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Produits et activités

Tourisme gourmand et plein air: une recette gagnante!

Il y a sans contredit un intérêt grandissant pour la bonne bouffe locale et les expériences authentiques; et les régions ont de nombreux atouts pour se distinguer à cet égard. Alors que la nourriture constitue généralement une motivation secondaire aux voyages, les offres culinaires étoffées deviennent peu à peu un moteur de séjour. Les expériences gourmandes s’inscrivent désormais dans la culture distinctive d’un lieu, d’un territoire; elles contribuent à créer une identité régionale. Voici quelques exemples d’initiatives originales et de destinations à l’offre culinaire bien ficelée.

«Bouffe de piste» en Italie

Après la bouffe de rue, voici la bouffe de piste! Dans le massif italien des Dolomites, un regroupement de chefs, dont certains étoilés Michelin et autres vedettes montantes, ont créé Slope Food. Les experts culinaires, répartis dans 12 refuges de montagne, concoctent aux skieurs leurs spécialités qui sont jumelées aux vins appropriés de la région. Les clients peuvent skier d’un refuge à l’autre, favorisant du même coup la digestion.

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Source : Altabadia

Des journées culinaires dans le Vermont

Trois organismes unissent leurs forces pour créer les Vermont Speciality Food Days afin de promouvoir les spécialités culinaires régionales dans les stations de ski de l’État. La Vermont CB_tourisme_gourmand_plein_air_image2Ski Area Association, l’Agency of Agriculture et la Vermont Maple Foundation offrent ainsi aux skieurs et aux planchistes la possibilité de goûter aux produits des exposants. Dans les kiosques situés au pied des pistes, on peut notamment déguster le réputé fromage cheddar Cabot, le café Green Mountain, la populaire crème glacée Ben & Jerry’s, les biscuits de Liz Lovely Cookies ou encore les soupes de Two Guys in Vermont, pour ne nommer que ceux-là. Quatorze journées culinaires réparties dans la saison se déroulent dans les différentes stations du Vermont et mettent en valeur les produits de plus d’une dizaine de producteurs locaux.

Source: Kimball Brook Farm

Canot et pique-nique gourmet en Ontario

Bien que la présente analyse se penche principalement sur le cas des milieux de villégiature, voici une exception qui implique néanmoins la pratique du plein air. The Culinary Adventure Company propose une activité de canot combinée à un pique-nique sur l’une des îles située en face de Toronto. Le chef propriétaire de l’entreprise prépare un copieux repas mettant en vedette les produits de l’Ontario et du Canada. La découverte de la nature en milieu urbain et l’expérience culinaire en plein air attirent les touristes comme les locaux. L’entreprise était en nomination pour le prix de la meilleure expérience touristique culinaire de l’Ontario en 2012. Faute de pouvoir goûter, la vidéo ci-dessous illustre l’esprit qui règne lors de ces excursions.

 

 

Source: Culinary adventur eco

Des destinations organisent leur offre gourmande

L’État de l’Oregon

L’organisme de promotion touristique Travel Oregon, ne manque pas de mettre en valeur l’abondance de son terroir. Le territoire regorge de produits typiques comme les truffes et les noisettes, les élevages durables de saumon, le thon et le crabe. Les chefs réputés y sont nombreux ainsi que les producteurs de bière et de vin. L’ensemble de l’offre touristique de l’Oregon est teintée de ces cultures locales.

Feast Portland célèbre cette abondance et étend ses festivités à l’échelle de l’État avec des itinéraires culinaires diversifiés. Les sentiers du Festin (Trails to Feast) se déclinent en sept itinéraires gourmands avec suggestions provenant des restaurateurs, producteurs et éleveurs locaux. La vidéo ci-dessous rassemble plusieurs clips illustrant la variété de l’offre gourmande de l’Oregon.

 

Source: Travel Oregon

Les événements Farm Dinners rendent également hommage aux éleveurs et aux producteurs de l’Oregon. L’entreprise Farm to Fork Event, dirigée notamment par un chef cuisinier, organise des repas à la ferme (Farm Dinners), impliquant les viticulteurs de la région et mettant en valeur les produits de la ferme hôte et ceux des producteurs de la communauté. Chacun des intervenants impliqués y raconte son histoire. La vidéo suivante présente le concept.

 

Source: Farm to fork events

L’Écosse

L’offre touristique en Écosse rassemble, elle aussi, un grand nombre de producteurs locaux, de marchés publics, de fermes, de distilleries, de restaurants gastronomiques, de pubs et de bistros authentiques. Le site Web Visit Scotland de l’organisme de promotion de la destination rend hommage à ces entreprises. Pour contrôler la qualité de cette offre, Visit Scotland a mis sur pied un certain nombre de standards. Les entreprises s’affichant ainsi sous le regroupement EatScotland ou Scotland’s Best Bars doivent respecter les critères dictés par le programme de qualité de l’organisme.

En 2013, l’Écosse vibre sous la thématique de la nature. Year of Natural Scotland 2013 représente une opportunité de plus de mettre les produits du terroir écossais en valeur.

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 Source: Visit Sscotland

Le tourisme culinaire comme outil de développement régional

Selon l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), les régions qui souhaitent miser sur le tourisme culinaire doivent d’abord et avant tout mettre l’emphase sur des aspects qui différencient et enrichissent l’identité de la communauté. On peut s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, mais le contenu doit être authentique et fidèle au caractère unique des lieux. L’OCDE suggère aussi de passer par le storytelling (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) pour lier la nourriture à la destination, puis la nourriture aux visiteurs. Les histoires et le tourisme gourmand sont d’excellents moyens de créer des expériences mémorables.

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Marketing

Des campagnes marketing qui ont marqué la dernière saison de ski

Une transformation complète d’un ascenseur en gondole de ski, une promotion de dernière minute bien placée, des récompenses pour les internautes les plus influents, une participation des clients au processus publicitaire d’une montagne, toutes les occasions sont bonnes pour se faire voir et entendre ou pour en apprendre davantage sur sa clientèle. Depuis 2004, le magazine Ski Area Management (SAM) passe en revue les bons coups marketing des centres de villégiature en Amérique du Nord. Voici quelques exemples inspirants tirés de cet article qui ont marqué la saison de ski 2011-2012.

Des promotions orchestrées au bon moment!

Lorsque bien planifiée, visant un objectif précis et envoyée au moment opportun, une promotion spécifique, même de dernière minute, peut avoir un impact fort positif. Big Sky Resort a su profiter du fait que les chutes de neige tardaient dans plusieurs stations du Colorado et de Lac Tahoe pour mousser les excellentes conditions de ski de l’État du Montana. Ainsi, la station a lancé une promotion s’adressant aux détenteurs de la «EpicPass», qui regroupe la plupart des stations les plus populaires du Colorado et de Lac Tahoe. Pour tout le mois de janvier, un titulaire de la «EpicPass» qui réservait un séjour hôtelier recevait un billet de ski gratuit. Par la simple voie d’un communiqué de presse émis à cet effet, l’information s’est vite propagée dans l’industrie et a entraîné plus de 50 nouvelles réservations au cours du mois (lire la version originale du communiqué)

Une campagne terrain qui a du punch

Avec la campagne «Remember to Breathe » de Tourisme Alberta, les ascenseurs de plusieurs tours à bureaux de Calgary et du Island Mall en Californie se sont transformés en gondoles de ski. Entièrement tapissés de vinyle, ils donnaient l’impression de monter vers le sommet de l’une des montagnes albertaines. Cette campagne s’est déroulée durant quatre mois et demi conjointement aux efforts numériques, radio, imprimés et télé de la destination de ski. Le coup d’envoi de cette stratégie a été donné par un combat de boules de neige géantes en peluche sur lesquelles figurait l’adresse Web Remembertobreathe.com.

 

Source: Travel Alberta 

Faire participer le client au processus publicitaire

La collecte de données sur la clientèle et sur les résultats d’une campagne marketing est une opération qui peut parfois s’avérer ardue et dispendieuse. À Telluride Ski Resort, l’équipe marketing a eu l’idée de faire participer les clients et de les placer au centre du processus de création publicitaire. Ainsi, on les a invités à voter pour leur concept préféré parmi des annonces de styles différents, via le site Internet et la page Facebook de la station. Les résultats ont été analysés et la campagne a été ajustée en fonction des commentaires. Cette action a permis à la montagne de récolter des données sur les préférences de leurs clients actuels selon leur profil, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance, en plus de créer une campagne attrayante, efficace et adaptée à leurs besoins.

 

 Source: SAM

 

Attention, vous êtes photographiés!

L’importance des médias sociaux n’est plus à prouver et ceux-ci sont désormais solidement ancrés dans le paysage promotionnel des stations de ski. À Vail Ski Resort au Colorado, l’expérience digitale passe entre autres par le partage de photos. Pour ce faire, plusieurs photographes professionnels ont été positionnés à différents endroits sur la montagne dans le but de capter les meilleurs moments de la clientèle et ainsi d’augmenter le flux de partage de photos en ligne. Les billets journaliers et passes de saison sont dotés de la technologie RFID (identification par radiofréquence), permettant notamment le transfert d’images vers la plateforme Web dédiée. Une fois la photo prise et la numérisation du billet de remontée réalisée, les photos se retrouvent automatiquement en ligne et le client peut ainsi partager ses souvenirs en temps réel avec parents et amis. Un système de récompenses a également été instauré afin d’encourager la propagation virale des meilleurs exploits sur la montagne.

 

Quelques bons coups sur Twitter et Facebook

Dans une industrie où les conditions d’enneigement, la température et les prévisions météo constituent des facteurs d’influence considérables dans la prise de décision du consommateur, les médias sociaux jouent un rôle plus qu’important auprès des stations de ski pour générer du contenu en temps réel. Twitter est d’ailleurs une plateforme particulièrement intéressante et Sugarloaf a bien su l’exploiter. Alors que la clientèle de cette montagne du Maine tweetait déjà de façon régulière à propos des conditions de neige, la station a simplement créé le hashtag #slsnow et intégré le flux de tweets directement dans la section «Conditions de neige» du site Web. Les tweets, les photos et les descriptions des conditions se sont ainsi multipliés et le nombre de followers est passé de 4197 à 6915.

Du côté de Sunshine Village, en Alberta, la campagne «Ski the day before we open», a connu un franc succès et s’est par conséquent propagée dans la sphère des médias sociaux. À partir du moment où la campagne a été lancée, et ce, jusqu’au tirage de vingt journées de ski privées en préouverture, Sunshine Village avait la cote sur Twitter et Facebook. La station a également profité de ce buzz viral pour inviter les journalistes à se joindre aux gagnants lors de cette journée de préouverture et ainsi s’assurer d’une excellente visibilité. Cette campagne a permis de récolter un total de 500 entrées pour le tirage et d’augmenter de 7% leur nombre de followers sur Twitter et de fans sur Facebook.

Récompenser ses clients les plus actifs en ligne

Aspen/Snowmass au Colorado est devenu le premier centre de villégiature à utiliser l’outil Klout et à récompenser ses clients influents à l’aide du programme Klout Perks. Non seulement cet outil mesure l’influence en ligne d’une marque ou d’une personne d’après son engagement sur les réseaux Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+ et Foursquare, il permet également d’identifier les sujets sur lesquels ces personnes ont un impact, et d’offrir des récompenses aux individus ou aux groupes les plus actifs en ligne pour en faire de véritables ambassadeurs de la marque. Dans le cas d’Aspen, les personnes dont l’indice Klout est supérieur à 40 et dont les sujets d’influence sont en lien avec le tourisme, le voyage, le ski, la planche à neige ou la photographie, reçoivent des billets gratuits, ainsi que des rabais sur les locations d’équipement et les cours de ski. Encore faut-il que ces personnes proviennent de l’un des marchés visés par le centre pour être admissibles.

Et le Québec suit-il?

Au Québec, plusieurs centres de ski et de villégiature sont aussi au parfum de ces tendances qui ont marqué l’hiver 2011-2012 et plusieurs initiatives notables ont également vu le jour dans la belle province. Notamment Ski Bromont, qui a entrepris un virage quasi 100% Web au cours des dernières années et mis en place Flash Connect, une cabine de type photomaton qui permet de prendre des photos et de les partager via Facebook. Notons aussi l’initiative marketing de Mont Sutton intitulée «J’aime – Je plante» élaborée par l’agence Rinaldi Communication Marketing et qui a remporté un prestigieux prix à la Internet Advertising Competition pour la meilleure campagne sur les réseaux sociaux dans la catégorie sport. Et vous, chers lecteurs, avez-vous des exemples d’initiatives marketing innovantes à partager qui vous ont particulièrement marqués?

  

Sources:

– Katie Bailey, Gregg Blanchard, Rick Kahl, Milena Regos et Samantha Rufo. «Best/Worst marketing 2011-2012». Ski Area Management, mai 2012.

– Haynes, Magan. «Travel Alberta brings the slopes to the elevator», StrategyOnline.ca, 20 decembre 2011.

– Blanchard, Gregg. «Aspen/Snowmass is First Resort to Tap Klout Perks for Marketing», SlopeFillers.com, consulté le 23 octobre 2012.

– Mont Sutton, communiqué de presse: «Plusieurs « J’aime » feront une différence au Mont SUTTON», MontSutton.com, 25 janvier 2012.

– «Ski Bromont : vers la cime à 100% en ligne», RezoPointZerocom, 25 mai 2011.

– Becker, Kraig. «Epic Pass holders can ski Big Sky for free», Gadling.com, 10 janvier 2012.

Sites Internet:

– Mont Sutton 

– Ski Bromont 

– Internet Advertising Competition 

– Travel Alberta 

– Ski Area Management Magazine 

– Klout 

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Produits et activités Tendances

Tendances et bonnes pratiques dans les destinations touristiques de montagne

Ces dernières années, les centres de villégiature en montagne se sont lancés dans une course effrénée pour devenir des lieux récréotouristiques quatre saisons.

Il est révolu le temps où les stations de montagne misaient uniquement sur le ski pour rentabiliser leurs investissements. Selon un sondage de la revue Ski Area Management (SAM) mené en 2011 auprès de 100 stations de ski en Amérique du Nord, 44% d’entre elles fonctionnent à longueur d’année.

Sur fond d’enjeux financier et environnemental, les acteurs touristiques rivalisent d’ingéniosité pour développer des produits et des services répondant à une demande de plus en plus diversifiée. Voici quelques tendances et bonnes pratiques adoptées par ces territoires en redéfinition.

Des activités récréatives diversifiées

Les activités estivales gagnent en popularité auprès des clientèles des stations. (Lire aussi: La tentation quatre-saisons des stations de ski). Un quart des stations interrogées lors du sondage SAM ont déclaré que l’exploitation estivale génère 20% et plus des revenus annuels. Le vélo de montagne est l’activité sportive estivale (lire aussi: Le vélo de montagne représente-t-il un potentiel touristique sous-exploité?) la plus souvent proposée (61%) après les réunions d’affaires (64%) et les mariages (81%).

D’ici les deux prochaines années, les stations prévoient mettre l’accent sur les activités familiales au détriment des loisirs traditionnels, tels que le tennis ou le golf (voir graphique 1). Un peu moins de la moitié des destinations proposeront la tyrolienne (42%), et presque un quart d’entre elles seront équipées d’une luge sur rail (23%) et d’un parcours dans les arbres (22%).

 

Les murs d’escalade et les sauts à l’élastique sont en forte croissance, ainsi que les parcs de planche à roulettes (skates parks), les parcs aquatiques et les minigolfs. À titre d’exemple, le Massif du Sud en Chaudière-Appalaches se proclame «pourvoirie de sports d’aventures quatre saisons».

De nouveaux segments de clientèles

Dans de nombreuses stations, il est possible de louer des salles pour des évènements festifs ou d’affaires. Banff Centre, situé au cœur du Parc national de Banff, s’est lancé dans le marché des réunions, des voyages de motivation, des conférences et des évènements (MICE). Certaines stations telles que le Crystal, situé sur la côte ouest des États-Unis, ou le Mont-Sainte-Anne ciblent activement le segment des mariages durant la période estivale et louent leurs chalets au sommet des pistes.

 

Source: Crystal Mountain

Les forfaits, la solution miracle à de nombreux maux

Les forfaits se multiplient dans les centres de villégiature. Ils permettent de rendre la destination attractive pour de nouvelles clientèles, d’augmenter la fréquentation en basse saison et d’attirer la clientèle régionale grâce aux courts séjours. De plus, ils répondent aux intérêts diversifiés des voyageurs multigénérationnels et des non-skieurs.

Des séjours pour prendre soin de soi et se faire plaisir

Les spas sont devenus indissociables de l’expérience de villégiature en montagne. La santé et le bien-être sont intégrés dans la commercialisation des séjours et servent même de prétexte pour un regroupement, comme c’est le cas cette année dans la station de Squaw Valley en Californie, où a eu lieu le festival de yoga Wanderlust.

 

Source: First Track On Line Ski Magazine

On observe une amélioration de l’offre culinaire dans certaines stations, qui proposent plusieurs choix pour se ressourcer et mettent en valeur les produits régionaux. La station Samoëns dans les Alpes françaises a organisé cet hiver la première édition de la Semaine Vigneronne. Des stands et des ateliers de découverte permettaient aux touristes de découvrir les vins de plusieurs régions. Au Québec, le Mont Saint-Sauveur vient de commencer le réaménagement complet de son bistro-bar pour en faire le lieu branché de la région, où l’on offrira des menus santé et variés aux visiteurs.

Marketing en ligne, applications mobiles et nouvelles technologies

Le webmarketing est aujourd’hui l’un des plus importants canaux de promotion. Quelques stations tirent leur épingle du jeu. La station Wild Mountain au Minnesota a lancé une promotion sur LivingSocial, un site d’achats groupés, afin de vendre à rabais un forfait incluant les remontées et la location d’équipement de ski. Son objectif était d’attirer une nouvelle clientèle de skieurs débutants.

Source: livingsocial

La station Snowbird dans l’Utah, une des premières à avoir sa propre application, a mis en place une stratégie médias sociaux en intégrant sur son site des contenus partagés par sa clientèle.

Source: Snowbird

La station de Brighton dans l’Utah a installé sur une piste deux appareils photos automatiques qui photographient les skieurs et les planchistes. Ces derniers peuvent ensuite télécharger leurs performances sur la page Facebook de la station.

La compagnie Vail Resorts a créé Epic Mix, une application pour utilisation mobile ou en ligne offrant la possibilité aux clients de ses cinq stations de ski de partager leurs performances sur les réseaux sociaux. Les services sont nombreux: vitesse de descente, classement des skieurs et planchistes, météo, géolocalisation des contacts. Cet hiver, 100 000 personnes l’ont utilisé et 40% d’entre elles ont téléchargé l’application.

Source: Epicmix

Les nouvelles technologies impactent grandement le fonctionnement des stations. Celles du Mont Saint-Sauveur et du Mont Avila implanteront au début de la saison d’hiver 2011-2012 un système de radio-identification aux remontées, capables de détecter les cartes des usagers sans qu’ils aient à la montrer, comme c’est déjà le cas au Massif de Charlevoix.

Une offre élargie d’hébergement

Les offres de location en ligne de propriétés de particuliers sont très nombreuses dans les stations de montagne. Au Québec et en Colombie-Britannique, elles représentent environ 60% des annonces diffusées sur HomeAway. Une telle offre permet d’élargir le bassin de la clientèle potentielle de la destination. Pour beaucoup de gestionnaires de stations, ce type d’hébergement est complémentaire à l’hébergement en condo et en hôtel.

Cependant, cela ne freine pas le développement immobilier des groupes tels qu’Intrawest, Boyne Resorts, Aspen Skiing et Vail Resort. De plus, on assiste à un engouement pour l’achat de maisons secondaires au pied des montagnes. Enfin, de nouveaux projets voient le jour. Au Massif de Charlevoix, le complexe hôtelier de la Ferme ouvrira ses portes au printemps 2012, et au Mont-Sainte-Anne, un centre de villégiature quatre saisons devrait être construit dans les prochaines années.

Source: Le Massif

Le développement durable comme axe de restructuration

La station de Whistler s’est dotée d’un plan à long terme, Whistler 2020. Elle a établi différentes priorités et stratégies pour un développement durable de la station et diffuse sur son site Internet les indicateurs de mesure.

Source: Whistler 2020

L’Association des terrains de golf du Québec (ATGQ) a amorcé cet été une démarche en développement durable et a créé le programme ParTROIS afin de guider les clubs dans l’implantation de mesures visant à obtenir une certification.

La National Ski Areas Association aux États-Unis vient d’ajouter un nouveau volet à sa charte environnementale Sustainable Slopes dédié aux stations, le Climate Challenge. C’est une compétition amicale qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Avec l’aide d’experts, les employés des huit stations volontaires se sont engagés dans cette démarche.

 

 

Clientèles à la recherche de nouvelles expériences, menaces du réchauffement climatique, avancées technologiques et popularité des médias sociaux, les enjeux et défis sont nombreux. Mais ils ont conduit les stations à innover afin qu’elles maintiennent leur attractivité, et les quelques projets amorcés au Québec laissent poindre un bel avenir pour les destinations de montagne.

 

Sources:

– Bast, Morgan. «EpicMix gets nearly 100,000 activations in first season», buzz.snow.com, 22 avril 2011.

– Bergeron, Patricia. «Réaménagement à la base de la montagne- Mont Saint Sauveur se peaufine», carnetduski.com, 13 juillet 2011.

– Kahl, Rick. «Condos on the cheap», Ski Area Management, vol. 50, no 2, mars 2011.

– Morrison, Alastair M. «International Trends in Mountain Tourism, Marketing and Development», Belle Tourism Consulting, 2010.

– Organisation Mondiale du Tourisme. «Congrès de l’OMT pour débattre de l’avenir du tourisme de neige et de montagne», www2.unwto.org, 31 mars 2011.

– Rufo Samantha, Ken Castle et Katie Bailey. «Best/Worst Marketing 2010-2011», Ski Area Management, vol. 50, no 3, mai 2011, p. 41-45.

– Ski Area Management. «Sustainable slopes report highlights resorts’ green efforts», saminfo.com, 8 juillet 2011.

– Ski Area Management. «Summer in the mountain», vol. 50, no 3, mai 2011, p.46-47.

– Urban Land Institute. «Ten Resorts Trends», www.uli.org, consulté le 13 juillet 2011.

– Watson, Tom. «Brighton offers freestylers an ancillary stoke», National Ski Areas Association, vol. 19, no 3, juillet 2011.

– Wine Tourism in France. «L’œnotourisme, nouveau sport d’hiver», winetourisminfrance.com, 29 décembre 2010.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les camps d’entraînement extrême: une nouvelle tendance des voyages haut de gamme

Désintoxication, yoga, Pilates, randonnées en montagne, équipes de remise en forme dirigées par d’anciens membres des forces armées… plusieurs formules dans de nombreuses destinations s’offrent au voyageur en quête de défis; en voici quelques-unes.

En novembre 2010, Euromonitor annonçait l’engouement des Nord-Américains pour les voyages de privation de confort, qu’ils définissent comme des expériences de transformation physique et mentale conçues pour tonifier le corps et libérer l’esprit. Ils comprennent des séances de mise en forme extrêmes incluant jusqu’à dix heures d’exercices par jour et la privation de sucreries, d’alcool, de viande et souvent de produits laitiers. À lui seul, le site Internet SpaFinder répertorie 272 séjours de vacances de remise en forme. Ces derniers représentent 5% des 60 milliards de dollars américains générés par l’industrie des spas aux États-Unis.

D’où vient cette popularité?

Pour certains analystes de l’industrie, l’accroissement de la classe supérieure dirigée par des baby-boomers en quête de sens n’a fait qu’accroître l’engouement pour ce type de vacances. En effet, les gens aisés constituent les leaders des séances d’exercice extrêmes: 12% des Américains qui s’exercent le font cinq fois par semaine et 44% d’entre eux gagnent plus de 75 000 USD, selon une étude du National Institue of Health en 2008. Au Canada, près de la moitié de la population s’adonnait régulièrement à de l’activité physique en 2009 (graphique 1).

Les voyageurs considèrent leur moment de loisir comme un antidote existentiel à la pandémie de stress des temps modernes, à la sédentarité et à la suralimentation. Mais pour d’autres, ces vacances d’entraînement extrême ne sont peut-être pas si différentes de leur quotidien dans lequel ils occupent des emplois stressants, où la concurrence est féroce et les heures de travail interminables. Sciemment ou non, ils «se divertissent» de la même manière qu’ils travaillent: en repoussant leurs limites à l’extrême. Enfin, la popularité des émissions de télévision de remise en forme et d’aventure, telles que The Biggest Loser, Adventure Racing, et plus près de nous au Québec, SOS Beauté (qui propose aussi des camps d’entraînement aux spectateurs de l’émission), n’est pas étrangère à cet enthousiasme pour les voyages de privation de confort.

Quelques formules de camps extrêmes

Aventure et trek. Mountain Trek propose des vacances de remise en forme, de désintoxication et de perte de poids par des activités de plein air réalisées avec des guides certifiés et des pourvoyeurs locaux: kayak, vélo et randonnées en montagne, équitation, yoga, massages, saunas; le tout dans deux établissements, le Rockwater Secret Cove Resort de Vancouver au Canada et le Rancho La Puerta à Baja au Mexique.

Source: Mountain Trek

L’Ashram est le berceau des vacances de privation de confort; ce camp extrême de remise en forme dans les montagnes de la Californie à Palo Alto remonte à… 1974. Aujourd’hui, il invite ses hôtes pour une semaine de santé et de remise en forme. Voici une journée type: lever à 5 h 30, yoga à 6 h, déjeuner à 7 h 30, randonnée en montagne à 8 h 30, dîner à 13 h, exercices aquatiques à 15 h, musculation à 16 h, entraînement spécialisé à 17 h, yoga à 18 h, souper à 19 h 30, coucher à 21 h 30; le tout pour la modique somme de 4 500 USD. Le Jungle Bay Boot Camp, en Dominique dans les Caraïbes, offre des séjours de remise en forme incluant yoga et Pilates, randonnées dans la forêt tropicale, kayak de mer ou plongée en apnée.

Source: Jungle Bay Boot Camp

Bikini. Au programme: perte de poids, yoga et remise en forme. À l’Amansala Resort de Tulum au Mexique, chaque journée débute par une séance de mise en forme sur la plage de la Riviera Maya suivie d’une marche rapide, de yoga, d’exercices pour renforcer les abdominaux et la capacité cardiorespiratoire, de Pilates, de circuits à vélo ou en kayak, de danse africaine, de salsa ou de danse du ventre. Le tout se termine par du yoga et de la méditation.

Source: Amansala Resort

Cowboy. Au Rancho Cortez Fitness Ranch près de Bandera au Texas, on encourage les visiteurs à circuler à vélo sur les 5500 hectares de terres, à effectuer des randonnées pédestres et équestres, à s’adonner au kick-boxing, au yoga, au yoga-équestre, à des exercices de Pilates, au Zumba – combinaison de danse latine et d’exercices d’aérobie – et à s’entraîner en piscine.

De luxe. Camp Biche, près de Cahors dans le sud de la France, figure parmi les six meilleurs camps de mise en forme au monde, selon le journal The Independant de Londres. Le séjour d’une semaine comprend l’hébergement dans un manoir, des repas gastronomiques et un massage chaque jour, des exercices de yoga, de Pilates, des entraînements intensifs quotidiens et de longues randonnées de trois à quatre heures.

Situé dans un environnement rural avec vue imprenable, le Fit Boot Camp en Toscane accueille ses hôtes dans une villa en pierre qui surplombe les collines à Castiglione del Lago. Toutes les séances de remise en forme sont données pas des instructeurs de conditionnement physique militaire!

Source: New You Boot Camp

Le New You Boot Camp, au Portugal, est un complexe hôtelier de luxe entouré de superbes jardins subtropicaux. Au programme: entraînement au réveil, randonnée d’une journée complète dans les montagnes de la Serra de Monchique, diverses activités de conditionnement physique militaire, musculation, boxe, saut à la corde, vélo de montagne, jeux d’équipe, courses à obstacles, pour n’en nommer que quelques-uns.

Le Ranch at Live Oak Malibu accueille ses visiteurs dans des chalets privés sans téléphone cellulaire, ni télévision, et leur offre huit heures d’exercices par jour et un régime végétarien de 1500 calories.

Source: Ranch at Live Oak Malibu

Fatpacking.  Ces vacances «sac au dos» se déroulent dans plusieurs parcs nationaux américains. Les participants visent une meilleure forme physique et une perte de poids par des randonnées en terrains accidentés et la natation. Les nuits se passent sous la tente et chaque voyageur porte lui-même tous ses effets personnels ainsi que sa nourriture.

Militaire. Premier camp de type militaire d’Écosse, The Camp est conçu pour les femmes seulement et l’équipe d’entraîneurs est dirigée par d’anciens membres des forces spéciales britanniques.

Source: The Camp

Son pendant masculin, le Men’s fitness Boot Camp, en Floride et en Californie,  offre cinq heures de séances d’entraînement quotidiennes entrecoupées de repas à faible indice glycémique et de cours d’éducation nutritionnelle.

Cet engouement pour les camps de remise en forme extrêmes s’observe aussi au Québec, mais plutôt dans certains parcs ou dans les centres de conditionnement physique. La mise en marché d’un tel produit intéressera-t-elle l’industrie des spas ou encore celle des centres de villégiature?

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Des offres touristiques importées d’ailleurs

Nous assistons à l’arrivée en Europe de prestations touristiques qui ne manquent pas d’imagination! Des offres exotiques venues d’ailleurs sont importées pour être vécues à proximité. Ces nouveaux séjours permettent au voyageur réfractaire aux longs déplacements d’expérimenter des cultures étrangères près de chez lui. Regard sur ce récent phénomène et sur les facteurs qui en favorisent l’apparition.

Plusieurs informations présentées dans cette analyse sont issues d’articles publiés dans la Revue Espaces d’octobre 2010, cités ci-bas.

Des expériences à la fois locales et exotiques

La première industrie qui a connu ce phénomène de consommation de l’ailleurs chez soi est sans doute la restauration. En effet, quoi de plus banal que de manger un mets japonais ou mexicain dans une capitale européenne ou nord-américaine? Par la suite, ce sont les métiers de la scène et de l’art qui ont suivi la tendance. En effet, assister à un spectacle folklorique étranger ou à une exposition d’artistes venus d’ailleurs, voire à des festivals ethniques, n’est pas inhabituel.

En matière de dépaysement local, l’hébergement alternatif a aussi connu son lot d’innovations. Des yourtes (tentes mongoles) servent d’hébergement sur le territoire québécois et des igloos accueillent des touristes dans les Alpes françaises. Même les activités hivernales telles que la randonnée en raquettes et les excursions en traîneau à chiens ne sont plus l’apanage des destinations dites «hivernales» comme le Canada, la Scandinavie et l’Alaska. Désormais, on les pratique également en France, notamment dans le village nordique Williwaw à la station d’Orcières.

Sources: Orcieres

Depuis quelques années, ce phénomène d’importation de culture étrangère s’élargit et ce sont aujourd’hui des villages et des campements exotiques qui voient le jour en Europe.

Jamais l’Amérique ni l’Afrique n’auront été aussi proches de l’Europe!

Nous ne sommes pas en Afrique mais bien en Ardèche, en France. Depuis 2009, le temps de la saison estivale, les touristes peuvent être hébergés au campement Tamana, un village traditionnel africain créé par le voyagiste Point Afrique spécialisé dans les destinations subsahariennes. Tamana offre des séjours exotiques et dépaysants, à même le territoire français. On y dort dans des cases maliennes, des tentes mauritaniennes ou encore des paillotes nigériennes.

Source: Trekmag

Riche de sa connaissance du continent noir, le voyagiste introduit la culture africaine en Europe. Le campement devient alors un lieu privilégié pour ceux qui veulent goûter à la cuisine subsaharienne, participer à des ateliers de confection de produits artisanaux ou assister à des soirées sur les légendes et les contes africains.

Dans le même ordre d’idées, l’Amérique du Nord s’installe dans le pays de la Loire. La Sarthe accueille chaque année, de la mi-avril à la fin octobre, un village amérindien où l’on peut effectuer des séjours de découverte de la culture et du mode de vie amérindiens. Le site qui porte le nom «Les tipis du bonheur» offre un hébergement en tipi et propose des activités traditionnelles d’initiation à la vie des Sioux, telles que la danse et le tir à l’arc. Même les repas québécois y sont à l’honneur.

Pour plus de détails, voir cette vidéo:

Source: Le bonheur de vivre

Certains crieront au manque d’authenticité. Mais est-ce légitime de critiquer lorsqu’on sait que les campements emploient des animateurs originaires de ces destinations et gardiens de ces traditions?

L’Allemagne n’est pas en manque d’offres touristiques importées d’ailleurs. Les visiteurs d’Europa Park peuvent séjourner dans un vrai camp de cowboy et vivre une expérience du Wild West. Le « Tipi Village »  propose de l’hébergement en roulottes western, en maisons en bois rond ou pour les plus téméraires dans des tipis indiens. Le divertissement est également au rendez-vous : ballades à cheval et ambiance Far West dans le restaurant dit « Saloon» amusent petits et grands.

Source: Europa Park

Parmi ces exemples, nous ne pouvons nous empêcher de citer la ville de Las Vegas dont plusieurs hôtels tel que The Venitian, le Paris Las Vegas ou le Luxor resort reprennent des thématiques de villes, voir de civilisations anciennes. Ainsi y trouve-t-on des répliques de monuments de renommée comme la façade du Palais des Doges, la Tour Eiffel ou le Campanile de Venise. Plusieurs copies de statues antiques Greco-romaines et pharaoniques sont aussi reprises. L’hôtel The Venitian offre même des tours de gondoles à travers des canaux longeant des allées de magasins, de cafés et de restaurants, histoire de s’évader en Italie pour un moment.

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Source: Las Vegas Sands

Pourquoi ce nouveau style de voyage attire-t-il les gens?

La popularité des courts séjours n’est pas étrangère à l’apparition d’offres touristiques exotiques vécues à proximité. D’autant plus que les courts séjours sont favorisés par une accessibilité géographique et économique. Leur croissance se poursuivra assurément. En effet, selon IPK, une firme d’étude de marchés touristiques, le nombre de voyages de courte durée (d’une à trois nuits) a augmenté de 10% durant les huit premiers mois de 2010. Plus encore, le rapport ITB World Travel Trends 2010-2011 prévoit une augmentation des voyages de courte durée pour l’année en cours.

Ces nouveaux séjours importés d’ailleurs sécurisent une certaine clientèle qui les trouve moins risqués qu’à l’étranger, que ce soit sur le plan politique, sanitaire ou environnemental. De plus, l’attractivité pour des séjours à thèmes et des offres originales et insolites renforce à son tour la pertinence de ce nouveau type de tourisme. Il ne faut pas oublier le vieillissement de la population; les touristes plus âgés sont moins enclins à effectuer de longs trajets.

Les puristes de l’environnement y trouvent également leur compte, car ce nouveau phénomène limite les déplacements et préserve les destinations reculées de l’impact de l’activité touristique. Ces voyages de proximité représentent aussi une façon de se libérer des voyages surorganisés et favorisent davantage les voyages indépendants, en croissance depuis quelques années.

L’offre de séjours d’ailleurs à proximité apporte originalité, dépaysement et exotisme à moindre coût dans un environnement connu et sécurisant. Ces offres peuvent constituer des solutions de remplacement aux grands voyages, mais elles peuvent aussi servir d’avant-goût ou d’introduction à une destination. Bien que l’authenticité de l’expérience puisse être remise en question, elle satisfait les visiteurs avides de découvrir des produits insolites et des cultures d’ailleurs.

Sources:

– Espinasse, Catherine. «L’ailleurs ici? À la rencontre de l’autre près de chez soi», Revue ESPACES, octobre 2010.

– ITB World Travel Trends 2010/2011

– Michel, Franck. «À la recherche d’un tourisme alternatif de proximité», Revue ESPACES, octobre 2010.

– Mourlevat, Marylène. «Weekendtour met l’insolite en boîte», Revue ESPACES, octobre 2010.

Sites Web:

– Europa-Park

– Las Vegas Sands

– Le bonheur de vivre

– Point-afrique

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Produits et activités

Des exemples de réussite en milieu rural

Le premier congrès sur le tourisme rural (Rural Tourism Conference), se tenant à Kamloops, en Colombie-Britannique, a exposé les efforts déployés par les régions pour faire connaître leur «saveur locale» et ce qui fait leur fierté. Durant le congrès, l’accent a été mis sur l’authenticité et l’expérience, de même que sur l’importance du développement durable et du réseautage dans les milieux ruraux.

Selon Nicole Vaugeois, titulaire de la Chaire d’innovation régionale en tourisme et développement rural durable à la Vancouver Island University, le succès touristique d’une communauté repose sur quelques conditions préalables:

  • détenir des ressources naturelles et culturelles;
  • connaître l’industrie touristique;
  • être préparé et vouloir s’impliquer;
  • avoir du leadership.

Le terme «communauté» est ici utilisé pour désigner une agglomération, c’est-à-dire une concentration d’habitations, ville ou village, plus précisément sous un angle régional. Les prochaines sections présentent des cas de bonnes pratiques tirés de ce congrès.

T.R.I.P.: un projet novateur à l’échelle provinciale

Le Tourism Research Innovation Project (T.R.I.P.) a été conçu pour stimuler le développement touristique rural en Colombie-Britannique par la recherche et l’innovation. Ce projet, réalisé de 2006 à 2008, était mené par un consortium d’universités et de ministères.

À la base, plusieurs enjeux ruraux ont été identifiés en Colombie-Britannique:

  • manque d’investissements;
  • leaders, employés et bénévoles en nombre limité;
  • modification de la structure démographique;
  • produits touristiques moins développés, et par conséquent moins adaptés pour recevoir les touristes; impact sur l’expérience client;
  • manque de connaissances sur la contribution du tourisme dans les communautés.

Dans le cadre du projet, quatre circuits de trois semaines ont été effectués dans différentes régions de la Colombie-Britannique par l’équipe, composée d’une coordonnatrice et d’étudiants. Quatre agents de liaison, des étudiants en tourisme, ont aussi été embauchés pour documenter les enjeux et les innovations sur le terrain, tisser des liens et favoriser l’échange d’expertise avec le milieu entrepreneurial.

Un site Internet a été créé dans la foulée de cette initiative; celui-ci regroupe une foule d’informations destinées aux entreprises touristiques en milieu rural (guides de savoir-faire, études de cas, bonnes pratiques).

Des exemples inspirants

Partenariat: circuit agrotouristique

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Source: Circlefarmtour.com

Le Circle Farm Tour constitue un partenariat entre six communautés offrant un tour agrotouristique autonome sous une même bannière. Le premier circuit a été créé en 2003 dans les villes voisines d’Agassiz et d’Harrison Mills, suivi l’année suivante par la ville d’Abbotsford. En 2005, le Circle Farm Tour s’est formé dans la vallée Fraser, à l’intérieur de la région touristique Vancouver, Coast and Mountains. Les villes de Chilliwack, Agassiz/Harrison Mills, Abbotsford, Langley, Maple Ridge/Pitt Meadows et Mission regroupent 70 entreprises agrotouristiques ou reliées (fermes, vignobles, marchés, restaurants, fromageries, etc.).

L’adhésion annuelle à la bannière coûte 4000 CAD à la ville et 450 CAD à l’entreprise. Les petites entreprises bénéficient ainsi d’une visibilité dans plusieurs médias (site Internet du Circle Farm Tour et d’offices de tourisme, médias, brochures, magazines spécialisés). Ce modèle d’affaires est développé sur les bases d’une communauté et présente plusieurs avantages:

  • facilité d’accès;
  • bénéfices pour les membres: plan marketing établi, retombées économiques;
  • visibilité des entreprises et des événements agrotouristiques d’une communauté;
  • diversification de l’agriculture traditionnelle;
  • développement d’une expérience touristique dans la communauté;
  • augmentation des dépenses touristiques;
  • conscientisation du consommateur à l’agriculture;
  • caractère autonome des circuits: ne pénalise pas l’ensemble des membres si, par manque de fonds, une ville ou une entreprise ne participe pas durant une année.

Un fonds tiers soutient également les activités de la bannière. L’organisation travaille actuellement à sophistiquer son plan marketing.

Stratégie marketing: site Internet pour téléphones intelligents

Devant la popularité grandissante des téléphones intelligents auprès de ses marchés prioritaires que sont le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud, la région de Kootenay Rockies a misé sur la création d’un site Internet spécialement conçu pour ce type d’utilisateurs.

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Source: Kootenayrockies.mobi

Développement de produit: géocaching

Shuswap GeoQuest est un concept basé sur la technologie pour promouvoir Shuswap – territoire de villégiature situé dans la région Thompson Okanagan – comme une destination quatre saisons.

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Source: Shuswapgeoquest.com

L’activité offerte par Shuswap GeoQuest est le géocaching, un jeu d’exploration autonome d’un endroit par l’exploitation d’un système GPS. Le but: trouver des trésors cachés dans la nature ou dans des endroits publics. Les trésors contiennent au minimum un carnet appelé logbook dans un contenant pouvant renfermer des objets laissés par d’autres joueurs. Un objet pris dans une cache doit être remplacé par un autre objet. Les parcours offrent divers degrés de difficulté allant de la promenade en ville à une chasse aux trésors en kayak. (Lire aussi: Quand les touristes jouent à la chasse au tresor).

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Source: Atelier de géocaching à Shuswap, 8 avril 2010

Un aspect intéressant de ce projet est l’intégration des coordonnées GPS dans les outils touristiques promotionnels. L’image ci-dessous présente une carte touristique sur laquelle la chambre de commerce de Salmon Arm affiche ses coordonnées en longitude et latitude. Les voyageurs peuvent utiliser leur GPS ou leur iPhone pour jouer.

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Source: The Official Shuswap Regional Vacation Guide 2010

Shuswap compte plus de 250 trésors cachés à l’année. L’organisation offre des activités éducatives et un événement majeur par saison (même l’hiver). Cette activité permet aux «locaux» d’explorer autrement leur région et aux touristes de découvrir des endroits méconnus. Les entreprises touristiques sont avantagées qu’une cachette se trouve à proximité.

Shuswap GeoQuest est encore en phase de développement; l’organisation planifie mettre en place des itinéraires touristiques et augmenter sa présence dans les magazines spécialisés et sur Internet.

Avez-vous une communauté à succès?

Les participants à une séance de brainstorming avaient comme défi de définir le développement durable en un mot. Voici les sept termes trouvés par les équipes:

  • responsable
  • équilibre
  • futur
  • capacité
  • engagement
  • attachement
  • collaboration

Ces résultats résument bien les facteurs de succès d’une communauté qui veut investir temps et argent dans le développement d’une expérience touristique rurale authentique. Derrière chaque projet fructueux se cache un champion, un leader visionnaire qui perçoit les occasions dans son milieu. Avez-vous déniché le vôtre?

Sources:

– Circle Farm Tour: Circlefarmtour.com

– Dixson, Donna. «Field of Dreams: Developing Agritourism Opportunities in Rural Communities», Rural Tourism Conference, 7 avril 2010.

– Kootenay Rockies: Kootenayrockies.mobi

– The tourism and hospitality education network. «Transforming Communities through Tourism, a Handbook for Community Tourism Champions», LinkBC.ca

– Shuswap GeoQuest: Shuswapgeoquest.com

– Steele, Joanne. «Would a Farm Tour Help Your Rural Community?», Ripple Blog, 13 avril 2010.

– Tourism Research Innovation Project: Trip-project.ca

– Vaugeois, Nicole et Lea Thuot. «Made in BC, Innovation in Sustainable Tourism», Vancouver Island University, 2009, 85 pages.

– Vaugeois, Nicole. «So how is development of tourism in a rural context different?», Vancouver Island University, Canadian Association of Geographers Special Session: Rural tourism and recreation in Canada, 28 mai 2009, Ottawa.

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Hébergement

Les défis de la commercialisation des résidences de tourisme au Québec

Le marché de la location des résidences de tourisme semble en croissance sur la scène mondiale. Entre les mois de mars et de juillet 2010, le nombre de propriétés à louer sur le site HomeAway.com, le plus important portail de location de vacances au monde, est passé de 185 000 à 230 000 propriétés affichées, en augmentation de près de 25%. Au Québec, c’est la forme d’hébergement touristique qui a connu la plus grande croissance de son offre au cours des dernières années. Dernière analyse d’une série de trois portant sur le marché des résidences de tourisme de villégiature.

Le portrait des chalets loués au Québec

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Entre 2002 et 2009, le nombre d’attestations de classification pour les résidences de tourisme, officiellement répertoriées par la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ), est passé de 1119 à 2063, ce qui représente une hausse de 84% (graphique 1). L’attestation de classification tient lieu d’autorisation pour exploiter un établissement d’hébergement touristique. Elle est obligatoire depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les établissements d’hébergement touristique en décembre 2001, ce qui a fortement contribué à l’augmentation et à la structuration de l’offre.

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Quant au nombre de résidences de tourisme disponibles, il est passé de 7020 à 9304 durant cette même période, en augmentation de 33%. Selon les données de la CITQ, les établissements hôteliers génèrent 60% de l’offre d’hébergement commercial. De leur côté, les résidences de tourisme représentent environ 7% du nombre total d’unités disponibles sur le marché (tableau 1).

Ces données sont toutefois difficilement comparables. Dans le cas des établissements hôteliers, les unités représentent généralement une chambre, alors que dans le cas des résidences de tourisme, elles signifient soit un appartement, une maison ou un chalet, incluant une ou plusieurs chambres. Par ailleurs, il est généralement convenu que l’offre de résidences de tourisme est beaucoup plus importante. En dépit de la Loi sur les établissements d’hébergement touristique, il existe un vaste marché de résidences secondaires non répertoriées. Ces propriétés sont louées à court terme ou pour la saison, sans déclaration de revenus, le plus souvent à des proches, mais aussi à d’autres particuliers.

En plus du pouvoir persuasif de la Loi et du travail des classificateurs de la CITQ, la croissance du marché immobilier des résidences secondaires a également favorisé le développement de l’offre, les nouveaux propriétaires cherchant à financer une partie de leur acquisition. Enfin, Internet a favorisé l’essor de ce type d’hébergement; à preuve, les nombreux portails offrant la possibilité de trouver des chalets, notamment avec des outils de gestion de la disponibilité en ligne (tableau 2).

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Trois types de détenteurs d’une attestation de classification

Le marché locatif des résidences de tourisme peut être divisé en trois types de détenteurs d’une attestation de classification: les résidences de tourisme gérées par les propriétaires, celles administrées par des gestionnaires et les locataires.

Les résidences de tourisme gérées par des gestionnaires représentent 15% des attestations de classification et 29% des unités de résidences de tourisme (tableau 3). Tremblant Sunstar et Wyndham Cap Tremblant en sont des exemples. Quant aux détenteurs d’une attestation de locataire, ce sont généralement des compagnies spécialisées dans le domaine de la location de résidences de tourisme qui se voient attribuer un contrat pour gérer un immeuble ou un regroupement de plusieurs résidences de tourisme à louer.

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Une majorité de clients magasinent en ligne, une minorité achète sur la toile

En raison de la spécificité du produit, le processus de location des résidences de tourisme est complexe. La firme PhoCusWright s’est intéressée au phénomène et malgré le fait que les données se limitent à la clientèle étatsunienne, les constats qui en ressortent offrent une meilleure compréhension du défi que représente la commercialisation des résidences de tourisme.

Aux États-Unis, environ 64% des voyageurs d’agrément ayant séjourné dans une résidence de tourisme ont effectué une recherche en ligne. Il s’ensuit une série d’échanges par courriel ou par téléphone pour ultimement effectuer la réservation. Seulement 12% ont fait une réservation en ligne et près de 100% de ces revenus sont générés par les compagnies responsables de la gestion de résidences de tourisme. Si la réservation est effectuée directement auprès du propriétaire, les deux parties doivent également s’entendre sur le mode de paiement. Très souvent, peu ou pas de garanties sont offertes aux consommateurs. Les propriétaires qui désirent louer leur propriété ont intérêt à s’annoncer dans différentes catégories de sites, car seulement 15% des répondants affirment visiter les sites des propriétaires (graphique 2).

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Au Québec, 60% des résidences de tourisme officiellement répertoriées par la CITQ ont un courriel et un site Web, alors que 36% ne possèdent pas de site Internet. Seulement 12% n’ont ni courriel ni site Web (tableau 4).

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Un défi majeur: combattre les préjugés et séduire les clientèles touristiques

Parmi les raisons évoquées par les voyageurs américains ne séjournant pas en résidence de tourisme, le manque de notoriété (36%) et la méconnaissance du produit (19%) sont régulièrement cités. Les résidences de tourisme sont également considérées comme plus coûteuses par 31% des répondants. Pour plusieurs propriétaires, plus de 50% des revenus de location proviennent des clients loyaux et des références de ceux-ci. Un des enjeux est donc d’augmenter la proportion de nouveaux utilisateurs de cette forme d’hébergement.

Le Québec, capitale mondiale du chalet?

Avec ses cabanes de bois rond et ses chalets en pleine nature, le Québec aurait avantage à mieux promouvoir son offre de résidences de tourisme dans son ensemble aux visiteurs hors Québec, et plus particulièrement aux visiteurs de la France et de l’Angleterre, qui sont friands de ce type d’expérience. Une section de BonjourQuebec.com pourrait regrouper de façon plus officielle, et surtout sécurisante pour les touristes, l’offre de chalets au Québec.

Le défi de l’industrie touristique du Québec est entier et réside dans sa capacité à mieux structurer son offre, mais aussi à séduire et à sécuriser les touristes potentiels par rapport à ce mode d’hébergement.

À lire aussi:

– L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec
– Découvrir le profil des consommateurs des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Sources:

CITQ, traitement spécial, 2009.

Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. «Vacation Rental Marketplace: Poised for Change», PhoCusWright, 2009.

Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ)

HomeAway

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Hébergement Produits et activités

Découvrir le profil des consommateurs des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Au Québec, le marché des résidences de tourisme de villégiature gagne à être connu. Saviez-vous que 2,7 millions de voyages-personnes ont été réalisés dans des chalets privés en 2008? Que les séjours dans les chalets loués ont engendré des dépenses de 122 millions de dollars, ce qui représente le second rang en termes de revenus d’hébergement au Québec? Qui sont ces touristes? Que font-ils?

Dans le cadre du deuxième texte d’une série d’analyses portant sur les résidences de tourisme de villégiature, voici un profil détaillé de ces voyageurs, selon qu’ils ont séjourné dans un chalet loué ou privé. Le profil des touristes séjournant dans les hôtels sera également décortiqué à des fins comparatives.

Soulignons tout d’abord que les chalets (type d’hébergement qui regroupe les chalets, cabines et maisons de villégiature selon la définition de Statistique Canada) se divisent en deux catégories:

  • le chalet privé: résidence secondaire fréquentée sans rémunération par le propriétaire, sa famille ou ses amis;
  • le chalet loué: un hébergement commercial ou une résidence secondaire.

Une clientèle québécoise… urbaine

Les touristes d’agrément canadiens qui séjournent dans les résidences de tourisme sont majoritairement des Québécois (graphique 1). En comparaison, 25% de la clientèle d’agrément canadienne qui fréquente les établissements hôteliers provient de l’extérieur du Québec.

Graphique 1
Provenance des touristes d’agrément canadiens, selon le mode d’hébergement et la province d’origine (2008)

Source: Statistique Canada

Sans surprise, le marché de la région métropolitaine de Montréal génère le plus important volume de voyages-personnes, suivi de ceux d’Ottawa-Gatineau et de la région de Québec. À l’exception des visiteurs de la région d’Ottawa, l’hébergement dans les résidences de tourisme de villégiature est peu prisé par les touristes canadiens provenant de l’extérieur du Québec (graphique 2).

Graphique 2
Provenance des touristes d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement et la région d’origine, en milliers (2008)

Source: Statistique Canada

Un mode d’hébergement touristique dominant dans plusieurs régions

À l’exception des régions de Montréal, Québec et Charlevoix, le volume de voyages-personnes dans les chalets privés surpasse celui des hôtels (graphique 3). Les régions des Laurentides, des Cantons-de-l’Est et de Québec se démarquent par le volume de séjours réalisés dans les chalets loués.

Graphique 3
Destination des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement, en milliers (2008)

Source: Statistique Canada

Un profil qui varie peu selon le mode d’hébergement

  • Les chalets loués sont très populaires auprès des jeunes: 39% des voyageurs qui s’y arrêtent sont âgés de 34 ans et moins (graphique 4). L’âge moyen de cette clientèle est de 43,7 ans, ce qui est similaire à la clientèle des hôtels, dont l’âge moyen est de 44,2 ans. Les utilisateurs des chalets privés sont plus âgés; ils ont en moyenne 50,9 ans.

Graphique 4
Âge des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

  • Les clientèles ayant séjourné dans un chalet privé, loué ou dans un hôtel sont majoritairement à l’aise financièrement. Plus de 60% de ceux qui séjournent dans un chalet privé ont un revenu du ménage supérieur à 75 000$, alors que cette proportion atteint 51% pour les chalets loués (graphique 5).
  • S’il est vrai que cette catégorie d’hébergement touristique correspond bien aux besoins des familles, on observe que 75% des séjours dans les chalets privés s’effectuent sans enfant, alors que cette proportion passe à 81% pour les séjours dans les chalets loués. Rappelons que 77% de tous les séjours des touristes d’agrément canadiens au Québec sont effectués par des groupes composés d’adultes seulement.
  • Comme les autres formes d’hébergement, l’industrie des résidences de tourisme est saisonnière, quoique cela s’avère un peu moins marqué pour les chalets privés.

Graphique 5
Revenu du ménage des touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Les activités prisées lors des séjours dans les chalets

Sans surprise, les activités de plein air comme la pêche, la randonnée pédestre, l’observation de la faune et la visite de parcs nationaux sont plus fréquemment pratiquées par les touristes d’agrément canadiens (graphique 6).

Graphique 6
Proportion d’activités pratiquées par les touristes d’agrément canadiens au Québec,
selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Les touristes qui séjournent dans les chalets privés sont proportionnellement moins actifs que ceux séjournant dans les chalets loués, relativement à leur participation à des activités culturelles. À l’exception de la participation à un festival, ils visitent dans une moindre proportion les musées, les sites historiques, les parcs thématiques et les zoos et les aquariums.

L’influence du type d’hébergement sur la durée de séjour et les dépenses

Il est peu surprenant de constater que les séjours dans les chalets durent plus longtemps que ceux dans les hôtels; 27% des séjours dans les chalets loués durent cinq nuits et plus. Toutefois, il ne faut pas négliger le fait que 47% des voyages-personnes effectués dans les chalets loués sont de deux jours ou moins.

Malgré une durée de séjour moyenne intéressante (3,08 nuits), les touristes d’agrément ayant séjourné dans une résidence secondaire dépensent très peu (tableau 1). Ce phénomène s’explique en partie par les débours en hébergement, qui sont inexistants chez les utilisateurs de chalets privés (graphique 7).

Tableau 1: Caractéristiques des voyages des touristes d’agrément canadiens au Québec selon le mode d’hébergement (2008)


Source: Statistique Canada

Graphique 7
Dépenses moyennes des voyageurs d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement, en dollars (2008)

Source: Statistique Canada

On remarque également le faible niveau de dépenses des touristes séjournant dans les chalets privés pour les autres catégories répertoriées par Statistique Canada. Plus particulièrement, les débours de ces visiteurs pour les divertissements, les sports et loisirs ainsi que les restaurants et les bars sont minimes.

Quand les défis représentent des occasions d’affaires

D’une part, les organismes locaux de tourisme doivent séduire les touristes qui séjournent dans des chalets privés afin de les encourager à profiter davantage des activités touristiques offertes dans leur région. À l’exception des activités de plein air, le taux d’activité touristique de ces touristes est particulièrement faible. On observe également que le niveau de dépenses dans les restaurants et les bars est également très bas. Est-il possible que cette clientèle touristique soit peu sollicitée par les organisations touristiques? Sur ce plan, les interventions se réaliseront principalement à l’échelon local et régional (lire aussi: Connaître et amadouer les touristes en visite chez des parents ou des amis).

D’autre part, le défi est tout autre pour le marché des résidences de tourisme à louer. Malgré une offre diversifiée et de qualité, les séjours dans ce type d’hébergement demeurent marginaux auprès de la clientèle hors Québec et internationale. C’est un secteur fortement fragmenté, composé d’un nombre élevé de propriétaires, ainsi que de nombreuses petites et moyennes entreprises responsables de la gestion d’un groupe de résidences de tourisme. Très souvent, peu ou pas de garanties sont offertes aux consommateurs. Cette réalité nuit à la perception de la clientèle et complexifie grandement la commercialisation et le mode de distribution de ce type d’hébergement. Cela joue contre la notoriété du marché et la confiance des consommateurs et des agents de voyages.
Est-ce que l’industrie touristique saura relever le défi?

À lire aussi:
– L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Sources:
– Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. «Vacation Rental Marketplace: Poised for Change», PhoCusWright, janvier 2009, 43 p.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2008.

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Hébergement

L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Saviez-vous que 35% de tous les voyages d’agrément des Canadiens au Québec ont été réalisés dans des résidences de tourisme de villégiature, communément appelées chalets? Cette forme d’hébergement touristique est la plus utilisée par les touristes d’agrément canadiens; elle génère 18% de l’ensemble des dépenses de cette catégorie de voyageurs. Pourtant, il s’agit d’un secteur de l’hébergement qui est méconnu des intervenants touristiques de la province.

D’entrée de jeu, soulignons que les chalets incluent les cabines et maisons de villégiature, selon la définition de Statistique Canada, et se divisent en deux catégories:

  • chalet privé: résidence secondaire fréquentée sans rémunération par le propriétaire, sa famille ou ses amis;
  • chalet loué: hébergement commercial ou une résidence secondaire.

Cette première analyse d’une série de trois vise à cerner la demande liée au marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec, alors que les suivantes délimiteront le profil de la clientèle et les défis de la commercialisation de ce type d’hébergement.

Une minorité de touristes internationaux séjourne dans les chalets

Selon les données de l’enquête effectuée auprès des voyageurs internationaux par Statistique Canada (EVI), une forte majorité de la clientèle d’agrément en provenance d’outre-mer (incluant le Mexique) et des États-Unis préfère séjourner dans les hôtels (graphique 1).

Graphique 1
Nombre de voyages-personnes des touristes d’agrément internationaux au Québec, selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

La clientèle d’agrément provenant d’outre-mer ne séjourne presque pas dans des chalets (1 800 voyages-personnes), alors que les Américains ont effectué 47 700 voyages-personnes dans des chalets en 2008, ce qui représente 4% du marché des États-Unis.

Il est important de souligner que les données de l’EVI ne permettent pas de faire la distinction entre l’utilisation des chalets loués et celle des chalets de villégiature privés, mais il est permis de croire que la majorité des touristes internationaux ont payé pour séjourner dans un chalet.

Un mode d’hébergement prisé par les touristes québécois

Plus de 90% des touristes séjournant dans les chalets privés ou loués sont des Québécois. À l’exception des visiteurs de la région d’Ottawa, très peu de touristes canadiens hors Québec demeurent dans une résidence de tourisme durant leur séjour au Québec.

Un volume impressionnant de séjours dans les chalets privés

Plus de 29% des voyages d’agrément des Canadiens ont été réalisés dans des chalets de villégiature privés au Québec, ce qui représente environ 2,7 millions de voyages-personnes et 8,2 millions de nuitées (graphique 2). En comparaison, le nombre de séjours dans les établissements hôteliers du Québec est évalué à 1,9 million de voyages-personnes pour 3,9 millions de nuitées.

Graphique 2
Nombre de voyages-personnes des touristes d’agrément canadiens au Québec selon le mode d’hébergement, en milliers (2006, 2007 et 2008*)

*Données en cours de révision               Source: Statistique Canada

Les chalets loués sont moins populaires auprès des touristes d’agrément canadiens. À ce titre, les séjours dans cette catégorie d’hébergement représentent 6% des voyages-personnes, ce qui équivaut tout de même à 550 000 séjours touristiques et à 1,9 million de nuitées.

Le changement méthodologique que Statistique Canada a apporté à l’Enquête auprès des voyageurs résidents du Canada (EVRC) en 2005 ne nous permet pas de comparer les dernières données avec celles des années antérieures. Depuis ce changement, le nombre de voyages-personnes était relativement stable entre 2006 et 2007, mais les données de 2008 sont en cours de révision par Statistique Canada, en raison de l’évolution atypique des voyages-personnes effectués dans les chalets loués et privés.

Importance économique du marché des résidences de tourisme au Québec

En dépit du flou entourant l’évolution de ces deux catégories d’hébergement touristique, l’importance économique des chalets et des résidences de tourisme est indéniable au Québec. Selon Statistique Canada, les touristes canadiens ayant séjourné dans des chalets privés ont déclaré des dépenses atteignant 262 millions CAD en 2008, alors que ceux ayant loué des chalets ont déboursé plus de 249 millions CAD (graphique 3).

Graphique 3
Répartition du nombre de voyages-personnes et des dépenses déclarées par les touristes d’agrément canadiens au Québec, selon le mode d’hébergement (2008)

Source: Statistique Canada

Le marché des résidences secondaires se démarque donc par un grand volume de touristes, alors que celui des chalets loués génère des dépenses totales équivalentes, et ce, malgré un nombre de séjours moins important. Précisons néanmoins que dans le cas des chalets privés, ces données ne tiennent pas compte des autres types de dépenses, notamment les taxes foncières, les dépenses d’entretien des bâtiments, les investissements en rénovation, effectuées par les propriétaires de chalets privés.

Un marché mondial en pleine expansion?

Malgré le fait qu’il soit difficile de circonscrire avec exactitude le marché des résidences de tourisme en France, on peut affirmer qu’il s’agit d’un type d’hébergement touristique populaire. Selon le Syndicat national des résidences de tourisme, 11 millions de personnes ont séjourné dans des résidences de tourisme en 2006, dont 74% de résidents français.

Aux États-Unis seulement, la firme PhoCusWright estime que le marché des résidences de tourisme et des condos génère des revenus annuels de location de 24,3 milliards USD, ce qui représente 8% de l’ensemble des dépenses de voyage aux États-Unis.

Entre septembre 2008 et 2009, l’achalandage du site HomeAway.com, le plus important portail pour la location de résidences de tourisme au monde, a crû de 48% pour atteindre plus de 85 millions de visites sur une base annuelle. En 2009, l’agence de tourisme Orbitz mettait en ligne le site Zonder.com, dont le contenu est dédié à l’offre de résidences de tourisme.

Une clientèle internationale à conquérir

Pour la clientèle européenne, les chalets commerciaux correspondent à la recherche d’une expérience authentique dans la nature et ses grands espaces. Quant à la clientèle canadienne hors Québec et américaine, les chalets représentent pour eux une forme d’hébergement touristique plus abordable en fonction de l’espace disponible, offrant tout le confort de la maison, que ce soit en couple, en famille ou en groupe.

Dans ce contexte, le marché des résidences de tourisme représente une formidable opportunité de croissance pour l’industrie touristique au Québec, à cause du niveau de dépenses de cette clientèle, qui est élevé, et du faible volume actuel de touristes hors Québec.

Sources:

– CITQ. Compilation spéciale à partir de leur calcul des établissements d’hébergement touristique (à l’exclusion des établissements de camping) en exploitation le 24 mars 2010.

– Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. “Vacation Rental Marketplace: Poised for Change”, PhoCusWright, 2009, 43 p.

–HomeAway, Homeaway.com, 2010.

– May, Kevin. “Is HomeAway Right When It Says Holiday Rentals Is the Hottest Sector in Travel?”, Twooz.com, 6 novembre 2009.

-Sabbah, Catherine. «Avantages et limites de la résidence de tourisme», Veilleinfotourisme.fr, 14 mai 2007.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2008.

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Marketing

Capsule – Pub et montagne, un vent d’air frais!

Un peu d’air frais de la montagne? Vous n’avez qu’à faire éclater ces bulles! Par sa campagne publicitaire Mountain degustation in the city, Braunwald Tourism invitait les urbains à venir profiter de l’air pur de son centre de villégiature en montagne, là où la circulation automobile est interdite. L’agence Wirz BBDO Network de Zurich en Suisse est l’auteur de cette publicité lancée en janvier 2010 dans les principales villes de la Suisse allemande.

Source: The Ads of the World

En 2008, pour réaliser une campagne publicitaire de Travel Alberta, la firme Venture Communications a transformé la station de métro Union à Toronto en véritable station de ski. Les usagers du transport en commun pouvaient s’évader dans les Rocheuses l’espace d’un moment et faisaient même corps avec la publicité.

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Sources: Travel Alberta, Venture Communications