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Les médias sociaux et la planification de voyages 

L’enquête de la Chaire de tourisme Transat, menée du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois, a permis de connaître l’impact des médias sociaux sur les décisions de voyage.

Au cours des 12 mois qui ont précédé le sondage, 40 % des répondants ont déclaré avoir utilisé au moins un des médias sociaux suivants pour s’inspirer ou planifier un voyage. Comme le démontrent les résultats (voir image), Facebook est en tête de liste, suivi d’Instagram et de YouTube. 

Les médias sociaux utilisés dans la planification des voyages  

Les répondants les plus jeunes s’inspirent davantage des médias sociaux pour planifier leur voyage que les générations plus âgées. Ainsi, la moitié des 18-34 ans ont indiqué avoir été inspirés par l’un des médias sociaux ayant fait l’objet du sondage, comparativement à 41 % des 35-54 ans et 24 % des 55 ans et plus.  

De plus, d’un répondant à l’autre, l’importance accordée à l’impact des médias sociaux sur la planification des voyages varie : 

Les médias sociaux influencent davantage les voyageurs âgés de 18 à 34 ans qui sont surreprésentés comparativement à l’ensemble des répondants de l’échantillon.  

À la lumière de ces données, la présence des entreprises touristiques sur les médias sociaux demeure essentielle pour établir le contact avec les voyageurs, notamment avec la plus jeune génération. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Destinations

Relançons les villes, valorisons la nuit !

Depuis la pandémie, la ville est un espace complexe et fragilisé qui cherche à retrouver son équilibre en testant de nouvelles propositions qui s’arriment aux besoins de ses usagers et à sa vocation de lieu social et de rencontres. 

Comme l’explique l’équipe de la Chaire de tourisme dans son Cahier Tendances 2023, les villes sont vouées à un avenir prometteur. D’après le dernier rapport du World Travel & Tourism Council, le tourisme urbain devrait croître plus rapidement que tous les autres secteurs, le faisant ainsi devenir la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. Les acteurs des centres urbains devront se concerter et miser ensemble sur leurs atouts afin de tirer leur épingle du jeu en proposant des expériences et célébrations inoubliables. En ce sens,plusieurs destinations misent sur le développement de leur économie nocturne pour dynamiser leurs communautés et attirer davantage de touristes. 

L’économie nocturne = le nightlife ?

N’en déplaise aux amateurs de rythmes musicaux endiablés, le nightlife n’est qu’un des aspects de cette économie, bien qu’il en constitue une part importante. Il n’existe pas de définition officielle, mais il est possible de la résumer comme étant l’ensemble des activités, entreprises et travailleurs opérant entre 18 h et 6 h du matin : les transports, l’hôtellerie, la sécurité, le divertissement, le commerce de détail, etc.   

Selon la Night Time Industries Association (NTIA), il devient important, plus que jamais, pour les villes de planifier la nuit comme le jour dans un contexte où leurs lieux de vie nocturne ont été parmi les premiers à fermer et les derniers à ouvrir lors des différentes vagues de la pandémie. D’autant plus que les secteurs urbains profitent de circonstances favorables intéressantes pour reconquérir le cœur des travailleurs et des voyageurs. Il y a un momentum à saisir ! 

Voici deux destinations qui déploient des efforts inspirants pour stimuler leur économie nocturne. 

Londres : les artères principales au cœur de la nuit

Dans sa stratégie de créer une ville dynamique 24 h sur 24, la Mairie de la capitale britannique a décidé de mettre de l’avant ses rues commerciales grâce au programme Night Time Enterprise Zone. Dans le cadre de ce dernier, l’administration de l’arrondissement et les entreprises coopèrent pour expérimenter de nouvelles façons de diversifier leur offre nocturne. Il peut s’agir d’augmenter les heures d’ouverture ou encore la participation et l’animation dans un espace délimité d’une artère commerciale. L’objectif est de rendre les rues plus accessibles, inclusives et accueillantes après 18 heures. 

À la suite du succès du projet pilote sur la Walthamstow High Street en 2019, qui a permis l’augmentation de la fréquentation de 22 %, le programme s’étend désormais à trois nouvelles rues commerçantes de Londres. Aux yeux de la Mairie, ce programme démontre encore plus son importance depuis la pandémie, puisque les artères sont la pierre angulaire des diverses communautés de la ville, et que leur rôle la nuit sera crucial pour la reprise économique et sociale de Londres.  

Répondre aux enjeux de sécurité 

L’économie nocturne joue un rôle crucial dans la vie culturelle et sociale des communautés britanniques. Il s’avère important de veiller à ce que les groupes marginalisés et vulnérables soient entendus et protégés. La NTIA et la Safeguarding Nightlife ont donc uni leur force pour offrir aux travailleurs et intervenants le programme Night Safe Champion. 

Il s’agit d’une accréditation qui s’obtient à la suite d’une formation de neuf modules touchant divers sujets tels que la sensibilisation à la vulnérabilité, le harcèlement sexuel, les drogues, la gestion des conflits, etc. L’objectif n’est pas seulement de conscientiser, mais de restaurer la confiance des communautés par la collaboration et l’action. 

Source : Night Safe Champion 

Sydney : la force de la concertation

Le partenariat entre les acteurs de différents secteurs constitue un élément clé pour la réussite de l’économie nocturne. La ville de Sydney l’a bien compris. 

En septembre 2020, le gouvernement de la Nouvelle-Galles-du-Sud (NSW), en Australie, lance sa vision à long terme pour Sydney via sa stratégie économique 24 heures sur 24. L’objectif est de soutenir la création d’emplois, favoriser les arts et la culture et renforcer le statut de destination internationale nocturne de Sydney.  

Pour faire écho à la nouvelle stratégie, l’organisme VibeLab a tenu l’édition 2021 du forum Global Cities After Dark à Sydney. Cet événement rassemble toutes les parties prenantes de l’économie nocturne locale afin d’exploiter les connaissances collectives pour créer des villes dynamiques et sécuritaires après la tombée de la nuit, tant pour les travailleurs et les citoyens que les visiteurs. Plus de 150 personnes provenant des secteurs de l’hôtellerie australienne et internationale, de la musique, du divertissement, des événements majeurs, du tourisme culturel, des transports et de la sécurité civile se sont réunies. Cette consultation a permis un partage et des discussions sur les réalités vécues dans chaque secteur. Elle a aussi donné lieu à la formulation de 14 recommandations visant à maximiser le potentiel nocturne de la métropole australienne. Bien qu’elles soient formulées par secteur d’activités, l’ensemble des participants y ont réfléchi. Les discussions ont révélé des thématiques d’actualité sur lesquelles il est important de se pencher collectivement telles que la diversité et l’équité, ainsi que l’utilisation des données. Le nombre d’acteurs impliqués par action montre bien la nécessité de la synergie pour porter des actions structurantes. 

Le saviez-vous ? 

 

Le rôle de « night mayor » est mis en place dans de nombreuses villes dans le monde entier pour aider à développer des politiques, faciliter une vie nocturne florissante et faire des villes un espace clé de coexistence et de socialisation.

Un nouveau jour pour la nuit ?

Les démarches qui incluent l’ensemble des parties prenantes nocturnes permettent l’équilibre d’un écosystème urbain, où plusieurs types d’activités se côtoient. La globalité des groupes doit être considérée, pour le plus grand bénéfice de tous.  

Dans la métropole québécoise, l’organisme MTL 24/24 anime, analyse et structure la vie nocturne à Montréal. Les partenariats et les échanges de connaissances entre les différents secteurs d’activités sont plus que jamais nécessaires à l’heure de la résilience et de la revitalisation des milieux urbains post-pandémie. 

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Cet article est la version longue de celui paru dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Technologies

Les voyageurs québécois et le Web 3.0 

Le Web 3.0 promet aux utilisateurs une technologie décentralisée, plus personnalisée et sécurisée. Les organisations y font leurs premiers pas en expérimentant les nouvelles opportunités qu’offrent le métavers, les NFT et la cryptomonnaie. 

Mais qu’en est-il des touristes ? D’après le sondage en ligne de la Chaire de tourisme Transat, mené du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé, une majorité de voyageurs ne voient pas encore bien ce qu’est le métavers ou les NFT ou n’en ont jamais entendu parler. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs connaissances du Web 3.0.  

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Face à cette innovation émergente, il s’avère primordial de rester à l’affût des différentes initiatives, d’explorer et de continuer à démystifier ses usages auprès des voyageurs afin de favoriser leur compréhension et leur adhésion.  

Si vous désirez en apprendre davantage sur le métavers, nous vous invitons à poursuivre votre lecture avec l’analyse de notre collaboratrice Siham Jamaa. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Produits et activités Segments de clientèles

Les femmes à la conquête du plein air

Dans le but de réduire les barrières physiques et psychologiques à la pratique d’activités de plein air, de nombreuses initiatives s’adressant aux femmes voient le jour. En plus d’éradiquer les étiquettes et les préjugés, cela permet aux femmes de prendre leur place dans la pratique de ces activités comme participantes, mais aussi comme employées.   

 

Lancer une ligne à l’eau

La pratique de la chasse et de la pêche chez la clientèle féminine augmente. Seulement aux États-Unis, 27 % des adeptes de la chasse étaient des femmes en 2021, contre 16 % il y a dix ans selon un nouveau rapport publié par le Council to Advance Hunting and the Shooting Sports et la Outdoor Foundation. Même constat pour les activités halieutiques. La clientèle féminine représentait 37 % des adeptes de la pêche en 2021, le niveau le plus élevé jamais enregistré chez nos voisins du sud d’après la dernière étude de la Recreational Boating & Fishing Foundation. Cette augmentation n’est pas étrangère aux efforts déployés dans ces milieux pour inviter les femmes à pratiquer ces sports. D’un point de vue marketing, au-delà du bien-être physique, la promotion s’articule autour de l’ensemble des avantages mentaux et sociaux que les femmes peuvent en retirer.

Au-delà du bien-être physique, la promotion s’articule autour de l’ensemble des avantages mentaux et sociaux que les femmes peuvent en retirer.

Selon l’enquête Vividata – Printemps 2022, menée auprès d’un échantillon de 7 959 consommateurs québécois, 7 % des répondants ont pêché au moins une fois au cours de la dernière année. Parmi ceux-ci, 41 % sont des femmes. Quant à la chasse, 3 % des Québécois l’ont pratiquée au cours de la même période. La clientèle féminine représente plus d’un tiers (34 %) des participants. Les données ont été colligées en continu de juillet 2021 à juin 2022 auprès de 41 821 Canadiens âgés de 14 ans et plus, et publiées le 29 septembre 2022. 

Au Royaume-Uni, l’Environment Agency  publie un court documentaire, Fishing Stories — Women in Fishing​, (voir la vidéo suivante) mettant en vedette des  femmes qui expliquent les bénéfices que la pêche leur procure, comme la réduction du stress, la socialisation et les bienfaits pour la santé mentale. 

Depuis le début des années 1990, le programme éducatif Becoming an Outdoors-Woman (BOW) propose des ateliers et des séjours tout-inclus pour apprendre les rudiments des loisirs de plein air comme la pêche et la chasse. Il vise le développement de compétences en renforçant la confiance des femmes et en les encourageant à profiter, en toute sécurité, de tout ce que le plein air a à offrir. Dans le but de réduire les barrières physiques et psychologiques à la pratique d’activités de plein air, la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique ont adhéré au programme, et de nombreuses initiatives s’adressant aux femmes voient le jour 

Construire pour bâtir une communauté forte

Aménager un sentier de vélo de montagne ou encore créer un snowpark, entre femmes ? Voilà des projets qui visent notamment à donner confiance à ces dernières, et bénéficient à toute la communauté de pratique de plein air.  

Ça roule pour les filles 

Kristen Smith, co-fondatrice de The Elevated Alpine, et Brooke Goudy, co-dirigeante de Black Girls Do Bike Denver se sont associées pour créer une retraite de vélo de montagne « She digs ». Quelque 50 femmes issues de cette industrie se sont réunies à Nederland, au Colorado, pour remercier leurs consœurs les plus influentes du secteur pour tout le travail qu’elles réalisent dans la promotion du plein air et du vélo de montagne. 

Le groupe en a profité pour construire un sentier de vélo de montagne qui a permis de bâtir des liens durables entre les participantes et d’apprécier tout le travail que demande la création et l’entretien d’un tel projet. La vidéo suivante présente davantage les détails de la retraite. 

L’effet boule de neige 

La directrice du marketing à la station Trollhaugen (États-Unis), Marsha Hovey et son équipe, ont remarqué le manque de femmes dans les services d’opérations liés aux activités de villégiature, en particulier dans les stations de ski. Il n’en fallait pas plus pour que la responsable rassemble autour d’elle le premier groupe entièrement féminin pour la construction d’un nouveau parc à neige (snowpark). Onze femmes provenant de stations de ski des quatre coins de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la réalisation du projet Take to Rake. 

Source : Instagram 

Cette idée a créé un lieu de rencontre et d’échanges pour les participantes, mais aussi une occasion pour elles d’améliorer leurs compétences. Elles se sont impliquées à toutes les étapes de création ; de la conception aux travaux de soudure. Selon madame Hovey, elles ont pu exprimer leurs idées comme jamais elles n’avaient pu le faire auparavant.  

Ce type d’événement est un vecteur de changement positif dans le milieu du plein air. Cela inspire les jeunes clientes et leur fait prendre conscience des rôles possibles pour la prochaine génération de travailleurs en montagne. 

Vers les plus hauts sommets

Bien que les femmes représentent environ 50 % de la communauté de l’escalade dans son ensemble, au Canada, elles sont encore sous-représentées dans les groupes de création de parcours, comme entraîneuses et parmi les athlètes commandités. La BIG Initiative pose des gestes concrets pour offrir des modèles aux femmes et à la prochaine génération de filles dans le domaine.  

L’organisation y parvient en trois étapes : formation, réseautage et visibilité. Des ateliers, des cours d’initiation, des camps de formation sont animés par des femmes et offerts un peu partout au Canada. De plus, une série de vidéos  - Not Just a Boy’s Club  -  a été créée pour exposer les difficultés et les défis reliés au genre dans le secteur de l’escalade. 

L’importance des regroupements non mixtes

Bien que la pratique dans certains sports de plein air soit encore genrée, force est de constater que les femmes sont de plus en plus nombreuses. Pour plusieurs spécialistes et acteurs du milieu, les communautés de pratiques féminines contribuent fortement à cette augmentation. Lorie Ouellet, professeure et chercheuse en intervention plein air à l’Université de Chicoutimi (UQAC), estime qu’il existe de nombreuses raisons qui incitent les femmes à chercher ces groupes non mixtes : 

  • Jouer des rôles plus actifs ; 
  • Prendre confiance en leurs capacités ; 
  • Développer leurs habiletés et leur autonomie ; 
  • Expérimenter et reconnaître leur force et leur autonomie physique et émotionnelle ; 
  • Avoir un sentiment de soutien sans la pression de performance. 

De plus en plus de communautés de pratique contribuent à la démocratisation des activités de plein air auprès des femmes. Pour plus d’inspiration, voici quelques exemples :  

Êtes-vous prêtes à sauter dans l’aventure ? 

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Gestion Ressources humaines

La ludification au travail : à vous de jouer !

Qu’entendons-nous par ludification (ou gamification en anglais)? Il s’agit d’éléments associés au jeu, ensuite transposés à une activité ou à un milieu qui ne s’y prête pas habituellement, tels que le marketing ou, comme dans ce cas-ci, les ressources humaines. 

Les priorités en gestion et les changements dans le monde du travail amènent les entreprises à reconsidérer les façons de procéder pour valoriser la marque employeur et garder son personnel. Selon le rapport d’Academos sur les aspirations professionnelles des jeunes en 2022, basé sur un sondage auprès de 1005 étudiants québécois âgés de 14 à 30 ans, les membres de la génération Z veulent un travail qui les passionne, et ils souhaitent trouver du plaisir dans les tâches et responsabilités, tout en étant stimulés au quotidien. L’intégration du jeu semble être un choix intéressant pour capter l’attention de cette génération qui fait son entrée sur le marché du travail et qui constitue la relève dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.  

Plus qu’un jeu de cartes

Le professeur en marketing à l’Université de Lille, Thomas Leclercq et ses collègues formulent quatre types de «fun» pour ludifier une activité de manière efficace afin que les participants s’y engagent de façon pérenne. 

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Intégrer la ludification dans son entreprise amène plusieurs avantages, dont : 

  • Accroître le plaisir: les utilisateurs ressentent des émotions positives lorsque l’intégration du jeu est bien faite. Cela contribue à améliorer le bien-être et l’ambiance générale. 
  • Mettre l’accent sur le renforcement positif: s’amuser apporte un effet bénéfique sur les attitudes et les comportements des participants. 
  • Miser sur le développement personnel et l’épanouissement : les employés se sentent motivés et valorisés à trouver de bonnes idées et à résoudre des problèmes. 
  • Permettre d’avoir une communication différente : le jeu engage de nouveaux leviers communicationnels et à valeur ajoutée. 
  • Développer les connexions sociales : les employés renforcent leurs relations, leur collaboration et leur sentiment d’appartenance. Cet aspect est d’autant plus important si le personnel se trouve en milieu éloigné ou en télétravail. 
  • Favoriser l’apprentissage et le développement cognitif : apprendre en s’amusant augmente l’attention et la rétention de l’information puisque cela transforme un sujet en un élément interactif et divertissant. En plus, le jeu permet de visualiser et de mesurer sa progression. Les risques d’abandon diminuent également. 

Tous ces facteurs augmentent la motivation agissant directement sur l’engagement des membres du personnel, leur productivité et leur performance. Beaucoup de spécialistes en ressources humaines estiment aussi que la marque employeur s’en retrouve améliorée.  

Comment placer ses pions ?

Que ce soit pour le recrutement, l’intégration des candidats et/ou la formation, la ludification peut s’employer à différents niveaux dans une organisation. La chaîne Marriott l’a déjà utilisé il y a plusieurs années avec le jeu «My Marriott» pour attirer de nouveaux candidats. Le jeu simulait virtuellement toute l’expérience de gestion d’une entreprise hôtelière. Les points étaient attribués en fonction de la qualité du service client fourni par les joueurs. La vidéo suivante explique le jeu.

 

Google a intégré un jeu qui se concentre sur les employés qui se déplacent beaucoup pour le travail. Ils sont encouragés à garder une trace des dépenses reliées à leur déplacement. Chaque montant qu’ils économisent sur leur budget alloué au voyage d’affaires leur est ensuite reversé en salaire. Ils peuvent également choisir de donner ce montant à un organisme caritatif s’ils le souhaitent. 

La compagnie aérienne EasyJet a développé une formation immersive, facilement déployable, afin de combler un vide dans la formation des agents répartis sur trois continents et ayant une expérience limitée des aéroports, et ce, de manière rentable. La formation permet aux agents de prendre conscience de manière ludique des comportements à adopter pour offrir au passager une expérience client idéale. 

Source: Serious Factory 

L’envers de la médaille

Introduire le concept de jeu dans l’organisation semble simple et amusant. Pourtant, la ludification possède ses limites et peut créer certains problèmes si elle n’est pas intégrée de manière réfléchie. Par exemple : 

  • Le manque de cohérence dans la culture de l’entreprise : il y a des risques de frustration et de déception si un nouvel employé passe par un recrutement ludique, mais que la ludification ne se retrouve nulle part ailleurs. 
  • Le jeu dépasse le travail: l’attrait des récompenses peut amener des employés à valoriser les tâches qui rapportent plus au détriment d’autres activités. 
  • Un esprit de compétition malsain: la rivalité abusive affecte la cohésion de groupe, la collaboration et l’esprit d’équipe. 
  • Le maintien de l’engagement : trouver l’équilibre entre la simplicité et la complexité des mécanismes de jeu et l’apport quotidien de nouveauté sans quoi l’intérêt diminuera. 

Travailler avec des spécialistes familiers de la ludification permet d’éviter de tels problèmes. 

Les jeux sont faits !

Pour éviter que la ludification soit contre-productive, il existe plusieurs éléments à prendre en considération.  

  • Avoir un plan de formation; 
  • Garder les tâches significatives; 
  • Connaître ses participants; 
  • Définir des objectifs clairs, mesurables et réalistes; 
  • Donner des récompenses satisfaisantes et variées; 
  • Faire en sorte que la participation reste libre 
  • Reconnaître les progrès et les efforts. 

Surtout, ne pas pousser le concept trop loin! Il ne faut pas créer une anxiété de performance et une impression de surveillance alors que l’un des buts de la ludification est que le personnel s’amuse et éprouve du plaisir. Peu importe sa forme, elle doit être réfléchie et doit correspondre aux intérêts de vos équipes pour que son application apporte un effet bénéfique bien réel. 

Êtes-vous prêt? À vous de jouer!  

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Ressources humaines

Allumer l’étincelle : la relève en tourisme

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, il demeure essentiel d’intéresser les jeunes au tourisme. Plusieurs activités et outils peuvent les aider à découvrir le secteur, voire les guider dans leur choix de carrière. Certains pays estiment que cet aspect devient un enjeu majeur. D’ailleurs, l’Alliance France Tourisme a recommandé, dans son plus récent rapport, que l’accompagnement des jeunes dans leur choix de carrière soit reconnu comme une priorité.  

Selon le rapport d’Academos sur les aspirations professionnelles des jeunes en 2022, basé sur un sondage auprès de 1005 étudiants québécois âgés de 14 à 30 ans, 51 % des répondants affirment qu’effectuer un stage ou une rencontre avec une personne pratiquant un métier qui les intéresse est la solution la plus utile pour leur choix de carrière. La seconde réponse la plus populaire est la réalisation d’activités pour aider à déterminer leurs valeurs, leurs intérêts, leurs aptitudes et leurs aspirations (27 % des participants). 

L’étincelle pour l’hôtellerie

Le pays des Helvètes propose une panoplie d’activités pour faire découvrir l’industrie hôtelière et de la restauration aux plus jeunes générations de la région.  

Stage d’exploration

Avec le slogan « Rock your future », les journées nationales d’exploration des métiers de l’hôtellerie et de la restauration invitent les jeunes et leur famille à explorer et expérimenter différents métiers, le temps d’une journée. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire auprès des entreprises hôtelières de leur choix et découvrir de manière active la réalité du travail quotidien de l’endroit. 

Camps hôteliers 

Grâce au camp « Schweizerhof – dans les coulisses », dix à douze jeunes de 12 à 14 ans ont la possibilité de donner un coup de main dans chaque département de l’hôtel Schweizerhof Lenzerheide. L’accent est mis sur une expérience pratique de plusieurs jours avec des éléments ludiques. 

Comme les parents sont largement impliqués dans le choix de carrière de leur progéniture, les créateurs du projet ont délibérément décidé de les inviter à séjourner à l’hôtel la durée du camp. Ainsi, les responsables espèrent améliorer l’image de l’industrie d’une génération à l’autre et, dans le meilleur des cas, attirer de futurs apprentis.  

Source de l’image : Schweizerhof Lenzerheide hotel 

L’idée de ce projet fut amenée par les participants (de 18 à 24 ans) de la NextGen. Hospitality Camp lors de l’Hospitality Summit 2022. Un bel exemple que la relève peut aussi aider à trouver de la relève !  

L’étincelle pour la restauration

Un nouveau partenariat entre l’école de cuisine Ducasse à Paris et les écoles bilingues Gloeducate, a l’ambition de faire découvrir aux jeunes le monde des arts culinaires. Du même coup, les responsables souhaitent développer le goût des participants tout en les sensibilisant à l’importance d’une alimentation saine et respectueuse de la planète. Dès l’âge de 4 ans, les élèves et leurs familles pourront profiter d’ateliers ludiques lors de « cooking camps » pendant les vacances scolaires. Les étudiants qui se destinent à des carrières dans le domaine de la gastronomie haut de gamme peuvent bénéficier d’un accès exclusif à l’ensemble des formations professionnelles proposées au sein des campus de l’École Ducasse. 

Au Québec, si l’été rime avec vacances, certains enfants en profitent pour devenir de parfaits petits cuisiniers grâce à de nombreux camps culinaires. L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec offre un camp d’une semaine aux jeunes de 10 à 15 ans. Ils apprennent plus d’une vingtaine de recettes, des techniques de cuisine et des astuces pour adopter de bonnes habitudes alimentaires. Ainsi, les enfants développent des habiletés qui leur seront utiles toute leur vie et des intérêts qui les amèneront peut-être à choisir ce milieu pour y exercer leur carrière. 

Source de l’image : ITHQ 

Le restaurant à but lucratif social le Robin des bois propose également des camps d’été pour les cuistots en herbe de 9 à 12 ans. De leur côté, les adolescents de 13 à 15 ans peuvent effectuer un stage pendant la saison estivale. Ils vivent une immersion totale dans l’équipe du restaurant, de la cuisine à la mise en place en passant par le service aux clients.  

Au-delà de l’étincelle, s’unir pour attiser la flamme

L’industrie touristique québécoise a réalisé de beaux projets tels que Mon emploi en tourisme pour promouvoir notre industrie auprès des jeunes. De nombreuses autres ressources existent sur le territoire québécois pour favoriser la découverte sur le marché du travail, comme le Grand déclic ou JeunesExplo. Un maillage avec l’industrie touristique peut s’avérer une piste intéressante. 

Ce type d’activité de découverte amène une vision positive du secteur et une meilleure compréhension de l’industrie touristique. Et si les participants ne deviennent finalement pas employés, il est à espérer qu’ils deviennent de bons voyageurs ?  

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Destinations Produits et activités

Raconte-moi ta région

En 2022, l’Écosse célèbre l’année des histoires. Il s’agit d’une période au cours de laquelle des histoires inspirées, créées ou écrites dans le pays sont présentées et célébrées. Des icônes de la littérature aux contes locaux, le projet vise à encourager les habitants et les visiteurs à participer à des événements et à explorer les lieux, les personnes et les cultures liées à toutes les formes dhistoires, passées et présentes.

Depuis 2014, l’Écosse met en valeur les caractéristiques qui la rendent unique avec les « Années thématiques ». Cette initiative vise à promouvoir, célébrer et engager l’industrie touristique à travers le pays. Les événements sont organisés par des groupes communautaires, des musées, des sites patrimoniaux et dautres attractions touristiques. 

Quelque 181 projets et 21 événements déclinés en cinq thématiques s’inscrivent à la programmation de 2022 : 

-Histoires iconiques et conteurs  ;

-Nouvelles histoires  ;

-Peuple et lieux d’Écosse  ;

-Contes et légendes locales   ;

-Inspiré par la nature .

Voici quelques exemples d’activités : 

BE United Presents partage les histoires de la communauté noire d’Écosse à travers des performances musicales, des créations orales et des vitrines éphémères au Fruitmarket à Édimbourg. 

-Le Findhorn Bay Festival de Moray Speyside célèbre le patrimoine, le paysage et les habitants de la région par des spectacles de théâtre, des concerts et des rendez-vous culinaires. 

A Yarn Worth Spinning dirigé par The Great Tapestry of Scotland raconte l’histoire et la culture des textiles dans les Scottish Borders avec une exposition et un défilé de mode. 

-Les jardins botaniques d’Édimbourg, Benmore, Logan et Dawyck présentent le thème Of Scotland’s Soils and Soul un voyage multisensoriel célébrant des histoires inspirées par la vie végétale riche et diversifiée de l’Écosse. 

Spectra – Le Festival des lumières d’Écosse célèbre l’humour, le sérieux et la pure galanterie des conteurs écossais. Avec le projet spécial « Writ Large », le festival diffuse la prose et la poésie des meilleurs conteurs contemporains du pays par le biais de projections à grande échelle et de néons. 

Source : InstagramSpectra 

Les histoires sont au cœur de l’expérience touristique. Elles reflètent ce que nous sommes et façonnent la manière dont les autres nous perçoivent. Les marques et les destinations doivent attirer l’attention des gens et toucher leur cœur. Développer les produits ou les activités liées à la culture orale et littéraire constitue une avenue intéressante pour bonifier son offre touristique. Il s’agit également d’un bel exemple d’animation territoriale qui s’appuie sur un fil conducteur pour l’ensemble de ses activités par l’entremise d’années thématiques 

Une idée pour le Québec ? 

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Connaissez-vous les routes du lait ?

L’industrie touristique québécoise possède la réputation d’être l’une des plus accueillantes au monde. Des initiatives pour mieux servir et accompagner les mères de jeunes enfants lors de leurs déplacements se développent. De plus en plus d’entreprises décident d’adhérer aux Routes du lait. 

En bref

Selon le Mouvement Allaitement du Québec (MAQ), une route du lait est : « un regroupement d’établissements publics et de commerces favorables à l’allaitement. Ces lieux acceptent volontiers de poser un autocollant de la Route du lait sur leur porte d’entrée afin de signaler aux personnes allaitantes qu’elles seront accueillies pour nourrir leur bébé, notamment sans obligation d’achat. » Comme le rappelle madame Raphaëlle Petitjean, directrice générale du MAQ, l’objectif n’est pas de faire la promotion de l’allaitement, puisqu’il s’agit d’une décision personnelle, mais de soutenir en tant que société les personnes qui ont pris la décision d’allaiter. 

Un endroit favorable à l’allaitement, c’est un lieu où les parents qui allaitent sont les bienvenus. Les employés reconnaissent et appuient le droit de la personne d’allaiter un enfant en public. 

Il est intéressant de constater qu’en 2018, selon un sondage Léger réalisé auprès de 1566Canadiens et 1000 Américains, à léchelle du pays, cest au Québec que les gens sont les plus tolérants envers lallaitement en public. Quelque 86% des Québécois trouvent la pratique «socialement acceptable» comparativement à 76% des Albertains, qui sont les moins ouverts à ce sujet. Environ 8 Canadiens sur 10 (83%) trouvent acceptable que la femme allaite en public. Chez nos voisins du sud, la proportion diminue à 7 Américains sur 10. 

Le saviez-vous ? 

Dans la province, l’allaitement dans les lieux publics est protégé par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. 

Historique 

Si des initiatives semblables aux Routes du lait ont vu le jour au Canada dans les années 90, ce n’est qu’au début du nouveau millénaire que la province voit apparaître un service plus organisé pour les familles allaitantes. Désormais, 19 routes parcourent la plupart des régions du territoire québécois. Chacune d’entre elles est chapeautée par une ressource communautaire à l’allaitement (Nourri-Source, le RAM, etc.). D’autres projets similaires existent, mais sous une terminologie différente. Dans plusieurs cas, les municipalités ou les CLSC appuient les démarches et deviennent des partenaires. 

Pourquoi l’industrie touristique devrait-elle s’y intéresser ?

Les Routes du lait s’inscrivent parfaitement dans une approche bienveillante et de responsabilité sociale. Être à l’écoute des jeunes familles québécoises et de l’international ne peut qu’être bénéfique pour une entreprise. Comprendre leur réalité et leur offrir un espace visant à leur faciliter la vie plaira non seulement aux parents, mais également aux autres clients. Comme l’explique cette analyse, la cohabitation des différentes clientèles est parfois ardue. Aider les parents à mieux répondre aux besoins de leurs jeunes enfants montre l’ouverture d’esprit de l’entreprise et favorise un meilleur climat pour tous.  

Allaiter devant les loups 

Pour le Zoo Ecomuseum, l’adhésion à la Route du lait de l’ouest de l’île (Montréal) s’est faite naturellement. Présentée par Nourri-Source, l’entente fut facilement acceptée et signée par la direction. Sarah Prince-Robin, directrice des Communications, explique que les familles et les mamans représentent une grande partie de la clientèle du zoo. Répondre à leurs besoins s’avère donc essentiel. La participation à la Route du lait reflète les valeurs de l’organisation et leur volonté d’être proche de la communauté. Le personnel à l’accueil est formé et prêt à accueillir les mamans à la recherche d’un espace pour allaiter. 

L’avenir des routes

Le temps et le financement disponible aux organismes responsables du projet varient d’une région à l’autre, ce qui a un impact sur le recrutement des entreprises et le développement des routes. La pandémie a également affecté l’accès des lieux aux familles. Cependant, en cette ère de post-confinement, une mise à jour s’effectue et le recrutement se fait à nouveau. D’ailleurs, une nouvelle route verra bientôt le jour dans le secteur de Rouyn-Noranda. 

Certaines organisations ont développé des outils qui aident les familles à trouver facilement des membres de la route. Par exemple, Nourri-Source Montréal propose sur son site Web une carte interactive indiquant les 250 établissements membres. 

Source : Nourri-Source Montréal 

Le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en collaboration avec les organismes de soutien à l’allaitement, a développé une application mobile pour localiser les entreprises membres selon la position géographique ou la ville sélectionnée. 

Source : Google Play 

Cette application sera reprise par le Mouvement allaitement du Québec qui souhaite y intégrer l’ensemble des routes du lait de la province. Le lancement est prévu pour la fin de l’année 2022.   

Au Québec, plusieurs familles profitent de leur congé parental pour effectuer un périple allant de quelques jours à plusieurs mois. C’est une belle occasion pour l’industrie touristique d’attirer cette clientèle. Dans un contexte de reprise des voyages, l’envie de sortir des familles est encore plus criante ! Elles seront très reconnaissantes de ce service qui leur simplifie la vie et heureuses de partager leurs expériences à leur retour !  

Pour trouver l’organisme responsable de la route de votre région.

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Produits et activités

Pour faire rayonner la culture en milieu rural

Un territoire avec une vitalité et un dynamisme culturel contribue à rendre l’expérience touristique québécoise unique et authentique. C’est également une voie de développement et d’attractivité qui génère un sentiment de fierté dans les communautés et enrichit les milieux de vie.  

L’implantation de nouveaux projets culturels pour animer un lieu demande bien plus que de bonnes intentions. Les projets doivent être intégrés de façon harmonieuse à leur environnement d’accueil. Cela nécessite une connaissance du territoire et de ses réalités. Des collectivités françaises témoignent d’initiatives heureuses qui misent sur la mobilité et la multidisciplinarité des lieux. 

Mobilité : favoriser l’accès à la culture

Dans certains cas, les problématiques des milieux ruraux deviennent des facteurs stimulants et créatifs. Le manque de lieux de diffusion, par exemple, devient une occasion pour les artistes de déployer des projets itinérants qui permettent d’aller à la rencontre des habitants et des visiteurs dans des cadres uniques. 

Ne disposant pas d’un lieu permanent, la Maison CDCN en Occitanie (France) a imaginé un studio mobile qui sert à la fois de local de danse et d’espace de représentation. Depuis 2018, l’objectif du projet est d’être un lieu de création pour les artistes et un outil de lien social et de sensibilisation à la danse. Les concepteurs souhaitent également se rapprocher des habitants et réaliser un maillage sur le territoire tout en permettant la circulation des œuvres. Ils ont créé un dispositif complètement flexible, pouvant s’adapter à l’espace qui l’accueille tel que des salles polyvalentes, des lieux patrimoniaux ou des parcs de quartiers (voir la vidéo suivante). Pour la directrice, Liliane Schaus, il est nécessaire de préparer les habitants avant d’installer le studio mobile dans un village. Une rencontre s’effectue avec les élus et les associations culturelles locales afin de coconstruire le travail d’éducation artistique qui sera réalisé. La responsable affirme également que son projet crée un lieu de rencontre pour la population en plus de favoriser l’accessibilité à la culture. 

Source : Le studio mobile 

En fonction des projets du studio mobile, des mallettes pédagogiques sont conçues pour faire découvrir la danse et développer le sens critique du public lors des séances d’analyse. Le but de ces idées de médiation et d’éducation est de créer un pont avec l’artiste et son œuvre, et de permettre au spectateur d’expérimenter et d’avoir sa propre perception sur la danse. 

Quant à la galerie d’art 2SO, celle-ci mise sur la mobilité pour offrir un outil de médiation culturel plaçant la population des communes Somme Sud-Ouest (Nord de la France) au cœur de la démarche. Les créateurs du projet ont fait le choix que les habitants soient les créateurs des œuvres exposées. Elles sont le résultat de rencontres, de découvertes et de création avec des artistes professionnels pendant plusieurs mois. Pour que l’ensemble de la population puisse y avoir accès, la galerie se déplace dans différents lieux sur le territoire. Selon l’endroit choisi, différentes animations sont également proposées. 

Un maillage agro-culture réussi

La réussite de projets en milieu rural est possible par la mise en place de collaborations entre acteurs issus de différents milieux qui partagent le même territoire.

D’après l’association culturelle Opale, la réussite de projets en milieu rural est possible par la mise en place de collaborations entre acteurs issus de différents milieux qui partagent le même territoire. De nombreux projets liant culture et autres disciplines visent dès leur origine à insuffler une dynamique sociale, voire économique. Selon le Réseau rural national français, ces activités peuvent également jouer un rôle d’attractivité du territoire en contribuant à attirer de nouveaux résidents. Par exemple, les cafés culturels répondent à la fois aux besoins de promotion et de création artistique ainsi qu’au besoin de cohésion sociale des habitants.  

Le projet associatif Polymorphe Corp. a débuté en 2018 au nord de la région d’Auvergne en ayant comme objectif d’agir pour la revitalisation du territoire par la culture et l’agriculture. Les responsables souhaitent prouver aux jeunes générations que la vie en campagne est porteuse d’avenir. Leur arrivée sur un site agricole en déclin a permis à la fois la revalorisation des activités, mais également le développement d’une offre culturelle pratiquement inexistante dans la région. 

Ce tiers-lieu agricole et culturel se veut : 

-Un espace de rencontre et de convivialité ; 

-Un espace de création, de fabrication et de diffusion ; 

-Un espace de démonstration du potentiel rural. 

Source : Polymorphe Corp 

L’offre d’activités est riche et variée : ateliers d’arts plastiques, d’artisanat et de spectacle vivant côtoient les projets de médiation culturelle, les expositions, les concerts et les représentations dartistes en résidence. S’ajoutent à tout cela, des stages en permaculture et des chantiers participatifsdes citoyens peuvent apprendre de nouvelles compétences manuelles tout en aidant à l’entretien ou à la rénovation du site. Ainsi, la richesse du patrimoine naturel et immatériel est mise de l’avant en plus d’une transmission des savoir-faire. L’association participe également à des évènements (tables rondes, rencontres, conférences) touchant la thématique des tiers-lieux et de l’art en milieu rural. La vidéo suivante présente les activités de l’association. 

https://vimeo.com/478897384

Source: Vimeo 

Depuis près de 30ans, le Run Ar Puñs, un café-concert situé à Châteaulin, offre un espace de vie stimulant pour les habitants de la région. Ces derniers peuvent profiter d’une offre pluridisciplinaire et variée en plus d’entrer en contact avec des artistes de tous horizons. Le site se veut également un lieu de rencontre, d’échange et d’accueil pour la relève artistique. Un bar et un marché public se trouvent aussi sur place. 

Source : Run Ar Puñs 

Depuis l’été 2021, le site de Run Ar Puñs connaît de nombreux travaux d’agrandissement et de rénovations pour la création de nouveaux espaces qui valoriseront davantage le territoire. Pour le nouveau restaurant par exemple, celui-ci va bien au-delà de la vocation économique. Pour Solenn Rolandon, chargée des actions culturelles et du développement territorial, il : « s’inscrit dans une volonté plus globale de proposer d’autres manières de produire et de s’alimenter à une échelle locale. Il porte des valeurs d’accessibilité, de mixité, de convivialité et de partage. […] L’enjeu est de sensibiliser à l’alimentation durable et à une agriculture paysanne respectueuse du vivant ». Bien que des activités agricoles soient déjà présentes sur le site, l’ajout d’une nouvelle exploitation agricole permettra de rassembler plusieurs produits locaux sur place. 

Ces différentes initiatives visent un tourisme plus « social » ou de « rencontre », autour d’activités partagées avec des artistes et la population. Les habitants se trouvent au cœur même de la réussite des projets culturels.  

Pourrait-on imaginer ce genre de projet au Québec ? 

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Segments de clientèles

Qui sont les consommateurs en 2022 ?

La pandémie a eu un impact sur le comportement des consommateurs. Cette année, ils reprennent les rênes et tracent une voie en fonction de leurs passions et de leurs valeurs. Êtes-vous prêts à répondre à leurs besoins ? 

Euromonitor International a publié une étude visant à déchiffrer le contexte d’achat de plusieurs types de consommateurs. Ces portraits illustrent les influences et les motivations qui poussent les individus à acheter. Une meilleure connaissance des profils aide les entreprises à mieux cibler les différents types de consommateurs, les nuances de leur personnalité, leurs motivations et les canaux à utiliser pour mieux les atteindre.  

Voici un aperçu des profils. 

Les transformés

Pour ces consommateurs, la pandémie a entraîné des changements personnels drastiques et un renouvellement des valeurs, des modes de vie et des objectifs. Les transformés recherchent des activités et des produits qui contribuent positivement à la santé mentale et physique. Ils apprécient désormais davantage l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée.  

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises qui s’adressent aux transformés doivent être considérées comme des partenaires les aidant à profiter de leur nouveau mode de vie, tel que le télétravail. C’est l’occasion d’établir un nouveau type de relation avec cette clientèle. L’hôtellerie ainsi que de nombreuses destinations ont d’ailleurs adapté leur offre pour répondre aux besoins des télétravailleurs et de leurs organisations. 

Les environnementalistes

La protection de l’environnement est ancrée dans leurs valeurs. Ils sont inquiets des changements climatiques. Ils réduisent l’utilisation du plastique à usage unique et diminuent le gaspillage alimentaire.

Les environnementalistes font des choix plus durables tout en exigeant des actions et de la transparence de la part des marques. Les générations Y et Z, en particulier, estiment qu’elles peuvent faire la différence grâce à leurs actions durables. 

Comment les rejoindre ? 

Il s’avère intéressant de proposer des outils technologiques comme levier pour faire valoir ses actions, être transparent et faciliter les choix éthiques pour ce type de clientèle. Par exemple, TravelPerk a développé l’outil GreenPerk qui permet aux voyageurs d’affaires de connaître leur empreinte carbone en fournissant les informations de leurs déplacements (avion, train, voiture, etc.) et de compenser leur impact directement par le biais de la plateforme de la compagnie. 

Les seniors numériques

Désormais familiers avec la technologie, les seniors numériques effectuent des achats et utilisent des services en ligne. Ils y socialisent, assistent à des examens de santé ou utilisent des services de finances et y apprennent une foule d’informations. Ils n’hésitent pas à faire affaire avec les concurrents si les produits ou outils s’avèrent difficiles à employer.

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises doivent adapter leur expérience en ligne, développer des interfaces faciles à utiliser et simplifier l’usage des technologies existantes. L’optimisation des applications mobiles, des réseaux sociaux et des sites Web sera essentielle pour capter leur pouvoir d’achat.

Les citadins ruraux

Tous les consommateurs ne sont pas prêts à renoncer à la vie urbaine comme certains de leurs voisins partis en banlieue ou en campagne. Cependant, le besoin d’espaces verts à proximité des habitations et de déplacements plus rapides et plus propres redéfinit les préférences des citadins ruraux qui restent en ville. En général, ils investissent davantage dans leur maison et leur communauté, car ils y passent plus de temps. 

Comment les rejoindre ? 

L’intégration dinitiatives plus durables dans les zones métropolitaines trouvera un écho auprès des citadins ruraux. Accès à des espaces verts, mobilité durable et commerces de proximité sont des éléments attractifs pour ce type de clientèle. La densification et la dynamisation des quartiers pour créer des milieux de vie de qualité où il fait bon vivre contribuent également à la résilience des collectivités comme le souligne cette analyse. 

Les virtuels

Désormais, la socialisation en ligne est la forme de divertissement préférée de ce groupe de consommateurs, en particulier pour les jeunes générations. Ils passeront encore plus de temps dans des mondes virtuels, tels que le métaverse. Leurs environnements immersifs stimulent le commerce électronique et les ventes de produits virtuels à mesure que l’accès s’étend.  

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises qui établissent une présence dans ces mondes virtuels seront à l’avant-garde puisqu’elles suivront le rythme de développement des environnements sociaux. Ces univers modifient la relation entre l’industrie du voyage et leurs clients en diminuant les distances physiques et en offrant de nouvelles expériences. Le concept de métaverse permet d’inspirer les voyageurs et de fournir des informations précieuses susceptibles d’augmenter les réservations. 

Les prévoyants

Dans un contexte de crise dans la chaîne d’approvisionnement, ces consommateurs n’hésitent pas à choisir des articles similaires à leurs produits préférés lorsqu’ils ne trouvent pas ce qu’ils recherchent. Sinon, ils veulent sécuriser l’achat de leurs produits préférés soit en payant une prime ou en utilisant d’autres options, telles que l’achat d’occasion ou la location. Les prévoyants peuvent également dépenser plus pour avoir un accès privilégié à leurs produits préférés. 

Comment les rejoindre ? 

Dans ce contexte, plusieurs entreprises se tournent vers l’achat local pour surmonter les pénuries de produits. La promotion d’articles exclusifs ou en prévente à un prix supérieur pourrait attirer ces consommateurs et générer des revenus. 

Par exemple, PepsiCo a lancé deux sites de vente directe. Les consommateurs peuvent commander des offres groupées personnalisées, telles que « Rise & Shine » et « Family Favorites », sur PantryShop.com ou acheter des articles individuels sur Snacks.com à partir du portefeuille d’aliments et de boissons de PepsiCo.  

Les réutilisateurs

Ce type de consommateurs veulent adopter des pratiques durables et minimiser leur empreinte environnementale. Ils préconisent la réutilisation des biens et des matériaux. Le coût des produits est un facteur crucial alors que la situation économique demeure instable.  

Comment les rejoindre ? 

Les entreprises qui mettent en œuvre de nouveaux modèles commerciaux et adoptent une démarche d’économie circulaire rejoignent davantage ce type de consommateurs. Les entreprises doivent réutiliser ou recycler les matériaux pour le développement de nouveaux produits et pour réduire les déchets. Le nombre d’initiatives ne fait qu’augmenter en tourisme. C’est le cas de l’application Too Good To Go quipermet aux restaurateurs de vendre à moindre coût des paniers surprises composés de restants de la journée. 

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