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Segments de clientèles

Intérêt des voyageurs pour les activités culturelles

Le tourisme culturel regroupe une offre non seulement vaste et riche, mais aussi grandement diversifiée. Il est difficile de dresser un portrait de la clientèle puisque de nombreux secteurs sont impliqués. Le présent exercice expose des données qui dressent un portrait partiel, mais apportant néanmoins quelques lumières. Bonne nouvelle : les activités culturelles intéressent tous les segments d’âge, les hommes autant que les femmes ainsi que les communautés culturelles québécoises.

Les données analysées proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 9000 Québécois âgés de 12 ans et plus, 15 700 Ontariens et 3300 répondants des provinces atlantiques. Cette analyse présente les réponses liées à la fréquentation de lieux culturels en tant que loisir et la participation à certaines activités dans le cadre d’un voyage de vacances, toutes destinations confondues.

La culture en tant que loisir

Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux 

Avant d’aborder la pratique d’activités lors de voyage, le graphique suivant illustre la proportion de la population du Québec, de l’Ontario et des provinces atlantiques ayant participé à l’une ou l’autre des activités culturelles suivantes. Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux sur une période d’un an. L’opéra, le jazz et le ballet rejoignent des niches plus pointues de la population. Les Ontariens et les résidents des maritimes fréquentent le théâtre, les musées et les galeries d’art dans des proportions supérieures aux Québécois.

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Cette fréquentation varie selon l’âge du répondant. Dans le graphique 2, la répartition de la population québécoise par groupe d’âge pour chacune des activités est comparée à celle de l’ensemble de la population (colonne de gauche). Les principales surreprésentations sont les suivantes :

  • Les 18 à 24 ans pour les concerts de rock
  • Le ballet rejoint une proportion assez importante de jeunes
  • L’opéra et les concerts de musique classique intéressent des clientèles plus âgées
  • Intérêt plus marqué des 50 à 64 ans pour toutes les activités

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Profil des touristes d’agrément ayant pratiqué une activité culturelle

Environ 22 à 23 % des Québécois ont participé à un événement culturel ou visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage effectué dans les 12 mois précédant l’enquête. Il s’agit d’activités populaires, se classant juste après la plage, les visites touristiques et le magasinage. Ces proportions sont semblables pour les résidents des provinces atlantiques, alors que les Ontariens ont participé à des événements culturels dans une moindre mesure (18 %).

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Au Québec, tous les segments d’âge, sans variance importante, pratiquent ces deux activités. Notons néanmoins un intérêt plus marqué chez les voyageurs de 65 ans et plus, contrairement aux jeunes de 12 à 17 ans.

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Comparativement à l’ensemble des voyageurs masculins, une proportion un peu plus importante d’hommes québécois (49 % versus 46 % des répondants) pratique des activités culturelles lors de voyages. Chez les femmes, cet écart est inversé (51 % versus 54 %). L’intérêt pour ces activités ne semble pas influencé par le fait que l’on soit né au Canada ou à l’extérieur du pays.

Les voyageurs en solo présentent un intérêt plus marqué pour les activités culturelles et la visite de musée ou de galerie d’art. À l’inverse les ménages comptant trois personnes ou plus ou encore des enfants sont légèrement sous-représentés par rapport à l’ensemble des voyageurs. 

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Ne plus aborder le tourisme culturel comme un produit de niche est la première étape à franchir. Plusieurs l’ont bien compris. La suite consiste à intégrer efficacement les expériences dans l’offre globale de la destination, peu importe le segment de clientèle à laquelle on s’adresse.

 

Source de l’image à la une : Infographie du Réseau de veille à partir des données de Vividata

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Réseaux de distribution

Boissons du monde et agence de voyages

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce nouveau concept, dont l’ouverture a eu lieu à la fin mai, se présente en deux sections. Une mezzanine est dédiée à l’agence dans une ambiance feutrée alors que le rez-de-chaussée est aménagé en bar où l’on peut déguster thés, cafés et vins provenant de diverses régions du monde*. Une destination différente sera mise de l’avant chaque mois. La gestionnaire, Nathalie Trichard, vise à attirer une nouvelle clientèle qui ne fréquente pas nécessairement les agences, mais qui s’intéresse aux voyages, à la découverte, aux échanges et aux saveurs exotiques.

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Une projection de l’intérieur de la boutique

 

Poursuivez cette réflexion sur l’évolution du concept d’agence de voyages :

Les agences de voyages et les technologies font la paire

Plus qu’une agence de voyage, un lieu d’échange

 

Source des images : Nathalie Trichard, directrice de l’agence

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Segments de clientèles

Lorsque les visites urbaines deviennent un jeu d’enfant

 

Ludiques et créatifs, ces guides touristiques permettent de mobiliser l’attention de l’enfant de 5 à 12 ans, d’éveiller sa curiosité et de créer un moment de plaisir en famille.

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit livret illustré inclut des autocollants, des listes à cocher de suggestions d’activités, des anecdotes et des images à colorier. Il propose aussi des espaces de personnalisation où l’on insère des photos, des billets d’entrées ou de transport permettant de créer son propre carnet de voyage. Ils sont actuellement disponibles pour les villes de Nantes, Paris et Barcelone, mais d’autres destinations s’ajouteront à cette liste.

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Source des images : Banque d’image de WanderWorld

 

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Hébergement Tourisme durable

Réduire le gaspillage alimentaire, c’est payant !

Des chercheurs ont analysé des données financières concernant le gaspillage alimentaire dans 42 hôtels répartis dans 15 pays. Voici leurs principales observations :

– Le ratio avantages-coût moyen de la réduction des déchets alimentaires était de près de 7 : 1 sur une période de trois ans;

– Plus de 70 % des hôtels ont récupéré leur investissement au cours de la première année de mise en œuvre d’un programme de réduction des déchets alimentaires. Ce taux s’élève à 95 % sur une période de deux ans;

– Les chercheurs n’ont pas observé de corrélation claire entre les ratios avantages-coûts et le segment de marché (établissement de luxe, moyen de gamme, économique, etc.) ou la géographie du site.

Des entrevues avec les responsables hôteliers mettent en lumière cinq types d’actions mises en place pour réussir à réduire la quantité de déchets alimentaires.

  1. Mesurer : quantifier les pertes alimentaires et identifier les lieux et les moments où le gaspillage est le plus marqué. Prioriser, grâce à cet inventaire, l’action ciblée et faciliter le suivi de la progression.
  2. Engager le personnel : guider les employés de cuisine et de service sur les actions à entreprendre et récompenser les bonnes initiatives.
  3. Repenser le buffet : servir des portions individuelles au lieu de grands plateaux, afficher des messages de sensibilisation, offrir les aliments plus coûteux à la carte, etc. (À relire : Réduire le gaspillage des buffets à volonté).
  4. Diminuer la surproduction : identifier les items moins populaires et les produire en plus petite quantité.
  5. Réutiliser la nourriture en excès : se doter d’un plan B pour les restes alimentaires permet de générer des revenus. Certains aliments peuvent servir à la confection d’autres plats, des restes de cuisines (pelures, grains, os, peaux) font de bonnes soupes, etc.

En plus des bénéfices environnementaux et sociaux évidents, la preuve est faite que la réduction du gaspillage alimentaire comporte aussi un avantage économique.

Lire aussi : Mieux gérer le gaspillage alimentaire en hôtellerie et en restauration

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Marketing

Ouvrez grand vos oreilles : le marketing par les sons

L’utilisation de l’audio dans les communications marketing est généralement liée au visuel, en soutien le plus souvent. Il est plus facile de montrer des icônes d’une destination pour la promouvoir. Pourtant, les approches multisensorielles génèrent davantage d’émotions et une plus grande connexion avec la marque.

Sortez vos écouteurs ou montez le volume, cette analyse s’écoute autant qu’elle se lit. 

 

Musique et ambiance des États-Unis

L’organisation de promotion des États-Unis, Brand USA, a créé une campagne marketing audio en partenariat avec Expedia Media Solutions. Sounds Travels mise sur le pouvoir des sons pour inspirer et propose des expériences audio 3D immersives qui tentent de traduire le dynamisme et la diversité des États-Unis. La campagne est déployée au Canada, en Australie, au Mexique et au Royaume-Uni.

L’utilisation d’une technologie en trois dimensions permet de présenter un aperçu abstrait de l’expérience, du point de vue d’un individu. Cette visualisation repousse les limites de l’imagination et transporte l’individu à travers des villes américaines ou des expériences, simplement à l’aide d’écouteurs. Les choix d’écoute de l’utilisateur orientent les destinations et les activités qui lui sont suggérées par la suite. Le microsite inclut d’autres types de contenus inspirationnels ainsi qu’un module de réservation.

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Source : Brand USA

Cette campagne s’aligne sur le film IMAX créé par Brand USA, America’s Musical Journey, où le narrateur Morgan Freeman présente l’histoire des États-Unis à travers la musique et les sons.

Les sons de Terre-Neuve-et-Labrador : miroir du territoire

Bien que les images occupent une place importante, le son est la véritable vedette de la stratégie marketing de l’OGD de Terre-Neuve-et-Labrador. Elle repose sur l’idée que les bruits représentent le miroir de leurs paysages et de leur culture. La stratégie se décline en quelques actions :

  • Une vidéo promotionnelle transporte l’auditoire au pays du vent, des vagues s’écrasant sur les rochers, des cornes de brume, du souffle des baleines et des oiseaux marins.

Source : Youtube 

  • Le microsite Sounds from the Edge propose pour sa part une « radio » que l’on peut syntoniser sur quelques fréquences présentant des sons et des images typiques de la destination.

Marketing_sons_NewfoundlandSource : Newfoundland Labrador Canada 

  • L’OGD a établi un partenariat avec Newfoundland Symphony Orchestra et un compositeur local pour créer une symphonie célébrant les sons qui leur sont uniques.

Les bruits de la nature : l’arme de l’Estonie contre le stress

S’attaquer aux méfaits du stress grâce aux sons de la nature, voici l’angle d’une récente campagne de l’OGD Visit Estonia. Le Stress Buster identifie les personnes stressées à l’aide d’une technologie de reconnaissance faciale développée par un professeur de l’université Humboldt de Berlin. Un Estonien les aborde ensuite, armé des sons de la nature et d’une forêt éphémère. Pour une cure plus durable, un voyage en Estonie leur est offert gratuitement. Après ces traitements, il va sans dire que les individus repartent avec le sourire. La campagne se déroule dans quelques grandes villes européennes et s’accompagne d’un microsite.

Source : Youtube

Cet exemple n’est pas sans rappeler le coup d’éclat le voyage virtuel en Irlande de la bière Old Irish en 2016.

La ville en mille et un bruits

Le consortium d’entreprises ferroviaires de transport de passagers Thalys avait fait la promotion de certaines villes desservies (Paris, Amsterdam et Bruxelles) en 2015 à travers les sons. La campagne The Sounds of a City s’est matérialisée par la création de trois panneaux d’affichage où chacun pouvait écouter les bruits traduisant l’ambiance particulière, des airs musicaux populaires ou des discours historiques illustrant chaque ville et ses quartiers. Les panneaux comptaient chacun plus de 1300 éléments d’écoute différents. Les passants n’avaient qu’à brancher des écouteurs pour s’imaginer dans la destination.

Un tableau interactif, ne présentant aucune image, a bel et bien un pouvoir attractif et d’incitation à voyager.

Source : Youtube

Comme les sens du goût ou de l’odorat, l’ouïe fait appel à des émotions ou à des souvenirs de façon moins précise, mais plus intime et personnelle. La réaction peut ainsi s’avérer surprenante, incitant à l’achat subtilement, mais efficacement. De plus, ces émotions se traduisent généralement par une affection particulière envers la marque ou la destination et un plus grand engagement.  

Lire aussi : Comment créer l’identité sonore d’une destination

 

Source de l’image à la Une : Pexels

 

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Produits et activités

Un laboratoire pour cocréer le musée de demain

Audacieux et créatif, le MLab Creaform est un espace convivial qui rassemble l’ingéniosité des citoyens et l’expertise des équipes du Musée et les atouts que peuvent présenter les milieux numérique, scientifique, éducatif, artistique et entrepreneurial. La technologie et la culture sont réunies dans un espace d’expérimentation et d’innovation : tablettes, casques de réalité virtuelle, équipements de captation et de création et imprimante 3D.

 

Tous sont invités à s’engager dans le MLab Creaform, que ce soit comme spectateur, utilisateur, collaborateur ou créateur ; des membres d’une famille au scientifique en passant par les étudiants et les entrepreneurs. Les projets seront choisis par le Musée et évolueront au gré des découvertes et des expérimentations.

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Crédit photo : Stéphane Audet — Icône agence photo

Inspiré du mouvement des fablabs, médialabs et autres makerspaces, ce laboratoire est cependant unique en contexte muséal.

Pour plus d’informations : mlab.mcq.org

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Crédit photo : Stéphane Audet — Icône agence photo

 

Image à la une : Stéphane Audet, Icône agence photo

 

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Marketing

Ces souvenirs qui vous prennent par les sentiments

En quête d’authenticité et d’expériences, les touristes apprécient toujours plus les souvenirs de voyage porteurs de sens. Les objets fabriqués à la chaîne dans des pays lointains ne correspondent plus aux valeurs de tous les voyageurs. Heureusement, l’offre de produits design, écoresponsables ou créés localement éclate et de nombreuses organisations rivalisent d’originalité pour séduire ces visiteurs.

En plus des nombreuses boutiques et ateliers créatifs proposant ce type d’objets, des OGD, organismes et entreprises touristiques prennent souvent les choses en main et développent des gammes de produits porteuses de leur image de marque et vectrices d’un sentiment d’appartenance tant pour la population locale que pour les visiteurs.

Nostalgie et inspiration pour la moquette de l’aéroport de Portland

En 2013, l’aéroport de Portland en Oregon perdait l’un de ses symboles, sa moquette. Par sentimentalisme, elle a survécu en se déclinant depuis 2015 sous de multiples facettes qui ravissent les nostalgiques et les touristes en quête du souvenir original. T-shirt, bière, chaussures sport Adidas, chaussettes, etc. : le motif du revêtement de plancher iconique ne cesse d’inspirer.

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Source : Made in Oregon

L’attachement que la population locale lui témoigne le rend d’autant plus attractif pour les visiteurs. À l’époque, la disparition imminente de la célèbre moquette a suscité la création par des amateurs d’une page Facebook, de quelques comptes Twitter et Instagram et d’une page Wikipedia.

Conscientisation à la Sépaq

La Sépaq a choisi la firme W Communication pour élaborer des produits dérivés actuels et pour la plupart fabriqués au Québec.

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Source : W Communication et Sépaq 

Fierté et attitude à Brive-la-Gaillarde

La commune de Brive-la-Gaillarde dans le sud-ouest de la France a commencé les travaux sur sa marque de destination en 2004. Reposant sur deux éléments identitaires, l’attitude 100 % gaillarde et les moustaches, elle ne cesse de rayonner, notamment à travers les produits dérivés. La marque « 100 % gaillard » apparait en 2009 et les moustaches en 2010. Le succès des premiers objets promotionnels a mené à l’ouverture d’une boutique en 2014 et les collections se multiplient depuis. On y retrouve des tasses, des manteaux, des casquettes, des chemises, des polos, etc.

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Source : Brive 100 % gaillarde

La stratégie se base sur l’adhésion des résidents qui sont devenus de véritables ambassadeurs de la destination, tout comme les entreprises touristiques de la région qui adoptent les produits dérivés et personnifient l’attitude.

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Source : Brive 100 % gaillarde

Engagement et appartenance envers les parcs nationaux américains

Aux États-Unis, la National Park Foundation multiplie les partenariats qui, non seulement génèrent des revenus considérables, mais surtout permettent aux visiteurs de garder un bon souvenir de leur passage et aux supporteurs d’afficher leur appartenance. Sa boutique souvenir en est le reflet.

L’entreprise Marine Layer a créé une ligne de t-shirts écoresponsables en collaboration avec la National Park Foundation. Six parcs sont ainsi représentés et les clients peuvent voter pour déterminer quels seront les prochains. Dans le même esprit, Parks Project est un organisme indépendant de promotion, protection et préservation des parcs nationaux. Leur vaste collection de vêtements et d’articles design contribue à financer les projets liés à leur mission.

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Source : Parks Project

Une série d’affiches ont été créées dans le cadre du 100e anniversaire des parcs nationaux en 2016 par la firme Anderson Design Group. Celles-ci ont d’abord été éditées sous la forme d’un élégant livre d’illustration et par la suite d’un livre à colorier. Les imprimés s’adressent tant aux enfants qu’aux adultes pour occuper une journée pluvieuse en séjour dans un parc ou comme un souvenir à personnaliser.

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Source : Anderson Design Group

Faire appel à la production participative (crowdsouring) est une avenue intéressante. Également dans le cadre du 100e anniversaire, le National Park Service a établi un partenariat avec la plateforme sociale et collaborative hitRECord. L’importante communauté d’artistes qui y est associée était invitée à soumettre des projets de design, de vidéos et d’autres créations sur ce thème. Des objets promotionnels attrayants sont issus de cette démarche créative et peu coûteuse pour le service des parcs.

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Source : hitRECord

Toucher le marché affaires par le design montréalais

Le Code souvenir Montréal est une initiative du Bureau du design de la Ville de Montréal pour promouvoir la créativité montréalaise. Il s’agit d’un catalogue d’objets souvenir évocateurs, résultat d’un vaste appel de propositions auprès des designers-producteurs et éditeurs montréalais. Le catalogue facilite les achats corporatifs, notamment pour les congressistes et les cadeaux offerts à l’étranger, et inspire le grand public. Cette vidéo présente l’initiative.

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Source : Design Montréal

Se la jouer cool à Victoria, Colombie-Britannique

Un des volets de la campagne Victoria Beyond Words de Tourism Victoria visant une clientèle jeune s’est articulé autour d’un partenariat avec la boutique locale Baggins Shoes. Des images représentatives de Victoria Beyond Words sont imprimées sur quelques modèles de chaussures Converse. Les entreprises privées pouvaient également participer à la campagne en faisant imprimer à leur tour une image ou un logo sur les chaussures. 


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Source : Baggins Shoes

Cette action avait pour objectif principal de faire parler de la destination dans les médias et les réseaux sociaux et les résultats ont été à la hauteur des attentes. Outre le succès publicitaire, la campagne a stimulé le commerce local, la ligne de chaussures est devenue la meilleure vente du magasin. 


La douce sensation de l’étoffe des draps d’hôtels, version chemise

Quelque 600 clients du programme de fidélisation de la chaîne hôtelière Ibis ont eu droit à une chemise taillée sur mesure dans les draps — neufs — de l’hôtel et livrée à la chambre le lendemain. L’opération éphémère et originale permet de faire rayonner la marque, d’offrir un avantage personnalisé aux fidèles clients et de prolonger l’expérience. Cette initiative ponctuelle pourrait être reconduite.

Jouer sur les sentiments, représenter l’image de marque, ne pas sous-estimer la qualité et l’écoresponsabilité, s’adresser tant à la population qu’aux voyageurs : voici quelques conseils gagnants pour la création d’objets souvenirs qui pourraient contribuer à votre rayonnement !

 

Source de l’image à la une : Source : W Communication et Sépaq

 

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Produits et activités

L’expérience gastronomique dans les festivals

Le volet culinaire des festivals et événements est maintenant reconnu comme une source de valeur ajoutée pour les visiteurs et une occasion d’augmenter les revenus. Il s’exprime sous différentes formes — restaurants éphémères, expériences gastronomiques, boissons artisanales, stations de dégustation — et s’arrime à plusieurs tendances. De leur côté, les festivaliers recherchent des expériences et de l’authenticité tout en étant toujours plus exigeants quant à leurs goûts et préférences.

 

Santé et bien-être

Les consommateurs d’aujourd’hui sont plus soucieux de leur santé, ils n’abandonnent pas leurs saines habitudes de vie le temps d’un voyage ou d’un festival. Plusieurs festivals tirent avantage de cette tendance ; le festival de musique Way Out West, à Göteborg en Suède propose uniquement des options végétariennes et biologiques depuis 2012. Ce choix a permis de réduire de 80% les émissions de CO2 liées à l’offre alimentaire du festival.

Au pied du Stade olympique, les installations estivales Les jardineries proposent un potager d’agriculture urbaine, un lieu de diffusion et un espace de restauration. Tout le menu est végétarien.

gastronomie_festival_pepiniere Source : La Pépinière – Espaces collectifs, crédit photo : Steven Porotto

L’activité physique contribue au bien-être. En France, la SlowUp de la Route des Vins d’Alsace consiste en une journée festive, sportive et gourmande. L’événement, qui combine élégamment cyclotourisme, œnologie et gastronomie locale, remporte un succès grandissant.

Vert, durable et éthique

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à une alimentation respectueuse de l’environnement, responsable et éthique. Ils sont vigilants quant à l’approvisionnement de proximité et la traçabilité des produits.

Les principes de développement durable font partie intégrante du Festival en chanson de Petite-Vallée, en Gaspésie. Cela se reflète dans son offre culinaire : il met les produits régionaux en valeur, a son propre potager, gère efficacement le gaspillage alimentaire, propose des repas équilibrés gratuitement aux personnes dans le besoin.

Le festival de Glastonbury, au Royaume-Uni, regroupe 135 000 participants sur un site de 900 acres et engage certaines actions environnementales en lien avec sa restauration : panneaux solaires pour alimenter les cafés et les kiosques, bouteilles de plastique interdites, vaisselle compostable, recyclage et compostage.

Chapeau également au Festibière de Gatineau qui a introduit la vaisselle lavable en 2016 pour les concessions alimentaires de son site.

Ethnique, locale ou originale

Les événements où la restauration se dédie aux spécialités régionales se multiplient et constituent une excellente occasion de faire découvrir les talents gastronomiques et les produits locaux.

Un des principaux attraits du Sapporo Snow Festival au Japon est le Hokkaido Food Plaza qui sert des mets typiques ainsi que des plats hors du commun. La cuisine de Chicago est à l’honneur à l’espace Chow Town du célèbre Lollapalooza qui se tient dans ladite ville.

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Source : Lollapalooza

Les grands classiques sont revisités et revampés. La poutine a son festival à Drummondville et sa semaine au Québec. À San Diego, les restaurants se livrent à une compétition du meilleur mac n’cheese.

D’un autre côté, les saveurs exotiques ajoutent une touche d’originalité et de dépaysement à l’offre culinaire. Tacos, cuisine chinoise, raclette, burritos péruviens, poutine au poulet tikka, ramen et plusieurs mets se dégustaient à l’édition 2017 du festival Coachella en Californie.

Le Stampede de Calgary mise plutôt sur l’originalité, comme l’illustre l’image ci-dessous.

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Source : Calgary Stampede

Apprentissage

Le festival de films Cuisine, Cinéma & Confidences se veut une ode à l’art culinaire et à ses artisans en offrant des projections jumelées à des repas gastronomiques. L’événement se tient à l’hôtel Le Germain de Charlevoix et inclut aussi un concours du meilleur sucre à la crème et des ateliers de cuisine avec des chefs.

La cuisine médiévale est à l’honneur au Festival du Château gourmand à Brest, en France. On y propose notamment des ateliers familiaux sur le pliage de serviette, la fabrication du pain, l’art de la table au moyen-âge et des cours de cuisine.

Technos et médias sociaux

Les gestionnaires événementiels utilisent de plus en plus des applications mobiles ou les médias sociaux pour mousser l’expérience culinaire. Dans plusieurs festivals, le paiement des boissons et de la nourriture se fait désormais par bracelet RFID. Comme d’autres, le festival de la bière de Borefts, dans la ville de Bodegraven aux Pays-Bas, propose une application qui fournit des informations générales, la liste des brasseurs, la liste de bières et la carte du site. Il est possible de l’utiliser hors-ligne.

Durant MTL à Table, les foodies pouvaient partager une photo d’un plat sur Instagram avec le mot clic de l’événement (#mtlatable) pour courir la chance de gagner un chèque cadeau.

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Source : Unsplash

Ceux qui en font une vocation

Lorsque la gastronomie est la thématique première d’un événement, il va sans dire que l’offre est riche et diversifiée. Voici quelques initiatives originales observées :

Au Westport Festival of Music and Food (Irlande) on propose des circuits dans les distilleries des alentours, des sorties pour pêcher son propre repas (partenariat d’un restaurant et d’une entreprise d’excursions de pêche), la cueillette de champignons et d’algues, etc.

Le Copehnagen Cooking Festival a un mode de gestion open source qui permet aux restaurants, aux professionnels de l’alimentation et aux autres parties intéressées de contribuer à l’événement. Un artiste culinaire et un artiste de l’art de la scène s’unissent pour élaborer un repas de 12 services interactifs liant la gastronomie et l’expérience théâtrale. L’événement inclut également une compétition culinaire pour les enfants, un restaurant pop up à l’aéroport dans le cadre du festival et une application mobile permettant de personnaliser l’expérience.

Au Melbourne Food and Wine Festival, cafés, bars à vin et restaurants ont installé la technologie des beacons afin d’envoyer des alertes personnalisées aux visiteurs selon leur géolocalisation. Ces derniers peuvent relever de petits défis pour gagner des expériences exclusives. Enfin, un livre compile une collection de recettes créées lors des 20 dernières éditions de ce festival.

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Source : Melbourne Food and Wine Festival

Vers une qualité exemplaire

L’offre alimentaire des festivals s’est bien développée au cours des dernières années, mais il reste encore beaucoup de place à l’amélioration. Voici cinq enjeux de valorisation dans une perspective touristique :

  1. Améliorer la qualité des produits et s’approvisionner davantage localement ;
  2. Intégrer les nouvelles tendances alimentaires (bio, sans gluten, végétarien, etc.) ;
  3. Proposer de nouvelles offres et expériences ;
  4. Développer des offres identitaires aptes à servir de vitrines pour l’événement ;
  5. Établir des partenariats en respect avec les valeurs de l’événement.

Source de l’image à la une : Pexels

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Gestion

Agilité en entreprise : matière à réflexion

Depuis 10 ans, les penseurs, créateurs et innovateurs conférenciers à la conférence USI (Unexpected Sources of Inspiration) s’interrogent sur l’avenir et explorent de nombreux sujets. Lors de l’édition 2017, Bjarte Bogsnes, vice-président de Statoil et président de Beyong Budgeting Institute, présentait sa vision de l’agilité des entreprises. Cet article se base sur deux comptes rendus et un livre blanc du conférencier.

Bien que l’exposé ne s’adressait pas spécifiquement à l’industrie touristique, la vision de M. Bogsnes porte à réfléchir sur cette notion d’agilité dont tout le monde parle, mais que peu arrivent à mettre en pratique. Il s’agit pourtant d’une avenue qui permet à des entreprises d’améliorer leur performance et de devenir plus concurrentielles.

Pour en savoir plus sur l’agilité avant d’entrer dans le vif du sujet, nous suggérons la lecture des conditions et des principes qui la caractérisent expliqués par l’École de Management de Grenoble dans le cadre d’un programme d’études.

Remise en question du processus budgétaire

Bjarte Bogsnes estime que pour gagner en agilité et ultimement en performance, il importe de remettre en question certains outils de gestion actuels, inefficaces et inadaptés, à commencer par le processus budgétaire. Ce dernier, avec prévisions et révisions, est une méthode inventée il y a 50 ans. Depuis, les entreprises évoluent dans un monde beaucoup plus mouvant et cet outil d’aide à la performance est devenu une barrière plus qu’un atout. M. Bosgnes interroge : sommes-nous les esclaves du budget ?

Le budget vise à définir des objectifs, faire des prévisions et répartir les ressources. D’abord, il y a opposition entre un objectif, qui devrait être ambitieux, et le budget qui se doit d’être réaliste. Il entérine des décisions prises trop tôt et n’inclut pas des occasions qui se présenteraient spontanément. De plus, son rôle de mesure de performance ne donne pas les meilleurs résultats. Sur cette question, la comparaison de Bjarte Bosgnes avec les feux de circulation et les ronds-points est éloquente.

Une entreprise visant l’agilité — et ainsi une meilleure performance — devra plutôt faire confiance aux employés et instaurer des valeurs d’autonomie et de transparence

Dans le premier cas, le conducteur obéit à un ordre. Cette commande n’est basée sur aucun élément en temps réel, mais sur une programmation reposant sur des observations passées. Dans le cas des ronds-points, on fait appel au jugement du conducteur et à la confiance entre les automobilistes. Les décisions se prennent en fonction des éléments en place à ce moment. Le déroulement s’avère plus incertain, mais les résultats sont probants : il est démontré que la gestion du trafic est plus performante avec un rond-point qu’avec un feu de circulation. Plutôt que contrôler, il s’agit de mettre en place les conditions de réussite.

Dans un contexte managérial, chacun s’entend pour dire qu’une gestion rigide avec des budgets prédéfinis, des mécanismes de contrôle, des décisions centralisées et une performance basée sur la récompense est de plus en plus dépassée. Mais combien appliquent encore ces principes bien ancrés ?

Une entreprise visant l’agilité — et ainsi une meilleure performance — devra plutôt faire confiance aux employés et instaurer des valeurs d’autonomie et de transparence.

Transparence et autorégulation

En fait, M. Bosgnes énonce que plus l’entreprise privilégie les valeurs, moins elle a besoin de règles. Et si les gestionnaires ont peur de perdre le contrôle, ou l’illusion du contrôle, la transparence a un pouvoir très efficace. On peine à imaginer une gestion sans budget, pourtant de plus en plus d’entreprises le font avec succès. La banque suédoise Handelsbanken a supprimé le processus de budget traditionnel depuis 1972 et affiche des résultats bien supérieurs à tous ses concurrents.

Il cite aussi une entreprise qui a éliminé toutes les règles concernant les déplacements de ses employés. Chacun peut désormais dépenser ce qu’il souhaite. Tous doivent cependant faire état à leurs collègues des frais encourus. La conséquence : les coûts liés à ces déplacements ont chuté. De plus, l’entreprise ne consacre plus de ressources à la gestion de ces allocations de dépenses et à l’organisation des voyages.

La même logique est observée à la firme de conseil technologique norvégienne Miles. L’entreprise n’a pas de budget, pas de cible. Elle mise plutôt sur un recrutement basé sur les valeurs et l’attitude, estimant que les bonnes ressources effectueront le bon travail. L’autorégulation est aussi appliquée pour les déplacements, l’achat d’ordinateurs ou de fournitures de bureau. La firme est performante et en croissance, sans mentionner qu’elle fait partie des meilleures entreprises où travailler en Europe.

L’entreprise technologique montréalaise Gsoft carbure aux mêmes valeurs. Elle mise beaucoup sur sa culture organisationnelle axée sur le bonheur des employés et la passion pour l’innovation. Des horaires flexibles, l’absence d’une politique de vacances, le travail à distance, les bons outils et des éléments favorisant la satisfaction et la création (excellent programme d’aide aux employés, bureau satellite à Barcelone, remboursement d’activités sportives, espaces de travail agréables, etc.) sont autant de conditions de réussite mises en place, à l’instar de l’exemple du rond-point.

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Source : Gsoft

Une approche pour plus d’agilité

Le tableau suivant présente 12 principes qui résument l’approche de l’institut Beyond Budgeting.

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Source : Beyond Budget Institute

L’agilité des start-ups

On tente de recréer l’esprit flexible et agile des start-ups, au sein de l’entreprise

Peu importe la taille de l’organisation, il est possible de structurer le travail en petites équipes associées à des projets particuliers. Ces équipes doivent jouir de suffisamment d’autonomie et de flexibilité pour atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés. On tente de recréer l’esprit flexible et agile des start-ups, au sein de l’entreprise. Cette dernière doit communiquer clairement sa mission, sa vision et ses valeurs afin d’agir plus comme guide que comme commandant en chef.

Sur cette organisation du travail, visionnez une entrevue d’Éric la Bonnardière, cofondateur d’Evaneos, une plateforme qui met en relation voyageurs et agences locales ou encore cet article du journal Les Affaires.

 

Enfin, ne vous méprenez pas : si les exemples mentionnés concernent des organisations différentes ou plus grandes que la vôtre, les principes présentés sont tout aussi susceptibles d’y être appliqués, peut-être même plus facilement !

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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La stratégie d’Internet de séjour de Médoc Atlantique

L’organisme de gestion de la destination (OGD) Médoc Atlantique œuvre depuis deux ans à la mise en place d’une stratégie d’Internet de séjour. Voici un compte rendu d’un entretien avec son directeur, Nicolas Jabaudon.

La stratégie se divise en deux volets :

– La conciergerie de séjour « humaine » ;

– Un dispositif Web divulguant des « secrets locaux », développé par les Agitateurs de destinations numériques.

 

Précisons que Médoc Atlantique est une communauté de communes située dans le département de la Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, et issue d’une récente fusion territoriale. Il s’agit d’une destination prisée pour ses plages, ses lacs et ses vignobles.

Le précieux contact humain

Constatant la diminution de l’achalandage (en personne et téléphonique) à l’office de tourisme, le directeur Nicolas Jabaudon et son équipe ont entrepris de modifier leurs façons de faire pour être présent là où se trouve le client, avec une réactivité rapide. Les conseillers en séjour se rendent donc disponibles à travers une série de plateformes (messageries texte, Facebook et site Web, courriels et téléphone) de 9 h à 20 h, et garantissent une réponse dans un délai de 15 minutes. M. Jabaudon témoigne que l’équipe a bien adhéré à cette nouvelle approche qui implique notamment de travailler selon un horaire irrégulier. Chacun assume à tour de rôle la responsabilité des communications. Il peut s’agir de réponses très courtes et factuelles comme de conseils et de conversations très personnalisés.

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Source : Océanesque.fr

Après une période d’essai d’automatisation des réponses aux questions, l’équipe a décidé de revenir à la formule entièrement humaine. Les réponses personnalisées s’avèrent plus informelles et sympathiques et la gestion de ce processus convient bien dans le cas de Médoc Atlantique.

Considérant que la messagerie est un nouveau mode de communication de l’OGD, le nombre de contacts réalisés en 2017 est déjà considérable :

  • Téléphone : 8732
  • Courriels : 1632
  • Messageries Web : 561
  • Messagerie texte : 121

(Total : 11 046)

Depuis la mise en place de la stratégie d’Internet de séjour, les conseillers en séjour jouent un rôle, si ce n’est plus important, du moins plus visible et personnifié. Ils sont mis de l’avant dans les communications de l’office et par des prestataires partenaires qui les recommandent davantage. Cette nouvelle « notoriété » a pour effet de valoriser le métier et d’augmenter l’engagement.

Le secret bien gardé, par l’entremise d’un algorithme

Le second volet de la stratégie consiste à dévoiler les conseils et coups de cœur des locaux aux touristes sur la base de leurs envies, du moment de la journée, de la météo et des heures d’ouverture (lire l’analyse précédente). À travers une série d’ateliers avec les prestataires touristiques de la région, quelque 800 bons plans ont été récoltés. Ceux-ci ont été intégrés à une base de données et associés à des mots clés très précis. Il s’agit d’une étape qui requiert beaucoup de temps, mais elle est cruciale. Par exemple, telle activité se pratique-t-elle lors d’une météo ensoleillée ou pluvieuse ? De plus, les informations de la majorité des bons plans doivent être complétées. Tel restaurant offre une belle vue, mais vers quoi ? Et à quel moment de la journée ? C’est néanmoins ce travail de qualification humaine de l’information qui rendra l’algorithme pertinent et permettra de suggérer la bonne activité à la bonne personne au bon moment.

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Source : Médoc Atlantique, maquette du site Web en construction

Quelques défis 

L’implantation de ce dispositif n’est pas sans défis pour la région Médoc Atlantique. D’abord, comme pour tout le territoire français, 2017 fut une année de fusions territoriales, ce qui a ralenti le déploiement de la stratégie. Bien que testée en 2016 et au début de l’année 2017, l’implantation a été mise en pause pour adapter la solution à la nouvelle destination. D’autres ateliers ont été réalisés dans ce contexte bonifiant ainsi la base de données. Ensuite, des ajustements techniques ainsi que l’enjeu d’offrir le Wi-Fi sur l’ensemble du territoire ont également fait partie des premières étapes.

Enfin, il demeure un questionnement sur le modèle économique de l’office de tourisme ; les propositions d’activités et de lieux ne correspondent pas toujours à des partenaires de l’OGD. Il faudra donc éventuellement trouver l’équilibre entre la promotion des prestataires officiels et ceux qui ressortent comme de bons plans.

À venir, le déploiement auprès des prestataires touristiques du territoire

Une étape subséquente de cette stratégie d’Internet de séjour sera l’offre de la version en marque blanche de ce dispositif de suggestions d’activités ou de lieux. C’est-à-dire que les hébergeurs et autres prestataires touristiques pourront l’inclure au sein de leurs propres plateformes Web, selon leur visuel. Que ce soit pour faire connaître l’outil ou pour inciter les partenaires à l’utiliser, un travail de promotion et de pédagogie sera aussi nécessaire.

Enfin, le site Web en construction prévoit une place de choix pour ses prestataires touristiques qui deviennent également des conseillers.

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Source : Médoc Atlantique, maquette du site Web en construction

L’implantation de cet outil est donc encore en phase de construction. Il est tôt pour dresser un bilan ou pour en tirer des indicateurs de performance. Observation intéressante : les tests effectués jusqu’à maintenant indiquent que les visiteurs préparent le plus souvent leurs activités de l’après-midi, le matin même. Cette connaissance nouvelle a un impact sur la façon de travailler et de communiquer.

Le directeur de Médoc Atlantique croit que l’OGD a un rôle important à jouer dans l’Internet de séjour et que ces suggestions de résidents, uniques et amenées adéquatement, appuyées de plus par une conciergerie personnalisée et réactive répondront bien aux besoins des visiteurs. Cette proposition est toute autre que celle des Google et OTA de ce monde. La mission d’hospitalité d’un office de tourisme prend ici tout son sens et sa valeur.

 

Source de l’image à la une: Médoc Atlantique