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L’état de l’offre touristique du Québec: Sommes-nous compétitifs?

Dans cette conférence, monsieur Charles de Gaspé Beaubien, président de EasyBusRental.com et entrepreneur touristique chevronné, a accepté de partager avec nous sa vision de la situation de l’offre touristique québécoise dans l’échiquier international, qui est en constante mutation.

D’entrée de jeu, il nous avise qu’il ne faut pas s’en prendre au messager: «Don’t shoot the messenger». Le discours se veut sans langue de bois et est avant tout une réflexion pour rehausser la compétitivité de notre destination, confrontée à une rude concurrence.

La concurrence est coriace

Le verdict est tombé: le Canada ne figure plus dans la liste des 10 pays les plus visités au monde. D’autres destinations font parler d’elles. C’est le cas, entre autres, de la Turquie, de la Chine et du Mexique. Des villes, encore méconnues il y a quelques années, ont misé sur le tourisme comme axe de développement. En 10 ans, Kuala Lumpur a par exemple investi 4 milliards de dollars dans ses infrastructures touristiques. La métropole a accueilli un peu plus de 8 millions de visiteurs internationaux en 2008.

Le Québec vit quant à lui une décroissance constante de sa clientèle américaine, qui préfère l’Europe, les Caraïbes, le Mexique et l’Asie. De nouveaux produits tels que les croisières tout inclus courtisent cette même clientèle à des prix compétitifs et concurrencent de plus en plus les destinations.

Côté transport, les compagnies aériennes du Golfe et de l’Asie (Cathay Pacific, Etihad Airways, etc.) gagnent en prestige, et les compagnies à bas prix sont spécialement prisées pour les courts séjours.

Entre-temps, la créativité québécoise plaît et s’exporte bien: le Cirque du Soleil présente sept spectacles à Las Vegas et Céline Dion s’y produira pour trois ans à compter de mars 2011. Mais qu’en est-il du produit québécois à destination? Notre offre est-elle suffisamment attrayante pour rivaliser dans un marché plus compétitif que jamais?

Les quatre P de l’offre touristique québécoise

Pour répondre à ces interrogations, monsieur Charles de Gaspé Beaubien a dresé le portrait des quatre P (Place, Produit, Promotion et Prix) de l’offre touristique québécoise:

Place

  • Le Québec est au nord, et son marché limitrophe est compétitif. Il est difficile d’attirer la clientèle américaine plus au nord que Boston et sa vie culturelle, que le New Hampshire et son bord de mer ou que le Vermont et ses montagnes. D’autant plus que seulement 21% des Américains détiennent un passeport.
  • Notre saison touristique est courte et onéreuse, car les entreprises sont forcées de réaliser leurs profits dans un laps de temps plus court.
  • L’accès aux aéroports internationaux est limité et un trajet devient moins attrayant dès que les vols dépassent une correspondance.
  • Les tarifs des billets d’avion en direction du Québec ne sont pas compétitifs, si on les compare aux vols à l’intérieur des États-Unis. (À titre d’exemple, un billet au départ de Boston coûte 1078$ pour Québec, 552$ pour Montréal, 259$ pour Los Angeles, 348$ pour Orlando et 253$ pour Las Vegas.)
  • Le transport ferroviaire n’est pas suffisamment exploité.
  • Le trajet en autocar est abordable mais long, et l’expérience à bord est encore très rudimentaire.
  • La signalisation est difficile à interpréter pour les visiteurs internationaux, surtout lorsqu’ils ne comprennent pas le français.

  • La méconnaissance de la langue peut représenter une grande barrière, car elle intimide, voire inquiète les Américains.

Prix

  • Notre destination est onéreuse, et il est moins coûteux pour un touriste de passer 14 jours en Californie que 12 jours au Québec.
  • La notion de taux de change est souvent mal comprise par les Américains.
  • Les taxes sur les biens et services sont élevées.

Promotion

  • Il y a eu de bonnes initiatives promotionnelles, notamment celles de Bonjour Québec et de Tourisme Montréal.
  • Il faut surveiller de près la concurrence des États-Unis, qui prévoient injecter 200 millions de dollars dans le cadre du programme Tourism Promotion Act.

Produit

  • Peu d’offres touristiques ont été développées autour du segment «famille». Par exemple, il est difficile de trouver des restaurants familiaux à Montréal, qui compte plus de restaurants branchés, et les activités en soirée manquent au rendez-vous.

Vers un Québec plus compétitif!

Place

  • Créer la liaison ferroviaire entre New York, Boston et Montréal pour améliorer l’accessibilité du territoire.
  • Développer un transport en autocar haut de gamme reliant Montréal aux grandes villes américaines. L’expérience du déplacement en autocar doit être repensée et renouvelée. À titre d’exemple, elle pourrait inclure de la nourriture à bord, l’accès à Internet et l’aménagement confortable des sièges et des tables.
  • Encourager le marché des compagnies aériennes à bas prix.

Prix

  • Faciliter le programme de remboursement de taxes pour les grossistes.
  • Expliquer aux touristes américains la notion de taux de change.

Produit

  • Développer des laissez-passer culturels comme city pass.
  • Pour ce qui est de la restauration, s’assurer que les menus sont bilingues et que les repas ne s’éternisent pas. Trois heures à table, c’est trop long pour un Américain!
  • Développer des produits de niche tels que le tourisme religieux, les segments «famille» et «étudiants», le tourisme sportif (en misant sur les tournois de hockey), le voyage de groupe et le tourisme gastronomique (en créant des écoles culinaires à Montréal et à Québec).
  • En ce qui concerne l’hébergement, l’investissement dans les aménagements et la personnalisation du service restent de mise.

Promotion

  • Faire preuve de créativité et d’originalité pour acquérir de la visibilité à moindre coût.
  • Tirer profit des nouvelles technologies comme média de promotion.
  • Mettre moins l’accent sur l’hiver et la nature lorsqu’on s’adresse aux touristes américains et favoriser plutôt des images de spas et de beaux hôtels.
  • Mettre l’accent sur le bilinguisme de la province.
  • Mettre moins l’accent sur la promotion des forfaits fins de semaine, qui sont très compétitifs ailleurs, et privilégier les séjours plus longs avec des forfaits combinés entre villes.

Monsieur de Gaspé Beaubien nous rappelle qu’il faut aussi accorder une grande importance à la formation des employés. Les défis sont grands, mais notre conférencier est persuadé que la province a la capacité de les relever et d’augmenter sa compétitivité.

Consulter les présentations des conférenciers lors des ateliers.

Source:
Charles de Gaspé Beaubien. «L’offre touristique québécoise: Est-ce que le Québec est compétitif?», Assises de l’industrie touristique 2010.

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Hébergement Tendances

Hôtel lifestyle: autopsie d’un concept

Subtile évolution de l’hôtel boutique et apanage des grandes chaînes hôtelières, l’hôtel lifestyle est à la mode. Ce type d’hôtellerie tente de répondre aux besoins des consommateurs en matière d’innovation et de personnalisation en misant sur la convivialité, sur l’accessibilité de la technologie, sur l’émotion et sur la polyvalence. En fait, on souhaite que le client y reconnaisse son propre style de vie.

Thierry Mailliez et Laura Siery, de la firme DELOITTE, analysent ce courant dont voici les grandes lignes.

Son «inspiration»: l’hôtel boutique

Dans les années 1990, l’hôtel boutique faisait souffler un vent de modernité et de fraîcheur sur l’hôtellerie de charme traditionnelle. La standardisation était devenue trop forte, et la nouveauté des hôtels boutiques en matière de design et de personnalisation a fait fureur. Rappelons quelques caractéristiques de l’hôtel boutique:

  • Style urbain;
  • Architecture et design sophistiqués et différenciés, souvent signés par un créateur;
  • Capacité d’accueil limitée;
  • Service personnalisé;
  • Positionnement généralement haut de gamme.

La popularité du concept a tranquillement amené sa banalisation, plusieurs s’arrogeant cette appellation sans en offrir réellement les avantages. De plus, ce modèle non standardisé était difficile à opérationnaliser pour les grandes chaînes hôtelières en raison des impératifs de rentabilité et d’efficacité. Cela dit, elle ne pouvait toutefois pas se permettre d’ignorer les nouveaux critères d’innovation et de personnalisation introduits par les hôtels boutique.

Afin de concilier ces nouvelles dimensions avec leurs impératifs de gestion, les chaînes hôtelières ont donc développé le modèle hôtelier lifestyle. Mentionnons entre autres:

  • Aloft, de Starwood Hotel & Resort;
  • Hotel Indigo, d’Intercontinental;
  • Edition, de Marriott International;
  • Andaz et Hyatt Place, de Hyatt Hotels & Resort;
  • HNow, de NH Hoteles.

Il ne faut pas croire pour autant que les hôtels lifestyle sont l’exclusivité des grandes chaînes! Ils sont en croissance également en tant qu’établissements indépendants, comme le prouve le succès que connaît l’hôtel Fox, à Copenhague, qui mise sur l’originalité de chacune de ses chambres.

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Source: Hotel Fox

La frontière entre l’hôtel lifestyle et l’hôtel boutique est parfois un peu floue. Ce dernier est toujours aussi intéressant et pertinent; seulement, il ne correspond pas à tous les modèles d’affaires ni à tous les budgets.

Tendances à l’appui

Selon les auteurs, le concept lifestyle répond à des tendances comportementales et à des attentes des consommateurs :

  • Voyager n’est plus exceptionnel, et les individus se déplacent souvent pour des motifs professionnels ou personnels. Ils veulent se sentir chez eux à travers l’ambiance, les aménagements et les services proposés;
  • Le besoin de trancher d’avec les produits standardisés fait de l’originalité, de l’innovation et de la personnalisation des atouts attrayants;
  • Avec les nouvelles technologies et les horaires de travail plus flexibles, la frontière entre le travail et le temps de loisir perd de sa netteté. Le client s’attend donc à une dimension «loisir» dans son hôtel d’affaires, et à des services «affaires» dans son hôtel de loisirs;
  • Les motivations émotionnelles sont de plus en plus importantes dans le choix d’un établissement. C’est l’occasion d’expériences nouvelles, d’une ouverture culturelle, d’échanges;
  • L’engagement et les achats responsables et éthiques comptent aux yeux des consommateurs;
  • Les nouvelles technologies sont partout et les clients s’attendent à les trouver dans les hôtels.

Le concept décomposé en cinq principes

L’hôtellerie lifestyle traduit ces tendances à travers un ensemble de principes innovants.

Emphase sur les émotions et les sensations
Comme son nom l’indique, l’hôtel lifestyle se veut le prolongement du style de vie du client. C’est à travers les cinq sens que l’établissement tente de rejoindre ce dernier: la vue (éclairage, décoration, œuvres d’art), l’ouïe (musique d’ambiance ou silence dans certaines aires), l’odorat (spa, décorations florales), le goût (restaurants et bars au menu inventif, authentique et bio) et le toucher (textures, matériaux).

Source: Hôtel Saint-Paul (Montréal)

Technologies au service de la convivialité
Outre l’incontournable Internet sans fil dans tout l’établissement, on trouve aussi des ordinateurs libre-service. Dans les chambres, téléviseurs à écran plat, consoles MP3, consoles de jeu et lecteurs DVD se côtoient. Certains hôtels proposent d’ailleurs ces appareils en location. L’Andaz de Liverpool, par exemple, prête des iPod avec une sélection musicale choisie par une personnalité locale.

Service convivial
Les contacts avec le personnel se veulent plus décontractés et davantage en mode «conseil» que «vente». Les comptoirs d’accueil sont ouverts et conviviaux, et l’automatisation de certaines fonctions permet au personnel de consacrer davantage de temps à l’accueil, à l’orientation et aux conseils personnalisés.

Facilité et accessibilité
La commodité est au cœur du concept de l’hôtel lifestyle. Cela passe par des formalités d’arrivée et de départ simplifiées, comme à l’hôtel Andaz de Londres où l’enregistrement s’effectue à l’aide d’ordinateurs de poche, mais aussi par l’accessibilité de la restauration. Ainsi, dans les Hyatt Place, on propose une cuisine familiale qu’il est possible de commander de sa chambre par un écran tactile. La polyvalence et la flexibilité du personnel accentuent cette impression de facilité et de fluidité qui se dégage de l’hôtel lifestyle.

Services multiples
Les services additionnels sont variés et attrayants afin d’offrir une expérience globale: salles de réunion ultramodernes, spa, boutique, etc. On peut aussi y trouver des services inhabituels comme la location de vélo, de scooter ou de Smart, le gardiennage, des forfaits pour les animaux de compagnie et bien plus.

«L’atelier» du Mama Shelter à Paris est une salle de travail conçue par Philippe Starck

Vivant, réactif et évolutif
Dans la perspective de se renouveler, certains hôtels lifestyle optent pour une animation culturelle et artistique liée à la destination (exposition temporaire d’œuvres d’art, soirée de lecture, concert ou DJ, etc.). Les réseaux sociaux favorisent ce côté vivant. La plupart des établissements sont d’ailleurs actifs sur Facebook, Twitter, Youtube ou encore sur un blogue.

Bonne espérance de vie

Puisque ce type d’hôtel s’appuie sur les tendances sociétales et est en harmonie avec les nouvelles technologies, il y a lieu de croire à la durabilité du concept. Les grandes chaînes ne semblent pas s’être trompées avec ces bannières lifestyle, et de plus en plus d’indépendants développent de tels hôtels.

Le terme lifestyle commence toutefois à être utilisé à la légère pour désigner tout hôtel un peu différent. Les auteurs de l’analyse rappellent que le concept est plus qu’un simple enrobage thématique et qu’il s’agit plutôt d’une nouvelle approche de la relation avec le client et de la façon dont le client vit son expérience, en y reconnaissant les éléments de son style de vie.

Daniel Edward Craig, directeur général des hôtels Opus de Vancouver et de Montréal, considère ses établissements comme lifestyle. Les concepts de fraîcheur, de chaleur et de sensualité évoquent non seulement le style de vie privilégié par le client, mais aussi l’âme des hôtels Opus. M. Craig estime justement que les hôtels doivent avoir une âme, particulièrement ceux de type lifestyle. Il s’agit pourtant d’un concept abstrait qui ne peut être produit à la chaîne et qui repose en grande partie sur les employés. Le processus commence par la définition de la vision et des valeurs qui doivent guider toute décision. De là se crée une culture d’entreprise qui, avec le temps, devient l’âme de l’établissement.

Sources:
– Mailliez, Thierry et Siery, Laura. «Nouveaux concepts hôteliers: Du « boutique hotel » à l’hôtel « lifestyle » », Espaces numéro 275, novembre 2009.
– Craig, Daniel Edward. «Lifestyle Hotels: Gotta Have Soul», Hotel Opus Blog, 23 décembre 2009.

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Enjeux Tendances Tourisme durable

La responsabilité sociale des entreprises, une affaire de crédibilité

Lors du dernier congrès de l’ITB Berlin, une journée a été consacrée au thème de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) dans le secteur touristique. Au menu : conférences, débats publics et exemples tirés de la pratique.

Démêler les cartes

Bien qu’il n’existe pas de définition universelle de la RSE, elle peut se définir comme la façon transparente et responsable dont les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs valeurs et dans leurs activités.

La RSE est un concept qui en chevauche fréquemment d’autres similaires, tels que la durabilité de l’entreprise, le développement durable de l’entreprise et la présence sociale de l’entreprise. Aux États-Unis, on parle davantage de responsabilité sociale. En tourisme, les expressions tourisme responsable, tourisme durable et écotourisme s’entrecroisent.

Deux aspects importants de la RSE : la nature volontaire des actions et la focalisation sur les activités principales d’une entreprise. En effet, l’engagement des entreprises dans la société peut prendre de multiples formes, de la commandite d’événements culturels et sportifs aux projets pour les enfants de la rue, en passant par la plantation d’arbres pour la protection du climat. Cela dit, il arrive que certaines actions sociales plus éloignée des principaux secteurs d’activité de l’entreprise soient critiquées parce qu’elles servent surtout d’instrument de marketing astucieux pour améliorer l’image et la réputation de l’entreprise. Tous les projets RSE ne s’intègrent pas nécessairement bien avec les activités de base de l’entreprise.

Une politique RSE crédible devrait englober :

  • la protection de l’environnement au sein de l’entreprise;
  • la prise en considération des intérêts des salariés;
  • la protection de l’environnement et des conditions de travail respectant la dignité humaine dans la chaîne de sous-traitance;
  • une politique intégrée des produits;
  • la protection des consommateurs.

Occasions, risques et conditions gagnantes

Le Dr Christoph Willers, conférencier lors de cette journée, a décortiqué la RSE de la façon suivante.

Les occasions pour l’entreprise :

  • Économie des ressources;
  • Création de produits innovants;
  • Renforcement ou amélioration de l’image;
  • Investissement;
  • Motivation des employés;
  • Harmonie avec la nature;
  • Amélioration de sa position dans un marché;
  • Atteinte du marché intéressé par la santé et la durabilité.

Les risques devant être ciblés, évalués et ensuite minimisés :

  • Manque de connaissance;
  • Réceptivité de certains groupes;
  • Dilution de la marque;
  • Coût lié au risque et aux investissements;
  • Difficulté de validation de la démarche RSE;
  • Vision de la RSE propre à l’entreprise;
  • Tendance galvaudée.

Les facteurs de succès d’un projet, dont la prise en considération (ou non) déterminera les occasions et les risques :

  • L’adéquation du projet avec la mission et la marque;
  • La transparence;
  • L’intégration à la culture de l’entreprise;
  • La gestion stratégique du projet RSE.

En d’autres mots, la crédibilité de la démarche.

L’industrie touristique peu structurée en RSE

Même si on en entend parler régulièrement, l’industrie touristique n’en est qu’à ses débuts en matière de responsabilité sociale. À qui les clients peuvent-ils faire confiance? Comment reconnaître les efforts véritablement durables? Si l’on compare avec d’autres secteurs, la RSE est en terra incognita, ou presque, dans le secteur du tourisme. Ce n’est pas qu’aucune action valable n’est entreprise, mais plutôt que le monitoring, le contrôle et les bases de comparaison ne sont qu’embryonnaires. On observe surtout des actions ad hoc isolées qui sont présentées comme de bonnes actions et des projets sociaux et écologiques comme des mesures RSE. Pourtant, la RSE dans le tourisme devrait plutôt signifier que les activités principales des entreprises touristiques sont socialement et écologiquement responsables. Plus encore, elle devrait signifier que ces activités sont transparentes pour que l’on sache comment et à quelles conditions le produit voyage, un assemblage de plusieurs éléments, est réalisé.

Pour le moment, seules quelques grandes entreprises ont des projets structurés et annoncés de RSE. C’est notamment le cas de Transat.

Le développement de la RSE dans le monde

Jusqu’à maintenant, les entreprises du monde arabe ont considéré les dons philanthropiques comme leurs principales actions sociales. On observe néanmoins une tendance naissante à reconnaître les bénéfices de l’intégration de pratiques responsables dans les activités maîtresses des entreprises.

L’Europe encourage la RSE et son développement est avancé, quoiqu’il diffère d’un pays à l’autre. Aux États-Unis, la RSE a traditionnellement été synonyme de philanthropie. Aujourd’hui, l’accent est davantage mis sur l’efficience environnementale (lorsqu’elle permet de réduire les coûts globaux) que sur l’engagement, la transparence et la réputation des parties prenantes.

Au Japon, la RSE prend racine à même les traditions en matière d’affaires, d’environnement et de relations avec les communautés locales. La densité de la population a par ailleurs favorisé les innovations vertes. Toutefois, des critiques sur certaines pratiques non éthiques ont été formulées à l’égard de ce pays.

En Amérique latine, comme au Brésil, au Mexique et au Chili, un fort mouvement de RSE émerge. En Chine, les dirigeants vantent le caractère responsable des pratiques tout en reconnaissant l’existence de lacunes et la nécessité de connaissances plus approfondies en cette matière.

Les enjeux et tendances en 2010

  • Une insistance renouvelée sur les principes de base de la responsabilité des entreprises.
  • Un plus grand intérêt pour la durabilité, tant environnementale que non liée à l’environnement.
  • Une solidification des plans d’affaires des praticiens de la RSE devant le resserrement du contrôle des coûts.
  • Une communication liée à la RSE encore difficile due à une méconnaissance du concept.
  • Étonnamment, une faible évocation des changements climatiques dans les rapports de FTSE (firme d’indices financiers, économiques et sociaux).
  • D’intenses discussions suscitées par le capitalisme et portant sur le besoin de bonnes structures de gouvernance.
  • Une amélioration du comportement des entreprises et institutions auprès des sociétés au sein desquelles elles opèrent.

La crédibilité de la démarche est donc la clé du succès. La RSE doit être entièrement intégrée aux activités de l’entreprise; pas seulement un projet parallèle. C’est ainsi qu’elle devient un avantage compétitif pour les entreprises. L’industrie touristique en est consciente mais n’a pas encore pleinement exploité cette voie.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter l’outil suivant, publié par la Commission canadienne du tourisme en collaboration avec l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) : Pour une entreprise écosensible : Trousse à outils pour les entreprises touristiques.

Sources :

– Dr. Hopkins, Michael, chair and partner, MHC international Ltd. “Corporate Social Responsibility: What Is It? What’s the Point? How Does It Work?”, ITB Berlin Convention, 11 mars 2010.
– Willers, Christoph, senior consultant, AFC Risk & Crisis Consult GmbH. “A Real Strategic Connection vs. Greenwashing: CSR As a New Paradigm of Brand Management?”, ITB Berlin Convention, 11 mars 2010.
– Ermlich, Günter. “Corporate Social Responsability (CSR)”, information de presse spéciale, ITB Berlin 2010.

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Produits et activités Segments de clientèles Tendances

Le tourisme lié aux véhicules récréatifs

On pourrait croire que les voyages en véhicules récréatifs (VR) ne représentent plus que le reflet d’un glorieux passé lorsque l’essence se vendait à une fraction du prix d’aujourd’hui. Or, c’est tout le contraire. Cette forme de tourisme jouit d’un regain de vie important. Les voyages en VR font partie des nouvelles expériences recherchées, le marché québécois enregistrant même la plus forte croissance canadienne au cours des dernières années. Autre fait intéressant: le segment le plus porteur en matière de possession de VR est celui des 18-34 ans.

Demande vigoureuse

Selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), on recensait 9400 habitations motorisées en circulation au Québec en 2009, une hausse de 6,5% par rapport à 2006. La SAAQ définit une habitation motorisée comme un véhicule automobile aménagé de façon permanente en logement. Pour la présente analyse, nous utiliserons toutefois une définition plus large qui est celle d’un véhicule récréatif, incluant la tente-caravane.

Au Canada, l’association GO RVing évalue à plus d’un million le nombre de véhicules récréatifs (VR) sur la route. Aux États-Unis, 11,7 millions de ménages sont propriétaires d’un VR, une hausse d’environ 28% sur huit ans. Si l’on inclut le marché de la location, le nombre annuel d’adeptes grimpe à 30 millions, selon une étude de la Recreation Vehicule Industry Association (RVIA). L’Office of Travel and Tourism Industries estime à plus de 300 000 le nombre d’Américains qui ont voyagé à l’étranger en VR en 2008.

Évidemment, il s’agit d’une clientèle fortement portée vers le voyage. Selon Print Measurement Bureau (PMB) 2009, plus de 1,1 million de Canadiens ont fait un voyage de vacances en VR au Canada au cours des 12 derniers mois. La tendance générale est à la hausse, mais c’est surtout le Québec et les Prairies qui ont connu les plus fortes augmentations d’adeptes (graphique 1). Plus de 170 000 Québécois ont effectué un tel voyage en 2008-2009, comparativement à seulement 94 000 cinq ans auparavant. Le marché métropolitain le plus important au Canada est celui de Montréal avec 52 000 voyageurs, surpassant même celui de Toronto (41 000).

Profil de la clientèle

Chez les adeptes canadiens, le plus important contingent ayant effectué un voyage en VR, selon PMB, se trouve parmi les 45-54 ans (27%), suivi des 35-44 ans (graphique 2).

Voici quelques autres caractéristiques du marché canadien:

  • la majorité des adeptes (52%) habitent une municipalité de moins de 100 000 résidents;
  • la plus forte propension à prendre des vacances en VR provient des familles à revenu moyen (50 000$ à 75 000 $);
  • environ 63% des adeptes sont des couples ayant des enfants à la maison;
  • ils sont plus susceptibles d’exercer un métier dans le secteur primaire (29%).

Aux États-Unis, environ 10% des plus de 55 ans et 9% des 35-54 ans sont propriétaires d’un VR. On retient de l’adepte américain moyen qu’il:

  • est âgé de 51 ans, marié, gagne un revenu annuel par ménage de 58 000 USD et est propriétaire de sa maison;
  • parcourt en moyenne 7200 kilomètres répartis sur une trentaine (de 28 à 35) de jours par année;
  • est susceptible d’aimer la navigation de plaisance, la mécanique automobile, la chasse, l’équitation, l’environnement et la faune.

Motivations des utilisateurs

Pourquoi les gens choisissent-ils de voyager en RV? Voici les raisons qui sont ressorties d’un sondage réalisé par la firme de recherche Robert Hitlin Associates:

  • pour unifier la famille;
  • pour vivre de nouvelles expériences;
  • pour enseigner aux enfants le respect de la nature.

Pour plusieurs familles, cette façon de voyager est également l’occasion de réduire les coûts des vacances. Une étude de PKF démontre que des vacances en automobile, incluant l’hébergement dans les hôtels et les repas dans des restaurants à prix modiques, coûtent en moyenne 36% de plus que des voyages en VR. D’ailleurs, il semble que la hausse récente des prix de l’essence n’ait pas découragé les propriétaires de RV. Plus de 48% d’entre eux indiquent que cette augmentation n’influence pas leurs plans de voyages en VR, selon un sondage mené par la RVIA.

Parmi les services recherchés, un sondage réalisé auprès des lecteurs de RV Gazette mentionne que:

  • 80% préfèrent utiliser des campings offrant tous les services;
  • 49% veulent un service d’Internet sans fil;
  • 41% souhaitent voyager avec leur animal domestique.

On observe néanmoins que de plus en plus d’adeptes de VR recherchent des parcs de luxe comprenant des services tels que des clubs de golf, des spas et des terrains de tennis.

Espaces urbains pour l’accueil des VR

Plusieurs gestionnaires de villes s’interrogent sur l’opportunité de développer davantage le tourisme urbain lié aux VR. On se questionne notamment sur la possibilité d’offrir des espaces de stationnement de nuit gratuits, alors qu’ils sont interdits dans plusieurs endroits. De nombreux voyageurs utilisent régulièrement des terrains de stationnement disponibles durant leur voyage; cette pratique fait partie du style de vie de cette clientèle.

Les stationnements de la compagnie Walmart, qui autorise cette pratique, sont utilisés par 46% des voyageurs de VR. Ces données confirment la nature très hybride du comportement de vacances de ces campeurs qui s’accommodent très bien d’un espace asphalté pour passer une nuit en transit. Ils alloueront cette partie du budget à d’autres fins pendant le voyage.

Certaines municipalités ont choisi d’adopter des règlements de zonage afin de restreindre l’utilisation des stationnements de nuit autres que les lieux de camping. La Nouvelle-Écosse a été la première province canadienne à appliquer une telle mesure sur l’ensemble de son territoire, mais elle s’est ravisée depuis. L’État du Maine a récemment entamé le même processus afin de devenir le premier État américain à interdire cette pratique.

L’enjeu autour de cette question est grand, puisque:

  • la pression s’accentue de la part des propriétaires de terrains de camping qui considèrent cette pratique injuste à leur endroit;
  • des plaintes émergent également de la part des résidents;
  • une réglementation visant les VR comporte le danger d’aliéner cet important segment de clientèle qui est constitué d’une communauté très active et solidaire.

Il est sans doute préférable que la destination joue un rôle facilitant plutôt que restrictif. C’est d’ailleurs ce qu’une vaste étude a recommandé au gouvernement de la Nouvelle-Écosse qui avait adopté la ligne dure à cet égard et qui lui avait valu la réputation d’une destination peu accueillante pour les VR.

Lire aussi: Habitudes et motivations propres aux campeurs québécois

Sources:
– Cornwall, Andrew. «The economic effects in Nova Scotia of the RV overnight parking ban and aspects of campground minimum standards», Ezine Articles, 14 mars 2006.
– Eastwood, Donald G. «Recreational vehicle (RV) tourism: Options and opportunities for Toronto», Economic Development, Culture & Tourism, 22 mai 2007.
– Gray, Thomas Alan. «Will spring 2009 see a drop in RV purchases?», Suite101, 21 février 2009.
– Macquire, Suzanne. «A glance at the changing trends in the RV market segment», 20 avril 2007.
– O’Brien, Sharon. «Why RV travel so popular with baby boomers?», About.com, 26 février 2009.
– Print Measurement Bureau, 2004 à 2009.
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

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Marketing Tendances

Tendances et stratégies: extraits d’ITB Berlin

Du 10 au 12 mars dernier s’est tenue la conférence ITB à Berlin, où de nombreux sujets ont été abordés. En guise d’aperçu, mettez-vous au parfum des plus récents chiffres du tourisme mondial selon IPK de quelques grandes tendances en matière de consommation. Notez aussi les conseils de TripAdvisor pour intégrer les réseaux sociaux et ceux d’une région touristique exemplaire en ce qui concerne le branding.

Demande touristique en 2009 selon IPK

La conférence ITB à Berlin s’est ouverte sur les résultats peu glorieux de l’année 2009 pour l’industrie touristique ainsi que sur les prospectives de la firme IPK. Pour la première fois depuis qu’IPK a lancé le Travel Monitor en 1989, le volume de voyages à l’étranger a diminué. La baisse globale est de 4%.

Les voyages ont été plus courts qu’en 2008 (-7%), et les dépenses moins élevées (-9%). Les premiers mois de l’année ont été les plus difficiles, soit une baisse de 10% de janvier à avril, de 5% de mai à août et de 1% de septembre à décembre, les résultats de cette dernière période laissant ainsi entrevoir un répit.

L’hôtellerie aussi a vécu une année difficile. Les revenus par chambre ont été à la baisse de 26% en Asie, 19% en Amérique du Nord et en Europe, et 15% au Moyen-Orient. En Europe, les réservations en ligne ont maintenu le cap de la croissance; elles représentent maintenant 48% des réservations, en hausse de 11%.

Cette mauvaise performance n’est pas attribuable à une diminution de l’intérêt pour le voyage ou de la demande, mais bien à une baisse du pouvoir d’achat et du niveau de confiance en l’économie.

Les prévisions pour 2010 sont mitigées. Les optimistes entrevoient une reprise, mais certaines opinions négatives modèrent leurs ardeurs. En fait, les pessimistes prédisent qu’une crise financière peut être suivie d’une crise de la dette publique. Quelques pays comme la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Espagne et les États-Unis vivent d’ailleurs une situation difficile. Néanmoins, d’après diverses données économiques ainsi que des sondages sur les intentions de voyages, IPK prévoit une consolidation du tourisme en Europe (+1%), une baisse aux États-Unis (-5%) où la dette exerce encore un effet négatif et une reprise en Asie (+4%).

Tendances de consommation par Paul Flatters de Trajectory

Le coût réel du voyage a touché son niveau le plus bas depuis quelques années, considérant le prix des prestations et le pouvoir d’achat (graphique 1). Voyager coûtera progressivement plus cher et sera plus accessible aux résidents des pays plus riches, où le travail diminue en importance au profit des loisirs.

Graphique 1
Le coût réel des voyages
2008 = 1

Source: Trajectory.

M. Flatters mentionne quelques tendances de consommation qui influent sur le tourisme.

  • L’économie de l’expérience: ce qu’on fait est maintenant plus important que ce que l’on a.
  • La demande pour la simplicité: les consommateurs recherchent des produits pratiques leur simplifiant la vie.
  • L’épargne pour tous: même les individus n’ayant pas réellement besoin d’économiser s’orienteront de plus en plus vers une vie plus saine, où il y a moins de gaspillage. La récente crise leur a fait prendre conscience de la fragilité de leur équilibre.
  • Une consommation éthique et plus altruiste: on ne parle plus seulement d’environnement et d’écologie, mais d’une philosophie de consommation plus large.
  • Les expériences extravagantes, risquées ou frivoles ont moins la cote: populaires durant le boom économique, elles le seront moins à l’avenir.

Conseils sur les médias sociaux par Christine Petersen de TripAdvisor

Comment parler de tourisme de nos jours sans évoquer le bouleversement provoqué par les médias sociaux? Ils changent la donne et Christine Petersen a partagé quelques judicieux conseils à ce sujet.

  • Être proactif. À cet égard, TripAdvisor est un bon exemple avec la création de l’application pour Facebook «Cities I’have visited» qui lui a permis d’être efficacement présent sur ce réseau.
  • Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et faire des essais sur différentes plateformes.
  • Twitter est le meilleur outil pour engager le dialogue, profitez-en.
  • Il vaut parfois mieux améliorer la roue plutôt que de la réinventer. En d’autres mots, il est souhaitable d’observer ce que d’autres font.
  • Être ouvert d’esprit et ne pas chercher à rentabiliser rapidement les investissements sur les médias sociaux. L’apport peut être très profitable en matière de contenu et de commentaires.
  • Être amusant!

Recette du succès du branding de la région du sud du Tyrol en Italie par le Dr Christoph Engl

Cette province du nord-est de l’Italie, aussi appelée Bolzano, a récemment fait l’exercice de se doter d’une image de marque. Petit territoire à la culture à la fois germanophone et italienne, région montagneuse (les fameuses Dolomites) et ambiance méditerranéenne, agriculture et culture… quels atouts mettre de l’avant pour se démarquer?

M. Engl rappelle d’abord qu’il est impossible de créer une image d’une destination dans l’esprit des gens sans partir de certains fondements. Les gens imaginent une destination à partir de ce qu’ils connaissent. Il cite l’exemple de Paris : si on ne connaît pas la ville, on pense à la tour Eiffel, mais si on y a déjà passé du temps, on pense davantage à ses rues et terrasses. Le branding d’une destination consiste à choisir quelles images, parmi celles que le consommateur a en tête, serviront de positionnement.

Il importe aussi de tenir compte des grandes tendances de notre époque, c’est-à-dire la santé, la nature et l’authenticité, l’individualisme et le goût des services personnalisés ou le luxe qui s’éloigne du superflu pour aller vers le nécessaire.

La figure suivante explique les positionnements possibles pour un produit ou un service selon son niveau de désir et de notoriété. Le sud du Tyrol est considéré comme une destination très désirable et attrayante, mais peu connue mondialement.

tendances_et_strategies_image1

C’est le caractère à la fois symbiotique et contrasté de ses atouts qui a été retenu. Le positionnement est donc (traduction libre): Le sud du Tyrol est une symbiose contrastée de l’alpin et de la méditerranée, de la spontanéité et de la fiabilité, de la nature et de la culture. Ou la version courte: a life feeling.

Son positionnement et son logo, d’abord appliqués au tourisme, portent également un label de qualité pour les exportations de pommes, les entreprises locales et les événements.

Produits locaux (version italienne)

Championnats du monde d’athlétisme jeunesse 2009

Portail hôtelier

Comme un orchestre, tout doit être bien coordonné pour que le client n’entende que la musique.

Sources :
– Freitag, Rolf, CEO IPK International. «ITB World Travel Trands Report: Forecasting Global and Europpean Tourism – in cooperation with IPK International», ITB Berlin Convention, 10 mars 2010.
– Flatters, Paul, Partner, Trajectory – the futures partnership. «ITB Global Future Summit», ITB Berlin Convention, 10 mars 2010.
– Petersen, Christine, Chief Marketing Officer, TripAdvisor. «Web 2.0 ans Social Media: Lessons from Leaders», ITB Berlin Convention, 10 mars 2010.
– Dr Engl, Christoph, Director, Südtirol Marketing Gesellschaft. «Successful Destination Branding: Experiences from a First Mover», ITB Berlin Convention, 11 mars 2010.

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Produits et activités Tendances

Pronostics 2010 pour le secteur des congrès et des réunions

En 2009, les budgets alloués aux congrès et aux réunions professionnelles ont été fortement revus à la baisse, voire supprimés. En ce début d’année, les planificateurs d’évènements font part de leur relative confiance pour 2010 et n’évoquent plus l’incertitude économique comme un souci majeur. Des hausses de 2,8% du nombre de congrès organisés et de 4,5% du taux de participation, voilà ce que dévoile le rapport Future Watch 2010.

Des chiffres clés à surveiller pour l’année 2010

Les chiffres publiés dans le rapport Future Watch 2009 de MPI (Meeting Professional International) et d’American Express prévoyaient des baisses des budgets, du taux de participation ainsi que du nombre et de la durée des congrès organisés en 2009. Bonne nouvelle, le rapport de 2010 dévoile des prédictions moins alarmistes.

En effet, selon Future Watch 2010, les planificateurs de congrès s’attendent globalement à une hausse de 2,8% du nombre de congrès organisés. Ceux qui planifient des congrès d’entreprises anticipent une hausse de 3,6% tandis que les planificateurs de congrès d’associations prédisent une variation de moins de 1%, ce qui est tout de même mieux que la  baisse de 3,7% envisagée pour 2009. Quant à la hausse du taux de participation, elle devrait, selon les répondants, s’établir autour de 4,5%.

Par ailleurs, pour maintenir les coûts bas, les planificateurs américains disent vouloir organiser 80% des congrès aux États-Unis, ce qui représente une augmentation de 61% comparativement à l’année précédente.

De plus, l’influence de la perception d’une destination dans le choix du lieu de la tenue des congrès est très faible. Dans ce sens, seulement 6% des planificateurs de congrès d’entreprises et 2% des planificateurs de congrès d’associations y accordent de l’importance.

La responsabilité sociale des entreprises (RSE), toujours d’actualité

Contre toute attente et bien que le choix de voyages d’affaires plus respectueux de l’environnement aille souvent à l’encontre d’une stratégie de réduction des coûts plus prioritaire aux yeux des planificateurs, l’enquête réalisée par l’ACTE (Association of Corporate Travel Excecutives) confirme que la RSE n’est pas complètement hors jeu.

Environ 57% des répondants estiment que leurs entreprises ne réduiront pas leurs engagements quant à la RSE après la crise financière, d’autant plus que celle-ci est considérée par 19% des interrogés comme un facteur clé dans les décisions de diminuer les voyages d’affaires.

D’ailleurs, l’utilisation d’outils de réservation à des fins de RSE est en hausse:

  • 14% des répondants de l’enquête déclarent que leur outil dispose d’un calculateur en ligne des émissions de carbone;
  • 6% disent qu’il leur propose des options de réduction de l’impact carbone de leur transport avant d’effectuer une réservation;
  • 15% rapportent qu’il leur fournit des solutions de rechange aux voyages telles que la visioconférence ou les réunions téléphoniques.

À quoi s’attendre?

Les rapports Future Watch 2010 et l’enquête de l’ACTE, tous deux publiés en janvier de cette année, nous éclairent sur les tendances à venir pour 2010:

  • Sans trop de surprise, la réduction des coûts s’impose comme préoccupation majeure des planificateurs de congrès.
  • La proximité sera privilégiée: des réunions seront organisées non loin du domicile des participants pour accommoder ceux de moins en moins enclins à parcourir de grandes distances pour assister à des congrès.
  • Bien que les budgets soient surveillés de près, une augmentation du nombre de congrès et de participants est à prévoir.
  • On assistera à un raccourcissement des délais d’organisation de congrès. La proactivité et la flexibilité sont de mise.
  • Mesurer le retour sur investissement d’une participation à un congrès devient une pratique de plus en plus courante. En ce sens, Future Watch estime à 70% les planificateurs qui ont dit évaluer la pertinence et la valeur apportée lors de la participation à des congrès.
  • Les planificateurs se concentreront davantage sur l’efficience et le rendement des évènements et sur l’élimination des fioritures.
  • L’engagement en matière de RSE (responsabilité sociale des entreprises) demeure un objectif important et un potentiel de différenciation pour les entreprises et les associations qui peuvent démontrer un niveau élevé d’adhésion à des programmes de RSE efficaces.
  • Le besoin en matière de solutions technologiques reste plus que jamais d’actualité. Les organisateurs d’évènements ont le souci d’améliorer l’expérience audiovisuelle et s’intéressent aux solutions qui remplaceraient la participation physique aux congrès alors que les fournisseurs s’attardent davantage à des solutions qui bonifieraient la gestion de la relation client.
  • Le choix des destinations d’organisation de congrès sera largement influencé par les facteurs du prix et de la flexibilité de négociation des contrats au-delà de la perception que la destination peut susciter.

Les entreprises continuent de se concentrer sur la réduction des coûts et il faudra faire preuve de créativité et de flexibilité pour réussir à déloger la morosité de 2009.

Sources

  • Rapport Future Watch 2010 réalisé par MPI (Meeting Professional International) et American Express (1 832 répondants provenant de 39 pays).
  • ACTE (Association of Corporate Travel Excecutives). «Voyages d’affaires: la reprise sera lente, mais les entreprises maintiennent leur engagement en matière de responsabilité sociale», 9 février 2010 (enquête menée auprès de 317 voyageurs d’affaires, directeurs voyages et responsables achats en entreprises provenant de plusieurs pays).
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Produits et activités Tendances

Les activités hors saison pour les centres de villégiature: tendances et nouveautés

Skier l’été ou surfer sur une vague l’hiver, est-ce le futur des centres de villégiature? Même si l’activité de plein air authentique est irremplaçable, les structures fabriquées prolongent la pratique d’une activité hors saison en recréant les sensations ressenties. Aussi, elles s’ouvrent à la population en général ; pour le novice, elles permettent d’apprendre un sport tandis que pour l’enthousiaste, elles lui permettent de perfectionner sa technique, et ce, à l’année.

Selon Jeff Coy, président de JLC Hospitality Consulting, chaque activité extérieure sera bientôt offerte en version intérieure. Plus de 50 centres de ski intérieurs (snowdomes) existent à travers le monde et les parcs aquatiques reliés à un hôtel aux États-Unis ont connu une hausse fulgurante au cours des dernières années, passant de 33 en 2000 à 218 en 2009. Sur les 9,4 millions de pieds carrés d’espaces aquatiques, 61 % constituent des surfaces intérieures.

Toujours selon Coy, une diversification de l’offre est de mise à l’intérieur d’une stratégie «quatre-saisons». Le fusionnement de plusieurs éléments permet d’offrir sur un même territoire l’hébergement, le loisir et les services. Presque chaque nouveau projet d’hôtel inclut une variété de composantes qui créent une destination pour les affaires, le magasinage, les loisirs et le divertissement. Ces projets agissent comme un important pôle d’attraction pour la région. De plus en plus, les propriétaires et les développeurs tentent d’éliminer la saisonnalité et les aléas climatiques en générant des revenus à l’année. La montagne russe alpine, la luge alpine, le disc golf, les tyroliennes et plusieurs autres activités s’intègrent dans le paysage des centres de villégiature québécois depuis quelques années. Voyons d’autres exemples inspirants d’activités proposées ailleurs dans le monde.

Pourquoi ne pas pratiquer son sport de glisse préféré durant l’été?

L’idée de créer une surface sèche sur laquelle les skieurs peuvent pratiquer leur sport de glisse n’est pas nouvelle. Depuis les 25 dernières années, plus de 50 produits ont été développés mais au cours des dix dernières, la technologie s’est améliorée et permet aux skieurs et aux planchistes d’utiliser leur équipement sur ce type de surface. Neveplast et Snowflex constituent deux compagnies dominantes dans ce marché.

Activites_hors_saison_image1Neveplast offre des modules emboîtables permettant la glissade sur tube 365 jours par année et la pratique du ski ou de la planche à neige hors saison. Il est aussi possible de reproduire un parc à neige. La surface est faite à partir d’un procédé technologique unique permettant à l’utilisateur de glisser sans utiliser d’eau. La sensation ressentie par un skieur est semblable à celle éprouvée sur de la neige compacte. La structure ne nécessite pas un terrain à forte inclinaison; plusieurs types d’entreprises à caractère familial peuvent donc s’en prévaloir. Une occasion également de faire rouler le convoyeur d’une station de ski à l’année. Un parcours pour les personnes férues de ski de fond facilement adaptable en ville ou en montagne est aussi offert.

 

 

 

 

 

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Source:www.neveplast.com

À travers le monde, on trouve 200 installations pour la glissade sur tubes, 11 pour le ski en permanence et plus de 200 installations de ski artificielles temporaires pour les événements. En Amérique du Nord, seules des structures pour la glissade sur tubes ont été vendues.

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Source : www.neveplast.com

La compagnie anglaise Snowflex offre une structure composée d’un matériau synthétique breveté (voir schéma) permettant l’implantation d’une surface de glisse, majoritairement de type parc à neige, à l’année. Son aménagement relève d’une reconfiguration totale du site. En fonction des demandes de l’entreprise, Snowflex reproduit fidèlement la neige et assure un maximum de vitesse et de contrôle ainsi qu’une absorption du choc lors des chutes, à l’aide de sa membrane multicouche. Les pistes construites visent une clientèle de tous les niveaux et permettent non seulement de skier ou de surfer, mais aussi de glisser sur tube. En ce moment, 35 installations sont en place, et Snowflex a plus de 200 projets en cours.

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Source: www.snowflex.com

En Amérique, le premier «centre de glisse synthétique» pour le ski à l’année a fait son apparition sur le campus de la Liberty University à Lynchburg en 2009. Le Liberty Mountain Snowflex Centre possède une piste principale, des modules de parc à neige et un chalet à la base (voir la vidéo).

http://www.youtube.com/watch?v=vQiOZjrhhE8

Plus besoin d’eau glacée pour faire des patinoires

Les compagnies XTRAICE et Allied Ice Skating offrent des surfaces de glace synthétique. La plus grande station de ski d’Espagne, dans la Sierra Nevada, s’est équipée en 2009 d’une patinoire XTRAICE, utilisable été comme hiver.

Simuler une ronde de golf sur un terrain de golf? et pourquoi pas!

Le leader mondial en technologie de simulateur de golf, AboutGolf (Ohio), a installé jusqu’à maintenant plus de 500 simulateurs à travers le monde et son calepin de ventes cumule déjà 300 commandes pour l’année à venir. Selon la compagnie, le simulateur de tournoi de la PGA ajoute de la valeur à un terrain de golf. Que ce soit pour l’enseignement ou le sport, le simulateur aide à augmenter les parts de revenus pour les leçons, la restauration et les rondes jouées.

Un ballon gonflable pas comme les autres

La compagnie ZORB est établie en Nouvelle-Zélande depuis 14 ans. Son produit, le «ZORB Globe», est un ballon gonflable accueillant une ou deux personnes à l’intérieur. Sept pays ont obtenu la concession ZORB, incluant les États-Unis (Zorb Smoky Mountains). La compagnie est ouverte à l’octroi de concessions dans d’autres pays. Deux descentes sont offertes: l’une s’effectue en groupe où les participants sont immergés dans l’eau et l’autre en solo attaché à l’aide d’un harnais de sécurité. (Lire aussi: L’expérience touristique, une réelle valeur économique)

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La visite d’un territoire à vol d’oiseau

Établie en Europe depuis de nombreuses années, la tyrolienne est devenue une attraction populaire en Amérique du Nord. La société Aerofun (France) produit deux tyroliennes revisitées: le Fantasticable et le Tyrolcable. Le Fantasticable, de type plutôt extrême, se caractérise par une descente en position couchée sur le ventre pouvant atteindre une vitesse de 160 km/h. Le Tyrolcable s’apparente à une tyrolienne plus traditionnelle avec une descente en position assise allant jusqu’à 75 km/h. Actuellement, 5 sites en Europe sont équipés du Fantasticable et 4 du Tyrolcable. Le Fantasticable permet d’admirer le paysage montagneux des régions sur une longue distance. En Italie, le Fantasticable unit deux villages. Visionnez ci-dessous la vidéo du Fantasticable au Massif du Chablais à Châtel en Haute-Savoie.

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Source : Bol d’air: http://www.bol-d-air.fr/activites/fantasticable_7.html

Est-ce que votre entreprise a le potentiel de fonctionner pendant quatre saisons?

Dans un processus de mise en place d’activités étalées sur diverses saisons, la connaissance de la clientèle, du marché et du produit est cruciale. Selon Claire Humber de SE Group et David Belin de RRC Associates, il faut répondre à plusieurs questions clés, dont :

  • Quelle est la composition démographique et quelle est la taille de la zone de marché de votre centre de villégiature? Existe-t-il d’autres entreprises quatre-saisons à l’intérieur de cette zone?
  • Quelles sont les attractions environnantes? Quelles sont les attractions à considérer pour votre entreprise selon le marché? Est-ce que les autres attractions seraient complémentaires ou en concurrence à votre offre?
  • Est-ce que le site permet l’installation d’attractions? Des considérations environnementales? Des enjeux législatifs?
  • Quel serait l’impact de ces attractions éventuelles sur les possibilités d’emplois à l’année?
  • Quel est le retour sur l’investissement potentiel?

Une offre régionale variée et équilibrée est primordiale pour la réussite d’un nouveau projet. Les activités, autant hivernales qu’estivales, doivent être en complémentarité de manière à satisfaire une clientèle diversifiée.

Sources:

Allied Ice Forum

AboutGolf

Aerofun

Fantasticable

Liberty Mountain Snowflex Center

Neveplast

Snowflex

Xtraice
Distributeur en Amérique du Nord: http://www.xtraicebyagl.com/

ZORB

Humber, Claire et David Belin. «Are Summer Operations Right for You?», Ski Area Management, juillet 2009.

JLC Hospitality Consulting. http://www.jeffcoy.com/

Kahl, Rick. «Hot Fun in the Summer», Ski Area Management, janvier 2009.

Kaplan, Mitch. «Fakin’ it», Ski Area Management, janvier 2009.

Laroche, Roger. «De la glisse 12 mois par année, à quand un Snowflex au Québec?», Carnet du ski, 7 octobre 2009.  http://www.carnetduski.com/nouvelle.php?N=543

Oliver, Peter. «Reinventing Summer», Ski Area Management, juillet 2009.

Snow365.com. http://snow365.com/

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Hébergement Tendances

L’innovation et l’hôtel de demain

En hôtellerie, l’innovation est essentielle pour rester dans la course, se démarquer de la concurrence et s’adapter aux nouvelles tendances de consommation et de voyage. Qu’elle soit liée au produit, au service ou au processus de gestion, elle doit être au cœur des réflexions stratégiques des hôteliers. Pour éveiller des idées, rêver et se préparer au futur, voici une vision de l’hôtel de demain.

L’innovation débroussaillée

L’innovation en matière d’hébergement n’est pas aussi radicale que dans d’autres secteurs comme celui des nouvelles technologies, par exemple, où de nouveaux produits et services sont créés de toutes pièces. On parle davantage d’innovations qui augmentent la valeur de l’offre. Elles peuvent être liées soit au produit soit au processus de livraison de la prestation touristique.

Innovations liées au produit

  • Le produit lui-même:

–  Offre nouvelle ou modifiée;
–  Produit exemplaire (éco-installation, écoresponsable);
–  Produit combiné (hébergement, restauration, activités).

  • Le client: produit ciblé (jeunes, femmes d’affaires).
  • Le lieu: offre située dans un endroit insolite, unique.

Innovations liées à la livraison de la prestation touristique

  • La co-création. Les clients participent à la définition de l’offre ou de nouveaux produits, notamment par les communautés virtuelles. Technique d’abord utilisée par les Nike et Apple de ce monde, les chaînes hôtelières s’y mettent aussi.
  • Le recours à des experts. Par exemple, s’adjoindre les services de professeurs de yoga, de langues ou de danse, s’associer à une entreprise de production de spectacles ou encore à des experts en interprétation de la nature ou des arts.
  • Modes de réservation et de tarification innovants.
  • Gestion des ressources humaines.

Pour les entreprises de petite taille, c’est-à-dire la majorité, l’accès à l’innovation est souvent difficile. Elles doivent alors se doter de compétences ou de technologies adéquates et prendre du temps pour développer de nouveaux produits ou modes de gestion.

Maintenant, imaginez…

M. Mark Watkins, président du Comité pour la modernisation de l’hôtellerie française, partage sa vision de l’hôtel des 15 à 25 prochaines années dans la revue Espaces.

La technologie sera au cœur de l’hôtellerie de demain
Que ce soit pour modifier la température par commande vocale, l’éclairage ou le niveau d’humidité,  pour régler le volume du téléviseur ou pour contrôler la pression de la douche, tout sera automatisé. Le «sans-fil» est bien sûr la norme, et la sécurité est renforcée par la biométrie qui permet le contrôle de l’accès grâce à la détection de l’iris ou l’effleurement du doigt. Les clients détiennent une «carte» contenant des informations sur leurs préférences et d’autres aspects, comme leur santé. Les bornes d’enregistrement et de paiement existent déjà dans quelques hôtels. Elles se multiplieront et seront plus performantes. Tant les réservations que les paiements pourront également se faire à partir de téléphones intelligents.

La technologie est aussi un outil de gestion de l’hôtel. Elle permettra de détecter toute anomalie ou tout appareil en panne. Les téléviseurs sont toujours plus grands et de meilleure définition. Les modèles 3D envahissent les hôtels. Ces écrans sont liés à Internet ainsi qu’aux services de l’établissement (conciergerie, réception).

Un confort adapté au client
Les chambres d’hôtel n’ont pas beaucoup évolué depuis les quarante dernières années, le modèle est sensiblement le même. Il est peut-être temps de le revoir! La chambre de demain sera polyvalente et modifiable en temps réel. En effet, les murs pourront changer de teinte, les meubles seront plurifonctionnels (lit, plan de travail, espace de lecture) afin de mieux répondre aux divers besoins des voyageurs d’affaires, des familles, des seniors, etc.

L’humain gagne un centimètre tous les huit ans et les lits passeront donc de 2,1 à 2,2 mètres de long. L’ergonomie sera une condition à tout aménagement. Le bruit, principal aspect de mécontentement des clients, sera du passé grâce à une isolation phonique optimisée.

À l’attaque!
L’hôtel de demain fera la guerre aux bactéries, aux acariens et aux saletés. Les personnes asthmatiques s’y sentiront bien. Tous les matériaux seront hypoallergéniques, antitaches, voire autonettoyants, ou nécessiteront peu d’entretien.

Écologie et durabilité
À l’instar de l’hôtel viennois Stadhalle qui produit autant d’énergie qu’il en consomme, les établissements seront en mesure de fabriquer l’énergie renouvelable nécessaire à leurs besoins. Le recyclage des eaux usées et des déchets solides servira aussi à créer de l’énergie. Les serviettes jetables (mais récupérables et produisant éventuellement de l’énergie) existent déjà, mais sont peu agréables au toucher. Ce produit sera sûrement perfectionné dans les années à venir.

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www.hotelstadthalle.at/en

Les choix en matière de construction tiendront compte de la durabilité des matériaux. La société de consommation telle qu’on la connaît depuis plusieurs années n’a plus sa place. Il importe de protéger les ressources naturelles.

N’oublions pas le plus important: le client!
Les voyageurs auront toujours autant besoin d’émotions, de dépaysement et d’être rassurés. Il faudra faire attention de ne pas tomber dans le piège d’une présence trop forte de la technologie, au détriment de l’aspect social. Les avancements technologiques devront être compensés par les échanges et la chaleur du personnel. Cette partie n’est pas gagnée; malgré les progrès informatiques des dernières années, l’accueil n’a pas réellement changé. Bref, l’innovation sera aussi mise au service de la relation client qui devra être repensée.  M. Watkins conclut en rappelant qu’«un hôtel doit être un lieu où l’on s’ouvre à l’autre, où l’empathie règne, où l’on échange: c’est un lieu communicant et convivial».

Sources:

– Petit, Olivier et Pierre Liger. «L’innovation, une nécessité pour les hébergements touristiques», Espaces, novembre 2009.
– Watkins, Mark. «L’hôtel de demain est déjà sur les planches à dessins», Espaces, novembre 2009.
www.hotelstadthalle.at/en

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Produits et activités Tendances

Portrait des croisières internationales

L’année 2009, frappée de plein fouet par la crise économique, demeurera pour plusieurs secteurs de l’industrie touristique une année catastrophique. Pour les croisières, elle aura été plutôt une année de croissance du nombre de passagers, alimentée par une baisse importante des coûts des forfaits. Quant aux perspectives de 2010, elles sont des plus positives: nouveaux navires, nouvelles clientèles, augmentation des réservations et hausse des tarifs. De grandes tendances se pointent à l’horizon; on n’a qu’à penser au Web 2.0, au développement durable et à l’internationalisation de la clientèle. Voici un bref survol de cette industrie et de son avenir à court terme.

État de la situation

Au cours d’une présentation effectuée le 20 janvier 2010 par la Cruise Lines International Association (CLIA), messieurs Terry L. Dale et Richard E. Sasso, respectivement président et titulaire du comité marketing, ont partagé quelques prévisions pour l’année 2010. Le nombre de passagers devrait atteindre 14,3 millions alors qu’il était de 13,4 millions en 2009. Les prix seront à la hausse, mais toujours en deçà de ceux de 2008. Les grandes aubaines affichées à l’hiver 2009 ne reviendront pas cette année, mais il sera encore possible pour le consommateur de bénéficier de promotions spéciales telles que les crédits à dépenser à bord, le billet d’avion gratuit, les croisières 2 pour 1, etc.

Les compagnies introduiront 12 nouveaux navires en 2010, dont les très attendus Norwegian Epic, l’Allure of the Seas et le Disney Dream. Selon un sondage effectué auprès des agents affiliés de la CLIA, ces derniers sont extrêmement optimistes et prévoient une hausse des réservations pour les trois prochaines années. De plus, toujours selon une autre enquête menée par la CLIA,  34 millions d’Américains avaient l’intention de partir en croisière entre 2008 et 2011.

Par ailleurs, l’Alaska éprouve en ce moment d’énormes difficultés en raison des redéploiements annoncés par la plupart des compagnies d’ici les deux prochaines années. Si la tendance se maintient, l’Alaska Travel Industry Association prévoit une baisse de 140 000 passagers en 2010, pour atteindre un total de 860 000 personnes.

Tendance du Web 2.0 à surveiller

La plupart des compagnies utilisent quotidiennement le Web social dans leur campagne marketing. Il ne suffit que de regarder l’exemple du lancement d’Oasis of the Seas par Royal Caribbean à l’automne 2009. Un site Internet a d’abord été complètement dédié à ce nouveau bateau. Les visiteurs pouvaient suivre en temps réel l’évolution de sa construction. De nombreuses vidéos ont été mises en ligne, allant de la traversée inaugurale à la présentation des activités à bord. D’ailleurs, son passage risqué sous le pont Storebaelt au Danemark a suscité énormément d’intérêt sur la toile. Un concours en ligne a aussi été organisé pour dénicher des reporters 2.0. Au total, 4,8 millions de visiteurs uniques ont fréquenté le site.

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http://www.oasisoftheseas.com/

Cela sans parler de l’énorme succès du blogue de John Heald, directeur de croisières chez Carnival Cruise Lines. Son succès est si important qu’il a permis la tenue de deux croisières thématiques dédiées uniquement à ses lecteurs en 2009. La majorité des compagnies, de même que de nombreux ports d’escale, ont maintenant leurs profils Twitter et Facebook.

Voguer vers des croisières durables

Le développement durable devient aussi une préoccupation importante autant auprès des consommateurs que des compagnies et des représentants des destinations. Les croisières écologiques sont de plus en plus populaires et contribuent énormément au positionnement d’une destination. Que l’on pense à Écoventura qui utilise des panneaux solaires et des éoliennes sur ses croisières dans les îles Galapagos ou aux ports de Los Angeles, Seattle et Vancouver qui offrent maintenant le branchement à quai.

Le développement des excursions est aussi influencé par ce phénomène. Costa Cruises a développé 240 excursions écologiques afin de diminuer son impact environnemental. La région de la mer Baltique vient également de se doter d’un programme environnemental majeur. Entre autres, elle a  l’intention d’équiper tous ses ports d’installations de branchement à quai.

Finalement, un changement important de législation obligera les compagnies de croisières à utiliser un carburant moins lourd en oxydes de soufre à moins de 200 miles nautiques des côtes du Canada et des États-Unis (Lire aussi: Nouvelle réglementation sur la pollution de l’air par les compagnies de croisières: un désastre financier?). Évidemment, l’industrie s’inquiète quant à l’adoption de cette loi, principalement en raison de considérations économiques, par exemple la rentabilité des itinéraires effectués dans la zone protégée, mais aussi quant à la disponibilité du carburant en quantité suffisante.

Évolution de l’offre

Influencés par la crise économique, certains indicateurs se sont légèrement modifiés depuis quelques années. Ainsi, on dénote une plus grande sensibilité des consommateurs au prix des forfaits croisières. Les compagnies rivalisent d’ingéniosité pour créer des forfaits intéressants. Ce phénomène a aussi suscité la mise sur pied d’incitatifs économiques de la part des destinations. Les ports d’Ukraine offrent 50% de rabais à chacune des escales effectuées à l’hiver 2010. La sensibilité aux tarifs est également à l’origine de la multiplication des ports d’embarquement. La clientèle souhaite de plus en plus se rendre en voiture au lieu de départ de la croisière. De plus, la période entre l’achat du forfait et le départ en croisière s’est écourtée, passant de 5,6 mois en 2008 à 4,6 en 2009.

Les croisiéristes sont de plus en plus expérimentés. Ils ont navigué sur la mer des Caraïbes, près de l’Alaska ou le long de la côte ouest des États-Unis. Ils recherchent de nouvelles destinations. C’est pourquoi le secteur assiste présentement à l’émergence de certaines destinations du Moyen-Orient, de l’Asie du sud-est et de l’Australie. Le gain de popularité pour les croisières en Europe n’est pas non plus étranger à ce facteur. Les croisières fluviales représentent aussi un marché en pleine expansion. Ainsi, les agents de voyages affiliés à la CLIA indiquent que 34% de la clientèle démontre un très fort intérêt pour les croisières fluviales. En 2008, le nombre de lits disponibles eu Europe était de 71 300, une augmentation de 15% comparativement à 2007 et de 62% depuis 2005.

On observe d’autres tendances telles que la popularité des croisières thématiques, principalement culinaires et vinicoles, de même que le succès des excursions culturelles et privées. Un nouveau type d’excursion gagne en popularité: le mid-cruise. Il permet aux visiteurs de passer quelques jours dans une même destination. La compagnie Silversea Cruises a annoncé 40 forfaits de ce genre en 2010.

La clientèle s’internationalise

La clientèle se diversifie progressivement. Majoritairement américaine, la proportion des passagers de provenance internationale tend à augmenter de plus en plus rapidement. En effet, 13,4 millions de personnes ont fait une croisière en 2009; de ce nombre, 23,5% provenaient de l’international comparativement à 10% en 2000. De plus, une proportion grandissante de Canadiens prend la mer; ils étaient 775 000 à le faire en 2009, une augmentation de 9% par rapport à 2008. Les Canadiens représentent désormais le quart de la clientèle internationale des croisières.

Maintenant que le pire de la crise économique est passé, les prévisions pour les prochaines années sont des plus optimistes. Les tendances qui touchent ce secteur ressemblent à de nombreux égards à celles des autres secteurs de l’industrie touristique: développement durable, réseaux sociaux, consommateur de plus en plus expérimenté et informé, etc. Cette industrie n’a plus à démontrer sa résilience et son adaptation rapide aux changements.

Saurons-nous suivre la vague?

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

Source:
CLIA, Media Cruise Update, présentation du 20 janvier 2010.
CLIA, As a source of passengers and appealing cruise itineraries, Canada’s importance to cruise industry continues to grow.
CLIA, 2008 Cruise Market Profile Study.
European politics, Baltic Region: OPS for Sustainable Port Development, 12 octobre 2009.
http://www.travelweekly.com/article3_ektid206492.aspx
http://www.ecoventura.com/aboutus/ourgalapagoscommitment.aspx
http://www.expertcruiser.com/blog/mr-popular-carnival-announces-additional-bloggers-cruises-with-john-heald/
http://www.cruiseindustrynews.com/cruise-news/3530-1410-odessa-reducing-port-dues-in-2010.html

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme.

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Tendances

Sur le radar du Réseau de veille

Une nouvelle décennie est propice à jeter un regard prospectif sur les tendances qui ne devraient pas s’essouffler, celles qui se profilent à court terme, qui laissent présager une croissance, qui s’avèrent plus menaçantes et celles qui soulèvent des questions. Et ce voyageur de 2010, comment se présente-t-il?

Des tendances qui ne s’essouffleront pas à court terme

Le changement, sous toutes ses formes, continuera à rythmer l’environnement touristique et à défier ce secteur.

Le développement durable reste un impératif, on parlera même de décroissance soutenable. Le rapport annuel devra faire état de la responsabilité sociale de l’entreprise. L’économie sociale connaîtra un essor. On remettra en question la notion de progrès.

Le vieillissement de la population fait encore partie du paysage. Les séniors sont toujours plus actifs et en santé.

Internet, la techno, encore la techno et toujours la techno… son développement ne s’essouffle pas et multiplie les occasions pour qui veut devenir une entreprise 2.0, et ce, dans tous les départements: technologie mobile (le iPhone App Store ajoute 10 000 nouvelles applications chaque semaine), médias sociaux, transparence, temps réel, géolocalisation, 3D, réalité augmentée et virtuelle, crowdsourcing, viralité, agent Web, éthique, googlefication, vidéoconférences, etc. On parlera de plus en plus du 3.0 et du Web sémantique. Une multitude de nouveautés verront le jour. De quoi essouffler les entreprises touristiques.

Le milieu du travail devrait vivre toute une révolution. Un aperçu du menu: équipes multicolores, multigénérationnelles et même virtuelles, recrutement en ligne, horaires de travail personnalisés, rémunération et avantages sociaux à la carte, réseaux sociaux comme outils de travail, automatisation des tâches.

Le marketing, c’est sur le Web que ça se passe! La transparence des prix avantage le chasseur d’aubaines et le consommateur astucieux. Le voyageur commente, partage et évalue les expériences touristiques.  Son cercle d’amis s’étend non seulement à ses proches, mais aussi à la planète entière. Il consulte l’avis des gens ayant le même style de vie et les mêmes habitudes de consommation que lui. Leur parole est d’or! Le «word of mouth» devient «word of mouse», ce qui multiplie le rayonnement et l’influence dans la collectivité.

Des tendances qui perturbent le secteur touristique

Les changements climatiques bouleversent la planète. Le tourisme continue à composer avec les actes terroristes, les épidémies et les catastrophes naturelles. Les courbes de l’économie pourraient s’accentuer. Les questions d’éthique et de transparence occupent l’actualité.

En raison de la reprise de l’économie mondiale, la pénurie de main-d’œuvre deviendra un véritable casse-tête. L’entreprise devra soigner son image de marque et courtiser les candidats tout comme elle courtise ses clients.

Les gestionnaires devront apprendre à gérer leur entreprise dans l’incertitude et la turbulence des changements.

On se pose la question?

La récession changera-t-elle le comportement du consommateur de façon durable ou, si lors de la reprise, ce dernier reprendra ses anciennes habitudes?

Est-ce que les menaces environnementales et le marasme économique et financier actuel vont remettre en question les bases mêmes du système capitaliste?

Les changements climatiques influenceront-ils de façon considérable le secteur touristique et les activités des entreprises? Quelles stations de ski seront encore en exploitation d’ici 20 ans? La voiture électrique constituera-t-elle l’essentiel des flottes de location d’automobiles? La compensation pécuniaire des gaz à effet de serre s’ajoutera-t-elle à la facture du voyageur? Les contraintes de sécurité, la multiplication des surcharges et la volonté de réduire son empreinte environnementale viendront-elles à bout des voyageurs qui se tourneront davantage vers le tourisme de proximité?

Après le bigger is better, on pourrait assister au phénomène du less is more. Les ressources s’amenuisent, on se concentre sur l’essentiel, on conçoit des projets moins coûteux. On diminue les structures hiérarchiques. On bannit le tape-à-l’œil, les fioritures, le superflu et les emballages inutiles. On mise sur la simplicité, le retour aux sources, la qualité.

Dans un autre ordre d’idées, les touristes américains vont-ils renouer avec le Canada? Trouverons-nous la recette pour reconquérir l’intérêt des Américains, blasés de notre offre?

Ce qui se profile pour 2010

Une lueur d’espoir, un optimisme prudent et encore des prix réduits, même si une telle action ne se révèle pas être une stratégie gagnante.

Moins loin, moins longtemps, moins souvent, moins de luxe, beaucoup de gens continuent de voyager malgré leur budget serré. Les courts séjours se multiplient. Le voyageur réserve encore à la dernière minute, constatant qu’il reste des sous dans le portefeuille, conditionné par la météo qui le fait frissonner ou par un ras-le-bol qui l’incite à s’évader. Il chasse toujours les aubaines. Il en veut pour son argent, le meilleur rapport qualité-prix guide son choix.

Le statut de destination approuvée par la Chine facilite pour les entreprises canadiennes les démarches auprès de la clientèle chinoise.

Des événements majeurs engendrent d’importants flux touristiques: Jeux olympiques d’hiver à Vancouver, Exposition universelle de Shanghai, Coupe du monde de football en Afrique du Sud.

En croissance

Les touristes chinois, indiens et latinos sont toujours plus nombreux à voyager de même que les baby-boomers qui quittent massivement le marché du travail pour la retraite. Les voyages intergénérationnels se multiplient.

Plusieurs secteurs continuent d’avoir le vent dans les voiles: les croisières, le tourisme de santé et médical, les prestations de luxe, le tourisme engagé sous toutes ses formes (qu’on le nomme volontaire, responsable ou social), le tourisme d’aventure (de l’aventure douce à la forte dose d’adrénaline), le tourisme culturel, le tourisme spirituel (religion, bien-être, ressourcement).

Le «vert» s’enracine. Tout ce qui est éco, carbone neutre, respectueux de l’environnement continue d’avoir la cote auprès des voyageurs.

Les destinations nouvelles prennent le pas sur les destinations traditionnelles. Toutes les régions jouent du coude avec énergie pour se tailler une place. Tant les entreprises que les destinations évoluent dans les nombreux Top Ten au gré d’un «word of mouse» efficace, des événements marquants, des goûts du jour des voyageurs et de leurs coups de cœur, d’une image de marque bien mise en valeur, d’une campagne publicitaire qui se démarque.

Les niches continuent de se multiplier, tant du côté des clientèles (solos, femmes, sac à dos, familles, séniors, copines, nouveaux mariés, génération Y, etc.) que du côté des produits (tout ce qui se révèle une passion ou un passe-temps  comme la cuisine, l’ornithologie, les arts, l’histoire, l’archéologie, la musique, la religion, le vin, le sport, etc.).

Les vols dans l’espace constitueront les nouvelles expériences de luxe.

Le voyageur n’a pas fini d’être étonné et nous non plus d’ailleurs. Campagnes publicitaires, produits, on fait tout pour se démarquer et faire parler de soi. L’insolite et l’audacieux ont cours, on déconstruit les idées reçues. L’architecture continue de s’éclater et de surprendre. L’art descend dans la rue, prend forme à des places inattendues. Les toits et les murs verdissent et deviennent multifonctionnels. Les espaces pop-up pullulent. L’hébergement s’adapte aux modes de vie, se diversifie: on dort sur le canapé d’un inconnu, dans les arbres, dans un hôtel branché d’un centre-ville. On parle même d’hôtels volants et de structures flottantes.

Le voyageur de 2010

Il est «accro à la techno». Il est exigeant, averti et astucieux.

Il recherche une multiplicité d’expériences et de destinations. Il ne veut plus seulement enrichir ses connaissances, il est en quête de sens, d’authenticité. Il est intrépide, curieux. Il veut sortir des sentiers battus, découvrir, s’immerger dans la culture locale, connaître de nouveaux horizons. Il aime échanger et partager ses expériences.

Il adopte un mode de vie sain. Sa conscience environnementale se double d’une conscience sociale. Il est engagé, il souhaite contribuer à améliorer le monde, aider les plus démunis.

Il aime se payer du luxe. Il veut du sur-mesure et un service personnalisé.

Les souhaits pour la prochaine décennie

Innovation, créativité et audace!