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Faits et chiffres

Une saison touristique estivale polarisée, mais encourageante malgré le contexte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis mars 2020le ministère du Tourisme et la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, se sont hautement intéressés aux répercussions de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. Après avoir documenté les premiers impacts de la crise en avril dernier, puis sondé l’évolution de la situation à l’aube de l’été 2020, le troisième volet de cette étude provinciale a voulu dresser un portrait hâtif de la saison estivale. Un sondage en ligne mené du 14 au 24 août dernier a permis de sonder 1 210 organisations touristiques québécoises  

Malgré une fébrilité et une anticipation certaine en début de saisonle bilan révèle que la moitié des répondants (51 %) se disent plutôt satisfaits de leur étéparticulièrement ceux situés en périphérie des grands centresCe sentiment est toutefois partagécar le tiers des organisations se déclarent plutôt insatisfaites de la tournure de l’été.  

Comparé à la saison estivale 2019, les répondants jugent en moyenne avoir obtenu 70 % de leur achalandage et enregistré 63 % de leur chiffre d’affaires. Les enjeux financiers sont toujours préoccupants, mais 65 % de l’ensemble des répondants constatent une stabilisation ou une amélioration de leur santé financière comparativement au début de l’été. En juin dernier, seulement 4 % des entreprises en opération estimaient pouvoir générer des profits au terme de la saison. Cette proportion s’élève maintenant à 26 %. 

La prestation canadienne d’urgence est jugée avoir compliqué les opérations de nombreuses entreprises. Ainsi, 61 % de celles qui se sont prononcées sur des enjeux liés aux ressources humaines disent avoir été préoccupées par le recrutement de personnel dans ce contexte, et 52 % par la rétention de leur main-d’œuvre.  

Grâce à la générosité des organisations ayant partagé leurs impressionsles informations recueillies permettront d’alimenter la réflexion liée aux prochaines actions. 

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

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Produits et activités

Les habitudes de plein air selon la provenance

En 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé, en collaboration avec la Sépaq, un sondage Web afin de connaître, entre autres, les comportements de pratique du plein air des Québécois. Au total, 4263 répondants de partout dans la province (3016 clients de la Sépaq et 1202 provenant de la population générale) ont partagé leurs habitudes et leurs préférences en matière d’activitéen nature.  

Fait intéressant, les analyses comparatives révèlent des différences significatives entre certaines parties du territoire. Les gens des communautés de Montréal, de Québec et des régions semblent mordre dans les loisirs de plein air de plusieurs manières. Les résultats démontrent que: 

  • En ce qui concerne la fréquence de pratique, les gens de la capitale occupent le haut du podium. Lorsqu’ils fréquentent les territoires de la Sépaq, ils aiment davantage la pêche que les Montréalais; 
  • Les Montréalais s’évadent moins souvent en plein air mais ils le font en plus forte proportion que les gens de Québec; 
  • Les répondants en région explorent la nature à une fréquence similaire à celle des Montréalais, mais ils adoptent davantage la chasse, la pêche et les embarcations non motorisées (kayak, canot, etc.) que ceux des deux communautés métropolitaines;  
  • Les gens des régions fréquentent beaucoup moins les parcs nationaux de la Sépaq que les urbains. 

Voyez les résultats plus détaillés dans l’infographie ci-dessous. 

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Source image à la Une : Unsplash

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Destinations Marchés géographiques Produits et activités

Le Canada parmi les champions en tourisme d’aventure

Depuis 2008, l’Adventure Travel and Tourism Association (ATTA) publie l’Adventure Development Tourism Index (ADTI), un rapport sur la compétitivité des destinations en tourisme de nature et d’aventure. Les pays « développés » et « en développement » sont scrutés et classés par un jury de professionnels du tourisme de nature qui viennent du monde entier.

L’ADTI met de l’avant les dix destinations les plus performantes. Malgré une légère régression, le Canada se taille une place parmi les chefs de file du tourisme de nature et d’aventure pour la dixième année consécutive. En huitième position, il s’incline devant l’Islande, la Suisse, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne et la plupart des pays scandinaves, mais fait de l’ombre à l’Australie et au Danemark.

Bien qu’il ait accédé au podium en 2011 avec une 3e place, le pays oscille entre la 6e, 7e et 8e position depuis les cinq dernières années (voir graphique 1).

Les forces et les faiblesses du Canada

Le jury examine chaque pays selon 10 piliers classés en trois catégories : sécurité, aventure et potentiel d’accueil. Chacun est évalué sur une note de 0 à 10. L’illustration ci-dessous en résume l’ensemble.

Source : ADTI, 2018 (traduction libre)

Les analyses plus détaillées issues des rapports de 2016, 2018 et 2020 démontrent les points forts de la destination. En regard du tableau 2, les forces du Canada concernent surtout l’entrepreneuriat et la sécurité. D’après l’ADTI, la liberté économique du pays laisse place à la création d’entreprises et à l’innovation. Le sentiment de sûreté des voyageurs donne également des plumes au score final.

On remarque que le pilier « activités » a reculé d’un point par rapport aux années précédentes. Ce constat réfère à la Liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et aux résultats les plus récents concernant l’état des forêts de la Food and Agriculture Organization. Le pilier « ressources naturelles » reste quant à lui particulièrement stable. La faible densité de population du pays et la protection du grand littoral lui donnent beaucoup de crédit, ces dernières demeurant constantes au fil du temps.

Il en va de même pour le pilier « infrastructures touristiques », qui varie peu au fil des années. Celui-ci se rapporte aux outils comme les cartes, mais aussi aux aménagements tels que les sentiers, les routes, ainsi qu’à des services comme les hébergements, les entreprises d’aventure, les formations, etc.

En 2016, l’ADTI notait une corrélation entre la croissance d’achalandage et les piliers « ressources naturelles » et « culture ». Même si ce dernier pilier représente le talon d’Achille du pays, cette observation suggère que les voyageurs valorisent davantage ces éléments au Canada, comme ailleurs.

Les élus au sommet de la liste, soit la Suisse et l’Islande, se démarquent depuis plusieurs années.

L’Islande

L’Islande triomphe en tourisme de nature et d’aventure depuis trois ans. Fort d’une importante croissance touristique depuis 2016, le paradis des geysers et autres phénomènes naturels montre l’exemple en gestion durable de la destination. Son serment du visiteur responsable destiné aux voyageurs étrangers en témoigne. Le pays a gravi sept rangs depuis la crise économique de 2008. Il a massivement investi en marketing, en développement de produit et en services de soins de santé.

Source : Visit Iceland

La Suisse

Les forces de la Suisse sont semblables à celles du Canada. Ce véritable terrain de jeux entre ciel et terre excelle en matière de gouvernance, de sécurité et d’entrepreneuriat. Le faible nombre d’alertes aux voyageurs ainsi que son économie stable lui valent le titre de deuxième championne. Sur son site Web officiel, on remarque sur-le-champ la place centrale qu’occupe le plein air.

Source : My Switzerland

Aujourd’hui, la pandémie donne de l’importance au tourisme de nature et d’aventure. Les prochains voyageurs auront soif de grands espaces. Ce sera une occasion de mettre à profit les forces de la destination.

Image à la une : Pexel

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Segments de clientèles

Les Canadiens sont-ils prêts à accueillir des touristes ?

Les intervenants touristiques du Canada et du Québec souhaitent une reprise rapide des voyages, mais qu’en est-il des résidents ? Sont-ils prêts à recevoir des touristes ? Afin de répondre à cette question, Destination Canada a mandaté la firme Léger pour effectuer un sondage hebdomadaire auprès de 1 800 Canadiens.

À ce jour, les résultats des cinq enquêtes successives montrent qu’au fil des semaines, les Québécois semblent de plus en plus favorables à accueillir des visiteurs en provenance de communautés situées près de chez eux, d’autres régions de la province ou encore d’ailleurs au Canada (voir le tableau 1). Seule la 4e vague a enregistré une baisse dans la proportion de résidents prêts à accueillir des touristes, mais elles ont remonté la semaine suivante.

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Dans la plus récente édition du sondage (9 juin), lorsque l’on compare les données des Québécois avec celles des Canadiens des autres provinces, on constate que les premiers sont les plus enclins à accueillir des touristes d’autres régions canadiennes, loin devant ceux des autres provinces (à l’exception de l’Alberta) et particulièrement de celles de l’Atlantique (voir le tableau 2). Ceci s’explique probablement par le fait que le Québec est la région la plus touchée par la pandémie et que les provinces de l’Atlantique, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique sont celles qui enregistrent le moins de cas, démontrant ainsi que la crainte de contracter le virus est toujours très présente dans l’esprit des Canadiens. Les résidents de l’Ontario sont encore les moins enclins à accueillir des visiteurs de collectivités voisines ou d’ailleurs dans leur province.

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Selon un sondage SOM-Cogeco réalisé les 11 et 12 mai auprès de 1 100 adultes québécois francophones, la proportion de Montréalais qui se disent à l’aise de recevoir des visiteurs de l’extérieur du Grand Montréal l’été prochain est semblable à celle de l’ensemble des Québécois, soit 49 %. Par contre, seulement 28 % des répondants de l’extérieur du Grand Montréal déclarent être à l’aise d’accueillir des vacanciers de la région métropolitaine de Montréal dans leur coin de pays au cours de la belle saison.

Qu’en est-il des intervenants touristiques ?

Est-ce que l’idée d’accueillir de la clientèle provenant de l’extérieur de leur région rend les gestionnaires d’entreprises touristiques inconfortables ? Une enquête réalisée du 28 mai au 8 juin 2020 par la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, auprès de 921 organisations touristiques procure des éléments de réponse. On y découvre qu’une très grande part de celles-ci (87 %) sont à l’aise de les recevoir. Cette proportion est un peu moins élevée lorsqu’il est question d’accueillir spécifiquement des visiteurs de la grande région de Montréal (voir le tableau 3). À cet égard, quelque 19 % ont souligné se sentir peu ou pas à l’aise. Le niveau de confort baisse d’un autre cran quand il s’agit de fréquentation par les touristes américains. Près de la moitié des intervenants touristiques sondés (47 %) se sentent inconfortables à cette idée. Les entreprises qui œuvrent dans le secteur de la nature et du plein air se montrent les plus à l’aise d’accueillir tous les types de clientèles, peut-être parce que la distanciation physique y est plus facile à appliquer.

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À ce jour, la crise de la COVID-19 a fait des ravages dans l’industrie. Avec la reprise graduelle des activités et le déconfinement de la population, celle-ci se sent de plus en plus prête à accueillir des visiteurs venus d’ailleurs : une bonne nouvelle à l’aube de la saison touristique !

Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

Source de l’image à la une : Pixabay

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Ailleurs dans le monde Tendances

Le système immunitaire du tourisme de bien-être 

Comme le Réseau de veille l’a déjà présenté dans une analyse, le tourisme de bien-être signifie le maintien proactif de sa santé en vacances. En 2017, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de ce type de séjours au Canada, et plus de 90 % d’entre eux étaient des Canadiens. Cette grande proportion de visiteurs locaux soulève l’intérêt durant la saison estivale actuelle où les frontières demeurent fermées.

 

 

 

Les spas, les hébergements spécialisés, les retraites organisées, toutes les offres doivent être revues en fonction des nouveaux besoins. Les initiatives originales abondent.

Numériser ses services

Depuis le mois de mars, le bien-être numérique demeure sans surprise une direction empruntée par plusieurs. Durant le confinement, la Wellness Tourism Association (WTA) réunissait les services de ses membres sur une seule plateforme, Healthy@home. Des cours de yoga, des séances d’entraînement ou encore des ateliers de cuisine en ligne se vendent comme des solutions pour contrecarrer l’anxiété causée par l’isolation. Mais le Global Wellness Institute rappelle que de tels moyens devraient rester temporaires. Les rapports humains demeureront prioritaires pour ce secteur.

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Source : Wellness Tourism Association

Miser sur les marchés en croissance

Depuis la dernière semaine de mai, les entreprises rouvrent et adaptent leurs produits. Avec les nouvelles chartes sanitaires et les règles de distanciation physique, plusieurs saisissent l’occasion pour se réinventer.

Comme le rapporte SmartBrief, après la levée du confinement, le désir de retrouver un style de vie équilibré et de calmer l’anxiété causée par la pandémie risque d’influencer le choix d’activités des vacanciers. Une plus grande proportion pourrait rechercher des produits axés sur la santé et le sport.

À la fin de l’année 2019, 51 % des touristes canadiens optaient pour des escapades centrées sur « l’amélioration du bien-être et de la santé », après « la relaxation et la réduction du stress » (55 %), selon une enquête du Global Wellness Institute. Un sondage sur les intentions de voyages de ce type de clientèle durant la pandémie est en cours jusqu’au 11 juin 2020. Probablement que ces dernières motivations y gagneront en popularité.

Cette tendance se remarque déjà pour la chaîne Minor Hotels qui observe une hausse de la demande pour ses « expériences détoxifiantes », notamment au Sri Lanka et dans les Maldives.

Pour cette raison, Andrew Gibson, vice-président de la WTA, suggère entre autres aux entreprises de se joindre à des professionnels comme des entraîneurs, des nutritionnistes, voire des thérapeutes. L’authenticité et la qualité des services demeurent essentielles.

Adaptation de produits : la santé d’abord

Cette industrie doit composer avec les mesures sanitaires. Les expériences thermales (spa, sauna) demeurent fermées et les traitements de massothérapie devraient être autorisés sous peu. Les établissements qui peuvent se permettre la distanciation physique saisissent cet engouement autour d’un mode de vie sain. Ils redirigent l’attention de leur clientèle sur les bénéfices immunitaires de leurs services.

Kamalaya Wellness Sanctuary and Holistic Spa en Thaïlande est en phase de réouverture. Pour des raisons de sécurité sanitaire, le centre a délimité certaines « zones » destinées aux cinq premiers jours des retraites et offre dorénavant deux tests de la COVID-19, un à l’arrivée, l’autre au départ. Il propose aussi un nouveau séjour axé sur « l’enrichissement de la vie », qui vise à améliorer les problèmes de santé tels que le déséquilibre du système immunitaire.

Eupepsia’s Home Wellness en Virginie promeut des séances individuelles de gestion des émotions et d’entraînement personnalisé. Le centre de santé livre à domicile un paquet contenant des produits pour améliorer naturellement le système immunitaire.

Source : Eupepsia’s Home Wellness

D’autres établissements ne modifient pas leurs services, mais adaptent leurs messages et communiquent leurs efforts. C’est le cas de Skyterra Wellness Retreat en Caroline du Nord. Le 31 mai 2020, il lançait une vidéo pour souligner sa réouverture et rassurer sa clientèle. Au 1er juin, certains séjours de méditation avec nuitées à plus de 3500 $ affichaient déjà complet pour la semaine suivante.

Au Québec

L’adaptation de produits et l’adoption de différents messages clés sont aussi observables au Québec. Nordik Spa, par exemple, publie sur son site Web une capsule sur les bienfaits de ses services sur la santé immunitaire. Le spa fait également la promotion de ses nouveaux forfaits de thermothérapie.

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Source : NordikSpa

Bota-Bota, dans le Vieux-Port de Montréal, offrira des services de massothérapie dès le 22 juin. L’entreprise annonce qu’elle réfléchit aussi à adapter son produit dans une installation qui peut normalement accueillir jusqu’à 350 personnes. Dans les Cantons-de-l’Est, le spa Eastman rassure sa clientèle sur ses nouvelles activités et méthodes sans contact.

La compagnie Retraites de yoga propose le forfait YOGA & DETOX, qui compte 5 jours de yoga et de méditation à faire à la maison ainsi que des traitements pour la peau envoyés par la poste.

Outils de redémarrage

Le Global Wellness Institute fournit plusieurs outils en prévision de la réouverture des spas, des hôtels ainsi que des centres de bien-être et de conditionnement physique. L’Association Internationale des Spas publie notamment une liste des éléments à cocher pour la reprise des services.

L’industrie du bien-être est réactive et inventive. La pandémie a forcé la société à ralentir et ce secteur s’en inspire.

 

Et vous, la situation actuelle vous allume-t-elle un élan de créativité ?

 

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Marchés géographiques

Les Québécois en voyage au cours de 12 derniers mois

Voici une infographie offrant un bref portrait des touristes québécois, tiré des données d’une étude Vividata publiée à l’automne 2019. Ce sondage annuel, effectué mensuellement de janvier à décembre, récolte des informations auprès de plus de 42 600 Canadiens dont quelque 9 000 Québécois âgés de 12 ans et plus.

 

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Marchés géographiques

Les projets de voyages des Canadiens à l’été 2019

Chaque printemps depuis quelques années, en mars, le Conference Board du Canada publie une étude sur les intentions de voyages des Canadiens pour l’été à venir. Les résultats de la dernière enquête montrent que quatre Canadiens sur cinq (79 %) prévoient réaliser un voyage ou plus d’au moins une nuitée pour des vacances ou à des fins de loisirs entre le 1er mai et le 31 octobre de cette année, soit une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, la proportion de répondants ayant déclaré ne pas avoir l’intention de faire un séjour d’une nuit ou plus a augmenté faiblement, étant passée de 11 % en 2018 à 12 % en 2019.

Des intentions différentes selon les provinces de résidence

Une ventilation des intentions de voyages par région révèle des variations importantes à travers le Canada  : les plus élevées ont été observées chez les Ontariens (83 % comparativement à 81 % l’an dernier) et les Albertains; les plus basses, chez les répondants du Canada atlantique (72,5 %). Cette proportion correspond à une remarquable diminution de 11 points de pourcentage par rapport à 2018. La part de résidents de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan envisageant de voyager à l’été 2019 a également baissé, ce qui suggère que les perspectives économiques plus mitigées de ces provinces pourraient déjà peser sur les intentions de voyages de leurs populations. Quant aux projets de voyages des Québécois, ils demeurent relativement stables (77 %), mais légèrement en dessous de la moyenne canadienne (voir le graphique 1).

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Croissance du nombre de voyages internationaux

Bien que le Canada demeure la destination privilégiée de la majorité des Canadiens, une proportion plus élevée de répondants planifient voyager à l’extérieur du pays pour leurs plus longues vacances estivales cette année, soit 44 % comparativement à 41 % en 2018. En fait, dans toutes les régions, sauf dans le Canada atlantique, la part des Canadiens qui ont l’intention de partir à l’étranger est plus grande cette année qu’en 2018, y compris celle des Québécois. Les Ontariens et les Québécois comptent voyager outre-mer en plus grand nombre que leurs compatriotes, alors que les Britanno-Colombiens et les Albertains prévoient séjourner aux États-Unis dans une plus forte proportion que les autres voyageurs canadiens (voir le graphique 2).

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Un processus de planification déjà bien amorcé

Les résultats du dernier sondage suggèrent que les Canadiens en sont à une phase similaire dans leur processus de planification des voyages intérieurs par rapport à l’année dernière :

  • plus du tiers des répondants (34 %) ont déclaré être à l’étape de l’inspiration (33 % en 2018);
  • un Canadien sur cinq (21 %) en est à la collecte d’informations et réfléchit aux destinations potentielles (22 % en 2018);
  • quelque 28 % ont déjà établi un itinéraire, soit un pourcentage légèrement inférieur au précédent sondage (30,5 %);
  • près de 17 % des répondants ont terminé tous leurs arrangements de voyage (14,6 % en 2018).

Ces résultats suggèrent qu’une part plus élevée d’intentions de voyages intérieurs sera convertie en voyages réels cet été. En revanche, les Canadiens ayant l’intention de séjourner à l’extérieur du Canada au cours de la saison estivale sont un peu plus en retard dans la planification de leurs projets de voyages par rapport à la même période l’an dernier.

Les activités urbaines gagnent en popularité

Parmi les personnes ayant l’intention de rester au Canada lors de leurs plus longs voyages d’été, l’activité la plus populaire est la visite de parents ou d’amis (57 %), suivie du magasinage (37 %) et des visites touristiques (35 %). Bien que les proportions de répondants soient semblables à celles de 2018 en ce qui a trait à ces deux dernières activités, le magasinage s’est hissé du 7e au 2e rang et les visites touristiques, de la 6e à la 3e position. La baignade, qui se situait au 2e rang en 2018, glisse au 4e rang cette année, alors que la visite de parcs nationaux passe du 3e au 5e rang (voir le graphique 3). Ces résultats suggèrent que les activités urbaines semblent être plus populaires que celles basées sur la nature.

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Compétitivité du Canada

Les résultats de l’enquête du Conference Board ont également permis de mieux connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique par rapport aux destinations étrangères. Pour ce faire, les répondants ont évalué divers attributs sur une échelle allant de 1 (faible) à 5 (excellent). Les différences entre les deux évaluations ont été calculées pour chaque élément. Les valeurs positives impliquent que les répondants attribuent une note plus élevée au Canada qu’aux destinations étrangères pour cette caractéristique, alors que les valeurs négatives révèlent une faiblesse du pays par rapport à ses compétiteurs.

 

Conformément aux résultats de l’année dernière, la comparaison montre que le Canada est perçu comme une destination sécuritaire pour les touristes et qu’il se positionne bien sur cet élément par rapport à ses concurrents internationaux. Le pays a également reçu une note positive en ce qui concerne le rapport qualité-prix, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du taux de change actuel du huard par rapport au dollar américain et à d’autres monnaies étrangères.

Parmi les autres attributs pour lesquels le Canada a obtenu un score nettement plus élevé que les destinations internationales, citons la gamme d’attractions naturelles à visiter et l’amabilité des habitants. Toutefois, la comparaison a révélé certaines caractéristiques où le Canada est à la traîne par rapport à ses concurrents, soit les expériences de tourisme culturel, de vie nocturne et de divertissement, les options culinaires, le magasinage et le climat (voir le graphique 4). Que ces perceptions soient justifiées ou non, elles indiquent des domaines où le Canada doit s’améliorer pour maintenir sa compétitivité.

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Il reste à voir si ces intentions de voyages se concrétiseront. Le gouvernement fédéral a récemment reconnu le tourisme comme un secteur à forte croissance et à fort potentiel, pour lequel il a inclus de nouvelles mesures dans le budget de 2019 afin de stimuler les perspectives de croissance. Ces efforts sont nécessaires pour que l’industrie touristique canadienne continue de croître dans les prochaines années.

 

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Marketing

Raconter son histoire, un paysage à la fois

Avec l’engouement que l’on connaît pour Instagram et les médias sociaux, les paysages n’auront jamais autant suscité l’attention des touristes. Le Réseau muséal des Îles-de-la-Madeleine a créé un parcours regroupant douze paysages emblématiques. Chacun de ceux-ci se différencie par sa beauté et son patrimoine humain. Selon le ministère de la Culture et des Communications du Québec, il s’agit des deux composantes qui définissent un paysage culturel patrimonial.

Chaque emplacement est muni d’un module d’interprétation affichant des photographies et des récits remontant jusqu’à 1811. La carte du parcours est disponible sur le site Web de Tourisme Îles de la Madeleine. Afin de compléter l’expérience, douze contes audio accompagnés d’un lexique sont téléchargeables en ligne. À l’image des habitants des îles, ces capsules se veulent humoristiques et captivantes en recourant à de nombreuses expressions prononcées avec l’accent madelinot. Chaque récit permet d’en connaître davantage sur l’histoire de cet archipel, tout en suivant son rythme. Une belle inscription du patrimoine local dans une stratégie d’attractivité territoriale.

Que faites-vous pour faire parler votre territoire? Quels outils avez-vous mis en place pour le valoriser?

 

Source image à la une : Fanny Beaulieu Cormier

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Tourisme durable Transport

Accéder à la nature en transport collectif

Le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air.

Reconnu pour ses attraits naturels, le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air, tel que le montre une étude de la Chaire de tourisme Transat.

Cependant, l’accès au territoire, plus précisément aux sentiers et aux lieux de pratique, représente un défi majeur. Selon les données du sondage de Vividata 2018, plus du quart (26,6 %) des résidents de l’île de Montréal n’ont pas de véhicule. C’est également le cas de 11 % de la population de la région de Québec. Voici quelques solutions d’ici et d’ailleurs qui facilitent le transport vers la nature en partant des centres urbains.

Différentes navettes, différentes offres de services

Une escale en Islande

En Islande, les navettes Destination Blue Lagoon ont été mises en place afin d’offrir la possibilité aux voyageurs de se rendre directement au Lagon bleu à partir de l’aéroport de Keflavik ou encore de la ville de Reykjavik. Cette option permet aux passagers en escale de visiter un attrait du pays qui aurait été autrement inaccessible. Une belle façon de faire découvrir sa destination grâce à une courte escapade et de semer l’envie d’y retourner.

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Source : Jeff Sheldon, Unsplash

Nana au service des Montréalais 

En fonction depuis juin 2016, Nana une start-up montréalaise de la cohorte des entreprises « incubées » 2018-2019 du MT Lab, a été créée dans le but de faciliter l’accès à la nature pour les touristes. Un service de navettes s’adressant aux voyageurs et aux résidents est offert depuis Montréal jusqu’à l’entrée des parcs et réserves sélectionnés. 

Partenaire de Nana, le réseau d’autobus Parkbus, fondé en 2010, propose une offre complémentaire ailleurs au Canada. Desservant à ses débuts la ville de Toronto, cette entreprise fournit aujourd’hui ses services à Vancouver, à Halifax et à Ottawa. Elle travaille actuellement sur un projet favorisant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

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 Source : Nana, la navette nature

Préservation de l’environnement : un incontournable pour la pérennité des activités 

Les entreprises et les organisations spécialisées dans le secteur du plein air sont de plus en plus nombreuses à sensibiliser leur clientèle à son impact sur l’environnement et à mettre en place des programmes assurant une saine gestion des ressources naturelles.

Détour Nature, excursions et sensibilisation 

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Depuis 2008, elle collabore avec Planetair afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit. Elle mise également sur la philosophie de Sans trace Canada et, à chaque sortie, sensibilise sa clientèle à l’importance de ne rien laisser sur son passage.

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Source : Fanny Beaulieu Cormier

Un système de navettes multiarrêts 

 Fervente défenseuse de la préservation des richesses naturelles de la vallée de la Bow, Banff a été la toute première municipalité du Canada à introduire un réseau d’autobus entièrement hybrides et électriques. Le service de navettes Roam propose différents arrêts tout au long de la journée, afin de faciliter la découverte des destinations avoisinantes telles que le lac Minnewanka, la ville de Canmore, le mont Tunnel et le mont Sulphur. Ces autobus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant. Il est aussi possible d’y transporter son vélo, ses skis, etc.

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Source : Roam Public Transit

Des stations de ski favorisent le transport en commun

Selon le rapport de la National Ski Areas Association, chaque année en Amérique du Nord, des millions de personnes visitent les stations de ski. Soucieuses de continuer à offrir des expériences de qualité, les stations de ski n’ont pas d’autre choix que d’instaurer des solutions pour préserver leur principal attrait : la nature.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Les personnes qui s’y rendaient en transport en commun bénéficiaient d’un rabais de 50 % sur leur billet de train et leur accès journalier.

En Utah, le programme Reducing Individual Driving for the Environment (R.I.D.E.) est un système de covoiturage créé par la station de ski Snowbird dans le but de réduire les émissions de carbone et la congestion routière. Depuis le début de l’année 2019, l’application du même nom est offerte. Cette dernière permet de cumuler des points à chaque déplacement enregistré et de profiter ainsi de divers privilèges. Ayant comme objectif de conscientiser et de responsabiliser, l’application indique à ses utilisateurs leurs économies de CO2, en direct sur leur téléphone intelligent. En 2018, ce programme a évité l’émission de 381 000 kilogrammes de CO2.

Les citoyens s’organisent 

Les citoyens s’engagent eux aussi et mettent sur pied diverses initiatives telles que le covoiturage et l’optimisation de l’utilisation du transport en commun.

Covoiturage Plein air Montréal est un groupe Facebook dont les membres peuvent proposer des sorties ou encore se joindre à des personnes possédant un véhicule pour une escapade. Fonctionnant sur le même principe, la plateforme québécoise Ski Covoiturage s’adresse plus particulièrement aux adeptes de sports alpins.

Aux États-Unis, OffMetro a été conçu par et pour des citadins souhaitant s’évader de la ville sans voiture. Son site Web regroupe des idées d’activités facilement accessibles en modes de transports alternatifs comme le vélo, l’autobus, le bateau, etc.

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L’accès à la nature est un incontournable pour plusieurs Québécois et touristes désirant profiter des paysages de la belle province. Proposez-vous un service de transport en commun qui facilite l’accès à votre attrait ? Avez-vous pensé à élaborer un système de points dans le but d’inciter votre clientèle à réduire son empreinte carbone ? N’hésitez pas à vous inspirer des différentes solutions d’ici et d’ailleurs afin d’améliorer votre offre.

Source image à la une : Roam Transit

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Gestion Marketing

Gérer l’achalandage à l’aide des médias sociaux

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la gestion de l’achalandage permet de développer un attrait en harmonie avec la population locale et l’environnement. Pour les parcs nationaux, cette gestion est cruciale. Les périodes d’affluence plus importantes peuvent mettre en péril la conservation de la nature, accabler les résidents et affecter l’expérience des clients.

Depuis le 150e anniversaire du pays, Parcs Canada reçoit près de 28 millions de visiteurs par année. Ces visiteurs se concentrent dans quelques parcs, dont certains ont connu une augmentation de fréquentation de plus de 500 %. Les petites municipalités limitrophes peinent à gérer ce nouvel afflux.

Lors d’un congrès à Ottawa, Alain Nantel, du département de marketing de Parcs Canada, a présenté sa solution : une campagne qui met de l’avant dix parcs et sites historiques méconnus du grand public. Moins médiatisés et plus éloignés des centres urbains, ces « joyaux cachés » attirent l’attention des visiteurs désireux de sortir des sentiers battus. Les publications Facebook, Instagram et Twitter redirigent vers une page spécialisée pour simplifier la planification d’une visite.

Parcs Canada gère les flux dans ses parcs à l'aide des médias sociaux

Source: page Facebook de Parcs Canada 

Selon monsieur Nantel, cette stratégie a permis à quelques municipalités de souffler un peu durant l’été 2018.

Et vous, utilisez-vous les médias sociaux pour gérer votre achalandage ?

 

Source image à la une: Unsplash