Est-ce que votre site Web reflète précisément le positionnement de votre entreprise? Est-ce qu’il permet à l’internaute de saisir le type d’expérience qui l’attend? Si ce n’est pas le cas, il est peut-être temps pour vous de revoir cette vitrine. L’intangibilité des produits touristiques exige de l’intervenant qu’il crée une sorte d’imagerie mentale afin de concrétiser davantage son offre. Pour de nombreuses entreprises, l’un des premiers objectifs du site Web est de convertir les visites en réservations. Pour ce faire, la plateforme doit être convaincante, efficace et elle doit facilement mener à l’action.
Les astuces d’une bonne page Web
La firme KISSmetrics présente les dix caractéristiques clés pour créer une bonne page d’atterrissage (landing page), soit celle où l’internaute aboutit en cliquant sur une promotion, mais aussi sur toute autre page. Voici cinq de ces règles d’or:
- S’assurer d’une grammaire impeccable: les fautes d’orthographe minent la crédibilité de l’entreprise.
- Afficher des témoignages élogieux tels des avis de consommateurs. Ils rassurent l’internaute et l’incitent à passer à l’action.
- Utiliser une formulation claire et bien mettre en évidence l’appel à l’action (call to action).
- Intégrer des photos et des vidéos appropriées au texte.
- Garder toute l’information stratégique dans le haut de la page afin que l’utilisateur l’aperçoive du premier coup d’œil, sans avoir à la faire défiler.
Un test pour identifier les points faibles
Le consommateur qui organise ses vacances visitera souvent un grand nombre de sites Web d’hôtels avant d’arrêter son choix. Lorsque la navigation sur l’un des sites est lente ou que l’information stratégique est difficile à trouver, il y a de fortes chances que l’établissement en question soit simplement écarté des options.
Un test d’utilisation, proposé par Cornell, consiste en la collecte des commentaires des internautes à propos de leur expérience de navigation. Cette méthode mènera directement à une identification des problèmes. Elle peut également servir à comparer les sites des concurrents.
Voici les sept étapes du test:
- Définir le motif: Les tests d’utilisation fonctionnent mieux lorsqu’il y a une motivation particulière, par exemple le développement d’un nouveau créneau de voyageurs ou encore parce qu’une baisse des réservations en ligne a été constatée.
- Développer un scénario: Les testeurs doivent évaluer les fonctions du site Web en regard d’un cadre prédéfini. Ils devront répondre à une série de questions portant sur l’efficacité du site. Par exemple, le scénario peut consister pour le testeur à se mettre dans la peau d’une mère de famille qui planifie une longue fin de semaine avec ses proches.
- Planifier la logistique: L’évaluation peut être réalisée à la maison, comme le ferait un vrai utilisateur. Le test ne devrait pas durer plus d’une heure.
- Recruter les testeurs: Il est conseillé de faire appel à un petit nombre d’évaluateurs, soit entre 5 et 15 à l’externe. Ceux-ci peuvent être des connaissances des membres du personnel, mais ils ne doivent pas être familiarisés avec le site Web à tester.
- Réaliser le test: Les testeurs lisent le scénario, clarifient certains aspects si nécessaire, puis commencent l’évaluation chacun de leur côté.
- Analyser les résultats: Les réponses aux questions constituent les résultats du test.
- Procéder aux ajustements du site Web: Un bon test d’utilisation mènera à des actions d’amélioration du site, comme l’ajout de photos ou la clarification de certaines informations.
Adaptatifs et inspirants!
Les sites Web conçus ou remodelés récemment le sont souvent en mode adaptatif, communément appelé responsive design. Ainsi, l’apparence s’ajuste de façon optimale en fonction de la taille de l’écran, qu’il s’agisse d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone mobile (lire aussi: Clin d’œil – Un seul site Web pour tous les types d’écrans). Comme l’indique François Deschamps, de E-commerce Magazine, concevoir un site adaptatif exige que l’on se pose les bonnes questions en amont, puisqu’une seule interface est créée et celle-ci se déploie en déclinaisons qui sont interdépendantes. Voici, en rafale, quelques exemples de sites Web efficaces et adaptatifs.
Adrift Hotel
Situé sur la côte pacifique des États-Unis, l’Adrift Hotel transpose habilement son atmosphère sur son site Web. Bien branché sur les médias sociaux, ce dernier expose les discussions en cours sur Facebook et Twitter ainsi que les commentaires partagés à propos de l’hôtel sur TripAdvisor et Yelp. L’intégration des avis sur le site de l’établissement permet que l’attention de l’utilisateur soit maintenue, celui-ci ne quittera donc pas la plateforme pour consulter l’opinion des pairs ailleurs sur Internet.

Source: Adrift Hotel
The Maxwell Hotel
Très coloré et dégageant une ambiance urbaine animée, le site Web du Maxwell Hotel, situé à Seattle, inclut aussi une carte identifiant les restaurants et attraits à proximité, ainsi que le moteur de création d’itinéraires de Google.

Source: The Maxwell Hotel
Tourisme Îles de la Madeleine
L’Association touristique des Îles de la Madeleine a procédé récemment à une refonte de son site Web. La firme Adviso a développé la stratégie Web du projet et a conçu la plateforme. L’entreprise indique que l’un des objectifs consistait, un peu comme pour un hôtel, à faciliter la réservation d’hébergement et de transport, vu le caractère éloigné de la destination.

Source: Tourisme Îles de la Madeleine
Travel Oregon
Abondamment illustré, enrichi de contenus provenant de blogueurs professionnels et d’expériences de voyageurs, le site Web de Travel Oregon est très agréable à consulter. Il facilite aussi la création d’itinéraires grâce à un partenariat avec Roadtrippers. En 2013, il a d’ailleurs été désigné Best State Travel Website des États-Unis.

Source: Travel Oregon
Une image vaut mille mots
Enfin, même si l’information à partager est abondante, il est très important de ne pas encombrer la plateforme, car cela aurait un effet dissuasif sur le consommateur. Le recours aux photos de qualité est tout indiqué pour transmettre l’essence des lieux, surtout en ce qui concerne l’industrie touristique.
Les pays scandinaves (Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Islande), le Groenland, les Îles Féroé et Åland ont créé en 2004 le programme 












Postagram

Un jeune designer de Singapour a créé un tout nouveau type de guide de voyage qui rassemble des photographies, des cartes et des descriptions de destinations pittoresques de la ville de Beijing sous la forme de 60 cartes postales. Chaque jour, les voyageurs suivent des itinéraires prédéterminés en emportant avec eux une dizaine de cartes postales. Lors de la visite d’un lieu, les touristes peuvent griffonner leurs pensées et faire parvenir leur carte à la maison ou à des amis.
Certaines destinations comme Colmar dans la région de l’Alsace, en France, ont installé des bornes d’information dans un lieu fréquenté par les touristes, soit à la gare ou dans les bureaux de l’office de tourisme. Les visiteurs peuvent s’en servir, notamment, pour envoyer des cartes postales électroniques. Combien d’offices de tourisme québécois offrent ce type de bornes à leur clientèle? Vous le faites? Laissez-le nous savoir en nous transmettant un commentaire ci-bas.

Les croisières internationales offrent de multiples possibilités de mise en valeur du Saint-Laurent. Alors que de nombreux investissements et projets ont été mis de l’avant depuis 2008 pour positionner le Québec comme destination de croisière internationale, il reste toutefois à renforcer sa notoriété, et plus spécifiquement, le produit de croisières estivales. Ce sujet a d’ailleurs été abordé en profondeur lors du 14e Symposium annuel sur les croisières internationales qui avait lieu à Québec en juin 2012, où un groupe d’experts de quatre importantes lignes de croisières (Holland America Line, Seabourn, Carnival Cruise Lines et Norwegian Cruise Line) ont partagé leur perception face à la destination.
Les routes et circuits thématiques représentent une autre avenue intéressante pour améliorer les opportunités de développement touristique du Saint-Laurent. On trouve actuellement au Québec plus d’une centaine de routes et circuits conçus pour mettre en valeur les richesses culturelles et naturelles des régions qu’ils traversent. Plusieurs d’entre eux sillonnent le fleuve et offrent des points de vue, panneaux d’interprétation, lieux historiques autour de la thématique maritime et en lien avec le fleuve. La
La Ville de Saint-Jean-de-Monts, une importante station balnéaire en France, a su intégrer avec brio les principes du storytelling par le développement d’une campagne de communication tournant autour des souvenirs de vacances. La Ville a ainsi créé un






