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Produits et activités

Un guide pour le patrimoine immatériel

Le Conseil québécois du patrimoine vivant, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, a réalisé un nouveau guide à l’intention des municipalités pour la mise en valeur du patrimoine immatériel*.

Le document définit le patrimoine immatériel et ses composantes. Les propos sont illustrés par des cas concrets dans les arts de tradition orale, l’artisanat, les savoir-faire, les coutumes et modes de vie. Que ce soit la tonnellerie artisanale, les contes ou les chants de gorge, il est possible de constater que le Québec possède un patrimoine immatériel très diversifié.

Le guide donne un aperçu des outils et des ressources associatives et gouvernementales disponibles. Il propose également des suggestions pour soutenir les porteurs de mémoire et leurs projets.

guide_ptr Source : Conseil québécois du patrimoine vivant

Pour offrir une expérience authentique, la culture locale et les résidents doivent être mis de l’avant. En ce sens, développer les produits ou les activités liés au patrimoine immatériel constitue une avenue intéressante pour bonifier son offre touristique et répondre aux besoins des voyageurs.

Qu’en pensez-vous ?

 

*Selon la Loi sur le patrimoine culturel, le patrimoine immatériel se définit ainsi : « les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations transmis de génération en génération et recréés en permanence, en conjonction, le cas échéant, avec les objets et les espaces culturels qui leur sont associés, qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel et dont la connaissance, la sauvegarde, la transmission ou la mise en valeur présente un intérêt public ».

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

Quand l’autocueillette devient une expérience

Plusieurs tendances favorisent la progression des activités d’autocueillette. Le virage entrepris par un nombre grandissant de ménages vers des pratiques culinaires plus responsables, comme de choisir des produits cultivés localement ou biologiquement, en est un exemple probant. On observe aussi un intérêt grandissant pour le tourisme gourmand et les produits du terroir, tel que le révèle une récente enquête sur la clientèle agrotouristique. De plus, le segment familial démontre un grand dynamisme depuis déjà quelques années en matière de voyage ; il constitue un marché important pour les agriculteurs qui offrent l’autocueillette.

Les cueilleurs québécois

Les données sur l’autocueillette s’avèrent plutôt rares. Néanmoins, dans le cadre d’une étude de la Chaire de tourisme Transat sur le plein air, des questions ont permis d’analyser la pratique de cette activité. Ainsi, les trois quarts des adeptes d’activités de plein air s’adonnent aussi à la cueillette (au moins une fois sur trois ans). Quelque 43 % d’entre eux l’ont fait à plus de 2 occasions (voir le graphique 1).

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Les adultes âgés de 25 à 44 ans s’adonnent à la cueillette plus que les autres groupes (voir le graphique 2). Ils sont aussi plus enclins à s’y être prêtés à plus de 5 occasions au cours des trois dernières années. Inversement, une plus forte proportion de personnes de 55 ans et plus n’ont pas fait de cueillette.

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Les gens des régions du Québec pratiquent la cueillette plus souvent que ceux des grands centres : 22 % s’y sont adonnés plus de 5 fois au cours des 3 dernières années. Cette proportion s’élève à 11 % dans le cas des Montréalais et à 14 % pour les résidents de Québec.  

autocueillette-graphique-trois

Vivre l’expérience de la cueillette

Cueillir des fruits et légumes ne suffit plus. Les consommateurs veulent une variété d’activités. Les jeunes familles souhaitent passer du bon temps avec les enfants, leur montrer d’où proviennent les aliments, mais aussi les divertir pour que chacun y trouve son compte et que l’expérience soit mémorable.

Les agriculteurs répondent à cette demande en ajoutant un éventail de divertissements, souvent les mêmes d’une ferme à l’autre, soit la possibilité de pique-niquer, de s’amuser dans des modules de jeu, de faire un tour de tracteur, de découvrir les animaux, de marcher dans les champs ou encore de trouver son chemin dans un labyrinthe de maïs. D’autres innovent soit par le type d’aliments offerts en autocueillette, par les activités connexes ou dans la façon de transmettre l’information sur les produits disponibles.

Cueillir son propre bouquet

Une entreprise de Laval offrait pour la première fois au printemps 2018 la possibilité de cueillir des tulipes parmi 500 000 plants de toutes les couleurs. En plus de repartir avec un sceau de fleurs, les visiteurs de Tulipes.ca bénéficient d’un paysage favorable à la prise de photos spectaculaires et propices aux partages sur Instagram. Voilà une excellente façon de faire connaître les lieux gratuitement.  

Choisir sa citrouille

Une famille de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides, a choisi de diversifier l’offre d’autocueillette dans la région, surtout orientée jusqu’alors autour de la pomme, en mettant sur pied le Centre d’interprétation de la courge. Le visiteur peut donc en apprendre sur les différentes variétés et cueillir les cucurbitacées qu’il souhaite acheter. L’endroit propose également un bistro avec plusieurs spécialités culinaires à la courge. L’entreprise a développé des forfaits qui combinent visites guidées des champs et dégustation de mets cuisinés sur place.

En Outaouais, le Potager Eardly ouvre aussi sa ferme au public pour l’autocueillette de courges et de citrouilles, mais il anime également les lieux grâce à des ateliers de décoration de citrouilles. Les gourmands peuvent savourer des gelato, sorbets et yogourts glacés maison conçus à base des fruits cultivés à la ferme.

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Source : Centre d’interprétation de la courge

Récolter le raisin… et faire du vin

Le Vignoble La Bauge, dans les Cantons-de-l’Est, invite les gens non seulement à visiter les lieux et à déguster les vins, mais aussi à mettre la main à la pâte le temps d’une journée. L’activité consiste à participer aux vendanges, à prendre part à chacune des étapes de la préparation du vin, le tout dans une ambiance festive. Le forfait « Vigneron d’un jour » remporte beaucoup de succès.

Couper son sapin

Plusieurs cultivateurs de sapins proposent aux consommateurs de venir le choisir sur place, encore bien enraciné dans le sol. La Plantation René Matte crée un événement autour de la cueillette et anime les lieux avec une équipe de lutins qui donne un coup de main dans la coupe des arbres choisis. M. Matte a bien cerné le concept de l’expérience avec une mise en scène pour amuser toute la famille. Voici la vidéo de présentation :

Source : YouTube

Aller aux pommes en hiver

Le Domaine Lafrance, dans les Basses-Laurentides, invite à récolter des pommes gelées pour la production du cidre de glace. Cet événement se déroule habituellement durant deux week-ends du mois de janvier dans une ambiance de fête avec visite guidée de la cidrerie, tire de pomme sur glace, feu de joie, repas chaud et dégustation de cidres.

Trouver l’information à jour, en ligne

Les producteurs agricoles qui ont franchi la frontière de l’agrotourisme doivent adopter une approche orientée vers le service à la clientèle. Certains transmettent de façon claire l’information pertinente sur leur site Web afin de bien renseigner les clients sur les produits disponibles en autocueillette. C’est le cas de la ferme Chez Mario qui affiche les quantités disponibles à la cueillette lorsque c’est la saison.

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Source : Chez Mario

De bonnes pratiques

Pour outiller les agriculteurs, le regroupement Terroir et Saveurs, en collaboration avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, lançait récemment un rapport comprenant un volet sur les bonnes pratiques d’affaires en agrotourisme. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation offre de nombreuses pistes de réflexion dans son document étoffé intitulé le Pense-Bête de l’agrotourisme.

L’Université du Vermont publie aussi un guide bien conçu pour informer les agriculteurs des avantages et inconvénients d’ouvrir sa ferme à l’autocueillette et des éléments à considérer pour le faire avec succès.

Voilà autant d’inspirations et d’outils pour enrichir l’offre agrotouristique et ainsi favoriser la fréquentation et le dynamisme des régions rurales québécoises.

 

Image à la une : StockSnap 

 

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Tendances

Les slow cities, là où il fait bon vivre

Valoriser le bien-vivre, le développement durable et local

Le mouvement Slow a pris racine en Italie, en 1989, avec l’arrivée du Slow Food qui prône un retour à une alimentation locale saine et promeut le plaisir de manger, les traditions culinaires, ainsi que certaines formes d’agriculture, de production artisanale et d’approvisionnement. C’est dans la foulée du Slow Food qu’émergent les Slow Cities (Cittaslow, en italien), une dizaine d’années plus tard, donnant alors de l’envergure à un mouvement qui ne cesse de croître. En novembre 2017, le réseau international Cittaslow comptait 236 villes réparties dans 30 pays.

Adhérer au mouvement Slow Cities implique une réflexion autour des pratiques environnementales, des traditions locales, de l’aménagement du territoire, de la mobilité, de l’hospitalité et du bien-être en général. Toutefois, seules les villes de moins de 50 000 habitants peuvent aspirer à ce titre. Pour ce faire, elles doivent répondre à une charte comportant plus de 70 critères répartis dans 7 domaines (voir l’image). On y encourage, entre autres :

  • la mise en valeur du patrimoine historique ;
  • la commercialisation de produits locaux, du terroir, de l’artisanat local ;
  • la préservation des coutumes ;
  • la valorisation des savoir-faire et du patrimoine architectural local à travers la rénovation de bâtiments anciens, de fermes, etc. ;
  • la création d’événements locaux culturels ;
  • la multiplication des espaces verts et des zones piétonnes, le développement de pistes cyclables et de réseaux de transports alternatifs ;
  • la réduction de la consommation énergétique ;
  • le développement des commerces de proximité ;
  • la mise à niveau des équipements pour favoriser l’accessibilité aux personnes handicapées.

Le contrôle du respect de la charte est prévu tous les cinq ans pour chaque ville ou village.

slowcities-excellence-criteresSource : Cittaslow Belgique

Un outil de revalorisation du territoire 

L’affiliation au réseau Cittaslow offre aux petites municipalités une visibilité internationale qu’elles pourraient difficilement obtenir autrement. D’ailleurs, la plupart ont rejoint le réseau pour cette raison, comme le souligne Sandra Mallet, maître de conférences en aménagement et urbanisme à l’Institut d’Aménagement du Territoire, d’Environnement et d’Urbanisme de l’Université de Reims. Segonzac, première commune de France à avoir obtenu le label international, cherchait un moyen de revaloriser son territoire lorsqu’elle a eu vent de l’existence des « villes lentes ». Idem pour Mirande, qui a connu le label grâce à son jumelage avec la ville italienne San Mauro Torinese, également membre du réseau. La démarche du maire de la sous-préfecture a été soutenue par le comité départemental du tourisme qui, lors de l’obtention du label, n’a pas tardé à mettre l’information en ligne sur son site Web. À Saint-Antonin-Noble-Val, Cittaslow a permis la revitalisation des commerces du centre-ville, alors qu’un supermarché s’installait en périphérie. À Labastide-d’Armagnac, l’adhésion à Cittaslow est apparue comme la solution pour donner un nouvel essor au village, les élus espérant attirer de nouveaux résidents après avoir connu une baisse importante de leur population au fils des ans.

Un enjeu : se démarquer

Comme c’est le cas pour de nombreux labels, l’un des défis est de parvenir à se démarquer pour se développer. L’affichage du logo Cittaslow sur les sites Web et dans la signalisation des villages membres constitue un pas dans la bonne direction. Le réseau polonais a su tirer parti de la certification en créant une publication regroupant les attractions de chaque petite ville sous forme de circuits, suggérant plusieurs itinéraires de voyages pour permettre aux visiteurs de ressentir leur atmosphère unique. 

 slowcities-pologne

Source : cittaslow.net

Cet exemple montre le potentiel de commercialisation du label. Toutefois, le mouvement et les principes de sa charte gagneraient à être mieux connus pour permettre aux communes et aux villages de se différencier efficacement. Malgré tout, certains y trouvent déjà leur compte. En effet, selon des élus de Segonzac et de Labastide-d’Armagnac, les retombées sont importantes à tous points de vue : économique, touristique et médiatique; elles le seront davantage avec le développement du réseau français.

Un concept qui séduit les grandes villes

Même si créer des « villes lentes » dans les grandes régions métropolitaines peut sembler une contradiction, ce mouvement est si bien ancré dans l’air du temps qu’il a suscité l’intérêt de grandes villes, particulièrement de Barcelone, San Francisco, Rome et Milan. Le projet Cittaslow Metropole, qui se voulait une tentative d’appliquer les principes des Slow Cities aux grandes villes modernes, n’a malheureusement pas vu le jour. Se conformer aux exigences du réseau peut s’avérer contraignant pour les villes de grande envergure. Cependant, les grandes villes peuvent prendre part au mouvement en devenant des supporteurs qui adhérent à l’éthique générale des « villes lentes ». Les partisans sont des entrepreneurs et des organisations qui soutiennent les valeurs du réseau dans leur propre municipalité. Ils sont autorisés à utiliser les logos de Cittaslow et de la municipalité qui les ont désignés comme supporteurs pour leur commercialisation.

Quid du Québec ?

Le mouvement Slow Cities peine à se frayer un chemin au Canada en général (3 villes seulement) et au Québec en particulier (une seule, Lac-Mégantic). Pourtant, au 1er juillet 2017, le Québec comptait 1267 municipalités de moins de 50 000 habitants, soit la presque totalité de la province (98,5 %), selon l’Institut de la Statistique du Québec. Une partie d’entre elles applique probablement déjà les principes du mouvement CittaSlow sans le savoir : qualité de vie, authenticité, produits locaux, offre culinaire régionale, mise en valeur du patrimoine, etc. Y adhérer et le promouvoir ajouterait une corde à leur arc. Cela stimulerait le tourisme régional et rural en offrant aux visiteurs un label de qualité. Après tout, la certification répond aux attentes des touristes d’aujourd’hui : intérêt pour les produits locaux, recherche d’expériences authentiques, désir de rencontrer la population locale et les producteurs.

Image à la une : Unsplash

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Gestion Tourisme durable

Quand le sociofinancement appuie l’agrotourisme

Le financement participatif (crowdfunding) fait appel au grand public pour soutenir monétairement et collectivement des projets. Comme l’explique une précédente analyse, il existe plusieurs bénéfices à recourir à cette méthode.

Développée en 2014, la plateforme française MiiMOSA est le premier site de financement participatif dédié exclusivement aux acteurs de l’alimentation et de l’agriculture, incluant l’agrotourisme. C’est aussi un lieu d’échange, de partage et de solidarité entre les membres d’une communauté passionnée du terroir.

MiiMOSA propose deux types de financement participatif :

  1. Don avec contrepartie : le public soutient un projet en échange de produits, d’avantages exclusifs, de services ou d’expériences.
  2. Prêt rémunéré : le public soutient un projet en échange d’un remboursement avec intérêts.

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Source : MiiMOSA

Plusieurs projets en agrotourisme sont en cours de campagne ou sont passés par MiiMOSA pour financer leur idée. Par exemple, la Vinaigrerie balsamique ardéchoise désire agrandi ses installations et créer une vinaigrerie-cuisine pour accueillir des groupes et faire de la transformation. Le financement a déjà dépassé l’objectif de 10 000 euros. La réalisation du projet se fera en 2018 et 2019.

En 2015, la brasserie artisanale Ouche Nanon désire accueillir un atelier de distillation et produire les premiers whiskys du Berry et de la région Centre en France. L’objectif était de 9 000 euros. L’entreprise a reçu 16 722 euros. Ainsi, le financement reçu a permis d’acheter des barriques, d’aménager une cave et l’ensemble du matériel nécessaire. Selon le montant investi, les gens qui ont contribué au projet ont reçu des produits développés par la brasserie.

Les responsables de la plateforme se sont associés à deux partenaires majeurs pour soutenir les projets en agrotourisme : Airbnb et Bienvenue à la ferme, premier réseau de ventes directes et d’accueil à la ferme en France. Parmi les agriculteurs qui auront proposé un projet d’accueil à la ferme cet hiver (séjour dans une ferme ou une exploitation agricole, expérience ou découverte autour de la ferme, etc.), dix d’entre eux seront sélectionnés pour accélérer leur développement. Airbnb leur octroiera une aide financière allant jusqu’à 5 000 euros par projet. Bienvenue à la ferme accompagnera les gagnants avec ses conseillers locaux des Chambres d’agriculture dans la mise en place de leur projet d’accueil, et leur accordera une remise sur l’adhésion à la marque.

Ainsi, le sociofinancement est une bonne occasion pour les producteurs d’accroître leur notoriété et leur activité commerciale tout en valorisant leur travail et leurs produits.

Une idée pour le Québec?

 

Source de l’image à la une : Reshot

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Produits et activités

Centre Au Clocher : un projet au cœur d’une communauté

Parmi les finalistes du concours de la 2000e analyse du Réseau de veille figure le centre multifonctionnel Au Clocher, dans la région du Lac-Saint-Jean. Située dans la municipalité de Saint-Stanislas, cette ancienne église regroupe plusieurs services : un restaurant, un comptoir alimentaire, une bibliothèque, une salle d’entraînement, une salle de location et un mur d’escalade.

Historique du projet

Le projet s’est développé à la suite d’un constat important : le manque flagrant de services dans le village. Il n’y avait plus de lieu de rassemblement, l’école ainsi que le bureau de poste et la caisse populaire ayant fermé. La municipalité s’est donc interrogée sur la manière de répondre aux besoins des citoyens et de trouver un lieu qui pourrait à nouveau les réunir. Son choix s’est arrêté sur l’église.

Une fois conclue la vente de l’église à la municipalité, les responsables du projet ont reçu le mandat de concevoir un lieu multifonctionnel afin de s’assurer de sa viabilité à long terme. Pour ce faire, l’administration municipale a fédéré les citoyens autour de ce projet en tenant trois consultations publiques. Grâce à des subventions et de nombreuses heures de bénévolat, le centre a ouvert ses portes en décembre 2016.

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Source : Municipalité de Saint-Stanislas

Retombées

Le maire Mario Biron affirme que le projet a redynamisé le village, en plus de raviver l’esprit de communauté des citoyens. Puisqu’il s’agit de la seule municipalité à posséder ce type d’installations dans la région, le centre est devenu un lieu attractif pour la population et les visiteurs de la région. L’achalandage au village a augmenté et le mur d’escalade a attiré, à lui seul, près de 3000 personnes au cours de sa première année.

Inspirée par les retombées favorables du centre, la municipalité a de nouvelles idées pour son village. Un projet de sentiers pédestres devrait notamment voir le jour et son point de départ serait situé à proximité de l’ancienne église.

Par ailleurs, la transformation de l’église a reçu la mention spéciale du jury lors de la cérémonie des prix d’excellence du Conseil du patrimoine religieux du Québec en 2017.

Source de l’image à la une : Escalade Haut Clocher

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Produits et activités

Dynamiser les territoires ruraux grâce aux festivals culturels

Sur le site de Québec Original, parmi les festivals et les événements répertoriés, seuls 26 % se tiennent dans les régions éloignées. Pourtant, ils deviennent souvent des vecteurs de développement économique et social pour ces villes et ces régions rurales. Voici trois exemples de festivals en France et au Québec qui ont fait rayonner leur communauté en mettant la culture à l’honneur.

 

 

 

Transformer une petite municipalité en un festival

La Gacilly est une municipalité de 4000 habitants située en Bretagne, en France. La ville a célèbré cette année la 14e édition du Festival Photo La Gacilly, qui est devenu au fil des ans le plus grand festival de photo en plein air du pays. Entre juin et septembre, près de 400 000 visiteurs étaient attendus pour contempler le travail de photographes internationaux de renom, issus du monde de l’art et du photojournalisme. Chaque année, une région du monde est sous le feu des projecteurs et représentée sous un angle humaniste et écologique. Les œuvres sont mises en scène dans les rues, sur les maisons, sur les bâtiments et dans les boisés de la ville.

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Source : © Festival Photo La Gacilly

L’implication des résidents est indissociable de la réussite de l’événement

L’événement géré par une association financée par des organismes publics et des entreprises privées locales offre une programmation entièrement gratuite. Cette année, il s’étend à deux autres communes où se sont tenues deux expositions. La durée et l’omniprésence dans la ville du festival exigent l’implication des résidents puisqu’ils sont indissociables de la réussite de l’événement. Les commerçants et les restaurateurs sont mis à contribution pour la logistique, et cette année des artistes locaux ont créé des œuvres pour l’occasion, dont une exposition photo mettant en vedette les habitants (voir les deux photos ci-dessous).

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Source : © Ed Alcock – CDT 56/Agence Myop pour Le Festival Photo La Gacilly 2017

Selon Auguste Coudray, président du festival, les résidents veulent de plus en plus s’impliquer et mettre à profit leur savoir-faire. Il est également ravi de constater que cet événement culturel crée des emplois saisonniers et contribue au rayonnement du territoire. L’impact touristique dépasse les frontières de la région puisque selon une étude de 2012, un tiers des visiteurs provient de l’extérieur de la Bretagne et un autre tiers de l’étranger.

Créer des liens entre villages de montagne

Le principe d’itinérance permet à des villages plus isolés d’être les hôtes de cet événement

L’Espace culturel de Chaillol en France organise depuis plus de 20 ans le festival de Chaillol dans une trentaine de municipalités de moins de 10 000 habitants des Hautes-Alpes. Le principe d’itinérance permet à des villages plus isolés d’être les hôtes de cet événement dédié à la musique et d’attirer des visiteurs. Au fil des années, plusieurs villes ont démontré leur intérêt à y participer, permettant ainsi à l’événement d’étaler sa présence sur le territoire. Ce festival se tient un mois durant l’été et valorise le patrimoine puisque les concerts, les rencontres, les débats et les cafés littéraires ont lieu dans des églises, des chapelles et des châteaux.

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Source : Facebook/Festival de Chaillol © Alexandre Chevillard

Le festival et les petites municipalités, qui ont parfois moins de compétences et de capacité financière pour créer une offre culturelle de qualité, mutualisent leurs moyens. Diverses parties prenantes de chaque ville participante prêtent main-forte à l’Espace culturel. Les collectivités territoriales et diverses associations collaborent à l’organisation et à la programmation, et les entreprises de la région commanditent l’événement. Afin de soutenir sa démarche écoresponsable, le festival priorise l’achat local, que ce soit pour la restauration des artistes et des organisateurs, pour les cadeaux des artistes ou pour les boissons offertes aux participants.

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Source : Festival de Chaillol

En 2016, 57 concerts avec 87 artistes dans 32 municipalités ont eu lieu, attirant près de 7000 spectateurs. Cette édition a nécessité un budget de 410 000 euros (l’équivalent de 595 000 dollars canadiens). Depuis 2009, le concept du festival s’est étendu au-delà de la saison estivale avec les Week-ends musicaux. De janvier à juin, quatre concerts sont présentés dans quatre municipalités de quatre vallées de la région, pendant quatre jours à la fin de chaque mois. La singularité du festival de Chaillot tient à son nomadisme et à sa capacité de dynamiser et de rallier un large territoire rural. « Aller à la rencontre plutôt que faire venir », voilà l’objectif des organisateurs.

Transmettre des valeurs ancestrales dans le cadre d’un festival

Mashteuiatsh, la seule communauté innue du Saguenay–Lac-Saint-Jean, a créé le Festival de contes et légendes Atalukan en 2011. Depuis, sept autres localités se sont ralliées à l’événement et accueillent des activités durant une semaine au mois d’août. Les conteurs invités et locaux transmettent les croyances de ce peuple des Premières Nations dans plusieurs lieux, essentiellement au camping Plage Robertson de Mashteuiatsh, mais aussi dans une microbrasserie, un musée, un couvent, un café et une place publique. L’année dernière, le coup d’envoi du festival fut donné par une balade contée en canot sur le lac Saint-Jean, activité qui a attiré les journalistes de la région, garantissant des retombées médiatiques non négligeables.

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Source : Facebook/Festival de contes et légendes Atalukan

Ce festival permet l’échange et le partage de traditions orales d’une communauté culturelle

Ouvert tant aux autochtones qu’aux visiteurs d’ailleurs, le festival a accueilli près de 2500 personnes en 2016, soit le double de l’année précédente. Les commanditaires de l’événement sont avant tout des organisations locales, telles que le Conseil de bande de la Première Nation et la caisse populaire Desjardins du Pekuakami, le camping Plage Robertson, mais il compte aussi sur l’aide financière du Conseil des arts du Canada. Ce festival permet l’échange et le partage de traditions orales d’une communauté culturelle en situation minoritaire, tout en facilitant sa mise en valeur et son rayonnement.

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Source : Facebook/Festival de contes et légendes Atalukan

Principal facteur de réussite

Ces festivals sont nés sous l’impulsion de la communauté locale et doivent leur succès à la collaboration entre les municipalités, les associations, les commerces, les entreprises, les attraits touristiques et les citoyens. Tous bénéficient des retombées de ces événements qui permettent de faire rayonner leur territoire, tout en valorisant la culture.

 

Source de l’image à la une : © Dominique Rolland — Festival Photo La Gacilly

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Le plein air balisé : un réseau qui a fait ses preuves

Le Réseau de veille s’est intéressé au projet de la SuisseMobile à ses tout débuts, il y a un peu plus de dix ans. Déjà, on pouvait constater l’ampleur de l’offre composée d’itinéraires pour les déplacements non motorisés et surtout, la qualité de son intégration aux prestataires touristiques et aux transports publics. En 2018, la SuisseMobile célèbrera ses dix ans. À l’occasion d’une conférence organisée par Vélo Québec, le cofondateur Lukas Stadtherr a présenté les principaux projets, après une décennie d’évolution et d’expérience.

C’est quoi SuisseMobile?

SuisseMobile est un réseau national balisé destiné à la mobilité douce dans un cadre récréatif ou touristique. À ce jour, il regroupe des itinéraires pour cinq activités : le vélo, la randonnée, le canot, le vélo de montagne (ou VTT pour vélo tout-terrain) et le patin à roues alignées, tous accessibles gratuitement.

Le réseau recense plus de deux millions d’utilisateurs annuellement, dont la plupart sont des résidents suisses. Ces derniers fréquentent SuisseMobile en moyenne cinq fois par année. Les itinéraires les plus populaires sont ceux de la « La Suisse à pied » et de « La Suisse à vélo ». Voici quelques indicateurs concernant SuisseMobile :

  • Plus de 700 itinéraires d’ampleur nationale, régionale et locale.
  • Quelque 300 sites de location de vélo à travers le réseau.
  • Les transports publics constituent le principal moyen de déplacement lors de l’aller et du retour pour 44 % des cyclistes, 43 % des randonneurs et 35 % des cyclistes de montagne.
  • En tout, SuisseMobile génère un chiffre d’affaires de 730 millions de francs suisses, soit près de 1 milliard de dollars canadiens dépensés principalement dans les commerces situés le long de ces itinéraires. « La Suisse à vélo » est responsable de près de la moitié de ces revenus.

Des outils bien pensés

Le portail Web SuisseMobile constitue le point de départ de nombreux utilisateurs. Conçu pour organiser soi-même un séjour ou une sortie, il recense une foule d’informations cartographiées, des détails utiles pour chaque étape, la liste et la localisation des hébergements et des différents services, les horaires des transports collectifs menant aux points de départ et d’arrivée, la météo, des carnets de routes, etc. L’efficacité du portail rend la planification de séjours simple et agréable. Bien qu’il propose de nombreuses « offres à réserver » qui consistent en des circuits organisés avec hébergement et activités, seulement 10 % des utilisateurs s’en prévalent.

suisse-mobile-carte

Source: SuisseMobile

Une application mobile est également disponible pour faciliter la consultation d’informations en cours de déplacement. Pour l’année 2016, la plateforme Web et l’application ont enregistré 10 millions de visites. Les utilisateurs peuvent également adhérer aux services du portail SuisseMobile Plus pour créer leur propre itinéraire et le partager. Cet outil est vendu par SuisseMobile au coût d’environ 47 $. Quelque 1,5 million de parcours ont été réalisés avec SuisseMobile Plus en 2016. Il s’agit par ailleurs de l’un des principaux moyens de financement privé de l’organisme, avec les cotisations des hébergeurs et autres entreprises qui y sont associées.

L’une des grandes forces de SuisseMobile est son système de balisage et de signalétique clair et efficace. Quelque 70 % des visiteurs l’utilisent comme principal outil d’orientation en cours de route. Par ailleurs, selon un sondage mené auprès des utilisateurs, la qualité de la signalisation constitue une motivation importante dans le choix de SuisseMobile, il s’agit du 2e critère en importance, après l’attrait du paysage.

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Source : SuisseMobile

Miser sur la qualité

Les responsables de SuisseMobile estiment que ce réseau de plus de 33 000 km de circuits est suffisamment abondant et diversifié. La vision adoptée pour l’avenir en est une de promotion de la qualité. À cet égard, le programme « La Suisse à vélo 2030 », regroupe 405 projets d’amélioration ou de transfert d’itinéraires existants.

À ce jour, 116 d’entre eux ont été réalisés. À titre d’exemple, l’itinéraire Rhône Route a été rapproché du Rhône afin d’être plus fidèle à son nom. Des sections de pistes ont également été créées pour le transfert de tronçons qui sont partagés avec la circulation automobile. Dans le cas du vélo de montagne, on aménage des pistes de type single trail (voir l’image ci-dessous) pour répondre à la demande. Ainsi, certains circuits sur piste large sont relocalisés.

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Source : SuisseMobile

Miser sur l’hiver

SuisseMobile 2020, l’autre projet d’envergure, est déjà bien amorcé. Il s’agit du développement du pan hivernal du réseau. Dès novembre 2017 plusieurs itinéraires de raquette, de ski de fond, de randonnée hivernale et même de luge seront lancés. Ceux-ci seront donc intégrés à l’offre globale de SuisseMobile ainsi qu’à l’offre de Suisse Tourisme, le site de gestion de la destination du pays, tout comme l’ensemble de SuisseMobile. Et encore une fois, il s’agit d’une offre étoffée :

  • 134 itinéraires de randonnée hivernale;
  • 164 de randonnée en raquette;
  • 143 pour le ski de fond;
  • 85 pour la luge.

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Source : SuisseMobile

On prévoit aussi ajouter l’alpinisme et l’escalade pour 2019. Ces projets nécessitent des efforts colossaux notamment dans la sélection des itinéraires et la création des fiches descriptives et des liens avec l’hébergement et les services qui y sont rattachés. Mais à terme, ces travaux permettront d’offrir des circuits de qualité égale, à l’échelle nationale, été comme hiver. Voilà une bonification réelle de l’offre touristique pour la Suisse à l’égard de la clientèle locale comme internationale. Intégrée aux outils marketing des différents organismes responsables du tourisme, l’offre globale de la SuisseMobile constitue une vitrine exceptionnelle pour le plein air ainsi que pour un grand nombre de partenaires qui contribuent à cette réussite. Voilà un modèle des plus inspirants pour le Québec.

Image à la une : SuisseMobile

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Produits et activités

Comment valoriser son territoire par la reconversion de sites

Le concours EDEN (European Destinations of ExcelleNce ou Destinations Européennes d’Excellence) a été lancé en 2006 par la Commission européenne. Il « récompense des sites touristiques émergents et originaux, parfois peu connus, dont les acteurs sont mobilisés autour de stratégies alliant croissance économique et développement durable ». À ce jour, l’Europe compte 140 lauréats et près de 400 sites distingués. Voici quelques exemples inspirants de la catégorie « Tourisme et sites reconvertis ».

Conversion du patrimoine industriel      

Roubaix (France)

Située à 15 km au nord-est de Lille, à proximité de la frontière belge, Roubaix est intimement liée au travail de la laine (XIXe siècle) et à l’industrie textile (XXe siècle). Au fil des ans, elle a su transformer son paysage industriel en paysage culturel : salles de spectacles, ateliers d’artistes, centres de création et musées. Par exemple, un ancien atelier de tissage accueille La Manufacture, musée de la mémoire et de la création textile. Ce dernier retrace l’histoire de l’industrie textile du nord de la France et les conditions de vie et de travail des ouvriers, alors que l’ancienne filature de coton abrite les Archives Nationales du Monde du Travail depuis 1993.

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Source : La Manufacture

Pécs (Hongrie) 

Plusieurs sites désaffectés du patrimoine industriel et culturel de Pécs, dans le sud de la Hongrie près de la frontière croate, ont été rénovés et bénéficient d’une toute nouvelle vocation. La plus importante transformation est celle du nouveau quartier de la culture et des arts, construit autour de la célèbre usine de porcelaine Zsolnay. Même si la vieille usine produit toujours de la porcelaine, on y trouve également un espace pour des expositions et des présentations, un centre d’information sur les activités et les événements culturels, de nombreux cafés, un planétarium, un théâtre pour enfants et plusieurs autres équipements. Le quartier culturel de Zsolnay accueille plus de 200 000 visiteurs chaque année.

Żyrardów (Pologne)

Żyrardów, sise à 45 minutes de Varsovie, comptait autrefois parmi les plus grandes villes européennes productrices de lin. Un véritable village avait été construit pour ses travailleurs. Restaurée avec soin, cette municipalité comprend aujourd’hui une usine-musée et ses anciennes filatures ont été transformées en logements, restaurants et magasins, tout en conservant leurs caractéristiques architecturales originales.

Préservation et mise en valeur du patrimoine bâti

La municipalité de Marche-en-Famenne est située dans la région wallonne à proximité de Bruxelles. Elle compte de nombreux sites réhabilités, dont :

  • la Tour de la Juniesse, l’un des derniers vestiges des fortifications médiévales de la ville qui abrite l’exposition permanente de l’École internationale de lutherie;
  • la Maison Jadot transformée en musée de la Famenne;
  • le château van der Straten qui accueille l’hôtel de ville;
  • l’ancienne halle aux blés devenue restaurant;
  • le château d’Hassonville et l’ancienne église des Jésuites convertis en hôtel-restaurant.

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Tour de la Juniesse

Revitalisation de villes minières

Montevecchio, sur la côte sud-ouest de la Sardaigne, abrite un écomusée dans l’un des plus anciens sites miniers d’Italie. Celui-ci a été restauré pour devenir un centre historique important permettant de mieux connaître cet aspect de l’histoire industrielle de la Sardaigne. Le musée et le village mettent en évidence l’artisanat local, l’histoire des mines et les spécialités culinaires locales issues de recettes traditionnelles. Une visite culturelle spéciale a été conçue pour rassembler les différents éléments de la ville : les mines, l’artisanat rural, les traditions et les maisons résidentielles. Cette approche intégrée visant à montrer l’histoire de la ville en a fait une attraction touristique importante.

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Source : miniera di montevecchio 

Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, Idrija abritait autrefois la deuxième plus grande mine de mercure au monde. Aujourd’hui, le puits d’Antoine, la plus ancienne partie de la mine, est aménagé en musée vivant. Cette transformation, effectuée dans le cadre d’un projet visant à développer le tourisme à Idrija et à préserver l’héritage de la mine, a augmenté le nombre d’établissements et d’infrastructures touristiques dans cette communauté rurale traditionnelle de Slovénie. Outre la mine, le patrimoine immatériel de la ville comprend le château Gewerkenegg et son musée, l’École de dentellerie et le festival annuel de la dentelle, de même que les fabricants des ravioles žlikrofi d’Idrija. 

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Source : Visit Idrija

Restauration citoyenne

Située dans la vallée du parc national des Nockberge en Autriche, Gmünd est une municipalité historique fortifiée que ses habitants décrivent comme une ville d’artistes. Elle a connu des projets de rénovation à grande échelle visant à préserver son ambiance, tout en protégeant ses structures historiques d’une manière innovante. Ainsi, grâce aux initiatives de sa communauté, 15 édifices médiévaux ont été soigneusement restaurés et transformés en espaces artistiques, culturels et verts pour accueillir les œuvres de maîtres-artisans, d’artistes et de sculpteurs, locaux et internationaux. L’administration de la Ville et divers réseaux d’organismes culturels et de marketing ont travaillé ensemble pour renforcer l’économie locale et améliorer la qualité de vie des habitants et des visiteurs.

Ces sites reconvertis permettent aux touristes de découvrir la culture et les traditions locales de manière originale et de vivre des expériences inoubliables dans des destinations hors des sentiers battus.

Source de l’image à la une : pexels.com

 

 

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Produits et activités

Des routes touristiques à la carte en Alsace

Les huit routes touristiques incontournables d’Alsace sont maintenant supportées par un module permettant aux voyageurs d’organiser des visites géolocalisées selon leurs préférences.

La plateforme trilingue, Mes Routes d’Alsace, disponible également en version mobile, permet de créer un itinéraire de visite personnalisé en fonction des centres d’intérêt et des besoins. Le parcours retenu est ensuite accompagné d’un guidage GPS et d’un diaporama audio. Le « guide de visite » peut être généré en ligne, téléchargé en version imprimable ou encore aux formats KML (Google Earth) ou GPX.

Alsace routes outil planification

Source : Mes Routes d’Alsace

Grâce à la base de données régionale du Lieu d’échange d’information (LEI) d’Alsace, les informations touristiques et pratiques contenues dans ce module sont mises à jour en temps réel. Pour en savoir davantage sur les systèmes collaboratifs de gestion de l’information touristique, relisez l’analyse L’information touristique en mode collaboratif.

Les routes touristiques du Québec sont populaires auprès de visiteurs internationaux. Certaines disposent d’un outil de planification personnalisé, d’autres non. Une telle plateforme uniformisée d’organisation du parcours serait-elle bénéfique ?

Mes Routes d’Alsace a été créé par Alsace Destination Tourisme en collaboration avec le pôle Qualité de l’accueil de l’Agence d’Attractivité.

Source de l’image à la une : Tourisme-Alsace.com, © AAA / Zvardon

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Produits et activités Tourisme durable

De petites villes utilisent leurs atouts pour se revitaliser

De nombreuses villes qui se sont développées autour d’une seule industrie durant plusieurs décennies, ont vu ce secteur d’activité s’effriter ou des entreprises phares quitter la région. Affligées par les effets de l’étalement urbain, ces petites villes se sont retrouvées avec des centres-ville désertés. Certaines ont surmonté ce passage à vide, non sans efforts, pour connaître aujourd’hui de beaux succès et une notoriété sur le plan touristique. Une étude américaine de la United States Environmental Protection Agency rassemble plusieurs exemples de réussite.

Voici les cas de Paducah, dans l’État du Kentucky et de Roanoke en Virginie.

Paducah mise sur les arts et la culture

Dans les années 1980, la municipalité de Paducah (25 000 habitants) souffre d’un manque de vitalité économique et assiste à l’exode de sa population vers la banlieue. Le centre-ville, composé en grande partie de bâtiments historiques, enregistre un taux d’inoccupation de 70 %. La criminalité rend le lieu d’autant moins fréquentable.

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Source: Calebism

En 1988, la mairesse ainsi que plusieurs partenaires publics qui formeront le Paducah Renaissance Alliance, considèrent alors que le succès de la ville passe par un centre-ville en santé. On choisit de redorer le blason de Paducah en misant notamment sur ses atouts, dont son secteur historique, la « Renaissance Area ».

Impliquer les artistes 

L’un des éléments phares de l’approche consiste à valoriser les institutions culturelles qui ont le potentiel de drainer de l’activité dans le secteur. Le National Quilt Museum, inspiré par des résidents passionnés de matelassage, la Paducah School of Art and Design et le Luther F. Carson Four Rivers Center qui accueille des spectacles d’envergure voient le jour. Quelque 665 000 personnes provenant des quatre coins du pays ont assisté à l’un de ses événements dans les cinq ans qui ont suivi son ouverture.

Les efforts de revitalisation d’un secteur résidentiel central de la ville sont également notables. La Ville a consenti à vendre à des artistes pour la somme de 1 $ plusieurs immeubles qui devaient être entièrement rénovés. Des programmes de subvention et des ententes pour des loyers peu élevés ont permis au secteur de renaître et d’attirer des gens de partout, grâce aux ateliers et aux galeries d’art qui y ont vu le jour. D’autres types de commerces, comme des restaurants, des cafés, des boutiques se sont ensuite greffés au paysage pour combler les désirs de cette nouvelle affluence.

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Source : Noah Adams/NPR

Ville créative de l’UNESCO 

En 2007, une étude menée par Americans for the Arts révèle que les organisations artistiques et culturelles à but non lucratif ont généré près de 40 millions de dollars américains en activités économiques dans la grande région de Paducah. Durant cette même année, plus de 400 000 personnes ont assisté à des événements culturels; 38 % d’entre elles provenaient de l’extérieur de l’État.

Jusqu’en 2010, environ 100 millions USD ont été investis dans le centre-ville de Paducah, dont la moitié venant du milieu privé. Les efforts de la Paducah Renaissance Alliance ont contribué à :

  • l’ouverture de 234 nouvelles entreprises;
  • attirer plus de 70 artistes qui ont rénové des bâtiments abandonnés;
  • la création de 1 000 nouveaux emplois;
  • la rénovation de 119 bâtiments;
  • une chute du taux d’inoccupation des bâtiments de 70 % à 14 %;
  • l’amélioration drastique de la qualité de vie;
  • une hausse considérable de la fréquentation et des dépenses touristiques;
  • la désignation par l’UNESCO, en 2013, de Paducah comme ville créative dans la catégorie : « artisanat et arts populaires ». Une reconnaissance bien méritée après plus d’une décennie d’efforts et d’investissements dans les arts et la culture.

Roanoke table sur le plein air

Dans les années 1980, la ville de Roanoke (98 465 résidents) voit plusieurs entreprises quitter son centre-ville, dont un siège social important (Norfolk & Western Railway) entraînant du même coup une série de pertes d’emplois. Les résidents quittent le centre-ville pour la banlieue et de nombreux bâtiments sont laissés à l’abandon.

Avec une situation géographique unique en Virginie, dans une vallée le long du Blue Ridge Parkway, une zone qui relie des parcs nationaux et le sentier des Appalaches, le plein air comme outil de développement économique s’impose.

Les autorités s’engagent alors à :

  • réaménager le centre-ville;
  • faire des loisirs de plein air un moteur économique;
  • créer un centre de recherche biomédical et un carrefour technologique.

 

Un dynamisme renouvelé 

Des programmes d’incitatifs à la rénovation ont été mis en place. La Ville a offert des subventions pour l’amélioration des espaces publics et des parcs urbains. Elle a contribué à créer un partenariat entre une organisation biomédicale, le collège Virginia Tech et University of Virginia pour la création du Carilion Biomedical Institute. La Carilion Clinic, un hôtel et une école médicale ont ensuite été construits. Mais pour attirer des résidents et des entreprises, il fallait procéder à l’amélioration du cadre de vie :

  • Entre 1995 et 2012, 42 km de voies vertes ont été aménagées dans la ville et ses alentours;
  • Un réseau cyclable permettant de sécuriser la pratique du vélo en ville et de la rendre plus attirante est développé;
  • Entre 2008 et 2010, la Ville place sous sa protection près de 5 000 hectares afin de préserver, notamment, des milieux de vie sauvage et certains panoramas;
  • En 2002, la Ville vise à obtenir une canopée d’arbres couvrant 40 % de sa superficie en dix ans; En 2010, 48 % du territoire est couvert d’arbres.

Le centre-ville de Roanoke a changé drastiquement depuis 2000. Alors que seulement une poignée d’individus y habitaient, quelque 1 200 résidents y ont élu domicile à ce jour. Entre 2009 et 2012, 25 restaurants se sont ajoutés, plusieurs d’entre eux ont profité de l’engouement pour les produits locaux en mettant de l’avant ceux disponibles au marché de fermiers de Roanoke.

L’organisme Smarter Travel a désigné Roanoke comme l’une des dix meilleures petites villes en croissance.

Revitalisation plein air Roanoke velo

Source : Visit Roanoke

Tactiques gagnantes

Chaque ville est unique. Une recette gagnante dans un cas peut se révéler un échec dans un autre. L’étude de la U.S. Environmental Protection Agency (EPA) expose quelques tactiques communes aux municipalités étudiées.

  • Identifier et utiliser les meilleurs atouts existants (paysage/ressources naturelles, plein air, bâtiments historiques, institutions culturelles) pour développer une économie résiliente;
  • Engager tous les membres de la communauté pour planifier l’avenir;
  • Tirer avantage de tout financement externe;
  • Créer des incitatifs au développement;
  • Encourager les investissements dans la communauté;
  • Faciliter la coopération au sein de la communauté et à travers la région;
  • Favoriser un environnement sain et de qualité.

Chaque milieu peut adapter ces éléments en regard de ses propres caractéristiques. Les petites et moyennes villes attirent par ce qu’elles ont d’authentique à offrir. Quels sont les atouts de votre ville?

Image à la une : Cooltown Studios