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Produits et activités Segments de clientèles

Le plein air accessible

 

L’accès aux activités en nature est non seulement possible, mais extrêmement salutaire pour les personnes aux prises avec un handicap. Certains lieux ont été aménagés pour une meilleure accessibilité mais l’innovation permet aussi la conception d’équipement adapté. L’information à ce sujet ne circule pas assez. Plusieurs représentants d’organismes de plein air sont venus en discuter lors du Sommet mondial Destination pour tous en octobre 2014. Des initiatives de l’Australie et de l’Alberta ainsi que des solutions pour certaines pourvoiries du Québec ont été présentées.

Parks Victoria: équipement adapté disponible gratuitement

Selon John Kenwright de Parks Victoria, l’organisme de gestion des parcs de la région de Victoria, en Australie, le tourisme accessible représente un marché de taille:

  • presque un Australien sur cinq est atteint d’un handicap;
  • 88% des personnes handicapées prennent des vacances chaque année;
  • les dépenses touristiques de ces Australiens comptent pour 11% des recettes touristiques au pays;
  • la population australienne est vieillissante.

Voilà, entre autres, qui justifie des efforts pour développer une offre inclusive. Et l’organisme Parks Victoria est très dynamique en la matière. Non seulement des unités d’hébergement dans les parcs sont adaptées pour recevoir des personnes en fauteuil roulant, mais on offre aussi des services pour les visiteurs atteints de déficience visuelle et l’on rend disponible gratuitement des appareils aux personnes à mobilité réduite pour visiter les parcs.

Différents types de fauteuils roulants tout-terrain sont proposés selon le genre de territoire à explorer (voir photos ci-dessous). De gros pneus permettent de circuler sur la plage; des structures allongées peuvent emprunter des sentiers plus étroits et escarpés; certains fauteuils sont même conçus pour monter et descendre des marches et permettent la visite de grottes. Le programme de bénévoles Sherpa offre aux visiteurs avec un handicap le soutien nécessaire durant leur visite.

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Source: Parks Victoria

Si l’offre existe, elle demeure cependant méconnue parce qu’on oublie souvent de la promouvoir. Pour diffuser l’information, Parks Victoria a misé sur les médias sociaux et sur plusieurs partenaires:

  • Tourism Victoria et Tourism Australia
  • Agences de voyages spécialisées pour les personnes avec un handicap
  • Organismes d’aide aux personnes handicapées
  • Sites Web de loisirs pour personnes ayant un handicap
  • Événements communautaires dans les parcs

Le plein air accessible en Alberta: l’innovation en tête

Christian Bagg, de l’organisme Alberta Parks, est venu discuter de la stratégie d’inclusion dans les parcs de l’Alberta. Push To Open Nature Society, le réseau provincial d’accessibilité aux activités de plein air, a donné naissance au plan d’inclusion des parcs Everyone Belongs Outside. Ce dernier a transformé la vision de l’organisme Alberta Parks envers l’expérience nature et a entraîné de nouvelles façons de faire découvrir les lieux. Le Park Explorer, un fauteuil roulant adapté, est l’une des initiatives qui permettent aux personnes à mobilité réduite de se promener dans les parcs.

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Source: Alberta Tourism, Parks and Recreation

M. Bagg, lui-même en fauteuil roulant et adepte de plein air, est le concepteur du Park Explorer. Il estime que la découverte de la nature apporte du bien-être à tous, peu importe le type d’objectif poursuivi. Il y a toujours lieu de se dépasser, que ce soit d’atteindre un sommet ou de découvrir un sentier. La vidéo qui suit démontre sa détermination à innover pour aller toujours plus loin dans l’exploration de la nature.

Source: Youtube

Lever les barrières sur l’aventure extrême  

En 2011, l’Association canadienne des paraplégiques et Hostelling International-Canada-Pacific-Mountain Region (HI-C-PM Region) cherchaient une façon de développer l’accès, pour les personnes handicapées, aux activités des auberges de jeunesse situées sur la promenade des Glaciers en Alberta. La culture des auberges de jeunesse en est une de partage, de transmission des valeurs et d’échange d’histoires vécues; ces centres semblent donc des lieux tout indiqués pour favoriser l’inclusion des personnes handicapées aux activités d’aventure.

Certaines installations d’hébergement ont donc été réaménagées pour pouvoir recevoir une clientèle en fauteuil roulant. En collaboration avec des organismes d’aventure adaptée, plusieurs activités ont aussi été développées sur place: cyclisme à main, kayak, escalade et randonnée. Le premier séjour d’aventure adaptée s’est déroulé en juillet 2013. Les photos ci-dessous montrent que les organisateurs et les participants font preuve d’audace, mais surtout que ces derniers vivent des expériences extrêmes, comme tout adepte d’aventure.

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Source: Hostelling International – Canada – Pacific Mountain Region

Chasse et pêche pour tous

Au regard de l’évolution de sa clientèle, vieillissante, et parce que la demande des personnes à mobilité réduite en matière d’activités de plein air est bien présente, l’Association des pourvoiries du Québec s’associe à l’organisme Kéroul pour outiller ses membres. Un sondage réalisé auprès des pourvoiries membres indique que 17% souhaitent connaître le niveau d’accessibilité de leur établissement. Des évaluations démontrent que certaines pourvoiries ont le potentiel de devenir partiellement accessibles. Mais outre les adaptations à apporter aux installations d’hébergement, l’accès aux activités soulève aussi des défis. Il faut par exemple prévoir:

  • l’accès au quai et l’aménagement de la zone de pêche;
  • de l’équipement pour faciliter le passage du quai à l’embarcation;
  • une cabane à poisson et un ponton accessibles;
  • une cache de plain-pied adaptée, fixe ou mobile;
  • un véhicule pour se rendre en zone de chasse.

L’organisme Kéroul a développé un Guide d’accessibilité pour les pourvoiries en trois parties afin de faciliter la démarche des établissements qui souhaitent devenir accessibles à tous.

Bon pour le moral

Des études le démontrent, les activités en nature ont un impact positif sur la santé mentale. Selon Sonya Jakubec de Mount Royal University, à Calgary, les expériences de plein air dans les parcs apportent aux personnes avec un handicap une sensation de calme, une impression d’évasion, des défis à relever et de la joie. Ceux qui s’y adonnent en veulent plus!

 

Image à la une: Facebook: Push to Open Nature Initiative

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Produits et activités

La diversification des activités de plein air dans les pourvoiries du Québec

Face à cette tendance, de nombreuses pourvoiries cherchent à diversifier leur offre.

Une clientèle de plein air variée

Les données de Statistique Canada de 2010 démontrent que les Québécois et les Canadiens en visite au Québec pratiquent une variété d’activités de plein air, principalement la randonnée pédestre, l’observation de la faune, la détente à la plage et le camping (voir graphique 1). Les touristes canadiens au Québec semblent également intéressés par les activités nautiques. Que ce soit par le développement de sites d’hébergement insolites ou par l’élargissement des activités disponibles, les pourvoyeurs tentent de s’adapter aux demandes d’un segment de clientèle bien présent.

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Le rapport Outdoor Recreation Participation de 2012 précise que près de 50% des Américains âgés de six ans ou plus ont participé à des loisirs de plein air en 2011, soit le plus haut taux de participation des cinq dernières années. Ces résultats démontrent bien le potentiel de développement de cette clientèle pour les pourvoyeurs. Qu’en est-il maintenant de la diversification de l’offre des pourvoiries du Québec?

Des produits diversifiés pour une clientèle élargie

L’auberge du Lac-à-l’Eau-Claire et la pourvoirie du Lac Blanc, en Mauricie, ont développé une offre d’activités très étoffée. Outre la pêche et la chasse, on peut y pratiquer la randonnée pédestre, l’observation de la faune et de la flore, des activités nautiques (pédalos, kayaks, canots, etc.), du quad ainsi qu’une variété de sports (volleyball, tennis, badminton, etc.). En hiver, il est possible d’y faire du traîneau à chiens, de la motoneige, de la glissade sur tube, de la raquette, du ski de fond, de la pêche sur glace et du patin. L’étalement de leur offre leur a permis de prolonger leur période d’exploitation, en plus d’en faire de réels centres de plein air. Les deux destinations mettent également de l’avant des activités intérieures comme les jeux de table, les jeux pour enfants, l’espace santé (Lac-à-l’Eau-Claire) et le centre aquatique (Lac Blanc).

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Source: Auberge du Lac-à-l’Eau-Claire

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Source: Pourvoirie du Lac Blanc

Ces pourvoiries ont aussi su se positionner comme des destinations haut de gamme par le développement de nombreux forfaits. Leurs thématiques sont la gastronomie, la détente, le tourisme d’affaires, les activités estivales ou hivernales, les événements, l’expérience autochtone ainsi que la pêche et la chasse. On retrouve également sur place un centre de location pour la pêche, la motoneige et les autres activités de plein air, ce qui permet l’accueil d’une clientèle néophyte et internationale. La pourvoirie du Lac-à-l’Eau-Claire offre aussi la possibilité de louer un équipement audiovisuel complet pour les mariages ou les réunions d’affaires.

Des loisirs pour toute la famille

La pourvoirie Évasion plein-air Trudeau, située dans la région de Lanaudière, s’est davantage positionnée comme une destination familiale avec le développement d’aires de jeux extérieures et intérieures pour enfants. En plus de la présence d’animaux de la ferme, les enfants peuvent s’amuser avec les jeux aquatiques (trampoline sur l’eau, pédalo, kayak, baignade, etc.). D’autres activités, comme la randonnée pédestre, le vélo de montagne, le ski de randonnée, la raquette et la glissade sur neige sont aussi disponibles sur place. Cette pourvoirie offre également des forfaits corporatifs et pour des événements.

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Source : Pourvoirie Évasion Plein Air Trudeau

De multiples activités d’interprétation

La seigneurie du Triton, en haute-Mauricie, se démarque en misant sur ses sentiers pédestres et ses activités d’interprétation de la faune et de la flore. Accompagnée d’un guide ou d’un animateur, la clientèle est invitée à observer l’ours noir, le castor, les frayères à truite, etc. En plus d’offrir de nombreuses activités de plein air, cette pourvoirie propose un terrain de jeux et un service de garde afin que les parents puissent passer du temps en couple. De plus, les contes et légendes autour du feu de camp en soirée plaisent à tous.

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Source: La Seigneurie du Triton

Située dans les Cantons-de-l’Est, la station de montagne Au Diable Vert est lauréate du prix Or des Grands Prix du tourisme 2012 dans la catégorie hébergement – pourvoiries. C’est sa capacité à innover, à renouveler et à développer des activités d’interprétation originales et écotouristiques qui distingue cette destination des autres. Sur le site, la clientèle est invitée à participer à de nombreuses activités guidées d’interprétation: photographie, mycologie, herboristerie, initiation à la pêche sportive, excursion guidée en kayak à la pleine lune, etc. Pour ajouter à l’expérience, les visiteurs peuvent acheter de la viande de bœuf Highland, élevé sur place.

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Source: Au Diable Vert

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Source: Au Diable Vert

De l’hébergement original

La station de montagne Au Diable Vert présente aussi une offre d’hébergement variée et originale, du site de camping rustique à l’hébergement en auberge. Pour ceux désirant se dépayser davantage, des refuges dans les arbres sont disponibles autant en été qu’en hiver.

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Source: Au Diable Vert

Pour sa part, la pourvoirie Pignon Rouge Mokocan de Lanaudière propose de l’hébergement en yourte traditionnelle. Ce type d’hébergement, en plus de bien s’intégrer au climat québécois, s’inscrit directement dans la tendance glamping (lire aussi: Du camping au glamping: l’hébergement de plein air se diversifie). Avec l’engouement des touristes pour le camping de luxe et l’hébergement alternatif écologique, le développement de ce type d’habitation est une occasion de cibler des segments de clientèle en plein essor.

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Source: Pourvoirie Pignon Rouge Mokocan

Ainsi, l’évolution des besoins de leur clientèle et la forte compétitivité entre les destinations en milieu naturel incitent les pourvoyeurs à adapter et à diversifier leur offre touristique. Tout porte à croire que le développement du plan d’action conjoint entre Aventure Écotourisme Québec, Tourisme Autochtone Québec et la Fédération de pourvoiries du Québec favorisera le développement de l’offre de produits des pourvoiries.

 

Sources:

– Fédération des pourvoiries du Québec. «NOUVEAUTÉ: Hébergement en Yourte à la Pourvoirie Pignon Rouge Mokocan». Janvier 2013.

– Daigle / Saire. « Étude sur la performance économique des pourvoiries du Québec – Année 2010 ». Fédération des pourvoiries du Québec. 2012.

– Gouvernement du Québec. 2012. « Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune ». Art. 78.1. 2012.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

– The Outdoor Foundation. « Outdoor recreation participation report 2012». Janvier 2013.

Sites Web:

– Auberge Lac-à-l’Eau-Claire. Lac-à-l’Eau-Claire : St-Alexis-Des-Monts

– Pourvoirie du Lac Blanc

– Pourvoirie Trudeau. Pourvoirie Trudeau : Évasion Plein-air

– La Seigneurie du Triton. La Seigneurie du Triton : depuis 1893

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Hébergement Tourisme durable

Tirer des leçons du concept d’écolodge

Il n’est pas nécessaire de prétendre au statut d’écolodge pour se laisser inspirer par sa philosophie, que ce soit pour l’harmonie avec l’environnement, l’ancrage dans la communauté ou l’éducation des clientèles. Comprendre le concept constitue la première étape d’un cheminement vers l’écohébergement, repenser sa façon de faire, la deuxième et, qui sait, en récolter fierté et bénéfices par la suite.

En quoi consiste le concept d’écolodge ?

La construction d’écolodges un peu partout à travers le monde vient du fait que les communautés autochtones considèrent l’écotourisme comme une façon durable de promouvoir leur mode de vie et de préserver leur culture ainsi que la biodiversité. Il s’agit d’un concept plutôt récent (environ dix ans), mais bien défini, même s’il n’existe pas encore de certification reconnue pour ce type d’établissement. Une définition généralement acceptée est celle de Hitesh Mehta, auteur du livre International Ecolodge Guidelines:

«Un écolodge est une infrastructure d’accueil, de 5 à 75 chambres, financièrement durable, construite dans un souci d’harmonie avec la nature et dont l’impact sur l’environnement est par conséquent minime. Il contribue à protéger les espaces environnants fragiles, implique les communautés locales et leur permet de générer des bénéfices, offre aux touristes une expérience interprétative et interactive, et s’avère propice à une communion spirituelle entre nature et culture. L’écolodge est pensé, conçu, construit et exploité en accord avec des principes environnementaux et sociaux responsables.»

Atout France cite encore cet auteur, selon qui l’écolodge doit respecter trois principes fondamentaux:

  • la conservation patrimoniale;
  • les retombées positives pour les communautés locales;
  • l’interconnaissance entre le visiteur et la population d’accueil.

Voici d’autres critères de reconnaissance d’un écolodge qui peuvent être applicables à n’importe quel lieu touristique:

  • la participation à la conservation de la faune et de la flore;
  • la collaboration avec la communauté locale;
  • les programmes d’interprétation éducatifs pour les employés et les touristes liés à la richesse naturelle et culturelle de l’environnement;
  • l’utilisation de solutions de rechange pour la consommation économique de l’eau;
  • les dispositifs de réduction et de recyclage des déchets;
  • l’utilisation de ressources renouvelables en énergie;
  • la construction privilégiant matériaux et techniques traditionnels ou leur contrepartie contemporaine;
  • la réduction maximale des répercussions sur l’environnement pendant la construction;
  • l’immersion dans l’environnement physique et culturel et le respect de l’architecture traditionnelle;
  • la contribution au développement durable des communautés locales à travers des programmes d’éducation et de recherche.

En fait, l’objectif dans plusieurs cas est que le site soit en meilleur état après la construction. Pour ce, on procède de plusieurs manières: on reboise, on améliore la qualité de l’eau, on enrichit les sols, on protège la faune, on instaure des programmes de restauration, etc.

Puisque la construction des écolodges est en lien avec les contextes économique et touristique du pays, les enjeux ne sont pas les mêmes s’ils se trouvent au Canada ou en Amazonie, par exemple. Pour les pays en voie de développement, l’écolodge permet une valorisation et le développement des communautés locales. Alors que pour les pays comme le Canada, les États-Unis et l’Australie, il représente davantage un mode de séjour «alternatif» respectueux de l’environnement.

Deux concepts aux antipodes, deux clientèles distinctes

Hector Ceballos-Lascuráin, un réputé auteur sur le sujet, consacre une section sur le concept d’écolodge dans son avant-propos du livre L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché. L’hébergement à forfait peut prendre diverses formes et le tableau suivant présente les principales différences entre un établissement de villégiature traditionnel et un écolodge.

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Source: Hector Ceballos-Lascuráin, «L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché», p. XIII – adapté de Hawkins et al. «The Ecolodge Sourcebook for Planners and Developers», 1995.

Le concept d’écolodge est plus répandu dans d’autres régions du monde comme le Costa Rica ou l’Australie. Plus près d’ici, deux établissements mettent ces principes en valeur.

– Le Cree Village Ecolodge reflète les valeurs culturelles et morales de la nation crie de l’Eeyou; il est situé sur l’île de Moose Factory, en Ontario, et est géré par des membres de la communauté.

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Source: Cree Village Ecolodge

– L’ÉCOlodge Matagami est situé près du 50e parallèle; il offre un hébergement conçu selon des normes environnementales élevées, tout en misant sur le confort et la qualité des infrastructures.

Les principaux attraits de l’écolodge résident dans la qualité de l’environnement immédiat, son emplacement naturel, la possibilité de pratiquer des activités dans la nature et d’établir un contact rapproché avec la culture locale. Son intégration comporte un minimum d’effets négatifs sur le milieu. À l’inverse, l’hébergement traditionnel présente principalement des aménagements et des activités artificiels. Ce dernier ne devrait-il pas s’inspirer davantage des principes de l’écolodge?

Sources:

  • Atout France – Grand Angle. «L’hébergement en espace sensible: les écolodges», numéro 18, janvier 2010.
  • Blangy, Sylvie et Mehta, Hitesh. «Ecotourism and ecological restoration», Journal for Nature Conservation, volume 14, mai 2008.
  • Collectif. «L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché», sous la direction de Christiane Gagnon, Presses de l’Université du Québec, Collection tourisme, Québec, 2010, 259 p.

Sites Web:

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Gestion Produits et activités

Des partenariats qui ont du succès (Compte rendu des Assises du tourisme 2010)

Au cours des Assises du tourisme 2010 s’est tenu un atelier sur les partenariats en matière de développement de l’offre, où trois panelistesont présenté leur expérience. Leurs interventions fort pertinentes présentaient des initiatives innovantes ainsi que les clés du succès. La variété des propos a rendu la présentation particulièrement inspirante.

Rebecca LeHeup, directrice générale – Ontario Culinary Tourism Alliance (OCTA)

Passionnée de tourisme culinaire, Madame LeHeup œuvre à la réalisation de la mission de l’OCTA, c’est-à-dire:

Aider à la construction et au maintien de l’identité régionale grâce à des ressources agricoles et à l’approvisionnement en nourriture. Présenter des occasions de développer de nouvelles expériences et de nouveaux produits touristiques de qualité. Créer une façon de partager notre histoire avec fierté.

Les acteurs sont particulièrement nombreux. À ce jour, 18 régions de l’Ontario font partie de cette association, et chacune d’elles a une offre propre. On compte également nombre de partenaires, comme les chaînes de restaurants, d’hôtels et de motels de l’Ontario, Wines of Ontario, Farmers’ Markets Ontario ou encore Greater Toronto Area Agricultural Action Committee.

Selon madame LeHeup, parmi les 10 facteurs de succès de ce type d’organisme, le leadership est de loin le plus important. Aucun des autres facteurs n’apportera la réussite sans un leadership solide. Voici ces 10 facteurs:

  1. Le leadership
  2. Des produits et ressources culinaires immédiatement et presque immédiatement commercialisables
  3. Une stratégie intégrée
  4. Une association et une collaboration communautaires
  5. Un appui financier et des mesures de rendement
  6. Une destination avec accès facile aux marchés d’origine
  7. Une intelligence du marché suffisante
  8. Des ressources de tourisme culinaire distinctives qui transmettent un message sur les expériences de la culture régionale
  9. Une destination comptant plusieurs expériences de tourisme culinaire
  10. Une destination marketing efficace

Parmi les projets et réalisations de l’OCTA, mentionnons la Taste Trail dans la région de Prince Edward County, un itinéraire autoguidé qui met en valeur 31 endroits et quelques évènements.

Source: OCTA

Certaines activités s’avèrent profitables, par exemple des séances de réseautage express (speed dating d’affaires) entre producteurs, chefs et sommeliers tenues dans diverses régions et permettant à chacun de mieux se connaître et se comprendre.
Grâce à sa passion et à son leadership, Rebecca LeHeup contribue à faire de l’Ontario une région de plus en plus reconnue sur le plan gastronomique.

Pierre-Paul Leduc, directeur général – Festivals et Événements Québec (FEQ) et Société des Attractions Touristiques du Québec (SATQ)

Directeur de ces organismes depuis leur création en 1992, monsieur Leduc est devenu un expert en partenariats et en collaborations de toutes sortes. En plus de divers projets touchant la commercialisation, la SATQ et FEQ, eux-mêmes intimes partenaires, s’affairent également à soutenir leurs industries en matière de développement de l’offre à travers divers programmes.

Monsieur Leduc parle d’abord de la définition d’un partenariat: «association active de différents intervenants qui, tout en maintenant leur autonomie, acceptent de mettre en commun leurs efforts en vue de réaliser un objectif commun». Chacun des concepts est important, mais l’objectif commun entre deux ou plusieurs partenaires est la base de toute association.

Les champs d’intervention concernent le développement des compétences, l’accompagnement (coaching), le développement de la qualité, le développement durable, la recherche, le financement, la structuration de l’offre ainsi que la mise en marché et la structuration de la demande. La SATQ-FEQ œuvre conjointement avec des partenaires externes pour chacun de ces axes et les traduit en actions concrètes.

Par exemple, l’Institut de l’évènement (IDÉ) est partenaire en développement des compétences et agit maintenant comme maître d’œuvre des formations. Avec le ministère du Tourisme, Développement économique Canada et les associations touristiques régionales, ils ont développé une stratégie de structuration de l’offre et de mise en marché résultant du choix de 22 attraits traduits dans la campagne Quebecmusts.com. Responsable du lobbying, le RÉMI a permis d’amasser plus de 80 millions de dollars d’investissements pour soutenir les évènements.

M. Leduc y est également allé de son top cinq des conditions de succès:

  • La complémentarité
  • Des objectifs clairs et partagés
  • Des humains engagés vers la réussite
  • Un leader crédible
  • Un financement adéquat

Pour obtenir un réel développement de l’offre touristique québécoise, le directeur de la SATQ-FEQ croit qu’il faut déterminer les leaders et s’assurer qu’ils exercent leur leadership; choisir et mobiliser les partenaires dans un souci de complémentarité, diagnostiquer l’offre et faire des choix et, enfin, offrir un soutien financier adéquat et adapté aux réalités de l’industrie. À cet effet, il lance l’idée de la création d’un fonds de capital patient, à l’exemple de celui dédié à l’économie sociale.

Marc Plourde, président-directeur général – Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ)

La gestion d’une pourvoirie n’est pas chose simple. C’est par cette prémisse que débute la présentation de monsieur Plourde. En effet, ces établissements doivent conjuguer avec la saisonnalité, de nombreuses réglementations et la rentabilité. La FPQ joue donc un rôle de représentation et de fournisseur de services, notamment en aide à la diversification des clientèles.
Ses partenaires, illustrés dans le schéma suivant, se répartissent en trois groupes: les partenaires institutionnels, associatifs et commerciaux.

Source: présentation de M. Plourde

Les principaux champs d’action de la FPQ:

  • Soutenir la diversification et le développement. À cet effet, mentionnons des activités de promotion visant à accroître la notoriété du plein air en pourvoirie, la création d’une classification propre au secteur ainsi que des démarches de planification du développement.
  • Augmenter la notoriété. Avec la participation du ministère du Tourisme, de DEC et des ATR, l’organisme a créé des campagnes chasse et pêche et multiproduits. Puisque les pourvoiries ne sont pas toutes membres des ATR, des ajustements ont dû être apportés afin que cela convienne à tous.
  • Suivre l’évolution de l’industrie.
  • Développer des alliances, entre autres en Abitibi-Témiscamingue.

Leadership, ingéniosité et objectifs communs semblent être les fondements de partenariats réussis. Ajoutez-y une passion semblable à celle de nos participants, et développez!

Consultez les présentations des conférenciers lors des ateliers.

Sources:
–  Marc Plourde. «Des initiatives et des partenariats qui ont du succès», Fédération des pourvoiries du Québec (www.fpq.com), Assises du tourisme 2010.
– Pierre-Paul Leduc. Société des Attractions Touristiques du Québec – Festivals et Événements Québec (www.attractionsquebec.qc.ca), Assises du tourisme 2010.
– Rebecca LeHeup. «Venez découvrir notre table», Ontario Culinary Tourism Alliance (www.ontarioculinary.com), Assises du tourisme 2010.


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Enjeux Produits et activités Tourisme durable

La forêt, un enjeu majeur pour l’industrie touristique – (Compte rendu de conférence)

Multiplicité des acteurs et des intérêts, harmonisation des usages, protection et conservation du territoire, développement durable, gouvernance et représentativité du volet récréatif occupent l’avant-plan des enjeux liés au territoire forestier québécois. L’intérêt grandissant pour la forêt suscite de nombreux débats où vision commune et dialogue s’imposent. Nous ne sommes pas sortis du bois!

Au 75e congrès de l’ACFAS (Association francophone pour le savoir) en mai 2007, le colloque intitulé «Tourisme et territoires forestiers: vers de nouvelles perspectives de mise en valeur» analysait, entre autres, les multiples enjeux de ce secteur. En voici quelques grandes lignes…

Quand tout le monde s’en mêle et s’emmêle

Plusieurs voix se font entendre: industrie forestière, villégiature, conservation et restauration, activités agricoles, minières, hydroélectriques, récréatives et de plein air. Tous, industriels, intervenants et adeptes, revendiquent leur droit à la forêt et chacun y joue du coude. En outre, l’industrie forestière vit une période très difficile et les intérêts divergents pour la ressource viennent compliquer la situation.

Voici quelques chiffres issus de la présentation du colloque:

  • forêts québécoises: 90% du domaine public;
  • secteur forestier: 150 000 emplois directs et indirects;
  • activités récréatives liées à la faune et à la flore: 15 600 emplois;
  • pratique d’activités de plein air dans la nature: 2,4 millions de Québécois;
  • baux de villégiature: 40 000 détenteurs;
  • conservation et restauration de sites naturels forestiers: 40 000 personnes.

Trop souvent, les usages économiques, sociaux et environnementaux cohabitent difficilement sur le même territoire. Et qui veut s’aventurer dans le dédale de la gouvernance du milieu forestier doit s’armer de patience et d’une bonne dose de compréhension pour remonter la filière.

Dans ce contexte, l’adoption d’une vision commune et l’harmonisation des usages ne peuvent que mener à un terrain d’entente. À ce titre, certaines pourvoiries à droits exclusifs localisées en territoire sous contrat d’aménagement et d’approvisionnement forestier (CAFF) constituent un exemple où tourisme en milieu naturel et exploitation forestière s’avèrent conciliables.

La petite histoire des activités de plein air

Bien que la pratique des activités de plein air en forêt soit en pleine croissance, la confusion règne toujours.

  • Instabilité du loisir de plein air au sein de la structure gouvernementale. À chaque changement de gouvernement, on se demande quel ministère en obtiendra la responsabilité.
  • Diversité des activités et manque de concertation. De façon éclatée, chacun (associations touristiques régionales [ATR], milieu associatif [camps de vacances, marche, canoë-kayak, motoneige, etc.], unités régionales de loisir et de sport [URLS], etc.) revendique ses besoins auprès des différents paliers gouvernementaux.
  • Secteur constitué d’un important contingent de bénévoles. Ces derniers démontrent des signes d’essoufflement.
  • Études quasi inexistantes sur la pratique des activités de plein air au Québec.
  • Manque de reconnaissance des retombées sociales et économiques.

L’intérêt pour les volets récréatif et touristique de la forêt croît constamment:

  • La forêt devient un antidote à l’activité urbaine et une réponse à la recherche d’authenticité;
  • les paysages constituent un des principaux critères dans le choix d’une destination;
  • la diversité des activités pratiquées en forêt s’accroît: véhicules tout terrain (VTT), vélo de montagne, traîneau à chiens, parcs d’hébertisme aérien, observation du ciel avec télescopes;
  • la clientèle familiale augmente dans les pourvoiries.

Au sein même des activités de plein air, il existe des conflits de cohabitation, notamment entre les motoneigistes et les adeptes du ski de fond. De plus, on remet souvent en question les activités motorisées (VTT, motoneige, embarcation à moteur) en territoire forestier.

L’accessibilité au territoire, la protection des paysages et la qualité du milieu naturel, ressource première des activités de plein air, constituent des enjeux fondamentaux. Malgré le nombre croissant d’adeptes et d’activités, l’absence de pouvoir central, de leadership et d’actions concertées affaiblit le poids de la représentativité de ce secteur ainsi que son impact dans les dossiers de la forêt.

Le développement durable et l’augmentation des aires protégées

Voulant combler son retard en matière d’aires protégées, le gouvernement québécois étudie présentement la création de plusieurs nouveaux parcs, presque tous situés dans le Nord du Québec.

D’un point de vue touristique, cette réalité nordique complique l’accessibilité, le déploiement des services, le financement des aménagements, de même que le positionnement international. En effet, le coût des prestations pourra difficilement concurrencer les destinations plus facilement accessibles et déjà engagées dans ce créneau. La participation des communautés autochtones et la rencontre des différentes cultures représentent d’autres défis à relever.

Évidemment, lorsqu’on parle de territoire forestier, le développement durable devient un impératif. Cependant, on soulignait que l’écotourisme devient trop souvent une panacée pour réhabiliter le développement durable en milieu forestier. De ce fait, il obtient une trop grande visibilité pour ce qu’il est réellement: un marché de niche avec une participation limitée du public et peu de retombées économiques. On constate une absence de gestion, de planification et de recherche dans ce secteur, de même qu’un manque de personnel qualifié.

L’éducation du public constitue un élément essentiel pour assurer la pérennité de la ressource.

Vers une gestion intégrée de la forêt

Depuis le dépôt du rapport Coulombe (rapport de la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise – 2004), le gouvernement du Québec s’affaire à moderniser l’ensemble de sa gestion forestière et à mettre en place des commissions régionales (CRRNT – Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire) dans le but de favoriser la gestion intégrée des ressources du territoire.

Voir la forêt comme un tout et adopter une vision commune du territoire deviennent des prémisses à la gestion de la multifonctionnalité du territoire forestier et à l’harmonisation des usages sous le chapeau du développement durable. Tout en tenant compte des particularités du territoire, il faut viser l’équilibre entre les fonctions économique, écologique et sociale. À ce chapitre, le secteur des activités de plein air doit faire le poids.

Sources:

– Téoros. «Dossier forêt», vol. 25, no 3, automne 2006.
– 75e Congrès de l’Acfas. Colloque «Tourisme et territoires forestiers: vers de nouvelles perspectives de mise en valeur», 8 et 9 mai 2007, Trois-Rivières.

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Réunions d’affaires: sur l’eau, entre deux manèges ou au fond des bois

Les traditionnels lieux de tourisme d’agrément ne se contentent plus d’accueillir exclusivement des vacanciers; ils ouvrent volontiers leurs portes à des groupes pour des séminaires, des conférences et des comités de direction. Plusieurs touchaient déjà au tourisme d’affaires par les voyages de motivation, mais, aujourd’hui, ils adaptent leur produit et offrent des lieux de travail et de réunion dans un cadre de loisir. Pour les exploitants de parc à thème, les croisiéristes et les gestionnaires de centre de villégiature, ce type de séjour représente un complément d’activités particulièrement apprécié en basse saison.

Par rapport aux traditionnels lieux de réunions et de conférences, ils permettent une expérience originale, dépaysante et chaleureuse qui favorise les relations humaines et donne une image positive de l’entreprise. Les divertissements associés aident à souder les liens entre les employés. Aussi, de plus en plus de lieux de vacances qui reçoivent la clientèle d’affaires disposent-ils d’équipements et d’installations (salles de réunions, amphithéâtres, matériel audiovisuel) très professionnels.

Les centres de villégiature, les pourvoiries et les camps: l’offre «tout inclus»!

Que ces lieux d’hébergement accueillent la clientèle d’affaires n’est pas nouveau; de plus en plus le font mais ils offrent de meilleurs services et ils s’organisent. Les centres de villégiature, les camps et les pourvoiries ont généralement l’avantage d’offrir la plupart des services sur place (hébergement, restauration et activités); il ne manque que des espaces de réunions. Toutefois, outre les services et les activités, il est essentiel d’adapter l’accueil à la clientèle corporative et de la rejoindre par des stratégies de marketing et de réseautage adaptées.

  • Club Med possède une entité propre pour la gestion des événements d’entreprises. Son offre comprend 31 villages et un bateau de croisière ouverts aux séminaires. Par exemple, le village d’Opio en France possède 42 salles de réunions.
  • De nombreux centres de villégiatures québécois sont en mesure de recevoir des groupes d’affaires, notamment le centre de villégiature Jouvence, l’Auberge Matawinie ou l’Hôtel Sacacomie.
  • Plusieurs pourvoiries améliorent également leur offre; le site www.reunionenpourvoirie.com de la Fédération des Pourvoiries du Québec se démarque par la présentation claire et détaillée de ses membres qui visent la clientèle corporative.
  • Les camps de vacances ou les camps familiaux peuvent aussi diversifier leur clientèle en basse saison par les réunions d’affaires. Le cadre naturel et les installations, souvent plus modestes, permettent d’offrir des prix très compétitifs. Le camp le Havre Familial dans Lanaudière dispose des infrastructures requises et propose aussi l’organisation d’un programme d’activités de plein air sur mesure pour les groupes d’affaires.

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Les croisières: l’appel du large

Certains bateaux de croisière peuvent offrir des voyages de quelques jours alors que d’autres, sans installations d’hébergement, offrent la possibilité de réunions ou de séminaires d’une journée ou de quelques heures. Dans les deux cas, le cadre est original et la clientèle captive, donc plus encline à la synergie d’équipe.

  • Les 25 bateaux de CroisiEurope parcourent les principaux fleuves européens et sont adaptés pour des congrès, des salons, des expositions, des soirées de gala ou des sessions de formation. Tous sont privatisables et les salles sont pourvues d’équipements audiovisuels.
  • Les Croisières AML ont développé un forfait clé en main pour les réunions d’affaires qui inclut des salles avec vue panoramique, l’audiovisuel, les repas et les pauses-café, à partir de Montréal ou de Québec.

Les parcs à thème: entre le boulot et l’amusement

Encore plus original, des parcs à thème se positionnent maintenant sur le marché du tourisme d’affaires avec une offre originale, complète et de qualité, souvent adaptée aux petits comités. Des parcs d’attractions, des aquariums, des parcs animaliers ou des espaces scientifiques possèdent des salles de réunions et de congrès bien équipées. Certains disposent même d’une équipe commerciale dédiée au secteur affaires qui offre des solutions clé en main ou sur mesure.

  • La Ronde dispose de plusieurs salles pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes et offre aussi un programme de location exclusive du parc en semaine ou l’accès au parc une heure avant ou après l’ouverture pendant des journées régulières d’exploitation.
  • Les installations du Zoo de Granby sont particulièrement récentes et modernes. Outre l’accueil des groupes pour des réunions ou des événements dans un choix de plusieurs salles (dont une extérieure), le Zoo propose d’ajouter une expérience exclusive telle qu’un rallye ou la visite des coulisses.
  • En France et en Europe, de nombreux parcs sont très actifs sur le marché des affaires: Disneyland Resort Paris, le Parc Astérix, la Cité de l’Espace, la Cité de la Mer, Bellewaerde Park (Belgique), Port Aventura (Espagne), etc.

Bien d’autres équipements de tourisme de loisir reçoivent la clientèle de réunions, de séminaires et de conférences. Plusieurs spas, centres de ski, clubs de golf, musées et sites historiques sont aussi entièrement équipés pour accueillir ces groupes.

Un possible conflit d’usage…

Les clientèles d’affaires et d’agrément étant différentes, cette double fréquentation peut parfois créer un conflit d’usage. Pour des réunions concluantes, une ambiance calme et propice au travail est requise, ce qui n’est pas toujours le cas dans les sites de tourisme d’agrément. La solution la plus fréquente est généralement d’accueillir les groupes d’affaires en basse saison ou en semaine alors que le site est peu fréquenté. En outre, certains équipements permettent de privatiser un site, ce qui peut être très attrayant pour la clientèle d’affaires, tant sur le plan de l’ambiance de travail que pour rapprocher les équipes.

Suivez la tendance!

Que ce soit pour quelques heures ou pour quelques jours, le cadre ludique des infrastructures de tourisme d’agrément peut constituer un lieu très intéressant pour les clientèles d’affaires. Voici quelques conseils pour ceux qui souhaitent se mettre au goût du jour:

  • Soyez moderne! Les clientèles d’affaires sont de plus en plus exigeantes en termes d’équipement technologique.
  • Adaptez votre accueil et votre animation. On ne s’adresse pas à des gens d’affaires comme on le fait à des familles ou à des couples. Le professionnalisme est d’autant plus important.
  • Invitez le reste de la famille! Puisque la réunion amène à se rendre directement dans un lieu de vacances, pourquoi ne pas en profiter pour voyager en famille ou en couple.
  • Développez une stratégie marketing adaptée. La clientèle d’affaires est, le plus souvent, rejointe par une stratégie de vente en direct et non par les médias de masse. En outre, les tournées de familiarisation auprès des décideurs d’entreprise peuvent constituer une approche de vente efficace. Pour les attraits plus modestes, imitez les pouvoiries et regroupez-vous!
  • Consacrez une section de votre site Internet à cette clientèle! Par exemple, le Jardin botanique de Montréal a préparé une présentation détaillée de ses salles en location.
  • Pensez à développer des accès privilèges pour la clientèle des réunions d’affaires, tels que des visites d’arrière-scène, un accès rapide à l’arrivée même s’il y a une file d’attente, etc.

Sources :
– «Du tourisme de loisirs… au tourisme d’affaires», Tour Hebdo. Le magazine des professionnels du tourisme, destination affaires et incentive, novembre 2006.
– www.jouvence.com
– www.reunionenpourvoirie.com
– www.havrefamilial.com
– www.croisièresaml.com
– www.zoodegranby.com
– laronde.sixflags.com
– jardin botanique

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

À quand la «Route blanche» de la raquette au Québec?

Aucune barrière physique à l’entrée! Si vous pouvez marcher, vous pouvez faire de la raquette. De nombreux éléments convergent pour assurer une croissance continue de ce sport. Serait-il utopique de croire que le Québec puisse un jour se positionner comme LA destination mondiale de la raquette?

Populaire au Québec…

En septembre 2004, le Réseau de veille effectuait un sondage sur la pratique des activités de plein air chez les Québécois. Lorsqu’il s’agissait de citer les deux activités de plein air les plus pratiquées à l’hiver dernier, 6,3% ont répondu la raquette. On peut présumer que le pourcentage des adeptes est plus élevé, car certains n’ont pas mentionné la raquette comme étant une de leurs principales activités de plein air, mais s’y sont tout de même adonnés. À cet effet, le dernier sondage omnibus touristique de la firme Zins Beauchesne et associés rapportait que 9% des Québécois pratiquaient la raquette. 

Lors d’une étude effectuée en 2003 par la Fédération des pourvoiries du Québec sur le plein air, la raquette occupait la deuxième place parmi les activités hivernales offertes dans les pourvoiries et arrivait en tête de liste parmi les activités hivernales à mettre en priorité pour le développement.

On constate que l’offre de lieux de pratique s’est développée au cours des dernières années. En plus des pourvoiries, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) compte trois centres touristiques, quatorze parcs nationaux et six réserves fauniques où l’on peut s’adonner à cette activité. En voie de réalisation, le projet du Sentier national au Québec, chapeauté par la Fédération québécoise de la marche, prévoit l’aménagement d’un sentier continu de 1100 kilomètres dédié à la marche, à la raquette et au ski de fond. Déjà 600 kilomètres sont aménagés et plusieurs refuges reçoivent les randonneurs. Une fois terminé, le Sentier national s’intégrera à un parcours pancanadien.

Sentier national au Québec

Et ailleurs

Selon Matt Schueller, analyste principal pour le Leisure Trends Group aux États-Unis, la raquette est un des sports dont la popularité croît le plus rapidement depuis les dernières années. Il y a cinq ans, on dénombrait 2,9 millions de personnes en ayant fait au moins une fois. En 2002-2003, ce nombre est grimpé à 5,9 millions. Dix États comptaient plus de 150 000 personnes s’adonnant à ce sport en 2002, avec l’État de New York bon premier (621 000), suivi de la Californie (563 000) et du Michigan (259 000). Fait surprenant, la Floride se classait au huitième rang avec plus de 165 000 raquetteurs, comme quoi les Floridiens n’ont pas peur de se déplacer dans les régions enneigées.

Même scénario pour la Suisse, où les taux de croissance annuels varient entre 20 et 40% depuis cinq ans. En France, dans le bilan de la saison hivernale 2002-2003, l’Observatoire National du Tourisme soulignait que les activités hors ski, notamment la raquette, avaient largement augmenté. Et la tendance se poursuit, car ce sport a aussi connu une augmentation en 2003-2004.

Aussi facile que gauche, droite, gauche, droite!

On oublie les raquettes en babiche! En achetant Tubbs Snowshoe Co. en 1988, Ed Kiniry a révolutionné cette industrie et l’a faite entrer dans l’ère du high-tech.

La facilité de la pratique voue cette activité à un essor important:

  • la raquette ne requiert pas d’habileté particulière; des personnes de tous âges peuvent s’y adonner;
  • avec la croissance du nombre de personnes soucieuses de leur santé, la raquette est un excellent moyen de se maintenir en forme et de profiter du plein air;
  • ce sport ne comporte pas de risques de blessure; il devient une excellente avenue pour l’imposante partie de la population qui avance en âge;
  • les raquettes sont légères et peu encombrantes; 
  • l’équipement est peu coûteux;
  • pas besoin d’un support spécial ou d’une voiture avec un espace de rangement spacieux, les raquettes sont faciles à transporter sous le bras ou dans un sac à dos.

Une multitude de créneaux à exploiter

Avec une paire de raquettes, on peut marcher, grimper, courir, partir en expédition avec sac à dos ou faire une longue randonnée. Il devient alors facile de segmenter la clientèle selon les niveaux de difficulté de la pratique.

En Suisse, où la tendance est de pratiquer la planche à neige hors des pentes, le marché de la raquette courtise les planchistes afin qu’ils escaladent la montagne avec cet équipement.

Think Big!

Même si les chiffres sont encore conservateurs, ce sport a un bel avenir devant lui, et ce, surtout avec le vieillissement de la population. Quels pays nordiques peuvent se vanter de réunir autant de conditions pour offrir toute une panoplie de plaisirs d’hiver? Pourquoi ne pas entreprendre une étude qui évaluerait le marché potentiel de ce sport et la possibilité que le Québec se positionne comme la première destination mondiale de la raquette?

Voir aussi

Sentier national de la Fédération québécoise de la marche

Sources:
– Berger, Jodi. «Snowshoes have people of all ages and abilities choosing to take a hike», Rocky Mountain News, 15 novembre 2003.
– Fédération des pourvoiries du Québec. «Le plein air en pourvoirie en 2004: Portrait & Diagnostic», 2004.
– Outdoor Industry Foundation. «Outdoor Recreation Participation & Spending Study: A State-by-State Perspective», 2002.
– von Kaenel, Marianne. «Snowshoe Market Switzerland», U.S. Department of Commerce, International Trade Administration, novembre 2001.