Catégories
Marketing

Ces campagnes marketing qui osent en rire!

Le nouveau microsite promotionnel de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), 28max.com, paraît très suspect au premier abord, puisqu’il se présente comme un site pornographique! En effet, comme on y propose des offres pour les détenteurs de la carte 12-28 ans, l’accès au site est interdit aux personnes de plus de 28 ans. Mais l’imitation va plus loin: mêmes codes graphiques, aperçus vidéo flous et slogans sujets à mauvaise interprétation, du style: «Elles expérimentent ensemble de nouvelles sensations» ou «Jusqu’où ira-t-elle pour 10 euros?».

 

AL_SNCF_Hilton_image1

Source: 28max.com

 

Depuis novembre dernier, le groupe hôtelier Hilton use de ce même humour «décalé» pour inciter les jeunes professionnels à prendre plus de vacances. Il a inventé une maladie, la «vacationitist», et il propose un test pour la diagnostiquer sur le site Urgent Vacation Care Center. Ce manque de vacances, qui s’apparente à du surmenage, est présenté de manière humoristique par la description et l’illustration de 14 symptômes, dont la «Cubiclophobia » (phobie des cubicules), le «Acute Alkaline Complex» (besoin de recharger ses batteries) ou encore la «Yellow Post-It Fever» (fièvre des post-it jaunes). De plus, plusieurs coups médiatiques ont été réalisés dans les rues aux États-Unis et au Royaume-Uni avec la complicité de faux médecins se déplaçant en ambulance. Bien entendu, un séjour dans un hôtel de la chaîne est le seul antidote!

AL_SNCF_Hilton_image2

Source: vacationcarecenter.hilton.com

En quatre mois, plus de 50 000 visites ont été effectuées sur le microsite. Le succès de la campagne s’est répercuté sur les médias sociaux, puisque le nombre de «j’aime» sur leur page Facebook a doublé de janvier à avril.

 

Il est possible de rajeunir l’image d’une marque, de la rendre un peu plus frivole ou de lui apporter une touche de «légèreté», mais le résultat escompté sera toutefois difficile à mesurer du point de vue de son branding. En outre, cette tactique est à utiliser avec parcimonie; dans l’univers de l’humour, la ligne est mince entre la réception du bon message et sa mauvaise interprétation.

 

Image à la une: © max28.com

Catégories
Marketing

Le marketing de l’influence: concept et exemples

 

Avec leur pouvoir d’influence parfois supérieur à celui des médias de masse, ces leaders d’opinion sont devenus très prisés des marques qui veulent augmenter la visibilité de leurs campagnes et donner de la crédibilité à leurs messages. Les organisations touristiques ne font pas exception. Les stratégies de marketing de l’influence permettent de se faire remarquer par les clientèles ciblées naviguant dans l’océan bruyant du Web.

Le marketing de l’influence: de quoi s’agit-il?

Le marketing de l’influence s’appuie sur la notoriété de personnalités du numérique afin de diffuser un message à caractère promotionnel ou informatif. La démarche consiste d’abord à identifier les individus qui engendrent des conversations ayant un effet sur sa marque, ses produits et ses services, pour ensuite développer une relation avec eux dans le but d’éventuellement collaborer. Idéalement, ils deviennent des ambassadeurs qui partageront des commentaires et des contenus en faveur de l’organisation.

Les initiatives engageant les influenceurs peuvent servir à plusieurs fins:

  • Lancement de produit
  • Visibilité de la marque
  • Croissance de sa communauté en ligne
  • Curation de contenu
  • Analyse concurrentielle
  • Gestion de crise
  • Promotion d’événement
  • Création et cocréation de contenu
  • Développement de produit
  • Développement de marché
  • Adoption de produit par les consommateurs précurseurs de tendances

Pourquoi faire affaire avec des influenceurs?

Les blogueurs et autres influenceurs clés, comme certains «instagramers», sont devenus des sources d’inspiration et d’information en matière de voyages. Ils jouent un rôle dans la perception globale de la marque ou de la destination, ainsi que dans la prise de décision des touristes connectés. Dans ce contexte, les stratégies de marketing de l’influence offrent les avantages suivants:

  • Comme ils sont appréciés des consommateurs, les influenceurs ont un lectorat et un public déjà réceptifs à leurs idées et à leurs recommandations.
  • Leurs lecteurs leur font confiance. Les liens qu’ils établissent avec l’influenceur sont rarement comparables aux relations développées entre les individus et les marques ou les entreprises. 
  • Ils peuvent aider les entreprises à créer des contenus qui résonnent davantage avec les besoins des consommateurs, puisqu’ils ont de l’expérience en tant qu’usagers et de la perspective qui en découle.
  • En travaillant avec eux, on peut obtenir des astuces permettant de raffiner les communications pour le public ciblé.

Des exemples de collaboration

Les partenariats avec des blogueurs

Les bonnes relations avec les blogueurs de voyages forment le cœur des stratégies de marketing de l’influence des organisations touristiques. À l’office de tourisme de la région italienne Emilia-Romagna, on a voulu repenser le modèle de la tournée de presse pour les blogueurs. Plutôt que d’imposer des itinéraires rigides et des visites encadrées, la formule offrait aux influenceurs un appartement pour une semaine (avec Wi-Fi évidemment), une «trousse de survie» contenant des pâtes et du fromage, et toute la liberté qu’ils voulaient pour découvrir la région selon leurs envies. Cette approche peu conventionnelle a donné des résultats remarquables: 

  • 600 billets publiés sur des blogues;
  • 8000 photos et vidéos;
  • 800 000 visiteurs sur les pages de ces billets;
  • plus de 30 000 partages de ces billets sur les médias sociaux; et
  • une portée sur Twitter de plus de 270 millions d’abonnés.

 MLV_Marketing_Influence_1_image_1

Source: blog-ville.com

L’amplification du buzz d’une campagne auprès de sa clientèle de niche

Le marketing de l’influence peut être un levier alternatif ou complémentaire aux tactiques marketing sur les médias sociaux, car il permet le ciblage plus qualifié de l’audience.

L’organisation de gestion de la destination (OGD) d’Anvers, en Belgique, investit depuis quelques années pour développer le créneau du tourisme de magasinage. Pour renforcer son positionnement en tant que ville fashionista, l’OGD a collaboré avec 25 blogueurs de mode à l’occasion du lancement d’une campagne promotionnelle sur les médias sociaux. Le concours invitait les passionnés à créer des montages visuels démontrant leurs talents de stylisme à l’aide de photos prises avec Instagram. Les soumissions étaient effectuées au moyen d’une application de Facebook. Les blogueurs, dont le rôle était de choisir les gagnants, ont largement contribué à promouvoir l’initiative sur les diverses plateformes sociales. Cette campagne a généré:

  • 54 billets publiés sur des blogues;
  • une portée du message de plus de 192 000 internautes;
  • une portée sur Twitter de plus de 281 000 abonnés;
  • plus de 700 nouvelles photos identifiées #FashionInAntwerp téléchargées sur Instagram.

#FollowMeTo Hong Kong

Comme avec l’exemple précédent, les influenceurs sollicités pour les campagnes ne sont pas toujours des blogueurs de voyages. Ils permettent néanmoins de rejoindre les clientèles voulues et des marchés de niche, surtout à l’étape de l’inspiration, où les conseils pratiques ne sont pas encore recherchés.

Le phénomène viral #FollowMeTo est né d’une photo improvisée prise par le cinéaste et photographe professionnel, Murad Osmann, du dos de sa copine alors qu’elle lui prenait la main (voir image). Le cliché a engendré une série de photos iconiques sur Instagram. Avec plus d’un million d’abonnés, le compte de Murad Osmann inspire les voyages urbains comme exotiques, avec ses vues provenant des quatre coins du monde. 

 MLV_Marketing_Influence_1_image_2

Source: Instagram.com

L’office de tourisme de Hong Kong y a vu une occasion à saisir et a invité le couple russe dans le cadre d’une campagne marketing ciblant les touristes de la Russie. Le concept signature a été utilisé pour photographier quelques attraits majeurs de la ville nation.

 MLV_Marketing_Influence_1_image_3a

Source: Instagram.com

La brigade #FrancosMTL

Un autre exemple vient du festival les FrancoFolies de Montréal. Cette année, une escouade formée d’une quinzaine de photographes amateurs locaux a été constituée afin de retransmettre leur expérience de l’événement avec le mot-clic #FrancosMTL. Les photos furent également utilisées dans la publication de billets sur le blogue du festival, ainsi que sur leurs comptes Facebook et Twitter.

 MLV_Marketing_Influence_1_image_4

Source: Facebook.com

 Les exemples précédents illustrent comment on peut recourir aux influenceurs pour amplifier son message sur les plateformes numériques, et ainsi multiplier les contenus associés à sa marque ou à sa destination. Une seconde analyse présentera un guide des étapes à suivre pour mettre en place une stratégie de marketing de l’influence.

 

Image à la une : © Murad Osmann

Catégories
Gestion

Une marque, en avez-vous besoin?

Une conscientisation réelle

Selon un sondage réalisé en mai 2013 par American Express Small Business Services, 84% des entreprises canadiennes constituées de 2 à 100 employés s’accordent à dire que leur marque est importante pour le succès de leurs affaires. Cependant, 86% d’entre elles ne sollicitent pas l’aide d’un spécialiste à l’externe. De ce fait, plus du tiers (36%) souhaiteraient développer leur marque, mais ne savent pas comment s’y prendre. Ainsi, même si les PME y portent un intérêt, il ne s’agit pas pour elles d’un poste de dépenses prioritaire et elles préfèrent confier cette tâche à leurs ressources internes.

La marque est l’ADN de l’entreprise

Une marque est avant tout un nom, un slogan, un logo et une charte graphique. Puis s’y rattachent l’identité, l’histoire, la promesse ou encore l’idéologie de l’entreprise. La valeur de la marque regroupe tous ces éléments et sa gestion est appelée branding. C’est un processus de communication continuel permettant de maintenir une identité forte, de la positionner sur un marché et de bâtir une relation stable avec la clientèle. L’ensemble des actions accomplies à l’interne et à l’externe pour le fonctionnement de l’entreprise doivent concorder avec le branding. Selon Nicolas Barrière, de l’agence spécialisée en stratégie Web intégrée Guarana, cela crée l’expérience de la marque, tant recherchée par le client.

Tout commence par le logo

Le logo est l’empreinte de l’entreprise. D’après le studio de design Logobird, il doit respecter plusieurs conditions pour être efficace: simplicité, distinction, pertinence, mémorabilité, intemporalité et polyvalence.

il est conseillé d’enclencher le processus de création de marque dès le lancement de l’entreprise

Cette première étape est primordiale, car elle fait transparaître un professionnalisme nécessaire auprès des relations d’affaires et de la clientèle, et permet à l’entreprise de mieux rivaliser avec de plus grands acteurs. De plus, il est conseillé d’enclencher le processus de création de marque dès le lancement de l’entreprise. Selon l’agence de marketing BigMouth, cela insuffle une énergie qui favorise un succès rapide des activités.

Pourquoi une marque est-elle importante?

Sur un même marché, à qualité de service égale, les entreprises dotées d’une stratégie de marque inspirent davantage confiance aux consommateurs. Pour Dan Antonelli, pdg de l’agence de publicité Graphic D-Signs, le branding offre une promesse de valeur et d’expertise, et ce, dès le premier contact. Il favorise un niveau de confiance avec les personnes qui connaissent peu l’entreprise et les services proposés. Celles-ci seront même prêtes à payer plus cher.

Puisque la marque reflète de manière claire et cohérente les produits et services de l’entreprise, ainsi que les avantages qu’ils procurent, une relation à long terme se construit avec la clientèle, qui est certaine de toujours obtenir ce qu’elle souhaite.

 Certaines entreprises, comme Club Med, Virgin Atlantic ou encore les hôtels Jaro au Québec, ont réussi à se créer une identité qui leur est propre et à véhiculer des valeurs uniques que les consommateurs recherchent. Au-delà des produits achetés, ces derniers veulent vivre une expérience. C’est une tendance fortement marquée dans le domaine du voyage, et même les petites entreprises peuvent se créer une image de marque en mettant de l’avant une promesse d’expérience.

 La recette d’une stratégie de marque?

Le succès d’une marque peut se résumer en une phrase: elle doit raconter l’histoire de l’entreprise

Le succès d’une marque peut se résumer en une phrase: elle doit raconter l’histoire de l’entreprise. Pour la mettre sur papier, l’agence BigMouth conseille d’écrire une courte phrase qui présente «l’élément» de l’entreprise à connaître et à comprendre, qui rejoint les consommateurs, les partenaires d’affaires, les banques, les fournisseurs ou les médias.

Le message doit être simple, professionnel, sincère et donner une impression de qualité. Pour cela, comme l’explique l’agence Guarana Design, il faut bien sûr définir ce que représente l’entreprise en se posant des questions fondamentales: quels sont sa culture, sa philosophie, ses valeurs, ses avantages concurrentiels, les bénéfices pour le client, etc. Le propriétaire doit alors prendre du recul et avoir un regard objectif. Pour mieux y parvenir, il peut consulter ses employés, qui auront certainement une vision différente et complémentaire.

Au fil des années, la marque se consolide, gagne en notoriété et en crédibilité; et pour cela, elle doit être ajustée continuellement.

Comment rendre une marque visible?

Tous les outils de communication, traditionnels ou numériques, sont au service de la marque

Tous les outils de communication, traditionnels ou numériques, sont au service de la marque. Le logo apposé sur les uniformes des employés, sur la façade à l’entrée de l’établissement, sur les cartes professionnelles ou encore sur un véhicule est un moyen très efficace de communiquer son image. En ligne, le logo figure sur les différentes plateformes: sites Web et mobile, blogue, médias sociaux, infolettre, bannières publicitaires, etc. Toutes les stratégies marketing doivent valoriser la marque, que ce soit dans le contenu publié, dans les actions de promotion ou encore dans la gestion de sa réputation.

Selon le sondage d’American Express, 52% des petites entreprises canadiennes ont développé un site Web dans le cadre de leur branding. Elles sont 60% à compter sur leurs employés pour communiquer l’image de leur marque, mais seulement 45% d’entre elles constatent un résultat efficace. Enfin, le tiers (32%) tirent profit des événements pour augmenter leur notoriété.

Sentiment d’appartenance à une marque

Selon Brendan Richardson, auteur de «Tribal Marketing, Tribal Branding», le but ultime de toute entreprise dans la gestion de sa marque est son appropriation par le client. Celui-ci s’identifie au produit, s’attache et s’engage émotivement. À l’image de Harley-Davidson et d’Apple, c’est une véritable tribu de passionnés qui se crée et adopte un style de vie inspiré de la marque. Si ces derniers exemples ne correspondent pas à la réalité des PME, celles-ci peuvent toutefois s’en inspirer et ainsi mieux saisir les composantes d’une bonne marque, qui est à la portée de tous!

Catégories
Gestion Hébergement

Hôtelier, quel modèle d’exploitation choisir?

Le modèle d’exploitation d’un hôtel ne se choisit pas à la légère. Il doit correspondre au contexte du projet, aux objectifs du propriétaire et au degré de contrôle qu’il souhaite exercer. Dans une optique d’aide à la prise de décision, voici un portrait de quatre modèles d’affaires ainsi que leurs principaux avantages et inconvénients.

Établissement indépendant

Un hôtel indépendant est financé et géré par le même individu (ou groupe d’individus). Ce statut permet au propriétaire de garder une autonomie et un contrôle de la gestion de son établissement. La flexibilité des procédures et standards facilite la personnalisation des services offerts à la clientèle. Les ressources humaines étant limitées et moins hiérarchisées, la prise de décision se fait rapidement, que ce soit pour des enjeux opérationnels ou financiers.

Néanmoins, les défis à relever sont nombreux. Tout d’abord, l’accès au financement est difficile, les banques étant frileuses à accorder un prêt bancaire pour la construction, l’achat ou la rénovation d’un établissement indépendant. En effet, bon nombre d’entre eux sont de petite taille et disposent de ressources réduites pour être rentables. Autre élément de difficulté, le possible manque d’expertise de la part des propriétaires, qui nuit au contrôle des coûts, aux politiques de prix ainsi qu’aux pratiques commerciales et marketing. Cependant, les agences de voyages en ligne facilitent à présent leur commercialisation et augmentent leur visibilité sur Internet.

Contrat de gestion avec une chaîne hôtelière

un contrat de gestion est un modèle où le propriétaire octroie la responsabilité des activités opérationnelles à un exploitant

Par définition, un contrat de gestion est un modèle où le propriétaire octroie la responsabilité des activités opérationnelles à un exploitant. Le premier conserve la charge des aspects juridiques et financiers, et assume les coûts d’exploitation de l’hôtel. Ainsi, il dispose d’une équipe de gestion possédant le savoir-faire opérationnel de la marque et d’outils de systèmes de réservation et de distribution. Si le contrat débute dès la construction de l’hôtel, une équipe est dépêchée sur place pour contrôler le respect des normes préalablement statuées.

Dans le cas d’un contrat avec une chaîne hôtelière, le propriétaire de l’hôtel acquiert le droit d’utiliser son nom. Cela occasionne un apport de clientèle fidèle à la marque, notamment grâce à l’accès aux programmes de fidélisation. Ces avantages garantissent une meilleure rentabilité, et ce partenariat réduit les risques financiers des investisseurs.

Le revers de la médaille se traduit tout d’abord par un pouvoir de négociation faible lors de l’établissement du contrat. De plus, le propriétaire perd de la flexibilité dans ses décisions et doit respecter les standards de la chaîne, ce qui inclut une mise à niveau de son hôtel au début de l’entente. Les frais de gestion sont établis de trois façons:

  • des frais de base représentant entre 2 et 6% des revenus bruts;
  • des frais de base et des frais de performance (ou de bonification) de 1 à 4% du profit d’exploitation brut;
  • des frais de performance de l’ordre de 5 à 10% du profit d’exploitation brut.

Enfin, selon HVS Research, la durée de ces contrats se situe entre 17 et 21 ans, la période étant proportionnelle à la catégorie d’hôtel.

Contrat de gestion avec une société de gestion indépendante

Alors qu’il est difficile pour les petits établissements d’obtenir un contrat de gestion avec une chaîne hôtelière, les partenariats avec une société indépendante leur sont plus accessibles. Le choix de ce type de société, sans marque rattachée, se justifie davantage lorsque l’hôtel se situe dans une zone excentrée, sans autre concurrent. Le contrat est similaire à celui d’une chaîne, mais la durée est moins longue (entre 11 et 15 ans), les termes sont moins contraignants et la négociation est plus équilibrée. De plus, ces sociétés sont souvent plus réactives aux aléas du marché et démontrent une meilleure facilité d’adaptation. Les frais de gestion sont prélevés de la même manière que dans le cadre des contrats avec les chaînes hôtelières, mais les pourcentages fixés sont plus bas.

Au Québec, de nombreux hôtels où la gestion incombe à une société indépendante sont aussi affiliés à une chaîne hôtelière par un contrat de franchise

Au Québec, de nombreux hôtels où la gestion incombe à une société indépendante sont aussi affiliés à une chaîne hôtelière par un contrat de franchise. C’est le cas de ceux gérés par Atlific, SilverBirch ou encore Westmont. Cela leur permet de profiter de la visibilité d’une marque tout en économisant sur les frais de gestion moins élevés, dans le cas de l’exploitant indépendant. Ce dernier est souvent même agréé par le franchiseur.

Contrat de franchise avec une chaîne hôtelière

Cette entente accorde les droits d’utilisation de la marque d’une chaîne à un hôtelier indépendant en échange d’une redevance. Deux autres éléments font partie du contrat de franchise: la transmission du savoir-faire et la mise à disposition d’une assistance commerciale ainsi que du réseau de distribution du franchiseur. Contrairement au contrat de gestion, le propriétaire est responsable de l’exploitation et du respect des standards de la chaîne hôtelière. Les frais sont composés des coûts d’adhésion, selon le nombre de chambres, et des redevances périodiques (pour l’utilisation de la marque, les frais de marketing, de réservations et de programme de fidélisation), généralement fixés selon le revenu des chambres. La durée du contrat varie entre 10 et 15 ans.

Ce modèle permet à l’exploitant de conserver un degré d’autonomie tout en étant guidé et sécurisé par la chaîne. De plus, le propriétaire brise son isolement, puisqu’il accède à un réseau de contacts (le franchiseur et les autres franchisés) avec qui il peut communiquer. Grâce à la notoriété qu’il retire de la marque, il peut se permettre d’augmenter ses prix. À l’instar des contrats de gestion, la franchise contribue à la pérennité financière de l’établissement.

Les chaînes hôtelières telles qu’InterContinental Hotels Group, Accor, Marriott International et Choice Hotels International sont aussi les plus grands franchiseurs. Elles misent sur ces modèles pour prendre de l’expansion, cette solution étant moins coûteuse et plus rapide que la construction de nouveaux hôtels.

L’Association Hôtellerie Québec recense, en date de février 2014, 1 615 établissements en exploitation, dont 88% sont indépendants (incluant les franchisés). Cette proportion était de 80% il y a cinq ans. De plus, 23 compagnies de gestion, étrangères ou québécoises, exploitent 114 hôtels.

 

– Image à la une ©iStockphoto

Catégories
Marchés géographiques

Le marché américain scruté aux Assises du Tourisme

Le Québec a accueilli 2,39 millions de visiteurs américains en 2012, dont 1,79 million de touristes. Bien que ce nombre soit plutôt stable par rapport à 2011, il est bien en deçà de celui de 2002, qui dépassait les 4 millions. Le taux de change est moins favorable à nos voisins, et la récession qui a débuté en 2008 a freiné leurs ardeurs. Cela dit, la conjoncture n’explique pas à elle seule ce déclin, puisqu’ils ont recommencé à voyager à l’international.

Dans l’ensemble du Canada, une légère hausse est observée: on a compté, pour 2013, 12 millions de voyages d’au moins une nuit par des Américains, soit 1% de plus qu’en 2012. La proportion des voyages en avion a quant à elle connu une hausse de 4,9%.

Contexte économique américain favorable

la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

Pedro Antunes, directeur général et économiste en chef adjoint du Conference Board du Canada, a présenté les perspectives économiques du marché américain. Selon lui, la reprise économique observée aux États-Unis devrait se poursuivre et le moment est bon pour tenter d’attirer davantage de touristes.

  • Bien que les dépenses publiques demeurent en baisse, la diminution est moindre et l’on prévoit une légère reprise en 2015.
  • Le taux d’emploi a presque atteint celui d’avant la crise et le taux de chômage diminue.
  • Un bon indicateur de la confiance des entreprises est l’investissement réel qu’on y fait. Les variations d’année en année sont positives.
  • Les taux d’intérêt aux États-Unis et au Canada devraient augmenter à partir de la fin de 2015.
  • Le prix de vente des maisons revient à la hausse, après un creux de 2009 à 2011.
  • L’indice de confiance des consommateurs n’est pas revenu tout à fait à ce qu’il était avant la récession, mais il connaît une hausse.
  • Les dépenses de consommation devraient croître de 2,5 à 3% en 2014-2015 (voir le graphique 1).

La reprise économique s’avère plus marquée dans les États du sud que dans le nord-est.

AL_ML_Assises_graph1

M. Antunes a expliqué que l’économie mondiale devrait se renforcer cette année et que la croissance viendra probablement des économies développées, contrairement aux autres années, c’est-à-dire principalement de l’Europe, des États-Unis et du Japon. On parle moins des pays du BRIC; la Chine et l’Inde, qui représentent 12% de l’économie mondiale, se portent bien, mais les économistes sont plus inquiets quant à la Russie et au Brésil.

Prévisions positives, mais timides

Le Conference Board du Canada a également effectué des prévisions sur les arrivées de touristes internationaux au Québec. Les estimations pour l’année 2013 sont positives, mais faibles: un mince 1,7% d’augmentation pour le marché américain. Des hausses d’environ 2 à 3% sont prévues pour tous les marchés en 2014, et légèrement moindres pour 2015 (voir le graphique 2).

AL_ML_Assises_graph2

Dans le cas des États-Unis, les visites en automobile devraient croître davantage en 2014 et en 2015 qu’en 2013. Bien que les variations soient estimées plus fortes pour les voyages en avion, les prévisions de croissance ne le sont pas autant qu’en 2013 (voir le graphique 3). 

AL_ML_Assises_graph3

Quelle est la notoriété du Canada?

Pour mieux définir les messages véhiculés dans les campagnes de communication sur le marché américain, il est important de connaître les perceptions de ces voyageurs envers le Canada. John DiStefano, directeur principal de la recherche pour PhoCusWright, a présenté les résultats d’un sondage mené en février et en mars 2014 auprès de 6079 voyageurs d’agrément américains.

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains

Parmi toutes les destinations de vacances envisagées, le Canada est en tête de liste pour 7% des voyageurs d’agrément américains, après Las Vegas (15%), la Floride (15%) et New York (8%). Fait étonnant, il surpasse de 2% le parc d’attractions Disney World. Malgré cela, l’étude constate un écart entre l’attrait pour la destination et le passage à l’acte, puisque seulement 3% des répondants ont déjà visité le Canada. Par ailleurs, ceux qui démontrent un intérêt premier pour des vacances au Canada sont cinq fois plus susceptibles d’avoir déjà voyagé dans le pays.

Toronto, Montréal et Vancouver sont les principales destinations canadiennes considérées par les répondants (voir le graphique 4). Québec est la première province mentionnée dans le top 3 des destinations pour environ 15% d’entre eux, suivie de l’Ontario (entre 6% et 8% des voyageurs). Cependant, ces répondants sont moins nombreux à concrétiser leur désir. Des destinations comme Niagara et la ville de Québec sont plus envisagées par les Américains qui planifient leur prochain séjour au Canada que par l’ensemble des voyageurs.

AL_ML_Assises_graph4

Comment les voyageurs perçoivent-ils le Canada?

Selon les voyageurs américains, les éléments qui sont considérés très importants dans le choix d’une destination et qui correspondent aux atouts de l’offre touristique canadienne sont les beautés naturelles, l’aspect chaleureux de la destination et le bon rapport qualité-prix. Il s’agit donc des principaux attraits sur lesquels PhoCusWright suggère de continuer de mettre l’accent dans les communications marketing (voir le schéma 1). Quoique moins importants pour les voyageurs américains, l’abondance de neige et l’accès aux sports d’hiver sont tout de même perçus comme un atout fort du Canada pour lequel les efforts marketing devraient être maintenus. Les répondants accordent une grande valeur aux climats chauds et ensoleillés et aux attractions touristiques de classe mondiale, attributs qu’ils associent moins au Canada et sur lesquels il y aurait lieu de mieux informer les touristes potentiels.

Assises_tourisme_schema1

Améliorer la communication

seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada

Le Canada doit accentuer ses efforts dans la transmission des messages puisque, selon le sondage, seulement 22% des répondants mémorisent les publicités liées aux voyages au Canada. De plus, ils se souviennent de la destination, mais pas de l’offre d’activités et ils l’associent très souvent au froid. C’est un préjugé tenace dont le pays ne pourra se départir qu’en misant sur des actions de communication et de marketing. La nécessité de véhiculer un message fort pour consolider l’image de marque sur le marché américain, c’est aussi l’avis de Wayne St-John, PDG de Publicitas Canada. Selon lui, il y a une incompréhension de ce marché de la part des professionnels canadiens du marketing, en partie due à un manque de coordination et de concertation.

Comment le Québec peut-il séduire le marché américain?

Selon François de Gaspé Beaubien, président du conseil et chef de la direction de Zoom Media, le Québec doit s’adapter au marché américain s’il veut attirer davantage de voyageurs. Il ajoute que le plus grand défi de l’industrie touristique est de se faire connaître sur ce marché, car «ils nous aiment, mais ne sont pas au courant de ce qu’on peut leur offrir».

Chaque panéliste et conférencier des Assises y est allé de ses conseils afin d’attirer les voyageurs américains au Québec: forfaitiser les produits vedettes, miser sur le marketing de niche, utiliser les bannières hôtelières pour promouvoir la destination, poursuivre les efforts de création de contenu, innover continuellement et travailler conjointement entre associations touristiques régionales et entre provinces.

Travailler le taux de conversion

Le Canada jouit d’une forte notoriété qui ne se concrétise malheureusement pas en autant de visites. Comment alors combler l’écart entre le désir et l’action? Les conférenciers étaient unanimes: le Québec possède de nombreux attraits exclusifs, mais encore faut-il les faire connaître…

 

Analyse écrite en collaboration avec Aude Lenoir

 

– Image à la UNE : Michel Julien, COMMUNICATIONS MICHEL JULIEN, www.micheljulien.com

Catégories
Marchés géographiques Technologies

Un partenariat privé-public pour la promotion de l’Europe

 

Amadeus, un fournisseur de solutions informatiques pour l’industrie touristique et European Travel Commission (ETC), l’organisme responsable de la promotion touristique de 33 pays européens sur les marchés internationaux, ont signé un partenariat pour renforcer la compétitivité de la destination Europe.

Cette initiative comporte trois champs d’intervention:

  • création par Amadeus de l’application iPad VisitEurope;
  • recherches conjointes sur les tendances de l’industrie touristique et les données approfondies des marchés spécifiques;
  • organisation de séminaires et de programmes de formation afin de révéler tout le potentiel économique de ce secteur.

L’intégration des nouvelles technologies dans l’industrie touristique est l’un des éléments phares de la stratégie issue de ce partenariat. L’application VisitEurope se veut avant tout un support visuel permettant de présenter l’Europe en tant que destination unique. Elle se distingue sur plusieurs points:

  • outil d’inspiration grâce à l’importance accordée aux photos de haute qualité;
  • partages des images sur Facebook;
  • carte interactive présentant des points d’intérêt pour chaque pays;
  • comparaison tarifaire des vols selon le mois et le jour de départ, provenant des données d’une agence de voyage en ligne. Pour l’instant, seuls les vols au départ des États-Unis, du Canada, du Chili, du Brésil et de l’Argentine sont disponibles;
  • personnalisation d’un circuit pouvant jumeler plusieurs pays;
  • informations touristiques sur chaque destination et lien vers son site Web officiel.

 AL_Promotion_Europe_image1

Source: amadeus.com

La collaboration entre Amadeus et l’ETC intervient dans le cadre de la stratégie «Destination Europe 2020» de la Commission Européenne et de l’ETC, qui prévoit la mise en place d’activités favorisant sa promotion et sa visibilité. Un partenariat inspirant pour toute destination souhaitant consolider son image.

 

Image à la une © VisitEurope

Catégories
Marketing

Le newsjacking: l’actualité comme tremplin marketing

Le newsjacking?

Cette technique marketing consiste à s’approprier une nouvelle ou un fait de société qui a créé un certain buzz afin de le transformer à l’avantage de la marque. Le newsjacking est de plus en plus utilisé dans les stratégies de contenu sur le Web et les réseaux sociaux.

Nous connaissons tous une initiative de newsjacking marquante, même si nous n’avons pas nécessairement entendu parler de ce terme, et rien de mieux que des exemples pour en comprendre le principe.

Saisir la balle au bond

 

En direct des Jeux olympiques

Une stratégie efficace, au moment où tous les yeux sont tournés vers cet événement d’envergure.

Airbnb a fait une nouvelle démonstration de la puissance du marketing en temps réel. L’entreprise a profité du mécontentement des journalistes présents aux Jeux olympiques de Sotchi à propos de leur hébergement pour leur proposer des locations d’appartement d’une façon toute personnalisée. En se servant de la conversation Twitter sous le mot-clic #sochiproblems, qui avait déjà attiré 265 000 abonnés en 3 jours, Airbnb a communiqué directement avec les journalistes s’étant plaints pour leur suggérer un appartement disponible. Une stratégie efficace, au moment où tous les yeux sont tournés vers cet événement d’envergure.

Par exemple, le représentant de Yahoo! Sports, Dan Wetzel, mentionnait: «Je dispose de trois ampoules, je les échange contre une poignée de porte. Offre sérieuse.» Airbnb a répondu aussitôt: «Salut Dan, échange tes trois ampoules contre une chambre libre. On ajoutera même une poignée de porte.»

 ML_VL_Newjacking_image1

Source: INfluencia

 

Serge le lama, la parfaite mascotte

Après une soirée bien arrosée d’octobre 2013, cinq jeunes Français ont dérobé un lama dans un cirque de Bordeaux avant de lui faire prendre le tramway. Cette histoire est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, et plusieurs entreprises et destinations ont voulu se l’approprier. Air France, Tourisme du Gers et Air Caraïbes n’en sont que quelques-unes qui ont su profiter de la popularité de Serge le lama pour faire rayonner leur marque sur les réseaux sociaux.

ML_VL_Newjacking_image2

Sources: @AirFrance et @GersTourisme

ML_VL_Newjacking_image3

Source: We like to travel

 

Aussi incroyable que Rob Ford

Afin de faire la promotion de ses vols vers la région de Toronto, Spirit Airlines a choisi de miser sur les déboires du maire de Toronto, Rob Ford, qui a admis avoir fumé du crack. Sur la publicité, on peut voir une silhouette semblable à celle du maire, de la fumée qui sort de sa bouche et la mention «record», qui fait référence à l’enregistrement vidéo de l’incident. L’annonce indique: «Nous ne fumons pas de crack. Vol vers Toronto et d’autres destinations à partir de seulement 29,90$».

 ML_VL_Newjacking_image4

Source: Globe and Mail

 

Bienvenue à Québec, monsieur Bay

Michael Bay, réalisateur américain, devait présenter un nouveau téléviseur Samsung au Consumer Electronics Show de Las Vegas. Victime d’un problème de télésouffleur, il a subitement quitté la scène en pleine présentation, laissant ainsi des images touristiques de la ville de Québec en arrière-plan. Devant la popularité de la vidéo sur le Web, l’Office du tourisme de Québec a décidé d’écrire une lettre teintée d’humour au réalisateur, où elle l’invite à venir découvrir les attraits de la ville gratuitement. L’organisation encourage également ses fans à diffuser l’information afin de l’aider à joindre Michael Bay.

 ML_VL_Newjacking_image5

Source: Office du tourisme de Québec

Le trampoline de l’actualité

Une stratégie de newsjacking demande généralement peu d’efforts et est réalisable à faible coût. Lorsqu’elle est utilisée correctement, cette méthode a le potentiel de devenir un puissant levier marketing pour l’entreprise, lui offrant:

  • une visibilité médiatique;
  • une optimisation du référencement par les moteurs de recherche;
  • une amélioration de la réputation de la marque;
  • une augmentation de l’achalandage du site Web.

Tout cela peut, bien sûr, se transformer en une hausse du nombre de clients potentiels et du volume des ventes.

La clé est de penser et d’agir rapidement.

La clé est de penser et d’agir rapidement. La popularité d’une nouvelle peut durer quelques heures ou quelques jours, la rapidité est donc de mise! Afin d’avoir le plus de visibilité possible et de créer un véritable buzz, l’organisation doit nécessairement adapter la nouvelle avant qu’elle ait atteint sa pleine maturité.

 ML_VL_Newjacking_image6

Source: David Meerman Scott Newsjacking Presentation at SXSW

Bien qu’il y ait une part de chance, le newsjacking est une technique qui demande en premier lieu une bonne préparation et une certaine anticipation. Il est donc nécessaire pour qui souhaite l’utiliser de mettre en place des outils de veille efficaces (flux RSS, publications de l’industrie, médias sociaux) et d’être actif sur différents canaux, afin d’identifier des sujets potentiels et de saisir l’occasion rapidement, lorsqu’elle se présente.

Quelques pistes pour une telle démarche:

  • Cibler la nouvelle. Être à l’écoute de l’actualité dans l’industrie touristique et chez ses concurrents, ainsi que des nouvelles en général; plusieurs peuvent être potentiellement utilisées.
  • Identifier la source primaire et s’informer sur le sujet afin de savoir ce qui a été dit ou non et de juger du degré de sensibilité. Certains faits de l’actualité ne se prêtent pas à la plaisanterie (voir ci-dessous l’exemple maladroit d’American Apparel durant l’ouragan Sandy).
  • Développer le contenu qui y sera associé. Être rapide, concis et imaginatif. Souvent, le contenu est humoristique et en lien avec le positionnement de l’entreprise.
  • Pour maximiser les retombées, diffuser le nouveau contenu par l’intermédiaire des réseaux sociaux, des blogues, des médias traditionnels, des partenaires, des influenceurs et des différents sites qui contribueront à créer un véritable effet viral.

ML_VL_Newjacking_image7

Source: Sparksheet

Le newsjacking, c’est le bon côté de l’opportunisme!

 

Analyse rédigée en collaboration avec Vincent Leclerc

Catégories
Produits et activités

Tourisme hivernal: 5 destinations qui se démarquent!

Whistler, Canada

la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver

Plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord, la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver. Avec son abondance de neige, on peut y pratiquer une variété d’activités d’aventure, telles que le ski alpin, le canyoning de glace et l’héliski. La piste de Bobsleigh utilisée lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010 a également été transformée en attraction touristique. La destination compte d’ailleurs sur de nombreuses compétitions sportives internationales réparties sur la période hivernale. Sa célèbre télécabine PEAK 2 PEAK, qui relie les deux sommets, a aussi contribué à sa renommée.

L’après-ski est une facette de la ville bien appréciée des touristes, pour profiter de la vie nocturne, des restaurants ou pour le magasinage. Certaines activités intérieures, tant sportives (Meadow Park Sports Centre, The Core, etc.) et culturelles (galeries d’art, musées, etc.) que de bien-être, sont également accessibles. Son Festival du film et ses festivités de Noël contribuent pour leur part à enrichir les activités offertes par la ville en décembre. La destination cherche aussi à attirer davantage de touristes d’affaires, principalement avec le développement du Whistler Conference Centre en plein cœur du village.

Rovaniemi, Finlande

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël».

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël». Les compagnies aériennes augmentent d’ailleurs le nombre de vols vers cette destination afin de répondre à cette hausse de la demande durant la période des Fêtes. Sur place, un village du père Noël a été entièrement créé, accueillant notamment son bureau de poste ainsi que l’école et l’atelier des elfes (Joulukka). Plusieurs événements tournent autour de cette thématique, dont la cérémonie du 23 décembre, qui est télédiffusée internationalement. Une webtélé du père Noël a aussi été développée afin de faire la promotion de la destination.

Des activités de plein air des plus originales sont offertes aux touristes, telles que l’observation des aurores boréales, les safaris en motoneige, le golf d’hiver, le traîneau à rennes et à chiens, la descente en VTT ou la baignade dans les lacs gelés. Quelques musées, dont les thématiques touchent principalement la faune et la flore arctiques (ex.: Arktikum) ou encore la culture et l’histoire de la Laponie (ex.: Maison de la culture Korundi), complètent l’offre touristique de cette destination.

Innsbruck, Autriche

Surnommée la Capitale des Alpes, Innsbruck propose une offre tant urbaine que de plein air. La ville met de l’avant son architecture particulière, notamment ses anciennes installations olympiques de même que ses monuments gothiques et baroques. Plusieurs musées, galeries d’art et activités intérieures (centre de santé et de remise en forme, casino, etc.) sont aussi proposés aux visiteurs. Pour la période des Fêtes, cinq marchés de Noël ayant des thématiques particulières sont dispersés à travers la ville.

En plus de la variété des activités de plein air disponibles dans ses neuf domaines skiables (ski alpin, ski de fond, luge, raquette, canyoning de glace, etc.), la région reçoit de façon récurrente de nombreux événements sportifs professionnels. Des navettes gratuites sont de plus proposées aux visiteurs, au départ et à destination des stations de ski. À noter que depuis 2011, le Snow Festival permet chaque année aux familles de se divertir et de se familiariser avec différents sports hivernaux en pleine ville, contribuant ainsi au développement de la relève.

Oslo, Norvège

Avec ses cinq stations de ski, son réseau de ski de fond bien développé, ses nombreux lacs gelés et ses pistes de luge – dont une d’une longueur de deux kilomètres –, Oslo porte bien son surnom de Capitale mondiale de l’hiver. La majorité des activités sont disponibles à moins de 30 minutes du centre-ville, et son réseau de transport en commun, constamment renouvelé, permet leur accès à faible coût. La destination accueille d’importants événements sportifs, certains récurrents, comme la coupe du monde de ski de fond, et d’autres ponctuels, tels que les Championnats du monde de ski acrobatique de 2013. Le site de saut à ski Holmenkollen et son musée sont d’ailleurs les attraits les plus visités de la ville depuis sa reconstruction en 2009.

Oslo s’anime particulièrement pendant la période des Fêtes, lorsqu’illuminations et marchés de Noël redessinent la ville. Son offre culturelle est également bien présente, avec près de cinquante musées (principalement sous une thématique nordique et scandinave), son parc des sculptures, sa forteresse d’Akershus, sa Galerie nationale et son opéra.

Tallinn, Estonie

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tallinn présente de nombreuses activités d’interprétation du patrimoine historique, un programme événementiel chargé et récurrent (ex.: Tallinn Black Nights Film Festival), plusieurs festivités du temps des Fêtes, ainsi qu’une offre gastronomique du terroir spécialement conçue pour la saison hivernale. Avec ses infrastructures modernes et sa réputation de ville technologique, elle est également un site de choix pour le tourisme d’affaires. De plus, Tallinn compte une douzaine d’hôtels-spa spécialisés dans les massages aux pierres chaudes et les soins pour le corps. À noter que dans cette destination de magasinage hors taxe, les propriétaires d’établissements hôteliers doivent inclure le petit-déjeuner et la taxe dans le prix affiché.

Des passeports touristiques bien utiles!

Dans le but d’encourager la découverte de leur ville, Tallinn (Tallinn Card), Oslo (Oslo Pass) et Innsbruck (Innsbruck Card) ont chacune développé une carte qui offre à son acheteur le transport en commun, le stationnement ainsi que l’accès à un ensemble d’attraits et de services. Plusieurs réductions sont également incluses dans les commerces de ces villes. Selon VisitOSLO, cette initiative plaît aux touristes, puisque 98% des utilisateurs la recommanderaient à un ami.

Au vu de cette féroce concurrence en tourisme hivernal, il est de plus en plus difficile pour les destinations de se démarquer. Dans ce contexte, quelles cartes les villes du Québec devraient-elles jouer pour continuer à forger leur réputation à l’international?

Image à la une : ©istockphoto

Catégories
Marketing Tendances

Le tourisme face aux évolutions du marketing territorial, partie 1

Il s’agit du thème du colloque Place Marketing Forum, qui s’est tenu à Aix-en-Provence, en France, en octobre dernier. Des intervenants européens et américains y ont partagé leurs bonnes pratiques afin de faire avancer cette façon plutôt nouvelle et non conventionnelle de positionner une destination. Ce colloque a également été l’occasion pour Joël Gayet, directeur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, de présenter une analyse en profondeur, intitulée «Place Marketing Trend 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial».  

l’ensemble des techniques qui permettent de construire et de développer l’attractivité d’un territoire

Dans cet ouvrage, le marketing territorial est défini comme «l’ensemble des techniques qui permettent de construire et de développer l’attractivité d’un territoire, c’est-à-dire sa capacité à rayonner, à promouvoir son offre et à attirer sur place, d’une manière ponctuelle ou permanente, des personnes et des capitaux».

Les territoires qui décident de regrouper leurs efforts s’engagent dans une démarche de longue haleine, parsemée de défis, mais se positionnent très favorablement sur l’échiquier mondial. Cette consolidation est utile, parce qu’il s’agit du même territoire qui est «vendu», que l’efficacité finale est optimisée et que les moyens budgétaires peuvent être regroupés.

ML_marketing_territorial_image1 À cet effet, l’exemple de Lyon illustre particulièrement bien une stratégie concertée (voir la vidéo ci-dessous).

Voyons maintenant les neuf tendances qui, selon M. Gayet, influencent le marketing territorial.

Construction de projets partagés autour de territoires pertinents

On parle donc d’attractivité économique qui inclut le tourisme, le secteur résidentiel, les universités ou autres grandes écoles, ainsi que les grands événements culturels, sportifs, commerciaux et d’affaires d’envergure. On rêve d’une région où les habitants sont heureux de vivre, où d’autres trouvent un emploi et s’installent avec leur famille, où les jeunes veulent venir étudier, où les touristes désirent se rendre et où les entreprises souhaitent s’implanter. Bref, tous ces secteurs sont interreliés et influent les uns sur les autres.

Il y a parfois lieu de passer d’un territoire administratif à un territoire qui a du sens, celui où les habitants et les clients se retrouvent. En arrière-plan, les divisions administratives demeurent, mais l’exercice de positionnement repose sur un espace qui peut être autre.

Dans certains cas, mieux vaut «construire» le territoire en fonction de sa pertinence pour une clientèle. M. Gayet mentionne les exemples du Creative Corridor de l’Iowa, qui réunit sept comtés et se positionne dans l’esprit de la Silicon Valley, ou encore, en tourisme, de la destination en cours de  construction «Ardenne», qui regroupe les Ardennes belges, luxembourgeoises et françaises. Mentionnons également les départements Haute Savoie et Savoie qui travaillent aujourd’hui dans le tourisme sur la destination «Savoie Mont Blanc» et qui envisagent de l’étendre à tous les secteurs.

ML_marketing_territorial_image2

Source : Savoie Mont Blanc

Développement de stratégies de marque partagées

De plus en plus de territoires ont développé une marque unique pour l’attractivité, comme Amsterdam l’a fait en 2004 (voir l’image ci-dessous). Elle peut être liée à un projet porteur ou englober l’ensemble du territoire. 

ML_marketing_territorial_image3

L’objectif est que les institutions, les citoyens et les entreprises se l’approprient et l’incluent dans leurs communications. La région de l’Alsace a particulièrement bien relevé ce défi en mettant en place une stratégie de marque « partagée » ; l’image ci-dessous donne un aperçu de l’intégration du logo de l’Alsace par plus de 1200 entreprises de la région.

Alsace

Mise en place de nouvelles gouvernances

Qu’elles cherchent à être plus efficaces, à faire des économies, à obtenir une meilleure cohérence ou à bénéficier d’un plus grand rayonnement, les collectivités peuvent choisir d’effectuer un rapprochement des organismes chargés de l’attractivité ou d’élargir les missions et fonctions des agences de marketing territorial. Par exemple, London & Partners, un organisme créé dans le cadre des Jeux olympiques de 2012, regroupe plus de 1 000 partenaires de toutes tailles et est responsable de l’attractivité de la ville, tant pour le tourisme que pour les investisseurs, les grands événements et les étudiants.

Avènement de l’excellence créative, pilotée par les clients

Il est ici question d’élever encore le niveau d’excellence à travers une meilleure connaissance de sa clientèle, la construction d’une offre concurrentielle et un grand professionnalisme. Cela peut se traduire, entre autres, par la gestion de la qualité en temps réel, la généralisation et l’extension des démarches d’excellence dans la structuration de l’offre ou la qualification de celle-ci par les internautes, citoyens ou clients. En matière de démarche d’excellence, le canton du Valais, en Suisse, apporte une triple garantie aux consommateurs à travers son label Valais Excellence: l’origine valaisanne de l’entreprise, les certifications ISO 9001 pour la qualité et ISO 14001 pour l’environnement, ainsi que l’engagement de l’entreprise dans une démarche citoyenne (intégration de l’identité du territoire et l’équivalent de ISO 26 000).

ML_marketing_territorial_image5

Source: Valais Excellence

 

Découvrez les cinq autres tendances et leurs exemples dans la seconde partie de cette analyse.

Catégories
Marketing Tendances

La destination touristique à travers le marketing territorial, partie 2

Cette analyse fait suite à une première partie et explique cinq autres tendances qui influencent les destinations d’aujourd’hui.

Les informations sont issues du rapport intitulé «Place Marketing Trend 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial», réalisé par le directeur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, Joël Gayet, ainsi que des conférences du colloque Place Marketing Forum, qui s’est déroulé à Aix-en-Provence, en France, en octobre dernier.

Construction d’un marketing affinitaire, communautaire et collaboratif

Il s’agit de marketing de plus en plus segmenté auprès de niches très pointues, de coconstruction d’offres avec les usagers, comme pour le géocaching, de plateformes citoyennes collaboratives de financement, par exemple, ou de réseaux d’ambassadeurs.

La création de Rally Saint Louis … a insufflé un vent de fraîcheur et a permis la réalisation de projets contribuant à améliorer la qualité de vie et l’attractivité de la ville

La ville de Saint Louis, au Missouri, vit avec une réputation difficile, entachée par un taux de criminalité élevé. De plus, le peu de nouveautés stimulantes pour la ville au cours des dernières années a engendré dans la population une piètre estime de soi et un sentiment de frustration. La création de Rally Saint Louis, alliant crowdsourcing − appel d’idées et de projets − et crowdfunding – financement collaboratif − a insufflé un vent de fraîcheur et a permis la réalisation de projets contribuant à améliorer la qualité de vie et l’attractivité de la ville. Un site Web offre à chaque résident la possibilité de soumettre une idée et de voter pour ses projets préférés.

ML_marketing_territorial_image6

Source: Rally Saint Louis

En plus d’améliorer la fierté locale et de générer des retombées médiatiques positives importantes, cette initiative a permis la réalisation de nombreux projets structurants pour la municipalité.

ML_marketing_territorial_image7

Source: Rally Saint Louis

Évolution vers un marketing personnalisé

La personnalisation s’impose de plus en plus dans le marketing territorial, où les attentes sont fortes et les motivations ainsi que la clientèle diversifiées. En tourisme, les exemples s’avèrent nombreux:

–          Le site 2 Days in Seattle propose des itinéraires personnalisés grâce aux conseils de 57 collaborateurs issus de l’office de tourisme et passionnés de la ville;

ML_marketing_territorial_image8

Source: 2 Days in Seattle

–          Les politiques de prix variables selon la clientèle, les comportements ou le moment sont des pratiques de plus en plus courantes;

–          Les cartes personnalisées de KLM sont créées avec la collaboration de la communauté sociale de l’individu pour ensuite être imprimées et lui être acheminées.

Évolution vers une promotion directe en ligne

Que ce soit par la vente en ligne, l’économie du partage ou collaborative, la désintermédiation et d’autres formes de marketing et de promotion, la tendance est clairement aux communications en direct. Pratiquée par des entreprises depuis un moment, cette forme d’interaction s’observe aussi dans le marketing territorial. Le site français Dismoioù permet aux individus de partager leurs bons plans et aux professionnels de leur proposer des réductions accessibles en fonction de la localisation.  

ML_marketing_territorial_image9

Source: Dismoioù.fr

Développement d’un marketing viral centré sur les effets de levier

On constate que les destinations ou les entreprises performantes réussissent le plus souvent grâce à un marketing viral puissant, plutôt que par des placements marketing classiques. L’effet de levier viral peut venir des réseaux sociaux, des partenariats ou de l’événementiel culturel ou sportif.

Certains acteurs importants se lancent dans divers secteurs d’activités, comme Google et le voyage, ou encore le groupe Ferrero qui, à travers le Club Kinder, propose des séjours et des activités pour enfants. Des partenariats créent également des effets de levier intéressants, tels que CNN, qui labellise des établissements hôteliers «CNN Partners», leur apportant ainsi une nouvelle visibilité, ou l’Équateur, qui s’est affiché par code QR (renvoyant à une vidéo de la destination) sur 24 millions de tonnes de bananes.

ML_marketing_territorial_image10

Source: Place Marketing Trends 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial

Autre exemple, M. Guillaume Henry a présenté les retombées mirobolantes du Vendée Globe 2012-2013, l’un des plus importants événements nautiques, pour la région et la ville des Sables-d’Olonne. Selon les calculs du cabinet Kandar, il aurait eu un plus grand impact que le Tour de France ou Roland-Garros dans le monde. La course a généré 738 heures de télévision dans 190 pays, touchant ainsi plus de 2,3 milliards de foyers sur tous les continents. L’utilisation judicieuse de la vidéo, des médias sociaux et de la mobilité a fait bon ménage avec cette grande aventure humaine, ses héros et une imagerie forte. Il s’agit d’un positionnement solide pour la région, basé sur la voile, la mer mais aussi des valeurs comme l’audace, le courage et le dynamisme. Visionnez la vidéo pour des émotions fortes.

ML_marketing_territorial_image11

Enfin, il ne faut pas oublier la puissance des médias sociaux en matière de marketing viral, comme en témoigne l’exemple du MoMA, qui anime une communauté cumulée de plus de trois millions de personnes entre Facebook, Twitter, YouTube, Foursquare et Instagram. Une telle assistance confère une portée remarquable à ses actions en ligne.

Développement d’une communication en temps réel, centrée sur l’expérientiel, l’image et le ludique

D’autres tendances du marketing actuel, directement liées aux possibilités du Web, influencent aussi les stratégies du marketing territorial en matière de communication.

Environnement concurrentiel oblige, le positionnement et la promotion d’une destination méritent d’être pensés dans leur globalité, et les nouvelles approches de communication favorisent l’innovation et la créativité. Ouvrons les horizons, changeons de paradigme et inventons un nouveau marketing territorial.

 

 

Commentaires de Joël Gayet

Derrière les 9 grandes tendances et 50 nouvelles pratiques du marketing territorial que nous avons étudiées et mises en valeur, se dessine en fait un nouveau modèle de marketing centré sur la création de lien; l’avènement du co-marketing territorial a commencé.

Le marketing citoyen et partagé d’une part et le marketing centré sur Internet et les réseaux sociaux assoient définitivement le marketing dans un mode collaboratif. C’est le cas bien sûr dans l’animation des acteurs et la construction des diagnostics et des stratégies d’attractivité et de marque, mais aussi dans le marketing opérationnel que ce soit pour la construction de contenu, l’expérientiel, les partenariats, la communication, le financement ou la promotion.

Le comarketing c’est un marketing collectif, coopératif, collaboratif, communautaire… et même de «coopétition» ! où l’on communique et où l’on est connecté en temps réel, ou l’on  coconstruit, co-manage, « cobrande » et cofinance!

Faire du comarketing, c’est s’inscrire dans une logique nouvelle de travail et d’approche du marketing, c’est considérer que le niveau de participation et d’implication des acteurs, du personnel et des clients est une condition incontournable de la réussite. C’est considérer que la création de valeur vient de l’intelligence collective, du partage et des liens.

Les nouvelles tendances et pratiques le montrent d’une façon claire, on est passé en effet d’un marketing séquencé par canal ou par media à un marketing de flux ou de liens en temps réel. Chez les acteurs territoriaux les plus performants, tout est, et tout sera, en effet, de plus en plus mis en lien: liens entre l’identité et le marketing, entre le territoire et les entreprises, les visiteurs et les citoyens, liens entre les habitants et leurs amis, liens entre les objectifs stratégiques poursuivis et les actions, liens entre la marque,  les portes d’entrée  du territoire et  les offres du territoire, liens entre la marque, les entreprises, les ambassadeurs et les membres des communautés, liens entre la marque et l’ensemble des fonctions, actions et supports opérationnels du marketing, liens entre chaque «media» ou support de communication avec l’ensemble de l’écosystème de marque, liens par la communication virale, le partenariat et les effets de levier… Liens demain, entre les objets connectés et le mode personnel de vie de chacun (maison, voiture, santé, professionnel…), ses habitudes de consommation (achats…) et son activité en ligne (recherche d’informations, notification, timeline et réseaux privés…). 

Liens, enfin, à travers la construction d’écosystèmes de marketing et communication de plus en plus efficaces, mais aussi de plus en plus vertueux en termes de sens et de citoyenneté.