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Perspectives

Pouvons-nous compter sur les étudiants pour pourvoir à nos postes en tourisme?

Une étude commandée par le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme révèle que les jeunes de 15 à 24 ans, et plus particulièrement les étudiants, constituent un bassin de main-d’œuvre important pour l’industrie touristique québécoise. Malheureusement, cette tranche de la population diminuera d’ici 10 ans et créera une sérieuse pénurie de main-d’œuvre. Les projections indiquent qu’en 2011, il manquera 4100 jeunes pour occuper des postes dans l’industrie touristique, dont 2700 étudiants. En 2016, la situation sera plus dramatique encore, alors que ce manque s’élèvera à près de 30 000 jeunes, dont 19 200 étudiants.

L’Étude sur la place de la main-d’œuvre étudiante dans l’industrie touristique nous aide à comprendre la dynamique d’emploi des jeunes travailleurs de 15 à 24 ans et propose des stratégies à mettre en œuvre pour contrer les difficultés de recrutement qui s’annoncent.

Dans un premier temps, voici ce que nous révèlent les statistiques.

La population des jeunes au Québec

La population des jeunes de 15 à 24 ans chutera de plus de 13% de 2011 à 2021 (graphique 1).

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Le marché du travail chez les jeunes de 15 à 24 ans en 2008

Les données suivantes quantifient le marché de l’emploi chez les jeunes de 15 à 24 ans:

  • 65,1% travaillaient;
  • 11,6% étaient au chômage;
  • 56,6% fréquentaient un établissement scolaire;
  • 56,2% étaient des étudiants au travail;
  • 12,4% étaient des étudiants au chômage.

L’emploi chez les jeunes a augmenté de 2,3% en moyenne annuellement de 1997 à 2008.

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L’industrie touristique comme employeur en 2008

Au Québec, l’industrie touristique représente un employeur majeur, et ce, particulièrement auprès des jeunes de 15-24 ans. Elle procure:

  • 11% de tous les emplois durant l’été;
  • 42,3% de tous les emplois des jeunes durant l’été;
  • 44,6% des emplois d’été des étudiants (25 200 étudiants);
  • 61,7% des emplois des étudiants durant l’année scolaire.

L’emploi saisonnier estival (mai à août) dans l’industrie touristique en 2008 représente:

  • 31,2% de tous les emplois saisonniers en été (hausse moyenne de 4,7% de 1997 à 2008);
  • 51 500 emplois chez les 15-64 ans (hausse moyenne annuelle de 4,7% depuis 11 ans);
  • 18,5% dans les régions excentrées et 12,1% dans les régions urbaines.

On constate que l’industrie touristique a recours à de plus en plus de travailleurs saisonniers en période estivale en raison de la croissance du volume des touristes-excursionnistes et des recettes (hausse moyenne annuelle respective de 6,2% et de 7,2% de 1997 à 2008):

  • 33 100 emplois chez les jeunes de 15 à 24 ans en 2008 comparativement à 18 000 en 1997, soit une hausse moyenne annuelle de 5,7%.

Cependant, les étudiants travaillent de moins en moins l’été:

  • malgré une hausse du nombre d’emplois saisonniers d’été dans l’ensemble des industries, l’emploi estival est en baisse pour les étudiants travailleurs de 15 à 24 ans, passant de 25,5% en 1997 à 18,9% en 2008.

Et ils travaillent de plus en plus durant leurs études:

  • 64,2% en 2008 contre 49,2% en 1997.

L’évolution de la rémunération et des heures travaillées des étudiants pendant la période estivale

Depuis les dix dernières années, l’industrie touristique a ajusté les salaires horaires, en offrant notamment un salaire compétitif aux étudiants qui occupent un emploi saisonnier d’été (tableau 1).

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Les étudiants qui ont œuvré en tourisme pendant la période estivale ont travaillé un moins grand nombre d’heures que dans les autres secteurs d’activité (tableau 2). De plus, leur nombre d’heures a régressé de 1997 à 2008: deux heures de moins pour les étudiants occupant un emploi d’été et cinq pour ceux ayant un poste saisonnier estival.

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Pour les étudiants occupant un poste saisonnier estival dans le secteur touristique, la baisse du nombre d’heures est très marquée dans les régions urbaines (moyenne de 30 heures par semaine, soit 9 heures de moins qu’en 1997) alors que dans les régions excentrées, on observe une hausse de deux heures par semaine par rapport à 1997, ce qui porte la moyenne à 29 heures par semaine en 2008.

Des jours sombres à l’horizon

La question de la main-d’œuvre étudiante devient préoccupante. Pour tenter de contrer la saisonnalité qui la caractérise, l’industrie touristique se tourne généralement vers ce bassin de travailleurs.  Cependant, la difficulté de concilier le calendrier scolaire avec la saison touristique, la diminution démographique des 15-24 ans au cours de la prochaine décennie, les prévisions économiques qui annoncent un besoin croissant de travailleurs et la réduction du bassin de main-d’œuvre étudiante en période estivale au profit de la période scolaire laissent planer des difficultés grandissantes en ce qui a trait au recrutement dans les prochaines années.

Dans un prochain texte, il sera question des pistes qui pourront aider l’industrie touristique à contrer les difficultés qui s’annoncent.

L’étude sur la place de la main-d’œuvre étudiante dans l’industrie touristique est disponible à l’adresse suivante: http://www.cqrht.qc.ca/bibliotheque-virtuelle/etudes-et-enquetes. Les faits saillants ont été présentés par M. Normand Dulude du Groupe IBI / DAA à l’occasion de la Matinée RH organisée par le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme à Montréal, le 24 septembre 2009.

Source:
– Groupe IBI / DAA. «Étude sur la place de la main-d’œuvre étudiante dans l’industrie touristique», commandée par le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, septembre 2009.

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Perspectives

Aucune croissance du marché britannique au Canada pour les cinq prochaines années

Le marché britannique représente le premier marché d’outre-mer en importance pour le Canada, le deuxième pour le Québec.  Malheureusement, il semble qu’à court terme, nous pourrons difficilement  compter sur ce marché pour relancer la croissance du tourisme international. On anticipe même une baisse d’achalandage de 6,7% pour l’année 2011. Globalement, le volume touristique des départs à l’étranger des Britanniques stagnera en 2009 mais affichera une lente reprise de 3% de 2010 à 2013.

Une croissance qui se fait attendre

Selon les dernières prévisions d’Euromonitor International, les perspectives touristiques pour les voyages vers le Canada d’ici 2013 s’avèrent plutôt ternes (graphique 1).  Les années 2010 et 2011 seront marquées par des baisses du nombre d’arrivées et il faudra attendre 2013 pour atteindre à nouveau le seuil de l’année 2009.

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Après une croissance de 2,4% en 2009, Euromonitor prévoit une baisse combinée de plus de 9% pour 2010 et 2011 (graphique 2). D’ailleurs, c’est le Canada qui subira la plus forte baisse au cours des deux prochaines années sur le marché britannique. Heureusement, on s’attend à une croissance supérieure à la moyenne internationale pour les années 2012 (+5,3%) et 2013 (3,9%).

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L’Espagne constitue la destination principale des Britanniques avec 14 millions de voyages en 2008. L’évolution des déplacements internationaux de ce marché est intimement liée au développement des liaisons aériennes low cost.  La Turquie a enregistré les meilleurs taux de croissance au cours des dernières années pour les voyages en provenance du Royaume-Uni. En 2008, cette destination montre un gain spectaculaire de 11% par rapport à l’année précédente.

La concurrence des destinations émergentes se fait de plus en plus sentir grâce à l’ajout de nouvelles liaisons aériennes à bas prix. C’est le cas par exemple de l’Ukraine qui a récemment bénéficié de nouveaux vols en provenance du Royaume-Uni. Même constat du côté de la région du Moyen-Orient qui exerce, elle aussi, une attraction grandissante au cours des dernières années auprès de ce marché. Les grands gagnants, particulièrement durant les mois d’hiver, sont Israël, l’Égypte et Dubaï.

Source:
-Euromonitor International. «Tourism Flows Outbound – United Kingdom», Country Sector Briefing, août 2009.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009

Grâce aux données compilées par le Conference Board du Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) publie trimestriellement un rapport mesurant la compétitivité du Canada et des provinces en regard des autres destinations concurrentes.

Voici quelques extraits de ce rapport qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le quatrième trimestre 2009. Le Réseau de veille a amorcé ce type d’analyse lors de la sortie des chiffres du troisième trimestre (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009). Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs.

Le marché américain continue d’être touché avec une perte nette de plus de 42 000 sièges

L’analyse de la capacité aérienne en provenance des principaux marchés internationaux du Québec annonce, pour l’automne 2009, une performance inférieure à celle enregistrée en 2008 (tableau 1). Les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent qu’environ 30 500 sièges de moins seront disponibles sur les vols directs vers le Québec en provenance des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique au cours du quatrième trimestre 2009 (octobre, novembre et décembre).

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Seuls la France et le Mexique présenteront un solde positif de capacité avec des ajouts respectifs de plus de 8000 et 4600 sièges. Toutefois, le rapport ne fait pas état des nouvelles règles imposées en juillet concernant l’imposition d’un visa aux touristes mexicains. Il faut donc s’attendre à ce que ces prévisions soient nettement réajustées à la baisse. Le marché américain représente encore un boulet  pour le Québec, alors que les indicateurs continuent de pointer vers d’autres baisses. La capacité aérienne vers le Québec sera amputée d’environ 7,3%  par rapport à la même période l’an dernier. Du côté des marchés allemand et britannique, les perspectives à court terme semblent assez stables pour le Québec.

Le Québec moins performant que les autres provinces canadiennes

L’ensemble des provinces canadiennes verra son nombre de vols directs en provenance des États-Unis diminuer de 2,2%.  Le Québec est la province la plus touchée avec un différentiel négatif de plus de 42 000 sièges (-7,3%) à l’automne 2009 (graphique 1). La Colombie-Britannique s’en tire mieux que les autres sur ce marché avec une capacité augmentée de quelque 6000 places. Les perspectives pour le Mexique s’annonçaient fort prometteuses pour toutes les provinces avant l’imposition du visa mais ces prévisions seront malheureusement revues à la baisse. Pour le marché français, l’Ontario tirera aussi son épingle du jeu avec une croissance attendue de 16,2%, soit plus de 7000 sièges additionnels. En terminant, mentionnons l’étonnante performance de l’Alberta sur le marché allemand: 8 500 places additionnelles (+24,6%).

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Le Canada sera compétitif sur l’indice du prix

Selon les données compilées par le Conference Board, à l’exception du Mexique et du Royaume-Uni, il en coûtera moins cher de voyager au Canada (en bleu) durant le 4e trimestre qu’à la même saison l’an dernier pour les touristes en provenance des principaux marchés (graphique 2). On s’attend à ce que les marchés japonais et américain améliorent significativement leur pouvoir d’achat à l’égard de la destination canadienne. Quant à l’amélioration de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts vers les autres destinations, elle est positive pour tous les marchés présents au graphique. L’écart le plus important est celui avec le Royaume-Uni (+19,8 c. +2,8%).

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Tout comme dans le rapport du trimestre précédent, l’amélioration de la compétitivité de l’indice du prix pour la destination canadienne est principalement attribuable à des réductions significatives du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. À cela s’ajoute un dollar canadien plus faible par rapport aux autres devises des marchés touristiques comparé à l’an dernier.

Source:

Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, quatrième trimestre 2009», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, juillet 2009.

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Ailleurs dans le monde Faits et chiffres Marchés géographiques

Les touristes lisent-ils les classements?

Certains classements mondiaux ont été instaurés pour permettre à l’industrie touristique d’analyser les pays selon différentes composantes, de se comparer entre eux et d’évaluer le chemin parcouru. À ce chapitre, on constate que le Canada progresse depuis quelques années et qu’il figure avantageusement dans ces classements: 10e au Global Competitiveness Index (GCI), 5e au Travel & Tourism Competitiveness Index (TTCI) et 2e au Country Brand Index (CBI).

Cette analyse présente différents classements qui permettent aux pays de se comparer entre eux, de prendre de nouvelles directions ou simplement de poursuivre leurs efforts. Pour un complément d’information sur chacun de ces classements, nous vous invitons à lire Comment le monde voit-il le monde?.

Global Competitiveness Index

Dans le Global Competitiveness Report publié depuis huit ans, le World Economic Forum établit le rang de compétitivité entre les pays et se veut un outil d’étalonnage (benchmarking) pour déterminer les forces et les faiblesses de chacun. Ce rapport sert à améliorer notre compréhension des facteurs clés qui influent sur la croissance économique d’un pays et à expliquer pourquoi certains pays offrent une meilleure performance que d’autres. Le Global Competitiveness Index (GCI) compile douze pôles d’évaluation tels que la stabilité macroéconomique, la santé et l’éducation, le marché du travail, etc.

Depuis 2001, la Finlande, les États-Unis, la Suède, le Danemark (sauf 2001), la Suisse (sauf 2001) et Singapour occupent une place au classement des dix premiers pays. Taïwan, la Norvège et l’Australie ont quitté les dix premières positions depuis 2006 alors que l’Allemagne, les Pays-Bas et le Japon y ont fait leur apparition.

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Quant au Canada, il revient au classement des dix premiers pays en 2008 après y avoir figuré en 2001 et en 2002 (graphique 1).

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Le Canada occupe la 10e position en 2008-2009 grâce à sa performance remarquable sur le plan des infrastructures de transport et de téléphonie (6e rang), à l’efficacité de ses marchés du travail et financier (respectivement au 7e et au 10e rang) de même qu’au bon fonctionnement et à la transparence de ses institutions (15e rang). Il obtient aussi une note satisfaisante au chapitre de la santé (6e rang), de la disponibilité des équipements technologiques (9e rang), de la qualité de son système d’éducation et de formation permettant aux travailleurs de maîtriser les technologies et de hausser leur niveau de productivité (9e rang). Par contre, il obtient une mauvaise cote en ce qui a trait à la stabilité macroéconomique (43e rang). Parmi les cinq facteurs qui composent cet indicateur, la dette (près de 70% du PIB) le place au 107e rang, et le taux national d’épargne, au 61e rang.

On observe une avancée importante des pays du Moyen-Orient au classement: Qatar, du 31e au 26e rang; Arabie Saoudite, du 35e au 27e rang; Émirats arabes unis, du 37e au 31e rang; Bahreïn, du 43e au 37e rang; et Oman, du 42e au 38e rang.

Travel & Tourism Competitiveness Index

D’autres rapports complémentaires (technologie, commerce, etc.) se greffent au Global Competitiveness Report, dont un rapport spécifique sur le tourisme et les voyages, The Travel & Tourism Competitiveness Report, publié depuis trois ans.

Présentant un profil détaillé de 133 pays et des classements comparatifs, ce rapport mesure plusieurs indicateurs qui ont une incidence sur le développement de l’industrie touristique et sur sa compétitivité.

Mises à part les suprématies de la Suisse, de l’Autriche et de l’Allemagne, respectivement au 1er, 2e et 3e rang depuis trois ans, les autres pays présentent une instabilité sur le plan de leur progression (tableau 2). L’Islande et le Luxembourg ont subi les plus importants glissements au classement, passant respectivement des 4e et 9e rangs en 2007 aux 16e et 23e rangs en 2009. Grâce à un gain de quatre échelons, le Canada devance tous les pays du continent américain.

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Le tableau 3 décortique la performance du Canada. Les 14 indicateurs regroupent 73 critères.

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Le Canada peut s’enorgueillir de sa première position liée à ses infrastructures de transport aérien (6.) et de son 4e rang dans la section environnement d’affaires et infrastructures (B). En matière de compétitivité des prix (10.), sa 106e position comptabilise sa performance en ce qui a trait à la parité du pouvoir d’achat, aux prix de l’essence et des hôtels, aux frais aéroportuaires, aux taxes sur les billets d’avion et à d’autres types de taxation. Des pays comme le Royaume-Uni, la France, le Danemark, l’Italie et la Norvège occupent les derniers échelons à ce chapitre.

Le Canada occupe le 5e rang en matière de politiques et de réglementations (1.), quoiqu’il figure au 72e rang du classement pour les exigences en ce qui concerne les visas, un des critères qui composent cet indicateur. Ayant une 46e place pour ce qui est de l’environnement (2.), il devra réduire tout particulièrement ses émissions de dioxyde de carbone (121e rang) et renforcer la protection des espèces menacées (50e rang). Sa 51e position en santé et hygiène (4.) s’explique par le faible ratio des médecins et des lits d’hôpitaux.

Les ressources humaines, naturelles et culturelles (C) le placent au 10e rang du classement en raison de la qualité du système d’éducation et de la formation, de neuf sites naturels classés patrimoine mondial, de plusieurs grandes manifestations culturelles et d’industries créatives qui rayonnent internationalement. Les aires protégées (81e rang) et la difficulté d’embauche des travailleurs étrangers (82e rang) viennent assombrir sa performance. Bien que l’attitude de la population envers les visiteurs étrangers soit positive (14e rang), il semble que l’ouverture quant au tourisme (100e rang) le fasse reculer au 67e rang pour l’indicateur «Intérêt pour le tourisme» (12.).

Country Brand Index

Le Country Brand Index se concentre principalement sur l’image de marque d’un pays en tant que destination touristique. Depuis la création de cet index il y a quatre ans, l’Australie domine le classement tandis que les États-Unis se promènent de la 2e à la 3e place. Depuis les deux dernières années, ce classement est composé sensiblement des mêmes pays qui se déplacent dans la hiérarchie des dix premières positions. Le Canada a fait son apparition au classement en 2007 en occupant la 6e position pour se hisser au 2e rang en 2008.

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Les pays sont évalués selon une trentaine de critères qui concernent tant la réputation du pays que les perceptions et les expériences des touristes. Le tableau 5 indique les principales forces et faiblesses du Canada à cet égard.

Tableau 5
Les trente critères d’évaluation du Country Brand Index
La performance du Canada et les cinq premiers pays au classement

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Loin des préoccupations de la petite entreprise tous ces indicateurs?

Penser que le succès touristique ne dépend que des attraits naturels et des produits d’une destination semble bien réducteur comme en fait foi l’image suivante.

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La petite entreprise est fortement liée à l’image et à la réputation de la destination ainsi qu’aux nombreuses mesures mises en place pour favoriser l’essor de l’industrie.

Sources:
Global Competitiveness Report.
Travel & Tourism Competitiveness Report.
Country Brand Index.

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Perspectives Ressources humaines

Si la tendance se maintient… grave pénurie de main-d’œuvre dans les prochaines décennies

L’offre de la main-d’œuvre aura de plus en plus de difficulté à suivre le rythme de croissance de la demande. Les chiffres indiquent que la situation se détériorera et que la pénurie potentielle de main-d’œuvre dans le secteur touristique pourrait atteindre, en 2025, 256 700 postes au Canada et 55 400 au Québec. Le secteur de la restauration sera le plus fortement touché, et seuls les services de voyages échapperont à cette tendance. On doit agir sans tarder afin de déjouer les prévisions et de ne pas perdre des milliards de dollar$.

Le Conseil canadien des ressources humaines en tourisme (CCRHT), l’Institut canadien de recherche sur le tourisme et le Conference Board du Canada ont travaillé en partenariat afin de mesurer les répercussions des tendances démographiques et économiques à long terme sur l’offre et la demande de  main-d’œuvre dans le secteur du tourisme au Canada. Le récent rapport L’avenir du secteur du tourisme au Canada: reprise économique et retour des pénuries de main-d’œuvre fait état de ces données et met à jour l’étude L’avenir du secteur du tourisme au Canada: de grandes possibilités … un petit bassin de main-d’œuvre, publiée en juin 2008.

Une année de sursis avant que la pénurie de main-d’œuvre s’accentue

La croissance du secteur touristique nécessitera un plus large bassin de travailleurs et l’offre de la main-d’œuvre aura de la difficulté à répondre à cette demande pour les raisons suivantes:

  • départs massifs des baby-boomers à la retraite;
  • population vieillissante;
  • chute du taux de fécondité qui engendre une diminution du nombre de jeunes qui entrent sur le marché du travail;
  • immigration qui, malgré son augmentation, ne peut contrecarrer les effets négatifs de la pénurie annoncée et qui est principalement constituée de travailleurs hautement qualifiés;
  • concurrence d’autres secteurs de l’économie pour attirer les travailleurs.

Bien que les conditions économiques actuelles atténuent ce manque à gagner, le déséquilibre s’accentuera dès la reprise en raison de la croissance de la demande touristique, cette dernière étant stimulée, entre autres, par la retraite des baby-boomers.

Parmi les principales préoccupations des gestionnaires au cours des cinq prochaines années, les problèmes liés à la main-d’œuvre occupent le premier rang (65%). Le recrutement et le maintien en poste des travailleurs deviendront des enjeux cruciaux.

En 2025, dans l’industrie touristique canadienne…

  • On estime la demande potentielle de biens et services touristiques à 237 milliards de dollars, alors qu’elle était de 152 milliards de dollars en 2006. La plus forte augmentation devrait survenir entre 2010 et 2015.
  • La demande d’emploi pourrait passer de 1,71 million en 2006 à 2,21 millions en 2025, soit une hausse de 29%.

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N.B. La courbe de la demande du transport n’est pas visible, car elle chevauche la courbe de l’hébergement.

  • L’offre de main-d’œuvre étant inférieure à la demande de 11,6%, la pénurie d’emplois se traduit par 256 669 postes non comblés (graphique 2).
  • De façon générale, les provinces et les villes qui emploient le plus grand nombre de travailleurs sont celles qui connaissent les pénuries de main-d’œuvre les plus marquées.

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  • L’Alberta et Calgary affichent les taux de croissance de la demande de main-d’œuvre les plus élevés, avec respectivement  45% et 51%. La demande des travailleurs de la province devrait passer de 193 308 emplois en 2006 à 279 269 en 2025, et pour Calgary, de 71 720 à 108 323.
  • L’Ontario connaît la pénurie la plus sévère, ne pouvant pourvoir 97 903 postes (graphique 3).
  • Le Nouveau-Brunswick est aux prises avec le taux le plus élevé de pénurie d’emplois par rapport à la demande, soit 17,2%. À ce chapitre, les provinces de l’Atlantique occupent le haut du classement grâce à leurs taux allant de 13,2 à 17,2%.

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  • Les villes les plus touchées par le problème de pénurie d’emplois sont, dans l’ordre: Toronto (49 606), Montréal (30 491), Vancouver (27 134), Calgary (11 553), Edmonton (10 934).

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  • La restauration est le secteur d’activité qui connaît la plus grande croissance de la demande et qui est le plus touché par le manque de travailleurs, soit 172 258 (graphique 4). Ce secteur compte quatre des cinq professions qui font face à la plus grave pénurie: préposé au comptoir et aide-cuisinier (55  256 postes), préposé au service des mets et boissons (51 855 postes), cuisinier (18 964 postes), préposé au bar (10 880 postes) – (ces chiffres incluent les besoins de l’hébergement). Animateur et responsable de programmes de sports et loisirs constitue la cinquième fonction de travail, ayant 8635 postes non pourvus. Le secteur «loisir et divertissement» occupe le deuxième rang des secteurs les plus touchés par la pénurie.
  • En raison d’un surplus de 231 emplois, le secteur des services de voyages est celui qui s’en tire le mieux.

En 2025, dans l’industrie touristique québécoise…

  • On estime le besoin de main-d’œuvre à 438 167 emplois, tous secteurs confondus, soit une hausse de 17% par rapport à 2006 (374 912 emplois).
  • L’offre étant inférieure à la demande de 12,6%, on évalue le manque à gagner à 55 379 emplois, alors qu’il était de 4953 en 2006 (graphique 5).

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  • Tout comme au Canada, la restauration est le secteur le plus durement touché au Québec. Après un surplus en 2010, la pénurie de main-d’œuvre pourrait dépasser les 35 000 travailleurs en 2025 (graphique 6).
  • Les services de voyages représentent le seul secteur épargné. L’offre québécoise surpasse la demande de près de 300 travailleurs.

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Essayons de faire mentir les chiffres

Comment faire en sorte que ces prévisions catastrophiques ne se réalisent pas? Pas de baguette magique pour régler la situation!

Selon le rapport L’avenir du secteur du tourisme au Canada…, une augmentation des salaires ne saurait régler le problème. Les entreprises étant forcées de «refiler» la hausse des coûts d’exploitation aux clients, on estime que cette stratégie ferait fléchir la demande. En fait, elle augmenterait l’offre de 50 200 emplois et en contrepartie, la baisse de la demande engendrerait des pertes évaluées à 22,2 milliards de dollars en dépenses touristiques.

Accroître la productivité et l’offre de la main-d’œuvre demeure un défi réalisable si l’industrie, les gouvernements, les maisons d’enseignement travaillent de concert afin d’améliorer l’attractivité des emplois et de réduire les barrières qui entravent l’entrée aux travailleurs potentiels. Et… les entreprises ne doivent surtout pas négliger la gestion des ressources humaines au quotidien.

À consulter:
Vous pouvez consulter le rapport L’avenir du secteur du tourisme au Canada… afin d’obtenir plus de détails au sujet des données ainsi que des statistiques intéressantes en cliquant ici.

Sources:
– Conseil canadien des ressources humaines en tourisme. L’avenir du secteur du tourisme au Canada: reprise économique et retour des pénuries de main-d’œuvre, Institut canadien de recherche sur le tourisme et Conference Board du Canada, mars 2009.
– Conseil canadien des ressources humaines en tourisme. L’avenir du secteur du tourisme au Canada: reprise économique et retour des pénuries de main-d’œuvre – Québec 2009, Institut canadien de recherche sur le tourisme et Conference Board du Canada, 2009.
– Conseil canadien des ressources humaines en tourisme. L’avenir du secteur du tourisme au Canada: de grandes possibilités … un petit bassin de main-d’œuvre, Institut canadien de recherche sur le tourisme, Conference Board du Canada et The Bristol Group, juin 2008.
– The Conference Board of Canada. «Tourism Labour Shortages to Re-Emerge as the Economy Recovers», Travel Exclusive, juillet et août 2009.

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Perspectives

Perspectives du marché américain: le ciel demeure très sombre à l’horizon

Les différents indicateurs touristiques n’apportent que très peu d’espoir de voir la performance du Québec sur le marché américain s’améliorer au cours des prochains mois.  L’indice de la demande touristique américaine atteindra cet automne son seuil le plus bas depuis les événements du 11 septembre 2001. Par-dessus tout, le Québec subira une concurrence des plus vives du marché intérieur des États-Unis, qui en arrache lui aussi.

Cette note de perspective ne regarde pas en arrière, mais tente plutôt de déceler des indices qui apporteront un éclairage sur ce que nous réserve cette clientèle dans un avenir rapproché:

  • facteurs conjoncturels;
  • indice des prix;
  • demande aérienne;
  • statistiques d’emploi;
  • indice de la demande de voyages;
  • hôtellerie.

Par ailleurs, précisons que c’est avant tout la clientèle d’agrément qui est visée ici alors que plusieurs voyages d’affaires, notamment en lien avec les congrès, on été réservés il y a longtemps déjà.

La patience s’impose

Les bonnes nouvelles se font rares lorsqu’on parle du marché touristique américain. Depuis une dizaine d’années, la performance de ce marché à destination du Québec ne cesse de décevoir. Plusieurs facteurs expliquent ces piètres résultats (lire aussi: 2007, un grand cru pour le marché américain à l’international… mais pas pour le Québec et Ces Américains qui ne nous aiment plus).

Malheureusement, les signes de reprise concernant le marché américain semblent absents du radar. C’est ce que l’on retient de l’analyse effectuée par la U.S. Travel Association. Dans sa note mensuelle, le U.S. Travel Outlook indique que nous ne verrons aucune amélioration importante avant plusieurs mois.

L’économie d’abord

L’économie américaine étant au cœur de la crise, il est clair que le consommateur américain a sombré dans le pessimisme. On parle ici de l’effet domino qu’ont provoqué l’effondrement du marché immobilier, la crise du crédit, la volatilité du prix de l’essence, l’explosion du taux de chômage et l’effondrement de l’épargne personnelle, tous en toile de fond à une sévère récession. L’indice de confiance du consommateur (graphique) conçu par le Conference Board se reflète inévitablement dans les intentions de voyage de la population. Après un bref soubresaut au printemps 2009, l’indice 100 est reparti à la baisse en juin et juillet pour replonger sous la barre du 50.

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Que nous réserve l’automne 2009?

La plupart des indicateurs de la fin de 2009 demeurent relativement inquiétants, même si certains s’améliorent timidement. Voici quelques éléments contextuels:

  • le niveau d’investissement et de consommation restera faible;
  • le taux de chômage en juin atteignait 9,5%, soit quatre points de plus qu’à la même période l’an dernier;
  • la croissance économique demeurera anémique, mais les économistes estiment que la récession s’estompe et pourrait se terminer d’ici la fin de l’année;
  • pour l’ensemble de 2009, le PIB se repliera de 2,8% et devrait connaître une croissance modeste de 1,7% en 2010.

Voici comment tous ces facteurs de conjoncture se reflèteront sur l’évolution de la demande touristique américaine (graphique suivant). Comme on peut le constater, l’automne 2009 se situe nettement en zone négative. Précisons que le Leading Travel Indicator constitue un précurseur de la demande touristique à venir dans les six prochains mois. Cet indicateur laisse croire qu’elle atteindrait cet automne son seuil le plus bas depuis les événements du 11 septembre 2001 avant d’espérer une reprise.

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Dans la première moitié de 2009, les secteurs du transport aérien, des loisirs et de l’hébergement ont enregistré les plus fortes baisses du nombre d’emplois, laissant croire que les entreprises touristiques anticipent  le pire dans les mois à venir.

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Moins de vols en vue et des prix bas

Les entreprises touristiques doivent non seulement faire face à une chute de la demande, mais également à une pression sur les prix. L’indice sur les prix du voyage du Bureau of Labor Statistics (BLS) indique que les prix des prestations de voyages ont baissé beaucoup plus radicalement que les biens de consommation en général (voir illustration).

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La demande pour l’achat de billets d’avion représente un indicateur important pour évaluer les perspectives à court terme du marché américain. Déjà, l’article L’indice de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009 révélait qu’il y aurait plus de 68 000 sièges en moins par rapport à 2008 sur les vols directs vers le Québec.

Un autre indicateur, cette fois de Airlines Reporting Corporation (ARC), suggère une diminution d’environ 15% de l’achat de billets d’avion pour des vols domestiques en août 2009 par rapport à l’an dernier. En septembre, l’ARC rapporte une baisse de 8%.

De son côté, l’Air Transport Association s’attend à un déclin de l’ordre de 7% de la demande américaine globale pour le transport aérien pour le 3e trimestre de 2009. Il faut aussi prendre en considération la perspective d’une recrudescence à l’automne du virus H1N1 qui pourrait s’ajouter à la longue liste des facteurs dissuasifs aux voyages.

La concurrence du tourisme intérieur

En ce qui concerne les voyages en automobile, la demande pour l’essence demeure négative, mais la situation s’améliore progressivement. Soulignons que le 28 juillet dernier le prix moyen d’un gallon d’essence se vendait 2,50 USD comparativement à 3,95 USD à pareille date l’an passé.

En terminant, le secteur de l’hébergement aux États-Unis continuera de vivre des moments très difficiles en raison d’une offre de chambres majorée de 3% et d’une demande estivale en déclin de 8,4% selon les prévisions de Smith Travel Research. Cette situation entraînera, d’ici la fin de l’année 2009, une chute additionnelle du tarif moyen par chambre de quelque 10%.  Sur une note plus globale, une étude d’Euromonitor International analyse la période de récupération qui s’avérera nécessaire au secteur de l’hébergement pour se ressaisir et revenir à un niveau de vente d’avant la crise économique (tableau).

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Le tableau démontre que les États-Unis sont parmi les pays les plus sévèrement touchés. Le Canada s’en tire à meilleur compte, notamment en raison de la tenue des Jeux olympiques à Vancouver en 2010. Pour le Québec, cela signifie que la concurrence exercée par le marché domestique américain s’annonce très vive et qu’il ne sera pas facile de faire déplacer cette clientèle de l’autre côté de la frontière.

Sources:
– Cook, Suzanne. «U.S. Travel Outlook – Research and Trends», U.S. Travel Association, août 2009.
– Euromonitor International. «Global Travel and Tourism: Facing the Challenges of a Hostile Climate», juillet 2009.

www.ustravel.org
www.ustraveltracker.com
www.tourismeconomics.com
www.arccorp.com
www.bls.gov
www.airlines.org
www.conference-board.org

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Faits et chiffres Marchés géographiques Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009

Grâce aux données compilées par le Conference Board du Canada, la Commission canadienne du tourisme publie trimestriellement un rapport mesurant la compétitivité du Canada et des provinces en regard des autres destinations concurrentes.

Voici quelques extraits de ce rapport qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le troisième trimestre 2009. Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs.


Une perte nette de plus de 68 700 sièges

L’analyse de la capacité aérienne en provenance des principaux marchés internationaux du Québec annonce un été 2009 particulièrement difficile (tableau 1). Les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent qu’il y aura près de 69 000 sièges de moins disponibles sur les vols directs vers le Québec en provenance des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique au cours du troisième trimestre 2009 (juillet, août, septembre).

Différentiel des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec

On prévoit que la France constituera le seul marché à présenter un solde positif de capacité avec un ajout d’environ 10 000 sièges. Ce gain est toutefois presque complètement annulé par l’importante baisse de 16,4% prévu pour le Royaume-Uni, un marché pourtant de moindre importance que la France pour le Québec. C’est sur le marché américain que la diminution de la capacité aérienne se fait le plus sentir alors que l’on retranchera cet été plus de 68 000 sièges en direction du Québec.


Le Québec plus lourdement touché que la moyenne canadienne

L’ensemble des provinces canadiennes verra son nombre de vols directs en provenance des États-Unis diminuer de 7,2%. C’est la Colombie-Britannique qui est la province la plus touchée avec un différentiel négatif de près de 130 000 sièges (-14,3%) à l’été 2009 (graphique 1). Proportionnellement, l’Ontario s’en tire mieux que le Québec avec une diminution prévue de 6,3%. Néanmoins, sa capacité aérienne sera quand même privée de plus de 113 000 sièges.

Capacité aérienne des vols direct vers le Québec

Pour les principaux marchés plus éloignés, l’indice de compétitivité du Québec en matière de capacité aérienne est plutôt décevant lorsqu’on le compare aux autres provinces canadiennes concurrentes. L’érosion la plus sentie pour le Québec se fera sur le marché britannique alors que le nombre de sièges diminuera de 16,4% comparativement à 6,6% pour l’Ontario. Fait à remarquer, la Colombie-Britannique, qui présente des volumes similaires vis-à-vis du marché allemand, enregistrera un gain spectaculaire de 21,8% tandis que le Québec demeurera stable.

Le Canada sera compétitif sur l’indice du prix

Le graphique 2 brosse un portrait de la situation en ce qui concerne la compétitivité de l’ensemble de la destination canadienne en matière de coût des voyages. Les données illustrées affichent la variation par rapport à la même période de l’année 2008 et sont comparées avec le coût des voyages vers d’autres destinations. À l’exception de la Corée du Sud, il en coûtera moins cher voyager au Canada à l’été 2009 pour tous les principaux marchés internationaux en comparaison des autres destinations. Les Américains, les Français et les Australiens détiennent tous un pouvoir d’achat pour des voyages au Canada sensiblement plus intéressant en 2009 comparativement à d’autres destinations concurrentes.

Variation du coût des voyages

L’amélioration de la compétitivité de l’indice du prix pour la destination canadienne est largement attribuable à des baisses importantes des tarifs aériens pour des vols directs vers les principaux marchés touristiques ainsi qu’à un fléchissement de la devise canadienne par rapport à l’été 2008. Le rapport du Conference Board précise également qu’à l’échelle canadienne c’est au Québec et en Ontario que l’on trouvera les meilleurs prix pour les Américains, les Mexicains et les Français. L’indice mesuré des prix de voyages tient compte du tarif aérien, de l’hébergement, des repas et d’autres achats touristiques.

Source:

– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, mai 2009.

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Marchés géographiques

Comment se répartira la tarte des 1,9 milliard de touristes en 2030?

En 1950, on dénombrait 25 millions de voyages internationaux, et en 2005, 803 millions. En 2030, ce nombre pourrait atteindre 1,9 milliard et totaliser des recettes de 2 trillions USD. Plus de 5 milliards USD seront dépensés quotidiennement par les voyageurs internationaux. Toutes les parties du globe seront visitées et les vols dans l’espace seront devenus réalité. Comment se dessinera l’échiquier mondial des destinations en 2030?

Ian Yeoman, professeur associé à l’Université de Victoria en Nouvelle-Zélande et à l’Université d’Édimbourg en Écosse et futurologue spécialisé en tourisme, a déjà aussi été planificateur stratégique à VisitScotland et responsable des modèles économiques, de l’analyse des tendances et de l’élaboration des scénarios.

Yeoman souligne qu’il devient de plus en plus difficile de faire des prévisions avec justesse en raison des multiples événements qui viennent causer des ruptures temporaires et des diverses politiques de certains pays qui, elles, amènent des changements plus permanents. En se basant sur la prospérité économique et la corrélation de la propension à voyager, il a tout de même tenté l’exercice à partir des données de Mintel, de l’Organisation mondiale du tourisme et d’Oxford Forecasting.

De 1950 à 2005, on a assisté à une croissance annuelle moyenne des arrivées internationales d’un peu plus de 6%. Dans les 25 prochaines années, elle devrait se situer à 3,4% tandis que la hausse des recettes s’établira à 4,4%. On peut expliquer en partie le ralentissement de la croissance par le vieillissement de la population, phénomène qui s’observe dans plusieurs pays du monde.

L’échiquier mondial des grandes régions en 2030

Les marchés se déplaceront vers l’Est en raison des coûts, du désir des voyageurs de découvrir des expériences nouvelles dans d’autres parties du monde et de l’augmentation du niveau de vie dans ces pays. Malgré le fait que l’Europe demeurera la région dominante, elle perdra des parts de marché au profit de l’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient (graphique 1). Les Amériques resteront à peu près stables. L’Afrique augmentera ses arrivées dans une faible proportion. En ce qui a trait aux recettes, la situation évoluera de façon similaire à celle des arrivées (graphique 2).

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Le classement des destinations remanié

De 2005 à 2030, la région de Macao, la Turquie, la Malaisie et la Chine présenteront des taux moyens de croissance supérieurs à 5% annuellement alors que ceux de l’Italie, de l’Espagne et de la France seront inférieurs à 2%.

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Les yeux sont tournés vers la Chine depuis les Jeux olympiques de Beijing en 2008. Avec sa croissance économique impressionnante et ses investissements majeurs dans l’industrie touristique, elle deviendra incontestablement la 1re destination mondiale en 2030, affichant une croissance annuelle moyenne de 5,1% pour ses arrivées et de 5,4% pour ses recettes.

En 2005, les États-Unis occupaient le 3e rang des destinations touristiques mondiales et le 1er pour ce qui est des recettes. Malgré cela, ce pays est en déclin depuis les 15 dernières années. Même si les États-Unis sont une des plus grandes destinations touristiques mondiales, sa 2e position en 2030 dépendra grandement de son image internationale, qui est liée à ses politiques étrangères, à ses mesures en matière d’environnement, à ses stratégies militaires, à ses restrictions d’entrée au pays, etc.

La France, première destination mondiale actuellement, devra tirer sa révérence à ce titre et laisser la place à la Chine et aux États-Unis en 2030. Malgré ses icônes et la diversité de ses attraits (Paris, plages, montagnes, mode, cuisine, vins, etc.), la France reste un marché mature avec une croissance évaluée à 1,2% annuellement. Toutefois, elle verra croître ses recettes de 3% en moyenne entre 2005 et 2030 en raison du marché haut de gamme qu’elle attire.

Occupant la 9e position en 2005, la Turquie pourra s’enorgueillir de sa forte remontée au classement (4e position en 2030). Avec une croissance moyenne de ses arrivées de 6% annuellement, elle verra son nombre de touristes internationaux passer de 20 à 90 millions, et ses recettes de 18 à 78 milliards USD, soit une croissance annuelle moyenne de 5,9%. Istanbul, ses régions rurales, ses stations de vacances, sa localisation à la jonction de l’Europe et du Moyen-Orient, la perspective de son adhésion à l’Union européenne feront de la Turquie une destination courue.

Le Canada a été évincé du classement des dix premières destinations mondiales en 2004. En 2005, il occupait la 12e position et il glissera vraisemblablement au 16e rang en 2030 alors que les arrivées internationales augmenteront de 18 à 33 millions. Il occupera le 17e rang des recettes, passant de 13 milliards USD en 2005 à 34 milliards en 2030.

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Le classement du Top ten des recettes diffèrera quelque peu de celui des arrivées. Certains pays (États-Unis, Espagne, Italie) monteront en grade, d’autres glisseront d’un rang ou deux (Chine, France, Turquie, Royaume-Uni) et quelques-uns disparaîtront du grand classement (Région de Macao, Russie). L’Inde ne figurera pas au tableau du classement des destinations, mais sera propulsée au 10e rang de celui des recettes avec la plus forte croissance moyenne annuelle (7,5%), ce qui lui permettra d’engranger 49 milliards USD.

Et… à quand «l’espace» au classement des grandes destinations mondiales?

Source:
– Yeoman, Ian. «Tomorrow’s Tourist: Scenarios & Trends», Elsevier, 2008, 357 pages.
[www.tomorrowstourist.com/]

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Enjeux Gestion

Voyage au pays des taxes

Les taxes et les frais de toutes sortes soulèvent bien des passions et des contradictions du côté de l’industrie touristique. Est-ce que l’imposition de ces surcharges fait fuir le touriste? La taxe dite «touristique» est-elle refilée aux voyageurs, ou la population locale en fait, elle aussi, les frais? Les retombées vont-elles en grande partie à l’industrie touristique ou ce sont d’autres secteurs d’activité qui en bénéficient ? Qui taxe quoi et surtout combien? Voici une incursion chez nos voisins du Sud, dans le but de voir ce qui s’y passe.

Une première étude

L’American Hotel & Lodging Association (AH&LA) a publié une étude sur les taxes dans l’hébergement aux États-Unis et leur impact économique sur les ventes, les emplois et les revenus gouvernementaux. Le rapport 2008 Room Taxes and the Economic Impact on the Industry fait suite aux enquêtes tenues en 1997 et 2003. Chacun des États y est détaillé.

Le taux de taxe moyen sur la nuitée d’une chambre d’hôtel s’élève à 12,62% alors qu’il était de 12,4% en 2003. Cela représente une taxe moyenne de 12,39 USD, laquelle s’ajoute au prix moyen de la chambre établi à 94,69 USD.

Les auteurs évaluent qu’une hausse de 2% du taux de la taxe entraînerait la perte de 327 000 emplois, de 10 milliards USD en salaires et de 33 milliards USD de ventes. L’ensemble des études leur permet de confirmer le lien étroit entre les taxes et l’activité économique de l’industrie hôtelière.

Une deuxième étude

S’engager dans les méandres de la taxation relève de l’aventure. Or, la National Business Travel Association a relevé le défi avec toutes les difficultés et les mises en garde que cela comporte. L’étude recense les taxes sur l’hébergement, la restauration et la location de voiture dans les 50 plus grandes villes touristiques américaines, sélection établie en fonction du nombre de voyageurs aériens.

Quelle est la surcharge payée par un touriste pour une chambre d’hôtel, les repas et la location de voiture pour une journée? Afin d’établir un montant de base comparable dans toutes les villes, le calcul de la taxe est effectué selon les données suivantes:

  • le prix moyen d’une chambre d’hôtel en décembre 2007, soit 103,70 USD (Smith Travel Research);
  • le coût moyen quotidien des repas en 2007-2008, soit 82,03 USD (AEG selon les données de Runzheizer, Business Travel News et National Restaurant Association);
  • la moyenne du taux de location de voiture de 10 grandes villes en mars 2008, soit 76,60 USD (AEG).

Les quatre graphiques suivants présentent les cinq villes et aéroports qui affichent les taxes les moins et les plus élevées. À gauche, les graphiques 1 et 3 portent sur les taxes générales et touristiques ; à droite, les graphiques 2 et 4 portent sur les taxes touristiques seulement.

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Les conclusions de cette étude révèlent que tant la population et les entreprises locales que les touristes sont touchés par les taxes spécifiques de l’industrie touristique, notamment en ce qui a trait à la location de voiture. En outre, on y souligne que le montant de la taxe constitue un facteur qui influe sur la décision de voyager ou non, ou encore sur le choix d’une destination. Cela est particulièrement vrai dans le secteur des congrès où la taxe peut faire la différence dans le choix d’un site.

La Floride et la Californie, deux destinations populaires auprès des voyageurs d’affaires et d’agrément, sont citées en exemple, car 14 des 16 villes imposant le plus bas taux de taxes touristiques se situent dans ces deux États. Quant aux taxes spécifiques à l’industrie touristique, trop souvent elles ne sont pas allouées directement au développement de ce secteur. Le détail de ces allocations se trouve à l’annexe A du rapport Lodging, Rental Car and Meal Taxes on Travelers in the Top 50 U.S. Cities, que vous pouvez d’ailleurs consulter pour obtenir des renseignements additionnels.

Une troisième étude

Le Center for Travel & Tourism du Daniels College of Business de l’Université de Denver s’est aussi penché sur le sujet. De mai à juillet 2007, la taxation sous toutes ses formes (taxes, frais, surcharges, etc.) des 50 États américains et des U.S. Virgin Islands a été étudiée de même que celle des 51 plus grandes villes américaines selon les données de 2000 du U.S. Census Data.

Vous pouvez consulter les tableaux de la compilation des principales données de cette étude en cliquant ici.

Globalement, les cinq États qui imposent les taxes les moins lourdes sont l’Alaska, l’Oregon, le Colorado, la Géorgie et les U.S. Virgin Islands. À l’opposé, le Connecticut, l’Arkansas, le New Jersey, le Tennessee et le Rhode Island perçoivent les taxes les plus élevées. Du côté des villes, San Diego, Colorado Springs, Honolulu, Portland (OR) et Mesa présentent les plus faibles taux de taxation tandis que Houston, Dallas, San Antonio, Austin et Kansas City occupent le sommet du classement .

Les conclusions de l’étude confirment les allégations de l’industrie touristique selon lesquelles l’État et les gouvernements locaux taxent trop fortement les touristes par rapport à la population locale. Les taxes sur l’hébergement et la location de voiture dans les aéroports surpassent grandement les taxes sur la nourriture et les boissons, sur le divertissement et sur la location de voiture en milieu urbain.

De plus, les résultats démontrent clairement que les revenus de taxes sont répartis entre une multitude d’organismes dont la plupart ne sont pas liés au développement et à la promotion de l’industrie touristique.

Pour obtenir plus d’informations, vous pouvez consulter le rapport détaillé Survey of U.S. State & City Governments Taxing Policies on Selected Travel & Tourism Goods & Services.

Après avoir décortiqué ces trois études, les taxes américaines n’auront plus de secret pour vous.

Lire aussi:

Taxes touristiques: compilation des principales données pour certaines villes et États américains

Sources:
– American Hotel & Lodging Association. «2008 Study on Hotel Room Taxes Quantifies Economic Impact», 19 juin 2008.
– Center for Travel & Tourism. «Survey of U.S. State & City Governments Taxing Policies on Selected Travel & Tourism Goods & Services», Daniels College of Business, University of Denver, juillet 2007.
– National Business Travel Association. «Lodging, Rental Car and Meal Taxes on Travelers in the Top 50 U.S. Cities», juillet 2008.

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Ailleurs dans le monde Marketing

Atlantic Canada: l’histoire d’une union qui dure!

Il était une fois, dans l’est d’une vaste contrée, quatre petites provinces qui se sentaient peu influentes individuellement pour courtiser les visiteurs d’autres pays à côté de leurs puissants voisins, le Québec et l’Ontario. Voici l’histoire du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Édouard, qui se sont regroupés pour former Atlantic Canada et réaliser des actions marketing sur les marchés internationaux. Découvrez leurs aventures et leurs conquêtes!

La trame de fond

Le tourisme est un élément important de l’économie des provinces de l’est du Canada. Le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que l’Île-du-Prince-Édouard forment une zone touristique naturelle tant par leur panorama que leur culture. Jusqu’en 1993, les quatre provinces luttaient individuellement pour concurrencer les autres provinces afin d’attirer des touristes américains et d’outre-mer. Leur succès était limité en raison du faible poids de leurs investissements marketing et les provinces se concurrençaient entres elles. De l’évidence du potentiel touristique et de la nécessité de regrouper les efforts est issue, en 1994, une entité marketing pour les provinces de l’est du Canada, le Partenariat du tourisme du Canada atlantique (PTCA).

Le PTCA regroupe donc les ministères provinciaux responsables du tourisme de ces quatre provinces, les quatre associations provinciales de l’industrie touristique ainsi que l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA), une instance fédérale.

Le montage

Un élément clé de la création de ce partenariat est l’engagement de l’APECA d’investir à parité avec les investissements provinciaux pour l’établissement d’ententes triennales. Le tableau 1 présente l’évolution du budget et sa composition.

 

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Le graphique suivant illustre la répartition de la contribution provinciale ainsi que celle des acteurs de l’industrie touristique.

 

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Depuis 2000, le PTCA se concentre uniquement sur les activités marketing auprès des marchés internationaux. L’organisme mise d’abord sur le marché américain et 84% de son budget y est alloué. Les régions visées sont la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, New Hampshire, Maine, Massachussetts, Rhode Island et Vermont), suivie de l’Atlantique Centre (New York, New Jersey et Pennsylvanie). Le deuxième marché d’importance est l’Europe (13% du budget) et quelques actions visent également le Japon. Même si le volume de touristes outre-mer dans les provinces de l’Atlantique est faible, il s’agit tout de même d’un marché considéré avec sérieux en raison du haut niveau de dépenses de ces visiteurs.

Les résultats

Au cours des dernières années, Atlantic Canada a connu des résultats très intéressants. Plusieurs objectifs ont été atteints, même si d’autres restent à réaliser.

Le tableau 2 présente l’évolution de quelques indicateurs liés au marché américain pour la période 2000-2007. La principale mesure de performance utilisée pour évaluer les actions de promotion est le ROI (return on investment ou retour sur le capital investi). L’objectif initial de ROI 10:1 (chaque dollar investi rapporte dix fois plus en recettes touristiques) a non seulement été atteint rapidement, mais il a plus que doublé avec les années. Il est important de noter qu’il s’agit de la mesure des actions sur lesquelles Atlantic Canada a un effet direct, c’est-à-dire la conversion des demandes d’information en réservations effectives, et non l’ensemble des visiteurs et des revenus sur le territoire.

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De façon globale, les résultats en termes de visites-personnes comportent quelques faiblesses. En effet, non seulement il y a eu un déclin des visites en provenance de la Nouvelle-Angleterre vers les provinces de l’Atlantique, mais celui-ci est en outre plus important que dans les provinces du Québec et de l’Ontario. Néanmoins, on note que la chute des revenus générés par ces touristes est plus dramatique au Québec et en Ontario que celle du regroupement des provinces de l’Est.

En ce qui concerne les marchés outre-mer, particulièrement le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon, le nombre de visiteurs a augmenté au cours des dernières années, exception faite d’une légère baisse en 2006. Les actions marketing d’Atlantic Canada lui ont permis de conserver ses parts de marché par rapport au reste du pays. Son principal défi marketing auprès des marchés outre-mer est d’accroître le degré de notoriété de cette région du Canada et de ses attraits. Leurs sondages indiquent une progression à cet égard.

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Les enseignements

Parmi les bons et les moins bons coups d’Atlantic Canada au cours des dernières années, il est possible de retenir certaines leçons en ce qui concerne un partenariat marketing similaire.

  • Établir un partage équitable des contributions.
  • Identifier des objectifs de mesure de performance simples à utiliser et appropriés.
  • Créer une structure de gestion efficace. Le PTCA compte trois comités (marché américain, marché outre-mer et communication) composés d’intervenants de chaque palier (industrie, provincial, fédéral).
  • Mettre en place une stratégie multimédia intégrée.
  • Savoir s’adapter aux aléas conjoncturels.
  • Établir des directives claires en ce qui concerne l’allocation du budget.
  • Prendre chaque décision en gardant en tête les buts globaux du partenariat.
  • Baser les décisions marketing sur de la recherche pertinente, des objectifs et des critères prédéterminés.
  • Structurer et gérer avec précaution la participation de l’industrie.

Il s’agit donc d’un bel exemple de partenariat entre plusieurs acteurs de différents paliers. Le PTCA a été en mesure de développer de saines relations avec de multiples partenaires internationaux et il s’est créé un esprit de coopération entre les provinces qui n’existait pas initialement et qui était essentiel pour se faire connaître et attirer des visiteurs.

Sources:
– MacKellar Cunningham & Associates LTD. «Evaluation of the Atlantic Canada Tourism Program, Year 2: 2007-2008», février 2008.
– Reid, Laurel J., Stephen L.J. Smith et Rob McCloskey. «The Effectiveness of Regional Marketing Alliances: A Case Study of the Atlantic Canada Tourism Partnership, 2000-2006», Tourism Management, no 29, 2008.

Site Web:
www.actp-ptca.ca/french/index.html