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Produits et activités

Quelqu’un a dit apéro ?

Vaud Promotion ainsi que l’Office des Vins Vaudois ont récemment décidé de collaborer pour simplifier l’heure de l’apéro. VPERO est une solution tout-en-un disponible en ligne ; les intéressés n’ont qu’à choisir leur coffret de produits vaudois prêts à être dégustés, spécifier leur emplacement et le tout sera livré gratuitement à vélo. En une heure, le tour est joué ; voilà une option écologique pour faire face aux géants de la livraison.  

Trois ensembles sont disponibles. Pour 25 francs suisses (environ 32 dollars canadiens), chaque coffret contient une bouteille de vin blanc ou rosé de la région, des cubes de Gruyère d’appellation d’origine protégée (AOP), des flûtes au beurre — des bâtonnets croustillants à saveur de beurre —, quatre verres à vin, un bec versoir ainsi qu’un sac réutilisable en tissu portant le logo de VPERO.  

Pour les amateurs de rouge, le coût du coffret s’élève à 30 francs suisses (environ 38 dollars canadiens) et comprend des cubes de Gruyère d’appellation d’origine protégée (AOP), un sac de pop-corn aux herbes, un limonadier, quatre verres à vin, un bec versoir ainsi qu’un sac réutilisable en tissu portant le logo VPERO.  

Source de l’image: VPERO 

Vélocité, une société de livraison suisse, est partenaire du projet. Le service se limite à la ville de Lausanne, mais le périmètre couvert est assez vaste et demeure accessible à vélo. Il est possible de profiter de VPERO du lundi au samedi, de 10h à 18 h 30.  

Source de l’image: VPERO 

Ce type d’initiative peut aider à désengorger les files d’attente des restaurants lors des 5@7 en plus de faciliter le maillage de diverses entreprises agrotouristiques. C’est également une offre originale pour les visiteurs qui souhaitent découvrir les produits d’une région différemment.  

Avec la pandémie, les boîtes repas, les coffrets gourmands ou les ensembles prêts-à-manger ont connu un essor impressionnant. Il va sans dire que les possibilités de jumelage sont infinies. Pourquoi ne pas s’allier avec le secteur des arts et de la culture, un bon livre accompagne à merveille un verre de vin !  

Image à la une : Unsplash 

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Hébergement Tourisme durable

L’hôtellerie poursuit son virage vert

Depuis plusieurs années, les établissements hôteliers font face à de nombreux défis en ce qui concerne le respect de l’environnement. Selon un rapport du Urban Land Institute, les hôtels sont parmi les bâtiments commerciaux qui consomment le plus d’énergie et d’eau.

Il faut dire que l’industrie est confrontée à un certain nombre d’enjeux dans la mise en œuvre de pratiques durables. En effet, les hôteliers doivent respecter des modèles et des structures de propriété compliqués. Pour certains bâtiments, des changements drastiques pourraient perturber l’expérience client.

Quoi qu’il en soit, l’adoption de pratiques durables en hôtellerie est de plus en plus importante pour les voyageurs. Selon un récent rapport réalisé par Booking.com, la demande pour ce type d’expériences est en hausse. Quelque 78 % des répondants ont l’intention de séjourner dans une propriété dite durable au moins une fois au cours de l’année à venir. De plus, 71 % des voyageurs sondés veulent faire plus d’efforts en 2022 pour voyager de manière plus responsable (une hausse de 10 % par rapport à 2021).

Plusieurs nouveaux projets hôteliers répondant à cette demande voient le jour un peu partout dans le monde.

Nouvelles constructions durables

En 2024, la Norvège prévoit l’ouverture du SVART. Cet hôtel de 94 chambres est appelé à devenir le premier établissement hôtelier à énergie positive au monde. Grâce à sa forme circulaire, les architectes croient être en mesure de récolter suffisamment d’énergie solaire à toute heure de la journée pour couvrir les opérations quotidiennes de l’hôtel et même celles nécessaires à sa construction, ce qui permettrait de réduire jusqu’à 85 % de la consommation annuelle en énergie du bâtiment.

Source de l’image : SVART

L’objectif du concept est de permettre un fonctionnement totalement hors réseau dans les cinq ans suivant son ouverture. Cela signifie que l’hôtel et ses services adjacents, y compris la serre agricole, les navettes en bateau et les activités pour les clientèles, seront totalement autonomes en matière d’électricité, d’eau et de gestion des déchets.

Source de l’image : SVART

Du côté des États-Unis, la chaîne Hilton a récemment ouvert son premier hôtel zéro carbone au Connecticut ; l’Hôtel Marcel. L’architecte du projet a opté pour la rénovation et la restauration d’un bâtiment des années 1970, soit l’ancien siège social de l’Armstrong Rubber Company, pour revitaliser la zone urbaine avoisinante et y attirer la communauté.

Source de l’image : Becker + Becker

L’hôtel utilise l’énergie solaire pour produire l’électricité nécessaire aux chambres, au restaurant, aux salles de réunions ainsi qu’aux aires communes, telles que la réception. Plusieurs matériaux de construction et objets ont été réutilisés et soigneusement restaurés comme des murs en bois et des luminaires qui servaient autrefois dans les bureaux et les salles de conférence de la compagnie. Les fenêtres à triple vitrage ainsi que les murs en béton permettent d’optimiser l’isolation et d’ainsi stabiliser la température des chambres.

En 2023, la firme Studio Gang anticipe l’ouverture d’une construction durable au Colorado. Le Populus comptera 265 chambres et deviendra le premier établissement hôtelier neuf de Denver sans espace de stationnement sur place ; pour s’y rendre, le transport en commun ou la mobilité douce sont de mise. Un effort écologique hors site est prévu et implique la plantation d’arbres sur plus de 2 000 hectares.

Source de l’image : Urban Villages

Au-dessus de chaque fenêtre, des dispositifs d’ombrage amélioreront la performance énergétique du bâtiment tout en canalisant l’eau de pluie pour préserver l’état de la façade. La terrasse sur le toit accueillera une grande variété de végétaux de la région, offrant un endroit idéal pour socialiser et un habitat attrayant pour la faune et les insectes.

Source de l’image : Urban Villages

La durabilité au sein même des opérations

Des constructions déjà existantes prennent les grands moyens pour améliorer leur empreinte écologique. Le JW Marriott Washington, DC montre l’exemple en intégrant des pratiques durables au sein de ses opérations. En cuisine, l’hôtel composte les déchets alimentaires et recycle l’entièreté de ses huiles usées pour en faire du biocarburant. Lors de la tenue de réunions ou de congrès, il utilise des emballages compostables pour les boîtes à lunch et fournit des stations d’eau pour contrer l’utilisation de bouteilles en plastique. À ce jour, près de 25 établissements JW de Marriott possèdent des jardins dont la taille varie d’un petit terrarium à une serre complète. Les fruits, les légumes et les herbes produits sont utilisés en cuisine. Au cours des prochaines années, la société envisage de planter un jardin dans chacune de ses 103 propriétés.

Source de l’image : © Marriott Fast Company

Au Québec 

L’Hôtel Castel situé à Granby, a à cœur sa performance écologique ainsi que sa communauté. En effet, l’établissement choisit ses fournisseurs en fonction de leurs politiques environnementales et de leur emplacement ; ceux à proximité de l’hôtel sont privilégiés pour réduire l’impact des longs transports. De plus, l’établissement donne du mobilier (téléviseurs, meubles, matelas…) ou de la literie (draps, couvertures, tissus…) inutilisés ou en fin de vie, à divers organismes de la région. Les surplus alimentaires sont aussi remis à l’organisme Le Passant, une maison d’hébergement pour les personnes en difficulté.

L’Hôtel du Vieux-Québec est également un chef de file en matière de pratiques durables. Deux toits végétalisés contribuent à conserver la fraîcheur de l’établissement durant la saison estivale ainsi qu’à capturer l’eau de pluie qui passe ensuite dans un échangeur de chaleur qui la préchauffe. Cette technologie réduit la consommation d’énergie de l’hôtel. Les légumes, les fleurs, les herbes et même le miel produits sont offerts aux employés ainsi qu’aux clientèles, en plus d’être utilisés en cuisine. Enfin, des panneaux solaires aident à alimenter en énergie l’étage supérieur du bâtiment.

Source de l’image : Hôtel du Vieux-Québec

Les clientèles et les employés ; aussi à contribution

Le Bucuti & Tara Beach Resort à Aruba fait preuve d’originalité pour mobiliser les clientèles à la pérennité de la destination. En effet, le complexe hôtelier offre les services d’un concierge spécialiste en développement durable. Ce dernier fournit toute l’assistance et les informations nécessaires pour aider les visiteurs à compenser les émissions de carbone émises par leurs déplacements au cours de leur séjour.

De plus, le troisième mercredi du mois est toujours consacré au nettoyage des plages avoisinantes à l’hôtel. Les voyageurs sont encouragés à prendre part à cette journée qui est chapeautée par les membres du personnel hôtelier. Cette initiative existe depuis maintenant 27 ans et des centaines de visiteurs y ont participé.

Au Québec, le Domaine Château Bromont implique les employés dans son virage durable. Ces derniers reçoivent notamment une formation au centre de tri Sani-Éco de Bromont afin d’être davantage conscientisés face à l’importance d’un système de tri. Le personnel en cuisine et en entretien ménager assiste aussi à une formation sur les déchets résiduels.

Les établissements hôteliers adoptent de plus en plus des pratiques durables et certains ont même la possibilité de devenir des références en matière de construction écologique. Et vous, passerez-vous à l’action ?

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Produits et activités Tourisme durable

L’écoresponsabilité des musées : protéger le passé et le futur

Comme beaucoup d’autres secteurs d’activités, le milieu muséal prend conscience de sa responsabilité d’agir pour la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques. L’impact de ce secteur sur l’environnement est tributaire de l’empreinte carbone de la mobilité des clientèles et des expositions (qui viennent parfois de loin), ainsi que de la consommation énergétique des bâtiments et des déchets générés par les projets d’exposition éphémère. 

L’importance de l’implication des musées 

Les musées ont la capacité de devenir des acteurs clés. D’après le Conseil international des musées (ICOM), ils « peuvent améliorer la prise en compte du développement durable et contribuer à l’éducation sur les questions des changements climatiques en travaillant avec les communautés et en leur donnant les moyens de provoquer des changements pour garantir une planète habitable, la justice sociale et des échanges économiques équitables à long terme ».  

En plus d’agir envers sa communauté, un musée peut effectuer de nombreuses actions durables au sein même de son organisation. Cet aspect s’avère d’autant plus important dans un contexte de sensibilisation du public. Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.  

D’après Marie-Claude Mongeon, chargée de projet Planification stratégique et innovation au Musée d’art contemporain de Montréal et membre du comité consultatif Coalition of Museums for Climate Justice, il existe plusieurs bienfaits pour les musées à s’engager vers la voie de l’écoresponsabilité. Cela permet : 

  • d’être à l’écoute des visiteurs qui sont davantage sensibilisés à la cause ; 
  • d’améliorer l’engagement et la rétention du personnel ; 
  • d’offrir de nouvelles occasions créatives et artistiques ; 
  • de faire des économies en prônant la réutilisation du matériel ; 
  • de devenir une source d’informations de confiance pouvant amplifier les efforts collectifs en développement durable. 

Un pas « vert » l’écoresponsabilité

Voici quelques exemples de mobilisation du milieu muséal et de méthodes d’intégration de pratiques durables dans les organisations. 

Un conservateur pour les changements climatiques 

Depuis novembre 2021, le Musée royal de l’Ontario (ROM) compte dans son équipe un conservateur dédié exclusivement aux changements climatiques. C’est une première en Amérique du Nord. Via la programmation, l’éducation et les expositions, le Dr Soren Brothers travaille pour sensibiliser le public et motiver les actions sur l’urgence de la situation et la durabilité. Son rôle vise également à créer des partenariats à travers le monde pour étudier la gestion des changements climatiques à l’échelle locale et internationale. Par cette embauche, le ROM s’engage à diffuser ses connaissances et ses idées pour aider à montrer la voie vers un avenir durable. 

Offrir du soutien pour la formation 

Dans le cadre de leur collaboration « Roots and Branches », le Manchester Museum, le Museum Development North West et The Carbon Literacy Project ont créé une boîte à outils destinée au secteur muséal britannique pour les soutenir dans la lutte contre les changements climatiques.  

Grâce à Carbon Literacy for Museums, il devient possible de former les bénévoles, le personnel et les partenaires afin qu’ils agissent de manière éclairée face à l’urgence climatique. L’objectif est de rejoindre plus de 1500 personnes du milieu muséal au cours des deux prochaines années en accompagnant 300 institutions dans leur stratégie pour le climat. En plus de cet outil, le Manchester Museum offre un espace de coworking dédié à l’action environnementale. 

Plusieurs institutions muséales peuvent déjà témoigner de leur expérience (voir la vidéo). 

Le transport responsable : tout un art 

L’un des enjeux majeurs du virage écoresponsable des musées demeure l’empreinte carbone du transport, tant public que celui des expositions. Lors d’une séance de réflexion tenue en janvier dernier, les représentants des musées français ont estimé que l’une des solutions serait de renoncer aux projets « blockbuster ». Il faudrait alors miser sur un public de proximité, prolonger la durée des expositions et réduire la quantité d’œuvres ou en choisir qui proviennent davantage des collections du musée.  

C’est le choix qu’a fait le Palais des Beaux-Arts de Lille avec son exposition « Expérience Goya ». Dans le parcours d’éco-création, les responsables du projet ont décidé de privilégier la collection permanente et de restreindre le nombre de prêts venant de l’extérieur. L’objectif est de miser davantage sur la médiation et un discours scientifique fort que sur l’abondance des œuvres. 

Au Québec 

Plusieurs organisations proposent des ressources pour accompagner les musées dans leurs démarches durables telles que le Réseau des femmes en environnement ou la firme Écoscéno. La Société des musées du Québec offre également un guide sur l’écoresponsabilité. Il est possible d’y trouver des conseils pour la gestion des installations et des ressources humaines (efficacité énergétique, matières résiduelles, approvisionnement responsable, santé et sécurité, etc.), pour les expositions (conception, fabrication et chantier, démontage et deuxième vie) et pour les communications (internes, externes, design graphique et impressions). Il sera d’ailleurs intéressant de connaître les résultats qu’obtiendra la SMQ de son portrait des pratiques écoresponsables dans les institutions muséales de la province au cours de l’année 2022.   

Quels sont les gestes écoresponsables de votre musée ? 

Note: Cette analyse est la mise à jour de: Environnement et musée: protéger le passé et le futur  

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Tourisme durable

Décarboniser l’industrie touristique : comment s’y prendre ?

L’été dernier, alors que la côte ouest américaine était paralysée par des feux de forêt, l’Europe et l’Inde subissaient de nombreuses inondations et glissements de terrain. Dans le rapport du GIEC, paru le 9 août dernier, les scientifiques affirment que les humains sont « indiscutablement responsables des dérèglements climatiques, et n’ont d’autre choix que de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre s’ils veulent en limiter les dégâts ». Ils ajoutent que la planète devrait atteindre vers 2030 le seuil de +1,5 degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle, dix ans plus tôt que ce qui était prédit en 2018.   

Qu’en est-il de l’impact de l’industrie touristique ?

Selon une étude réalisée auprès de 160 pays et publiée en 2018 dans la revue scientifique Nature Climate Change, le tourisme représente 8 % du total des émissions de carbone produites dans le monde. En plus des déplacements, ce pourcentage comprend l’impact des choix d’hébergement et des activités effectuées à destination. L’achat de biens, la nourriture et le transport en sont les principaux contributeurs. Même si la pandémie a entrainé une baisse de 7 % des gaz à effet de serre générés en 2020, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) prévoit une hausse de 25 % des émissions de carbone liées au transport en tourisme d’ici 2030, par rapport à 2016.

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Source : Sustainable Travel International

Des itinéraires de proximité et des circuits courts de la ferme à la table sont quelques-unes des solutions pouvant être implantées pour réduire les émissions de carbone.

Des voyageurs prêts à faire leur part

Une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020 auprès de 1174 voyageurs québécois âgés de 18 à 74 ans nous informait que la moitié des répondants soulignaient être prêts à modifier leurs habitudes de voyage si cela pouvait contribuer à réduire leur empreinte. Le tiers disaient également porter plus d’attention aux pratiques durables des prestataires touristiques.

Selon une étude en ligne de Booking.com réalisée en avril dernier auprès de 29 000 touristes originaires de 30 pays, 61 % affirmaient que la pandémie les avait encouragés à vouloir voyager de façon plus durable. Près de la moitié (49 %) avaient même admis avoir modifié leur comportement et adopté des changements positifs dans leur vie quotidienne, tels que recycler ou réduire leurs déchets alimentaires.

« Les engagements durables pris par les voyageurs au quotidien sont cohérents avec leurs intentions pour de futurs voyages : (…) quelque 83 % souhaitent réduire leur consommation d’énergie et 79 % désirent utiliser des modes de transport plus respectueux de l’environnement, parmi lesquels la marche, le vélo ou les transports publics plutôt que les taxis ou les voitures de location. » – traduction libre de l’anglais, Booking.com

Afin de répondre à l’urgence d’agir, de même qu’aux nouvelles attentes des consommateurs, les acteurs de l’industrie doivent débuter une transition écologique dès maintenant.

Réduire son empreinte carbone

Avant d’être en mesure de la réduire, il faut la calculer. Carbone Boréal, un programme de recherche de l’UQAC, permet aux particuliers et aux organisations de connaître l’empreinte carbone de leurs clients et de la compenser.

L’évaluation ACT® (Assessing low Carbon Transition), développée par l’Agence de la transition écologique (Ademe) en France, offre aux entreprises d’évaluer leurs actions climatiques et d’identifier les stratégies à déployer dans une économie sobre en carbone. Une telle évaluation est désormais proposée au Québec grâce à l’équipe de PME sobre en carbone, co-initiée par Québec Net Positif et le cabinet-conseil CCG. Pour les entreprises de moins de 100 employés, 2500 $ sont requis pour le diagnostic.

Pour les organisateurs d’événements ou les hôteliers, seule la certification de la Clé verte est accréditée et reconnue par le Global Sustainable Tourism Council (GSTC). Des outils pratiques et des conseils personnels sont disponibles pour gérer et améliorer l’impact environnemental de son organisation ou de son congrès.

Voici quelques exemples pour réduire son empreinte carbone.

En milieu urbain

Optimiser le transport public et développer plus de voies piétonnes et cyclables sont le nerf de la guerre pour diminuer ses émissions de CO2. Copenhague, au Danemark, véritable leader en la matière, a remporté le titre de meilleure ville cyclable par les experts américains de Treehugger. Ce moyen de déplacement fait partie de l’ADN de la capitale danoise où le tiers de ses 700 000 citadins se côtoient chaque jour sur un réseau de 350 km en pistes cyclables. Le métro et le train viennent compléter cette offre de transport écologique.

En 2014, la ville de Barcelone faisait face à de sérieux problèmes de pollution de l’air et n’arrivait pas à satisfaire aux objectifs fixés par l’Union européenne. En 2017, le projet d’urbanisme des superblocks a été initié afin d’améliorer la qualité de l’air. Il s’agit de « miniquartiers » de 9 îlots urbains où l’accès aux véhicules est limité et où l’espace est dédié aux piétons et aux vélos.

Source : Vox, Youtube

À Paris, après avoir interdit les véhicules motorisés polluants et transformé les abords de la Seine en parc linéaire, un nouveau concept a vu le jour en 2020 : « La ville du quart d’heure ». L’idée est de répondre à tous les besoins essentiels des résidents dans un rayon de 15 minutes à pied et, ainsi, diminuer leurs déplacements et leurs émissions de CO2. Une autoroute pour vélos a même été développée pendant la pandémie afin de faciliter la circulation dans le Grand Paris. Ce projet sera pérennisé grâce à un investissement équivalent à 44 millions de dollars canadiens.

À l’échelle d’une entreprise, les hôteliers pourraient donner un abonnement Bixi journalier à leurs clients ou inclure un titre de transport en commun valide pour 24 heures. Ainsi, un mode de vie actif et misant sur la proximité peut venir enrichir l’expérience du visiteur et réduire son impact environnemental.

En transport

La compagnie aérienne KLM, pionnière en développement durable dans son industrie, a lancé en 2019 une campagne pour amener les gens à voyager de façon responsable. Elle est la première entreprise de ce secteur à suggérer à ses clients de privilégier d’autres moyens de transport comme le train pour de courtes distances, ou même de les encourager à ne pas se déplacer si les réunions d’affaires peuvent se faire en vidéo.

Source : KLM, Youtube

À destination

Une fois à destination, des agences de voyages peuvent favoriser le tourisme lent et des itinéraires de proximité. C’est le cas de l’entreprise québécoise Karavaniers qui propose à ses clients de passer plus de temps dans une même région pour s’imprégner des cultures locales.

Les organisations de gestion de la destination (OGD) ont aussi un rôle à jouer pour promouvoir les expériences de leur territoire aux citoyens. En France, l’Office de Tourisme Aunis Marais Poitevin a développé un site Web s’adaptant à deux publics : les visiteurs et les résidents. Sur la page d’accueil, un bouton permet de sélectionner « on arrive » ou « je suis d’ici ». Cette dernière option met de l’avant le tourisme local en faisant la promotion des restaurants, des producteurs locaux et des activités se trouvant à proximité pour réduire les déplacements.

Dans la restauration et l’hôtellerie

Un des principaux moyens utilisés pour réduire l’empreinte carbone dans ces deux secteurs clés est l’approvisionnement responsable. La jeune pousse Arrivage l’a bien démontré grâce à sa plateforme permettant de couper les intermédiaires dans la chaîne logistique et de favoriser les échanges directs entre les producteurs et les restaurateurs. Des produits frais font le bonheur des clients, en plus de valoriser l’achat local. Pour plus d’exemples, consultez cette analyse.

Être carboneutre vs carbonégatif

Réduire son empreinte carbone, c’est bien. Être carboneutre, c’est très bien, et être carbonégatif, c’est encore mieux !

« Être carboneutre est l’état d’une organisation ou d’un particulier ayant réussi à réduire ses émissions de gaz carbonique (CO2) à zéro ou à compenser celles qui n’ont pu être réduites. » – Carboneutre Québec

L’entreprise Natural Habitat Adventures, située au Colorado, devient en 2007 le premier voyagiste carboneutre au monde. La totalité du CO2 produit au cours des opérations internes et lors des voyages des employés est réduite ou compensée. Depuis 2019, tous les vols et les activités des clients à destination sont aussi carboneutres.

L’agence de voyages australienne Intrepid Travel va encore plus loin dans sa démarche. En 2019, elle annonçait son intention de devenir carbonégatif, c’est-à-dire d’absorber davantage de CO2 que le taux émis. Pour ce faire, Intrepid Foundation, The Climate Foundation et l’Université de Tasmanie travaillent à recueillir l’équivalent de 325 000 $ canadiens pour développer la première plateforme flottante d’algues au large de la Tasmanie. Cette dernière pourra ainsi protéger la faune marine pendant que les coraux et les algues absorberont une quantité importante de dioxyde de carbone. Leur implication dans le déploiement d’énergie éolienne en Inde ou la reforestation de l’île de Bornéo, située en Asie du Sud-Est, sont quelques-unes des autres initiatives mises de l’avant. L’entreprise a également reçu le titre de la plus grande agence certifiée BCorp au monde. Un minimum de 80 critères doit être atteint dans les trois sphères du développement durable pour obtenir cette certification.

La compensation carbone, la solution facile ?

La compensation carbone doit être utilisée en dernier recours. Les gestionnaires ont la responsabilité sociale et environnementale de travailler à diminuer les gaz à effet de serre produits à même leur entreprise et résultants de ses activités touristiques. Par la suite, ils peuvent penser à compenser les émissions ne pouvant être enrayées.

Et vous, quels moyens avez-vous mis en place pour réduire votre empreinte carbone ?

 

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Tourisme durable

Hawaï : voyager et redonner à la communauté

Le programme Mālama Hawaii, lancé en juin 2021 par Hawaii Tourism Authority et le Hawaii Visitors and Convention Bureau, invite les visiteurs à « donner en retour » — traduction libre de l’expression mālama. Participer à des initiatives de reforestation, de nettoyage de plage, effectuer des travaux d’entretien sur un cuirassé historique, les options pour s’impliquer sont diversifiées.

 

Des expériences immersives

Le programme rassemble ainsi des organismes communautaires reconnus et une centaine d’hôtels et de campings à travers l’archipel d’Hawaï. Ceux-ci ont conclu des ententes afin d’offrir à leurs clients des occasions de volontourisme branchées sur les besoins du milieu.

À titre d’exemple, le voyageur qui se procure un forfait Mālama Hawaii au camping Camp Olowalu obtient un rabais de 10 % en s’engageant dans l’activité de bénévolat encadrée. Celle-ci consiste à contribuer à la réhabilitation d’un milieu naturel de la région par le retrait de plantes envahissantes et la plantation d’espèces indigènes. L’organisme responsable de ce projet, Kipuka Olowalu, guide et informe les visiteurs sur l’histoire du lieu, l’importance de sa restauration, les façons de procéder, en plus de leur inculquer quelques notions sur la culture du peuple en lien avec cette nature. Le participant s’ouvre ainsi à une expérience enrichissante et immersive tout en contribuant à l’amélioration du milieu.

SourceKipuka Olowalu 

D’autres établissements, en partenariat avec la Pacific Whale Foundation, fournissent l’équipement nécessaire pour nettoyer les berges. Le client remplit un formulaire dans lequel il décrit les matériaux et déchets amassés avant de faire parvenir le tout à l’organisme en question. Ce travail lui permet d’obtenir une nuitée gratuite à l’hôtel participant.

  

SourcePacific Whale Foundation 

Relance : profiter de l’impulsion du moment

La reprise du tourisme constitue une occasion pour tenter d’aborder le voyage différemment et d’offrir des avenues plus engageantes pour le visiteur envers la destination. Voilà qui favorise une plus grande responsabilisation de l’entreprise et du client. L’expérience touristique ne peut qu’en être plus riche et mémorable.

 

Source image à la une : Hawaii Tourism Authority

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Tourisme durable

Vers une industrie touristique prospère, durable et responsable

Le tourisme durable est sur toutes les lèvres depuis déjà quelques années. La pandémie en a accentué son importance ; les voyageurs québécois accordent plus d’attention aux pratiques responsables des entreprises touristiques depuis la COVID-19. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Lucie Demers, directrice Stratégie et Développement à Filaction, a partagé ses conseils sur les façons d’aborder la transition.

Un virage nécessaire

Une économie durable repose sur l’équilibre entre l’humain, l’environnement et l’économie. Les outils pour mesurer le succès d’un tel modèle évoluent constamment. L’indice de développement humain (IDH) est un exemple d’indicateur qui vise à mesurer les progrès en matière de qualité, de bien-être et de santé des communautés.

Avec ses paysages, sa nature et l’accueil de la population comme principaux actifs, le Québec touristique a le potentiel d’être un chef de file en matière d’économie durable. La grandeur du territoire apporte toutefois son lot de défis. L’offre de produits touristiques qui favorisent les longs séjours et le tourisme lent s’avèrent des pistes de solution. Lors des Assises, la ministre du Tourisme mentionnait d’ailleurs que des circuits adaptés aux touristes qui désirent se déplacer en voiture électrique sont en cours d’élaboration.

La plupart des institutions financières se tournent maintenant vers des entreprises qui ont de bonnes pratiques en développement durable. – Lucie Demers, Directrice Stratégie et Développement, Filaction

Les entreprises doivent emboîter le pas vers une transition durable et ainsi répondre aux besoins de la société et de la clientèle. Le statu quo n’est pas envisageable d’après madame Demers. Parmi les arguments soulevés, la rétention de la main-d’œuvre et l’accès au financement en seront facilités. Selon elle, la plupart des institutions financières se tournent maintenant vers des entreprises qui ont de bonnes pratiques en développement durable.

Par quoi commencer ?

Des actions à court terme peuvent être mises en place rapidement dans les entreprises. Par exemple, miser sur l’économie d’énergie diminue le coût des factures d’électricité. De plus, des bénéfices sur la communauté sont visibles lorsque les organisations touristiques privilégient les fournisseurs locaux. L’approvisionnement de proximité favorise aussi les circuits courts.

Un nombre important d’entreprises s’engagent déjà dans une voie plus durable de leurs activités. Un bilan par filière et par région permettrait de s’assurer de l’efficacité des actions individuelles. Pour les gestionnaires d’organisations, un exercice de planification incluant un état des lieux et des objectifs à court, à moyen et à long terme demeure la meilleure façon de procéder. Selon madame Demers, c’est « avec ce type de plan qu’on peut aller parler à son banquier. »

Finalement, la communication reste la clé du succès d’une telle démarche. Le volet pédagogique revêt une grande importance lors de l’implantation de nouvelles pratiques, et ce, auprès de tout son réseau (fournisseurs, partenaires, employés, clients). Le tourisme durable, c’est une responsabilité partagée, et pour protéger nos atouts, les jeunes aussi doivent y être sensibilisés… dès leur plus jeune âge !

Consultez les conseils en efficacité énergétique d’Hydro-Québec.

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.   

Pour accéder aux autres contenus de l’événement, veuillez cliquer sur le titre qui vous intéresse:  

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Marketing Tourisme durable

Comment communiquer ses actions responsables à ses clients?

La transition écologique est au cœur des préoccupations et des discussions de l’industrie depuis le début de la pandémie. Plusieurs entreprises désirent presser le pas en ce sens, alors que d’autres sont déjà impliquées, mais ne partagent pas leurs actions sur leurs diverses plateformes. Il est pourtant pertinent de les mettre de l’avant afin d’en informer ses clients actuels et potentiels.



Après l’écoblanchiment, le greenhushing 

Lors de la dernière conférence annuelle du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenue aux Açores en décembre 2019, le professeur et chercheur Xavier Font, de l’Université de Surrey, en Angleterre, a identifié une nouvelle tendance, le greenhushing. Il a étudié l’écart entre la communication des pratiques de durabilité dans les audits et les sites web de 31 petites entreprises du secteur du tourisme rural dans le Peak District National Park au Royaume-Uni (Uk). Cette analyse a démontré qu’elles ne communiquent que 30% de leurs actions durables. Différentes raisons peuvent l’expliquer. D’une part, les compagnies ne pensent pas que leurs pratiques responsables constituent un facteur décisionnel pour leurs clients. D’autre part, elles ont peur que leurs actions soient perçues comme de l’écoblanchiment.  Dans ce dernier justificatif, il est alors question de mutisme moral plutôt que d’hypocrisie morale comme son antonyme (écoblanchiment).

L’écoblanchiment désigne la promotion à large spectre d’une action durable peu importante dans le but de véhiculer une bonne image de marque et, ainsi, de tromper le client, selon les chercheurs Font, Elgammal et Lamond. L’utilisation de ce terme est subjective et laissée à la discrétion de son interlocuteur. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs entreprises ne désirent pas divulguer publiquement leurs initiatives.

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Source : Kristina Flour, Unsplash

Cependant, selon Xavier Font, les entreprises ont la responsabilité d’éduquer les touristes afin qu’ils deviennent plus conscientisés sur leur impact environnemental. Pour ce faire, elles doivent communiquer leurs bonnes pratiques. Il n’est pas uniquement question de mentionner qu’on fait des actions durables, mais de les partager en exemples.

De plus, selon une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, auprès de 1174 voyageurs québécois âgés de 18 à 74 ans, le tiers dit porter plus d’attention aux pratiques durables des prestataires touristiques depuis la COVID-19. La moitié mentionne aussi porter attention à l’information concernant la protection de l’environnement et les émissions carbone et finalement, une proportion similaire se dit même prête à modifier ses habitudes de voyage si cela aide à réduire leur empreinte. Contrairement à ce que peuvent penser les entreprises, leurs pratiques durables intéressent de plus en plus les touristes.

Comment les communiquer sans risquer d’être pointé du doigt? Comment éviter dans son discours toute dissonance pouvant exister entre la perception de l’entreprise sur le développement durable et celle de ses clients?

Connaître sa clientèle pour mieux l’attirer…

La réponse est simple : le message changera selon le public cible. Il faut donc bien connaître ses différents segments de clientèle et adapter ses propos à chacun d’eux. Par exemple, l’offre en tourisme durable sera le message clé d’une campagne marketing s’adressant aux plus engagés dans la cause environnementale. Dans le cas où les pratiques responsables ne constituent pas un critère déterminant dans le choix d’un hébergement ou d’un attrait touristique, il vaut mieux miser sur l’emplacement, le prix ou encore la qualité du produit ou du service pour attirer le client. Ce n’est qu’une fois sur place, qu’il pourra être sensibilisé en apprenant les diverses pratiques durables mises en place par l’organisation.

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Source : J. MT Photography, Pexels

… et parler le même langage pour mieux communiquer

Le terme durabilité peut paraître abstrait pour plusieurs touristes. Dans le but d’être bien compris de son public, il vaut mieux utiliser des concepts tangibles. Par exemple, il est préférable de signaler des faits sur le respect des animaux, la beauté de la nature sauvage avoisinante, le contact privilégié avec les communautés et les traditions locales, etc.

Le storytelling : le tourisme durable fait partie intégrante de l’histoire

GLP Films, une agence de marketing de contenu, se consacre uniquement aux campagnes de distribution stratégiques qui soutiennent le tourisme durable. Elle a d’ailleurs récolté divers prix et reconnaissances à cet effet. Rob Holmes, le fondateur et chef stratégique, réalise de courtes vidéos en utilisant la mise en récit (storytelling)pour présenter les bonnes pratiques d’une destination ou d’un produit touristique. Il n’y fait aucune référence explicite au développement durable. Il préfère montrer les danses traditionnelles, les chefs cuisiniers locaux dans leur restaurant, etc. Les visuels s’avèrent un bon moyen de faire passer un message, d’autant plus que la mise en récit permet de joindre les gens par les émotions transmises.

https://www.youtube.com/watch?v=nqtgAmMoG-I&t=14s

Source : Youtube, GLP Films

Les messages une fois sur place : le marketing incitatif

Selon L’Écho touristique, le marketing incitatif (nudge marketing) « consiste à mettre les individus dans un contexte de choix qui les incite à adopter un comportement spécifique recherché ». Il s’agit d’un bon moyen de communiquer ses actions à sa clientèle tout en l’incitant à y participer. En démontrant concrètement son implication dans des pratiques durables, l’entreprise gagne en crédibilité et minimise l’apparence d’écoblanchiment, tout en augmentant la confiance de ses clients.

Par exemple, le parc national de la Vanoise, en France, a diffusé 17 recommandations au ton humoristique afin de favoriser, entre autres, l’économie d’énergie dans les chambres. L’un des messages se lisait comme suit :

« Pour mieux dormir, baissez la température d’un degré C, vous ne fondrez pas sous la couette, vous serez bien reposé et fier d’aider la planète. 1 degré C de moins la nuit dans la chambre = 7 % d’efforts énergétiques en moins pour la planète. Ce conseil produit également d’excellents résultats une fois rentré chez vous. » 

Comme ces messages favorisent une action immédiate, ils sont souvent mis en pratique une fois le touriste arrivé à destination.

Les médias sociaux : oui, mais comment?

Une autre façon d’engager les clients actuels et potentiels, avant et après le voyage, consiste à interagir avec eux par les médias sociaux. L’une des choses à se rappeler est de rester fidèle à son image de marque.

Certaines entreprises publient toutes leurs nouvelles initiatives en développement durable, alors que d’autres, comme Piknic Électronik et Igloofest, préfèrent choisir les informations qu’elles transmettent à leurs festivaliers.

Dans tous les cas, il est recommandé de créer un calendrier de publications. Par exemple, tous les jeudis, le mot-clic #jeudidurable peut être utilisé pour communiquer vos actions. Cela permet de susciter un engagement plus fidèle et constant. Il vaut mieux publier une fois par semaine de façon assidue plutôt qu’une fois tous les jours pendant deux semaines, puis disparaître pendant les deux mois suivants. Ce conseil est pertinent pour les diverses plateformes. Mieux vaut se consacrer à une ou deux d’entre elles que d’être partout et nulle part à la fois.

Les médias sociaux permettent également de sonder l’opinion et les préoccupations de son public cible. Lui poser des questions sur ce qu’il aimerait obtenir comme contenu ou pour avoir une meilleure idée de ses connaissances sur le sujet peut aider l’entreprise à mieux connaître ses attentes et, ainsi, à mieux s’outiller pour y répondre.

Peu importe la stratégie adoptée pour les divers médias sociaux, l’important quant à la communication de ses actions durables est de rester intègre et d’admettre que la compagnie n’est pas parfaite, mais qu’elle fait les efforts nécessaires pour s’améliorer et réduire son empreinte environnementale tout en s’impliquant dans son milieu.

À retenir

L’entreprise doit communiquer ses actions durables en adoptant un langage adapté à ses différents segments de clientèle afin de favoriser leurs apprentissages et de démontrer ses compétences. Faire connaître ses bonnes pratiques permet également d’inspirer les autres acteurs touristiques. Face à la crise climatique, l’ère est davantage à la coopétition qu’à la concurrence.

Quelles pratiques durables avez-vous adoptées?

Comment pourriez-vous les communiquer à votre clientèle?


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Tendances Tourisme durable

Les grandes observations 2020: la transition écologique

L’urgence sanitaire a fait de l’ombre aux défis à long terme comme les changements climatiques, la perte de biodiversité et la disponibilité des ressources naturelles. L’Organisation mondiale du tourisme clame toutefois haut et fort que la reprise devra se faire sous les piliers de la durabilité.

« Le tourisme peut être une force au service du bien dans notre monde, en jouant un rôle protecteur de notre planète et de sa biodiversité, et en célébrant ce qui fait de nous des êtres humains. » António Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

Les priorités de 2021 en environnement

Des organisations internationales comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et les Nations Unies (ONU) ont déterminé des actions incontournables afin de nous préparer à relever les défis qui nous attendent en tant que société. En voici trois qui concernent les limites de notre planète.  

Mettre en place des plans de redressement viables à long terme 

Les investissements en infrastructures (transports, bâtiments) ainsi que le financement de projets spéciaux devraient inclure des mesures de durabilité (efficacité énergétique, utilisation rationnelle des ressources, adaptation aux changements climatiques, etc.). Par exemple, dans le cadre de son vaste programme de relance, la France accorde des fonds à l’intégration de changements disruptifs en tourisme durable, dans la restauration durable et les circuits d’approvisionnement courts.

Se tourner vers l’économie circulaire 

Selon les données existantes sur le sujet, l’économie mondiale est circulaire à seulement 8,6 %. Passer de l’économie linéaire à l’économie circulaire pourrait prendre de 15 à 20 ans, selon la Fondation Ellen MacArthur, qui se consacre à l’accélération de cette transition. Production, consommation, réutilisation, valorisation : un bien ou un service se déplace en boucle dans un système qui optimise l’utilisation des ressources à chaque étape de son cycle de vie. Le zéro déchet, l’autopartage et l’utilisation de matériaux de construction recyclés sont des exemples d’initiatives.

Un rapport illustrant la situation au Québec devrait être publié en 2021 par Circular Economy ; il devrait inclure les interventions prioritaires pour assurer la transition vers la circularité. Dans cette économie, les entreprises touristiques ont tout intérêt à réfléchir aux usages multiples de leur service afin d’en maximiser leur valeur.

Mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre 

Les outils de mesure deviennent nécessaires afin de connaître l’empreinte carbone de son secteur d’activité et d’engager l’industrie dans des cibles de réduction. Faciliter la planification de voyages écoresponsables par une communication claire de l’offre proposée, suggérer des itinéraires pour voitures électriques, intégrer un programme de certification reconnu par le Conseil mondial du tourisme durable, promouvoir des plateformes d’autopartage et proposer aux voyageurs de compenser leurs émissions constituent toutes des actions qui profitent au positionnement d’une destination durable.

Des signes encourageants de la part des voyageurs québécois

Selon un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, la moitié des voyageurs québécois portent beaucoup d’attention à l’information concernant la protection de l’environnement et l’émission de carbone. Une proportion similaire se dit même prête à modifier ses habitudes de voyage si cela aide à réduire son empreinte.

Interrogés sur leur propension à compenser financièrement les émissions liées à leurs déplacements touristiques, 46 % des voyageurs se disent prêts à annuler l’impact d’un trajet aller-retour Québec-Montréal (moins de 5 $). Près d’un quart des répondants (22 %) jugent probable de doubler leur compensation dans un scénario de vol aller-retour Montréal-Paris (estimée à 111 $ ou 167 $) afin de neutraliser les effets négatifs et qui plus est de générer un impact positif sur l’environnement.

Les répondants les plus investis en tourisme durable sont de tous âges, mais sont sous-représentés chez les 35 à 54 ans. Les plus investis se distinguent des autres par leur intérêt prononcé pour la nature (voir infographie).

Une industrie conscientisée, une voie à définir

L’industrie touristique québécoise agit déjà sur plusieurs plans au chapitre environnemental : protection de la biodiversité par les aires protégées, écotourisme, économie collaborative, adhésion à des certifications, compensation de carbone, etc. Les actions requises pour se tourner vers une économie verte sont multiples.

La poursuite de cette transition reposera sur la connaissance, la créativité, les partenariats, des investissements conséquents et surtout, une démarche collective et concertée, afin de maximiser le potentiel et les bénéfices pour les voyageurs, les entreprises touristiques et les collectivités. 

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Transport

Vers des roadtrips qui carburent à l’électricité

Moyen de transport de l’avenir

Les véhicules électriques (VÉ) gagnent en autonomie, ce qui permet à leurs utilisateurs de réaliser de véritables roadtrips. Il s’agit d’ailleurs d’une tendance touristique selon le magazine Lonely Planet. Elle gagnera du terrain avec la progression des itinéraires comportant des bornes de recharge à distance raisonnable et en quantité suffisante.

À cet effet, des destinations encouragent les entreprises de l’industrie touristique à se doter de tels équipements pour ainsi favoriser leur fréquentation par cette clientèle tout en encourageant le virage vers des transports plus durables.     

Le Colorado

L’organisation de gestion de la destination du Colorado partage un coffre à outils en ligne pour guider les entreprises situées le long des routes touristiques à s’équiper de bornes de recharge. Le Colorado Tourism Office, en partenariat avec des agences gouvernementales rattachées au transport et à l’énergie, présente ainsi les avantages, pour l’industrie comme pour les voyageurs, de favoriser les déplacements touristiques en VÉ. En voici quelques-uns :

  • La désignation « Electrified Byway » garantira au conducteur de véhicule électrique une présence et une répartition de stations de recharge suffisantes pour se sentir en sécurité ;
  • Contrairement à l’approvisionnement en essence, les bornes de recharge électrique ne sont pas limitées à un seul type d’emplacement. Elles peuvent être installées à l’endroit où l’on souhaite voir des voyageurs s’arrêter ;
  • Les Electrified Byways attireront une clientèle sensibilisée à l’environnement et au respect de la nature ; un segment convoité.

L’Oregon

L’État de l’Oregon propose déjà des routes touristiques bien équipées pour accueillir les voyageurs en VÉ. Il détient l’un des réseaux de bornes de recharge rapide les plus développés des États-Unis. Elles sont réparties à travers le territoire dans divers types d’entreprises bien engagées vers un tourisme plus durable. Plusieurs itinéraires sont offerts. Dans la Willamette Valley, des viticulteurs se sont regroupés en réseau pour offrir une route qui s’intitule Plug & Pinot. Chaque vignoble offre des bornes de recharge permettant aux occupants de la voiture de visiter les lieux et de procéder à une dégustation le temps que le véhicule reprenne des forces.

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Source : Travel Oregon

Des routes électriques

En Israël, l’entreprise Electreon planche sur un projet qui permet aux véhicules de se recharger pendant qu’il roule, à même la route. Des fils de cuivre connectés situés sous l’asphalte transmettent l’énergie aux VÉ qui y circulent. Un projet-pilote est en cours dans la région de Tel-Aviv. La Suède compte déjà une telle infrastructure. Elle a été développée par une branche suédoise de l’entreprise israélienne. La Smartroad Gotland, le premier système de route électrique sans fil au monde, permet pour l’instant de recharger des camions et des autobus en mouvement. Les tests, réalisés avec succès, ont été produits en hiver alors que la température se situait autour de zéro degré Celsius.

Source : YouTube

La croissance au Québec

En juin 2020, l’Association des Véhicules Électriques du Québec (AVEQ) dénombrait plus de 76 500 certificats d’immatriculation de voitures électriques dans la province. Sur une année, il s’agit d’une progression de 44 %. Mais la COVID-19 aura affecté ce secteur d’activités, puisque cette croissance annuelle était plutôt de 70 à 80 % au cours des deux dernières années.

L’installation de bornes à travers la province va bon train. Le Circuit Électrique, le réseau public alimenté par Hydro Québec, est le plus répandu. Il compte plus de 2 500 bornes de recharge, dont 305 bornes rapides. Plus d’une centaine d’autres seront déployées de part et d’autre de la province au cours des deux prochaines années. Cet ajout s’inscrit dans l’objectif d’Hydro-Québec, annoncé en janvier 2019, concernant l’implantation de 1600 stations de recharge rapide sur dix ans.

Changer les « pétrodollars » en dollars touristiques

Avec une telle croissance du recours aux voitures électriques et du nombre de stations de recharge, les dépenses liées au transport, ou plutôt à l’achat d’essence deviendront pratiquement nulles pour de plus en plus de voyageurs sur la route. Voilà une belle occasion d’orienter cette dépense vers une expérience touristique.

 

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Gestion Tourisme durable

Comment implanter une stratégie de tourisme durable au sein de la destination?

Selon plusieurs médias spécialisés en tourisme à travers le monde, il faut profiter de la pandémie pour transformer cette industrie sur le long terme. Pendant que l’exploitation tourne au ralenti, une relance verte bénéfique à tous doit être envisagée, que ce soit pour l’environnement, les résidents ou les touristes.

Les organisations de gestion de destination (OGD) ont su se réinventer pour créer des campagnes adaptées à la gestion de crise. Ce changement de direction démontre qu’elles ont la capacité d’opérer des transformations à grande échelle, et ce, rapidement. Pourquoi ne pas jouir de cette expertise et de ce temps d’accalmie pour mieux intégrer les principes de développement durable dans leur plan de gestion ?

Les avantages compétitifs

L’implantation d’une telle stratégie peut sembler longue. Cependant, comme le mentionne Jana Apih, directrice générale de l’organisation Good Place dont l’objectif principal vise à mettre en œuvre des principes de tourisme durable en Slovénie, il s’agit d’un avantage concurrentiel distinctif.

C’est aussi ce que relève le World Economic Forum (WEF). Le développement durable (DD) constitue l’un des éléments clés utilisé pour évaluer la compétitivité d’une destination à l’aide de l’Indice de Compétitivité du secteur des Voyages et du Tourisme, publié tous les deux ans.

Selon le panel d’experts réuni en 2018 par The Place Brand Observer, une destination est plus propice à attirer des investisseurs si elle est dotée d’une forte performance en DD. De plus, les résidents s’y sentent plus heureux et se montrent donc davantage accueillants et chaleureux envers les touristes. Finalement, ledit panel souligne que le tourisme durable devient un élément compétitif lorsqu’il influence positivement l’expérience du visiteur.

Comment s’y prendre ? 

 Les gestionnaires d’une destination peuvent choisir de mettre en place des pratiques durables sur leur territoire en suivant la démarche présentée ci-dessous. Ils peuvent aussi aller un peu plus loin par l’acquisition d’une certification. Celle-ci implique des frais et des procédures plus poussées puisque les actions sont évaluées, mais la crédibilité et la notoriété qui en découlent en valent la chandelle.

Trouver une certification fiable parmi toutes celles déjà existantes peut s’avérer assez complexe. C’est pourquoi le Global Sustainable Tourism Council (GSTC), une organisation créée entre autres par l’ONU, les accrédite et s’assure qu’elles répondent aux critères qu’elle a prédéterminés avec des experts du milieu.

 1) La mise sur pied d’une équipe de gestion

Dans le but de coordonner le déploiement d’une stratégie de tourisme durable à l’échelle d’un territoire, une équipe de gestion doit être mise en place au sein des employés de l’OGD. GSTC suggère que certains d’entre eux détiennent une expertise dans le domaine. Si ce n’est pas le cas, l’organisation recommande de travailler avec une personne externe. Avant d’établir un plan d’action avec les tâches à réaliser et les dates butoirs, il convient de réaliser une veille sur les destinations déjà reconnues dans ce secteur. Cela permet de s’inspirer des meilleures pratiques. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la stratégie de gestion que la Slovénie a mise en place, vers un tourisme plus durable.

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Source : Global Sustainable Tourism Council

2) La consultation des parties prenantes

Le maintien de l’équilibre entre les besoins des communautés, le développement économique, l’héritage culturel et l’environnement est essentiel à la réussite de cette stratégie. Afin que tous les acteurs concernés puissent se prononcer et soient en accord avec le plan d’action, le comité de gestion doit solliciter les personnes impliquées, et ce, tout au long de la démarche. Cette consultation permet également de recenser les initiatives déjà présentes sur le territoire et de mieux évaluer les adaptations à considérer.

3) L’accompagnement des entreprises et des organisations

Une destination ne peut être qualifiée de durable qu’avec l’implication de ses entreprises et de ses organisations touristiques. Dans le but d’assurer une vision commune, le comité de gestion doit donc effectuer un suivi auprès des acteurs touristiques. Il pourra ainsi leur vulgariser les principaux concepts et vérifier que ceux-ci sont bien assimilés. Les organisations sont aussi appelées à s’entraider puisqu’elles doivent passer par les mêmes étapes.

Un bon exemple est celui de l’Île Maurice qui a donné des formations aux diverses parties prenantes. Que ce soit pour les hôtels, les voyagistes, les taxis, etc., le but est de bien implanter la stratégie à l’échelle de la destination.

4) L’évaluation des résultats

À quoi bon mettre en place une nouvelle stratégie, si on ne peut pas connaitre les résultats escomptés ? Dès le début, il faut penser à identifier des indicateurs qui permettent d’apprécier les impacts socio-économiques, culturels et environnementaux. Le diagnostic doit généralement être effectué tous les deux ans et l’issue doit être rendue publique sur le site web de la destination.

Si vous optez pour l’acquisition d’une certification, les critères d’évaluation à prendre en compte vous seront communiqués. À titre d’exemple, voici quelques-uns des indicateurs sociaux et économiques utilisés par l’archipel des Açores, déclaré comme destination durable par Eartcheck en 2019 : la progression de l’emploi pour les résidents dans le secteur de l’hébergement et de la restauration ; le nombre de familles ayant pu profiter de la croissance économique du tourisme ; ainsi que la diminution consécutive du taux de saisonnalité. Par ailleurs, les économies en CO2, en eau d’usage, et la réduction des déchets des bâtiments touristiques sont des indicateurs se référant plutôt au pilier environnemental.

5) La promotion de ses actions

Une fois que les entreprises et les organisations à l’échelle du territoire ont mis en place les bonnes pratiques, il ne reste plus qu’à se positionner comme une destination en tourisme durable. Quatre volets sont alors abordés.

Le premier concerne la création d’une campagne nationale qui s’attache à inciter les résidents à redécouvrir leur pays ou leur région et à devenir de fiers ambassadeurs. Le deuxième volet touche la promotion à l’international, et par conséquent à la communication de l’offre touristique aux visiteurs. Afin de souligner qu’il est le premier archipel au monde à avoir été certifié en tourisme durable, l’archipel des Açores a lancé une vidéo où plusieurs acteurs de l’industrie parlent de leur participation dans le processus.

Source : Azores DMO

Le troisième volet promotionnel consiste à fournir un guide à l’intention des parties prenantes de l’industrie. Ainsi, ces dernières ont la possibilité de suivre les principales lignes directrices de la campagne marketing et dès lors de renforcer l’image de marque de la destination.

Finalement, le quatrième volet, mais non le moindre, porte sur la création d’un plan de communication qui s’intéresse à sensibiliser les voyageurs à adopter de bonnes pratiques. L’Islande a d’ailleurs conçu une série de vidéos sous la bannière Iceland Academy, par le biais de laquelle une capsule sur le tourisme responsable a été diffusée. Les vacanciers sont aussi amenés à respecter un serment avant d’arriver, comme c’est le cas pour plusieurs autres destinations telles que la Nouvelle-Zélande ou les Îles Palau.

L’utilisation du storytelling dans la vidéo de Thompson Okanagan Tourism Association permet pour sa part de renforcer l’attachement à la région et d’inciter les gens à signer ledit serment à la fin du visionnage. Cette région est d’ailleurs la première à avoir été reconnue en tourisme durable dans les Amériques.

Source : Thompson Okanagan Tourism Association

À retenir

Établir une stratégie en tourisme durable pour une destination demande de l’investissement et de la collaboration avec toutes les parties prenantes de la région. Il s’agit d’un processus à développer sur quelques années, mais qui est bénéfique sur le long terme. Il en découle une vision commune qui d’un côté attire les touristes ayant les mêmes valeurs que celles véhiculées par l’OGD, et qui de l’autre vient renforcer le sentiment d’appartenance des résidents et des organisations touristiques qui travaillent de concert.

Quels attraits culturels et naturels voudriez-vous préserver ?

Qu’est-ce qui fait votre fierté et comment pourriez-vous protéger cet héritage ?

 

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