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Le tourisme religieux: les disciples se font nombreux

Que vous vient-il en tête lorsque vous entendez parler de tourisme religieux? Plusieurs penseront: marché de niche, petit budget, pèlerinages et marché de seniors. Cela était vrai… en 1975. Actualisons: aujourd’hui le tourisme religieux, les déplacements, l’hébergement et les activités qui y sont rattachés représentent une industrie dynamique de 18 milliards de dollars et de 300 millions de voyageurs dans le monde.

La niche devient un marché de masse

Le tourisme religieux n’est pas simple à définir puisqu’il englobe plusieurs formes de voyage. Dans son sens large, il s’agit de voyages dont le but est la visite de lieux, de bâtiments dits sacrés ou saints. Toutefois, le tourisme religieux s’est divisé en plusieurs segments et la plupart d’entre eux semblent prendre de l’ampleur, quoiqu’il s’avère difficile d’en évaluer la taille exacte.

Les quelques observations suivantes témoignent, malgré tout, d’un phénomène important et en forte croissance.

  • Travel Industry Association (TIA) indique que 25% des voyageurs américains sont actuellement intéressés à prendre des vacances spirituelles et que 12% le sont même plus qu’il y a cinq ans.
  • Selon la Religious Conference Management Association, le segment des congrès religieux est passé de 4,4 millions de participants en 1994 à 14,7 millions en 2006.
  • Les pèlerinages et les voyages vers les lieux de culte ne sont pas en reste. Le Vatican a vu le nombre de ses visiteurs doubler au cours des dix dernières années pour atteindre 4,2 millions de personnes en 2006. Celui-ci a même sa propre ligne aérienne low cost depuis août 2007! La croissance est forte également dans d’autres lieux de culte tels que Lourdes, Fatima, la cathédrale de Canterbury, Saint-Jacques de Compostelle, la route de l’apôtre saint Paul en Grèce et, bien sûr, la Terre Sainte (Bethléem et l’église de la Nativité, Jérusalem, Nazareth, la mer de Galilée, etc.) malgré les conflits qui y règnent.
  • Il y a vingt ans, il n’existait aucune croisière à caractère religieux et spirituel, avec des prestations de chorales gospel et où la librairie pieuse a remplacé le casino. Aujourd’hui, plus d’une douzaine d’opérateurs reçoivent de 2000 à 3000 passagers chacun annuellement qui recherchent ce type de voyage.
  • Les missions de courte durée comptent environ 1,6 million de participants (25 000 en 1979) et plus de 55 millions d’Américains sont partis en voyage d’aide volontaire avec des églises, des groupes religieux ou organisés par une personne de foi.
  • Les autres segments sont les retraites dans des monastères ou des temples, les événements religieux (par exemple, la Semana Santa en Espagne), les congrès ou les conférences de groupes religieux ainsi que les voyages étudiants ou familiaux et intergénérationnels comportant un volet lié à la religion.

Selon certaines sources, le tourisme religieux peut aussi englober des voyages non rattachés à un acte de foi (visites d’églises, ressourcement). Les motivations sont diverses: demander de l’aide ou une bénédiction, chercher des réponses à certaines questions ou du réconfort lors d’une période difficile, trouver la paix intérieure, se retrouver en présence d’autres croyants, espérer une guérison, remercier de la venue d’un événement positif, etc. Globalement, le tourisme religieux répond au désir des individus d’intégrer les croyances dans la vie de tous les jours et est vu comme une façon de vérifier ses croyances et sa spiritualité.

Une des principales conclusions de la Conférence internationale sur le tourisme, les religions et le dialogue des cultures de l’Organisation mondiale du tourisme, tenue en octobre 2007, est que le tourisme religieux et culturel est clairement en croissance dans le monde, mais qu’il importe d’en assurer le développement durable.

Profil de la clientèle

Le graphique suivant aide à comprendre la répartition des différentes religions dans le monde. Il s’agit d’indications et non de chiffres exacts et, quoique tous ne soient pas pratiquants, on observe néanmoins qu’il y a un très large bassin potentiel de touristes religieux.

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De façon générale, la clientèle est plutôt hétérogène. Néanmoins, selon une étude réalisée pour Globus, le plus important organisateur de voyages religieux, les touristes américains intéressés par la visite de lieux de culte préfèrent les voyages de groupes (75%), mais un cinquième d’entre eux choisissent plutôt une croisière ou un voyage en solo. La majorité des touristes religieux sont mariés (70%) et les deux tiers sont actifs au sein de leur église, temple ou synagogue. Plus de 60% ont complété des études collégiales ou universitaires et plus de la moitié disposent d’un revenu de plus de 75 000 USD. D’ailleurs, certains d’entre eux ne se contentent plus seulement de voyages à petit budget: l’opérateur ultra luxueux TCS Expeditions offre un tour du monde nommé «Great Faiths» pour 45 000 USD.

On dénote également un intérêt pour des expériences plus authentiques, personnalisées et diversifiées. En plus de visiter des sites liés à la religion, 42% souhaitent profiter d’autres activités non pieuses pendant la moitié de leur séjour.

Le marché américain présente de toute évidence beaucoup de potentiel. Selon Lifestyle Profiles, les Américains qui font des lectures bibliques ou pieuses sont plus enclins que la moyenne de la population à voyager à l’international. Ces lecteurs bibliques affichent une forte propension à assister à des événements culturels et apprécient les croisières.

Un verset pour le Québec?

Bien que l’Europe et les lieux rattachés à l’histoire sainte soient les premières destinations du tourisme religieux, celles-ci sont infiniment plus variées qu’on ne peut l’imaginer. D’ailleurs, l’expansion de ce marché amène les groupes religieux à se tourner de plus en plus vers l’Amérique du Nord pour leurs rencontres, leurs congrès, leurs croisières, leurs retraites, leurs voyages humanitaires ou étudiants.

Le Québec compte quelques attraits religieux notables, une multitude d’églises ainsi qu’une culture catholique encore bien ancrée. L’oratoire Saint-Joseph attire environ 2 millions de visiteurs annuellement, dont 40% viennent de l’étranger. La basilique Notre-Dame a vendu 485 000 visites guidées en 2006 et le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, qui fête ses 350 ans en 2008, est un lieu de pèlerinage qui attire plus de 1,5 million de visiteurs par année. Lors de la populaire Neuvaine de Sainte-Anne, près de 100 000 pèlerins et visiteurs se rendent sur les lieux. La ville de Québec a structuré son offre et, depuis 1988, la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux veille à l’animation, à l’interprétation et à la mise en valeur du patrimoine religieux de la ville.

Les opportunités que représente le tourisme religieux pour l’industrie touristique n’ont jamais été aussi grandes. Sans être la Terre Sainte, le Québec compte non seulement des attraits, mais aussi un environnement magnifique et vaste, fort propice au recueillement. Il y a certainement lieu d’être plus présent auprès de ce marché et des organisateurs, alors «Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.» (Marc 16.15)

Sources:

– Wright, Kevin. «Religious Tourism: A New Era, a Dynamic Industry», Group Travel Blog, 9 novembre 2007.
– Mintel. «Religious Tourism», Mintel Travel & Tourism Analyst, no 4, mars 2005.
– Simon, Anne-Catherine. «Les voyages religieux, un marché de niche», Cahier Espaces, décembre 2007.
– Tobelem, Jean-Michel. «Développer l’attractivité d’une destination par la valorisation des sites religieux», Cahier Espaces, décembre 2007.
– Clément, Éric. «Une superbe falaise retrouvée à l’Oratoire», La Presse, 5 mars 2007.
– Agence France Presse. «Le tourisme en progression à Bethléem», La Presse, 11 décembre 2007.
– Travel Agent Europe News. «Research Shows Religious Travel on the Rise», Travel Agent Central, 8 novembre 2007.
– The Lifestyle Market Analyst 2007, Bible/Devotion Reading.
– Désiront, André. «Des voyages à valeur spirituelle», La Presse, 12 décembre 2007.
– Modern Agent. «Globus Releases Survey of Religious Travel Patterns», 2 novembre 2007.
– Kurlantzick, Joshua. «21st-Century Religious Travel: Leave the Sackcloth at Home», New York Times, 29 avril 2007.
– Asia Pacific News. «UNWTO: Tourism For International Understanding», 31 octobre 2007.

Sites Web:
www.patrimoine-religieux.com
www.ssadb.qc.ca
www.tourisme-montreal.org

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etourism and technology Marketing @en

Destinations 2.0: Trend of the hour!

Web 2.0 offers organizations some amazing and effective opportunities. And it cannot be repeated often enough: consumers trust reviews from other customers and recommendations from experts more than they do official sources of information. Some destinations have truly got the message and put this principle into practice. The following article looks at some examples of destinations that have succeeded in getting insiders to spread the word.

Uwishunu.com (You wish you knew…)

Written by forty or so “in-the-know” contributors, this blog presents the contemporary, non-traditional side of Philadelphia. Real Philadelphians reveal their secrets about dining, nightlife, music, culture, fashion, outdoor activities, design, etc. The goal is to enable visitors to experience Philly like a local. Though created and maintained by the Greater Philadelphia Tourism Marketing Corporation, the site is presented as a separate entity. Readers are invited to post feedback and comments about the articles.

The site makes full use of Web 2.0 and social media with blogging, podcasts, online networking, photo and video sharing and RSS feeds. The site’s administrators even use Twitter (a social network and microblogging tool) to promote certain events.

Uwishunu is also home to Illadates, a popular weekly series of video podcasts where two amateur filmmakers take viewers to the best places around town.

This very inspiring site can serve as a model for most destinations and help them create an inexpensive promotional tool that is more effective than many other Web strategies.

Holland.com

The Netherlands Board of Tourism and Conventions recently launched a typical Web 2.0 site targeting the North American market. In addition to providing access to tourist information, the site also invites users to join its virtual community where they can share past trips and publish articles, videos and photos and thereby enable the site to constantly evolve. Using RSS feeds, the site also posts information from other sites like Google News, Yahoo Travel and YouTube.

Like many sites, Holland.com enables users to rate articles and add their comments, thereby highlighting the most relevant ones.

Site content is therefore generated by users, the Board of Tourism and by a few third parties. By using various news items, videos and comments to bring together past and potential visitors, the site has created a credible information source that offers visitors the best experience possible.

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And that’s not all: the Board of Tourism has also opened the first national tourism board in Second Life, yet another example of using the virtual world to encourage real-world discussion about its destination. Most importantly, this move has created another opportunity to attract media attention!

VisitMyBaltimore

To enhance the city’s allure, VisitMyBaltimore.com invites Baltimore fans and residents to upload amateur videos highlighting their favourite places, must-see events, and well-kept secrets. To launch the project and encourage locals to publish their videos, the Baltimore Area Convention and Visitor’s Association (BACVA) organized a contest offering the creator of the best video a prize of US$2007. For small businesses, the contest was an excellent opportunity for self-promotion and a chance to win the prize! The site is planning future contests to maintain user interest.

VisitMyBaltimore also had another good idea that has proved very popular: invite celebrities to upload their own videos of the town!

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Ifoundmymontreal.com

Montreal has also been busy, launching a blog where visitors, businesses and event organizers can publish their thoughts and comments and promote their site or event. IfoundmyMontreal.com is managed by Tourisme Montréal and aimed primarily at international travellers.

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The blog appears as an extension of the Tourism Bureau’s FindyourMontreal.com site, which introduces visitors to Montreal’s festivals, cuisine, eclectic architecture, shopping, nightlife and cultural scene. Information is presented in the form of videos, images and podcasts.

Tourisme Montréal is currently doing a complete overhaul of the city’s official Internet portal, creating a major section for user-generated content (comments, photos, creating and sharing itineraries).

To recap

Web 2.0 destination sites with “insider” content clearly benefit from being seen as new and credible information sources. Whether content comes solely from locals or from a mixture of travel professionals and select contributors, the unofficial character of such sites, combined with their opportunities for user interaction, questions and comments, gives the impression of authenticity and a sense of being able to experience the destination just like a local.

The top tips from our examples:

  • Provide a showcase for small businesses who can present themselves in an innovative way
  • Involve some celebrities
  • Organize a contest to encourage participation
  • Attract the attention of the media
  • Add content using RSS feeds, simply and freely

In addition to their relevant content, these sites have become popular thanks to significant media coverage. Their innovative, youthful, hip and off-the-beaten path character attracts users and creates a buzz. For locals, they offer an opportunity to introduce one’s favourites and experience 15 minutes of fame.>

Current Website development platforms make it relatively easy to include the functions needed for these new Web 2.0 sites (account creation, file sharing, comments, etc.) and, furthermore, are low-cost. However, be advised: despite the technological simplicity of such sites, their popularity is not guaranteed! Projects must still be well planned, well communicated and well managed. They must also be easily referenced by search engines.

Among other issues, it is difficult to accurately assess the impact of these new interfaces, but they do seem to enjoy good visibility. Also, these sites must strike a delicate balance between true user-generated content and that created by businesses, contributors and the tourism bureau. After all, a site’s very credibility is at stake. And although content is usually monitored, blogs are open to criticism and negative comments.

Is this a trend to monitor, or to try yourself? It is your decision, but once word-of-mouth gets going, you have no idea how far it can take you!

For more information on how customers can influence others, see:
Today’s customers influence tomorrow’s choices

Sources:
– Sauer, Abram. “Uwishunu,” [www.BrandChannel.com], June 25, 2007.
– [www.uwishunu.com]
– [www.findyourmontreal.com]
– [www.ifoundmymontreal.com]
– [http://us.holland.com/]
– [www.visitmybaltimore.com]

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Ailleurs dans le monde Tendances

Destinations 2.0: top tendance!

Le Web 2.0 offre des opportunités étonnantes et efficaces pour des organisations. Et on ne le répétera jamais assez: les consommateurs font plus confiance aux commentaires des autres clients et aux conseils de certains experts qu’aux sources officielles d’information. Certaines destinations l’ont bien compris et mis en pratique. Voici quelques exemples réussis de destinations qui font parler d’elles par les insiders!

Uwishunu.com (You wish you knew…)

Ce blogue rédigé par une quarantaine de collaborateurs «connaisseurs» présente le côté non traditionnel et contemporain de la ville de Philadelphie. De vrais Philadelphiens révèlent leurs secrets sur les restaurants, les bars, la musique, la culture, la mode, les activités extérieures, le design, etc. L’objectif est de donner l’impression aux visiteurs de vivre comme les résidants de la ville. Le site est créé et géré par la Greater Philadelphia Tourism Marketing Corporation, mais se présente de façon indépendante. Les lecteurs sont invités à évaluer les articles et à écrire leurs commentaires.

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Le site utilise pleinement le Web 2.0 et les médias sociaux avec un blogue, des podcasts, du réseautage en ligne, du partage de photos et de vidéos et des fils RSS. Les gestionnaires du site utilisent même Twitter (outil de réseau social et de microblogging) pour promouvoir des événements.

Uwishunu est également à la base de Illadates, une série hebdomadaire de podcasts vidéos très populaires où deux cinéastes amateurs font visiter les meilleurs endroits de la ville.

Le site est très inspirant et peut servir de modèle à la plupart des destinations et les aider à créer un outil promotionnel plus efficace que de nombreuses autres stratégies Internet, et cela à peu de frais.

Holland.com

L’Office néerlandais du tourisme et des congrès lançait récemment un site tout à fait Web 2.0 visant la clientèle nord-américaine, qui non seulement donne accès à l’information touristique, mais aussi invite les utilisateurs à faire partie de leur communauté virtuelle. Ces derniers peuvent échanger sur leurs voyages passés, publier des articles, des vidéos et des photos, permettant ainsi au site d’évoluer continuellement. À l’aide de fils RSS, on y publie également de l’information provenant d’autres sites tels que Google News, Yahoo Travel et Youtube.

À l’instar de plusieurs sites, Holland.com permet de coter les articles et d’ajouter des commentaires, mettant ainsi les plus pertinents en évidence.

Le contenu est donc rédigé à la fois par ses utilisateurs, par l’Office de tourisme et par quelques tierces parties. Réunir les visiteurs passés et potentiels par diverses nouvelles, vidéos ou commentaires permet de créer une source d’information crédible et de proposer la meilleure expérience possible aux visiteurs.

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L’Office de tourisme ne s’est pas arrêté là et a également ouvert le premier office de tourisme national dans Second Life. Encore un endroit virtuel pour favoriser les échanges réels à propos de leur destination! (Lire aussi: Second Life: le tourisme et les univers virtuels.) Et, surtout, encore une occasion de susciter la réaction des médias!

VisitMyBaltimore

VisitMyBaltimore.com amène la population et les fans de Baltimore à rendre la destination plus attrayante par la mise en ligne de vidéos amateurs présentant leurs sites favoris, les événements à ne pas manquer et les secrets bien gardés. Afin de lancer ce projet et d’encourager les résidants à publier des vidéos, la Baltimore Area Convention and Visitor’s Association (BACVA) a organisé un concours permettant au créateur du meilleur vidéo de remporter un prix de 2007 USD. Pour les petits commerçants, il s’agissait d’une excellente occasion de se promouvoir et peut-être de remporter le prix! D’autres concours suivent afin de garder l’intérêt vivant.

VisitMyBaltimore a eu une autre bonne idée en invitant certaines célébrités à y publier leurs propres vidéos, évidemment très populaires…!

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Ifoundmymontreal.com

Montréal n’est pas en reste et a mis en ligne un blogue où visiteurs, commerçants et organisateurs d’événements peuvent publier leurs pensées, leur commentaires ou promouvoir leur site ou leur événement. IfoundmyMontreal.com est géré par Tourisme Montréal et vise plus particulièrement les clientèles internationales.

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Ce blogue apparaît comme une extension du site FindyourMontreal.com où le contenu provenant de l’Office de tourisme introduit les visiteurs aux festivals, à la cuisine, à l’architecture éclectique, au magasinage, au nightlife ainsi qu’à la scène culturelle. L’information est présentée sous la forme de vidéos, d’images et de podcasts.

Tourisme Montréal procède actuellement à une refonte du site Internet officiel de la destination et celui-ci comprendra un important volet participatif (commentaires, photos, création et partage d’itinéraires).

On récapitule!

Les sites de destination 2.0 où le contenu provient d’insiders ont le clair avantage d’être des sources d’information nouvelles et crédibles. Que le contenu provienne entièrement des résidants ou d’un amalgame de professionnels du tourisme et de collaborateurs choisis, le caractère non officiel jumelé à la possibilité d’interagir, de poser des questions et d’écrire des commentaires donne une perception d’authenticité, une impression de pouvoir expérimenter la destination de la même manière que les résidants la vivent.

Les bons coups à retenir de ces exemples:

  • donner une vitrine aux petits commerçants qui sauront se présenter de façon originale;
  • impliquer quelques célébrités;
  • organiser un concours pour susciter la participation;
  • éveiller l’attention des médias;
  • ajouter du contenu à l’aide de fils RSS, simplement et gratuitement.

Outre la pertinence du contenu, la couverture média dont ont bénéficié ces sites a également joué un rôle dans leur popularité. Le caractère nouveau, jeune, branché et hors des sentiers battus attire et fait parler. Pour les résidants, c’est la possibilité de faire découvrir son coup de cœur et de vivre son «15 minutes de gloire»!

Les plateformes actuelles de création de sites Internet permettent assez facilement d’inclure les fonctionnalités nécessaires à ces nouveaux sites 2.0 (création d’un compte, partage de fichiers, commentaires, etc.) et, surtout, à peu de coûts. Cependant, une petite mise en garde s’impose: malgré la simplicité technologique, la popularité du site n’est pas garantie! Encore faut-il que le projet soit bien planifié, bien communiqué et bien géré. Il doit aussi être facilement référencé par les moteurs de recherche.

Entre autres enjeux, il peut s’avérer difficile d’évaluer avec précision l’impact de ces nouvelles interfaces, mais elles semblent bénéficier d’une bonne visibilité. Également, ces sites doivent veiller au fragile équilibre entre le contenu provenant réellement des usagers et celui provenant de commerçants, de collaborateurs ou de l’office de tourisme. Toute la crédibilité du site est ici en jeu. Et quoique le contenu soit généralement modéré, les blogues s’ouvrent à la critique et aux commentaires négatifs.

Est-ce une tendance à suivre ou à essayer? À vous d’y répondre, mais une fois le bouche-à-oreille enclenché, allez savoir jusqu’où cela pourrait vous mener!

Sur l’influence des clients, lire aussi:
TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence).
Changements technologiques: le consommateur prend le contrôle.
Sur le Web, vos futurs clients lisent les critiques de vos clients actuels!

Sources:

– Sauer, Abram. «Uwishunu», [www.BrandChannel.com], 25 juin 2007.
– [www.uwishunu.com]
– [www.findyourmontreal.com]
– [www.ifoundmymontreal.com]
– [http://us.holland.com/]
– [www.visitmybaltimore.com]

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Products and activities

A new trend: Culinary team building

Much in demand by companies, culinary team building activities were named one of the top ten meeting trends of the year by Benchmark Hospitality International. On the menu: challenges like creativity, communication, conflict resolution, time and resource management and cooperation. The result: new friendships, a more unified team and delicious meals!

This trend is closely associated with another, dubbed “Work hard, play hard.” In fact, Benchmark notes that a bigger slice of meeting and convention budgets is being allocated to leisure and team building events. Though companies are still demanding more from their employees, they are also recognizing the need to balance this with fun activities like a round of golf, a spa visit, or even a cooking class. Microsoft, Westin, KLM, eBay and many other corporations are sending their employees to the kitchen.

A simple recipe for cooperation

Team building sessions can take a variety of forms, but they are often associated with physical activities, sometimes extreme in nature, that are not necessarily suitable for all employees. Golf, rafting, treasure hunts and role-playing are just some of the ways in which employees can accomplish something together outside the workplace. Unlike golf, which is appeals primarily to golfers, and rafting, which is too extreme for some people, cooking lessons are a simple, relatively inexpensive and highly accessible way to get people together. Furthermore, culinary activities focus more on cooperation than other, more competitive, activities do.

Delicious benefits

Like any organization, a cooking class follows a system: to succeed, participants must set deadlines, use limited resources, make decisions and cooperate. In the kitchen, individuals assigned different roles are put into groups to create a product, in this case, a meal. Participants share responsibilities and learn to appreciate the individual skills of each team member as they work towards a common goal: grilled lamb, sautéed mushrooms or a rich chocolate sauce!

Events can be customized to meet the goals and budget of each specific group. Another very popular option is to have the experience include an opportunity to work with a renowned chef.

Cooking is an enjoyable activity that everyone is capable of doing. In fact, one’s prowess in the kitchen is in no way related to one’s tasks in the workplace; roles are sometimes reversed, stereotypes fall by the wayside and a new group dynamic can emerge. Since the kitchen is a familiar environment and food is a universal language, people who cook together can become closer in a way that endures beyond the team building exercise itself.

The secret to success: Planning and consistency

  • To be successful, a team building activity begins long before the session itself, which must be well planned. Ideally, a team of employees should be formed to organize the event.
  • For maximum effect, the activity should be consistent with the company’s overall organization. In other words, its corporate culture, values and internal practices should underscore the team concept on an ongoing basis.
  • Participation will be greater if the team building activity is organized around a business goal that all employees can contribute to.
  • To take full advantage of the potential of team building, organizers must set real work goals, determine how the learning will be integrated into the workplace and decide what type of follow-up will be done, all before the activity even takes place. Doing so will lead to better planning.

A poorly planned team building activity can lead to negative consequences. This can happen if the event does not complement the company’s usual work environment. For example, if the company normally rewards individual efforts, an activity to build team spirit will likely have no impact and even strike employees as a waste of time. Similarly, if an event lacks follow-up or is not related to concrete, consistent actions in the workplace, it could well damage employee confidence, motivation and productivity.

Some examples

  • CEO Chef is first and foremost a team building company. Following a short introduction and some safety tips, participants form teams and name a leader. Then the workshop leader presents the “culinary challenge.” Teams must prepare the food according to the instructions (which are often far from complete). The goal is team work, creativity and trusting others. After the cooking, the workshop leader leads a discussion about the lessons learned. CEO Chef comes to the convention or meeting site and brings all the equipment needed for the team building activity.
  • Along the same lines, Recipe for Success has a very diverse menu: sushi, chili, chocolate, ice cream, and even ice sculptures! Other outfits are Hands on Gourmet and Parties that Cook.Other companies like Gourmet Retreats in California and Tall Order in Vancouver specialize in a variety of culinary experiences, with team building being just one of their activities.
  • The Bellagio Hotel in Las Vegas is currently building an enormous kitchen that will be used exclusively for classes and demonstrations as well as team building activities.
  • The Institut du tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) and the Académies Culinaire de Québec and de Montréal offer cooking classes to private groups and open their facilities to companies who wish to hold team building events.
  • The Québec Resorts and Country Inns network offers culinary team building as one of the indoor activities available at its establishments.
  • Montreal outfit La Cuisine de Lili Margot is a place where guests help make their own meal with the help of a chef. It is also available for team building activities.

Take the plunge!

With its positive outcomes, accessibility and user-friendliness, culinary team building seems to be making a name for itself. Participants gain a better understanding of their team’s strengths and challenges, as well as insight into how to manage its dynamic. And, of course, the highlight is the delicious group meal that follows.

The phenomenon has even reached Quebec. However, while there are some exciting initiatives, it is not clear that the supply is ready to meet the demand of meeting and convention organizers. There is definitely room for an organization to develop such activities for conventioneers and business travellers in Quebec. Of course, though hotel owners cannot simply become group leaders of team building activities overnight, they can certainly open the doors of their kitchens and develop such events in partnership with specialized companies, organizational psychologists or other professionals.

Perhaps the idea should simmer for a while…

Sources:
– Healthfield, Susan M., “Keys to Team Building Success,” About.com: Human Resources.
– HotelOnline. “Benchmark Hospitality’s Top Meeting Trends for 2007,” March 6, 2007.
– Vallerand, Nathalie. “Drôle de team building!” Affaires Plus, December 2007.

Websites:
www.recipeforsuccess.com
www.handsongourmet.com
www.partiesthatcook.com
www.tallorder.ca/retreat-programs
www.desmondgv.com/conference/team_cook
www.academieculinaire.com
www.reunionschampetres.com
www.lilimargot.com

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Hébergement Produits et activités Ressources humaines

Une nouvelle tendance: le team building culinaire

Les activités de team building (consolidation d’équipe) culinaires figurent parmi les dix grandes tendances en matière de réunions et de congrès identifiées par Benchmark Hospitality International. Les entreprises en redemandent. Au menu des défis: création, communication, résolution de conflits, gestion du temps et des ressources et collaboration. Au menu des résultats: nouvelle camaraderie, renforcement des liens d’équipe et délicieux repas!

Cette tendance s’associe bien à une autre, appelée «Work hard, play hard». En effet, toujours selon Benchmark Hospitality International, la portion budgétaire liée au loisir et au team building lors de réunions et de congrès augmente. Les entreprises exigent toujours davantage de leurs employés, mais reconnaissent le besoin de compenser par des activités ludiques telles que le golf, les soins corporels ou, pourquoi pas, un cours de cuisine. Microsoft, Westin, KLM, eBay et de nombreuses autres corporations envoient leurs employés aux chaudrons.

Une recette accessible et collaborative

Les sessions de team building sont variées, mais souvent associées à des activités physiques, parfois même extrêmes, qui ne conviennent pas nécessairement à tous les employés. Le golf, le rafting, les chasses aux trésors, les jeux de rôle sont autant de moyens d’amener les employés à réaliser quelque chose ensemble hors du cadre du travail. Mais, alors que le golf plaira beaucoup aux golfeurs et que le rafting sera trop extrême pour d’autres, les leçons de cuisine créent le même effet de façon simple, peu coûteuse et accessible à tous. De plus, les activités culinaires sont davantage axées vers la collaboration que certaines autres beaucoup plus compétitives.

Des avantages alléchants

La cuisine est basée sur un système organisationnel, tout comme une entreprise: on y recrée les échéanciers, les ressources limitées, les prises de décisions et la coopération nécessaires au succès. Dans la cuisine, des individus assignés à différents rôles sont regroupés et doivent créer un produit… en l’occurrence, un repas. Les participants se partagent les responsabilités et sont amenés à apprécier les habiletés personnelles de chacun ainsi qu’à travailler vers un objectif commun: griller de l’agneau, faire sauter des pleurotes ou réussir une riche sauce au chocolat!

Les événements peuvent être personnalisés pour rencontrer les objectifs et les budgets de chaque groupe. La possibilité d’interagir avec des chefs réputés peut aussi constituer une partie de l’expérience et cela s’avère très populaire.

L’exercice est agréable et chacun peut s’y retrouver. En fait, être doué en cuisine n’a rien à voir avec le poste occupé dans l’entreprise; les rôles s’inversent parfois, les stéréotypes tombent et de nouvelles dynamiques de groupe apparaissent. La cuisine constituant un environnement familier et la nourriture un langage universel, cuisiner en groupe a cette capacité de rapprocher les gens, et ce, pas uniquement lors d’un événement de team building.

Les secrets du succès: la planification et la cohérence

  • Le succès d’une activité de team building commence bien avant la session elle-même, laquelle doit être bien planifiée. D’ailleurs, il est opportun de former une équipe parmi les employés pour organiser l’événement.
  • L’effet de l’activité sera optimisé si celle-ci est cohérente avec la structure globale de l’entreprise, c’est-à-dire si la culture, les valeurs et les pratiques internes visent à consolider le concept «d’équipe» sur une base continue.
  • La participation sera plus grande si l’activité de team building est créée autour d’un objectif d’affaires auquel tous les employés peuvent contribuer.
  • Pour tirer avantage du plein potentiel du team building, il faut établir de réels objectifs de travail. Par la suite, il faut déterminer comment les apprentissages seront intégrés dans le cadre du travail et quel suivi sera fait, et ce, avant même de procéder à l’activité. Ces éléments permettront une meilleure planification.

Une activité de team building mal planifiée peut engendrer des conséquences négatives. Cela peut se produire si l’événement ne cadre pas avec le contexte habituel de travail de l’entreprise. Par exemple, une activité visant à renforcer les équipes pour une compagnie qui a l’habitude de récompenser le travail individuel risque de n’avoir aucun impact et même de donner aux employés l’impression de perdre leur temps. Également, un événement pour lequel le suivi est absent ou non rattaché à des actions concrètes et cohérentes en milieu de travail risque de heurter la confiance, la motivation et la productivité des employés.

Quelques exemples

  • CEO Chef est avant tout une entreprise de team building. Après une brève introduction et quelques conseils de sécurité, les équipes se forment, nomment un leader et l’animateur présente le «défi culinaire». Les participants doivent préparer la nourriture et suivre les indications (souvent loin d’être complètes). L’objectif vise le travail d’équipe, la créativité et la confiance aux autres. L’animateur initie ensuite une discussion autour des leçons apprises. CEO Chef se déplace sur le lieu du congrès ou de la réunion et apporte tout l’équipement nécessaire à l’activité de team building.
  • Dans la même veine, Recipe for Success a un menu très diversifié: sushis, chili, chocolat, crème glacée, sculpture de glace! Mentionnons aussi Hands on Gourmet et Parties that Cook.

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Source: Hands On Gourmet

  • D’autres entreprises comme Gourmet Retreats en Californie ou Tall Order à Vancouver sont spécialisées en expériences culinaires diverses et le team building représente une de leurs activités.
  • L’hôtel Bellagio de Las Vegas construit actuellement une vaste cuisine qui sera dédiée aux cours et aux démonstrations ainsi qu’aux activités de team building.
  • L’Institut du tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) et l’Académie Culinaire de Québec et de Montréal offrent des cours de cuisine pour groupes privés et mettent leurs installations à la disposition des entreprises qui souhaitent y tenir un événement de team building.
  • Hôtellerie Champêtre propose le team building culinaire parmi les activités intérieures des établissements de son réseau.
  • L’établissement montréalais La Cuisine de Lili Margot est un endroit où les convives participent à la création de leur repas en compagnie d’un chef. Il est possible d’y organiser des activités de team building.

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Source: Tall Order

Emboîtez le pas!

Pour ses impacts positifs, son accessibilité et sa convivialité, le team building culinaire semble faire sa place. Il ressort de cette activité une meilleure compréhension des forces et des défis de la dynamique d’équipe ainsi que de la façon de la gérer. Le point culminant, c’est le savoureux repas de groupe qui s’ensuit.

Qui au Québec a développé ce type d’activité? Certaines initiatives sont passionnantes, mais l’offre est-elle prête à répondre à la demande des organisateurs de congrès et de réunions d’affaires? Il y a forcément place au développement structuré de telles activités pour les congressistes et les voyageurs en réunion d’affaires au Québec. Bien sûr, l’hôtelier ne s’improvise pas animateur d’une activité de team building, mais il peut certes ouvrir les portes de sa cuisine ou développer de tels événements en partenariat avec des entreprises spécialisées, des psychologues organisationnels ou d’autres professionnels.

Mijotez ça…

Sources:
– Healthfield, Susan M., «Keys to Team Building Success», About.com: Human Resources.
– HotelOnline. «Benchmark Hospitality’s Top Meeting Trends for 2007», 6 mars 2007.
– Vallerand, Nathalie. «Drôle de team building!», Affaires Plus, décembre 2007.

Sites Internet:
www.recipeforsuccess.com
www.handsongourmet.com
www.partiesthatcook.com
www.tallorder.ca/retreat-programs
www.desmondgv.com/conference/team_cook
www.academieculinaire.com
www.reunionschampetres.com
www.lilimargot.com

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Ailleurs dans le monde Tendances

Projets audacieux et iconiques

Les mots sont inutiles…

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Et, ci-dessous, le futur hôtel spectaculaire Matterhorn Glacier Paradise de Zermatt, juché à 3500 mètres d’altitude. Offrant une vue imprenable sur le célèbre Cervin, ce projet audacieux a été présenté par son créateur,Heinz Julen, lors d’une conférence du Cercle de tourisme de la Chaire de tourisme Transat en octobre 2007. Celui-ci a remporté, en 2006, le grand prix d’un concours d’architecture.

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Source:
– Wales, Suzanne. «The Visionnaries», [www.concierge.com].

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Ailleurs dans le monde Segments de clientèles Tendances

Génération Participation: la société de demain?

Nous vous parlons régulièrement de réseaux sociaux, de communautés virtuelles, de transparence, du pouvoir du consommateur grâce au web 2.0, etc. Derrière ces nouvelles tendances se trame un changement sociétal profond, horizontal et participatif. Voici donc une analyse plus «sociologique» que «touristique» qui tente de synthétiser la vision de l’auteur de Génération Participation et d’expliquer en partie d’où viennent ces changements marqués dans les modes de vie.

Dans son livre Génération Participation. De la société de consommation à la société de participation, Thierry Maillet, un expert du marketing, nous amène à comprendre la génération participation, une classe de valeurs plutôt que d’âge, ainsi que le passage de la société de consommation, telle que nous y étions habitués, à une société de participation. Il s’agit d’un ouvrage crucial pour mieux appréhender la société d’aujourd’hui et de demain alors que les méthodes de travail seront bouleversées et qu’il faudra se réinventer pour gagner la confiance des consommateurs.

Un double essoufflement

La société de consommation, née de l’après-guerre, se transforme parce qu’elle est de moins en moins «possible», et ce, pour deux raisons principales.

La première est que la société, construite sur un modèle de production intensif, surexploite les ressources naturelles de la planète. Ce lien entre consommation et dégradation de l’environnement est devenu évident aux yeux de l’opinion publique au cours des dernières années.

Deuxièmement, les belles promesses du marketing traditionnel ont épuisé les réserves de crédibilité dont elles bénéficiaient. On assiste à un désenchantement face à l’entreprise moderne. Les gens sont désillusionnés et souhaitent de plus en plus une société davantage équitable et responsable.

Ce sont les dommages collatéraux de la société de consommation et ceux-ci ne se résorberont pas en un jour. Toutefois, la prise de conscience de nombreux pays et entreprises permettent un léger optimisme.

Les quatre leviers de la participation: tous interreliés

  • L’apport des progrès de la science. Ils touchent toutes les sphères de la société et personne ne met en doute qu’ils sont spectaculaires. Internet est maintenant le vecteur de la diffusion au plus grand nombre de ces apports.
  • Le basculement des valeurs féminines. L’auteur parle ici des valeurs qui promeuvent l’égalité plutôt que la domination, le sens de l’écoute et de la décision libre plutôt qu’imposée, le droit à la différence plutôt que la recherche de l’harmonisation. La valorisation des sens de l’écoute et du partage nourrirait cette orientation plus équilibrée de la société.
  • Une éducation constamment améliorée. Aussi imparfaits soient-ils, les systèmes d’enseignement cheminent et la transmission des nouvelles valeurs de partage et de sens de l’écoute revient tout naturellement à l’éducation.
  • L’ouverture aux autres. Le développement des pays les plus peuplés de la planète (Chine, Inde, etc.) représente une formidable possibilité d’enrichissements financier et mental. Nous assistons à la rencontre de la jeunesse et de la vitalité des pays en développement avec la maturité et l’expérience des pays développés.

L’accumulation des découvertes de la science, leur transmission grâce à l’éducation et l’utilisation des notions de partage diffusées par les valeurs féminines contribuent à cette volonté de participation croissante des individus. De plus, les nouveaux pays désirent participer.

La participation est technologique

La révolution technologique n’est plus à expliquer. La musique et les films se téléchargent gratuitement depuis longtemps, Microsoft vient de révéler son code source, des milliers d’entreprises ne vivent que par e-Bay, et Wikipedia est l’entreprise universelle qui n’appartient à personne et à tout le monde.

La technologie a façonné la génération des jeunes nés après 1980. Le taux de pénétration d’Internet et des téléphones cellulaires atteste de leur appartenance à une ère nouvelle. C’est avec eux que se construit la Génération Participation, mais ils n’en sont pas les seuls adeptes. Ils expriment leur volonté d’implication et de connexion à travers les nouvelles technologies et s’en servent pour communiquer et participer. Cette idée est bien exprimée par la popularité des réseaux sociaux (Facebook, MySpace, etc.).

Les entreprises s’ouvrent à la participation

La participation s’accroît dans le monde de l’entreprise: entreprise 2.0, entreprise étendue, en réseaux, etc. Toutefois, celles-ci se trouvent dans une situation délicate. D’un côté, les actionnaires s’attendent à recevoir des dividendes et, de l’autre, elles sont confrontées à des pressions sociales et environnementales de la population qui sollicite davantage de transparence, d’éthique et d’engagement de la part des entreprises.

Amazon facilite la communication entre les auteurs et les acheteurs. Une compagnie de téléphonie mobile française permet à ses employés de s’engager au sein d’une association et d’y œuvrer durant les heures de travail. Plusieurs sociétés, telles qu’eBay et Facebook, tentent de s’effacer au profit du besoin du consommateur et se veulent facilitatrices (au service du consommateur) et non prescriptives (de ce qui est bon pour lui). Grâce aux nouvelles technologies, l’implication des citoyens croît et les marques font de plus en plus appel au consommateur pour connaître son opinion et même co-concevoir des produits et des services. Le blogue du vice-président marketing de Boeing offre un bon exemple d’une entreprise qui a échangé avec ses clients sur certains aspects critiques de la conception de la nouvelle génération de l’avion 787 Dreamliner.

Les organisations souhaitant fonctionner sur le mode participatif doivent modifier progressivement leurs méthodes de travail ainsi que la répartition des pouvoirs. Elles sont amenées à décider de leur approche: séduire ou expliquer, vendre ou convaincre, imposer ou faciliter.

Le marketing devient participatif

Les entreprises ne peuvent plus continuer à pratiquer un marketing tourné vers elles-mêmes sans tenir compte de la volonté d’implication du consommateur. C’est un retour au marketing de la demande. Et ces consommateurs désireux de s’impliquer dans la société apportent avec eux 60 années d’apprentissage de la consommation.

Un dialogue s’installe, l’entreprise prend le point de vue du consommateur, fait tester ses produits et crée ses publicités avec son aide. On observe aussi une hausse de la publicité participative (marketing viral, publicité réalisée par les consommateurs, etc.). Enfin, le rôle social de l’organisation devient un élément clé de son marketing.

Coca-Cola apporte un exemple du changement d’orientation de la publicité. Après des années à vendre un style de vie, sa dernière publicité explique comment on fabrique un Coca-Cola. Tout simplement.

Une prédominance de la Génération Participation dans un proche avenir?

L’auteur soulève l’idée que la Génération Participation pourrait devenir la nouvelle classe dominante et concrétiser ainsi le passage d’une société de consommation à une de participation. En effet, cette génération dicte déjà aux entreprises de grande consommation la conception de leurs produits, parfois de façon informelle, d’autres de façon collaborative. Aujourd’hui, le partage d’information est clairement établi. Demain sera-t-il le partage de biens?

Quoiqu’il en soit, et même si beaucoup de questions non résolues ou de contradictions demeurent, il importe de comprendre l’évolution de la société dans laquelle nous vivons pour ensuite y œuvrer efficacement et perdurer.

Sources:
– Maillet, Thierry. «Génération Participation. De la société de consommation à la société de participation», MM 2 Éditions, Paris 2006.
– Richebois, Véronique. «La ‘Génération Participation’ au pouvoir», Les Échos.fr, le web de l’économie, 6 novembre 2007.

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Enjeux Marchés géographiques

Quel est le troisième marché géographique international d’importance au Québec?

Ce sont les touristes mexicains. Ils sont nez à nez avec les Allemands et suivent de près les Britanniques. Ils connaissent une croissance continue au Québec depuis quelques années, ce qui n’est pas le cas de tous les visiteurs internationaux. Cette clientèle est prise au sérieux par nos organismes de promotion provincial et fédéral, mais les intervenants d’ici la connaissent-ils bien? Voici un portrait sommaire du marché, de ses perspectives de croissance et des enjeux futurs.

Parmi les grands joueurs

En termes d’entrées directes, plus de 47 000 Mexicains ont visité le Québec en 2006, une hausse de 23% par rapport à 2004 (voir graphiques 1 et 2). Il s’agissait alors du quatrième marché outre-mer en importance au Québec, après la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Pour la période de janvier à août 2007, le Mexique a atteint le troisième rang, avec près de 4000 visiteurs de plus que l’Allemagne.

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Source : Statistique Canada

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Source : Statistique Canada

Nous parlons ici d’entrées directes par le Québec. Le nombre de visites-personnes (qui inclut les visiteurs entrant au Canada par une autre province) est considérablement plus élevé (environ 40% de plus).

La croissance des entrées directes des Mexicains se poursuit en 2007 et, pour les mois de janvier à août, le nombre de touristes mexicains croît encore de 5% par rapport à la même période en 2006 (voir graphique 3).

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Source : Statistique Canada

Pour un portrait plus détaillé du marché mexicain, consulter le Profil de marché 2006 de Tourisme Québec.

La démographie et l’économie mexicaines

La population mexicaine était de 107,4 millions en 2006. Il existe d’importantes disparités entre les classes sociales dans ce pays et, selon la Banque mondiale, environ la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, dont un cinquième dans une situation de pauvreté extrême. Seuls les individus plus fortunés voyagent et la plupart d’entre eux vivent dans les centres urbains de Mexico, de Guadalajara et de Monterrey. Quoique le pays enregistre une croissance économique (4% en 2006 et 3,5% en 2007), le salaire annuel moyen se situe encore à moins de 11 000 USD. Toutefois, la longue période de stabilité économique amène un sentiment de sécurité ainsi que l’augmentation du nombre de consommateurs à fort revenu qui recherchent des biens et des expériences luxueuses.

Les voyages internationaux des Mexicains

Les Mexicains ont effectué 14 millions de voyages internationaux en 2006, une augmentation de 57% en dix ans. Le Canada se trouve en quatrième position et les principales destinations concurrentes sont les États-Unis, l’Espagne et l’Italie. Le tableau suivant présente également les résultats d’une enquête effectuée auprès de la population de Mexico sur les destinations qu’ils rêvent de visiter (sans contraintes budgétaires). Avec une sixième position, le Canada semble occuper une place de choix dans l’esprit des Mexicains, après l’Europe.

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Source: Visit Britain, Mexico Market & Trade Profile, janvier 2007

Les principaux avantages du Québec par rapport aux États-Unis sont le visa non obligatoire, un meilleur accueil, le côté européen qui le démarque des autres destinations nord-américaines ainsi qu’un niveau de vie et une qualité de service équivalents.

Par rapport à l’Europe, la proximité du Québec joue en sa faveur et les prix sont encore concurrentiels. Toutefois, de plus en plus de vols vers l’Europe sont disponibles et, quoique les démarches promotionnelles ne soient pas massives, le Vieux Continent présente une attraction incontestable pour conquérir les touristes mexicains qui délaissent les États-Unis.

Un taux de change qui défavorise le Québec

La valeur du dollar canadien s’est considérablement appréciée face au peso mexicain au cours des dernières années. Les forfaits pour le Canada leur coûtent donc plus chers. Par exemple, au cours des trois dernières années, la somme déboursée pour un forfait aurait augmenté de plus de 30%. Cela ne semble pas avoir affecté les flux touristiques de façon importante, mais, si la tendance se maintient, un ralentissement est prévisible.

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Source : Banque du Canada

Il plane une rumeur de visas…

Le gouvernement canadien pourrait imposer un visa aux visiteurs mexicains, comme le font les États-Unis. Les Mexicains figurent maintenant au premier rang des ressortissants de différentes nationalités qui demandent un statut de réfugié au Canada. Une telle situation s’est déjà présentée pour plusieurs pays d’Amérique centrale et aujourd’hui tous les voyageurs du Guatemala, du Salvador, du Costa Rica, du Honduras, du Nicaragua, du Belize et du Panama doivent obtenir un visa pour visiter le Canada. Cette situation est moins probable dans le cas du Mexique, en raison de l’accord de libre-échange (ALENA). Néanmoins, l’industrie touristique a un rôle de lobbying à jouer pour éviter qu’une telle mesure, qui aurait un effet significatif sur la venue de touristes mexicains au Canada, soit mise en place.

Un marché où le Web a tout son potentiel

Les Mexicains planifient leurs voyagent peu de temps à l’avance et sont donc réceptifs à des promotions de dernière minute. La plupart des intervenants rejoindront ce marché par le biais des voyagistes, mais Internet sera de plus en plus accessible. Même si seulement 16% de la population y avait accès en 2006, cette proportion augmente et s’avère beaucoup plus élevée chez les clientèles aisées ou jeunes. La plupart des internautes utiliseront le Web principalement pour s’informer et effectueront leur réservation au téléphone ou en personne. Le potentiel pour les communications Web est en conséquence très élevé. Enfin, quoiqu’une forte proportion de la population soit apte à communiquer en anglais, un accueil en espagnol représente un atout certain.

Le Québec, une destination avantagée et vulnérable

Tant la Commission canadienne du tourisme que Tourisme Québec comprennent l’importance de ce marché et y réalisent des actions de promotion. De plus, la présence de la compagnie aérienne Mexicana à Montréal, la bonne desserte aérienne, nolisée ou régulière, entre le Québec et Mexico, et la présence d’une délégation du Québec à Mexico sont autant d’atouts qui favorisent le tourisme mexicain au Québec. Mais ne seraient-ce pas la culture latine du Québec à quelques heures de vol seulement et notre accueil chaleureux qui les feraient craquer? Or, ces prérogatives n’arrivent pas seules et la forte concurrence ainsi que la valeur du peso sont quelques menaces qui fragilisent le marché.

En définitive, le potentiel de ce marché n’est plus à démontrer. D’ailleurs, Jim O’Neil de la banque Goldman Sachs, auteur de l’appellation BRIC qui désigne les quatre pays à fort potentiel (Brésil, Russie, Inde et Chine), affirme que, s’il pouvait revenir cinq ans en arrière, son équipe et lui auraient plutôt parlé du BRIMC pour inclure le Mexique!

Sources:
– Commission canadienne du tourisme. «Rapport trimestriel sur le marché», éditions de janvier à mars 2007 et d’avril à juin 2007.
– Commission canadienne du tourisme. «Le Canada: une destination incontournable pour les Mexicains», TOURISME au quotidien, 1er octobre 2007.
– Ministère du Tourisme du Québec. «Profil de marché 2006 Mexique», Direction générale du marketing, mai 2006.
– Ministère du Tourisme du Québec. «Le tourisme au Québec en bref», Direction générale du marketing, mai 2006.
– Propos recueillis par Motte, Muriel. «Les «BRIC» tiennent leurs promesses», Le Figaro.fr, 23 octobre 2006.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», 2005.
– Tourisme Montréal. «Profil de marché géographique: Mexique», mise à jour avril 2006.
– Visit Britain. «Mexico Market & Trade Profile», mise à jour janvier 2007.

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Marketing Tendances

Une fois à destination, quels services le touriste choisit-il?

Toute la planification d’un voyage ne se fait pas avant de partir et de nombreuses décisions se prennent une fois à destination ou en transit. Une récente étude rapporte des faits et des chiffres relatifs au processus de décision et aux sources d’information à destination en fonction du but de voyage et de l’origine des visiteurs. Bref, des outils et des précisions pour mieux rejoindre la clientèle, parce que l’éventail des actions doit varier selon le type d’entreprise!

Le processus décisionnel est complexe, particulièrement en ce qui concerne les voyages, en raison du caractère intangible des services liés à l’expérience et certaines facettes entraînent plus d’incertitudes que d’autres. On parle de décisions principales, telles que le choix de la destination, la durée du voyage, l’hébergement et le budget de voyage, ou de décisions secondaires, les divertissements et les repas par exemple, ces derniers étant souvent finalisés une fois à destination. Quoique cette affirmation soit acceptée de tous, il s’agit d’un thème très peu documenté.

Vers une compréhension du processus décisionnel

Une étude de la revue International Journal of Tourism Research apporte des précisions quant au moment où les décisions sont prises ainsi que sur les sources d’information à destination. Néanmoins, bien que les conclusions de l’étude soient pertinentes, il faut les lire avec discernement puisque l’enquête dont il est question concerne un site précis, en l’occurrence une destination internationale du centre de la Floride; les résultats pourraient être différents pour d’autres destinations ou encore d’autres échantillons de clientèle.

L’hébergement et le moyen transport sont clairement des décisions prises avant le départ (dans 90% des cas). À l’opposé, les choix relatifs à la restauration et à l’alimentation sont le plus souvent effectués sur place (70%), en transit ou à plus d’une étape. Les divertissements et les loisirs sont choisis autant avant de partir que sur place (graphique 1).

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Source: International Journal of Tourism Research, 2007

 

La force des sources d’information référentielles à destination

Les sources d’information les plus fréquentes concernant les décisions prises à destination sont les recommandations (graphique 2).

Les conseils des parents et des amis représentent la principale référence pour tous les types de décision. L’étude ne précise pas la proportion de répondants qui voyagent dans le but de visiter des parents ou des amis et ceux-ci sont inclus dans les voyages d’agrément (plus de 70% des répondants).

Le personnel des offices de tourisme est également consulté par les voyageurs, plus particulièrement sur les divertissements et les loisirs. Quel que soit le service recherché, la clientèle interroge assez régulièrement le personnel hôtelier (une source citée par un quart des répondants), mais peu le personnel de restauration. Enfin, les recommandations de la population locale (autre que le personnel touristique ou les parents et les amis) affectent plus significativement les choix en matière de divertissement, de restauration et d’alimentation que ceux qui concernent les loisirs.

La catégorie «autres» sources d’information à destination comprend le plus souvent des expériences personnelles ou antérieures ainsi que l’Internet.

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Source: International Journal of Tourism Research, 2007

 

Les caractéristiques des voyageurs affectent le processus décisionnel

L’étude apporte également des indications quant au moment où les décisions sont prises en fonction du sexe, du but du voyage et de l’origine des voyageurs.

  • Les femmes ont davantage tendance à planifier leur voyage à l’avance, particulièrement la portion divertissements et loisirs.
  • Ces mêmes décisions sont également prises plus souvent avant le départ pour les voyageurs d’agrément, contrairement aux voyageurs d’affaires qui décident plutôt sur place.
  • Les voyageurs domestiques semblent décider de leurs divertissements avant le départ plus souvent que les voyageurs internationaux.

Il ne s’agit que de pistes d’information, mais celles-ci suggèrent que les organismes souhaitant mieux connaître le processus décisionnel de leur clientèle devraient tenir compte de tels indicateurs. Par exemple, sachant que les voyageurs d’agrément choisissent leurs divertissements avant de partir plus que les voyageurs d’affaires, les entreprises visant cette clientèle devraient, dans leur publicité ou leur site Internet, mettre l’accent sur les activités ludiques.

Un aperçu de la clientèle montréalaise

Une étude de Tourisme Montréal et Convercité (réalisée en 2003) nous apprenait que 43% des visiteurs de la métropole avaient décidé des activités qu’ils allaient réaliser avant leur arrivée. L’autre 57% avait plutôt choisi de prendre ces décisions soit une fois à destination, soit tout à fait spontanément. (Lire aussi: Processus décisionnel des touristes à Montréal.) Ces proportions confortent l’idée qu’il est important de savoir bien accueillir et informer nos touristes!

Deux préceptes à retenir et à intégrer dans l’approche marketing

Ce sont clairement les décisions relatives à la restauration, au divertissement et au loisir qui sont régulièrement prises une fois à destination. C’est donc sur ces thèmes que devraient être formés les employés qui sont en contact avec la clientèle touristique.

L’étude met aussi en évidence l’importance de la population locale dans le processus décisionnel d’un voyageur. Les résidants sont perçus comme les experts de la destination et comme étant objectifs. Plus précisément, les entreprises de loisir, de divertissement et de restauration peuvent tirer profit des recommandations des résidants de la destination. En tissant des liens avec la communauté, elles augmentent leurs chances de réussir leur marketing viral avec la clientèle. (Lire aussi: Vous connaissez l’offre touristique de votre région? Vraiment?)

Prédiction

Avec le déploiement du Web 2.0 et l’utilisation massive des téléphones cellulaires, les touristes ont déjà accès à des conseils et à des recommandations en temps réel. Misons que cette façon de fonctionner explosera! Entre les choix de restaurants listés dans votre guide touristique et ceux ayant une grande cote de popularité auprès de la population locale, lesquels choisiriez-vous si vous aviez accès à cette information au creux de votre main?

Sources:
– DiPietro, Robert B., Youcheng Wang, Paul Rompf et Denver Severt. «At-destination Visitor Information Search and Venue Decision Strategies», International Journal of Tourism Research, no. 9, 175-188, 2007.
– Tourisme Montréal et Convercité. «Enquête sur le processus décisionnel des touristes à Montréal», 8 décembre 2003.

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Gestion Produits et activités

Être éleveur d’émeus ou gestionnaire touristique? Les deux…

Offrir des produits du terroir signifie souvent aussi exploiter une entreprise touristique. Cette dualité devient inévitable. Les notions de gestion, d’économie et de marketing doivent côtoyer l’élevage des canards, les vendanges ou la préparation de fins fromages. La plupart des producteurs ont compris qu’une stratégie d’accueil touristique comporte des avantages, mais est-il possible d’optimiser les façons de faire?

La distribution des produits du terroir n’est pas chose simple au Québec

Dès leurs débuts, les producteurs de produits du terroir québécois ont adopté des stratégies d’accueil, d’interprétation et d’animation de la clientèle pour stimuler les ventes sur place en raison d’un contexte difficile de distribution de produits. Nous n’entrerons pas dans la multitude des subtilités qui complexifient la distribution à grande échelle des différentes catégories de produits ou alcools au Québec, mais il en résulte que, à l’heure actuelle, l’accent est mis sur les ventes directes des produits du terroir, lesquelles ont l’avantage de générer des marges beaucoup plus importantes pour les producteurs.

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Une clientèle segmentée, un marketing adapté

Clarifier les différents types de consommateurs en fonction de leur comportement d’achat permet de mieux cibler chaque segment par une approche marketing adaptée.

  • Les «amateurs de lieux de production» se déplacent spécifiquement dans le but de visiter des vignobles et des fermes artisanales. La ligne marketing directrice pour les attirer est de mettre de l’avant les modes de fabrication et les atouts propres du lieu.
  • Les «amateurs du produit» veulent parfaire leur connaissance des vins ou des fromages ou de tout autre produit et ils souhaitent généralement une dégustation gratuite. La qualité du produit sera ici l’élément central pour séduire cette clientèle.
  • Les «amateurs de la région» préfèrent la découverte et l’achat de produit ne constitue pas le moteur de leur visite. En raison de leur méconnaissance des modes de fabrication, ils seront attirés par un marketing axé sur l’apprentissage et l’initiation.
  • Les «amateurs de l’offre touristique» considèrent que les produits du terroir ne sont qu’un élément de séduction parmi d’autres. Il faut donc jouer sur la différenciation pour les attirer, d’abord dans la région, ensuite chez les producteurs.

Quelques stratégies clés

Voici quelques exemples de stratégies concrètes pouvant contribuer au succès d’une entreprise productrice de produits du terroir:

  • Profiter pleinement du contact avec la clientèle existante pour identifier les besoins des consommateurs. Cela peut se faire en conversant avec les visiteurs ou en portant une attention spéciale aux commentaires (livre d’or ou fiches commentaires). Ensuite, il importe d’adapter l’offre de services à ces besoins.
  • Vendre son entreprise par divers moyens: publicité, relations de presse, participation à des événements, etc.; les visiteurs ne viendront pas par magie. La stratégie marketing développée devra être en accord avec les segments de marché identifiés.
  • Se rapprocher des acteurs institutionnels (exemple: ministère de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec) et promotionnels (associations touristiques régionales, offices de tourisme, municipalités régionales de comté, etc.).
  • Devenir le meilleur ami de quelques restaurateurs et hôteliers bien ciblés! Si ces acteurs croient au produit, ils n’hésiteront pas à le servir à leur clientèle, à en vanter les mérites et à les inviter à visiter le lieu de production.
  • Proposer des offres aux voyagistes ou à d’autres organisateurs de circuits organisés (exemple: écoles), que ce soit individuellement ou de concert avec d’autres intervenants touristiques de la région (exemple: circuits thématiques).
  • Jouer la carte du marketing expérientiel. Il s’agit de stimuler les sens du consommateur dans le but de solliciter l’achat. Qui de mieux placé que les entreprises productrices de produits fins pour créer une expérience sensorielle alléchante?
  • Aménager les lieux à visiter et l’espace de vente pour que le consommateur se sente bien et ait envie d’acheter. S’offrir une brève formation de baseen merchandising peut être une stratégie payante!
  • Fidéliser la clientèle par le développement de relations personnalisées. Pour faciliter ce volet: créer une base de données de la clientèle, envoyer des courriels de fidélisation ou créer un événement privé ou réservé aux clients existants.

Et n’oublions pas la qualité de l’expérience, la formation du personnel, une présence dynamique sur Internet et combien d’autres idées novatrices et stimulantes! Il s’agit donc de trouver l’équilibre entre l’objectif du producteur qui développe le tourisme pour vendre ses produits et les clients qui ne viennent pas forcément sur le lieu pour acheter un produit, mais bien pour découvrir la vie du producteur et visiter le site.

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Outre les actions déployées par les producteurs de produits du terroir, l’industrie touristique a également un rôle à jouer dans le succès de cette filière. D’ailleurs, la mise en place d’une vingtaine de circuits thématiques depuis quelques années a grandement favorisé le développement du tourisme dans les fermes, les vignobles, les vergers, les érablières, etc. Par ailleurs, l’organisme Agricotour contribue grandement à la promotion de ces produits. De façon globale, il reste cependant du chemin à parcourir pour développer et consolider leur place dans l’offre touristique.

Bien comprendre les bénéfices d’une stratégie touristique sur les lieux

Intégrer le tourisme au sein des entreprises productrices de produits du terroir est bien plus qu’un moyen de vendre son produit et comporte plusieurs avantages:

  • Une expérience entre le consommateur et le producteur. Ce dernier peut expliquer ses produits, rencontrer ses clients ou des prospects et mieux comprendre leurs attentes et leurs besoins.
  • Une façon d’améliorer ou de développer l’image de marque de l’établissement et d’accroître la notoriété.
  • L’opportunité de lier le produit à son histoire, à la culture locale et de lui donner ainsi davantage de personnalité.
  • La possibilité d’essayer le produit, notamment par la dégustation, représente une forme de marketing direct généralement très appréciée de la clientèle.
  • Un moyen de fidéliser la clientèle et de stimuler le bouche-à-oreille par l’expérience de moments agréables.
  • Une occasion pour l’exploitant d’élargir sa mission à l’éducation et à la sensibilisation des consommateurs aux produits de qualité.

Tirer profit d’un territoire riche

Les richesses du Québec jumelées au travail des exploitants agricoles ont permis le déploiement d’une grande diversité de produits célébrant le terroir québécois. En attendant l’assouplissement des structures monopolistiques comme celle de la Société des alcools du Québec et une réelle reconnaissance de l’importance de la production locale et artisanale par l’État, la vente à la propriété est la solution des entreprises de produits du terroir. Alors, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de son côté et tirer le maximum de ce mode de distribution?

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Voir aussi:
L’agrotourisme au Québec: point de mire

Sources:
– Castaing, Yohan. «Œnotourisme. Mettez en valeur votre exploitation viticole», Éditions La Vigne, Dunod, Paris 2007.
– Tourisme Québec. «Agrotourisme: diagnostic sectoriel/plan de développement et de commercialisation», Zins Beauchesne et associés, juin 2006.
– Knowd, Ian. «Tourism as a Mechanism for Farm Survival», Journal of Sustainable Tourism, volume 14, numéro 1, 2006.
– Photos: www.pdphoto.org