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Produits et activités

Profil des touristes culinaires

World Food Travel Association (WFTA) a mené une enquête de février à avril 2016 auprès de 2527 voyageurs d’agrément résidant dans dix pays différents pour mieux comprendre le paysage du tourisme culinaire et le profil de ses adhérents. Ces pays sont l’Australie, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Irlande, le Mexique, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les résultats permettent de tirer plusieurs observations, mais ne sont néanmoins pas représentatifs de la population mondiale (voir la note méthodologique au bas de cette analyse).

La WFTA définit les touristes culinaires ainsi : des touristes d’agrément ayant d’une part participé à des expériences uniques et mémorables liées à la nourriture ou aux boissons lors d’un récent voyage et pour qui d’autre part, ces activités sont une motivation principale dans le choix d’une destination. Quelque 49 % des répondants sondés correspondent à cette définition.

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Bien que la plupart des voyageurs d’agrément participent à des activités gourmandes, les touristes culinaires se distinguent également par les caractéristiques suivantes :

  • Plus enclins à dépenser pour des activités culinaires ;
  • Participent à une plus grande variété d’activités en général, notamment le magasinage, la vie nocturne, les festivals et les événements sportifs ;
  • Réalisent plus de voyages ;
  • Les touristes culinaires américains dépensent quotidiennement 123 dollars américains, en comparaison à 80 dollars pour les autres répondants. Ces gourmets déboursent environ 48 % de plus par voyage que les autres voyageurs d’agrément.
  • La génération X et les milléniaux peuvent être définis comme des touristes culinaires dans une plus grande proportion que les baby-boomers (52 % versus 42 %) et sont davantage « engagés  » : ils participent à plus d’activités gourmandes et estiment que la gastronomie est particulièrement importante lors de leurs voyages.

Activités culinaires : multiples et répétées

Les sorties mémorables au restaurant représentent les principales activités culinaires pratiquées. Souvent en milieu urbain, les camions de cuisine de rue ou les kiosques sont aussi populaires, particulièrement auprès des touristes culinaires. Il est cependant intéressant de noter que les activités plutôt rurales, telles que la visite de marchés fermiers, de foires agricoles, de fermes ou de vergers ainsi que de vignobles ou routes des vins sont aussi des activités prisées.

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Le nombre moyen de types d’activités culinaires auxquelles les répondants ont participé est de 3,8. Celles-ci peuvent avoir été pratiquées plus d’une fois. Quelque 44 % des touristes culinaires ont pratiqué cinq activités ou plus au cours des deux dernières années.

Autres informations concernant les activités :

  • Près des trois quarts (71 %) des touristes d’agrément ont fréquenté un restaurant servant une cuisine locale ou régionale ;
  • Pendant leurs voyages, 70 % des voyageurs ont acheté des produits culinaires ou des boissons qu’ils ont rapportés chez eux.

Facteurs de motivation

Les activités culinaires les plus susceptibles de motiver un voyage sont les dégustations de produits locaux, la visite d’un restaurant célèbre, la participation à un festival culinaire, de bière ou de vin ou encore à un tour guidé.

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Outre ces activités, les sources d’information ayant le plus contribué à motiver la visite d’une destination, d’un restaurant ou d’une attraction culinaire sont les amis (71 %), les sites de commentaires (51 %), les émissions télévisées sur la gastronomie (46 %), les magazines ou journaux (46 %) et les partages à propos de nourriture ou de boissons sur les médias sociaux (43 %).

Engagés et informés

Les touristes culinaires sont plus « engagés  » sur les médias sociaux et enclins à partager leurs expériences.

  • Les trois quarts (74 %) d’entre eux prennent des photos de plats et de nourriture, durant au moins la moitié de leur voyage (60 % pour l’ensemble des répondants) ;
  • La même proportion (74 %) partage ses expériences de voyages sur les médias sociaux pour au moins la moitié de leur voyage (voyageurs d’agrément, 61 %).

Les touristes culinaires s’informent et cherchent des recommandations dans des proportions plus importantes que l’ensemble des répondants.

  • Consultation de sites de commentaires (78 % versus 67 %);
  • Information auprès des concierges et des employés d’hôtel (76 % versus 66 %);
  • Recommandations d’amis, de la famille ou de collègues (89 % versus 81 %).

Un intérêt qui prend de l’ampleur

La culture du tourisme culinaire grandit. Chez l’ensemble des répondants (tous les touristes d’agrément), 59 % affirment que la nourriture et les boissons sont plus importantes lors de voyages qu’il y a cinq ans. Cette proportion est de 73 % pour le segment des voyageurs gourmands. À cette question, on note des écarts significatifs selon le pays d’origine : 90 % des répondants chinois, 80 % des Indiens et 74 % des Mexicains considèrent les activités culinaires plus importantes qu’il y a cinq ans.

Les expériences gourmandes sont également importantes lors de voyages d’affaires pour 60 % de l’ensemble des répondants et 75 % des voyageurs culinaires. Les Chinois, les Indiens, les Mexicains, les Espagnols et les Américains y accordent une importance plus grande que les autres marchés de l’étude.

Le tourisme gourmand n’est plus une niche au Québec non plus (lire : Le tourisme gourmand au Québec prend du galon) et l’avenir semble très prometteur. Votre table est-elle mise pour bien les attirer et les satisfaire ?

note_methodologique_tourisme_culinaireSource de l’image à la une : Pexels.com

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les adeptes de la raquette et de la marche hivernale?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs, dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs, a été réalisé.

Parmi les adultes québécois, 16 % s’adonnent à la raquette, 25 % à la marche hivernale et 40 % font de la randonnée en dehors de l’hiver. Un profil des randonneurs québécois (hors hiver) a été publié précédemment. La présente analyse se penche plutôt sur les deux premiers segments : les raquetteurs et les marcheurs en hiver.

La rando, hiver comme été

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, une majorité d’adeptes de la raquette en font moins de six fois par année. C’est aussi le cas des marcheurs en hiver, mais ces derniers comptent aussi une forte proportion d’habitués, qui en font plus de 20 fois par année (22 %). À titre de comparaison, la fréquence de la pratique de la marche en hiver est assez similaire à celle en dehors de l’hiver.

La majorite des adeptes de la raquette en font moins de six fois par annee

Seuls ou en couples

La raquette et la marche hivernale se pratiquent surtout en couple (35 % et 33 % respectivement). Mais les marcheurs sont plus solitaires (38 %) que ne le sont les raquetteurs (20 %). Ces derniers choisissent aussi d’en faire entre amis (21 %), plus que ne le font les marcheurs (14 %). Dans le cas de la raquette comme de la marche hivernale, les hommes en font plus seuls alors que les femmes sont plus enclines à en faire en famille.

Pour la nature et parce que c’est gratuit et accessible

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette, et ce, pour 80 % des adeptes.

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette

Les deux tiers, environ, en font parce que c’est gratuit et accessible ainsi que pour admirer les paysages. Dans le cas de la marche hivernale, c’est d’abord l’accessibilité de l’activité et le fait qu’elle soit sans frais qui motivent sa pratique (voir le graphique 2).

L'attrait de la nature et du plein air est la premiere motivation a pratiquer la raquette

Soulignons que le quart des hommes qui pratiquent la raquette sont motivés par des excursions en montagne. Les femmes sont plus stimulées que les hommes à faire de la raquette pour garder la forme ou pour prendre du temps pour soi ou avec des proches.

Surtout dans leur propre région

Pour la suite de l’analyse, les randonneurs en raquettes et les marcheurs hivernaux sont regroupés pour être présentés sous un seul profil.

La région de Montréal constitue le lieu de pratique mentionné par la plus forte proportion de raquetteurs et de randonneurs hivernaux. Il s’agit donc ici de randonnées dans de grands parcs urbains. Suivent les Laurentides, la région de Québec, la Montérégie puis des Cantons-de-l’Est (voir le graphique 3). À noter que les randonneurs font de la marche hivernale et de la raquette principalement dans leur région de résidence.

La region de Montreal est le lieu de pratique important

Planifié la veille ou le jour même

La plupart (81 %) des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour même de l’activité. Quelque 16 % organisent leur sortie de deux à sept jours à l’avance; seulement 3 % le font plus d’une semaine à l’avance (voir le graphique 4). Les randonneurs de 35 à 54 ans ont plus tendance que les autres à planifier leur excursion de 2 à 3 jours à l’avance alors que les randonneurs de 55 ans et plus, les retraités et les célibataires sans enfants sont plus enclins à prendre la décision de partir le jour même.

La plupart des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour meme

Des randonnées d’une heure ou moins, de calibre débutant

Plus de la moitié des raquetteurs et des randonneurs hivernaux affirment effectuer habituellement des randonnées de moins d’une heure. Un peu moins du tiers y consacrent de 1 à 2 heures. La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins. Néanmoins, les jeunes de 18 à 34 ans font davantage de randonnées de 4 à 5 kilomètres que les autres, et ceux de 35 à 44 ans font des sorties de 2 à 3 heures en plus forte proportion.

La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins

La majorité des randonneurs préfèrent les fins de semaine des mois de décembre à février pour la pratique de la raquette et de la marche hivernale. Plus de la moitié recherchent des sentiers de calibre débutant, 60 % parmi les femmes, mais une forte proportion de randonneurs hivernaux (42 %) souhaitent des randonnées de niveau intermédiaire. Seulement 5 % recherchent des randonnées de niveau avancé ou expert; c’est le cas surtout parmi les jeunes de 18 à 34 ans.

Dépenser pour l’équipement et le transport

Questionnés à propos de leur plus récente excursion, les raquetteurs et les marcheurs hivernaux ont surtout dépensé pour l’achat d’équipement (dont les vêtements) et le transport. Seulement 3 % des raquetteurs et des randonneurs hivernaux ont déboursé une somme pour louer de l’équipement ou pour de l’hébergement lors de cette sortie (voir le tableau 1).

Les raquetteurs et les marcheurs hivernaux depensent surtout pour l'achat d'equipement et le transport

Aspects à privilégier

Les trois quarts des raquetteurs et des marcheurs hivernaux ont considéré la beauté des paysages comme important ou très important comme critère de choix lors de leur dernière randonnée. Par ailleurs, la plupart des randonneurs sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience globale de randonnée hivernale.

Un croisement entre les critères de sélection et le niveau de satisfaction des randonneurs fait ressortir cinq aspects à améliorer ou, du moins, à privilégier par les gestionnaires de sentiers :

  • la diversité de la faune et de la flore;
  • l’étendue du réseau de sentiers;
  • la qualité de l’enneigement;
  • la qualité des sentiers;
  • le niveau d’achalandage, la tranquillité des lieux.

Image à la une: ©Pexels

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Marketing

Une région dans un conteneur

Sur le plan touristique, les atouts de l’État du Minnesota sont méconnus et la destination souffre d’une image négative : une région froide où l’hiver se prolonge parfois jusqu’en été… Pour changer cette perception, l’organisme Explore Minnesota Tourism et l’agence Colle+McVoy ont conçu deux représentations de lieux iconiques de l’État dans des conteneurs de transport qui ont été dévoilés sur la place publique à Chicago, Denver et Kansas City.

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Source : Explore Minnesota Tourism

Les gens étaient invités à prendre place dans l’une de ces mises en scène et à se photographier pour ensuite partager leurs photos sur les médias sociaux avec le mot-clic #OnlyinMN. L’appellation de ces conteneurs MNstagram Booths, s’inspirait de la populaire plateforme de partage de photos Instagram. La vidéo suivante illustre le concept.

La campagne, bien que modeste, a permis de changer la perception de la destination en générant quelque 1,25 million de vues sur les médias sociaux. Tourisme Montréal a déjà réalisé une initiative semblable, il y a quelques années, notamment dans la ville de New York. On peut très bien imaginer une région québécoise faire de même à Montréal et à Québec…

Image à la une : © Explore Minnesota Tourism

 

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Produits et activités Tourisme durable

Tourisme et petites municipalités – rétrospective

De petites municipalités misent sur le tourisme…

Le développement touristique des villages et des petites villes connaît un essor grâce à l’engagement des citoyens, des municipalités, de divers organismes et d’investisseurs privés. C’est le cas de la municipalité de Saint-Camille en Estrie qui a pu mener à bien le projet de reconversion de son église en salle multifonctionnelle, grâce à la coopérative Destination Saint-Camille qui regroupe sept entreprises de la région. Quant à Saint-Jean-Port-Joli, c’est l’action citoyenne, particulièrement celle de ses nombreux artistes et artisans, qui est au cœur du renouveau de la destination avec son projet Saint-Jean-Port-Joli, village créatif, qui propose onze choix d’ateliers visant à augmenter la durée de séjour des visiteurs. Pour en savoir plus : Les petites municipalités québécoises misent sur le tourisme.

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Source : Destination Sainte-Camille

… et sur l’aménagement durable

L’aménagement durable peut améliorer l’expérience des visiteurs et transmettre une image positive de la ville, quand il ne devient pas une attraction en soi. Cela se traduit par le développement d’une mobilité douce, par la création de sentiers cyclables et pédestres, par le verdissement, qui contribue à réduire les îlots de chaleur et à rendre la ville plus agréable à vivre, ou encore par des investissements dans des espaces existants ou inutilisés comme c’est le cas en Suisse, où l’on a expérimenté la culture d’algues le long d’un réseau routier. Cet aménagement, initié dans le cadre du festival Genève, villes et champs, a créé la surprise auprès des visiteurs. Comme pour bon nombre de projets, l’aménagement durable urbain a du succès en partie grâce à la cohésion communautaire et à de solides partenariats avec les services, les entreprises, les organisations à but non lucratif, les institutions éducatives et les citoyens. Pour en savoir plus, lire : L’aménagement durable dans les petites municipalités.

… et sur leur rue principale

Cette artère essentielle à la vie citoyenne et au développement touristique régional bénéficie parfois de programmes structurants comme celui de la Fondation Rues principales, qui vise à aider les municipalités à revitaliser durablement leur centre-ville. D’un point de vue touristique, l’idée est de faire de ces villages plus que des lieux de passage, mais aussi des espaces de rencontres authentiques avec la population locale, où les occasions d’acheter des produits régionaux se multiplient. Pour ce faire, certaines artères misent sur leurs bâtiments symboliques tels le magasin général, la gare ou les marchés. La mise en valeur des zones clés de la rue principale, témoin de la culture locale, s’insère également de façon cohérente dans le développement des routes touristiques (Chemin du Roy, Route du Paysan, etc.), assure une meilleure répartition des visiteurs sur le territoire et augmente le sentiment d’appartenance des communautés locales. Extrait de : Rendre son âme à la rue principale.

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Source : Magasin général Le Brun

… et sur l’agrotourisme

Le tourisme gourmand hors des grands centres urbains favorise le développement économique des milieux ruraux, entre autres, par la promotion de la gastronomie locale. De plus en plus de régions rurales organisent donc leur offre agricole et culinaire pour courtiser les visiteurs. C’est le cas des intervenants danois (petites entreprises agroalimentaires, restaurants, hôtels, organisations de promotion touristique et gouvernements) qui ont choisi de miser sur une « nouvelle cuisine nordique » faite de produits frais et locaux, mise en vedette notamment par le célèbre restaurant copenhaguois Noma. D’autres, comme l’Appalachian Regional Commission et le Tourism Council, qui comprend des représentants de 13 États américains de la région des Appalaches, ont mis sur pied la campagne Bon Appétit! Bon Appalachia! dans le but de valoriser les producteurs locaux les plus dynamiques. Ces destinations gourmandes sont localisables sur une carte interactive. Découvrez d’autres exemples ici : La campagne courtise les foodies.

… et sur la mise en valeur de leurs attraits naturels

La mise en lumière des attraits touristiques, plus spécifiquement dans les espaces naturels, a le pouvoir d’attirer les visiteurs en très grand nombre. Au-delà du simple éclairage de ces lieux pour maintenir l’achalandage, l’ajout d’une expérience de divertissement, artistique ou encore historique est un facteur d’attractivité et de différenciation. Au Québec, plusieurs parcs organisent depuis longtemps des randonnées nocturnes sur des sentiers illuminés. L’une de ces initiatives a su se démarquer récemment, en devenant une véritable attraction touristique reconnue internationalement. Il s’agit de Foresta Lumina, une installation nocturne signée Moment Factory, s’apparentant à un spectacle, au Parc de la Gorge de Coaticook dans les Cantons-de-l’Est. La mise en lumière de parcours nocturnes peut constituer un axe majeur d’une démarche de valorisation d’un espace nature initiée par un exploitant d’attrait touristique ou une municipalité et ajoute ainsi un élément de différenciation à la région touristique.  

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                                                Source : Foresta Lumina                                                                                                             

… et sur la promotion

Plusieurs gestionnaires de destinations à travers le monde élaborent des stratégies et des actions de marketing afin d’augmenter la fréquentation de leurs régions. Visit Britain, par exemple, lançait en janvier 2015 la campagne triennale Countryside is GREAT qui vise à positionner les régions de la Grande-Bretagne parmi les lieux incontournables à découvrir. À travers différents ambassadeurs, Countryside is GREAT met en valeur la culture moderne, la fine cuisine, l’hébergement de classe mondiale et les magnifiques paysages britanniques. Quant à Visit Philadelphia et ses partenaires, ils encouragent les résidents et les visiteurs de Philadelphie à découvrir 15 petites municipalités situées dans 5 comtés en périphérie de la ville avec la campagne Towns of the Philadelphia Countryside. Pour en apprendre davantage sur ces campagnes et d’autres promotions, lisez : Encourager les touristes à voir plus loin que la ville.

 Et vous? Sur quoi misez-vous pour développer votre petite municipalité?

Source de l’image à la une : @istockphoto

 

 

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Produits et activités

Le tourisme gourmand au Québec prend du galon

Du 16 au 18 novembre dernier se tenait le 1er Grand rendez-vous en agrotourisme et tourisme gourmand à Victoriaville. L’événement a accueilli 160 intervenants et exploitants provenant de toutes les régions du Québec. Il s’agissait d’une initiative de l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec, Terroir et Saveurs.

Denis Brisebois, directeur de Lemay Stratégies, a présenté les résultats d’une enquête sur les retombées économiques et l’importance de l’agrotourisme et du tourisme gourmand au Québec. Le bilan : 25,9 millions de visites en 2015 ! De ce nombre, 43 % proviennent de clientèles touristiques. Cela représente une moyenne de 14000 visites-personne par année pour les 789 producteurs agrotouristiques et les 1052 exploitants œuvrant en tourisme gourmand.

infographie agrotourisme

Source : Lemay Stratégies

Le tourisme gourmand peut désormais être abordé comme un produit d’appel ayant un excellent potentiel d’exportation.

Quatre entreprises d’ici qui ne se tournent pas les pouces

La Maison Lavande, à Saint-Eustache dans les Basses-Laurentides, exploite un créneau unique dans la région. Depuis les débuts de la lavanderaie en 2006, le couple d’entrepreneurs a grandement diversifié ses activités, explique Nancie Ferron, copropriétaire. Au cours des dernières années, il y a eu la création d’une vaste gamme de produits cosmétiques (plus de 70 produits pour le corps, la maison et même pour les animaux) ainsi que des créations gourmandes.

Plus récemment, l’entreprise a déployé des boutiques d’allées dans quelques centres commerciaux, lui permettant de rejoindre une plus large clientèle. Avec son site Web transactionnel et au goût du jour ainsi qu’une présence active sur les médias sociaux — un employé à temps plein s’y dédie — La Maison Lavande a rajeuni sa clientèle.

la maison lavande boutique

Source : La Maison Lavande

En juillet 2016, l’entreprise de livraison de petits déjeuners à domicile Oatbox a tenu son événement Silver Spoon Collective sur le site de La Maison Lavande. Les influenceurs invités ont contribué à développer la notoriété et la réputation de l’entreprise.

L’Auberge des Glacis, à l’Islet dans Chaudière-Appalaches, est non seulement fière de mettre sur sa table des produits de 70 entreprises de la région, mais a bien compris l’importance des entreprises agrotouristiques et des producteurs agroalimentaires pour sa clientèle.

Nancy Lemieux, propriétaire, explique que des capsules vidéo ont été créées afin de présenter chacun des producteurs qui l’approvisionnent. Cette démarche s’est déroulée au cours des derniers mois avec l’aide de la journaliste Danielle Laforce. La toute nouvelle chaîne Glacis.tv permet d’aller à la rencontre des personnes derrière chacun des produits, de leur façon de travailler et de leur histoire. On y propose aussi des capsules du chef de l’auberge. Une dizaine de vidéos sont déjà en ligne et plusieurs autres sont à venir. Elles donnent une toute nouvelle valeur à l’auberge et à sa table tout en contribuant à faire connaître les entreprises de la région. Il s’agit également de contenus parfaits pour le partage sur les médias sociaux.

Source : Glacis.tv

L’Orpailleur, à Dunham dans les Cantons-de-l’Est, est un vignoble pionnier de son industrie et de l’agrotourisme au Québec. Charles-Henri de Coussergues a implanté ses premières vignes en 1982 et produit la première bouteille de vin en 1985. Il a défriché le secteur de la viticulture au Québec. Depuis, il ne cesse d’œuvrer à faire connaître les vins d’ici et à faciliter leur distribution. La petite histoire de l’Orpailleur fait partie intégrante de l’expérience agrotouristique proposée.

Edith Ducharme, directrice des communications et du marketing, se dit gardienne de la marque et de l’histoire de l’entreprise. L’Orpailleur s’est grandement développé au cours des années. L’entreprise organise plusieurs événements et produit 165  000 bouteilles annuellement. Mme Ducharme donne cinq conseils aux entreprises agrotouristiques :

  1. Mettre son histoire de l’avant ;
  2. Garder l’accent sur la mission centrale, ne pas s’éparpiller ;
  3. Rester modeste. Aussi réussis que les produits puissent être, d’autres producteurs font également des prouesses ;
  4. Avoir de l’audace. La modestie ne l’empêche en rien, il faut oser innover ;
  5. Demeurer prudent, et surtout, authentique.

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Source : L’Orpailleur

Le copropriétaire de la Cidrerie et Vergers Pedneault de l’Île-aux-Coudres dans Charlevoix, Éric Desgagnés, exploite les fruits d’un verger datant de 1918, fondé par son grand-père. L’entreprise fabrique 26 produits alcoolisés différents, issus de la pomme, mais aussi d’autres petits fruits comme la prune.

L’île-aux-Coudres étant isolée et fréquentée surtout l’été, la distribution sur le site ou aux alentours s’avère difficile. L’entreprise a donc déployé ses produits dans de nombreux points de vente (29 au total), dont quatre boutiques mises sur pied par les copropriétaires (Baie-Saint-Paul, La Malbaie, quartier Petit Champlain et Marché du Vieux-Port à Québec). L’objectif est bien sûr de vendre des produits, mais également d’attirer des visiteurs à l’Île-aux-Coudres.

cidrerie pedneault

Source : Cidrerie et Vergers Pedneault

Desgagnés estime aussi qu’il est important de s’impliquer dans l’industrie ; il est lui-même président de l’association touristique régionale. Enfin, la présence de l’entreprise au sein du vaste réseau d’Économusées est une belle avenue à exploiter. Feuilletez leur e-magazine pour en savoir davantage sur ce réseau.

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Source : Société du réseau Économusée®

Vers la reconnaissance d’un produit d’appel

Plusieurs autres présentations ont enrichi ce 1er Grand rendez-vous en agrotourisme et tourisme gourmand. L’engouement des clientèles touristiques et excursionnistes n’est plus à démontrer et l’offre québécoise est riche, néanmoins dispersée et soumise à un contexte de forte concurrence. Un des objectifs de la rencontre consistait à mobiliser les acteurs du secteur vers une plus grande cohésion et un meilleur positionnement dans l’offre touristique québécoise. L’avenir nous dira s’ils ont atteint leur but!

Source de l’image à la une: La Maison Lavande

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Gestion

L’enjeu de l’accès public au fleuve Saint-Laurent

L’accès au fleuve, un enjeu reconnu

L’accessibilité aux rives fut un enjeu identifié lors de la quatrième phase (2005-2010) de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Depuis, l’accès limité au Saint-Laurent pour les citoyens et les visiteurs a été reconnu comme une faiblesse lors de l’élaboration, en 2014, de la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique par le ministère du Tourisme. Pour y remédier, le plan d’action 2014-2017 prévoit l’amélioration de l’offre de produits et de services à proximité des berges.

Partant du constat que l’accès aux rives du Saint-Laurent dépend grandement des initiatives municipales, l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (GLSL Cities) a réalisé une étude en 2014 auprès de 22 municipalités québécoises riveraines, de Salaberry-de-Valleyfield à l’Ouest jusqu’à Chandler à l’Est. Des sources complémentaires ont été utilisées pour approfondir les résultats. L’objectif était de dresser un portrait des accès publics au fleuve (APF) et d’identifier des pistes de solutions pour les conserver et en accroître le nombre.

La vocation des accès publics au fleuve

L’étude a permis de constater que les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive.

… les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive

Les activités commerciales (transport, pêche) sont peu présentes et les espaces riverains réservés à la protection et à la préservation sont rares. Les types d’accès publics au fleuve sur le territoire des municipalités interrogées sont : 

  • des parcs, des promenades et des pistes cyclables (100 %);
  • des quais et des jetées (82 %);
  • des marinas et des ports de plaisance (77 %);
  • des rampes de mise à l’eau (bateaux de plaisance et autres petites embarcations; 77 %);
  • des plages et d’autres lieux de baignade aménagés (36 %);
  • des campings et des centres de villégiatures riverains (36 %);
  • des traversiers (exploitation annuelle; 27 %).

L’évolution des accès publics au fleuve

L’étude dresse un portrait de l’évolution du nombre d’APF par type d’accès en se basant sur des données comparatives, dont certaines datant de plus de trente ans (voir le tableau 1). Les types d’accès qui augmentent en nombre sont les parcs, les promenades et les pistes cyclables, les rampes de mise à l’eau, ainsi que les plages et les autres lieux de baignade. La consolidation des acteurs, l’aménagement du territoire riverain, l’amélioration de la qualité de l’eau et l’émergence de nouvelles pratiques nautiques ont permis un meilleur accès au fleuve.

evolution nombre dacces publics au fleuve

Les APF, un défi pour les municipalités

Disposer d’un accès direct au fleuve sans l’emploi d’une embarcation est une demande urgente des citoyens. En dehors des huit plages recensées, seuls 16 % des 101 parcs et promenades offrent un contact direct et aménagé au fleuve.

De plus, malgré un état satisfaisant de la majorité des accès au fleuve, plusieurs infrastructures telles les quais, les jetées et les rampes nécessiteraient d’importantes réparations. Seuls 23 % des répondants réalisent un travail de protection, de restauration et de valorisation spécifique aux APF et 77 % déplorent un manque de capacité pour en assurer une gestion optimale et développer leur plein potentiel.

Les autres contraintes entourant l’accroissement et l’agrandissement des APF sont la densification urbaine, les transformations environnementales (par ex. : érosion des berges) et les fluctuations économiques.

Les possibilités de développement des APF

Les municipalités accordent une grande importance aux accès publics au fleuve puisqu’elles considèrent qu’ils contribuent au sentiment d’appartenance (100 %), à la qualité de vie des résidents (92 %), au développement économique (83 %) et représentent un attrait touristique (75 %). Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses (voir le tableau 2).

Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses.

Cependant, la baisse de popularité de certaines pratiques récréatives (pêche et nautisme) doit être prise en compte, tout comme le retour d’autres activités telles que la baignade, le canot, le kayak et l’arrivée de nouvelles pratiques comme la planche aérotractée (kitesurfing).

L’action municipale est déterminante pour accroître le niveau d’accessibilité aux rives, que ce soit par la planification urbaine ou encore par la concertation régionale ou métropolitaine.

possibilites developpement acces publics fleuve

 

Dans le cadre de sa nouvelle Stratégie maritime, le gouvernement du Québec s’est engagé à investir 30 millions de dollars sur trois ans pour créer des projets touristiques le long des rives du Saint-Laurent; de quoi soutenir les municipalités dans leurs démarches.

Une seconde analyse présentera des initiatives québécoises qui ont fait l’objet de bonnes pratiques dans l’étude, ainsi que d’autres exemples d’ailleurs.

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/André Quennneville

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Tendances

Donner vie aux espaces publics

Le coin d’une rue, un parc, une ruelle, une friche, un ancien stationnement sont autant d’exemples de lieux qui semblent à première vue banals, mais qui une fois réinventés peuvent s’avérer des endroits fort convoités. L’engouement entourant les espaces publics contribue parfois à revitaliser des quartiers, à attirer des visiteurs provenant de l’extérieur et à générer des retombées économiques.

L’attractivité d’un lieu

Qu’est-ce qui rend un espace public attrayant? L’organisme américain Project for Public Spaces (PPS), qui collabore depuis de nombreuses années avec diverses communautés, afin de les aider à redonner vie à des espaces publics à travers sa démarche placemaking, a identifié quatre principaux éléments à considérer.

  1. L’accessibilité : un lieu est accessible lorsqu’il est connecté à son environnement physiquement et visuellement. On le repère rapidement et il est possible de s’y rendre de multiples façons (à pied, en vélo, en autobus, en métro, en auto).
  2. L’offre d’activités: les options de divertissement représentent la principale raison qui attire les individus vers le lieu, les retient et leur donne envie d’y revenir.
  3. Le confort: les visiteurs doivent se sentir si bien qu’ils souhaitent y passer du temps debout comme assis. Le confort passe aussi par l’aspect esthétique du lieu, sa sécurité et sa propreté.
  4. La dimension sociale: les personnes qui fréquentent le lieu s’y rendent pour y rencontrer des amis, des voisins, des membres de leur communauté et socialiser avec les gens qui s’y trouvent. Le site accueille des individus de tout âge et de diverses origines. 

L’approche lighter, quicker, cheaper

Aménager un espace public peut sembler hors de portée pour des individus ou de petites communautés, en raison des frais que requiert ce type de projet et des lois et règlements en place. Cependant, la prise d’action d’un petit groupe de résidents peut débuter modestement puis éventuellement mener vers de plus grandes actions soutenues par des associations, des organismes et des autorités locales.

Depuis plusieurs années, PPS prône l’appropriation citoyenne des espaces publics. À travers son approche lighter, quicker, cheaper (LQC), PPS démontre qu’il est possible de réaliser des aménagements temporaires rapidement et à peu de frais. Ce type de projets permet de tester l’intérêt des autres résidents, d’évaluer les impacts d’un aménagement sur leur qualité de vie et d’ajuster au besoin certains éléments de celui-ci. Ainsi, on évite d’injecter inutilement des sommes d’argent plus importantes dans diverses installations permanentes lorsqu’un projet ne fonctionne pas.

Le Village Éphémère

Lors de la conférence TEDxMontréal de janvier 2016, Jérôme Glad de Pépinière&Co. présentait divers projets qui ont été réalisés avec une approche similaire à celle de LQC, dont celui du Village Éphémère.

En 2013, une communauté de designers urbains de Montréal s’est réunie pour réaliser un projet éphémère d’une journée sur un espace public inoccupé aux abords du canal de Lachine. Suite à l’approbation par Parcs Canada, l’équipe a concrétisé le premier Village Éphémère avec l’aide d’autres collaborateurs. Sur le site, des activités culinaires, de la musique ainsi que des zones intégrant des installations contemplatives animent le lieu. Le coût de 10 000 dollars fut entièrement autofinancé et le site a accueilli 1000 visiteurs.

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Source : aduq.ca crédit photo Jean-Michel Seminaro

Basée sur le succès de 2013, la seconde édition, baptisée Village au Pied-du-Courant, fut implantée dans le quartier Ville-Marie, sur une friche à côté du parc Bellerive. Cette fois, le projet s’est déroulé sur deux mois au coût de 150 000 dollars, dont 10 000 de fonds publics. Les installations, l’animation et l’engouement médiatique autour de ce projet ont convaincu quelque 35 000 personnes de profiter du site. En 2015, ce nombre a doublé pour atteindre 70 000 personnes et l’initiative s’est prolongée durant trois mois. Ce lieu ludique et convivial réussit à faire cohabiter les citoyens, les familles, les travailleurs et les touristes, tout en offrant une vitrine à divers artistes et artisans d’ici.

 

 

Source: Village Pied-du-Courant 2015 de Pépinière & Co

Le marché de Corbin

La petite municipalité de Corbin, située dans l’État du Kentucky aux États-Unis, a connu une transformation de sa rue principale, grâce à l’ouverture d’un marché de producteurs locaux; une initiative citoyenne initiée en 2013. Après avoir obtenu le feu vert des autorités concernées, un groupe de résidents ont aménagé un marché sur un espace vacant se trouvant sur la rue principale. On y trouve, entre autres, des étalages de produits à vendre, des herbes et des fleurs pour embellir le site ainsi qu’une scène construite à partir de vieilles palettes de bois, où se produisent des musiciens locaux durant les heures d’ouverture du marché.

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Source : pps.org, crédit photo : Downtown Corbin

Rapidement, la population a été charmée et a commencé à visiter le marché sur une base régulière. Peu à peu, une programmation d’événements fut élaborée afin de positionner le secteur du marché en tant que destination pour la communauté : course à pied (the Color Corbin 5k), Oktoberfest, concours de décoration de fenêtres de Noël, etc. Les producteurs locaux ont aussi pu mettre en valeur leurs produits grâce à des activités culinaires. Le marché fut en quelque sorte un laboratoire qui leur a permis de tester leurs produits et d’expérimenter de nouvelles idées. Certains marchands et artisans ont connu un tel succès qu’ils ont ensuite décidé d’avoir pignon sur la rue principale. En trois ans, le marché est passé de 30 vendeurs à 52 et le taux d’occupation de la rue principale de 60 % à près de 95 %. Désormais, on ne compte pratiquement plus de bâtisses vacantes dans le centre-ville.

 

D’après Jérôme Glad « en l’absence de budget naît parfois la créativité et l’envie de faire plus avec moins ». La motivation, le talent et la passion de certains citoyens peuvent contribuer positivement à la revitalisation d’espaces publics à peu de frais. Alors, pourquoi ne pas encourager, soutenir et valoriser de telles initiatives?

 

Source de l’image à la une: © Jean-Michael Seminaro 

 

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Gestion

Les petites municipalités québécoises misent sur le tourisme

Se tailler une place dans l’industrie touristique pose de nombreux défis aux petites localités québécoises : manque de ressources financières, enjeu de l’accessibilité, mise en marché difficile, etc. Lors du premier forum sur le développement touristique local, organisé par Lemay Stratégies les 20 et 21 avril derniers à Nicolet, les conférenciers et panelistes ont prouvé que la mobilisation de la communauté est un gage de succès du développement touristique.

 

Croissance du tourisme local

Lemay Stratégies a effectué un sondage auprès des participants du Forum provenant de villages et de municipalités de moins de 15 000 habitants, afin de jauger leur développement touristique. Parmi les 174 répondants, 45 % étaient des organismes de développement économique ou touristique, 42 % étaient des municipalités ou des villages et 13 % étaient des attraits, organismes nationaux, etc. Voici quelques faits saillants :

  • Plus de la moitié (53 %) des répondants affirment que leur village ou municipalité a connu une croissance modérée (de 1 à 20 %) au cours des cinq dernières années et seulement 5 % ont eu une croissance forte (plus de 20 %).
  • Les principaux freins au développement sont l’accès au financement (79 %) et l’absence de promoteurs (72 %).
  • Les éléments favorisant le développement sont les nouveaux projets (80 %) et l’innovation dont ces derniers font preuve (74 %).

Les principaux produits touristiques en croissance au cours des cinq dernières années sont :

  • l’agrotourisme et le tourisme gourmand (75 %);
  • le plein air (72 %);
  • les événements (64 %);
  • le camping (62 %);
  • les attraits et les activités culturelles (60 %).

Trois produits ont connu une décroissance : le magasinage (34 %), le tourisme d’affaires (16 %) et les sports motorisés (12 %). Les répondants prévoient une croissance plus importante pour tous les produits au cours des cinq prochaines années, en particulier l’agrotourisme et le tourisme gourmand (86 %), le plein air (80 %) ainsi que les attraits et les activités culturelles (78 %).

graphique produits touristiques québécois

Des municipalités prêtent main-forte pour réinventer leur destination

Selon M. Beaubien, propriétaire de plusieurs hôtels au Québec, la collaboration de la municipalité facilite beaucoup le travail des investisseurs privés comme lui. De nombreux villages et municipalités sont d’ailleurs impliqués dans le renouveau de leur destination touristique. Voici quelques bonnes pratiques mentionnées pendant le Forum.

Après dix années de démarches, la municipalité de Saint-Camille en Estrie a récemment acheté l’église pour la reconvertir en salle multifonctionnelle, accueillant des évènements de petite et moyenne envergure. La coopérative Destination Saint-Camille, qui regroupe sept entreprises de la région, sera responsable de la gestion et de la promotion des congrès, des colloques et des formations. Un projet inspirant pour une communauté d’à peine 500 résidents. 

Coaticook en Estrie a été un collaborateur important de l’implantation de Foresta Lumina au Parc de la Gorge de Coaticook. Faisant suite au succès du projet, la municipalité qui souhaitait bénéficier elle aussi de la nouvelle notoriété du Parc a installé en 2015 des lanternes dans son centre-ville, afin de recréer la même ambiance.

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Source : Le Progrès

Situé dans la région de Lanaudière, Saint-Donat souhaite mettre en place une stratégie de marketing territorial en devenant le premier « Parc naturel habité ». Cette appellation qui mise sur les attraits naturels et les activités touristiques servirait d’image de marque pour la ville, mais aussi pour les entreprises de la région.

L’action citoyenne au cœur du renouveau de la destination

« l’acceptation et l’implication du milieu dans le projet furent les conditions de réussite »

Parfois, la mobilisation des citoyens permet à une destination touristique de se réinventer voire de se créer. En 2014, Saint-Jean-Port-Joli, situé dans la région de Chaudière-Appalaches, a tiré profit de la fibre entrepreneuriale des nombreux artistes et créateurs de la localité afin de créer une offre de tourisme créatif. Ce projet innovant, entrepris par l’Office du tourisme de la MRC de L’Islet, a pour but d’augmenter la durée de séjour des visiteurs. Saint-Jean-Port-Joli, village créatif offre onze choix d’ateliers allant de la demi-journée à des séjours de 3 à 5 jours. Jean St-Pierre, directeur général de l’Office du tourisme, a rappelé que l’acceptation et l’implication du milieu dans le projet furent les conditions de réussite. En 2015, la municipalité a reçu le prix de Meilleure Destination de Tourisme Créatif, décerné par le réseau international Creative Tourism Network. Une reconnaissance qui place le village sur l’échiquier mondial.

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Source : Office du tourisme de la MRC de L’Islet

Un groupe de citoyens de Rivière-au-Renard, en Gaspésie, est à l’origine du plan de revitalisation du village. Regroupés au sein de la corporation de développement de Rivière-au-Renard, ces citoyens souhaitent positionner le village au plan touristique en tant que « Capitale des pêches du Québec ». Les axes de développement de ce projet de 16 millions de dollars comportent des promenades le long de la rive, des pistes cyclables, une plage, un économusée ainsi qu’un traversier entre les municipalités de Gaspé, de Havre-Saint-Pierre et de l’île d’Anticosti qui reliera les cinq parcs nationaux.

Développer le tourisme rural par une politique nationale

Raija Ruusunen est coordonnatrice nationale du tourisme rural en Finlande, le programme national de développement rural débuté en 2006. Créer des réseaux, renforcer la coopération entre les instances nationales et régionales ainsi que promouvoir les meilleures pratiques figurent parmi les objectifs de cette stratégie. Mme Ruusunen en a présenté les différents axes de développement, dont :

  • le tourisme de plein air. Intégré au sein d’un réseau de 50 acteurs régionaux, ce nouveau modèle permet une coordination thématique de développement national et une communication permanente avec les régions.
  • le tourisme villageois. Le projet qui rassemble 16 villages est basé sur la coopération entre les entreprises et inclut aussi les résidents. Le secteur privé en fait également la promotion : une maison d’édition a publié une brochure touristique « Bienvenue au village » et des consultants privés accompagnent les villages dans le développement de leurs activités touristiques.

 

Le Forum a permis de souligner les facteurs de succès du développement touristique local : mobilisation, partenariats, entrepreneuriat, innovation, créativité et dynamisme. Enfin, comme l’a affirmé M. Beaubien, si une destination détient un produit unique, il est certain qu’elle réussira à se faire connaître.

Quels sont les projets touristiques portés par la communauté de votre village ou de votre petite municipalité?

 

Image à la une : Saint-Jean-Port-Joli; source : ©QuébecOriginal

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Marketing

Le Nord en mode séduction

Vedettes du tourisme de grande nature et de culture autochtone, des destinations nordiques se positionnent avantageusement sur l’échiquier mondial grâce à des campagnes marketing innovantes et à une image de marque dynamique et authentique. Les destinations nordiques, surtout convoitées par des marchés de niche, interpellent aujourd’hui de plus en plus de segments de voyageurs. Voici quelques exemples d’ailleurs pour inspirer le Québec.

 

La Finlande en met plein la vue

Les grands espaces, les lacs, la vie de chalet, le froid, les traîneaux à chiens et la motoneige, quatre saisons qui ont chacune leur charme… Non, on ne parle pas du Québec, mais plutôt de la Finlande, qui assume pleinement sa nordicité et en fait fièrement la promotion. Le soleil de minuit, les aurores boréales, la baignade en eau glacée, les aventures hivernales dans le cercle polaire, les initiations au mode de vie du peuple autochtone sami; le site Web de Visit Finland aborde tous ces aspects et bien plus encore avec du visuel et de la vidéo en abondance. Naviguer sur cette plateforme permet une véritable immersion dans l’univers finlandais. On peut s’y perdre d’un lien à l’autre, d’une vidéo à l’autre, mais la promenade demeure agréable, voire expérientielle. Parmi les nombreuses vidéos, en voici une sur l’art du sauna.

   Le_nord_en_mode_seduction_saunaSource : Visit Finland

 

De courts articles et vidéos sont dispersés à travers le site Web, selon les thèmes, les régions ou les saisons. Les vidéos sont tantôt génératrices d’ambiance, comme celle présentée ci-dessus, ou plus utilitaires, comme celle-ci.

Le_nord_en_mode_seduction_habillementSource : Visit Finland

L’hiver polaire à l’honneur

La Finlande est un territoire d’aventure. Visit Finland, en partenariat avec le transporteur aérien Finnair, organise une expédition de trois mois pour promouvoir la Laponie, cette région arctique du nord du pays. Quelque 4 000 personnes ont présenté leur candidature pour participer à cette aventure de 100 jours – 100 Days of Polar Night Magic. L’équipe d’expédition, formée de cinq aventuriers triés sur le volet et guidés par un expert dans ce type de voyage, entreprenait son périple en décembre 2015. Les internautes peuvent les suivre sur les médias sociaux. On peut déjà prendre connaissance des étapes de l’expédition et en apprendre davantage sur les activités auxquelles ils prendront part. Il s’agit du plus gros investissement marketing pour le tourisme en Finlande. Les principaux marchés ciblés par ce programme sont la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

 

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Source : Visit Finland

Le Groenland mise sur cinq produits

Terre de pionniers, d’explorateurs, le Groenland met aussi de l’avant un visuel de très haute qualité sur son site Web. L’organisme de gestion de la destination mise sur cinq expériences. Le concept The Big Arctic Five se décline comme suit : les traîneaux à chiens, les aurores boréales, la glace et la neige, les peuples pionniers et les baleines.

Source : Vimeo

Le positionnement choisi est celui de la destination d’aventure responsable. Visit Greenland propose des articles sur son site Internet comme (voir l’image ci-dessous) :

·       À tous les explorateurs à ski : neige encore intacte disponible

·       Le Groenland : une destination d’aventure lente (slow adventure)

·       Les cinq endroits les plus ennuyants au Groenland – déconnecter au Groenland

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Source : Visit Greenland

Pour renforcer son positionnement, l’organisation propose des outils aux entrepreneurs en tourisme d’aventure avec la plateforme Web Adventure Travel in Greenland. Le portail offre des informations pertinentes sur les marchés, les ressources humaines ou encore des études de cas inspirantes dans le domaine.

Islande : faire de la population des ambassadeurs

Depuis le printemps 2010, les actions marketing issues de la campagne Inspired by Iceland se succèdent. Elles font le tour des médias sociaux et inscrivent l’Islande dans la tête des voyageurs comme une destination non seulement spectaculaire et unique, mais aussi dont le peuple est fier. Celui-ci, partie prenante de cette offre, se veut très accueillant et ne manque pas d’humour. Voici un rappel du début de cette campagne.

Source : YouTube

 

Outre cette magnifique vidéo (ci-dessus) qui donne ton, le site Web Inspired by Iceland diffuse des vidéos de témoignages d’Islandais connus ou de personnalités publiques ayant voyagé en Islande. Des webcams ont également été installées sur certains sites touristiques où des événements ont été organisés.

Pour la petite histoire, visionnez la vidéo ci-dessous :

Source : YouTube

 

Le succès de la campagne les a incités à créer une nouvelle mouture de Inspired by Iceland, sur une plus longue période, afin de mousser l’image de l’Islande pour la saison hivernale. La population invite alors les voyageurs à découvrir la destination avec eux. Certaines personnalités islandaises, dont le premier ministre et le maire, se prêtent au jeu.

Source : Vimeo

 

Plusieurs autres actions marketing sous le thème Inspired by Iceland ont remporté beaucoup de succès comme le Secret Tour of Iceland, ou encore la plus récente initiative Ask Gudmundur. Ce « moteur de recherche humain » répond aux requêtes en ligne par l’entremise de sept Islandais provenant d’autant de régions. Depuis peu, les gudmundurs proposent aussi des expériences dans leurs lieux de prédilection (voir la vidéo ci-dessous). Voilà un clin d’œil rafraîchissant face à l’omniprésence du Web et des médias sociaux.

Source : Inspired by Iceland

Un avenir prometteur

Plusieurs autres facteurs expliquent le succès touristique de l’Islande, tels que l’attrait de ses paysages uniques et la multiplication récente des accès aériens. De 2010 à 2014, le nombre de touristes internationaux se rendant en Islande a doublé, et les dépenses de ces voyageurs ont crû de 130 %. Près d’un million d’étrangers ont foulé le sol islandais en 2014. Le pays compte accueillir 3 millions de touristes par année d’ici 2020. Voilà qui est ambitieux pour une nation comptant seulement 320 000 habitants. Mais si la tendance se maintient, cette projection pourrait bien se réaliser.

Le Nord a la cote

Au Québec, le développement du tourisme nordique, hivernal, de nature et d’aventure s’inscrit parmi les mesures du Plan de développement de l’industrie touristique 2016-2020 (PDIT); les modèles inspirants ne manquent pas… Profitons du momentum!

 

Image à la une : © Instagram, VisitFinland

 

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Produits et activités

Routes touristiques et patrimoine linguistique et culturel

La route touristique et ses facteurs de succès

Dans leur politique de signalisation des routes touristiques, le ministère du Tourisme et celui des Transports du Québec définissent une route touristique comme « un trajet à suivre le long d’un chemin pittoresque, axé sur une thématique distinctive et qui relie un certain nombre de sites touristiques évocateurs et ouverts aux visiteurs. On y trouve également une variété de services complémentaires, tels l’hébergement, la restauration, des postes d’essence ainsi que des services d’accueil et d’information touristiques ». La route touristique permet d’être en contact avec le patrimoine d’une région, qu’il soit culturel, historique ou naturel, et sert de lien entre les différents sites distinctifs qui la composent. Elle s’avère souvent très pertinente pour mettre en marché une offre organisée de façon cohérente. Pour réussir à s’imposer dans un environnement concurrentiel important, la route doit s’appuyer entre autres sur :

  • une thématique forte, cohérente et en adéquation avec les tendances et les attentes de la clientèle;
  • une masse critique d’entreprises ou d’attraits présentant des produits d’égale qualité;
  • des services et des infrastructures touristiques complémentaires;
  • une vision claire et partagée par tous les intervenants quant à l’image à projeter;
  • la mobilisation et la concertation à long terme des acteurs privés, publics et associatifs concernés;
  • des outils promotionnels de qualité;
  • une signalisation efficace.

Pour s’inspirer : des exemples de routes touristiques axées sur le patrimoine linguistique et culturel

Deux routes de la langue castillane

Afin de promouvoir la culture castillane, le ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et des Sports a créé le Chemin de la langue castillane. Cet itinéraire culturel est centré sur l’histoire de la langue castillane et sur la visite de monuments, de villes et de sites patrimoniaux espagnols qui ont un lien historique direct avec l’émergence ou l’évolution de la langue castillane en Espagne. On y recense aussi de célèbres auteurs de cette culture.

route langue castillane

Source : spain.info

La route des monastères de la vallée du Najerilla et des environs (la Rioja) favorise la découverte de ces institutions du Moyen Âge qui ont joué un rôle de premier plan dans le processus de naissance de la langue castillane. En outre, la plupart se trouvent dans des cadres naturels d’une grande valeur écologique.

Ces deux routes sont promues sur le site officiel de Tourisme Espagne. De plus, le site Web du Chemin de la langue castillane permet à l’internaute d’effectuer la visite virtuelle d’une exposition liée à cette route. Il est aussi possible de télécharger gratuitement, avec un code QR (voir l’image), un guide en version mobile. Le visiteur peut également choisir parmi plusieurs forfaits sur le Chemin de la langue castillane.

 guide_mobile_langue_castillaneSource : Camino de la Lengua Castellana

Sur les traces de Champlain : un circuit touristique ontarien

Ce circuit, créé en 2004 par Direction Ontario, suit le parcours emprunté en 1615 par Samuel de Champlain. Il se veut un hommage aux explorateurs qui ont parcouru les cours d’eau ontariens, mais aussi une ode à la présence anglaise, française et amérindienne de l’Est et du Nord ontarien, sur une distance de 1500 à 2000 km. Il met en valeur les richesses historiques, culturelles et naturelles de cette région, tout en encourageant les rapprochements entre les communautés francophones, anglophones et autochtones.

 Sur les traces de la langue wallonne en Outremeuse

Ce parcours en boucle permet de découvrir 24 attraits du patrimoine culturel et linguistique du quartier d’Outremeuse de Liège, en Belgique. Il est possible de consulter ce circuit sur un appareil mobile par une application gratuite ou un code QR, ou encore sur un GPS. Il peut aussi être téléchargé sous forme de guide imprimable.

wallon_outremeuseSource : Tourisme Wallonie

 Des routes gaéliques

Depuis 2008, l’Écosse offre six circuits gaéliques, the Gaelic Rings, serpentant à travers les îles Hébrides et la partie continentale ouest de l’Écosse. Ces itinéraires, qui amènent le visiteur à utiliser plusieurs traversiers, visent à promouvoir le caractère unique de la langue et de la culture gaéliques, et à souligner leur rôle crucial dans l’histoire de l’Écosse et l’importance qu’elles revêtent encore aujourd’hui. Chaque circuit peut compter sur ses propres sites et légendes à raconter. Un site Web donne un aperçu des circuits, propose des liens vers des informations de voyage et présente le récit personnel de plusieurs personnalités écossaises rédigé au fil de leur périple. Il est possible de le télécharger et de l’imprimer.

 Sur les traces de ses ancêtres

Le site Web de Tourisme Terre-Neuve et Labrador propose une trentaine de routes panoramiques, dont celles des ancêtres français et irlandais, s’étendant respectivement sur 125 et 312 kilomètres. Plusieurs lieux conservent encore aujourd’hui leur nom français. Les traditions, le mode de vie et le patrimoine de ces premiers colons dominent toujours ce petit groupe de communautés de langue française. Les collines verdoyantes des environs de St. John’s sont encore exploitées par les descendants des familles irlandaises qui s’y sont installées au 19e siècle.

Parmi les itinéraires touristiques offerts sur le site de VisitScotland, on trouve également la thématique des ancêtres, qui permet de retourner aux origines de son clan par des circuits de trois jours et plus. Au programme : attractions, châteaux, sites de batailles, musées, etc.

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Source : VisitScotland

Enfin, l’idée de créer, à la grandeur du Canada, un circuit touristique de langue française comme moteur économique de la minorité linguistique est sur la planche à dessin des ministres responsables de la francophonie dans les dix provinces et les trois territoires du pays. Espérons qu’elle trouvera bientôt son chemin hors de la table à dessin!

 

Cette analyse a été rédigée dans le cadre de la veille thématique pour les Communautés linguistiques officielles en situation minoritaire (CLOSM).

 

Source de l’image à la une : pexels.com