générera plus de 5 millions de visites en 2013, et sa croissance pour les quatre années suivantes sera stable (entre 1,8 et 2% par année). Les rénovations majeures de l’hôtel Le Château Frontenac et l’ouverture de l’amphithéâtre multifonctionnel pourraient influencer positivement les prévisions à moyen et à long termes.

Les mesures d’austérité mises en place par les différents gouvernements canadiens devraient limiter la croissance du tourisme à court et à moyen termes, mais les prévisions à long terme sont toutefois encourageantes. Au Québec, 2017 sera la seule année de la période de prévision où le taux de croissance de la fréquentation sera plus élevé qu’en Ontario (2,6% comparativement à 2,3%).

Pensez-vous que ces prévisions sont réalistes?

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Produits et activités

Pêche touristique au Québec: des chiffres qui inquiètent

Que ce soit en pourvoirie, en réserve faunique, sur une rivière à saumon ou lors d’une escapade urbaine, le Québec propose une variété d’offres de qualité aux pêcheurs. Pourtant, on constate un certain désintérêt de la part de la clientèle américaine pour ce produit touristique. Voici l’état de la situation des pêcheurs québécois et provenant de l’extérieur de la province.

Les Québécois «mordus» de la pêche

La pêche est un loisir prisé par de nombreux Québécois. Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2013, quelque 14% des 12 ans et plus (955 000 personnes) ont pratiqué la pêche au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Bien qu’il s’agisse en majorité de pêcheurs occasionnels (50% d’entre eux pratiquent la pêche une ou deux fois par année), 190 000 Québécois s’y adonnent plus de 10 fois annuellement (voir le graphique 1). Toutefois, ce segment est plutôt vieillissant: 64% des pêcheurs assidus ont plus de 44 ans.

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Les données PMB de 2013 nous dévoilent également quelques informations sur le profil des pêcheurs québécois:

  • Sept pêcheurs sur dix sont des hommes;
  • 42% sont âgés de 35 à 54 ans, le tiers de 55 ans et plus, et 25% de 12 à 34 ans;
  • Environ un pêcheur sur trois dispose d’un revenu personnel annuel de plus de 50 000$.

Indicateur de la variation de la popularité de l’activité, les données sur les ventes de permis de pêche du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) démontrent que plus de 709 000 permis de pêche ont été vendus aux Québécois en 2012, ce qui représente une augmentation de 3% par rapport à 2002 (voir le graphique 2). L’écart entre les données PMB et celles des ventes de permis pour 2012 peut s’expliquer par le fait que certaines personnes (conjoints, enfants de moins de 18 ans, etc.) ont la possibilité de pêcher en utilisant le permis d’un autre, et aussi parce que certains pratiquent cette activité à l’extérieur de la province. Les résultats démontrent également que, malgré une baisse de 2% des ventes depuis 2009, les quatre dernières années présentent des chiffres records de la décennie écoulée.

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Les pêcheurs non résidents délaissent le Québec

Produit touristique de calibre international pour le Québec, la pêche est cependant un marché de plus en plus concurrentiel. La vente de permis aux pêcheurs non résidents a ainsi connu une baisse de 27% depuis 2002, passant de 63 000 permis vendus cette année-là à quelque 46 000 en 2012 (voir le graphique 3).

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le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011

Les données de Statistique Canada relatives à la pratique de la pêche lors d’un voyage d’un jour ou plus au Québec démontrent que cette diminution est principalement attribuable au marché des États-Unis. En effet, le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011 (voir le graphique 4). Cette baisse a suivi une tendance similaire à celle du nombre total de touristes d’agrément américains ayant visité le Québec sur cette même période. Il est à noter que les données de Statistique Canada correspondent au nombre de visites et peuvent dépasser les chiffres de vente de permis.

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Le marché américain, un potentiel indéniable

Le marché des pêcheurs américains démontre tout de même un potentiel à ne pas négliger lors de la promotion de l’activité. Selon l’Outdoor Recreation Participation Report de 2012, plus de 16% des Américains ont pratiqué la pêche au moins une fois en 2011, ce qui représente un marché de plus de 46 millions de pêcheurs. Une étude de la Commission canadienne du tourisme sur le marché touristique d’agrément des États-Unis réalisée en 2009 indique également que les Américains classent le Canada au premier rang par rapport à la concurrence sur le plan de la chasse et de la pêche. De plus, selon Statistique Canada, les pêcheurs américains sont des voyageurs à haut rendement, c’est-à-dire qu’ils séjournent plus longtemps que l’Américain moyen en visite au pays.

Une initiative afin d’attirer les pêcheurs

Selon une enquête sur les pêcheurs américains au Manitoba réalisée en 2012, ce marché semble accorder davantage d’importance à la quantité de poissons, à la présence de poissons-trophées et à la variété d’espèces sur un territoire qu’à la qualité du service ou au confort de l’hébergement. Afin de mettre de l’avant ses atouts, la province du Manitoba a créé le programme Master Angler Awards. Cette initiative vise la reconnaissance des pêcheurs qui capturent, puis remettent à l’eau des spécimens de différentes espèces. Pour son accomplissement, le touriste se voit ainsi décerner un certificat de reconnaissance et sa photo est publiée en ligne sur le site Web du programme. En plus de contribuer à la conservation de la ressource, cette initiative constitue une occasion pour la province d’exposer la variété des espèces disponibles sur le territoire et de démontrer la présence de poissons-trophées. De plus, cela favorise la pratique de la pêche durable par les résidents et encourage la fidélisation des touristes internationaux. Un programme de reconnaissance pour les jeunes de moins de 12 ans a également été conçu afin de souligner leur première prise de chaque espèce.

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Source : Master Angler Awards

Bien que la qualité de la pêche soit un élément déclencheur dans le choix d’une destination pour les pêcheurs américains, le gestionnaire se doit de tout mettre en œuvre afin d’assurer une expérience de qualité à sa clientèle. Qu’en pensez-vous?