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Enjeux Faits et chiffres

Performance touristique : un été à saveur rurale

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, a suivi de près les répercussions de la COVID-19 sur l’industrie touristique grâce à une série de trois enquêtes.

Les résultats présentés ci-après proviennent de la collecte en ligne réalisée du 14 au 24 août dernier auprès de 1 210 organisations touristiques québécoises.

 

Ils mettent en perspective la situation des répondants, tous secteurs confondus, dont les activités sont principalement basées :

  • en grand centre urbain (Montréal, Québec) ;
  • en milieu urbain, mais en région (Sherbrooke, Trois-Rivières, Chicoutimi, etc.) ;
  • en milieu rural.

Tous les milieux étaient prêts  

De la ville à la campagne, la majorité des organisations étaient prêtes pour la saison estivale. Les régions montraient toutefois une part plus importante d’entreprises en exploitation que les grandes villes.

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Une rétention d’employés variable par rapport à 2019

Globalement, les entreprises en activité cet été et ayant un bassin de ressources humaines ont assuré la rétention de 74 % de leurs employés, en moyenne. La répartition géographique dévoile toutefois certaines différences. Les répondants des grands centres urbains comptaient en moyenne 56 % de leur main-d’œuvre active par rapport à 2019 tandis que ces proportions sont plus élevées pour les villes en région (74 %) et le milieu rural (80 %).

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L’appel du grand air  

Le besoin de connexion à la nature était fort pour plusieurs Québécois en sortie de confinement et le milieu rural l’a bien ressenti. La majorité de ces entreprises (57 %) mentionnent que le nombre de visiteurs accueillis a dépassé les attentes anticipées et près d’un quart (23 %) indiquent avoir battu leurs statistiques de fréquentation de l’été 2019. Le tiers (33 %) envisagent même de faire des bénéfices, comparativement à 20 % des répondants situés dans une ville en région et seulement 7 % dans les grands centres.

En général, les entreprises estiment atteindre 63 % de leur chiffre d’affaires de 2019, en moyenne, pour l’été 2020. Par catégorie, les répondants situés en milieu rural ont empoché l’équivalent de 72 % de leurs revenus de la dernière saison estivale, comparativement à 59 % pour ceux des villes et 33 % pour les grands centres. Ces derniers subissent des pertes considérables ; 71 % mentionnent avoir réalisé moins de la moitié de leur chiffre d’affaires, dont 48 % qui ne dépassent pas le quart des ventes réalisées l’été dernier.

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La détresse financière dans les grands centres urbains

Environ 69 % des répondants des régions s’attendent à couvrir leurs frais ou faire des bénéfices à l’été 2020. À l’inverse, 65 % des organisations situées dans les grands centres urbains comptent opérer à perte cet été, parmi lesquels 27 % estiment le déficit à un million de dollars et plus.

Fait inquiétant, 83 % des répondants établis à Montréal ou à Québec, et qui bénéficient d’au moins un programme d’aide gouvernementale, craignent de faire face à une fermeture en l’absence d’aides supplémentaires. Cette proportion s’élève à 40 % en région.

Les préoccupations sont palpables dans tous les milieux. Les gestionnaires des grands centres sont toutefois plus nombreux à se soucier de leur situation financière (liquidités, endettement, pertes) que leurs pairs. Près de trois répondants des grandes villes sur cinq (57 %) mentionnent que la santé financière de leur organisation s’est détériorée depuis juin, comparativement à 29 % des répondants opérant en région.

Un avenir teinté par l’évolution de la situation ?

Les perspectives sont plutôt sombres du côté des grands centres urbains. Près de sept organisations sur dix (68 %) ne prévoient pas une reprise normale de leurs activités avant l’été 2022, comparativement à la même proportion en milieu rural qui anticipent un retour à la normale de leurs opérations d’ici un an.

Plusieurs difficultés guettent encore l’industrie. Toutefois, une partie de l’économie touristique a su tirer son épingle du jeu cet été. La (re)découverte du territoire par les Québécois aura permis de créer un réseau d’ambassadeurs, notamment pour les secteurs du plein air et de l’agrotourisme.

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3e volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

Image à la une : Pexels

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Produits et activités

Route touristique : la colonne vertébrale d’une destination

En 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé une vaste étude pour le ministère du Tourisme visant à faire l’état de la situation et des recommandations pour le développement stratégique des routes touristiques officielles du Québec. Ce réseau de routes signalisées par des panneaux bleus s’étend sur 4 399 kilomètres. Cliquez ici pour voir une version agrandie de la carte.

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Source : Chaire de tourisme Transat. Carte des 17 routes touristiques officielles du Québec, compilation à partir de données ouvertes du Gouvernement du Québec (mars 2019).

Une première publication dévoilait le comportement des Québécois lors de leur parcours sur les routes touristiques. Cette analyse met en lumière quelques grands constats de l’étude.

Les routes comme outil de développement d’un territoire 

Le défi réside dans le déploiement d’un réseau qui va au-delà des limites administratives, souvent inconnues du visiteur.

En 2019, la moitié (52 %) des municipalités québécoises sondées plaçait les routes dans les priorités de développement de leur territoire. La majorité d’entre elles (85 %) souhaitent toutefois que les routes touristiques deviennent une priorité au cours des cinq prochaines années. Le défi réside dans le déploiement d’un réseau qui va au-delà des limites administratives, souvent inconnues du visiteur. Pour ce faire, l’industrie touristique doit assurer un leadership en matière de développement concerté et harmonisé des routes touristiques. Les liens entre les territoires de proximité sont particulièrement importants. La Route des navigateurs, qui s’étend sur trois régions touristiques, s’avère un bon exemple de collaboration.

Au Nouveau-Brunswick, la stratégie de promotion touristique 2018-2025 est axée sur les routes et sert trois objectifs :

  • La diversion : faire sortir les visiteurs de l’autoroute
  • L’immersion : offrir des expériences variées
  • La rétention : prolonger le séjour

Le territoire est segmenté en fonction des routes afin de faciliter la planification du séjour.

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Source : #ExploreNB

La force du réseau

La création d’une entité qui gère l’image de marque des routes est primordiale pour leur mise en marché, particulièrement à l’international. Les études de cas montrent que la mise en place d’une thématique commune et distinctive n’empêche pas de donner une identité différente aux routes à l’intérieur d’un même réseau.

La mise en place d’une thématique commune et distinctive n’empêche pas de donner une identité différente aux routes à l’intérieur d’un même réseau.

La Wild Atlantic Way en Irlande s’avère une source d’inspiration à cet égard. À la suite d’un déclin du nombre de touristes dans l’Ouest du pays, l’organisation de gestion de la destination a mis sur pied un programme pour :

  • améliorer la connectivité des attraits ;
  • offrir une signalisation et des infrastructures de qualité ;
  • favoriser la collaboration entre les entreprises ;
  • inciter les visiteurs à parcourir plusieurs tronçons de la route dans le cadre de séjours différents.

La Wild Atlantic Way est devenue complètement opérationnelle en cinq ans (2015-2019). Cette route longe la côte atlantique et traverse 9 comtés. Toutefois, elle est divisée en six régions d’ambiance en lien avec les spécificités locales.

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Source : Wild Atlantic Way

Les instigateurs du programme en retirent certaines leçons, dont la nécessité de faire ressortir les éléments distinctifs et de bien les identifier pour le visiteur. Ils avaient initialement sélectionné 150 points de découverte, ce qui a eu pour effet de diluer l’offre sur la route.

La Californie l’a compris avec sa campagne Road Trip Republic qui incite à partir à l’aventure et à explorer, entre autres, des régions rurales moins visitées. Une carte présente les principaux points d’intérêt pour chacune des routes. Par exemple, sur un itinéraire de 1500 kilomètres, 10 arrêts sont mis en valeur.

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Source : Visit California

En matière d’accompagnement, Visit California a réalisé un guide pour aider à la promotion des routes, et l’Irlande produit des outils et offre des formations aux entreprises.

Au Québec, les résultats d’un sondage auprès des organisations situées le long des 17 routes officielles montrent que les trois quarts des répondants connaissent l’organisme responsable de la gestion de la route. Les représentants des établissements d’hébergement et des services sont les moins informés (54 %). Il est à noter que 52 % des routes touristiques officielles sont gérées par une ou plusieurs ATR. Même si la notoriété varie d’une route à l’autre, cette dernière parait faible. Une meilleure collaboration et mobilisation des acteurs semblent une piste à privilégier.

Un gage de qualité

En soi, les routes ont le potentiel de devenir un sceau de qualité pour une destination si elles misent sur des critères d’excellence. D’une part, les paysages constituent la motivation principale de la visite de routes. Leur grande beauté rime souvent avec milieu naturel sensible. Leur protection, par la désignation de territoires d’intérêt par exemple, s’avère primordiale. D’autre part, l’expérience offerte chez les prestataires le long des routes doit être à la hauteur et de qualité constante du début à la fin du parcours.

Pour les routes qui ont un produit fort et centralisateur, comme une route des vins, une certification peut venir rehausser leur gage de qualité. Par exemple, la marque Rutas de Vino en Espagne est applicable dans les territoires avec une appellation d’origine et s’appuie sur des critères d’excellence. La certification est gérée par une association.

Aux États-Unis, le réseau des Byways, dont la route 66 fait partie, propose deux statuts distincts basés sur : une qualité particulière (National Scenic Byways) ou son caractère exceptionnel (All-American Roads). Ainsi, les incontournables sont clairement indiqués. Chaque route est formée par un comité qui s’occupe de sa gestion et chaque État s’assure de la cohérence des routes.

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Source : Federal Highway Administration

Les routes touristiques représentent un axe de développement territorial important et une façon de connecter les régions, les attraits et les activités. C’est également une occasion pour les visiteurs de les quitter pour découvrir le territoire environnant et s’immerger dans la culture locale. Une fois que les voyageurs empruntent une route, les possibilités sont presque illimitées.

Pour en savoir plus sur les routes touristiques

Consultez les cinq rapports de la vaste étude sur l’état de la situation et les recommandations pour un développement stratégique des routes touristiques au Québec, réalisés en collaboration avec le ministère du Tourisme.

Image à la Une : Pexels

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Enjeux Ressources humaines

Retour au travail : des employeurs craintifs

Du 28 mai au 8 juin, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec a mené une enquête pour, entre autres, mieux cerner les préoccupations en lien avec les ressources humaines. Quelque 792 organisations touristiques ont répondu à l’appel. Cette seconde vague de collecte de données visait plus largement à mesurer l’évolution des impacts de la COVID-19 sur le tourisme québécois. 

 

Inquiétude des organisations touristiques 

Une majorité de répondants (56 %) sont préoccupés quant au maintien du personnel en place; le tiers mentionnant même l’être encore plus qu’en avril.  

Globalement, deux organisations touristiques sur trois signalent que leurs employés ont profité de la prestation canadienne d’urgence (PCU). Concernant les restaurants, bars et cafés, la PCU est venue à la rescousse des employés pour 87 % des entreprises de ce secteur. 

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La difficulté à recruter de nouveaux employés en raison de la PCU/PCUE figure au premier rang des préoccupations en matière de ressources humaines, suivi de la réticence des employés actuels à retourner au travail pour cette même raison. Les craintes concernant le recrutement et le retour du personnel en lien avec la maladie à coronavirus sont tout de même élevés (de 65 % à 67 %).

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Consultez tous les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

Rédigé en collaboration avec Marie-Christine Bruneau et Audrey Rabillard.  

Image à la une : Unsplash   

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Technologies

Le numérique sur l’accélérateur dans l’industrie touristique

L’accélération de la transformation numérique observée en cours de pandémie sera bénéfique à long terme. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), la pérennité de ces initiatives repose toutefois sur des politiques nationales de soutien à la transformation numérique et des partenariats publics privés.

À cet effet, la province de l’Ontario et le gouvernement fédéral ont annoncé trois nouveaux programmes qui viendront renforcer la présence en ligne de quelque 20 000 petites entreprises. Ces investissements permettront d’embaucher 1400 étudiants qualifiés pour soutenir le lancement de boutiques en ligne, de former les organisations en marketing numérique et d’appuyer les commerces ayant pignon sur rue dans leur transformation. Digital Main Street, à Toronto, offre formations et services numériques aux compagnies. Elle agit comme chef d’orchestre pour le déploiement de ces initiatives.

À l’échelle du Québec, le Réseau des agents de développement culturel numérique (ADN), créé en avril 2019, contribue à la croissance de l’expertise numérique. Plusieurs instances régionales ont également débloqué des fonds pour accompagner les entreprises dans ces changements au cours des dernières semaines.

Les améliorations numériques des entreprises touristiques

Du 28 mai au 8 juin, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec a mesuré l’impact de la crise sur le développement numérique auprès de 792 organisations touristiques qui envisagent d’exploiter leur commerce cet été.

Près de la moitié (45 %) des sondés qui ont subi une transformation numérique en lien avec la pandémie jugent cet impact positif. Parmi les répondants qui comptent exploiter leur entreprise durant la saison estivale, le tiers (34 %) ont profité de la crise pour moderniser leur site Web. Les répondants du secteur de l’agrotourisme et de l’agroalimentaire ont été plus enclins que la moyenne à apporter des modifications sur leur site ou à établir de nouveaux partenariats numériques. Le tableau ci-dessous présente l’ensemble des actions prises par ces derniers en ce qui a trait au développement numérique.

Source : Chaire de tourisme Transat, juin 2020

Le Panier Bleu, mis en place quelques semaines après le début du confinement, a également contribué à enrichir la présence en ligne des entreprises. Selon l’organisation, en date du 9 juin, la plateforme s’avérait la première vitrine sur le Web pour 20 % des 19 900 commerces inscrits.

Mettre à profit les données ouvertes en France

En France, l’État réfléchit actuellement à élargir la fonction de la plateforme nationale Datatourisme. Cette dernière partage les données spatiales et touristiques à partir des informations publiques locales. Dans le contexte de la reprise des activités, elle servira de carte touristique de référence pour connaître les points d’intérêt ouverts ou fermés, les entreprises engagées à respecter le protocole sanitaire et d’autres renseignements sur les modalités d’accueil.

Ce portail pourrait évoluer vers un écosystème d’intelligence collective et de partage de données (statistiques, flux de fréquentation, etc.) entre les territoires et les acteurs privés, de la start-up à la destination. À terme, l’exploitation des données aiderait à concevoir des prestations touristiques et des services adaptés.

Innovation en tourisme numérique à Helsinki

L’exemple d’Helsinki Marketing, l’organisme de promotion de la capitale de la Finlande, n’est pas issu de la pandémie. Il est dans les cartons depuis au moins deux ans. Virtual Helsinki, un projet déployé en partenariat avec un studio local de réalité virtuelle, se base sur les données ouvertes et la modélisation 3D. L’équipe de conception ancre sa vision du tourisme du futur dans la réalité : centré sur l’innovation visuelle et le développement durable.

C’est un monde virtuel dans lequel il s’avère possible de visiter une ville selon chacune de ses quatre saisons, et éventuellement de magasiner et de se faire livrer ses emplettes chez soi. Les créateurs l’ont utilisé au cours de la pandémie pour inciter les Finlandais à rester chez eux lors de la fête nationale. Ils ont organisé un concert, accessible en vidéo ou avec un casque de réalité virtuelle, incluant la conception d’avatars afin de combler le besoin de socialiser. Une nouvelle mouture impliquant des citoyens virtuels (v-citizen) devrait voir le jour. Ceux-ci pourront prendre part à la culture de la ville tels les concerts et les galeries d’art.

Image : Avatars des milliers de personnes à un concert. Source : The Guardian

L’exploration des données ouvertes et les partenariats publics — privés constituent des facteurs de réussite pour le développement de plateformes numériques. À l’échelle mondiale, l’OMT annonçait récemment son intention de renforcer sa collaboration avec Google pour assurer la transformation numérique de l’industrie touristique. En parallèle, le 8 juin dernier, Google Maps ajoutait une série de nouvelles fonctionnalités visant à informer et à sécuriser les utilisateurs lors de leurs déplacements, comme les restrictions de voyage, les fermetures des frontières, le niveau d’achalandage des transports en commun ou l’obligation de porter un masque. Les fonctionnalités disponibles varient actuellement selon les pays.

Source : Google

Comme destination ou entreprise, il est toujours conseillé d’apprendre de celles qui ont une longueur d’avance. Cette transformation numérique s’accompagnera de nouveaux profils d’emplois spécialisés. Restez à l’affût, vous êtes à un clic de la réussite !

Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Transport

Le transport aérien dans tous ses états

Impacts estimés en 2020

Environ les trois quarts de la capacité aérienne mondiale se sont effondrés en 15 semaines. Un total de 26,6 millions de sièges étaient disponibles au cours de la semaine du 4 mai comparativement à 109 millions à la même période en 2019. La capacité aérienne dans la plupart des régions du monde est en baisse. Dans certains endroits, elle se stabilise, tandis qu’elle augmente un peu en Asie du Nord-Est (Chine, Japon, Corée).

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Le retour à la normale pour le secteur aérien dépend de plusieurs facteurs : l’ampleur et la durée des mesures de confinement, la confiance des consommateurs, les conditions économiques et l’aide gouvernementale. L’Association internationale du transport aérien (IATA) estime une perte globale de 314 milliards de dollars américains en 2020, soit une baisse de 48 % des revenus des passagers intérieurs et internationaux. Au Canada, l’organisation prévoit une diminution de 43 % des revenus, mettant à risque 250 000 travailleurs.

De son côté, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a mesuré les impacts économiques selon six trajectoires possibles ; une première évaluation se chiffre de 44 % à 80 %de voyageurs internationaux en moins en 2020.

Déconfinement et reprise des vols

Les transporteurs planifient des dates de retour progressif de leurs activités. 

Au Canada

L’interdiction de voyages non essentiels entre le Canada et les États-Unis est prolongée jusqu’au 21 mai 2020 et  les arrivées internationales à des fins de loisirs et de tourisme sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

  • Porter Airlines compte reprendre le service le 29 juin.
  • Transat et  Sunwing visent le 31 mai.
  • Air Canada augmentera sa capacité intérieure à partir du 31 mai. Quelques vols internationaux sont encore en service, les autres recommenceront à partir de mai, mais certains demeurent à l’arrêt pour toute la période estivale.
  • WestJet a suspendu ses activités le 22 mars, à l’exception de quelques vols de rapatriement et a annulé environ 4000 vols domestiques par semaine du 5 mai au 4 juin à cause de la pandémie.
  • Swoop exploite toujours un réseau limité de vols au Canada.

À l’international

La compagnie britannique à tarif réduit Jet2.com reprendra du service le 17 juin. Celle-ci enregistre déjà des réservations pour la fin de l’été et plus tard. Le PDG de Ryanair espère aussi recommencer les activités en juin et s’attend à une guerre de prix en Europe pour les séjours de dernière minute en juillet et août.

En Chine, l’autorité civile de l’aviation limite les vols internationaux à un trajet hebdomadaire par destination (pays) depuis le 29 mars. Les compagnies nationales augmentent leur capacité. Elles ont offert des tarifs dérisoires pour le congé de la fête du Travail qui se tenait début mai afin d’inciter les Chinois à reprendre l’avion.

Le déconfinement se poursuit et évolue chaque semaine, l’image ci-dessous illustre l’état mondial au 4 mai. Le rouge indique un confinement total à l’échelle du pays, le jaune un confinement partiel et le vert, une absence de confinement.

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Source : Conference & Incentive Travel. LIVE UPDATES: Lockdown and travel restrictions around the world. 4 mai 2020.

Une relance sous conditions

Aide gouvernementale

Selon l’IATA, une compagnie aérienne typique détient deux mois de liquidité à l’avance

Selon l’IATA, une compagnie aérienne typique détient deux mois de liquidité à l’avance. Certaines mettent en place des mesures exceptionnelles et se tournent vers les gouvernements pour passer au travers de la crise.

Plusieurs transporteurs canadiens ont fait part de leur intention de se prévaloir de la subvention salariale d’urgence : Transat afin de rappeler ses 4000 employés licenciés, soit 80 % du personnel, Air Canada dans l’intérêt de ses 36 000 employés au pays, WestJet pour ses 3000 travailleurs inactifs et Porter Airlines en étudie la possibilité. Le gouvernement canadien envisage actuellement d’autres types d’aide.

  • L’Administration américaine contribue à hauteur de 61 milliards de dollars au secteur de l’aviation assurant, entre autres, un soutien salarial aux employés jusqu’en septembre. Elle a récemment annoncé une subvention d’un milliard pour des travaux favorisant l’efficience et la sécurité de 439 aéroports dans le cadre du CARES act. Des milliers de pilotes et d’agents de bord d’American Airlines ont tout de même accepté des offres de congés volontaires et de retraites anticipées. Delta et United Airlines encouragent leurs employés à faire de même.
  • Le groupe Air France—KLM recevra un financement de l’État français à hauteur de 7 milliards d’euros pour traverser la crise et poursuivre son plan de transformation qui devra inclure des cibles environnementales ambitieuses.
  • Singapore Airlines, qui propose exclusivement des liaisons internationales, obtient une aide gouvernementale depuis février, dont la principale mesure est le maintien des employés grâce à une subvention salariale.
  • La Corée du Sud accorde un soutien aux transporteurs locaux.
  • Les négociations sont en cours entre Lufthansa et le gouvernement allemand, ce dernier demandant 25 % des parts de la compagnie.
  • Le gouvernement italien nationalise Alitalia pour le sauver de la faillite.

Mesures sanitaires repensées

Siège vide entre les passagers, port du masque, gel désinfectant : les mesures sanitaires mises en place à court terme s’accumulent. Au Canada, depuis le 20 avril et jusqu’à nouvel ordre, les passagers aériens doivent avoir en leur possession un masque non médical ou un couvre-visage. Ils seront invités à le porter lorsque la distanciation sociale est impossible.

La firme Simpliflying a cartographié 70 points de contact qui ont besoin d’être désinfectés ou repensés à l’aéroport. À cet effet, l’automatisation vers un parcours « sans contact » pour le client était déjà en cours, mais pourrait être accélérée par la pandémie.

  • L’aéroport international de Hong Kong a mis en place trois robots désinfectants dans ses aires publiques.
  • L’autorité civile de l’aviation de la Chine a publié la 4édition de sa directive sur la prévention et la propagation de la maladie à coronavirus 2019 pour les compagnies aériennes. Ce guide s’appuie sur des mesures préventives selon le niveau de risque des vols intérieurs ou internationaux. Les critères de classification incluent le taux de prévalence dans le pays d’origine, le taux d’occupation de l’avion, la durée du vol et le système de filtration.
  • Air Canada SoinPropre+ est le nouveau programme d’hygiène couvrant l’ensemble du parcours client et comprend la prise systématique de la température des passagers avant le vol et l’utilisation d’un vaporisateur désinfectant électrostatique en cabine.

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Source : Air Canada. Voici Air Canada SoinPropre+

 Que réserve l’avenir pour le secteur ?

Des scénarios de reprise allant de six mois à trois ans sont étudiés, de même que le niveau d’optimisme des voyageurs à reprendre l’avion selon leur région du globe. L’industrie fait preuve de résilience, mais le point d’équilibre entre la vitesse d’épuisement des ressources financières et le retour en force de la clientèle est fragile. De plus petites compagnies ont déjà déclaré faillite. Un nouveau portrait se dessine au fil du déconfinement.

 

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Destinations

Les destinations durant la crise

Cette brève suit les développements et les transformations des OGD au fur et à mesure de l’avancement de la pandémie. Elles basculeraient tranquillement d’une communication de crise réactive à une planification proactive selon la troisième vague d’une enquête menée par MMGY Global et Destinations International auprès de ces organisations.

-Au cours des deux prochains mois, l’envoi d’infolettres informationnelles et de publications sur les médias sociaux resteront les priorités marketing des répondants.

-Environ 60 % des OGD sondées comptent reprendre l’envoi d’infolettres promotionnelles, les placements médias sociaux et le référencement payant au cours de cette même période.

Aide financière pour les OGD

  • Les OGD des États-Unis sont partiellement admissibles au CARES Act, un programme de 2000 milliards de dollars US annoncé par l’Administration Trump pour relancer l’économie. Le 8 avril dernier, les présidents et directeurs de plus de 500 OGD américaines ont cosigné une lettre adressée au gouvernement pour avoir droit à une mesure spécifique de ce programme, le Paycheck Protection Program (PPP), soulignant leur importance au développement économique et au marketing de la communauté. Le PPP assure un prêt garanti pour les entreprises afin de maintenir le salaire des employés pour une durée de huit semaines.
  • Au Royaume-Uni, le ministre du Tourisme accorde un fond d’urgence d’un montant de 1,3 million de livres sterling aux OGD locales qui risquent la fermeture. Les organismes se qualifiant au programme pourront recevoir jusqu’à 2 500 £ par mois pour les travailleurs essentiels et jusqu’à 5 000 £ pour couvrir les frais d’exploitation.

Mesures de soutien et d’accompagnement aux entreprises

Le soutien aux entreprises est crucial actuellement. Selon un sondage mené du 1er au 6 avril par l’Association de l’industrie touristique de l’Ontario (TIAO) auprès de 1943 compagnies :

  • Une sur cinq risque de fermer définitivement au cours des trois prochains mois ;
  • Plus de la moitié (52 %) des entreprises saisonnières ne pourront ouvrir cet été.

Au Québec, la ministre du Tourisme déclarait le 17 avril une première série d’initiatives sectorielles, en plus des mesures économiques gouvernementales. À la même date, le premier ministre du Canada a annoncé des aides additionnelles pour les PME, entre autres.

À l’échelle régionale et municipale, des destinations mettent en œuvre des partenariats pour soutenir les entreprises.

  • To go Toronto est la plateforme de Tourisme Toronto dédiée à la nouvelle réalité du prêt-à-emporter et des livraisons. Les restaurants peuvent y participer gratuitement.

Source : To go Toronto

  • Le Repos des héros est une initiative solidaire présente dans trois offices de tourisme français à ce jour. Sous forme de partenariats, de parrainages individuels ou de campagnes de financement participatif, ce projet vise un double objectif : acheter de l’équipement pour le personnel soignant (masques, etc.) et des prestations auprès des entreprises (hébergement et loisirs) qui seront offertes à ces héros en provenance du milieu hospitalier ou d’autres services essentiels, après la crise.

La métamorphose des OGD

L’incertitude liée à la réouverture des frontières et à la reprise économique amène les destinations à travailler dès maintenant sur des stratégies visant la clientèle locale et de proximité et à instaurer de nouvelles pratiques sanitaires.

  • Au Québec, la transformation numérique sera aussi au cœur de cette reprise touristique. La Ville de Montréal y contribue en accompagnant gratuitement les entreprises par l’implantation d’une boutique en ligne.
  • Tourisme Montréal a établi un plan en plusieurs phases. En ce qui a trait à la communication, elle a fait le choix de continuer de véhiculer l’image d’une ville sécuritaire et bienveillante et intervient comme fédérateur et curateur pour informer et divertir le public. La sortie de crise sera quant à elle « hyperlocale ». L’organisation travaille à bâtir des offres particulières pour la population. Pour plus de renseignements, écoutez l’entrevue complète avec Emmanuelle Legault.
  • Tourisme Nouvelle-Zélande mène un projet de transformation de l’industrie touristique pour répondre aux nouveaux défis et opportunités. L’OGD passera en revue la gouvernance de l’industrie, la mise en marché intérieure et internationale et la gestion des visiteurs à destination.
  • Les mesures d’hygiène instaurées à l’échelle mondiale ne seront pas sans conséquence pour l’industrie touristique. À Singapour, plus de 37 000 entreprises sont encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean. Le Québec prépare un plan d’intervention sanitaire.

Le marketing en période de confinement

Message unifié en Colombie-Britannique

  • La campagne « Explore BC… Later », lancée au début du mois d’avril, a atteint plus de 4,2 millions de personnes sur Facebook, Instagram et Twitter, incluant 1,5 million de résidents, selon les estimations de la destination.
  • La vidéo, l’élément central de cette campagne, a rejoint 500 000 individus en deux semaines. Actuellement, les chaînes Bell, Corus et Knowledge Network la diffusent sans frais.

Source : YouTube 

  • La Colombie-Britannique produit aussi un guide d’accompagnement, mis à jour toutes les semaines, pour les acteurs de l’industrie touristique. Ce dernier oriente les organisations (entreprises, associations sectorielles, offices de tourisme locaux et régionaux, Destination BC) en priorisant les lignes de communication pour chacune.
  • Destination BC a récemment publié un guide de bonnes pratiques pour aider ses partenaires à créer et à partager des expériences virtuelles.
  • La Colombie-Britannique est toujours à la première étape de sa stratégie de relance touristique en trois phases : réponse, reprise, résilience.

Créer son tour guidé aux îles Féroé

  • Les îles Féroé constituent un des archipels les plus isolés au monde, situé entre le Danemark et l’Islande. Le territoire étant actuellement fermé aux touristes, Visit Faroe Islands s’est ajusté en déployant l’immensité de ses paysages à travers une visite virtuelle inspirée des jeux vidéo.
  • Cette initiative a reçu une couverture médiatique mondiale et a rejoint près de 50 000 utilisateurs uniques en provenance de 108 pays.

  • Disponible initialement pour une période de 10 jours, elle pourrait être prolongée grâce à sa grande popularité. Voir la vidéo du projet.

Source : The Faroe Islands

#Pour un instant

Un nouveau mouvement d’espoir et de solidarité s’empare de la province. Les Québécois sont invités à partager, de leur fenêtre, des moments de la vie quotidienne avec le mot-clic #PourUnInstant sur les médias sociaux.

Source: YouTube

À l’échelle fédérale, Destination Canada a repris ses activités sur Instagram avec comme thématique le « Canada de tout cœur ».

Pour plus d’exemples, consultez le dernier bulletin sur les organisations de gestion de la destination.

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Organismes à suivre en tout temps

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Destinations Gestion

COVID-19 : les organisations de gestion de la destination

Les actions des organisations de gestion de la destination (OGD) en matière de mesures de soutien aux entreprises, de préparation de la relance et de campagnes marketing et de solidarité sont présentées ci-dessous.

 

 

 

Soutien aux entreprises

Au Québec

  • Le 6 avril, la Ville de Québec a dévoilé son plan économique destiné aux petites et moyennes entreprises (PME) affectées par la COVID-19. L’Office du tourisme de Québec a aussi fait le point sur la situation.
  • La Ville de Montréal offre un accompagnement gratuit pour entreprendre un virage numérique accéléré. Le 8 avril, les perspectives de Tourisme Montréal seront présentées en Facebook Live. La mairesse, le PDG de Tourisme Montréal et la communauté d’affaires ont fait paraître Montréal se tient debout dans la Presse+.
  • La compagnie Monsieur Cocktail et l’Office du tourisme de Québec (OTQ) collaborent pour créer le cocktail Québec cité afin d’encourager l’économie locale. L’OTQ fait appel à ses talents locaux pour soutenir les entreprises de la région (#Quebeclocal).
  • Tourisme Mauricie offre une boîte à outils humaine pour les volets financier, juridique, psychologique et en matière de ressources humaines.
  • Tourisme Côte-Nord travaille à l’actualisation de son plan d’action et de marketing en regard de la crise qui sévit.
  • Une section du site Web du gouvernement du Québec est consacrée aux mesures de soutien pour l’industrie touristique.

Au Canada

  • Destination BC tient un webinaire hebdomadaire pour informer l’industrie des mises à jour. Voici les faits saillants de la vidéo du 2 avril :
    • La campagne « Explore BC… Later » a atteint plus de 965 000 personnes sur Facebook, Instagram et Twitter. Un guide d’accompagnement personnalisé pour chaque acteur de l’industrie (OGD municipales, régionales, associations sectorielles, entreprises) a permis de centraliser le message et de définir le rôle de chaque entité. Plus de 60 OGD de la province ont joint le mouvement et partagé le contenu dans leurs réseaux.
    • Un projet de surveillance et d’écoute des perceptions sur les médias sociaux a été mis en place pour comprendre ce que les gens ressentent et pour suivre les conversations.
    • Les premiers scénarios d’impact économique de la COVID-19 révèlent que sur un total de 166 000 emplois et des revenus de 21,5 milliards de dollars (2019), l’industrie touristique de la Colombie-Britannique pourrait perdre de 75 000 à 147 000 emplois et de 9,8 à 19 milliards de dollars (2020).
  • Le gouvernement du Yukon injecte un million de dollars supplémentaires dans son Fonds coopératif de marketing en tourisme pour contrer les effets de la pandémie. Il offre aussi une aide financière aux organisations pour compenser l’annulation d’évènements de plus de 50 personnes.
  • Le 1er avril, Destination Canada a tenu un webinaire avec Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles, sur les mesures financières au niveau fédéral. Celui du 20 mars mentionnait l’interruption des actions marketing payantes et l’élaboration d’un plan de reprise des activités.
  • Destination Canada fait appel à l’ensemble de l’industrie touristique pour les aider à sauver l’été. Elle favorise plus que jamais l’harmonisation des efforts en matière de communication pour inciter les Canadiens à rester à la maison. Elle encourage aussi à partager des histoires d’unité. Son nouveau slogan « le cœur grand ouvert », lancé en 2019, est d’autant plus opportun dans les circonstances actuelles.

À l’international

  • L’organisme Brand USA présente l’état des actions marketing par marché et les grandes lignes de communication. La US. Travel Association suggère des messages clés pour les médias. Les OGD des États-Unis sont admissibles au CARES Act, un programme de 2000 milliards de dollars US annoncé par l’Administration Trump pour relancer l’économie.
  • Les offices de tourisme du Seignanx et du Pays basque (France) ont créé ou repositionné leur carte touristique vers une carte interactive spéciale COVID-19 pour répondre aux besoins des locaux.
  • Visit California diffuse un mode d’emploi et des exemples pour créer du contenu sur les médias sociaux. L’Oregon a aussi préparé du matériel de communication pour la période de pandémie.
  • Le gouvernement écossais a annoncé des mesures de soutien particulières pour l’industrie touristique, dont l’exonération de la taxe professionnelle pour un an.
  • Les offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine en France (MONA) lancent le programme de professionnalisation spécial confinement adapté 100 % à distance.

Relance de l’industrie

  • Au Québec et au Canada, les efforts marketing seront déployés dans les marchés de proximité. La transformation numérique sera aussi au cœur de cette relance.
  • La Colombie-Britannique prépare une campagne de relance qui, une fois les restrictions soulevées et la destination sécuritaire, s’effectuera en trois étapes : réponse, reprise, résilience.
  • Au Colorado, la stratégie de contenu a été redirigée vers les Road Trips (site Web, infolettre) pour préparer le lancement d’une campagne axée sur les voyages régionaux (Colo-Road Trips).
  • La Pacific Asia Travel Association crée une plateforme regroupant un observatoire sur la reprise du tourisme et un centre de ressources de crise. Son développement s’insère dans une vision à long terme pour être prêt à affronter à d’autres crises.
  • Tourisme Australie prévoit un plan en plusieurs phases. Concernant la relance, le marché intérieur sera la priorité, mais l’organisation travaille déjà en concertation avec les aéroports et les États pour faire revenir les voyageurs en temps opportun. Ils investiront aussi dans la recherche par marché pour connaître les nouveaux besoins afin d’adapter le message pour les touristes d’agrément et d’affaires.
  • À Singapour, plus de 37 000 entreprises touristiques seront encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean lancé le 16 février 2020. Le ministre de l’Environnement de Singapour voulait mobiliser les entreprises et le public à adopter de saines habitudes et des standards en matière d’hygiène. Le 12 mars, la certification a été déployée à l’industrie touristique en collaboration avec l’OGD de Singapour. Chaque secteur d’activité doit se conformer à une liste d’indicateurs ainsi qu’à une évaluation indépendante pour obtenir le sceau de qualité.

Inspiration marketing

Au Québec

De la production de nouveau contenu sur les blogues de destination à la création de campagnes, les OGD redoublent de créativité pour rester à l’esprit des voyageurs le temps du confinement.

À l’international

  • Plusieurs destinations se tournent vers la vidéo pour inciter les visiteurs à prendre un moment d’arrêt et admirer les paysages de la destination. Visionnez les campagnes Travel Manitoba, Explore BC… Later, Your Daily Dose of Colorado Calm, With Love from Aus, South African Tourism, Visit Portugal, Visit Scotland. La Norvège rend plutôt honneur aux travailleurs du milieu de la santé et à ceux qui assurent les services essentiels.
  • Travel Alberta lance une campagne multicanaux intitulée Stay Home. Stay Healthy.
  • Les OGD de New York, Bordeaux, Lyon, Amsterdam, Asheville, de l’Autriche, du Danemark, de la Norvège et la Californie suggèrent une liste d’activités pour découvrir la destination du confort de la maison, incluant des visites virtuelles.
  • L’île de Sainte-Lucie dans les Caraïbes expose sa culture, sa nourriture et ses paysages avec sa campagne #7minutesinsaintlucia. L’initiative a débuté le 26 mars avec une diffusion en direct d’une pratique de yoga en plein air de 7 minutes.
  • La Grande-Bretagne a adapté son infolettre en suggérant de visiter les lieux de tournage d’Harry Potter et The Crown.
  • L’Office de tourisme de Montpellier a débuté le mouvement #FenetreSurMontpellier pour découvrir la ville autrement, de l’intimité des balcons ou des fenêtres des résidents. Saint-Malo et Paris (#ParisFromMyWindow) ont emboîté le pas.
  • Sur les médias sociaux, les OGD de la Norvège et de la Suisse font la promotion des mots-clics #Dreamnowvisitlater et #dreamnowtravellater.
  • Visit Argentina met de l’avant les animaux du pays pour faire passer des messages de bienveillance et d’hygiène sur Instagram.
  • Visit Portugal a converti #CantskipPortugal vers #Cantskiphope.
  • L’OGD de la ville de New York liste les restaurants qui offrent des plats à emporter et suggère d’acheter des cartes-cadeaux à utiliser dans le futur afin d’assurer des liquidités à court terme aux entreprises. Travel Oregon a développé une initiative semblable.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Organismes à suivre en tout temps

  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. Elle assure une action coordonnée avec les associations touristiques et a récemment créé une cellule de crise Entreprises.
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations. Le ministère du Tourisme relaie les directives gouvernementales sur Facebook, Twitter et Linkedin.
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.
  • Destination Canada partage les informations sur les efforts marketing à l’échelle nationale et les mesures de soutien aux entreprises.

Image à la une : Pexels

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Produits et activités

Canots à glace : un circuit pas ordinaire

Le Carnaval de Québec popularise la course en canot à glace depuis plus d’un siècle, la première ayant eu lieu entre Québec et Lévis en 1894. Aujourd’hui, le Circuit Québécois de Canot à Glace organise sept courses comptant des équipes de classes sportive, compétitive et élite.

Certains lieux d’accueil ont profité de l’occasion pour organiser des festivités autour de l’événement. Le Festival de la banquise de Portneuf propose une programmation incluant construction de forts, sculpture sur glace et graffiti sur neige. À Rimouski, le défi des glaces RikiFest offre une expérience de camping d’hiver au centre-ville.

Le coup d’envoi du circuit a été donné le 18 janvier, à Portneuf, et se terminera le 7 mars, à Québec. Pendant cette période, la chaîne Historia présentera huit épisodes de sa nouvelle production, Conquérants des glaces. La série fait vivre l’excitation, la préparation, le danger et le dépassement de soi que vivent trois équipes de canotiers.

Canot_glace_tourisme

Source : Jacques Proulx Photographe, Fotorebel.ca

Pour les curieux, la vidéo ci-dessous présente le témoignage d’une passionnée, qui raconte l’histoire de ce sport et l’adrénaline qui y est associée. 


Source : Youtube 

Initier les débutants

Le canot à glace n’est plus seulement réservé aux athlètes. Canot à glace expérience veut démocratiser le sport auprès des débutants en proposant un baptême des glaces sur le fleuve. Un forfait est aussi offert, en partenariat avec le Strom spa nordique Vieux-Québec, pour permettre à la clientèle de relaxer après l’effort.

La structuration de l’offre d’un sport de performance unique au Québec contribue à la mise en valeur hivernale du fleuve Saint-Laurent et au positionnement du Québec comme destination nordique.

 

Image à la une : Jacques Proulx Photographe, Fotorebel.ca

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Segments de clientèles

Voyage et accessibilité : exemples de bonnes pratiques

Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus d’un milliard d’individus, soit 15 % de la population, vivent avec une certaine forme de handicap. Ce nombre augmente continuellement, entre autres en raison du vieillissement des gens.

Chaque jour, 10 000 personnes célèbrent leur 65e anniversaire dans le monde. Dans dix ans, la population âgée de plus de 65 ans atteindra le milliard. Ces individus feront face à des défis physiques majeurs tels que troubles auditifs ou de vision, difficultés motrices, etc. Faut-il pour autant s’en désintéresser ?

Selon la firme AARP Research, les baby-boomers américains planifient entre quatre et cinq voyages par année. Ainsi, rendre le tourisme accessible à tous, peu importe leur âge, leurs déficiences, leurs limitations ou leurs capacités, constitue un atout. Pour cela, chacun doit se sentir bienvenu en ce qui a trait aux services, aux installations et aux informations qui leur sont offerts.

Exemples de bonnes pratiques en accessibilité

En août 2019, la firme de recherche Euromonitor International a publié « Voyage et accessibilité : changer les mentalités », un rapport qui présente entre autres des exemples de bonnes pratiques en tourisme accessible et inclusif. Ceux qui suivent sont tirés de cette étude.

Scandic et les principes du design universel 

 Selon le Centre d’excellence en design universel, si un environnement est accessible, utilisable, pratique et agréable, tout le monde en profite. Le design universel se caractérise par la conception de produits, d’environnements, de programmes et de services employables par tous, sans avoir besoin de les adapter ou de les personnaliser. Scandic Hotels, premier groupe hôtelier des pays nordiques, constitue un très bel exemple de développement d’une offre inclusive basée sur le concept de design universel. Leur approche a fait progresser leur chiffre d’affaires de 69 %, de 2013 à 2018.

Parmi les 159 critères appliqués par les établissements de la chaîne figurent :

  • Hauteur du lit ajustable ;
  • Téléphone et télécommande sur la table de nuit ;
  • Alarme de feu vibrante ;
  • Miroir à hauteur raisonnable, pour les gens en fauteuil roulant comme pour les autres ;
  • Boucle auditive dans les salles de réunions (pour personnes malentendantes).

Airbnb accessible 

 En 2017, Airbnb a fait l’acquisition d’Accomable, un spécialiste de la location d’hébergements accessibles qui compte 500 inscriptions dans 60 pays, selon The Guardian. Dans son moteur de recherche, la plateforme met de l’avant des critères détaillés en matière d’accessibilité (entrée dans les lieux, déplacements, chambres à coucher, espaces communs, etc.). L’organisation dispose également d’une politique non discriminatoire qui empêche un hôte de refuser un invité à cause de son handicap.

Tourisme Flandre : un label d’accessibilité et un site Web informatif 

 L’organisme de gestion de la destination de la région flamande de Belgique, la Flandre, propose un label en deux niveaux d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite dans les établissements d’hébergement, les auberges de jeunesse, les campings et les offices de tourisme. L’image ci-dessous illustre ces deux niveaux.

Source : VisitFlanders, « Le Label »

Pour faciliter la planification des séjours, le site Web VisitFlanders présente une information détaillée en ce qui a trait au transport et aux activités, de même qu’une liste de ressources utiles pour une assistance en cours de voyage. Dans la foulée, la ville de Bruges a produit un itinéraire « à pied » accessible à tous, incluant des indications sur le type et la configuration de la route.

Source : Bruges – Accessible for everyone

La technologie au service de l’humain

La technologie s’avère un outil efficace pour rendre l’expérience client plus agréable et faciliter le séjour des personnes avec des besoins particuliers.

  • Mobility Mojo offre une solution logicielle qui aide l’hôtelier à faire un audit de son établissement et à promouvoir ses actions sur son site Web.
  • L’aéroport international de Memphis, en collaboration avec Aira, a lancé un service mains libres pour assister les personnes non voyantes. Les visiteurs sont accompagnés en temps réel par un agent formé aux différentes étapes du processus. BeMyEyes, une autre application, permet aux non-voyants d’être connectés en vidéo à une personne voyante.
  • Eurostar a créé un guide virtuel pour préparer les voyageurs sur le spectre de l’autisme (TSA) à chaque stade de leur séjour. Cela leur permet de vivre l’expérience en amont (porte d’embarquement, sécurité, sièges à bord, bruit du train). L’entreprise donne aussi de l’information sur les périodes les plus tranquilles.
  • Dans le milieu de la culture, GalaPro aide les individus souffrant d’une perte de vision ou auditive à profiter d’un événement culturel. En Autriche, le musée Salzburg intègre un langage simplifié sur ses écriteaux destinés aux visiteurs vivant avec une déficience intellectuelle.

Améliorer l’expérience : ce qu’en pensent les clients

Selon une étude de Tourism Australia (2017) auprès des personnes vivant avec un handicap, voici les trois principaux éléments qui amélioreraient leur expérience de voyage :

  • Des aubaines et des offres pour les gens voyageant avec un assistant ou un aidant ;
  • De l’information sur les séjours accessibles/inclusifs sur les sites de commentaires généraux (ex. TripAdvisor) ;
  • Une reconnaissance pour les entreprises qui effectuent un bon travail en ce qui a trait aux voyageurs vivant avec des incapacités.

Également, 86 % ont mentionné qu’une meilleure formation des employés et plus de renseignements pratiques, comme la localisation des toilettes, constituaient une priorité. Le diable est dans les détails : de l’emplacement de la cafetière à la grosseur des caractères sur les panneaux d’interprétation, les installations et les outils d’information doivent aussi être réfléchis pour ce type de clientèle. Voici une figure illustrant quelques idées pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Source : Euromonitor, de AccessAble, traduit par la Chaire de tourisme Transat

Nous ne sommes qu’au début de l’aventure vers un tourisme inclusif. Des destinations montrent la voie. Chaque acteur de l’écosystème touristique doit adopter un état d’esprit inclusif pour transformer l’expérience de cette clientèle, et surtout, l’inclure dans tous les aspects du parcours client, car être accessible est profitable pour tous !

 

Source de l’image à la une : Pixabay

 

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Marchés géographiques

Cinq marchés étrangers comparés

L’enquête annuelle de la Veille touristique mondiale de Destination Canada permet de suivre l’évolution de onze marchés cibles du pays. Cette analyse présente des renseignements sur les cinq principaux marchés internationaux du Québec en ce qui a trait au volume de touristes, en excluant les États-Unis.

Les voyageurs considèrent-ils spontanément le Canada comme destination? Connaissent-ils les possibilités de voyage au Canada? Quelles sont les destinations concurrentes? Est-ce que cette clientèle pourrait contribuer à atténuer les effets de la saisonnalité?

Les infographies qui suivent présentent des éléments de réponses sur les comportements des voyageurs long-courriers de cinq pays.

 

cinq marchés comparés

Les touristes au rendez-vous

À l’exception du Royaume-Uni, dont la fréquentation est stable depuis les deux dernières années, les arrivées au pays des autres marchés sont en croissance. La popularité du Canada chez nos cousins français ne s’essouffle pas; 2018 a même atteint un record et les prévisions pour 2019 semblent optimistes. Les visites des Mexicains affichent une forte hausse depuis l’abolition du visa en 2016. La Chine se classe au sommet des marchés émetteurs au monde et le Canada en retire sa part de marché.

Un potentiel d’environ 15 millions de personnes en provenance des cinq marchés ayant l’intention de venir au Canada au cours des deux prochaines années souhaitent visiter le Québec. La province comptabilisait 800 000 visites réelles de ce bassin en 2016. Le Canada réussit à rester dans les premières positions dans la considération spontanée pour un voyage long-courrier, mais certains pays, comme le Japon, prennent une place de plus en plus importante dans l’esprit des voyageurs.

Les voyageurs de plus en plus informés

La prise de connaissance des possibilités de voyages pour une destination s’avère l’une des premières étapes menant à l’achat. La position du Canada peut fluctuer grandement d’une année à l’autre par rapport à ses concurrents. Par exemple, 23 % des voyageurs chinois long-courriers ayant l’intention de faire un voyage d’ici 2020 mentionnent avoir une excellente ou une bonne connaissance des possibilités de voyages au Canada, le classant en 13e position en 2018 (7e en 2017). En d’autres mots, 12 destinations ont devancé le Canada en ce qui a trait à l’information sur le produit et l’expérience offerte en 2018. L’effet opposé s’est produit pour les Mexicains : le Canada se classe 2e en 2018 (5e en 2017). Bonne nouvelle, le Canada protège sa première position depuis les deux dernières années auprès des Français.

Destination Canada étudie l’ensemble du cheminement du client potentiel, de la prise de connaissance au rêve, à la création d’un scénario de voyage et à la planification détaillée et, enfin, à l’achat. Par exemple, les Chinois qui planifiaient activement un séjour au Canada en 2018, c’est-à-dire qui ont minimalement collecté de l’information sur le pays en prévision de leurs vacances, considéraient également les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Il devient alors essentiel d’exercer une influence au bon moment.

Un été achalandé, les autres saisons populaires

Les mois de juillet et août attirent le plus grand volume de touristes (de 27 % à 32 %), et ce, pour les cinq marchés. Lors de l’enquête, le printemps et l’automne semblaient attrayants pour certains marchés, mais cet attrait ne s’est pas concrétisé en arrivées réelles. Quelque 20 % des Mexicains envisageaient de visiter le Canada en novembre ou décembre, malgré leur réticence au froid (16 % sont réellement venus à cette période).

 

Marchés saisons

 

cinq marchés québec

Selon le Conference Board du Canada, la clientèle d’outremer devrait augmenter de 4,8 % annuellement, de 2018 à 2022, au Québec. Est-ce que ces touristes profiteront des quatre saisons de la province?

 

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