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Tendances

Les colloques se déroulent maintenant sous le signe de l’interactivité et de l’hyperactivité…

On ne lève plus la main pour poser une question au conférencier, on le «tweet». Des écrans géants font défiler les questions et les commentaires des participants, et les conférenciers peuvent alors interagir avec eux. On peut suivre l’action en direct sur le Web. Les participants relatent l’événement à travers leurs blogues, Twitter, Flickr et YouTube. Un journaliste livre ses commentaires au fil des présentations. Les médias sociaux, ça ne change pas le monde sauf que… ils changent grandement les façons de faire!

Lorsque le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) a organisé, en octobre dernier à Québec, le Colloque international «ÊTES-VOUS PRÊTS? Génération C – Les 12-24 ans: Moteurs de transformation des organisations», il a voulu le faire à l’image de la génération C: plusieurs tribunes pour s’exprimer et l’occasion de tester sur place divers outils de collaboration en temps réel.

Même si la génération C est à l’aise avec ces modes de fonctionnement, il faut souligner que ces nouvelles façons de faire soulèvent la participation de toutes les générations.

Colloque branché et interactif

Les organisateurs du colloque invitent les participants à apporter leur ordinateur portable ou leur téléphone cellulaire. Quelques téléphones intelligents et un certain nombre d’ordinateurs sont mis à la disposition des congressistes. L’accès à Internet sans fil est gratuit. La consigne: ouvrez vos téléphones cellulaires.

Le conférencier s’adresse à un auditoire où plusieurs personnes manipulent leur téléphone ou sont derrière un écran d’ordinateur. Bien qu’assistant aux présentations dans la salle, les participants suivent en même temps ce qui seColloques_interactifs_hyperactifs_image1 déroule sur le Web et réagissent en temps réel aux propos du conférencier par Twitter. Commentaires et questions apparaissent sur grand écran sans aucune censure. Le présentateur les voit défiler sur un moniteur et peut interagir immédiatement avec les tweets s’il le souhaite.

Pour des mises à jour régulières et des petites capsules d’information, on peut se brancher sur Twitter et se joindre aux nombreux internautes qui suivent le colloque et le CEFRIO: http://twitter.com/CEFRIO.

Colloques_interactifs_hyperactifs_image2

Pour faciliter le suivi du colloque et la participation aux discussions, les organisateurs ont suggéré d’utiliser le hashtag #genc. Le hash quoi? Un hashtag dans Twitter est un mot clé précédé d’un # que l’on insère dans le gazouillis (tweet) de 140 caractères maximum et qui permet de classifier de l’information, d’en simplifier la recherche et de regrouper les gazouillis autour d’un même thème.

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Instantanéité et interactivité

Lorsque l’animateur interagit avec les tweets qui apparaissent à l’écran et les tweeters dans la salle, on souligne son dynamisme et le caractère vivant de ses interventions. Les conférenciers, quant à eux, les ignorent généralement. Il faut admettre que la concentration requise pour faire une présentation et interagir avec des messages qui défilent sans cesse n’est assurément pas facile.

On y voit aussi se succéder des messages liés à la logistique. Les piles des ordinateurs sont à plat et la difficulté de recharge est décriée.

Si quelqu’un intervient de façon déplacée sur le Web, il se fait remettre à l’ordre par les internautes. Ce fut le cas de quelqu’un qui s’amusait à lancer des publicités douteuses en ajoutant le #genc à la fin de ses messages. Il s’est empressé de s’excuser.

De plus, des personnes interviennent même s’ils n’assistent pas à l’événement, puisqu’ils suivent les commentaires qui s’y disent et y ajoutent leur grain de sel.

Enfin, un journaliste suit le colloque et diffuse ses informations sur Internet au fil des présentations.

Chacun y va de ses faits saillants

Les journalistes ne sont plus seuls à faire la couverture des événements. Les participants et d’autres personnes s’activent sur le Web:

  • la captation, sous formes diverses, permet de mettre en ligne des vidéos sur les blogues et sur YouTube;
  • Flickr sert à partager et à diffuser des photos captées sur le vif;
  • de nombreux échanges se tiennent sur les blogues;
  • les marque-pages partagés dans Del.icio.us font découvrir une foule de sites Internet reliés à la thématique du colloque;
  • en ce qui a trait à Twitter, à la fin du colloque, on dénombrait plus de 200 tweeters ayant collaboré à diffuser leurs idées et leurs opinions, et plus de 1800 tweets avec le hashtag #genc.

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Source: http://t.generationc.cefrio.qc.ca/.

Bienvenue dans le nouvel univers des colloques

Vous sentez-vous comme Liliane Laverdière, présidente de la Chambre de commerce de Québec, qui s’est décrite, lors du colloque, comme «une immigrante du numérique» qui «parle avec un accent» et qui avoue ne pas pouvoir envoyer 100 textos par jour?

Les colloques se déroulent maintenant sous le signe du direct, de l’instantanéité, de la transparence, de la collaboration et de l’interactivité. Pensez-y lors de l’organisation de votre prochain colloque.

Sources:
– Blog PRESENTability with DFG, [http://presentability.com/2009/10/20/colloque-c/] et
[http://presentability.com/2009/10/22/compte-rendu-du-colloque-gnration-c-2e-journe/].
– Blogue du colloque de la génération C – Cefrio, [http://generationc.cefrio.qc.ca/blog/].
– Moalla, Taïeb. «Le colloque sur la Génération C minute par minute», LeJournaldeQuébec.com, 19 octobre 2009, [http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/quebec/archives/2009/10/20091019-145705.html#texte].
– Séguin, Marilou. «Des réactions sur le vif pour un colloque… branché», RueFrontenac.com, 21 octobre 2009 [http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/societe/12518-colloque-c-experiences-laboratoire].

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Ailleurs dans le monde Segments de clientèles Tendances

Les segments de voyageurs les plus influents du futur

Les gestionnaires touristiques deviennent perplexes devant des voyageurs de plus en plus  imprévisibles et qui représentent une variété de cultures, de besoins et de modes de vie. Face à cette difficulté d’identification du voyageur moderne, il nous a semblé pertinent d’en présenter les groupes susceptibles de transformer le secteur touristique dans la prochaine décennie.

Des tendances propices au changement

Le comportement du voyageur est indéniablement influencé par plusieurs tendances économiques et technologiques. Dans ce sens, le rapport Traveller Tribes 2020, réalisé par le Henley Center HeadLight Vision pour le compte du géant de la distribution Amadeus, dresse comme suit les tendances influant sur le comportement du consommateur.

Les segments de voyageurs

Le rapport Traveller Tribes 2020 décrit quatre segments de voyageurs qui marqueront de façon importante le tourisme d’ici 2020.

Les Active Seniors

Nés entre 1945 et 1970, ils auront de 50 à 75 ans en 2020. Ayant beaucoup voyagé, ils sont exigeants et enclins à rechercher des séjours particuliers comme la visite de la famille et d’amis, le tourisme de santé et médical, le tourisme d’apprentissage et culturel ou encore des circuits d’écotourisme.

De plus en plus de personnes célibataires feront partie de cette catégorie et il est fort probable qu’elles chercheront des offres de voyage de groupe axées sur un intérêt commun ou de voyages en solo.

Il est vrai que ce segment sera plus nanti que celui de ses prédécesseurs, mais les fonds des Active Seniors seront tout de même limités. Ils seront donc sûrement à l’affût de la bonne affaire et magasineront beaucoup en ligne. Aussi, libérés des contraintes liées au temps, ils pourront bénéficier autant d’offres spéciales de dernière minute que d’occasions avantageuses de réservation à l’avance.

Des questions d’accessibilité et de confort se poseront pour ce segment. Les longs trajets, les files d’attente, les problèmes de vision et d’ouïe et diverses indispositions médicales seront autant d’obstacles qu’il faudra considérer lors de l’élaboration des offres destinées à ce groupe de voyageurs. Dans les aires d’embarquement et dans les hôtels par exemple, on peut s’attendre à voir des trousses de soins de santé personnalisées ainsi que des prestations de livraison des bagages à destination.

Les Global Clans

Selon les Nations Unies, le nombre international d’immigrants se chiffre à 191 millions et passera à 250 millions d’ici 2050. Grâce au faible coût des nouvelles technologies de communication, ils réussissent plus que jamais à maintenir un lien solide avec leur famille et leur pays d’origine. Cette réalité les amènera à contribuer fortement à l’augmentation des voyages de visites de parents et d’amis.

Leurs périodes de voyage risquent de coïncider avec les fêtes nationales, où la famille et les amis se réunissent traditionnellement. Comme ce sont des dates clés, il y a de fortes chances que ce segment effectue des réservations, à l’avance, bien que les imprévus familiaux provoquent parfois le recours à des offres de dernière minute. De plus, le but du déplacement étant la rencontre des proches, ce segment accorde moins d’importance à l’expérience même du voyage et est très sensible au prix.

L’un des premiers besoins de ce segment est de voyager en groupe, voire de retrouver d’autres membres de la famille lors de liaisons aériennes ou de déplacements internationaux. Le rôle des intervenants touristiques serait alors de faciliter ce processus de communication et d’échange entre les différents membres du groupe.

Les Cosmopolitan Commuters

Les Cosmopolitan Commuters, à la recherche d’une meilleure qualité de vie ou de meilleures perspectives de carrière, seront amenés à vivre et à travailler dans des régions différentes. Ce segment est principalement composé de jeunes gens, de la vingtaine à la quarantaine, qui profiteront de la baisse des coûts de transport et des horaires souples de travail pour mieux gérer leurs déplacements. La dépendance de ce nouveau style de vie vis à vis des coûts de voyage forcera peut-être les membres du groupe à baisser leur fréquence de déplacements (bimensuelle plutôt qu’hebdomadaire par exemple). Aussi, dans un souci d’optimisation du temps, ces voyageurs privilégieront certainement les liaisons aériennes et les lieux qui leur permettront de continuer de travailler tout au long de leurs déplacements.

Les Global Executives

Ce segment est le mieux nanti de tous les segments et comprend les cadres supérieurs d’entreprises internationales voyageant en première classe, voire de plus en plus, en avion-taxi ou en jet privé. Ces voyageurs proviennent principalement des pays développés, mais d’ici 2020 ils viendront de plus en plus des pays du BRIC.

Ce groupe est habitué à une excellente qualité de service et à des expériences de luxe, ce qui accroît ses aspirations et ses attentes. Les exploitants touristiques devront être en mesure d’offrir un service hautement personnalisé, d’une qualité supérieure et flexible aux modifications de dernière minute.

À chaque segment ses mots d’ordre

À part les Global Executives, tous les groupes ont un dénominateur commun: le prix.

D’autres segments de marché ont été identifiés, mais ont été jugés moins influents tels que les voyageurs seuls, les preneurs d’une année sabbatique, les étudiants et les voyageurs d’affaires à faible budget.

Le succès dans l’industrie du tourisme dans les années à venir repose grandement sur la compréhension du comportement du voyageur, de ses goûts et de ses habitudes ainsi que sur la capacité à développer des produits et services adaptés à chaque segment de consommateurs.

Sources:

  • Amadeus en partenariat avec Henley Centre HeadlightVison. «Future traveller Tribes 2020».
  • Conrady Roland, Martin Buck. «Trends and issues in Global Tourism 2008», 2008.
  • Gayet, Joël. «Le nouveau Marketing touristique est un marketing affinitaire », Espaces, septembre 2008.
  • Koch, Volkmar, Jürgen Ringbeck et Stefan Stroh. «Travel 2.0», 5 février 2008.
  • Woudhuysen, James. «Future traveller tribes, a new way of classifying air travellers that has implications for hôteliers», juillet 2007.
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Gestion Marketing Technologies Tendances

L’instantanéité ou la tendance du temps réel

La recherche, la publication, les commentaires, les nouvelles, les conversations, la comparaison de prix… tout cela en temps réel grâce à l’innovation technologique. Qu’est-ce que cette nouveauté implique pour les entreprises? Service à la clientèle, tarification, veille concurrentielle et diffusion en temps réel. Nous sommes à l’ère de l’instantanéité, phénomène que Trendwatching appelle «Nowism».

Les clients savent ce qu’ils veulent et exigent qu’il soit accessible là où ils sont et au moment où ils le désirent. Cette quête de gratification instantanée révolutionne les stratégies marketing, l’innovation et les canaux de distribution.

La notion de temps réel

La tendance du temps réel prend de plus en plus d’ampleur, principalement grâce à l’accroissement de l’utilisation des médias sociaux. Les réactions instantanées aux contributions des internautes dans Facebook et Twitter les rendent, comme le précise la psychologue Susan Weinschenk, littéralement accros à l’information. Les alertes de messages non lus, les nouveaux commentaires sur les profils, les tweets reçus, les récents résultats de recherche (illustration 1)… Chaque alerte devient une cloche de Pavlov qui stimule l’internaute en créant une dépendance et des réflexes de conditionnement d’une grande influence sur son comportement.

Recherche en temps réel Twitter

La recherche en temps réel influera-t-elle sur le référencement?

Twitter est le champion en titre à cet égard en ayant introduit la notion de mise à jour des résultats de recherche. À tel point que les moteurs traditionnels comme Google se sont dotés, pour ne plus être en marge de cette tendance, d’outils de recherche en temps réel.

À titre d’exemple, dans l’illustration 2 ci-dessous, on voit apparaître dans la page des résultats la section Latest results qui défile à vu d’œil et en continu au fur et à mesure que l’information est mise à jour sur le Web*.

Recherche Google en temps réel

Maintenant que l’affichage des résultats de recherche sur Google intègre cette nouvelle pratique, quelle en sera l’incidence sur le référencement et la visibilité sur le Web?

Le second outil qui répond à ce besoin d’instantanéité est sans conteste le téléphone cellulaire. Il offre un contact personnalisé et de proximité et permet de maintenir un lien permanent avec le voyageur.

Selon PhocusWright, pour chaque dollar dépensé en achat de billets d’avion, de location de voiture et d’hébergement, de deux à trois dollars sont dépensés en attractions, en repas au restaurant et en activités offertes à destination. Cela promet un brillant avenir pour le cellulaire qui deviendra l’outil par excellence pour la planification, le magasinage et la réservation pendant le voyage.

Le marketing suit le pas

Le besoin d’avoir accès à de l’information récente, le plus vite possible, se propage et exerce une pression sur le fonctionnement traditionnel des entreprises. Par conséquent, si un contenu en ligne est trop lourd, mal écrit ou trop ennuyeux, son substitut se trouve à un clic près.

Les dirigeants vivent les changements du marketing qui est passé de la forme traditionnelle hors ligne à un marketing en ligne et aujourd’hui en temps réel (graphique 1).

Évolution du Marketing

Le marketing en temps réel est personnalisé, dynamique et interactif. Il est aussi davantage centré sur le client que le produit. Il est continu en ce sens qu’il est alimenté 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Les décideurs marketing gèrent désormais le trafic informationnel comme les aiguilleurs du ciel gèrent le trafic aérien. Un large spectre d’intervention où il faut parfois réagir sur-le-champ.

La création du contenu répond à l’urgence de l’instantanéité et privilégie la livraison rapide d’une information brute plutôt que la livraison lente d’une information élaborée. Publier de l’information sur une base fréquente est devenu crucial, car on assiste à un rétrécissement du délai de réponse et de réactivité.

Vivre le moment présent

Picture 2

L’instantanéité est-elle devenue le nouveau mantra? Dans un précédent article Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère, nous avions parlé des pop up hôtels, restaurants et kiosques qui gagnent en popularité et qui reflètent ce sentiment d’instantanéité ainsi que cette mise en relief du moment présent.

L’influent écrivain Eckhart Tolle n’était-il pas avant-gardiste lorsqu’il a fait l’éloge du moment présent dans son livre publié en 1999 : The Power of the Now [Le pouvoir du moment présent]?

Désormais, les délais d’échanges se rapprochent et l’actualisation est de mise. Adaptons nos mentalités et intégrons cette notion de temps réel à la promotion et à la distribution des produits et services.

*Pour tester la recherche en temps réel de Google, il suffit d’aller à l’adresse http://www.google.com/trends et de choisir un des sujets de la liste Hot Topics. La section Latest results est en bas de page des résultats et se met à jour continuellement.

Sources

  • Elliott Ng. «PhoCusWright 2009 Travel Innovation Summit: Winners and Trends», 19 novembre 2009.
  • John Carcutt, SEO Manager, MEDIAWHIZ. «The Real dish on Real time search», 2009.
  • Orénoque. «La recherche en temps réel nous transforme tous en éditeurs de contenus», 8 décembre 2009.
  • Pete Cashmore. «Brace yourself for the real-time Web», 10 décembre 2009.
  • Roger Kondrat, West17Media. «Real Time Web: The Third Leg of Marketing», 2009.
  • Roland Conrady et Martin Buck. «Trends and issues in Global Tourism 2008», 2008.
  • Shiv Singh. «Real-Time Marketing: Operationalizing The Use of Social Media», 8 novembre 2009
  • Susan Weinschenk, Ph.D. «100 Things You Should Know About People: #8 — Dopamine Makes You Addicted To Seeking Information», 7 novembre 2009.
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Segments de clientèles Tendances

Deux tendances à surveiller: les «Funemployed» et les concierges pour tous

Le Réseau de veille en tourisme était présent au World Travel Market, où il assistait à la conférence d’ouverture d’Euromonitor International sur les tendances globales dans l’industrie. Pour les fins de cette analyse, nous avons retenu les deux plus pertinentes pour l’industrie touristique québécoise.

Les «funemployed» à la hausse en Amérique du Nord

En moins d’un an, le taux de chômage aux États-Unis a presque doublé pour atteindre 9%. Ces tout nouveaux «pauvres» âgés de moins de 35 ans, majoritairement célibataires, sans enfants et sans hypothèque, sont désormais riches en temps libre. Leur attitude: tant qu’à être au chômage, pourquoi ne pas en profiter pour voyager? C’est maintenant ou jamais. Toutefois, comme ils ont moins d’argent, ils cherchent LA meilleure affaire.

Certaines entreprises l’ont compris et ciblent particulièrement les «funemployed». C’est le cas d’Intrepid Travel USA avec sa promotion «Laid off? Take Off!» qui leur offre un rabais de 15% sur tous les forfaits jusqu’au 31 décembre 2009 s’ils peuvent prouver qu’ils ont perdu leur emploi au cours de l’année. Quant à Squaw Valley Ski Resort, il a réduit de 62% le prix de ses billets de remontée pour tous les employés de l’État ayant perdu leur emploi à la réception d’une preuve de mise à pied. Même des entreprises destinées au tourisme de luxe comme les villas Recreo Costa Rica y vont de leur forfait «Layoff Layback», incluant une nuit gratuite après quatre nuitées payantes.

Les «funemployed» constituent un bassin de personnes libres de voyager à n’importe quelle période de l’année. Pourquoi ne pas en profiter pour leur offrir:

  • des rabais hors saison et ainsi accroître l’achalandage;
  • des séjours prolongés et des voyages longue distance?

En raison d’une demande radicalement à la baisse en 2009, le prix des voyages a diminué en moyenne de 20 à 30% par rapport à 2008, favorisant ainsi les voyages des «funemployed».

Taux de chômage selon l'âge en Amérique du Nord en 2008 - Euromonitor

En dépit de certains signes de stabilisation, on prévoit un déclin de 2,6% de la croissance du PIB en Amérique du Nord en 2009. Le taux de chômage devrait atteindre une autre pointe en 2010 avant de diminuer progressivement. Malgré cela, il maintiendrait un niveau record pour les cinq prochaines années. La durée moyenne de chômage persistera à un degré élevé et entraînera la croissance du bassin des «funemployed» à court terme.

Après 2010, la population active enregistrera une nouvelle croissance pour atteindre le taux de 2008 en… 2013.

Les entreprises et les consommateurs demeureront sensibles au prix et prudents dans leurs choix de séjour avec une prédominance à la consommation «réfléchie».

Des services de concierge pour les marchés de masse

De nos jours, les consommateurs sont vite affolés par la quantité inouïe d’information sur les voyages et les services touristiques offerts sur Internet. Ils ont besoin d’être guidés par quelqu’un qui leur inspire confiance, qui les accompagne dans leur recherche de renseignements et leur fournit des services personnalisés. C’est exactement le rôle que joue actuellement le concierge d’une agence spécialisée dans les produits de luxe auprès de sa clientèle. Jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil!

Pourtant, on ne parle plus dorénavant de répondre à cette seule clientèle de luxe, mais bien d’élargir ce service aux consommateurs de masse afin de leur offrir une valeur ajoutée. Ainsi, tout en s’assurant de la satisfaction et de la loyauté de nouveaux clients, les entreprises peuvent se différencier de leurs concurrents. Déjà, Virgin Holidays mène la course grâce à son service Virgin Holidays Concierge, et Kuoni la talonne de très près. Cette dernière prévoit fournir ses services de concierge à l’ensemble de sa clientèle dès 2010 au coût de 25 euros par personne.
Ironiquement, cette tendance ne découle pas de la récession mondiale, mais plutôt du changement d’habitudes des consommateurs, d’une forte concurrence dans l’industrie touristique et des améliorations technologiques qui permettent aux entreprises de fournir des services personnalisés de concierge à une masse de touristes à un coût abordable.

Les services de concierge s’étendent de l’expert de la destination à l’agent de voyages traditionnel. Le premier contacte le client avant son départ afin de l’aider à créer une expérience sur mesure, alors que le second lui offre un service avant, pendant et après le voyage pour l’aider à le planifier, pour supporter le client pendant son séjour et lui prouver sa loyauté en communiquant régulièrement avec lui après son voyage.

Utilisation des services de concierge par type de service

Une situation économique difficile qui dure et perdure

Selon Euromonitor, on devra attendre 2013 afin que l’industrie touristique parvienne à rattraper le niveau d’avant-crise, et ce, grâce aux économies émergentes qui nous sortiront de cette récession. Toutefois, la demande sera ralentie par le peu de confiance des consommateurs. Il faudra donc ruser ou s’adapter pour convaincre les gens de voyager.

Lire aussi:

Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère

L’hôtellerie s’adapte aux préférences des femmes

Source:

– WTM en association avec Euromonitor International. «Global Trends Report 2009», 65 pages.

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Produits et activités Segments de clientèles Tendances

Tendances 2010 dans le tourisme d’aventure

Les intérêts et les comportements des touristes d’aventure ont changé. Comment l’évolution des aspirations de cette clientèle influera-t-elle sur la composition de l’offre et sur les stratégies de marketing à l’aube de la saison 2010? Les mythes concernant l’absence d’occasions pour la distribution en ligne pour ce type de produit persistent… et pourtant! Compte rendu inspiré de l’Adventure Travel World Summit qui s’est déroulé dans la région de Charlevoix en octobre dernier.

Qui est le touriste d’aventure?

Xola, une firme de recherche sur le tourisme d’aventure, dresse quelques caractéristiques propres à cette clientèle aux États-Unis:

  • représentée par tous les groupes d’âge (27% des touristes sont âgés de 25 à 44 ans, 25% ont plus de 54 ans);
  • composée d’une forte proportion de voyageurs internationaux (62% ont fait au moins un voyage d’agrément à l’international au cours des trois dernières années);
  • 80% détiennent un passeport;
  • 68% disposent d’un revenu familial de plus de 75 000 USD.

Les activités les plus demandées sont la randonnée pédestre (81%), les aventures avec expériences culturelles (68%), le trekking (55%), l’observation de la nature (54%) et les parcs nationaux (53%). Le coût moyen d’un voyage d’aventure est de 3000 USD.

Les changements observés auprès de la clientèle

Afin de faire la lumière sur les dernières tendances du secteur, l’Adventure Travel Trade Association (ATTA) a dévoilé les résultats d’un sondage mené durant la première moitié de l’année 2009 auprès de 287 grossistes de tourisme d’aventure répartis dans 51 pays. Durant cette période, 33% des entreprises ont mentionné qu’en dépit de la crise économique, les réservations de l’année étaient en hausse. La majorité (56%) faisait toutefois état de réservations à la baisse par rapport à l’année précédente.

Les tendances pour 2010 lèvent aussi le voile sur des changements par rapport à la demande. On note un intérêt accru pour les éléments suivants (proportion d’entreprises ayant noté une augmentation):

  • itinéraires personnalisés (84%);
  • voyages axés sur des activités d’aventure (79%);
  • voyages plus courts (73%);
  • aventures axées sur une interaction culturelle (70%);
  • voyages plus rapprochés, des vols moins longs (55%);
  • voyages multigénérationnels (55%);
  • forfaits incluant une composante de tourisme volontaire (40%).

On note également une forte demande pour des produits de haute qualité, particulièrement ceux misant sur le développement durable. Les voyageurs sont beaucoup mieux informés à propos de cet aspect et le réclame davantage au moment de choisir leurs forfaits. Les entreprises doivent adapter leurs efforts marketing et de relations publiques afin que le message et le produit reflètent cette tendance.

Des changements ont également été observés quant aux destinations d’aventure recherchées par les voyageurs. Les régions ayant enregistré la plus forte augmentation d’intérêt sont les suivantes:

  • Amérique du Sud (26%);
  • Afrique du Sud (24%);
  • Europe de l’Ouest (23%);
  • Moyen-Orient (20%);
  • Asie du Sud (20%).

L’incertitude généralisée liée à la crise économique mondiale a aussi entraîné des changements dans les habitudes de réservation. La clientèle des grossistes réserve dorénavant moins longtemps d’avance. Plus de 35% d’entre eux croient que ce comportement est enraciné alors que le tiers des exploitants estiment plutôt que l’avenir est très difficile à prévoir à ce chapitre.

L’aventure du Web

Le virage Internet se poursuivra en 2010 pour les entreprises de tourisme d’aventure alors que 72% d’entre elles augmenteront leurs dépenses allouées à l’optimisation des moteurs de recherche et que 66% auront un budget de publicité en ligne accru. De plus, 77% des grossistes prévoient dédier une ressource spécialement pour les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook. Près de la moitié des gestionnaires anticipent diminuer ou éliminer les publicités traditionnelles.

Dans un atelier distinct, Stephen Joyce de la firme Sentias Software abordait d’ailleurs d’importants enjeux en lien avec le réseau de distribution. Il a notamment fait état de quatre mythes associés à la vente de produits de tourisme d’aventure.

1- Le tourisme d’aventure est trop complexe pour être vendu en ligne

Stephen Joyce pense au contraire que les forfaits d’aventure ne sont pas complexes, mais constituent plutôt un amalgame de produits simples. Si l’on arrive à simplifier l’offre en décomposant les forfaits en blocs distincts, il est facilement envisageable de la distribuer en ligne. Par exemple, un safari de 10 jours en Afrique pourrait se diviser en trois expériences d’hébergement, en trois tours guidés et en deux transferts aériens.

2- Les GDS ne sont pas accessibles aux produits de tourisme d’aventure

C’est parce que l’offre d’aventure en ligne est limitée qu’il n’y pas lieu d’en effectuer la distribution via un GDS majeur. Il vaut mieux envisager de conclure un partenariat avec un important regroupement d’agences de voyages qui procurerait un accès à son réseau mondial de points de vente. Un partenariat avec les DMO (organisation de gestion de la destination) locaux, pour figurer parmi l’offre Web à destination, s’avère aussi une option intéressante en matière de stratégie de distribution.

3- La standardisation nécessaire à la distribution entraînera la banalisation

Selon Stephen Joyce, bien que la création de critères de standardisation favorise le magasinage de la clientèle, cela ne change rien au fait que le tourisme d’aventure est d’abord composé d’expériences variant énormément d’un forfait à l’autre. La possibilité de comparer les produits par un filtre de standards communs pourrait au contraire amplifier les éléments de différentiation et simplifier le processus de recherche et de sélection pour les consommateurs.

4- Le coût de la distribution est trop élevé

Pour qu’un forfait d’aventure soit rentable à vendre par le biais du réseau de distribution, il doit disposer d’une marge bénéficiaire d’environ 30% à 40%. Selon le canal choisi, le coût de distribution d’un produit d’aventure varie de 18% à 30%. L’objectif consiste à planifier une telle marge et à adopter la prémisse qu’une vente réalisée sur l’un de ces canaux ne se serait pas matérialisée autrement. Il ne faut pas négliger le fait que c’est habituellement le réseau de distribution qui paie les coûts de marketing associés à la vente du produit.

En conclusion, même si le secteur du tourisme d’aventure n’a pas été épargné par la crise économique, la plupart des entreprises y résistent bien. La demande pour des produits offrant des expériences riches, qui épousent les principes du développement durable, demeure forte.

Source:
– Adventure Travel World Summit, conférence qui s’est déroulée à Charlevoix, du 19 au 22 octobre 2009.

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Segments de clientèles Technologies Tendances

Nouvelle dynamique du voyage d’affaires

Il s’opère des changements fondamentaux dans la perception du voyage d’affaires. Saviez-vous que les entreprises ne se contentent plus de réduire les dépenses allouées aux voyages, mais doivent par surcroît les associer à des revenus? Aussi se conforment-elles à de nouvelles politiques de voyage qui mettent l’accent autant sur une conscience sociale et environnementale que financière. Les innovations technologiques soutiennent ces changements et les bouleversent à la fois, multipliant les points de contact avec le voyageur.

Remise en cause de la pertinence du voyage d’affaires

Selon le rapport U.S Corporate Travel Distribution publié en juillet dernier par PhoCusWright, le voyage d’affaires fait l’objet d’importants changements, dont le remaniement des politiques internes de voyage des entreprises. Désormais, on étudie rigoureusement les coûts et le retour sur investissement des déplacements et on met l’accent sur la justification économique de leur pertinence.

KDS (une entreprise de conseils en voyage corporatif) corrobore d’ailleurs ce constat dans l’étude qu’elle a menée auprès de voyageurs d’affaires français. Il semble, en effet, que les déplacements à buts commerciaux soient encore permis tandis que les voyages inter-entreprises ou de formation sont tous réévalués.

Ces démarches s’expliquent aisément par le développement de solutions de rechange au voyage telles la vidéoconférence ou la formation à distance par Internet (e-learning).

Toujours dans le souci de minimiser les dépenses, les entreprises incitent de plus en plus leurs employés à adopter le voyage d’un jour (one day travel).

Tendances à surveiller

PhoCusWright a tenté d’identifier les tendances en matière de voyage d’affaires pour les trois prochaines années. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

  • Le Triple Bottom Line ou «triple résultat »

Selon PhoCusWright, 22% des entreprises américaines ont déjà intégré l’approche du Triple Bottom Line et 40% prévoient le faire au cours des cinq prochaines années; approche qui consiste à prendre en compte les performances écologiques et sociales d’une entreprise et non seulement son rendement financier. Dorénavant, il sera de plus en plus commun d’évaluer les entreprises sous ces trois angles (Figure 1).

Triple Bottom line

Lors de l’achat du voyage, la tendance sera d’utiliser des solutions plus respectueuses de l’environnement ou carrément d’opter pour des alternatives aux déplacements non générateurs de profits. Par exemple, privilégier le transport en navette plutôt qu’en voiture, choisir des véhicules hybrides, favoriser le voyage en train ou par avion selon l’impact environnemental généré.

Conscients de l’incidence de ces nouveaux besoins dans le processus décisionnel du voyageur d’affaires, certains fournisseurs touristiques intègrent déjà ces critères dans leur stratégie de positionnement et de communication. Par exemple, la chaîne hôtelière Mariott International a lancé son programme international qui a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 6 % pour chaque chambre d’ici 2010. Aussi, British Airways a annoncé son objectif d’améliorer de 30% sa gestion de carburant pour 2010 également.

Bien que de nombreuses compagnies voient l’adhésion aux protocoles du triple résultat comme une action lourde et difficile à réaliser en pleine récession, il n’en demeure pas moins qu’il existe une pression croissante des parties prenantes pour l’adoption de cette approche, surtout en ce qui concerne les politiques de voyage.

Notons que de plus en plus d’agences gouvernementales américaines présentent leur performance triple résultat dans leur rapport annuel.

  • Utilisation croissante de la technologie

L’entreprise a autant besoin d’avoir un processus d’achat balisé et transparent que d’automatiser la saisie et le remboursement des dépenses avant, pendant et après les voyages. Par conséquent, de nombreux outils, notamment les outils d’autoréservation (Self Booking Tools), ont été développés afin de rendre l’expérience d’achat conviviale et intégrée. La progressive utilisation d’Internet y a largement contribué, et la tendance veut que cette croissance continue (Graphique 1).

Réservations en ligne et hors ligne des entreprises américaines 2007-2011

Autre outil technologique, les cellulaires. Environ sept voyageurs d’affaires sur dix utilisent un cellulaire intelligent (PhoCusWright’s Mobile: The Next Platform for travel), ce qui leur permet d’effectuer les enregistrements, les départs d’aéroport et d’hôtel, de recevoir des itinéraires et des alertes sur les conditions de voyage.

L’utilisation de ces nouveaux outils augmentera et s’améliorera. Ils permettront la transmission d’informations personnalisées en fonction du voyageur et de la destination où il se trouve. Celui-ci pourra valider ses achats, effectuer des paiements, transmettre ses notes de frais, etc.

Le mot d’ordre pour une stratégie technologique efficace est de simplifier et d’automatiser au maximum le processus d’achat ainsi que d’optimiser les points de contact avec le voyageur.

  • Un processus d’achat personnalisé

Vu le développement d’outils de réservations technologiques sophistiqués, l’aspect transactionnel de l’achat du voyage d’affaires se concentre davantage sur le voyageur lui-même. Ainsi, son historique de transactions et ses préférences de voyages sont sauvegardés et lui sont proposés lorsqu’il effectue des achats similaires ou lorsqu’il retourne à une même destination. Les outils d’autoréservation deviennent intelligents et intègrent une touche personnalisée au sein du programme d’affaires.

De ce fait, la vente d’un billet d’avion ou la location d’une chambre d’hôtel peut être adaptée et inclure des services optionnels (frais en sus) ayant une valeur ajoutée pour le voyageur en question. Autant d’occasions de création de valeur ajoutée et de concrétisation de vente.

  • Les PME: marché à conquérir

En raison de leur petite taille, les PME ont des budgets de voyage limités, n’ont généralement pas de politiques de voyage et ont du mal à négocier des programmes d’achats auprès de fournisseurs touristiques. De plus, elles n’ont pas toujours les moyens financiers pour acquérir des outils technologiques personnalisés pour gérer les voyages.

Cependant, les PME représentent un large segment non négligeable. Aux États-Unis, on recense plus de six millions de PME. Résultat: des intervenants touristiques entreprennent déjà de cibler plus agressivement ce marché prometteur. À titre d’exemple, l’agence de voyages d’affaires Avexia Voyages s’est déjà spécialisée dans ce segment en venant combler les lacunes organisationnelles et technologiques des PME. Elle a créé six offres standards appelées «passeports» pour assister les voyageurs d’affaires des PME tout au long du cycle de leur voyage.

Nombreux s’accordent pour dire que la séduction de cette clientèle par les fournisseurs de services prendra certainement de l’ampleur dans les années à venir.

Sources

  • PhoCusWright, «U.S Corporate Travel Distribution Fourth Edition», juillet 2009.
  • L’Écho touristique , 4 septembre 2009.
  • PhoCusWright, «Mobile : The Next Platform for travel», avril 2009.
  • L’Écho touristique , 12 juin 2009.
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Faits et chiffres Hébergement Produits et activités Tendances

Activités, attraits et événements favoris des Québécois

Saviez-vous que 24% des Québécois en voyage d’agrément au Canada vont… à la plage? Que les activités sportives sont particulièrement populaires? Que 769 000 Québécois ont assisté aux Feux Loto-Québec? Saviez-vous qu’une proportion égale (plus de 18%) des Québécois fréquente le Vieux-Port de Montréal et le Vieux-Québec? Enfin, connaissez-vous les activités qu’ils privilégient lors de séjours à l’extérieur du Canada?

D’entrée de jeu, spécifions que les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total des voyageurs Québécois (12 ans et plus) pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Ces données de PMB proviennent d’un sondage annuel, administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Notez également ces précisions méthodologiques:

  • Les années mentionnées sont celles où le sondage a paru et les données ont été recueillies dans les 12 mois à 18 mois précédents.
  • Il s’agit de nombre d’individus et non de visites. Un individu ayant fréquenté un attrait ou un événement plusieurs fois n’est comptabilisé qu’une seule fois.
  • Il s’agit des Québécois, ces données ne tiennent pas compte des visiteurs hors Québec.

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Selon Print Measurement Bureau (PMB), 3,3 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (48,6%), ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2009. Parmi ces voyageurs, 74% ont voyagé au Québec, 30% en Ontario et 5% au Nouveau-Brunswick.

Certaines activités pratiquées par les Québécois lors de ces voyages ont un taux d’adoption important parmi les voyageurs (graphique 1). Le magasinage domine, mais le quart des répondants choisissent la plage.

Plusieurs activités sont en hausse de popularité. Entre les sondages de 2003 et 2009, mentionnons le magasinage, les activités sportives, la participation à des événements culturels, la chasse ou la pêche, le ski alpin ou la planche à neige, les événements sportifs ainsi que le golf. Cet intérêt pour le sport en général rejoint les observations tirées de l’analyse des loisirs des Québécois (lire aussi: Les loisirs des Québécois).

L’intérêt pour les randonnées ou excursions d’aventure, les parcs nationaux ou provinciaux, les parcs à thème ou zoos, les musées ou galeries d’art ainsi que le night life ont connu une légère diminution entre ces deux sondages.

L’indice 100 indique la propension à pratiquer ces activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont souvent plus bas. Les Québécois sont moins attirés que l’ensemble des Canadiens par le night life (43), le magasinage (71) ou la visite d’un parc national (76). Ils sont néanmoins plus enclins que la moyenne canadienne à assister à des événements culturels (128), à pratiquer des activités sportives (112) ou encore à faire des randonnées ou des tours d’aventure (105) lors de leurs voyages au Canada.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois n’ont pas voyagé qu’au Canada au cours des dernières années, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, au fil des ans, à avoir fait au moins un voyage à l’extérieur du pays. En fait, ce nombre est passé de 1 251 000 lors de l’enquête 2003 à 1 399 000 en 2006 pour atteindre 2 453 000 en 2009, une augmentation globale de 96%! Leurs destinations préférées sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, la France et la République Dominicaine.

Si l’on tient compte de ces destinations, il n’est pas étonnant de retrouver la plage au premier rang des activités pratiquées lors des voyages à l’extérieur du Canada (graphique 2). Plus de la moitié des Québécois font un séjour à la plage. Le magasinage se trouve au 2e rang et est en hausse de popularité.

Autres hausses à souligner, les randonnées ou excursions d’aventure rejoignaient 13% des voyageurs en 2003 et 17% en 2009 (croissance absolue de 152%) et les événements culturels où participaient 13% des répondants (croissance absolue de 128%).

Par rapport à la moyenne des Canadiens lors de leurs voyages à l’extérieur du Canada (indice 100), les Québécois sont davantage attirés par la plage (120), par les randonnées, les excursions et les tours d’aventure (122) ainsi que par les activités sportives (112). Les activités que les Québécois pratiquent en moins forte proportion sont le night life (41), les parcs à thème ou zoo (55), la participation à des événements sportifs (60) ainsi que le ski alpin ou la planche à neige (61).

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Événements fréquentés

Le graphique 3 indique que les Feux Loto-Québec (à la fois ceux de Montréal et de Québec) constituent l’événement attirant le plus grand nombre de touristes québécois, d’ailleurs en forte croissance depuis 2003 (67%). En fait, 11% des Québécois y ont assisté. Le Festival International de Jazz arrive deuxième en pourcentage de fréquentation (10%), suivi du Festival d’été de Québec (8%), du Carnaval de Québec (6%) et du Festival Juste pour rire (5%). La popularité de ces quatre derniers événements est en diminution depuis 2003. Cet indicateur ne prend toutefois pas en compte les visites répétitives.

Mentionnons également la hausse des Fêtes de la Nouvelle-France (en chiffres absolus), soit 20% de plus qu’en 2003. En baisse (chiffres absolus), notons le Mondial SAQ, l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Festival Juste pour rire et les Francofolies.

Ces événements se déroulant généralement à l’extérieur, les taux de fréquentation parfois élevés de 2006 permettent de supposer que la température a été avantageuse. En fait, le bilan climatologique pour l’été 2005 (période de cueillette des données) indique que la température moyenne pour les mois de juin, juillet et août a été au-dessus de la normale pour toutes les régions du Québec. Cet été se classe parmi les plus chauds et les plus ensoleillés des dernières décennies.

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Attraits

Le Vieux-Québec et le Vieux-Port de Montréal sont très proches l’un de l’autre en ce qui concerne les attraits visités par les Québécois, soit 18% (graphique 4).

C’est à Montréal qu’on dénombre le plus d’attraits intéressant un nombre important de touristes (La Ronde, le Biodôme et le Jardin botanique). Ces attraits sont d’ailleurs tous en hausse de fréquentation en chiffres absolus, mais pas nécessairement en proportion du nombre de voyageurs. Tremblant arrive au 5e rang; 9% s’y sont rendus dans la dernière année, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 2006 (11%).

Mentionnons également le Zoo de Granby qui a connu une hausse de 18% du nombre de touristes québécois. Autre augmentation à souligner, PMB dénombre 27% plus de Québécois ayant visité le Musée des beaux-arts de Montréal lors d’un voyage en 2009 qu’en 2003.

L’hypothèse précédente concernant une météo favorable aux activités extérieures en 2005 se confirme. Seuls les attraits touristiques intérieurs, c’est-à-dire le Biodôme, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée canadien des civilisations à Gatineau, n’enregistrent pas une proportion particulièrement élevée de voyageurs en 2006.

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Sources:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.
– Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC). «Bilan climatologique de l’été 2005».

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Ailleurs dans le monde Technologies Tendances

La réalité augmentée au service de l’expérience client

On l’aura compris, la technologie influe sur le comportement du voyageur et a une incidence directe sur l’expérience touristique. Elle nous expose continuellement à de nouveaux outils et à de nouvelles façons d’opérer. Après le Web 2.0 et les médias sociaux apparaît la réalité augmentée. Bienvenue dans la science-fiction, où le réel se mêle au virtuel, la réalité augmentée arrive à grands pas.

Qu’est-ce que la réalité augmentée?

La réalité augmentée est une innovation technologique émergente qui consiste à superposer des éléments virtuels à des éléments réels. Elle est dite augmentée en ce sens qu’elle «augmente» et enrichit notre environnement physique d’informations virtuelles non perceptibles à l’œil nu, que ce soit sous forme d’images ou de texte, et ce, en temps réel.

Oui, mais encore…

Parmi les outils les plus simples pour expérimenter la réalité augmentée, on trouve les cellulaires intelligents (smartphones), tels que les iPhone, Blackberry ou Android, avec lesquels on peut télécharger des applications, parfois gratuitement.

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Par exemple, l’image ci-dessus représente l’écran d’un  iPhone que l’utilisateur a placé devant lui alors qu’il se trouve au centre-ville de Paris. L’écran lui permet de voir les bâtiments situés en face et quand il active la fonction «réalité augmentée», des informations virtuelles s’ajoutent à son écran de cellulaire. Ici, ce sont les stations de métro les plus proches de son emplacement qui s’affichent. On peut voir à l’écran la station Opéra localisée à 63 mètres. Elle se situe sur la ligne 3 du métro et croise les lignes 7, 8 et le réseau express régional (R.E.R.) A du métro de Paris.

Si l’utilisateur clique sur la station de métro vers laquelle il veut se diriger, une flèche directionnelle s’affiche à l’écran pour l’amener à cette station. Élément important, la direction et les distances sont recalculées en temps réel au fur et à mesure que l’utilisateur se déplace.

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La mise à jour de l’information en temps réel est une caractéristique importante de la réalité augmentée.

La profusion des cellulaires intelligents rend la réalité augmentée de plus en plus accessible au public. Ils représentent déjà plus de 25% des téléphones mobiles vendus aux États-Unis selon NDP Group, et cette tendance ne devrait que s’accentuer à l’échelle mondiale. Les prix à la baisse et l’amélioration des performances techniques de ces nouveaux outils donneront probablement plus d’ampleur à la réalité augmentée au quotidien et surtout lors de voyages.

Réalité augmentée et expérience touristique urbaine

La réalité augmentée améliore indéniablement l’expérience touristique urbaine de plusieurs façons.

picture-7Tout d’abord, par la géolocalisation, l’utilisateur peut trouver les lieux d’intérêt les plus proches de son emplacement. Cette technologie s’applique aux stations de métro – comme décrit plus haut –, aux commerces (arrêts de taxi, restaurants…) ainsi qu’aux différents points d’intérêts de la ville. En effet, des applications de réalité augmentée offrent, par exemple, des fonctions de recherche de restaurants aux alentours. L’utilisateur peut ainsi repérer les établissements les plus proches d’où il se trouve de même que leurs distances respectives. En cliquant sur le restaurant choisi, il a accès à des renseignements complémentaires: menu, évaluation de l’établissement et commentaires des clients. Les images affichées plus bas illustrent le résultat de la recherche.

La page d’information sur le restaurant

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La liste d’évaluation et de commentaires des clients

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Ensuite, la réalité augmentée rend la visite urbaine plus interactive. Elle améliore la visite des villes en affichant des informations virtuelles additionnelles aux renseignements touristiques traditionnels proposés par les destinations. L’utilisation de cette technologie permet aux visiteurs d’accéder de manière interactive et personnalisée aux informations sur les monuments et les bâtiments historiques d’une ville.
Elle vient ainsi agrémenter le patrimoine culturel et historique d’informations virtuelles complémentaires à la visite, en temps réel, et en superposition directe avec son environnement physique.

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Comme le montre l’image ci-dessus, la réalité augmentée peut faire revivre à un voyageur le passé et le présent simultanément. Par exemple, en plaçant son iPhone devant lui, le voyageur en visite au palais du Reichstag peut voir sur son écran de cellulaire intelligent le portail du palais du Reichstag, et ce, à différentes époques (après la Deuxième Guerre mondiale, après la chute du mur de Berlin, etc.). Le visiteur peut ainsi faire défiler les images et obtenir des textes explicatifs sur l’évolution du bâtiment.

La réalité augmentée déclinée en d’autres applications

Plusieurs autres sites touristiques peuvent bénéficier de l’utilisation de la réalité augmentée tels les musées, les parcs d’attractions et les jardins. À titre d’exemple, tout au long d’octobre 2009, le château de Versailles, en France, organise des visites de ses jardins basées sur la réalité augmentée. Pour l’occasion, des iPhones sont mis à la disposition des visiteurs qui souhaitent vivre une visite multimédia. Durant la ballade, un parcours qui passe par les points les plus remarquables des jardins est conseillé au visiteur en fonction de son emplacement. À chaque arrêt, il pourra aussi accéder à des entrevues vidéo avec les conservateurs, les jardiniers et les fontainiers chargés du domaine. Plus encore, l’iPhone reconnaît la position du visiteur et vibre lorsque celui-ci passe devant des statues, des bosquets ou des fontaines qui méritent son attention, lui permettant ainsi d’écouter les explications d’un conservateur sur le sujet.

La réalité augmentée peut aussi être très utile lors de visites de lieux partiellement détruits ou endommagés, car la possibilité de reconstituer et de superposer virtuellement la partie détériorée au lieu physique complète et enrichit la visite.

L’image ci-dessous représente par exemple l’utilisation de l’application wikitude qui reconstruit les tours jumelles du World Trade Center à New York. On les voit sur l’écran du cellulaire bien qu’elles ne soient pas là réellement.

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Lorsque le concept de réalité augmentée est poussé encore plus loin, on parle de reconnaissance d’objets ou d’individus. Dans le cas de reconnaissance faciale, il s’agit d’identité augmentée (Augmented ID), où la réalité augmentée permet aux utilisateurs d’avoir une identité numérique. Ainsi, lorsqu’une personne passe son téléphone intelligent en face d’individus, celui-ci les reconnaît et télécharge les informations qu’ils veulent bien partager virtuellement comme leur nom, leurs coordonnées, leur statut Facebook, leurs tweets, etc.
La vidéo suivante illustre parfaitement ce concept:

Par son potentiel d’interaction, la réalité augmentée intéresse de plus en plus les gestionnaires, les annonceurs et les diffuseurs de contenus. Certes, elle s’adresse encore à un marché de niche et elle demeure embryonnaire, mais la rapidité du développement technologique et la guerre des prix que commencent à se livrer les fournisseurs de téléphones intelligents favoriseront probablement son expansion. Les gestionnaires touristiques devraient aussi y être attentifs et étudier les possibilités de son introduction dans leur offre touristique. Pensez à comment faciliter, enrichir et introduire une saveur futuriste aux expériences de voyage en mêlant réalité et virtualité…
Quelques vidéos complémentaires pour mieux comprendre le phénomène:

Sources:

–  Blogue de Fred Cavazza. «Réalité augmentée, la revanche de l’Europe sur le Mobile 2.0», 23 septembre 2009. http://www.fredcavazza.net/
–  Daniel A. Guttentag. «Virtual reality. Applications and implications for tourism», Tourism Management 2009.
–  Electronista. «Smartphones climb to 28% of US cellphones», 20 août 2009. (http://www.electronista.com/articles/09/08/20/npd.smartphone.split/)
–   http://versailleslab.culturemobile.net
–  Marshall Kirkpatrick. «Augmented Reality: Here’s Our Wishlist of Apps, What’s On Yours?», 25 juin 2009. http://www.readwriteweb.com/archives/augmented_reality_heres_our_wishlist_of_apps_whats.php.
–   «Visite culturelle et TIC Le numérique au service de la visite touristique et culturelle», ATOUT France, septembre 2009.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tendances

Si le touriste ne va pas à la plage, faites venir la plage en ville!

Qui n’aime pas se mettre les pieds dans le sable l’été… mais en ville? Eh oui! Que ce soit dans le but d’offrir des vacances à la population locale ou d’ailleurs, de redynamiser un quartier ou de promouvoir un service, des plages apparaissent en milieu urbain au grand bonheur des résidants et des touristes. De plus, même les municipalités qui n’ont plus accès à l’eau en raison d’un aménagement routier peuvent envisager une telle initiative. Lisez la suite pour savoir comment!

L’idée semble relativement simple: du sable, un peu d’eau, des chaises longues et des activités récréatives de type balnéaire. En fait, le concept de plage urbaine plaît autant aux touristes qu’aux citoyens, car il représente avant tout:

  • un grand lieu de rassemblement facile d’accès;
  • une activité gratuite pour toutes les tranches démographiques;
  • l’accessibilité aux vacances pour tous les paliers sociaux;
  • une distraction aux tracas du quotidien.

Des vacances pour tous: Paris-Plages

Fréquentation: presque 4 millions de visites en 2008
Budget: 2,5 millions d’euros, dont 1 million provenant de commandites privées

Bernard Delanoë, maire de Paris, a peut-être été la cible de moqueries lorsqu’il a présenté le projet pour l’été 2001, mais depuis, le succès de Paris-Plages, devenu événement annuel, ne peut être démenti. Pour sa huitième édition, deux grandes sections de la voie Georges Pompidou sont fermées, couvertes de sable fin et «habillées» de palmiers. Une troisième plage est installée au bassin de La Villette, en plein coeur du centre-ville, où les estivants peuvent s’initier à une variété de sports nautiques.

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Puisque ces plages sont devenues des attraits incontournables pour les touristes, on s’attend à ce que leur fréquentation atteigne un niveau record cette année en raison du nombre de Français ne pouvant pas se payer de vacances à cause de la crise économique. Afin d’offrir «un accès aux loisirs et à la culture pour tous», plusieurs partenaires culturels et touristiques s’associent à l’événement pour la première fois:

  • la Cité des sciences organise une gamme d’activités destinées aux familles sous divers thèmes, tels l’astronomie et le sable;
  • Flammarion propose une bibliothèque éphémère, et Librio, un parcours ludique et culturel autour du jeu «Paris et son histoire»;
  • le réseau de centres de thalassothérapie et de thermalisme Accor Thalassa offre massages, soins de détente et conseils santé;
  • Suitehotel présente le «Suite Jump», un concours de sauts sur lits: deux matelas pneumatiques géants et des photographes pour immortaliser le moment où les participants s’envoient en l’air!

Un concept qui fait des vagues

Les critiques du projet disent que la mairie de Paris aurait pu investir dans des infrastructures durables plutôt que dans des installations temporaires. Néanmoins, l’idée a essaimé un peu partout en France, en Europe et même à Tokyo.

Tandis que la ville britannique de Nottingham investit cet été dans la plus grande grève urbaine du pays pour redonner vie à son Old Market Square, un article de la BBC baptise le concept de plage urbaine de «nouveau rituel de l’été britannique». Selon l’auteur de cet article, de nombreuses villes y voient un attrait marketing efficace permettant d’attirer les touristes, principalement domestiques, dans les commerces du centre-ville.

Une destination créée de toutes pièces: Water Taxi Beach

À New York, la compagnie de navettes maritimes New York Water Taxi a lancé, en 2005, le projet de plage urbaine sur un terrain vague à côté de son quai de Long Island City. Selon son PDG, Tom Fox, le but initial était de rendre économiquement viables les trajets de fin de semaine dans cette direction. En fait, la plage urbaine aura depuis permis à l’entreprise d’accroître la notoriété de sa marque et de positionner le transport fluvial dans la ville comme étant non seulement pratique, mais aussi «branché».

  • L’accès à la plage est gratuit, mais la baignade est interdite.
  • Avec la collaboration de promoteurs musicaux, on y présente de grands concerts (le parcours en traversier est inclus dans le prix du billet).
  • La plage peut aussi être réservée pour des rassemblements privés (ex.: mariages) ou pour des événements corporatifs.
  • L’entreprise récolte tous les profits des kiosques de restauration sur le site (les aliments et les boissons de l’extérieur ne sont pas permis sur le site).

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Monsieur Fox estime la fréquentation de la plage urbaine de Long Island City à 130 000 visites en 2008, dont 30% touristiques. D’ailleurs, New York Water Taxi s’associe maintenant à la DMO (organisme de gestion de la destination), NYC&Co. pour promouvoir la ville de New York comme destination balnéaire. Deux plages supplémentaires ont été construites pour la saison estivale 2009, l’une sur Governor’s Island, petite île au sud de Manhattan, et l’autre au South Street Sea Port, à Manhattan même avec vue sur l’iconique Brooklyn Bridge.

Monsieur Fox affirme que les coûts sont minimes grâce à un partenariat avantageux avec la Ville qui lui loue les terrains en voie de développement sur une base annuelle. Un excellent investissement, selon lui.

Surmonter les obstacles… asphaltés: Barge Beach Budapest

La ville de Budapest souhaitait redonner l’accès au Danube à ses citoyens, mais une autoroute construite sur la rive empêchait l’aménagement d’une plage. Pour l’été 2009, la firme locale Urban Landscape Group a relevé le défi de façon tout à fait singulière en créant une plage flottante sur trois barges recyclées. La plateforme mesure 2100 mètres carrés au total et peut accueillir jusqu’à 3000 personnes. Barge Beach Budapest comprend une piscine de 16 m et une pataugeoire entourées de chaises longues, de douches extérieures et de carrés de sable.

Le projet a coûté environ 1,5 million CAD, financé par la Ville et par des commandites privées (la plage Doré de Montréal avait coûté 8 millions à construire en 1990). La plage sera dorénavant ouverte tous les étés. À long terme, il est prévu que la tradition millénaire hongroise du bien-être soit mise en valeur grâce à la transformation des piscines en bains thermaux pour la saison hivernale.

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Finalement, l’idée de la plage en plein coeur de la ville n’est pas si farfelue! À Montréal, il y a la plage Doré. À Québec, la Société des Gens de Baignade travaille fort pour le réaménagement du bassin Louise. D’autres municipalités québécoises seront-elles tentées par l’attrait du sable chaud?

Sites:
www.paris.fr
www.designeast.eu
www.watertaxibeach.com
www.vtcs.hu

Sources:
Agence France Presse. «Paris se transforme en station balnéaire», La Presse, 18 juillet 2009.
Amselem, Johanna. «Sous les palmiers, Paris Plages», Paris Match, 20 juillet 2009.
«Barge Beach Budapest by Urban Landscape Group», Design in Central and Eastern Europe, 28 juillet 2009.
Boillat, Christophe. «La douceur des plages urbaines gagne enfin la Suisse», 24 heures, 20 juin 2009.
Crumley, Bruce. «Life’s a Beach in the 4th Arrondissement», Time Magazine, 5 août 2008.
Jenkins, Russell. «Nottingham brings the beach to locals with riviera development», Times Online, 17 juillet 2009.
Hammel, Katie. «Paris brings the beach to the people», Gadling, 20 juillet 2009.
Lalonde, Michelle. «A Beach Plan Worth Diving Into», The Gazette, 12 août 2008.
Rago, Danielle. «Urban Floating Beach Barge Set Sail on the Danube River», Inhabitat, 23 juillet 2009.
Schocker, Laura. «New rituals for the British Summer», BBC News Magazine, 22 juillet 2009.
Yancey, Kitty Bean. «NYC shifts sands to build three beaches», USA Today, 23 juillet 2009.

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Ailleurs dans le monde Tendances

Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère

La tendance du pop-up, observée d’abord dans l’industrie de la vente au détail, trouve des applications touristiques ingénieuses. Qu’ils constituent un mode d’hébergement temporaire, un lieu de restauration mobile ou une boutique branchée, ces espaces commerciaux éphémères gagnent en popularité. Serait-ce une façon adroite d’optimiser la saison estivale au Québec?

L’idée du pop-up consiste à établir un espace commercial provisoire et scénographique à dimensions restreintes et à proximité d’un bassin de clients ciblés. C’est une façon surprenante et originale de vendre un produit ou un service, pendant une durée limitée (quelques jours ou plusieurs mois), dans le but de générer un buzz positif, de développer la notoriété de la marque et, espérons-le, d’accroître le chiffre d’affaires.

Installés dans des locaux vacants, dans un camion ou dans des conteneurs industriels recyclés et adaptés, les espaces pop-up ont l’avantage d’être:

  1. Temporaires: ils permettent d’économiser les coûts fixes liés à la location, à l’achat et à l’entretien d’un local, dont on ne se sert que peu ou pas du tout pendant la saison creuse.
  2. Mobiles: ils peuvent être déplacés là où se trouve la clientèle désirée.
  3. Modifiables: ils s’adaptent facilement à différents produits, services et environnements, ce qui leur confère une qualité de renouveau perpétuel.
  4. Surprenants: leur venue étant rarement annoncée, c’est avec grand plaisir que le public les découvre.
  5. Écologiques: réutilisables, recyclés ou recyclables, leur impact sur l’environnement est plus faible.
  6. Éphémères: en créant une offre restreinte dans le temps et dans l’espace, l’expérience pop-up devient elle-même une «proposition limitée», ce qui contribue au caractère exclusif du produit ou du service offert et fait naître un sentiment d’urgence quant à sa consommation.

Voici quelques exemples qui ont retenu notre attention.

Puma City

Nommé magasin de détail numéro un par la revue Travel + Leisure, Puma City est une boutique ambulante construite de conteneurs industriels recyclés. En plus de vendre les produits de marque Puma, l’endroit propose un bar avec une piste de danse et une terrasse. Ce magasin se déplace de port en port et devient une attraction en soi pour la clientèle jeune et branchée, l’espace de quelques semaines.

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Source: www.inhabitat.com

Kioskiosk

À une plus petite échelle, l’entreprise Kioskiosk, en collaboration avec la London Sustainable Development Commission, offre cet été seulement un espace d’exposition et de vente aux artisans locaux sur le parvis de la mairie de Londres. Le but est de promouvoir la créativité locale et d’encourager les petits commerces indépendants tout en proposant une «alternative» à saveur londonienne aux boutiques de souvenirs typiques.

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Southwest Porch

Pour célébrer le début de ses activités à l’aéroport de LaGuardia, la compagnie aérienne Southwest Airlines propose aux New-Yorkais de venir se détendre au Southwest Porch, situé temporairement au coin sud-ouest de Bryant Park. On y sert des sandwichs conçus par le chef vedette, Tom Coliccchio, dont les saveurs rappellent les destinations desservies par le transporteur.

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Café Illy

En 90 secondes, ce conteneur conçu par Adam Kalkin se transforme en petit café convivial. Même les meubles y sont intégrés!

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Müvbox

Le prototype est situé au Quai des Éclusiers dans le Vieux-Port de Montréal depuis le début du mois de juin. En moins de deux minutes, l’ancien conteneur industriel se métamorphose en petit bistrot avec une cuisine au propane et une terrasse pouvant accueillir 28 personnes. Les planchers sont fabriqués à partir de pneus recyclés, et des panneaux solaires installés sur le toit fournissent près de 40% de l’énergie consommée. On y sert des spécialités québécoises telles que le homard des Îles-de-la-Madeleine et le canard du lac Brome. Le prix de cet espace pop-up est de 150 000$ pour le modèle de base qui peut être converti selon les besoins.

Restos sur quatre roues

Tendance incontestable dans les rues de New York et de Los Angeles, les camions-restos font sensation en offrant maintenant de la cuisine gastronomique spécialisée. Ils se déplacent là où se trouvent les consommateurs et utilisent Twitter pour indiquer leurs nouveaux emplacements à leurs clients fidèles.

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Hôtel 41 Berangan

Situé à Kuala Lumpur, l’hôtel économique est constitué de onze conteneurs industriels recyclés qui permettent de maximiser l’utilisation de l’espace urbain. Les chambres ont vue sur la cour intérieure et disposent d’un accès Internet. Comme les coûts de construction sont réduits, le prix d’une chambre est très abordable (environ 26 à 65 CAD la nuit).

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Artrain

Développé par la firme Switch, ce concept muséal mobile permettra à l’organisme Artrain de transporter et d’exposer les œuvres de 150 artistes à travers les États-Unis. Chaque unité construite sur une semi-remorque se déploie en un espace d’exposition de 1000 pi2.

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Carré d’étoiles

L’entreprise française invite les touristes à redécouvrir les nuits à la belle étoile grâce à sa nouvelle forme d’hébergement haut de gamme. Chaque module nomade possède un dôme transparent sur le toit et est équipé d’une trousse d’observation des étoiles, incluant un télescope. Ces «carrés» hébergent jusqu’à quatre personnes et comprennent une cuisinette pourvue d’un réfrigérateur et d’une plaque de cuisson, une douche, une toilette, le chauffage électrique et un foyer au bioéthanol. Une télévision à écran plat, une prise téléphonique et Internet ainsi qu’un branchement pour MP3 s’ajoutent à la liste.

Chaque unité coûte 25 000 euros et est livrée avec tout l’équipement inclus. Selon le regroupement français, Forumeco, le Carré d’étoiles posséderait une durée d’amortissement très courte, soit de deux à cinq ans selon le taux d’occupation.

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Chapelles pour mariages spontanés

Deux chapelles temporaires ont vu le jour dans des espaces à commerces rotatifs de New York. La première, au 303 GRAND, permet aux couples de se marier «à la Vegas» pendant tout le mois de juin, tandis que la seconde, au Grand Opening, est opérationnelle pendant deux semaines en juillet. Les services incluent la diffusion en direct sur Internet, une cérémonie effectuée par un pasteur de l’église Universal Life et les services d’un photographe. Une façon d’organiser des noces uniques à petit prix, sans sacrifier la spontanéité de la fougue amoureuse!

Que ce soit pour augmenter une capacité d’accueil, créer un espace exclusif, lancer une nouveauté ou offrir un service complémentaire, les espaces pop up se prêtent à toutes sortes d’utilisations qui peuvent dynamiser le développement commercial d’un lieu ou d’un événement. Attendez-vous à en voir apparaître de plus en plus dans les villes, dans les campagnes et pourquoi pas… sur l’eau!

Sites:
www.carre-detoiles.com
www.41berangan.com
www.kioskiosk.co.uk
www.illy.com
www.liberateyourbrand.us

Sources:
– Benessaieh, Karine. «Un resto dépliable en 90 secondes», La Presse, 4 juin 2009.
– Caccivio, Alexandra. «Le tourisme insolite a le vent dans les voiles», Le Journal du Palais,
Forumeco, numéro 4100, du 29 septembre au 5 octobre 2008.
– Fabricant, Florence. «Dining on the Porch in Bryant Park», New York Times, Diner’s Journal, 15 juin 2009.
– Feinstein, Laura. «Pop-up Wedding Chapel», PSFK, 3 juin 2009.
– Feinstein, Laura. «Pop-up Wedding Chapel Trend in NYC», PSFK, 11 juin 2009.
– Goh, Suki. «In Malaysia, containers pop up as budget hotel rooms»,  [www.springwise.com],  2 mai 2009.
– Jusseaume, Daniel. «Foldout restaurant has solar power, will travel»,  [www.springwise.com],  25 juin 2009.
– Lortie, Marie-Claude. «Müvbox: enfin, la bonne cuisine descend dans la rue», La Presse, 12 juin 2009.
– Margolies, Nicko. «Artrain Brings Mobility to Museums», PSFK, 6 juillet 2009.
– Moizo, Patrick. «Pop-up cabins designed for stargazing», [www.springwise.com], 1er juillet 2009.
– Yoneda, Yuka. «Puma City Shopping Container Store Comes to Boston’s Fan Pier», [www.inhabitat.com], 4 mai 2009.
«Shipping Container Hotels», [www.trendhunter.com].
«Foodie Trucks to Line up For», [www.trendcentral.com], 23 juin 2009.
«It’s Taco Time: LA Gets Its First Gourmet Food Truck», [www.jaunted.com], 5 juin 2009.
«Free pop-up space for small creative businesses», [www.springwise.com], 17 juin 2009.
«Sipping Summer Ale On NYC’s New Southwest Porch at Bryant Park», [www.jaunted.com], 25 juin 2009.
«Pop-up Retail», [www.trendwatching.com], janvier 2004.