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Produits et activités

Réinventer l’expérience du visiteur dans les parcs animaliers

L’offre des parcs animaliers s’est enrichie ces dernières années, allant de l’organisation d’événements au cœur de l’Aquarium de Saint-Malo à la salle de cinéma au Zoo de New York, en passant par les nuitées dans un hébergement de plein air à Cerza. Bien qu’ils soient investis d’une mission de conservation de la biodiversité, les jardins zoologiques doivent réinventer l’expérience traditionnelle pour répondre à des impératifs économiques. Une stratégie innovante est nécessaire pour assurer le positionnement ainsi que la pérennité des établissements.

L’offre de services complémentaires pour améliorer l’expérience client

Ces dernières années, pour attirer la clientèle de proximité de manière plus régulière ou cibler de nouveaux segments, les parcs zoologiques ont décliné la visite traditionnelle en produits originaux ou personnalisés. De nouvelles formes de visites ont vu le jour comme au Zoo de Zurich, où des visites sont spécialement organisées pour les personnes âgées. L’extension des plages horaires permet de découvrir le parc sous différents aspects, comme le National Zoo à Washington D.C., qui ouvre ses portes à six heures du matin, et le National Zoological Gardens, en Afrique du Sud, qui prolonge les visites à la tombée de la nuit. Le Zoo de San Diego, quant à lui, propose à ses visiteurs de prendre de l’altitude et de visiter le parc à bord d’un téléphérique, alors que le Zoo de Cabarceno (Espagne) inaugurera le sien en 2015. Au Tennessee Aquarium, le visiteur peut quitter l’enceinte du parc pour effectuer une croisière fluviale avec un guide naturaliste et s’intéresser davantage aux écosystèmes de la Gorge de la rivière Tennessee.

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Source: Google images

En plus d’offrir son soutien technique partiel ou total dans l’organisation d’événements privés (réunions d’affaires, mariages ou fêtes), les parcs diversifient leurs activités en accueillant aussi des manifestations publiques ponctuelles. Le Cleveland MetroPark Zoo a ajouté à sa programmation la visite libre du parc à vélo le temps d’une journée, un moyen de joindre la communauté de Cleveland et de l’associer à une initiative écologique. Quant au Central Park Zoo de New York, il dispose d’une salle de théâtre et diffuse des films d’animation 4D.

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Source: www.centralparkzoo.com

 

Les familles demeurent le segment de clientèle principal des parcs zoologiques. Ces derniers concentrent leurs efforts pour faciliter leur  visite. À Chester, au Royaume-Uni, le zoo commercialise une formule de panier-repas couplé à l’achat du billet d’entrée, un concept économique et pratique pour les familles avec de jeunes enfants.

Les produits de proximité

En venant au zoo, le public cherche une expérience immersive, durant laquelle il peut comprendre l’univers de l’animal et y pénétrer. Les parcs ont ainsi développé des activités permettant au visiteur de plonger dans l’environnement des animaux. En veillant à ne pas perturber la vie des singes, le Zoo de Singapour a installé un restaurant qui permet à des privilégiés de prendre leur petit-déjeuner en tête-à-tête avec des orangs-outans.

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Source: www.zoo.com.sg

La proximité, le visiteur peut également la trouver en passant une nuit dans une unité d’hébergement adjacente aux parcs d’animaux. Ainsi, une simple paroi vitrée sépare le visiteur de son environnement quotidien de celui de l’animal. L’Aquarium de Vancouver a développé le produit «nuitée» pour une clientèle familiale, tandis que le Parc zoologique de La Flèche, en France, cible plutôt les couples en implantant des chalets haut de gamme.

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Source: Safari-lodge  et Vanaqua

Les structures ont par ailleurs été adaptées pour permettre la proximité des visiteurs avec certaines espèces réputées agressives ou farouches, qui ne se prêtaient pas à cet exercice. À Saint-Malo, en France, l’aquarium donne la possibilité aux familles de monter à bord du subaquatique Nautibus pour découvrir les écosystèmes marins. Le National Aquarium de Baltimore a développé des activités de plongée sous-marine, tandis que le Marineland d’Antibes (France) permet aux visiteurs de plonger dans une cage immergée pour effectuer une rencontre unique avec les requins. 

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Source: Twitter

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Source: Page Facebook du Zoo de Toronto

De la récréation, certes, mais la conservation et l’éducation avant tout!

Les parcs animaliers assurent d’abord un rôle de conservation des espèces animales et d’éducation à la préservation des écosystèmes et de la biodiversité. Les parcs l’ont bien compris et introduisent de nouveaux produits liés à ce double rôle. Ils mettent en place des programmes de sensibilisation allant du parrainage aux ateliers et aux stages pédagogiques pour les groupes scolaires ou individuels. Pour responsabiliser le visiteur, la Zoological Society of London ou encore le ZooParc de Beauval ont instauré des programmes éducatifs pour initier, l’espace d’une journée, adultes et enfants au métier de soigneur animalier.

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Source: Zoological Society of London

Même si les défis économiques sont importants, les prévisions pour le secteur restent optimistes. Selon les données d’Euromonitor International, en 2013, le nombre de visiteurs dans les parcs animaliers au Canada devrait dépasser trois millions et les revenus, 34 millions de dollars d’ici 2017.

Les parcs animaliers à distance

Les parcs se connectent avec le visiteur à partir de la maison par les réseaux sociaux. Depuis sa récente réouverture, le Zoo de Paris fait tweeter la girafe Adeline pour informer les internautes des actualités du parc. Les zoos de Toronto et de Berlin avaient plutôt utilisé les plateformes communautaires pour faire choisir le prénom d’un ourson nouveau-né à ses utilisateurs. À l’intérieur des enclos, des webcams permettent de suivre le rythme de la journée des animaux, comme à l’aquarium de Vancouver ou de Monterey Bay.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Émeline Hébert

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Tendances

15 tendances touristiques pour 2015

Le 21 janvier se déroulait la 1re édition 2015 des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. Pierre Bellerose (Vice-président, Relations publiques, Recherche et Développement du produit) de Tourisme Montréal et Paul Arseneault (Professeur en gestion des entreprises et des organisations touristiques) de l’ESG UQAM ont poursuivi la tradition pour une 3e année consécutive en y présentant les tendances touristiques qui teinteront l’année 2015.

 

1.     L’ère de l’image de soi

Les autoportraits (selfie), les courtes vidéos, Instagram… On like, on texte, on répond par des émoticônes, on illustre et on s’illustre! La destination choisie par le visiteur importe, mais la mise en scène élaborée par celui-ci pour partager son expérience prend le dessus. Se mettre en valeur constitue un mouvement de fond selon les deux experts. Le prêt de caméras de type Go Pro que portent les aventuriers pour filmer leurs exploits et les bornes à selfie préidentifiées devant des hauts-lieux touristiques démontrent bien l’exploitation de ce courant.

2.     La force retrouvée du marché américain

Avec une économie américaine sortie de la récession, des Américains qui dépensent plus en divertissements, un indice de confiance à la hausse, un taux de change favorable, la chute du prix de l’essence; les planètes sont bien alignées pour un retour chez nous de nos voisins du Sud. Déjà observée en 2014, la tendance à la hausse de leurs visites devrait se poursuivre. 

3.     Internet des objets

Les objets connectés à Internet (téléphones, montres, bracelets, etc.) génèrent de nouvelles façons de recevoir et de consommer les données. Les entreprises en seront submergées. Bien gérées et choisies de façon judicieuses, ces informations permettront de personnaliser davantage l’offre, et ce, de façon instantanée.

4.     Le début de la fin de l’histoire?

Tout doit se dérouler rapidement, surtout avec la génération Z (née après 1995). La popularité des médias sociaux tel que Vine (vidéos de 8 secondes) auprès de ces jeunes sous-entend un passage du storytelling au storymaking. À cet égard, la marque doit être un facilitateur plutôt qu’un créateur d’histoire. La campagne de Tourisme Montréal #MTLMOMENTS, où les gens étaient invités à partager sur les médias sociaux des photos de moments forts dans la métropole, s’inscrit tout à fait dans cette tendance.

5.     2015: année de la saturation pour les OTA

Les agences de voyages en ligne (OTA) ont essuyé beaucoup de critiques en 2014. Ce ne sera guère mieux en 2015. Les acteurs traditionnels continueront de dénoncer certaines de leurs pratiques. De plus, l’offre des OTA atteint une certaine limite. D’abord, le nombre d’entreprises ayant souscrit avec ces agences atteint un plateau. Aussi, elles n’accèderont pas aux inventaires des plateformes de location entre particuliers (économie collaborative), comme Airbnb.

6.     Du défi et de la complexité d’être restaurateur

Le nombre de restaurants est élevé et le taux de roulement aussi. Les blogueurs et les leaders du milieu moussent beaucoup les nouveautés. Dans un tel contexte, il est difficile de durer. Pour favoriser leur survie, certaines entreprises mettront en place des procédures limitant les inconvénients en cas de no show, comme une pénalité sous forme d’amende pour un client qui n’honore pas sa réservation. Se renouveler et se regrouper feront aussi partie des initiatives des restaurateurs avertis.

7.     Les hôtels travailleront fort pour notre confort

Le bien-être du client est au cœur des préoccupations de l’hôtelier avisé. Cela passe notamment par une bonne nuit de sommeil: offrir des matelas et des oreillers de grande qualité, des chambres insonorisées et un contrôle de la température et de la luminosité. La technologie joue également un rôle dans cette quête du bien-être. Par exemple, des hôteliers proposent une bande passante efficace pour une connexion Internet rapide, un service de conciergerie numérique, etc. La chambre se transforme en un cocon de confort.

8.     L’automne devient l’été: changements climatiques appliqués

La planète se réchauffe, les automnes ont des allures d’été, les hivers des apparences d’automne. Les entreprises observent déjà des changements et adaptent leurs produits, leurs horaires, leur modèle d’affaires. Cette adaptation s’avère essentielle dès maintenant.

9.     Gouvernance renouvelée du tourisme québécois

La gouvernance en tourisme pose de nombreux défis, et ce, partout dans le monde. Celle du Québec est plus que jamais remise en question. Le tourisme québécois est analysé sous toutes ses coutures. De nouvelles voies seront-elles tracées en 2015 afin de favoriser une croissance qui se compare à celle du tourisme mondial? Les Assises du tourisme 2015 devraient livrer le modèle d’affaires repensé issu de ce processus de réflexion.

10.  Les aéroports nous accueillent et nous facilitent la vie

La croissance du tourisme incite les aéroports à investir pour améliorer l’expérience des voyageurs. La technologie est mise à profit afin de mieux guider le visiteur et de faciliter son enregistrement. Les balises iBeacon permettent d’offrir la bonne information au bon passager et au bon moment.

11.  Les OGD, agents de développement économique

On attend plus des organismes de gestion de la destination (OGD). Ils doivent démontrer leur performance en tant que promoteurs du tourisme, mais aussi faire la preuve de leur impact dans le développement économique local. Pour faire face à cette pression, les OGD devront accroître leur influence sur différents plans, tel que le développement urbain, l’amélioration de la qualité de vie ou encore s’impliquer dans le marketing du territoire dans sa globalité.

12.  Tourisme collaboratif, la suite

Les plateformes de location d’hébergement et probablement aussi celles de transport entre particuliers poursuivront leur croissance en 2015. Ces joueurs de l’économie collaborative seront toujours confrontés à des enjeux liés à la règlementation. Les tentatives concernant d’autres secteurs comme les repas chez l’habitant ou les tours guidés et activités demeureront très marginales.

13.  La Chine, opérateur touristique d’envergure

Les Chinois s’imposent de plus en plus dans l’industrie, comme voyageurs, mais aussi comme opérateurs. Des partenariats entre des entreprises touristiques d’envergure en Asie-Pacifique et l’acquisition d’organisations occidentales par des intérêts chinois comme le Club Med et le Château Montebello démontrent bien leur dynamisme. En 2015, la Chine deviendra le plus grand marché de voyageurs d’affaires internationaux, dépassant ainsi les États-Unis.

14.  La convergence du commerce physique et du commerce virtuel

Le tourisme est lié au bouleversement de la trame commerciale, le magasinage étant une activité majeure.  Les expériences réelles et virtuelles sont désormais intimement liées et doivent être cohérentes entre les différentes interfaces que sont le mobile, les points de vente et les interactions en ligne. Les commerces ayant pignon sur rue devront plus que jamais interpeler les travailleurs mais aussi les touristes pour leur survie. Les livraisons à domicile seront en demande.

15.  La fin du marketing de masse en tourisme

Des changements profonds se sont opérés au fil des dernières années en ce qui a trait au marketing. La transformation des comportements du client et des supports technologiques, la multiplication des canaux et l’hyperpersonnalisation poussent le marketing de masse vers la sortie. Nous sommes à l’ère du marketing de créneau hyperpersonnalisé. Chaque personne devient une niche! Plusieurs des tendances mentionnées précédemment expliquent cette transition qui est amorcée depuis déjà bien des années, mais qui rencontre encore de la réticence chez certains joueurs.

Les conférenciers ont fait la démonstration que les 15 tendances de l’industrie touristique sont autant d’éléments à considérer par les acteurs de l’industrie. Ils ont suscité la réflexion, invité les participants à penser différemment et à remettre en question leurs façons de faire en tenant compte de ces courants.

 

Pour connaître tous les détails de ces 15 tendances, visionnez la vidéo.

Merci à nos conférenciers:

– Pierre Bellerose (@pierrebellerose), vice-président – Relations publiques, accueil, recherche et développement du produit à Tourisme Montréal;

– Paul Arseneault (@paularseneault), professeur, Département d’études urbaines et touristiques de l’ESG UQAM

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Marketing Tendances

La tarification plus flexible que jamais

Le consommateur a toujours été concerné par le prix qu’il doit payer pour obtenir ce qu’il désire. Sa perception des tarifs est complexe, car elle peut changer selon l’heure de la journée, l’endroit où il se trouve, son attitude, son humeur, etc. L’usage des technologies et l’avènement de nouveaux modèles d’affaires ont également modifié le rapport à la dépense des gens toujours plus branchés. Ayant plus que jamais accès à l’information, le consommateur d’aujourd’hui compare les prix de plusieurs sources instantanément, a accès à des promotions sur des sites d’achats groupés et voit apparaître des offres géolocalisées sur son appareil mobile, en temps réel. En plus de ces nouveaux processus d’achat, plusieurs entreprises usent de créativité pour revoir la façon de tarifer leur produit ou leur service.

TrendWatching, une firme qui décèle et observe les grandes tendances de consommation à travers le monde, a décortiqué celle concernant la tarification. Voici quelques comportements que l’on observe, ici et ailleurs, ainsi que des exemples de stratégies mises en place par des entreprises touristiques de différents secteurs.

Les rabais dynamiques (Dynamic deals)

Les promotions offertes par les entreprises fluctuent régulièrement, sont de plus en plus ciblées et s’avèrent parfois liées à un événement spécifique. Il faut donc comprendre ce qui motive les consommateurs à acheter des produits ou services et utiliser cette connaissance pour stimuler l’achat lors d’une période creuse.

En 2013, le gouvernement espagnol a augmenté les taxes sur les billets de théâtre, passant de 8% à 21%, un bouleversement qui a fait perdre une part importante de la clientèle à l’industrie. À la suite de cette augmentation, la compagnie de théâtre humoristique indépendante Teatre Neu a décidé d’utiliser l’humour pour faire face à la situation en instaurant le système de tarification Pay Per Laugh.

Aucun tarif n’est exigé à l’entrée, mais on demande 0,30 euro pour chaque rire exprimé au cours de la représentation. Pour comptabiliser le nombre de rires, l’entreprise a fait installer un système de reconnaissance facial sur chaque siège qui détecte les sourires des spectateurs. Un maximum de 80 rires peut être facturé, soit l’équivalent de 24 euros. Pour la compagnie de théâtre, le prix du billet a connu une augmentation de 6 euros comparativement au prix courant.

L’originalité du concept lui a valu une couverture médiatique importante, une publicité qui a fait croître de 35% le nombre de spectateurs. Chaque comédie produite avec le système de tarification Pay Per Laugh a rapporté 2800 euros de plus en billets vendus qu’auparavant. Aujourd’hui, d’autres compagnies de théâtre espagnoles ont copié le modèle de tarification de Teatre Neu.

 

Vidéo: Vimeo

Remettre sur le marché (Recommerce)

Certains individus se définissent comme étant épargnants, écoresponsables et soucieux de leur consommation. Par principe ou pour se déculpabiliser d’acheter de nouveaux produits, ils offrent une seconde vie aux biens qu’ils n’utilisent plus en les revendant, en les échangeant ou en les donnant.

La compagnie aérienne Transavia a tiré profit de cette tendance pour mettre de l’avant la campagne «Bye-bye». L’idée est d’inciter les consommateurs à vendre des objets qu’ils n’utilisent plus afin de s’acheter un billet d’avion et de partir en voyage. En collaboration avec eBay, un «convertisseur objets-vol» a été créé et suggère aux internautes de vendre une variété d’objets pour obtenir un billet à un prix équivalent.

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Source: La Réclame

L’amour des gratuités (Free love)

Les consommateurs s’habituent et prennent goût à la gratuité. Les entreprises doivent alors être prêtes à donner pour démontrer leur générosité, tout en veillant à ne pas déprécier la valeur de leur produit ou service.

En décembre 2013, l’auteur américain Alexander Chee a affirmé lors d’une entrevue que l’endroit où il préfère écrire est à bord d’un train. Il a enchéri son propos en disant qu’il aimerait qu’Amtrak accueille des écrivains en résidence. À ce moment, le mot-clic #Amtrak Residency a été créé et sa popularité a capté l’attention de la compagnie Amtrak.

Le projet a rapidement pris forme. En mars 2014, lorsque l’annonce officielle a été faite, le mot-clic a été cité plus de 30 000 fois sur Twitter. En septembre 2014, la première cohorte de 24 écrivains, sélectionnée parmi plus de 16 000 candidatures, s’est lancée dans cette aventure. Au cours de l’année 2014-2015, les 24 résidents sillonneront les États-Unis à bord d’un train sur un itinéraire prédéterminé, durant deux à cinq jours, afin de réaliser leur projet d’écriture personnel. La société Amtrak ne demande rien en retour à ses acolytes. Toutefois, grâce à l’originalité de la campagne, elle profite d’une couverture médiatique à travers tout le pays ainsi que dans les médias numériques et imprimés.

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Source: Amtrak

L’épargnant rusé (Dealer-chic)

Le consommateur qui chasse les meilleures aubaines et qui obtient des récompenses exclusives n’est plus perçu comme étant avare, mais plutôt futé. Chaque dollar épargné se traduit par une occasion de dépenser de nouveau. Les technologies sont utilisées pour dénicher de bonnes offres, mais également pour les partager avec d’autres personnes sur les médias sociaux.

 La jeune entreprise (start-up) Hotelied est une plateforme Web qui permet aux voyageurs d’obtenir un rabais sur une chambre d’hôtel en fonction de leur popularité sur les médias sociaux. Pour acquérir une réduction, l’internaute doit fournir des informations sur ses comptes Facebook, Twitter, Google+, LinkeIn et Instagram. Ainsi, une offre lui sera faite selon son niveau de réputation.

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Source: TrendWatching

D’autres stratégies de tarification peuvent être utilisées. Par exemple, en s’inspirant de la tendance «Récompense inc. (Rewardinc.)», de nombreuses compagnies cherchent à gagner l’attention des consommateurs pour interagir et entrer en relation avec eux sur les médias sociaux. Pour gagner le cœur du public, certaines utiliseront des récompenses pour se rendre plus attrayantes.

Peu importe la stratégie employée, les entreprises doivent tout de même faire attention de ne pas irriter leur clientèle habituelle. Quelle approche pourriez-vous utiliser pour démontrer à cette précieuse clientèle fidèle à quel point vous la considérez?

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Marketing Tendances

Il n’y a pas de mal à s’amuser

Les entreprises qui emploient l’amusement dans leur stratégie de marketing cherchent à égayer le public en faisant de l’acte de consommation un acte de divertissement. Ainsi, elles captent l’attention du public et stimulent ses émotions pour mieux connecter avec lui. Le jeu peut prendre toutes sortes de formes: participative, collaborative ou compétitive, et être agrémenté d’une touche d’humour ou de surprise, ou encore d’éléments loufoques.

TrendWatching, une firme qui étudie les grandes tendances de consommation à travers le monde, présente les joueurs-consommateurs (playsumers). Voici deux déclinaisons de cette tendance ainsi que des exemples d’initiatives expérimentées par des entreprises à travers le monde.

Jouer

Les compagnies qui utilisent une stratégie de jeu se distinguent de la masse en transformant la routine, parfois monotone, des consommateurs. Lorsqu’ils s’amusent, ces derniers deviennent soudainement attentifs, engagés et ouverts à tisser des liens.

L’aéroport de Schiphol, à Amsterdam, a lancé en avril 2014 une campagne pour promouvoir les destinations qu’elle dessert. Le jeu consistait à associer des photos, générées par Instagram, à une destination. Le participant devait observer à l’écran une douzaine d’illustrations, puis positionner sur le globe la ville qu’elles représentaient. Le but était d’obtenir le plus de bonnes réponses possibles en quatre minutes. Les 50 personnes qui obtenaient le meilleur résultat étaient admissibles à un tirage afin de gagner une paire de billets d’avion pour la destination de leur choix.

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Source: Schiphol Destination Unknown

Pour célébrer ses 10 ans à Toulouse ainsi que le passage de son 10 millionième voyageur au départ de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, la compagnie aérienne EasyJet a organisé un événement ludique: le jeu «Qui est-ce?» grandeur nature.

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Source: Enigme a Bord

Pour gagner des billets d’avion, les voyageurs au départ de Toulouse devaient démasquer, à l’aide de questions, le 10 millionième passager caché parmi 24 figurants: Est-ce une femme? Porte-t-il un chapeau? Etc.

 

Source: Youtube

Relever un défi

Le jeu peut aussi prendre la forme d’une épreuve. Lorsqu’un individu choisit de fournir un effort (qu’il soit physique, mental ou financier) pour relever un défi lancé par une marque, il est plus susceptible de s’engager auprès de celle-ci et de parler d’elle qu’une autre personne. Et les médias sociaux sont d’excellentes plateformes pour annoncer fièrement l’accomplissement réalisé. Un exemple incontournable est la fameuse campagne des sociétés de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) avec le défi du seau d’eau glacé (Ice Bucket Challenge).

Le niveau de difficulté d’une épreuve peut décourager plusieurs personnes de participer, mais son originalité peut faire en sorte qu’elle attire quand même l’attention du public. Ce fut le cas du défi invraisemblable lancé aux Suédois en octobre 2013 par la compagnie aérienne allemande Lufthansa: changer légalement leur nom pour le nom allemand Klaus-Heidi. L’enjeu était une «nouvelle vie» et un déménagement à Berlin toutes dépenses payées. La nature absurde de ce défi a bien sûr attiré l’attention des médias et du public. Au total, 42 participants se sont prêtés au jeu, un nombre fort impressionnant considérant les conséquences de ce «jeu».

La campagne marketing de Lufthansa visait à contrer la guerre des prix existant entre cinq compagnies aériennes qui desservent le trajet Stockholm-Berlin. L’entreprise voulait amener ses futurs passagers à rêver d’aller à Berlin plutôt que simplement magasiner le meilleur tarif pour s’y rendre. Un message bien compris, du moins par les 42 concurrents qui ont explicitement manifesté une profonde envie de changer de vie.

 

Vidéo: Youtube

D’autres défis semblent être davantage à la portée de tous. Par exemple, en novembre 2013, le comité olympique russe a fait installer dans le métro de Moscou une machine qui permettait à une personne désirant acheter un titre de transport de payer non pas en argent, mais en squats. Pour obtenir un billet, un individu devait faire 30 squats en 2 minutes devant une machine dans laquelle se trouvait une caméra. Le but du comité olympique était de promouvoir l’activité physique ainsi que les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi de 2014.

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Source: TrendWatching

Plusieurs entreprises utilisent une stratégie de jeu pour fidéliser leur clientèle. Accumuler des points, franchir des étapes et éventuellement recevoir des privilèges sont autant de facteurs qui incitent un consommateur à être loyal. Certaines réussissent ainsi à créer une communauté autour de leur marque, avec laquelle elles peuvent collaborer, interagir et, évidemment, avoir du plaisir.

L’utilisation du jeu peut également contribuer à la rétention du personnel ou même au recrutement de nouveaux talents (lire aussi: Un jeu sur Facebook pour attirer de nouveaux employés). Les activités de consolidation d’équipe (team building) font aussi appel à cet outil, qui est également populaire dans les congrès et les autres événements corporatifs.

Il y a peu de limites quant à l’application d’une dynamique de jeu. En usant de créativité, en scrutant les besoins de votre clientèle ou en regardant ce qui se fait dans l’industrie, peut-être aurez-vous la prochaine bonne idée?

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Gestion Marketing

L’attente: une question de perception

L’histoire que relate le journaliste Alex Stone dans un article du New York Times au sujet de l’attente est éloquente. Il s’agit du cas de l’aéroport de Houston, qui recevait, il y a quelques années, de nombreuses plaintes concernant le temps d’attente au carrousel à bagages. Les gestionnaires ont alors assigné davantage de bagagistes pour accélérer le processus. Le délai a diminué pour atteindre huit minutes, ce qui est fort acceptable dans l’industrie. Néanmoins, les plaintes ont persisté.

Les responsables ont alors approfondi leur enquête en suivant eux-mêmes le parcours du client. Ils ont réalisé qu’à partir de leur porte d’arrivée, les voyageurs marchaient pendant seulement une minute pour rejoindre leur carrousel à bagages, puis ils attendaient sept minutes pour récupérer leur valise sur le tapis. L’attente, debout, sans avancer, paraissait longue; elle représentait 88% du temps depuis l’entrée dans l’aéroport. Pour résoudre le problème, les portes d’arrivée ont été assignées loin du terminal principal, et les bagages, au carrousel le plus éloigné. Les passagers doivent désormais marcher six minutes, puis attendre environ deux minutes avant l’arrivée de leurs valises. L’aéroport ne reçoit pratiquement plus de plaintes à cet égard. Comme quoi l’attente constitue une notion bien relative.

Comment améliorer l’expérience d’attente?

Selon le professeur Donald Norman, le souvenir que l’on garde d’une expérience est très souvent marqué par la finale. Mais si cette expérience débute mal, il sera difficile d’inverser le courant. Il s’avère donc essentiel d’évaluer les étapes ou les zones qui génèrent des files d’attente, de déterminer les besoins du client à ces moments, puis d’imaginer des façons de réduire les insatisfactions liées à l’attente. Selon Rick Harris, expert en comportement des consommateurs, il existe trois moyens types pour améliorer l’expérience client dans les files d’attente:  

  • Désengorger le trafic: Les réservations en ligne, par exemple, contribuent largement à réduire l’attente une fois sur place. Pensons aux compagnies aériennes qui offrent l’enregistrement en ligne ou encore à l’achat sur le Web de billets de remontées de ski ou d’entrées pour un parc thématique. Il existe aussi la file d’attente virtuelle, qui consiste à prendre rendez-vous à l’avance pour une attraction et à se présenter dans une file spécifique au moment convenu. C’est ce que permettent notamment la FASTPASS de Disney et la Passe Flash de La Ronde. Certains parcs d’attractions proposent des applications mobiles jouant également ce rôle de file d’attente virtuelle (voir l’image ci-dessous). L’achat d’un traitement privilégié (VIP) ou encore l’offre de rabais lors de plages horaires moins achalandées (spécial lève-tôt) s’avèrent d’autres stratégies efficaces.

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Source: itunes.apple.com

  • Adapter les services: M. Harris raconte le cas du théâtre qui devait jongler avec d’importantes files d’attente pour les toilettes et pour le bar durant l’entracte. Les gestionnaires ont réalisé qu’un client sur sept au bar commandait une bouteille d’eau. Ils ont donc assigné quelques vendeurs mobiles de bouteilles d’eau. Le théâtre a ainsi rejoint davantage de clients, réjoui ceux qui étaient captifs dans les files pour les toilettes et réduit l’attente au bar, générant du même coup une hausse des revenus en boisson de 9%.
  • Animer les périodes d’attente: Des parcs thématiques ont réussi à intégrer l’approche du storytelling dans leurs attractions. La période d’attente sert à introduire le thème de l’attraction ou à favoriser l’immersion dans l’univers concerné. Cela se fait généralement en disposant le long du parcours des panneaux d’affichage et des écrans diffusant des vidéos.

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Source: FilmEdge

Des astuces pour gérer l’attente

Le parc thématique Universal Studios de Singapour gère des foules importantes et réussit à satisfaire pleinement sa clientèle. Pourtant, certaines attractions très populaires affichent des temps d’attente allant jusqu’à 120 minutes! Voici quelques trucs partagés par les gestionnaires du parc pour favoriser des expériences positives et mémorables et pour aider les visiteurs à patienter.

  • Afficher clairement le temps d’attente à des endroits stratégiques. Une estimation à la hausse permet au visiteur d’être agréablement surpris lorsque son tour arrive plus vite que prévu.
  • Aménager la file en serpentin et la séparer en sections afin que le client n’aperçoive qu’une partie de la queue; cela évite le découragement.
  • Assurer un mouvement régulier dans la file; les visiteurs ont besoin de sentir qu’ils progressent vers leur but.
  • Couvrir et bien ventiler les aires d’attente; les clients doivent être à l’aise.
  • Prévoir, à proximité des longues files, des zones où les jeunes enfants peuvent s’asseoir au sol ou jouer.

S’inspirer des stations de ski

Faire attendre ses clients debout, dehors, en plein hiver, et les convaincre qu’il s’agit d’une expérience à répéter, voilà le défi des stations de ski lors des périodes achalandées. Elles ont développé des stratégies pour accélérer le processus, comme de scinder les files selon le nombre de personnes formant le groupe (seul ou à quatre). La musique et l’animation au pied des pentes contribuent aussi à divertir les skieurs qui patientent en ligne. Certaines stations proposent une application mobile qui fournit notamment le temps d’attente aux différentes remontées ainsi que des écrans projetant l’état des lieux au pied des télésièges.

La station Squaw Valley, en Californie, s’est dotée d’un comptoir Starbuck à mi-montagne, le premier du genre. Les skieurs peuvent donc prendre un café, ski aux pieds, et se mettre en file tout en sirotant leur breuvage chaud. À Zermatt, en Suisse, l’entreprise qui gère les remonte-pentes a installé des écrans pour informer les skieurs des dangers d’avalanche, de la météo et de l’état des pistes en temps réel, ainsi que pour diffuser des films et des extraits vidéo.  

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Source: Matterhorn Zermatt Bergbahnen

Le temps, une denrée rare!

Le temps est précieux, et l’instantanéité que procurent les technologies ne rend pas l’humain plus patient. Néanmoins, l’attente est parfois inévitable et la façon de la gérer devient pour l’entreprise le défi ultime.

 

Image à la une : © Istockphoto

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Produits et activités

Quand l’événementiel innove en matière de promotion

 

Une étude d’étalonnage des bonnes pratiques d’affaires dans l’industrie des festivals et des événements réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour Festival et Événements Québec et plusieurs autres partenaires* met en lumière des initiatives touchant différents aspects du paysage événementiel. Voici, en vrac, quelques exemples de ces pratiques en matière de promotion, de développement de l’offre et d’expérience client.

Filmer

La vidéo constitue un puissant média, surtout pour faire la promotion d’un produit non tangible. Les festivals l’ont compris. L’événement belge de musique électronique Tomorrowland crée un film récapitulatif d’une trentaine de minutes après chaque édition. L’Official Aftermovie de 2012 a été visionné près de 16 millions de fois. Cette vidéo figure sur la page d’accueil du site Web de Tomorrowland.

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Source: Tomorrowland.com

Penser «médias sociaux»

Outre la vidéo, le festival de yoga Wanderlust a développé plusieurs outils pour promouvoir ses événements. Les organisateurs fournissent notamment aux internautes des modèles de statut pour les médias sociaux, afin de les inciter à y partager de l’information, et des gabarits de courriels pour les professeurs de yoga qui souhaitent inviter leurs élèves (voir l’exemple ci-dessous).

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Source: Wanderlust.com

En plus de son compte officiel, sur lequel les organisateurs publient des nouvelles du festival, le Glastonbury Festival sur les arts de la scène a créé le compte Twitter @Glastoinfo spécifiquement pour qu’il fasse office de centre d’information. Ceux qui y sont attitrés répondent aux questions des festivaliers de 8h à 23h30 pendant l’événement.

Pour l’édition 2014 du festival Tomorrowland, les organisateurs ont lié les bracelets RFID des festivaliers à Facebook pour leur permettre de créer des contacts. Lorsque deux festivaliers à proximité l’un de l’autre appuyaient simultanément sur leur bracelet, une demande d’amitié Facebook leur était envoyée.

Sortir du site

L’aéroport de Nashville prend les couleurs de Bonnaroo en exposant des œuvres artistiques inspirées de l’événement.

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Le Glasgow Film Festival, qui se déroule à la fin février, présente en octobre des séances gratuites de visionnement de classiques du cinéma en plein centre commercial ou dans un grand magasin. Durant la période du festival, des projections ont aussi eu lieu dans des lieux inhabituels, comme dans le métro et dans la cathédrale de Glasgow.

Le festival de musique Bluesfest, à Ottawa, s’est lié à son voisin, le Musée canadien de la guerre, pour y exposer les affiches du festival. Les murs du hall du Musée sont ainsi décorés aux couleurs des éditions passées de l’événement. 

Engager la communauté

La Reebok Spartan Race et le Festival IF3 ont monté des équipes d’ambassadeurs qui œuvrent à faire rayonner la marque et à générer des inscriptions. La Spartan Race Street Team serait composée de plus de 5000 membres à travers le monde. Plus ceux-ci engendrent d’inscriptions, plus ils reçoivent de récompenses sous forme de produits, de coupons de réduction ou d’entrées libres.

Les organisateurs du Bluesfest ont également mis sur pied un comité de consultation composé d’une quinzaine d’étudiants du secondaire et de l’université afin de mieux cerner leurs centres d’intérêt et les façons de rejoindre ce public.

Depuis 1980, l’Edinburgh Festival Fringe organise un concours auprès des jeunes de 5 à 16 ans pour la création de l’affiche officielle du festival.

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Source: edfringe.com

Pour les événements se déroulant à Montréal et à Québec, l’IF3 International Freeski Film Festival propose un concours amateur invitant la population locale à réaliser une vidéo de ski urbain et à la présenter lors du festival.

Bonifier l’offre

Le renouvellement de l’offre s’impose pour maintenir un rythme dynamique, pour demeurer compétitif et pour inciter les visiteurs à revenir. À l’occasion de l’événement gastronomique Melbourne Food and Wine, une structure temporaire sur le thème de l’eau a été mise sur pied aux abords de la rivière Yarra. L’installation The Immersery: Festival Kitchen Bar & Raingarden fut le cœur de l’édition 2014. L’espace se composait d’une structure de trois étages incluant une cuisine ouverte, un bar flottant et un jardin de pluie.

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Source: Archello

Au festival hivernal Reykjavik Winter Lights, l’activité Pool Night s’impose depuis 2012. Cinq piscines et une station thermale proposent une soirée de baignade avec jeux de lumière, musique et activités diverses.

L’édition 2014 du Glasgow Film Festival a notamment donné lieu au Street Food Cinema offrant au public la possibilité de déguster des mets qui s’accordaient avec le film projeté.

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Source: Glasgow Film

Personnaliser

Les événements n’échappent pas à la tendance du service toujours plus personnalisé. Le festival sud-africain Grahamstown National Arts ainsi que le happening du multimédia South by Southwest (SXSW), à Austin, ont mis au point une section personnalisable dans leur site Web, où les festivaliers peuvent créer une liste de favoris, planifier un horaire sur mesure et gérer leur programme de fidélisation.

C’est aussi le cas du site Web du Festival d’Avignon et de celui du festival de musique Lollapalooza, avec sa zone «My Lolla» qui permet notamment à l’utilisateur de monter sa propre page du festival avec ses artistes préférés, sa programmation personnelle et le type d’information qu’il souhaite recevoir. Les internautes peuvent ensuite partager leurs choix sur les médias sociaux.

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Source: Lollapalooza.com

S’inspirer

Les festivals et les événements suivent et adoptent les tendances qui cadrent le mieux avec leur thème et les segments de clientèle qu’ils ciblent. Les événements étudiés sont en constante évolution et affichent un dynamisme et une créativité des plus inspirants.

 

 *Ministère du Tourisme du Québec, Tourisme Montréal, Office du tourisme de Québec, Regroupement des événements majeurs internationaux, Ville de Québec, Ville de Montréal, Ville de Gatineau

Analyse rédigée en collaboration avec Caroline Lévesque

Image à la une : © Minnie Roe, The Edinburgh Festival Fringe

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Noël à Manchester

 

Noël est l’occasion de sortir ses plus beaux atours. Cette année, la Ville de Manchester et quelques partenaires ont joint leurs efforts pour lancer une campagne de marketing inspirée du charme des années 1930.

 

En plus d’une offre bien étoffée d’activités, la campagne de promotion met en valeur une variété d’expériences qui invitent tant les résidents de proximité que les touristes internationaux. Manchester se positionne ainsi comme une destination du temps des Fêtes.

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Source: Chritsmas Campaing Manchester

Pour attirer plus de touristes durant les Fêtes, ce sont près 600 000 livres sterling qui ont été investies, soit un peu plus d’un million de dollars canadien. Cette somme a servi entre autres à la création de 48 affiches thématiques, à la diffusion de publicités à la radio ainsi que dans la presse, à la conception d’une nouvelle carte du centre-ville et à la réalisation d’une vidéo publicitaire destinée à la télévision et au Web.

Source: Youtube

Nous verrons en 2015 si la nostalgie évoquée par la thématique de Manchester aura gagné le cœur du public et l’aura convaincu d’aller y passer les Fêtes!

 

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La Sépaq dans l’esprit de Noël

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Marketing

La Sépaq dans l’esprit de Noël

Noël offre une belle occasion de communiquer avec sa clientèle ou d’offrir une expérience particulière. La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) n’a pas manqué le «traîneau», comme le montrent ces deux exemples.

Un concours permettant de gagner des chèques cadeaux valides dans les établissements de la Sépaq a été l’occasion de mettre les grands succès musicaux de Noël à l’honneur dans une section dédiée du site Web de l’organisme. De charmantes versions instrumentales des classiques accompagnent des photos-souvenirs d’expériences dans les parcs et réserves du Québec.

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Source: Site Web de la Sépaq

De plus, l’Aquarium du Québec organise un rallye où les enfants sont invités à partir à la recherche de lutins dispersés dans l’établissement. Une surprise chocolatée attend ceux qui auront retrouvé les coquins petits personnages. Les lutins seront présents jusqu’au 24 décembre.

Une initiative simple et sympathique pour faire parler de soi dans l’esprit de Noël et pour stimuler les visites familiales. Le suivi médiatique n’a pas tardé, et il s’agit par ailleurs pour l’organisme d’une bien joyeuse façon d’alimenter sa page Facebook.

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Crédit photo: Frédéric-Olivier Brisson

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Tendances dans le service à la clientèle

Une question de sentiments

Un bon service à la clientèle fait appel aux émotions du client. Être reconnu, considéré, écouté et ressentir qu’on a tenu compte de nos besoins: voilà ce à quoi réfère un bon service, et ce, peu importe le média utilisé. L’anecdote devenue virale liée à Joshie la girafe en peluche, oubliée par un bambin de trois ans à l’hôtel Ritz Carlton lors d’un séjour familial, l’illustre bien. Avant de retourner la précieuse doudou à son propriétaire, l’équipe de l’hôtel a photographié la girafe à différents endroits sur le site de l’hôtel. La petite famille a donc reçu, quelques jours après la fin de son séjour, Joshie et son album souvenir. Le garçon était heureux de retrouver sa doudou et ses parents ont été complètement séduits par la délicate attention de l’équipe du Ritz.

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Source: Huffington Post

Des battements de cœur plus rapides, des réactions cérébrales similaires à celles que génère le sentiment d’être aimé; voici quelques symptômes courants détectés chez la majorité des clients après qu’ils aient reçu un excellent service à la clientèle (!). C’est ce que révèle une étude d’American Express réalisée auprès de 1620 consommateurs. Lorsque la culture d’entreprise place le client au centre de ses préoccupations, les outils technologiques peuvent contribuer à offrir un excellent service.

Cinq tendances pour 2015

Des experts de la firme Trendwatching soulignent que trop peu d’entreprises maîtrisent les bases d’un bon service à la clientèle. Celles qui, au contraire, excellent dans le domaine trouveront des moyens originaux et surprenants pour mieux servir leurs clients. Pour les inspirer, voici cinq tendances établies par Trendwatching.

1. Le plan B

L’idée du plan B consiste à offrir une solution de rechange au client si le service promis ne répond pas aux attentes ou lui pose problème. L’entreprise réduit ainsi le risque perçu pour le consommateur. Cette tendance concerne principalement les nouveaux produits ou les services qui sont moins courants.

Par exemple, l’hôtel de glace de Québec propose un forfait qui combine une nuitée dans son établissement et une chambre au Four Points Sheraton Québec, au cas où… L’International des montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu remet des billets de journée aux visiteurs qui n’ont pas pu assister au spectacle d’envolée en soirée à cause de conditions climatiques non favorables.

2. La vidéoconférence

Des webcams sont remises aux représentants du service à la clientèle afin d’offrir du soutien en ligne en face à face (virtuel) lorsque le client le réclame.   

Le centre de villégiature britannique Crystal vient de dévoiler une stratégie de service audacieuse en dotant les employés de tablettes numériques, pour qu’ils puissent notamment communiquer avec les visiteurs par vidéoconférence dans les jours précédant leur arrivée. Une nouvelle application, entièrement axée sur le service à la clientèle, propose en effet une foule d’attentions pour personnaliser et enrichir l’expérience du client. Visionnez la vidéo ci-dessous pour découvrir ses composantes.

 

 Source: Vimeo

3. La livraison ++ 

Avec la grande popularité du commerce en ligne, les services de livraison  tentent de se démarquer en offrant des concepts innovateurs.

Par exemple, Pizza Hut Panamé a lancé un service de cuisson-livraison; ainsi, la pizza cuit sur la route entre le restaurant et la destination. Le recours aux drones pour créer un effet spectaculaire est également employé pour livrer différents produits alimentaires. D’autres domaines comme l’accueil s’immiscent dans cet univers en déployant des offices de tourisme mobiles. Leurs représentants vont au-devant des visiteurs et leur offrent des renseignements là où ils se trouvent. Durant l’été 2014, plusieurs régions de la France ont été proactives et ont livré de l’information à vélo, en triporteur, en camionnette ou à pied. La vidéo ci-dessous démontre qu’il s’agit d’un service enrichissant certainement l’expérience des voyageurs.

 

  Source: Youtube

4. L’emploi du sixième sens

36% des consommateurs ont accepté de transmettre leur géolocalisation aux commerçants, soit presque le double de 2013.

Colliger l’information sur la clientèle et l’utiliser pour personnaliser l’offre en temps réel: voilà en quoi consiste le sixième sens. En 2014, 36% des consommateurs ont accepté de transmettre leur géolocalisation aux commerçants, soit presque le double de 2013.

Le personnel de contact à l’aéroport de Copenhague testait récemment les lunettes Google. Ces dernières permettent notamment d’effectuer de la traduction simultanée, accélèrent la communication entre les employés par le partage de messages textes, d’images ou d’appels et donnent accès à une foule de données personnalisées pour chaque voyageur, comme les informations sur leur vol et la météo à destination.

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Source: Copenhague Airports

5. Récompenser le savoir-vivre

L’attitude et le comportement des autres clients contribuent à la qualité de l’expérience touristique. Afin de favoriser une ambiance positive et agréable au sein de leur établissement, certaines entreprises encouragent les clients à adopter de bonnes manières.

Le café niçois La Petite Syrah propose une politique tarifaire discriminatoire en faveur des gens polis. Les prix sur l’ardoise sont clairement indiqués selon que l’on utilise les mentions s’il vous plaît et merci. Les clients qui omettent les mots «magiques» paient une pénalité.

Lors d’un festival en Inde, le commanditaire MTS India, une entreprise de télécommunications, a mis à la disposition des festivaliers des poubelles qui, pour chaque item jeté, remettaient un code d’accès Wi-Fi.

Un client du transporteur aérien Southwest Airlines a partagé en ligne sa plainte concernant une valise abîmée. La lettre en question, courtoise, imagée et amusante, s’est propagée sur le Web. Le transporteur a joué le jeu et a publié une réponse sur le même ton et, bien sûr, a offert une compensation à son client. La correspondance a eu un effet viral qui s’est finalement avéré positif pour l’entreprise. Cliquez sur les liens ci-dessous pour visualiser le contenu des deux lettres en question.

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Sources: dearswa.com et dearswa.com/swa-response

L’erreur est humaine

La firme Trendwatching révèle qu’en 2013, 66% des consommateurs ont changé de marque, tous secteurs confondus, par suite d’un mauvais service reçu. La plupart (82%) de ceux-ci déclarent que l’entreprise aurait pu faire quelque chose pour les garder. Comme quoi il est possible de se rattraper, mais encore faut-il le faire à temps!

 

Image à la une: © Crystal Ski Holidays

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Segments de clientèles

Le label Destination pour tous

Mme Annette Masson, présidente de l’association Tourisme et Handicaps, en France, est venue présenter le nouveau label «Destination pour tous» lors du Sommet mondial Destination pour tous qui s’est tenu à Montréal du 19 au 22 octobre 2014.  

Le label «Tourisme et Handicap»

L’association Tourisme et Handicaps œuvre depuis 12 ans pour un libre accès aux loisirs, à la culture, aux vacances et au tourisme des personnes en situation de handicap. Elle regroupe 78 adhérents, dont les ministères de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, de la Culture et de la Communication, les comités régionaux et départementaux du tourisme et les offices de tourisme. Elle est responsable de l’attribution du label Tourisme et Handicap, qui a pour objectif «d’apporter une information fiable, descriptive et objective de l’accessibilité des sites et équipements touristiques en tenant compte des quatre types de handicaps (moteur, mental, auditif et visuel) et de développer une offre touristique adaptée».

À ce jour, la France compte sous ce label 3000 hébergements certifiés, 400 établissements culturels, 500 offices de tourisme et de nombreuses activités de pleine nature ou sportives: sentiers de randonnée, parcs et jardins, plages et piscines, etc. En tout, plus de 5300 structures ont reçu le label «Tourisme et Handicap» pour une période de cinq ans renouvelable. Elles sont promues dans les brochures touristiques et les sites Web des offices de tourisme, des comités départementaux du tourisme et autres structures chargées de la promotion. Le ministère du Tourisme, quant à lui, recense les sites labellisés sur son portail Les marques nationales du tourisme.

Le label «Destination pour tous»

Créé en 2013 et lancé conjointement par les ministères responsables des personnes handicapées et le ministère du Tourisme, le label Destination pour tous vise à «valoriser les territoires proposant une offre cohérente globale, intégrant l’accessibilité des sites touristiques, mais facilitant aussi la vie quotidienne et l’ensemble des déplacements sur le territoire concerné». Le label est décerné aux territoires ayant développé une offre touristique pour au moins deux des quatre familles de handicaps et qui s’engagent à élargir leur offre touristique aux autres familles de handicaps et à proposer de nouvelles prestations accessibles. Il est attribué pour une durée de trois ans.

L’association Tourisme et Handicaps a retenu 6 territoires (2 sur le littoral, 2 urbains et 2 ruraux) sur les 21 candidatures reçues. Pour être admissible, une destination devait:

  • occuper un territoire circonscrit géographiquement, détenir une vocation touristique et privilégier la qualité de vie des touristes;
  • être soutenue par une autorité légitime et reconnue;
  • être fédératrice et dynamique en démontrant la capacité des acteurs à se mobiliser et à construire une offre touristique et de vie quotidienne complète (commerces de proximité, services de soin, d’aide et d’accompagnement);
  • garantir des services de voirie et de transport adaptés pour arriver sur le territoire et au sein de celui-ci: transport en commun, places de stationnement réservées, bancs et espaces de repos;
  • mettre en place un comité de pilotage, une charte d’engagement, une stratégie de communication et une politique de formation à l’accueil des personnes en situation de handicap;
  • procurer des bénéfices aux populations locales.

Plusieurs critères précis ont été définis pour chaque type d’entreprise, qu’elle soit touristique ou non. Une aide financière pour les exploitants privés, le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC), a permis d’accompagner les propriétaires de bars et de restaurants dans la réalisation des aménagements destinés notamment à faciliter l’accessibilité pour les personnes handicapées et à mobilité réduite (mise aux normes des sanitaires, des lieux de passage, des entrées, etc.)

Bordeaux, première destination pour tous

CN_Label_destinations_pour_tous_image1Les premiers pas de Bordeaux en ce qui a trait à l’accessibilité remontent à 2007, moment où elle est devenue une ville pilote pour la mise en place de circuits de découverte adaptés aux clientèles à besoins spécifiques en milieu urbain. À la suite de cette démarche, trois itinéraires ont été labellisés «Tourisme et Handicap» pour les handicaps moteur et auditif: «Palais Galien», 2 km; «Centre historique», 3,6 km; et «Jardin botanique – Bastide», 2,8 km.

En 2011, la ville poursuit sa route vers une plus grande accessibilité en soumettant sa candidature pour obtenir le label «Destination pour tous», qui lui a finalement été attribué en juin dernier. Bordeaux est donc devenue la première ville française à porter ce label. Elle propose une offre globale et adaptée aux personnes en situation de handicap moteur et mental dans un premier temps: transports, hébergements, restaurants, lieux culturels, services, équipements sportifs et sites adaptés sont ainsi identifiés pour permettre à tous de découvrir la ville. Un site Web optimisé pour les téléphones intelligents accompagne cette démarche. Il permet de géolocaliser les lieux et l’équipement accessible, les voies accessibles en fauteuil roulant ainsi que les parcours découverte «Ville et handicap».

Se rendre sur le territoire, y circuler, accéder aux locaux et à l’équipement, utiliser cet équipement, se repérer, communiquer, s’héberger, se restaurer, visiter et se cultiver sont autant de composantes de la chaîne de déplacements, toutes essentielles à l’autonomie d’une personne. C’est ce qu’offre une destination pour tous! Québec, à nous de jouer!

 

image à la Une: http://www.tourisme-handicaps.org