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Marketing

Top 2015 – Marketing sous toutes ses formes

Marketing touristique et territorial 

S’il n’y pas de modèle unique pour la construction de stratégies intégrées d’attractivité, il y a certes des facteurs clés communs comme la nécessité de consulter amplement le milieu et de prévoir des investissements de départ conséquents, d’identifier l’instance porteuse du ballon, de travailler sur un territoire pertinent, de partir de l’identité du territoire, d’interroger toutes les clientèles, de construire une démarche collaborative et une marque partagée.

Une stratégie de marketing territorial repose sur la création et l’adoption d’un positionnement et d’une image visuelle. La marque véhicule un message général qui peut se décliner selon les secteurs d’activité. L’Alsace offre un bon exemple (voir l’image). L’icône et les différents signes sont utilisés par les grandes instances touristiques, mais également par une multitude d’entreprises.

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Pour découvrir comment le marketing selon une approche territoriale a mené certaines autres destinations comme Berlin, Amsterdam, Barcelone, le Michigan et Lyon à rehausser leur efficacité et leur performance, lisez cette analyse.

Le storytelling, allié de la campagne marketing

Devant une clientèle de plus en plus connectée, assaillie de toutes sortes de publicités, et qui recherche des expériences de voyage authentiques et engageantes, les entreprises touristiques tentent de susciter un sentiment de proximité avec les voyageurs. Le storytelling, qui consiste à faire le récit d’une expérience à fort pouvoir de séduction, peut s’avérer un excellent moyen de communiquer l’expérience de la marque et de tisser des liens entre l’entreprise et sa clientèle. Il permet aussi d’humaniser la marque et de présenter les valeurs de l’entreprise. Le contenu développé peut prendre plusieurs formes (vidéos, textes, photos, etc.) et peut être diffusé sur différentes plateformes (médias sociaux, blogues, etc.).

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Source : Germany Travel

Découvrez ici des exemples inspirants pour tenter d’utiliser cette technique dans votre approche marketing.

Le résident : un client à ne pas négliger

Cette analyse présente trois exemples d’intégration des résidents dans l’activité touristique. Tout d’abord Rouen, avec son Agenda, mise sur le foisonnement d’activités à tout moment de l’année pour impliquer les habitants dans l’accueil des touristes et les transformer en clients, tout en bonifiant l’offre d’événements. Cette centrale de réservation contient des centaines de propositions, la plupart offertes par des habitants et des entreprises de Rouen qui ne sont pas nécessairement liés au tourisme.

Le département des Yvelines, qui fait partie de la région Île-de-France, mise sur la valorisation du cadre de vie des habitants et par le fait même de l’expérience touristique. Le comité départemental du tourisme anime la communauté locale et lui fait connaître les attraits et les saveurs locales pour qu’elle contribue à l’accueil des visiteurs. On la tient également bien informée à l’aide de microsites spécialisés et d’un bulletin mensuel qui explique aux résidents ce qui se passe dans le département.

Pour lire le 3e exemple, rendez-vous ici.

Encourager les touristes à voir plus loin que la ville

Pendant que le tourisme urbain gagne en popularité, plusieurs gestionnaires de destinations à travers le monde élaborent des stratégies et des actions de marketing afin d’augmenter la fréquentation de leurs régions. C’est le cas de Visit Britain qui vise à positionner neuf régions de la Grande-Bretagne parmi les lieux incontournables à découvrir. Pour ce faire, elle travaille entre autres avec des porte-parole clés. Quant à Visit Philadelphia, il incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur 15 petites municipalités entourant la métropole. Aux États-Unis, l’organisme Memphis Area Association of Government (MAAG) a lancé une campagne qui vise à accroître la fréquentation des 4 comtés des environs de Memphis. Elle incite les visiteurs de la maison d’Elvis Presley à sortir de Graceland pour aller au-delà de la ville. Voyez dans cette analyse comment elles s’y sont prises concrètement pour convaincre les visiteurs qu’un petit séjour à la campagne vaut bien le détour.

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Source : Visit Philly

Quand les événements façonnent l’image de la destination

En plus de constituer des attraits touristiques, les festivals et les événements dynamisent l’offre d’une destination, peuvent en prolonger la saison et ils favorisent aussi les rencontres entre voyageurs et résidents, une composante de plus en plus recherchée par les touristes. Un événement bien promu exerce une influence sur l’image du lieu où il se déroule. Des chercheurs évaluent la place qu’occupent les événements dans le branding d’une destination et proposent des façons d’accentuer les maillages entre les deux types d’organisations. Découvrez l’exemple d’Édimbourg, en Écosse, et plus près de nous, celui de l’Abitibi-Témiscamingue, qui voit son image et son identité se transformer grâce à des événements culturels inusités par leur thème ou leur envergure. Pour tous les détails, cliquez ici.

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Source: edinburghfestivalcity.com

Pour la suite…

N’hésitez pas à consulter la section « Thématique » de notre site Web pour y dénicher d’autres analyses sur le marketing touristique, ou sur l’une ou l’autre de nos 12 thématiques. Bonne lecture!

 

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

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Produits et activités

Virées campagnardes : des offres bien adaptées

Bien se connaître

Une récente étude menée par Atout France définit la campagne comme étant « tout ce qui n’est ni mer, ni montagne, ni villes ». La campagne peut présenter des atouts naturels, patrimoniaux et culturels. Il peut s’agir de destinations touristiques à maturité ou en émergence, de territoires situés à proximité d’une ville ou éloignés. Ces différences font que toutes les destinations campagnardes ne peuvent se donner la même vocation touristique. L’étude détermine trois vocations distinctes, ainsi que les conditions requises pour faire partie de chacune de ces catégories.

  • Loisirs : Une région située à environ 30 minutes d’une aire urbaine de taille moyenne présentant de beaux paysages préservés et au moins un site touristique modeste ou de loisirs.
  • Excursions : Ces territoires sont généralement situés à moins de 1 h 30 d’une ville plus importante, et sont bien desservis par les moyens de transport. Les paysages sont aussi de qualité et l’offre touristique compte un attrait d’une certaine envergure ou quelques-uns de plus petite taille.
  • Séjours : Dans ces régions, l’offre touristique est bien développée, l’hébergement est diversifié et le nombre de lits offerts est élevé. Les paysages sont esthétiques et accessibles aux touristes à vélo ou par des routes touristiques, et ils comptent des points de vue aménagés.

Il importe de déterminer le type de vocation touristique du territoire et d’en effectuer le développement et la promotion en conséquence. 

Au-delà de cette typologie, la campagne réfère aussi à un imaginaire où priment un environnement naturel, des paysages préservés, un rythme de vie plus calme, l’authenticité, le patrimoine ainsi que des images plus précises comme les villages, les champs et les produits du terroir. Il suffit de trouver les façons dont la région campagnarde peut « contribuer à renforcer l’attractivité de la destination dans son ensemble », que ce soit par le développement de l’offre, l’accueil et l’animation, ou encore par le marketing.

Le défi à relever pour les promoteurs du tourisme à la campagne est de combattre la peur de l’ennui éprouvée par les touristes

Le défi à relever pour les promoteurs du tourisme à la campagne est de combattre la peur de l’ennui éprouvée par les touristes, qu’elle soit justifiée ou non. Les familles sont d’ailleurs plus susceptibles que les autres visiteurs de ressentir cette inquiétude.

Rappelons que toute région n’a pas la vocation pour devenir une destination touristique. Pour y arriver, la reconnaissance venant des clients, une identité forte ainsi que des moyens et des compétences pour en faire la promotion doivent être conjugués. La campagne joue davantage un rôle complémentaire dans l’offre touristique.

Plus d’expériences que d’activités structurées

 Contrairement à d’autres catégories de destinations, on n’associe pas la campagne à la pratique d’activités précises ou encore à des offres touristiques structurées. En France, il s’agirait d’ailleurs du type de séjour comportant le moins d’activités (voir le graphique 1).

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Source : Atout France, SDT 2013.

Cela ne signifie pourtant pas que les séjours ne comprennent pas d’activités. Les touristes aiment profiter d’activités ou de services qui n’ont pas été conçus précisément pour eux (attraits naturels, commerces locaux, fêtes de village, patrimoine, routes bucoliques, etc.). On parle davantage d’expériences. 

Entre les multiples routes thématiques, les lieux agrotouristiques, les parcs naturels, les voies cyclables, les parcours avec audioguides et une variété infinie d’attraits, les exemples mettant en valeur l’expérience campagnarde sont nombreux. En voici quelques-uns. 

Se doter d’un positionnement distinctif

La région de Bécancour (Centre-du-Québec) se positionne avantageusement dans le créneau de l’équitation avec son offre comportant plus de 100 kilomètres de sentiers de randonnée équestre sillonnant des milieux variés. La Ferme du Joual Vair ainsi que le Parc régional de la rivière Gentilly, avec son camping équestre, consolident le positionnement et enrichissent l’offre de la région. Le camping offre des emplacements avec boxes ou des enclos pour les propriétaires de chevaux.

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Source : Parc régional de la rivière Gentilly 

Donner accès au patrimoine religieux

Une application mobile, Patrimoine en marche, permet de découvrir 18 églises et chapelles rurales situées dans le département du Vaucluse, en Provence. Un code QR placé à l’entrée des bâtiments renvoie à une visite à 360 degrés de l’intérieur des lieux avec la possibilité de cliquer sur des points d’intérêt pour visualiser les fiches détaillées d’œuvres particulières. Comme le contenu est aussi hébergé sur un site Web adaptatif, il est aussi possible d’y accéder à partir d’une carte de la région ou par la liste des œuvres décrites. Ces lieux étant parfois fermés aux visiteurs, l’application leur permet d’enrichir leur tournée campagnarde en tout temps.

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Source : Patrimoine en marche

Activités gratuites avec séjour de deux nuits et plus

La région de la Haute Forêt Noire (Hochschwarzwald) en Allemagne distribue une carte pour tout séjour d’au moins deux nuitées passé dans l’un de ses établissements hôteliers. Elle donne accès à plus de 70 activités gratuites de loisirs (parcs d’attractions, musées, golf, piscines, etc.) ou de mobilité (location de vélos, véhicules électriques). Cette initiative audacieuse est financée par une redevance versée par les hôteliers aux partenaires offrant un accès gratuit à leurs attraits. Les gestionnaires d’hébergement y trouvent leur compte par l’augmentation de leur achalandage et la prolongation de la durée du séjour des touristes. Plusieurs régions allemandes ont emboîté le pas et proposent des cartes offrant des réductions sur les activités du territoire.

 

Connaissez-vous des exemples de territoires qui ont développé une approche en respect avec leur vocation et complémentaire à la destination globale?

 

Source de l’image à la une : freeimages.com / Stephanie Berghaeuser

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Transport

Transportez-vous vers la nature

Considérant que l’accessibilité est déterminante quant à la fréquentation d’une destination, plusieurs projets liés au transport ont vu le jour ces dernières années pour faciliter la venue de visiteurs sans voiture. Bien que le défi soit considérable pour assurer la rentabilité d’un service alternatif de transport, on remarque que la création de partenariats stratégiques, l’engagement des autorités locales ou régionales, la participation d’entreprises privées, une promotion rigoureuse et la participation citoyenne peuvent contribuer au succès de ces initiatives.

Rendre les parcs nationaux accessibles – l’exemple de ParkBus

Au départ de Toronto ou d’Ottawa, la navette ParkBus fait le relais entre la ville et plusieurs parcs nationaux et provinciaux de l’Ontario. Ce service instauré en 2010 par des amateurs de plein air connaît un franc succès; les deux porteurs du projet ont d’ailleurs reçu le prix « Jeune entrepreneur en tourisme » décerné par Parcs Canada aux Grands Prix du tourisme canadien en 2014. L’organisme à but non lucratif compte des dizaines de bénévoles et d’importants partenaires tels que Mountain Equipment Co-op, Ontario Nature, Parcs Ontario, Parcs Canada et la Fondation Trillium de l’Ontario, qui soutiennent financièrement l’organisme et contribuent à en effectuer la promotion.

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Source : ParkBus

Les utilisateurs du service ont accès aux navettes à partir de plusieurs points centraux et stations de métro. Alors que certains feront un aller-retour d’une journée, d’autres allongeront leur séjour en nature en prenant un aller simple ou en réservant leur place de retour à une date ultérieure.

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Source : ParkBus

Donner accès à la montagne – l’exemple de Mountain Wilderness

En France, l’association de protection de la montagne, Mountain Wilderness, travaille depuis 2007 à améliorer la mobilité en territoire montagnard. Elle encourage les amateurs de plein air à utiliser des modes de transport écologiques pour se rendre à destination.

Sa collection de publications « 10 idées de sorties en montagne sans voiture » propose des moyens de transport alternatifs (navettes, autobus, train) pour effectuer une courte sortie ou un plus long périple d’aventure à la montagne. Son portail Changer d’approche permet aux membres de partager leurs expériences et de suggérer des itinéraires. À ce jour, le site en recense plus de 15 000, et tous ne nécessitent pas la voiture.

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Source : Mountain Wilderness

Offrir des liaisons vers les campagnes – l’exemple de la Nouvelle-Zélande

Plusieurs compagnies d’autobus néo-zélandaises telles que Intercity offrent des billets de type « hop-on hop-off », qui permettent aux voyageurs de visiter le pays en entier à leur propre rythme en leur donnant accès à une multitude d’itinéraires. Certains s’adressent plus particulièrement aux touristes d’aventure qui désirent sortir des sentiers battus, aux backpackers qui veulent profiter de leur déplacement pour rencontrer d’autres voyageurs, ou simplement à tout individu souhaitant visiter les campagnes et les villages plus reculés sans devoir prendre le volant.

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Pour agrandir la carte, cliquez ici.

Source : intercity.co.nz

Mobilité à destination

Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité.

Une fois que le voyageur qui circule sans voiture se trouve sur place, chaque kilomètre compte. Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité. Par exemple, au Québec, dans les Cantons-de-l’Est, Mont Sutton offre un service de navette gratuit qui circule du village à la montagne, en passant par plusieurs lieux d’hébergement.

Proposer la location de moyens de transport autres que la voiture, notamment à l’entrée d’une municipalité, à proximité d’une gare ou d’un arrêt d’autobus représente une autre solution de mobilité. En France, plusieurs compagnies de location de vélos, telles que DispoVélo, offrent même un service de livraison. Un voyageur peut ainsi éviter d’effectuer un déplacement pour prendre possession d’un vélo loué ou en remettre un.

Faciliter la planification

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides.

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides. En Grande-Bretagne, l’organisme à but non lucratif Traveline facilite la planification des déplacements des voyageurs vers les régions grâce à son site et à son application mobile. Né d’un partenariat entre les compagnies de transport locales et nationales, Traveline centralise les informations permettant d’établir un itinéraire de voyage en région sans voiture. En intégrant divers modes de transport tels que l’autobus, le train, la marche, de même que les traversiers ou les tramways, les utilisateurs peuvent combiner plus d’un moyen de transport pour se rendre à destination sans perdre de temps à trouver les horaires et les informations pratiques à propos de chacun.

Enfin, pour qu’un voyageur ait envie de se déplacer sans voiture, il faut qu’un système de transport alternatif soit efficace, fiable, simple à utiliser et qu’il offre une expérience de qualité.

 

Source de l’image à la une: Parkbus

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Produits et activités

Le mycotourisme émerge au Québec

Le mycotourisme est une activité du secteur de l’écotourisme ou du récréotourisme, qui repose sur l’exploitation de la ressource fongique forestière. Au cours des dix dernières années, un pas de géant a été franchi dans la mise en valeur des champignons forestiers comestibles. Il s’agit d’une tendance très forte en Europe; l’activité se révèle fort lucrative. En Espagne, dans la seule région de Castilla y Léon, la cueillette de champignons sauvages et le mycotourisme représentent une filière de plus de 60 millions d’euros annuellement. Aujourd’hui, 54 % des hébergements de la région affirment accueillir des mycotouristes, tandis que 52 % des restaurants des alentours mettent ce produit à l’honneur dans leurs menus.

De la balade épicurienne à l’assiette : le vrai goût du terroir

Il s’agit d’une tendance très forte en Europe; l’activité se révèle fort lucrative

Cette activité champêtre par excellence se décline en d’aussi simples plaisirs que ceux d’être en forêt, d’identifier les champignons, mais aussi les arbres et les fleurs, de les toucher puis de les sentir. Ces nouvelles découvertes favorisent la convivialité et la bonne entente entre les participants, et la fierté d’avoir cueilli ses propres champignons pour les déguster le soir même semble émaner de chaque sortie. « Luxe, calme et volupté » illustrent d’ailleurs parfaitement l’expérience haut de gamme que le Four Seasons Resort à Vail, dans le Colorado, propose à ses clients lors de cette sortie sensorielle tout-terrain. La balade est guidée par un expert en mycologie; la pause casse-croûte prend la forme d’un vin, fromage et prosciutto, et la journée se termine par un cours de cuisine avant de se rendre au restaurant gastronomique de l’hôtel.

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Source : news.yahoo.com

Produits à la fois populaires mais surtout très raffinés depuis quelques années, les champignons sont en vogue dans les plus grands restaurants. Les touristes à la recherche d’une activité éducative et de plaisirs gourmands trouveront leur bonheur à l’Hotel Palazzo Di Valli à Sienne, au Long Beach Lodge Resort à Tofino ou encore au restaurant étoilé Xesc Fonda dans les Pyrénées espagnoles (voir la vidéo du chef Francesc Rovira, ainsi que les photos ci-dessous).

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Source : theplanetd.com

Une activité à fort potentiel pour les zones rurales

La promotion de la cueillette locale de champignons comestibles s’avère prometteuse pour les retombées économiques et la valorisation du territoire. D’ailleurs, le tourisme mycologique est maintenant considéré comme une source incontournable de revenu et d’emploi dans le milieu rural espagnol. Un portail Web est même entièrement dédié aux amateurs. N’en déplaise aux passionnés qui gardent souvent jalousement leurs informations, ici tout est public : lieux de bonnes récoltes, espèces, conditions météorologiques des derniers jours, restaurants et hébergements recommandés, marchés locaux, etc.

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Source : micocyl.es

Chaque municipalité est à même d’offrir un produit unique en fonction de ses atouts. Que cette activité soit gastronomique, d’interprétation, d’éducation ou de découverte, celle-ci peut bonifier l’offre existante et stimuler l’achalandage touristique. Kamouraska, au Québec, s’est inscrit dans cette optique de valorisation de la ressource mycologique.

De belles randonnées en forêt, dégustation à la clé, sont offertes au public, et un premier festival a même été organisé du 4 au 6 septembre dernier (voir vidéo).

À quelles clientèles s’adresser?

La cueillette de champignons peut être jumelée à d’autres activités de plein air telles que le camping, la randonnée ou le vélo. Elle est pratiquée en famille, en groupe ou en solitaire, avec ou sans guide et s’adresse aux visiteurs de courte ou de longue durée, de même qu’à la population locale.

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Source : leplacoteux.com

 Structurer son offre

En s’appuyant sur des infrastructures locales existantes comme des restaurants et des lieux d’hébergement, des excursions peuvent être organisées et s’intégrer à une offre de forfait incluant le coucher, la cueillette et la dégustation. Si l’activité exige peu de matériel, elle nécessite en revanche d’être encadrée par un spécialiste qui apprendra aux clients à reconnaître les espèces comestibles.

Les destinations comme le Grand Domaine Bagnoles de l’Orne, la Lozère ou l’Ontario offrent différentes expériences dans un même forfait. L’Ontario combine par exemple l’observation des étoiles, la chasse aux champignons, des découvertes pittoresques et une descente nocturne en tyrolienne.

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Sources : Bagnoles de l’Orne et Ontario

Pour les férus de mycologie, l’entreprise mycoTours offre des expéditions sur mesure dans les Rocheuses du Colorado, tandis que l’agence de voyages On The Road Experience propose de parcourir en une semaine la région du Yunnan, en Chine.

Québec : des trésors dans nos forêts

le Québec prend doucement conscience de son eldorado et de son potentiel touristique

Activité aussi naturelle que pêcher ou chasser en Amérique du Nord, ramasser des champignons sauvages fait partie des habitudes ancrées dans la culture comme en Russie, en Chine ou en France. Avec un territoire aussi grand, le Québec prend doucement conscience de son eldorado et de son potentiel touristique. André Fortin, mycologue, prédit que « d’ici une dizaine d’années, l’impact économique des champignons forestiers pourrait atteindre 100 millions de dollars au Québec, avec toutes les retombées qui découlent de l’industrie du tourisme et de la restauration ». Marie-France Gévry, spécialiste en foresterie, estime de son côté que « faire une cueillette de champignons avec 20 personnes qui paient chacune 50 $ pour vivre cette expérience peut être beaucoup plus payant que les champignons eux-mêmes ». Un créneau que certains ont flairé depuis longtemps comme MycoSylva, la Seigneurie du Triton, la Mycoboutique et le parc régional Massif du Sud, alors que la Mauricie en fait depuis peu la promotion.

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Source : mycomauricie.com

Chanterelle, morille, champignon homard, pied-de-mouton, bolet, armillaire ventrue, marasme des oréades, retenez bien ces noms, ils attirent beaucoup les Européens, sans oublier le matsutake, dont la clientèle asiatique raffole. Il y a un immense potentiel à développer, alors exit la mycophobie, et place au mycotourisme!

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Tourisme durable

L’aménagement durable dans les petites municipalités

Le concept du développement durable ratisse large et peut décourager des petites municipalités qui sont confrontées, comme les grandes sinon plus, à des défis financiers et humains. Faces à ces multiples enjeux, les petites collectivités doivent choisir leurs axes de travail : certaines d’entre elles favorisent l’aménagement durable. Même si sa vocation première n’est pas d’être touristique, l’aménagement durable peut améliorer l’expérience des visiteurs et générer une image positive de la ville, quand il ne devient pas une attraction en soi.

Encourager la mobilité douce

Selon un classement réalisé par l’International City/County Management Association (ICMA) en 2012, les sentiers cyclables et pédestres constituaient les éléments les plus fréquemment adoptés dans le cadre d’une politique de développement durable dans les villes de moins de moins 25 000 habitants aux États-Unis, derrière le recyclage.

En Virginie, Ranson, une municipalité de 4000 habitants, a franchi un grand pas vers la durabilité, notamment en créant des corridors verts, tandis que Rosemary Beach, en Floride, a effectué une reconversion complète de son espace urbain et littoral en zone piétonne et cyclable.

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Source : Organic Gardening

Certaines villes se démarquent grâce à des projets innovants. Aux Pays-Bas, Nuenen a créé une piste cyclable phosphorescente qui s’illumine la nuit grâce à l’énergie solaire emmagasinée pendant la journée. En plus d’être écologique, cette infrastructure devient un clin d’œil à l’œuvre La nuit étoilée de l’artiste Vincent Van Gogh, natif de la région.

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Source : Ipnoze.com

Pour sa part, la ville chinoise de Liupanshui a entrepris une large opération de mise en valeur des berges de la rivière Shuicheng. Des sentiers piétons spectaculaires ont été aménagés et des espaces verts ont été créés afin de régénérer les écosystèmes. En plus de réduire les problèmes liés à la pollution et aux inondations, ce projet s’inscrivait dans une reconquête de l’espace périurbain.

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Source : Arch daily

Rendre sa ville plus verte

Le verdissement contribue à réduire les îlots de chaleur et à rendre la ville plus agréable à vivre. À Saint-Égrève, dans les Alpes françaises, on a limité la pollution visuelle et harmonisé l’environnement paysager par la mise en place d’un toit vert sur le centre artistique communautaire. À Normal, dans l’Illinois, l’Uptown Circle, un rond point vert, vise à récupérer les eaux de pluie, réduire des problèmes liés au trafic; il est également devenu un lieu de rassemblement.

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Sources : Inhabitat.com et SustainableCitiesCollective

Investir des espaces existants ou inutilisés

Tirer profit des ressources déjà existantes.

Il ne s’agit pas tant de créer de nouvelles infrastructures, mais plutôt de tirer profit des ressources déjà existantes.

Des villes font ainsi appel à l’imagination de créateurs pour rentabiliser certains espaces qui ne sont pas utilisés ou dont le potentiel est sous-exploité. C’est le cas en Suisse, où l’on a expérimenté la culture d’algues le long d’un réseau routier. Les algues produites dans des tubes grâce à l’énergie solaire servent ensuite à produire du biocarburant ou des cosmétiques. Cet aménagement, initié par le groupe The Cloud Collective dans le cadre du festival Genève, villes et champs, a créé la surprise auprès des visiteurs.

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Source : Kollectif.net

Les coûts de rénovation trop élevés de la piscine de Lenggries, en Allemagne, ont incité la commune à aménager une baignade écologique à partir de l’ancien bassin. Ce dernier a été équipé d’une zone de régénération, d’un filtre à plantes, de passerelles en bois et d’un plongeoir. Depuis les transformations, le nombre de visiteurs de la piscine a largement augmenté.

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Source : baigne-ecologique.com

Uzerche, une commune française du Limousin, a prévu de garder un espace naturel préservé près du centre-ville, dans le but d’observer des animaux sauvages.

Un projet accepté et acceptable!

Des outils existent pour orienter les démarches et se fixer des objectifs. Au Québec, la précédente stratégie gouvernementale de développement durable a récemment été actualisée pour laisser place à celle de 2015-2020, tandis que des outils comme l’Agenda 21 local accompagnent aussi les municipalités dans leur cheminement vers la durabilité.

Comme pour bon nombre de projets, l’aménagement durable urbain connaît le succès en partie grâce à la cohésion communautaire et à de solides partenariats avec les services, les entreprises, les organisations à but non lucratif, les institutions éducatives et les citoyens. La concertation et la mutualisation des moyens permettent une cohérence et une efficacité accrues. L’implication et le consentement de la population locale assurent l’intégration physique et sociale du projet au sein du paysage de la ville. La création d’une identité autour d’un aménagement peut même lui permettre de devenir un attrait touristique.

Effectuer une transition progressive.

Prendre un virage durable demande du temps et de l’énergie. Il est donc préférable d’effectuer une transition progressive.

Commencer par des améliorations visibles peut permettre de légitimer, d’encourager et de pérenniser les efforts. Par ailleurs, des programmes adaptés peuvent récompenser les petites villes et accroître leur visibilité. La commission européenne a lancé en 2015 le European Green Leaf, un concours qui reconnaît les meilleures pratiques en développement durable dans les villes de moindre envergure.

 

Source image à la Une: Arch daily

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Marketing

Encourager les touristes à voir plus loin que la ville

Un individu qui effectue un court séjour en ville aura peu tendance à vouloir en sortir. Par contre, qu’en est-il de ceux qui ont prévu un plus long voyage ou qui n’en sont pas à leur première visite? Plusieurs gestionnaires de destinations à travers le monde se penchent sur cette question et élaborent des stratégies et des actions de marketing afin d’augmenter la fréquentation de leurs régions.

 

Countryside is GREAT

L’organisme britannique de promotion de la destination (DMO) Visit Britain lançait en janvier 2015 la campagne Countryside is GREAT. Les actions de marketing, qui seront réalisées sur trois ans, visent à positionner les régions de la Grande-Bretagne parmi les lieux incontournables à découvrir. En plus de vouloir augmenter le nombre de visiteurs à l’extérieur de ses grands centres urbains, Visit Britain souhaite générer des retombées économiques d’un peu plus de 130 millions de dollars canadiens et créer 1296 nouveaux emplois d’ici 2018.

Au cours de la première année, neuf régions seront mises à l’avant-scène auprès des marchés américains et allemands. Ces choix stratégiques, basés sur des recherches réalisées en amont, devraient coûter près de 5,5 millions de dollars canadiens en promotion. En plus de déployer des publicités imprimées et électroniques, des campagnes sur les médias sociaux, des actions de relations publiques et de relations d’affaires, Visit Britain travaille étroitement avec des porte-parole clés et divers partenaires, dont les offices de tourisme, les parcs nationaux, le Canal and River Trust et Hertz Cars.

À travers différents ambassadeurs, Countryside is GREAT met en valeur la culture moderne, la haute cuisine, l’hébergement de classe mondiale et les magnifiques paysages britanniques.

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Source : Visit Britain

Towns of the Philadelphia Countryside

Towns of the Philadelphia Countryside incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur les régions entourant la métropole.

Le DMO Visit Philadelphia encourage les résidents et les visiteurs de Philadelphie à découvrir 15 petites municipalités situées dans 5 comtés en périphérie de la ville. Issue d’un partenariat public-privé, la campagne Towns of the Philadelphia Countryside incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur les régions entourant la métropole.

Pour faire partie de la campagne, les municipalités devaient répondre aux critères suivants :

  • être accessibles et se trouver à moins d’une heure en voiture ou en train de Philadelphie;
  • être dotées d’une rue principale animée et de commerces dynamiques;
  • offrir des services de restauration et d’hébergement, ainsi qu’une grande variété d’activités culturelles et de plein air;
  • jouir d’un passé historique;
  • posséder une équipe de marketing qui fait déjà la promotion de la municipalité.

Afin d’amplifier les messages promotionnels des petites municipalités, le site Web de la campagne de marketing est hébergé sur le portail de Visit Philadelphia. On y trouve entre autres des itinéraires, des cartes interactives, des photos et des descriptions de ce qu’on peut voir et faire dans les comtés. Le DMO utilise également son blogue, particulièrement populaire auprès des Philadelphiens, pour promouvoir l’offre culturelle, sportive et culinaire de la région. Sur les médias sociaux, des tactiques stratégiques ont été élaborées sur Facebook, Instagram et Twitter; les abonnés peuvent suivre le mot-clic #phillytowns.

Hors ligne, plusieurs petites campagnes ont été menées depuis mai 2014 et continueront tout au long du printemps 2015. Le public visé par ces placements publicitaires se compose d’amateurs de voyage, de culture, de plein air et de gastronomie et provient de la grande région métropolitaine de Philadelphie, de New York, du nord du New Jersey et de Washington DC.

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Source : Visit Philly

West Tennessee Day Trippin’

Des voyageurs de partout à travers le monde se rendent dans le Tennessee. Une forte majorité s’arrête à Memphis afin de visiter Graceland, la fameuse résidence ayant appartenu à Elvis Presley. Cependant, peu d’entre eux vont au-delà de la ville; les régions ne bénéficient donc pas du passage de ses touristes. 

Cinq ans ont été accordés à l’organisme Memphis Area Association of Government (MAAG) afin de concevoir, réaliser et promouvoir la campagne West Tennessee Day Trippin’. Les objectifs du projet consistent à :

  • attirer l’attention des visiteurs de la métropole et trouver un moyen de prolonger leur séjour;
  • accroître la fréquentation des comtés Shelby, Fayette, Tipton et Lauderdale et faire en sorte que les excursionnistes en provenance de Memphis y génèrent des retombées économiques;
  • stimuler les petites entreprises locales et encourager l’entrepreneuriat dans ces quatre régions rurales.

 Parmi les actions entreprises de 2011 à 2016, mentionnons :

  • la création d’une image de marque forte et viable sur plusieurs années;
  • la production de capsules vidéo mettant en valeur 25 attraits et événements, ainsi que la diffusion stratégique de celles-ci;
  • le développement de circuits en autocar, les Day Trippin’ Bus Tours;
  • le placement publicitaire de la campagne dans des magazines, des journaux, sur les médias sociaux et à l’aéroport international du comté Memphis-Shelby.

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Source : West Tennessee Day Trippin’

Bien que les villes soient le point d’arrivée de milliers de touristes internationaux, elles n’ont pas à constituer leur seul lieu de voyage. Comment convaincre ces visiteurs qu’un petit séjour à la campagne vaut bien le détour?

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Produits et activités

Le tourisme à la ferme

Lorsqu’on imagine un voyage, on ne pense généralement pas à des tâches comme le ramassage des œufs frais pour le déjeuner ou la traite des vaches. Pourtant, des offres de séjours à la ferme prennent forme, et avec des composantes allant de l’implication dans les tâches quotidiennes de la ferme à des visites guidées, en passant par des randonnées ou la fabrication de produits du terroir, chacun peut y trouver son compte. Contrairement à l’offre du réseau mondial Worldwide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) (lire aussi Vous avez dit WOOFing?), qui implique un engagement bénévole auprès de fermes biologiques en échange d’un lieu où dormir, celle des séjours à la ferme peut inclure du travail en plus des activités de découverte et de l’hébergement, mais ce n’est qu’une option parmi d’autres.

Qu’entend-on par tourisme à la ferme ?

composante du tourisme rural qui se vit au sein de fermes actives. L’environnement de travail fait partie du produit

Le tourisme à la ferme est une composante du tourisme rural qui se vit au sein de fermes actives. L’environnement de travail fait partie du produit. Ce secteur inclut toute entreprise d’hébergement ou tout attrait situé sur une exploitation agricole. Au-delà de l’hébergement, l’offre peut inclure :

  • un centre d’accueil, un musée,
  • un magasin de produits ou d’artisanat,
  • des visites guidées ou des sentiers,
  • des visites éducatives,
  • des activités d’autocueillette, d’équitation, de pêche, etc.

Pour qu’une entreprise soit considérée comme agrotouristique, elle doit être gérée par son propriétaire, un producteur agricole. Le tourisme est donc une activité complémentaire. Au Québec, l’organisme Terroir et Saveurs est très dynamique dans ses activités d’encadrement et de promotion des exploitants œuvrant en agrotourisme et en tourisme gourmand. Voici quelques exemples de bonnes pratiques ailleurs dans le monde. 

Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier  

le tourisme peut être une façon de varier les revenus

Les agriculteurs ont parfois de la difficulté à vivre de leur production. Sans être une panacée, le tourisme peut être une façon de varier les revenus en proposant aux voyageurs une expérience authentique, proche de la nature et de la culture locale. Le propriétaire de la ferme peut adapter son offre en fonction des caractéristiques et des spécificités de l’établissement et de ce qu’on y produit (lire aussi Être éleveur d’émeus ou gestionnaire touristique? Les deux), sans compter qu’un séjour en milieu rural répond bien aux préoccupations d’une population de plus en plus curieuse de connaître l’origine des aliments qu’elle consomme régulièrement.

Des fermes douillettes 

Fini le confort rudimentaire de la ferme : une version plus luxueuse, conjuguant rusticité, art de vivre et confort, est désormais disponible. En Grande-Bretagne, aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, le réseau Feather Down Farms offre aux visiteurs la possibilité de séjourner dans des tentes spacieuses de style glamping pouvant accueillir jusqu’à six personnes. À l’intérieur, on trouve un décor authentique de la vie rurale d’antan. Chaque ferme du réseau propose des activités et services qui correspondent à sa réalité. Un garde-manger regorgeant de produits locaux, souvent originaires de la ferme hôte, est mis à la disposition des clients qui souhaitent cuisiner, et les visiteurs sont invités à participer activement aux travaux ou à être des observateurs occasionnels, selon leur désir.

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Source : Feather Down Farms

Eat, Stay, Farm

Au Vermont, en plus de la vente de ses produits, la ferme Green Mountain Girls offre l’hébergement et des activités de découverte. De la simple visite des installations aux exercices pratiques, les visiteurs ne manquent pas d’occasions d’en apprendre davantage sur les réalités agricoles.

Son programme « Agriculteur en formation » dure de quelques heures à plusieurs jours, pendant lesquels les voyageurs peuvent aider les agriculteurs dans leurs travaux quotidiens en s’occupant des animaux, des produits maraîchers et de la ferme. On y propose également la traite de la chèvre et la possibilité de fabriquer son propre fromage.

Vivre au rythme des cow-boys

Plus connue dans l’ouest des États-Unis et du Canada, l’expérience western des ranchs offre aux visiteurs la possibilité de vivre comme un cow-boy. Dans ce marché de niche, trois types de ranchs accueillent les vacanciers :

  • Le ranch classique est centré autour du cheval, on y propose des activités d’équitation, de pêche et de randonnée ainsi que des feux de camp;
  • Le ranch de travail propose à ses clients de devenir de véritables cow-boys le temps d’un séjour en participant au regroupement du bétail et aux travaux de l’établissement. Par définition, une partie des revenus du ranch de travail doit provenir d’activités d’élevage.
  • Le ranch de villégiature (resort ranch) est chic et peut inclure des infrastructures comme un spa ou un golf ainsi que des repas gastronomiques.

Situé dans les Rocheuses du Colorado, près de Denver, le Devil’s Thumb Ranch Resort & Spa est un exemple parfait de ranch de de villégiature. Avec ces 6 000 acres, il offre un hébergement rustique et luxueux, des plats raffinés et un spa. Au-delà des activités équestres typiques de ces établissements, une variété d’activités de plein air sont proposées été comme hiver (ski de fond, raquette, équitation, pêche, randonnée, tyrolienne, etc.). Une grange réaménagée sert de salle de réception pouvant accueillir 350 personnes.

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Source : Devil’s Thumb Ranch Resort & Spa

Au Québec, le nombre d’entreprises agrotouristiques est en essor. Il est passé de 534 en 2005 à 837 en 2012, ce qui représente environ 3 % de l’ensemble des entreprises agricoles. Les activités comme les journées Portes ouvertes sur les fermes du Québec contribuent à accroître la visibilité des fermes des environs et à sensibiliser la population à leur réalité. Le tourisme à la ferme représente donc pour bon nombre d’établissements une occasion de diversifier leurs activités autrement que par la vente de produits du terroir et de mettre davantage en vedette les paysages ruraux, la nourriture locale et le savoir-faire traditionnel.

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Produits et activités

Rendre son âme à la rue principale

Des programmes structurants

Citoyens, commerçants et élus cherchent à redonner à la rue principale son utilité première d’espace de communication et de rencontre, tandis que les professionnels du tourisme y voient une occasion d’attirer les visiteurs hors des axes routiers principaux.

L’organisme national de bienfaisance Héritage Canada La Fiducie nationale (HCFN) a conçu le programme Rues principales afin d’aider les municipalités à revitaliser durablement leur centre-ville. À l’échelle du Québec, la Fondation Rues principales poursuit le même objectif en favorisant la concertation du milieu.

En portant un regard nouveau sur les richesses de l’environnement à développer, ces deux organismes proposent de tisser des partenariats à long terme entre les différentes parties prenantes. D’un point de vue touristique, l’idée est de faire de ces villages plus que des lieux de passage, mais aussi des espaces de rencontres authentiques avec la population locale et des occasions d’acheter des produits régionaux.

Miser sur les bâtiments symboliques

Le magasin général

À L’Anse-à-Beaufils, le Magasin général Robin, Jones and Whitman propose des expositions et des visites animées par des acteurs qui mettent en scène le quotidien des Gaspésiens du 19e siècle et témoignent du rôle central tenu par les magasins généraux dans la communauté rurale.

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Source: Photographe Cosmos

Le Magasin général Lebrun de Maskinongé n’est pas situé au cœur du village, mais il présente la particularité d’abriter une salle de spectacle à l’ambiance intimiste où les artistes en vogue se succèdent. Le magasin joue la carte de la nostalgie avec ses bonbons anciens, son décor artisanal et sa boutique de Noël.

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Source: Magasin général Lebrun

Ces nouvelles utilisations des magasins généraux les replacent au centre de la dynamique villageoise, permettent une immersion au cœur de l’histoire rurale du Québec et conjuguent patrimoine et considérations pratiques.

La gare

Points de contact avec l’extérieur, les gares des municipalités régionales tiennent une place essentielle dans la dynamique économique et sont souvent classées comme monuments patrimoniaux. En 2014, à la suite d’une entente avec VIA Rail, la ville de La Tuque a acheté sa gare ainsi que celle du village voisin, Parent, pour la somme symbolique de 1$.

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Source: Ici Radio-Canada

La démarche a permis de conserver des bâtiments emblématiques, mais aussi d’y intégrer une structure d’information touristique pour mieux accueillir les visiteurs. Le projet fait suite à une revendication des résidents qui cherchent à dynamiser leur centre-ville par le tourisme tout en facilitant l’accès de leur territoire aux voyageurs.

Les marchés

Traditionnellement, le jour du marché assure une fonction sociale autant qu’alimentaire. Il constitue une occasion de rencontre entre les locaux et les gens de passage. Actuellement, le retour du marché sur la place publique permet de rétablir le commerce de proximité et de valoriser les produits régionaux et artisanaux.

Construit sur un ancien terrain vague, le Marché Dorval, dans cette municipalité, d’abord été un événement temporaire. Vu le succès du projet, un architecte local a construit une structure permanente qui s’harmonise avec les autres bâtiments de la ville. Avec ses kiosques de fleurs, de fruits, de légumes et de produits du terroir, le Marché Dorval embellit la rue principale et dynamise l’économie.

Depuis 2007, les marchés de Noël Joliette-Lanaudière proposent des kiosques de produits du terroir et artisanaux, une maison du père Noël, des animations pour petits et grands, des démonstrations de métiers anciens ainsi qu’un spectacle son et lumière. Les marchés attirent de nombreux touristes de l’extérieur, au plus grand plaisir des commerçants locaux qui connaissent ainsi une seconde saison touristique à une période moins achalandée. Véritable succès, l’initiative est répertoriée parmi les événements d’intérêt sur le site Web du Chemin du Roy.

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Source: Facebook

En plus de favoriser les échanges sociaux et de dynamiser l’économie, la mise en valeur des zones clés de la rue principale, témoin de la culture locale, s’insère de façon cohérente dans le développement des routes touristiques (Chemin du Roy, Route du Paysan, etc.). En effet, des rues principales embellies constituent des points d’intérêt qui valent la peine qu’on s’écarte des grands axes routiers pour suivre les chemins secondaires.

Histoires d’antan et communications d’aujourd’hui

Les succès de revitalisation des rues principales véhiculent une image rassurante pour les investisseurs et positive pour les touristes. Aussi, rien ne vaut une bonne stratégie de communication pour les tenir informés!

Bien que la localité d’Indian Head, en Saskatchewan, compte moins de 2000 habitants, les artisans de sa revitalisation sont particulièrement fiers de leurs réalisations. Les projets achevés et en cours sont affichés sur un site Web, et la page Facebook Indian Head Main Street Revitalization assure une fonction de babillard municipal, communautaire et touristique où sont annoncés les festivals et événements, les jours de marché, les nouvelles de la chambre de commerce et les occasions d’affaires.

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Source: Indian Head Main Street Revitalization

À Contrecœur, des initiatives similaires ont été mises en place. En plus de faire office de centre d’information, le site Web de Rues principales Contrecœur présente les partenaires engagés dans la revitalisation du centre-ville, annonce des formations destinées aux entrepreneurs et affiche diverses campagnes d’incitation à la consommation locale.

 

En rendant son âme d’antan à la rue principale, les acteurs du développement touristique et régional assurent une meilleure répartition des visiteurs sur le territoire, augmentent le sentiment d’appartenance des communautés locales et, par un effet domino, participent à un renouveau économique des milieux ruraux. Avez-vous d’autres exemples de revitalisation réussie?

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Marketing

Escale d’autoroute

En Californie, le Wine Coast Country a élaboré un itinéraire visant à promouvoir les secrets les mieux gardés à proximité de l’autoroute 1, entre les villes de Los Angeles et de San Francisco. Diffusée en ligne sur le site Highway 1 Discovery Route, la carte répertorie dix municipalités d’intérêt et vise à aider le voyageur à organiser un séjour de quelques jours dans la région.

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Source: Wine Coast Country

Pour faciliter la planification du voyage, on affiche clairement les endroits où se loger, se nourrir, faire des activités et se divertir, et ce, pour chaque petite ville.

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Source: Wine Coast Country

En plus de son site Internet, l’organisme Wine Coast Country est présent et surtout très actif sur les médias sociaux, où plusieurs conseils, informations et photos inspirantes invitent les voyageurs à s’arrêter dans la région. Est-ce que cette campagne suffira pour convaincre les automobilistes en vacances à y demeurer quelques jours?

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Tourisme durable

Nouveau départ: des villes qui se réinventent

Lorsqu’une municipalité se développe autour d’une industrie et que celle-ci bascule, c’est toute la communauté qui chavire. Les catastrophes naturelles forcent aussi des collectivités à se prendre en main. Voici des exemples de villes qui ont reconstruit ou réaménagé les lieux afin de stimuler le renouveau et la fierté des résidents, et de mieux se positionner sur le plan touristique.

Après les chantiers navals, la culture

Bombardée durant la deuxième guerre mondiale puis mal rénovée, Nantes a été meurtrie au cours de son histoire. Dans les années 1980, elle perd sa principale industrie, les chantiers navals. Les friches industrielles ont orné le territoire jusqu’à récemment. L’élection d’un nouveau maire, en 1989, amène un nouveau dynamisme, une vision: miser sur la culture pour raviver l’esprit de cette ville, pour l’animer à nouveau. Des interventions pour concrétiser ce projet sont alors mises en branle. En voici quelques unes:

  • L’ancienne usine des biscuits LU est recyclée en centre d’art atypique. Le lieu unique abrite des salles de spectacle et d’exposition, et également un bar, un restaurant, une garderie et une boutique, entre autres.
  • On rénove le château des ducs de Bretagne en musée d’histoire.
  • La troupe de théâtre de rue de renommée mondiale, Royal de Luxe, anime le centre-ville par de nombreuses manifestations artistiques.
  • Des artistes créent des œuvres sur les anciens chantiers navals: Les Machines de l’île.
  • Un festival nocturne alternatif est mis sur pied, le Festival des Allumées (1990-1995).
  • On réalise un parcours d’art contemporain en plein air sur les berges de la Loire dans le cadre de la biennale d’art contemporain appelée l’Estuaire; des œuvres temporaires et pérennes y figurent.

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Source: Les machines de l’Ile Nantes – Photo: Jean-Dominique Billaud

En 2007, l’organisme Le voyage à Nantes est créé dans le but de développer le tourisme culturel. Il élabore notamment un parcours dans la ville à suivre grâce à un marquage au sol, pour faire découvrir l’offre culturelle et patrimoniale aux visiteurs. Nantes développe au fil des années une image culturelle très forte, en France ainsi qu’en Europe. Toutes ces initiatives portent leurs fruits, puisque non seulement elles améliorent la qualité de vie des citoyens, mais elles attirent des touristes.

Todmorden mise sur l’agriculture urbaine

La petite ville anglaise de Todmorden, qui compte quelque 15 000 habitants, peinait à surmonter la récente crise économique. Les commerces fermaient les uns après les autres, la valeur des maisons déclinait et de plus en plus de résidents devaient sortir de la région pour se chercher du travail. Le climat général était plutôt morose. Lassés d’attendre une aide gouvernementale pour relancer l’économie, des citoyens ont développé un projet expérimental au potentiel rassembleur, puisque basé sur un besoin commun à tous: la nourriture.

Aujourd’hui, la rue principale regorge de potagers. Les écoles ont les leurs; le poste de police, la bibliothèque, l’hôpital et l’hôtel de ville aussi. L’école secondaire aura son centre aquaponique, qui combine la culture de légumes et l’élevage de poissons. Les aînés offrent des formations aux plus jeunes sur la fabrication de confitures et de conserves. Des amitiés se créent et les échanges de connaissances vont au-delà de la nourriture. Un dynamisme nouveau anime désormais la petite communauté.

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale. Des artisans de Todmorden créent de nouveaux produits qui se distinguent à l’échelle internationale, comme des fromages et de la saucisse de haute qualité. Les restaurateurs et les commerçants affirment qu’ils bénéficient eux aussi du phénomène. L’objectif ultime du programme Incredible Edible est de rendre Todmorden autosuffisante en matière d’alimentation d’ici 2018. La vidéo ci-dessous (en anglais) explique le concept et illustre le virage entrepris par cette petite ville du nord de l’Angleterre.

Source: Vimeo

Ce mouvement est bien en phase avec les préoccupations actuelles. Les touristes s’intéressent à ces initiatives et sont interpellés par la découverte de milieux de vie novateurs et empreints d’une vision. L’office de tourisme propose d’ailleurs de découvrir Todmorden par la route verte (Green-Route – voir l’image ci-dessous), un circuit balisé qui relie les sites de production locale.

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Source: Incredible Todmorden

Greensburg reconstruit «LEED»

On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED par habitant au monde!

En mai 2007, une petite ville (moins de 800 habitants) du Kansas est démolie à 95% par l’une des tornades les plus dévastatrices qu’ont connues les États-Unis. Après la tempête, la communauté prend la décision de reconstruire de façon durable. On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) par habitant au monde! Le virage vers un développement plus durable a eu un effet d’entraînement sur l’ensemble de la collectivité. Les bâtiments municipaux, des industries, des commerces et même des résidences sont certifiés selon la norme environnementale LEED.

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Greensburg, 12 jours après le passage de la tornade – Source: FEMA

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La reconstruction – Source: Greensburgks

Des touristes viennent spécifiquement visiter Greensburg pour découvrir ses installations vertes. L’office de tourisme et d’autres organismes locaux ont d’ailleurs développé des outils pour ces visiteurs, tels qu’un guide de la ville qui met de l’avant les efforts en développement durable réalisés à la suite de la tornade. Le GreenTour, une initiative de l’organisme Greensburg GreenTown, présente chacun des principaux bâtiments et leurs particularités durables à l’aide de symboles, illustrés ci-dessous.

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Source: Greensburg Green Town

De beaux projets au Québec

Les inondations de 2007 en Gaspésie ont rudement éprouvé la petite communauté de Rivière-au-Renard. De plus, la «Capitale des pêches» du Québec souffre aujourd’hui de la décroissance des activités de pêche commerciale. La municipalité compte néanmoins miser sur cette appellation pour se positionner sur le plan touristique et se refaire une beauté. Dans cette optique, le Groupe IBI/DAA a soumis un projet d’aménagement à la Corporation de développement de Rivière-au-Renard, un plan qui a d’ailleurs remporté un prix d’excellence de l’Association des architectes paysagistes du Canada (voir l’image ci-dessous). La Ville de Gaspé, dont fait partie Rivière-au-Renard, doit maintenant trouver le financement de 16 millions de dollars pour réaliser ce plan.

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Source: AAPC CSLA

Le centre-ville de Lac-Mégantic doit être reconstruit à la suite de la catastrophe ferroviaire de juillet 2013. Des projets sont en développement et l’attractivité touristique semble figurer parmi les objectifs. Souhaitons que ce renouvellement se réalise autour d’une vision rassembleuse qui permettra de panser les profondes blessures tout en offrant un nouveau départ.

Image à la une: © Arthur Edwards pour Incredible Edible Todmorden