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Ressources humaines

Bonnes pratiques: les groupes de référence de l’Auberge Le Baluchon

Les clés du succès? Si l’une des clés était simplement de donner la parole aux employés? C’est ce qui se retrouve au cœur du programme des groupes de référence, implanté depuis 2004, à l’Auberge Le Baluchon de Saint-Paulin en Mauricie. Grâce à ce programme, les employés ont le sentiment de participer à la réussite de l’entreprise. Que des retombées positives pour faire évoluer cette dernière, pour rester à l’avant-garde dans son secteur d’activité et pour demeurer compétitive.

Dans le cadre du Salon des meilleures pratiques d’affaires 2007, tenu à Montréal en novembre, l’Auberge Le Baluchon était à l’honneur avec son programme : les groupes de référence.

Donner la parole aux employés, un moyen simple qui fait la différence!

Toutes les quatre à six semaines, une rencontre de travail informelle, d’environ une heure à une heure et demie, permet de donner la parole au personnel dans chacun des départements. Le directeur des ressources humaines y assiste et le directeur du département agit à titre d’animateur. Les employés et les superviseurs sont invités à faire leurs commentaires en ce qui a trait à l’organisation du travail et à la satisfaction de la clientèle. Ils y soulèvent les irritants, proposent des solutions ou échangent entre eux pour les trouver, suggèrent des façons de diminuer les coûts, d’améliorer les processus de travail, d’augmenter la qualité du service à la clientèle ou, encore, soumettent des idées de nouveaux produits ou services.

Le but de la démarche: l’amélioration!

Lorsqu’une proposition est retenue, on prépare un calendrier de réalisation, on nomme une personne responsable de la mise en œuvre et on présente un suivi aux réunions subséquentes. Ces étapes s’avèrent importantes pour assurer la réalisation et la réussite du projet.

Jérôme Vigneault, directeur des Ressources humaines, souligne que la mise en place de ces groupes se révèle un excellent moyen pour les employés de participer au succès de l’organisation et que tous en bénéficient, tant le travailleur que le client et l’entreprise. Cette pratique contribue à véhiculer les valeurs des dirigeants: client d’abord, créativité, respect et engagement.

L’effet boule de neige et les retombées concrète$

Cette pratique…

  • favorise l’engagement, le sentiment d’appartenance et la motivation du personnel;
  • améliore l’organisation du travail;
  • facilite le transfert des connaissances;
  • augmente la productivité, l’efficacité et l’autonomie;
  • rehausse la qualité du service à la clientèle;
  • contribue à la création de nouveaux produits.

Ce qui se traduit concrètement par…

  • un taux d’occupation nettement supérieur à la moyenne provinciale;
  • une fidélisation accrue de la clientèle;
  • la réduction du gaspillage;
  • une diminution des coûts de main-d’œuvre – temps moyen pour nettoyer une chambre passant de 45 à 30 minutes, soit une économie annuelle de 20 000$;
  • une baisse du nombre d’accidents de travail – neuf en 2005, cinq en 2006, deux en 2007;
  • une diminution du taux de roulement – une ancienneté moyenne supérieure à celle de l’industrie (5 ans);
  • un taux d’absentéisme moyen inférieur à six jours par année;
  • un fort sentiment d’appartenance à l’entreprise – un taux de participation aux activités sociales supérieur à 95%;
  • des frais de recrutement moindres – plusieurs nouveaux employés ont été référés par le personnel;
  • une reconnaissance de l’industrie touristique et une grande visibilité médiatique – nombreux prix liés à la qualité de vie en entreprise, au développement des ressources humaines, etc.

En bout de ligne? Des employés heureux, des clients satisfaits, des dirigeants optimistes qui peuvent se permettent de voir grand et une entreprise plus compétitive.

Sources:
– Mouvement québécois de la qualité. «Des solutions pour l’avenir», 15e Salon sur les meilleures pratiques d’affaires 2007, Montréal, 15 novembre 2007.
– Vigneault, Jérôme. directeur des Ressources humaines, Auberge Le Baluchon, St-Paulin, Mauricie.

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Tendances

Client, produit, concurrence, Web… un joyeux «melting pot» de tendances!

À quoi le voyageur ressemble-t-il? Quels sont les produits qui lui plaisent? Dans quel type d’environnement évolue l’industrie touristique? Que nous réservent la technologie et Internet? Voici la suite des incontournables qui rythment notre industrie avec les hétéroclites, les populaires, les marginaux, les essoufflants et les étourdissants.

Les hétéroclites

On s’éloigne de la culture de masse. Le marché se fragmente et est intimement lié aux sociostyles. Essayer de définir tous les profils possibles devient un véritable tour de force.

  • Sociostyles – ils constituent un heureux mélange de courants sociaux, de modes, de valeurs, d’intérêts, de parcours personnels et professionnels, d’obligations, etc.
  • Segmentation – il suffit de brasser tous les sociostyles ensemble et les profils de clientèle se segmentent presque à l’infini: seniors actifs, gais, familles mondialisées, gangs de filles, travailleurs en vadrouille, bobos (bourgeois bohèmes), étudiants et travailleurs en sabbatique, célibataires, amants de la nature, classe élite de voyageurs d’affaires, fanatiques du sport, etc. Les différents segments peuvent souvent transcender les groupes d’âges: il est possible d’être un nouveau papa à 20, 30, 40 et même 50 ans ou de gravir le Kilimandjaro à tout âge.
  • Hybride – un même voyageur peut se payer un week-end de luxe en amoureux, se reposer en famille sur une plage du Sud dans un resort tout compris et réserver par la suite un forfait aventure en Patagonie avec ses copains. Un même voyageur, mais une façon différente de le rejoindre et de s’adresser à lui.
  • Personnalisation – le touriste souhaite du sur-mesure.

Les populaires et les marginaux

D’un côté, plusieurs produits très populaires tendent à se différencier et à se personnaliser et, de l’autre, les marchés de niche gagnent en popularité.

  • Phénomène long tail – c’est l’abondance de variété, de choix. L’avenir est au marché de niche, à l’exploitation de créneaux spécialisés. Internet met fin aux limites physiques et géographiques de même qu’à la suprématie des grandes entreprises. Il offre un choix illimité de produits et il en facilite la recherche et la distribution.
  • Niches – tourisme religieux, visite de lieux de bataille, aventure extrême, lune de miel spécialisée pour la clientèle gaie, circuits de magasinage lors de la période des soldes, tourisme médical, slow travel, séjour gastronomique, observation des oiseaux, cours de toutes sortes (peinture, vin, langue, cuisine, etc.), nommez-les…, ils peuvent trouver preneur.
  • Courts séjours – ils deviennent presque la norme.
  • Luxe – la demande de villas privées est en hausse, le luxe s’intéresse au camping, les grands du luxe apposent leur signature dans l’hôtellerie. D’un côté, le nombre de gens fortunés augmente et ils recherchent de plus en plus d’intimité et des produits hors du commun. De l’autre, le luxe se démocratise car, peu importe le niveau de revenus, beaucoup de gens veulent, à un moment ou à un autre, se «payer du luxe». Par conséquent, le luxe emprunte de nouvelles avenues et ce genre de produit affiche une forte croissance.
  • Santé et bien-être – pour contrer l’effervescence du quotidien, pour atténuer les effets du stress au travail, pour s’accorder un temps d’arrêt et relaxer, pour recharger ses batteries, pour se dorloter – rien n’indique que ces besoins s’estomperont dans un avenir rapproché.
  • Voyages multigénérationnels – les grands-parents voyagent avec leurs petits-enfants ou se joignent à la famille.
  • Combinaison affaires et agrément – on joint l’utile à l’agréable. Les voyageurs d’affaires prolongent leur séjour pour visiter les alentours et sont souvent accompagnés de membres de la famille.
  • Croisières – ce produit ne s’essouffle pas car il a su s’adapter à différents créneaux de clientèles en développant des thématiques diverses: croisières fitness et spa, familiales, religieuses, gaies, artistiques, scientifiques, gourmandes, de luxe, etc. On assiste à une surenchère quant à la capacité des navires, au design, au luxe et aux activités offertes. Les itinéraires en Asie et en Europe (Croatie, mer Noire) gagnent en popularité, de même que les services à la carte.
  • Hébergement – l’hébergement traditionnel perd du terrain au profit des art hotels, lifestyle hotels, hôtels-capsules, hôtels sous l’eau, condos-hôtels, campings de luxe, échanges de maisons ou de canapés, yourtes, tipis, etc.
  • Terroir, santé, bio, raffinement – la gastronomie occupe une grande place dans l’expérience touristique. Les produits du terroir sont recherchés et mis en valeur. Les gras trans sont honnis ou bannis. Les portions s’ajustent aux appétits (petites bouchées, entrée seulement ou choix de portion). La fraîcheur est de mise et le bio fait son «frais». Les goûts se raffinent, les produits aussi (huiles, sels, eaux, etc.). Que dire de la cupcake revolution? Elle frappe fort!

Les essoufflants

Pas de répit à l’horizon! La concurrence ne cesse de s’accentuer. Pour se tailler une place et la garder, il faut savoir se renouveler.

  • Concurrence – elle force à faire des prouesses. Elle n’a pas fini d’étonner en se multipliant, en se démarquant, en se personnalisant, en s’éclatant. Les destinations hot? Elles changent au gré des sources, des humeurs du voyageur et des battages médiatiques. L’Espagne, New York et l’Australie côtoient Abu Dhabi, le cap Vert, Reykjavik, la Lituanie et Madagascar. Même les villes américaines, comme Baltimore ou Cleveland qui ne sont pas des icônes touristiques, se réinventent et deviennent très compétitives: projets de développement d’envergure, centre ville revitalisé, habité et animé, nouvelles infrastructures de congrès.
  • Chine et Inde – deux marchés gigantesques, tant émetteurs que récepteurs, en pleine effervescence.

Originalité, folie et démesure – cette tendance est à la hauteur de ses ambitions! Macao veut surpasser Las Vegas. La région du Moyen-Orient, avec Dubaï en tête, continue de concrétiser des projets au superlatif. Les voyageurs dans l’espace se préparent pour l’embarquement. On construit des hôtels démontables, transportables et même dirigeables. Les lits en forme de cercueil trouvent preneurs. Nous n’avons encore rien vu!

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Source: Manned Cloud, Studio Massaud en partenariat avec ONERA – centre français de recherche aérospatiale.

  • Différenciation et innovation – des moyens de survie à notre disposition. Un moyen de penser le tourisme autrement afin de contrer les effets néfastes qu’il génère.

Les étourdissants

Le grand parapluie s’appelle Web 2.0. Il modifie radicalement les façons de communiquer et il évolue à une vitesse effarante. Savoir en tirer profit donne une longueur d’avance sur la concurrence.
Il permet au consommateur de s’exprimer et d’échanger…

  • Médias sociaux, blogues, etc. – l’entreprise et les médias n’ont plus le monopole de l’information; le consommateur s’en mêle (Facebook, YouTube, Travelistic, FlickR, etc.) et une interaction s’installe. Les bons coups comme les mauvais s’y propagent à la vitesse de l’éclair. L’univers virtuel permet même de s’inventer un personnage et une entreprise (SecondLife).

Il garnit le coffre à outils du voyageur branché…

  • e-touriste – que ce soit pour trouver le plus bas prix pour un billet d’avion (métamoteurs de recherche, Kayak, Farecast), pour se tenir informé des dernières aubaines disponibles (flux RSS), pour connaître l’appréciation des voyageurs sur la qualité d’un hôtel (Tripadvisor, IgoUgo), pour localiser le meilleur siège disponible dans un avion (SeatGuru), pour dénicher le partenaire de voyage idéal (TravBuddy)… tout ce pouvoir se trouve au bout des doigts du voyageur.

Il offre à l’entreprise, petite et grande, des occasions en or de s’annoncer et d’interagir avec le consommateur…

  • Génération Participation – un dialogue s’installe entre le consommateur et l’entreprise. Elle écoute le point de vue du consommateur, lui fait tester ses produits et crée ses publicités avec son aide.
  • Marketing viral – type de marketing qui se pratique sur le Web et qui se propage.
  • SMO – Social Media Optimisation – après le SEO (search engine optimisation), voilà que l’on commence à parler du SMO.
  • Mobile – tout tourne autour de la mobilité que procurent les appareils portatifs (téléphone cellulaire, Blackberry, iPod, etc.). On y télécharge du contenu multimédia sous toutes ses formes: publicités, cartes routières, podcasts de visites guidées, etc. Après l’écran du téléviseur et de l’ordinateur, l’écran du téléphone cellulaire devient le troisième instrument de communication et de marketing d’importance et ce, grâce, entre autres, aux SMS (short message service).
  • Web 3.0 – S’agit-il du web sémantique, de la technologie devenue intelligente? Pour l’instant, il alimente les discussions.
  • Cyber-recrutement – un mode de recrutement qui représente une voie incontournable pour courtiser le bassin de jeunes travailleurs.

Essoufflé?

Désolé, le changement, lui, ne présente aucun signe d’essoufflement!

Sources:
– Chesshyre, Tom. «40 Travel Trends and Tips for 2008», TimeOnline, 29 décembre 2007.
– Deloitte – Tourism, Hospitality & Leisure. «Industry Trends 2008», [www.deloitte.com].
– Freeman, Andrew. «2008 Top Hotel and Restaurant Trends to Watch», Hotel & Resort Insider, janvier 2008.
– Harpaz, Beth J. «Cruise Trends – New ships, More Luxury», ETurboNews, 28 janvier 2008.
– Levine, Daniel. «American Trends Important To Know», Tourism Industry Association of Canada / TIAC’s Leadership Summit, novembre 2007.
– TripAdvisor.com. «Travelers Predict ’08 Trends in Annual TripAdvisor Survey», communiqué de presse, 25 octobre 2007.
– Réseau de veille en tourisme. Analyses produites au cours de 2007.
– Sanders, Lorraine. «Daily Travel Advice, Tips and Ideas from TravelPost.com and Around the Web», [TravelPost.com], 17 janvier 2008.

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Tendances

Des incontournables qui rythment l’industrie touristique en 2008

L’année touristique sera-t-elle un grand cru, bonne ou juste ordinaire? Voici certaines tendances qui, à court terme, conditionnent le succès de l’année 2008 et d’autres qui, à plus long terme, façonnent l’industrie touristique. Voyez ce qui est sous haute surveillance, les inéluctables et les classiques.

Sous haute surveillance

Les voyages d’affaires et d’agrément, les taux d’occupation dans les hôtels seront-ils en croissance? Les facteurs qui suivent conditionnent grandement les flux touristiques et les recettes des entreprises.

  • Économie – les déboires du marché immobilier aux États-Unis se répercutent sur d’autres secteurs d’activité et une récession menace l’économie américaine, mais, pour l’instant, on préfère parler de ralentissement. Cette situation mine la confiance des consommateurs. Inévitablement, le marasme économique américain a des conséquences sur l’économie canadienne et ailleurs dans le monde.
  • Taux de change – on surveille la force du huard et le déclin de la devise américaine. Au Canada, la valeur élevée du dollar canadien favorise la tendance des voyages à l’étranger. D’autres monnaies qui ont pris de la vigueur incitent les voyageurs – européens et australiens, notamment – à sortir de leur pays.
  • Prix du pétrole – l’augmentation du prix du pétrole pousse les consommateurs à réduire leurs déplacements en raison des répercussions sur le prix à la pompe et sur le coût des billets d’avion.
  • Politique – la course à l’investiture pour la présidentielle américaine et les élections à la présidence retiennent l’attention. Généralement, les Américains voyagent moins durant cette période. La politique internationale continue de teinter le choix des destinations des voyageurs.
  • Sécurité, menaces terroriste, sanitaire et climatique – ces éléments influencent la décision des voyageurs dans leur choix de destination et peuvent, à tout instant, compromettre la saison touristique (violences postélectorales au Kenya, ouragan, etc.). La date butoir qui exige pour toute personne, entrant ou retournant aux États-Unis par voie terrestre ou maritime, d’être en possession d’un passeport ou d’un autre document de voyage sécurisé, a de nouveau été repoussée, cette fois-ci au 1er juin 2009. Malgré ces multiples reports qui n’ont réussi qu’à semer la confusion, plusieurs voyageurs, tant canadiens qu’américains, se sont procuré leur passeport, ce qui rend les voyages à l’étranger encore plus accessibles.

Aux États-Unis, les contrecoups de la situation économique, du prix élevé de l’essence, des exigences relatives aux passeports, de la faiblesse du dollar pourraient favoriser les voyages intérieurs. Selon les experts, les Américains voyageront quand même, mais ils feront des voyages plus courts et à proximité de chez eux. Ils feront des compromis. La durée des vacances et des séjours dans les hôtels sera réduite. Ils resteront plus près de la maison ou visiteront des amis ou des proches. De plus, la force du huard par rapport à la devise américaine nuit à la compétitivité des prix des destinations canadiennes.

Les inéluctables

On en a parlé, on en parle et on en parlera encore et encore. Il faut les avoir constamment dans le collimateur, car ces facteurs, dont plusieurs sont interreliés, doivent guider les décisions et les actions des décideurs et des gestionnaires. Attention, certains mouvements pourraient s’accélérer plus rapidement que l’on pense!

  • Tourisme durable – il comporte trois volets: économique, social et environnemental. Il est devenu une condition sine qua non pour développer un type de tourisme respectueux de la nature, des gens visités et de la main-d’œuvre embauchée. Il est une condition aussi pour sauvegarder notre ressource première, pour contribuer à l’essor économique d’une région et pour redorer l’image parfois écorchée de l’industrie.
  • Changements climatiques – avec les gaz à effet de serre (GES) en tête, ils n’ont pas fini d’alimenter les médias, d’alerter les groupes de pression et d’interpeller les gouvernements, les scientifiques et la population. Il faut donc s’y attaquer dès aujourd’hui car les répercussions sur l’industrie touristique sont inévitables.
  • Vert et éco – la «verdure» est de tous les discours, le préfixe éco se greffe à de nombreux produits et les initiatives prolifèrent. Un but: réussir à établir une grande chaîne verte – voyageurs, entreprises, fournisseurs et intervenants.
  • Responsabilité sociale – cela prévaut tant pour le voyageur que pour l’entreprise touristique. Déjà sensibilisés à la protection de l’environnement, les voyageurs démontrent leur volonté de passer à l’action. Ils veulent être des touristes responsables. La croissance des voyages à caractère humanitaire et engagé, des voyages équitables et de l’écotourisme en fait foi. Par conséquent, la responsabilité sociale des entreprises, où il faut montrer «patte verte», constitue un facteur important pour les consommateurs dans le choix des produits et des services.

Dans un autre ordre d’idées…

  • Vieillissement de la population – l’importance de ce phénomène oblige à segmenter une clientèle vieillissante en fonction de ses goûts, de ses revenus et de sa capacité physique, à modifier les infrastructures d’accueil et à redéfinir les modes de voyages et la pratique d’activités.
  • Main-d’œuvre – la pénurie de main-d’œuvre annoncée oblige les entreprises à se bâtir une réputation d’employeur de choix et à élargir le bassin de travailleurs en vue du recrutement: immigrants, préretraités, retraités, personnes en réinsertion sociale (décrocheurs, chômeurs, etc.).

Les classiques

A-t-on encore besoin d’explication pour les suivants?

  • Expérience mémorable – le Wow!
  • Qualité du produit et du service – un must!
  • Valeur ajoutée – le plus qui fait la différence!

À suivre sous peu, les hétéroclites, les populaires, les marginales, les essoufflantes, les étourdissantes.

Sources:
– Commission canadienne du tourisme. «L’appréciation de la monnaie stimule l’ensemble des voyages à l’étranger», Bulletin de renseignements sur le tourisme, no 42, novembre 2007.
– Conference Board du Canada. «Voyages intérieurs et voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada», Analyse des perspectives du marché à court terme, Premier trimestre de 2008 / Résumé, Commission canadienne du tourisme, décembre 2007.
– Hospitality Net. «Travelodge Building New ‘Lego Style’ Hotels with Modified Shipping Containers», [www.hospitalitynet.org], 8 janvier 2008.

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Gestion

INNOVER: une résolution à prendre pour l’industrie touristique en ce début d’année

Innover ne signifie pas inventer! Il importe de faire la distinction. Mais pourquoi innover? Parce que le tourisme a son lot de paradoxes et qu’il faut le penser autrement pour préparer son avenir. Parce que l’innovation est au cœur de la croissance et du développement économiques et que ceux qui sauront innover seront encore là demain alors que les autres auront fermé leurs portes. Innover, c’est ce que l’on se souhaite pour l’année 2008.

La région touristique Rhône-Alpes en France a bien compris l’importance de l’innovation dans le tourisme et c’est pourquoi la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes – Rhône-Alpes Tourisme a organisé le Forum Innovation & Tourisme à Lyon, en novembre dernier. Ce forum a été l’occasion de s’interroger sur pourquoi et comment innover et il a servi de base de référence et de source de réflexion pour la rédaction de ce texte.

Un petit exercice de sémantique

Les significations des termes innover et inventer, selon le petit Robert, sont:

  • innover: introduire quelque chose de nouveau ou d’inconnu dans une chose établie;
  • inventer: créer quelque chose de nouveau.

Les contraires d’innover sont: conserver, copier, imiter.

L’innovation sous-entend qu’il faut penser les choses existantes «autrement». (Lire aussi: La créativité et «Thinking outside the box» vont de pair!) En voici un exemple divertissant: When graphic artists get bored (durée de 2 minutes).

Pourquoi innover? Globalement…

Bruno Jan, responsable d’ingénierie à la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (Mitra), souligne que les paradoxes et les ruptures sont favorables à l’innovation. Aujourd’hui le tourisme est confronté à trois paradoxes fondamentaux qui hypothèquent son avenir, auxquels s’ajoutent des contradictions sectorielles et régionales.

  • Le développement durable du tourisme s’impose alors que l’activité touristique s’avère plutôt gourmande – énergivore sur le plan de ses déplacements, impacts négatifs sur l’environnement et les communautés, etc.
  • Le tourisme représente un secteur capitalistique qui nécessite des investissements importants, mais qui est confronté à un cycle de vie des produits de plus en plus court.
  • Le tourisme est constitué d’une clientèle volatile et sensible aux modes, en quête de sens et de valeurs, qui veut donc à la fois une «expérience de vie» et des «paillettes».

C’est pourquoi ces facteurs nous obligent désormais à penser le tourisme autrement.

Pourquoi innover? Individuellement…

Tous s’accordent à dire qu’innover constitue une avenue de croissance et de compétitivité, une voie de survie, une nécessité économique.

Selon Isabelle Wallart, directrice du Centre Européen de Créativité et d’Innovation Industrielle, innover est, de toute évidence, devenu une des clés fondamentales de la compétitivité de la PME, un impératif pour maintenir efficacement l’entreprise sur le marché, faire face à la concurrence, assurer la pérennité…

Il est donc important d’innover pour se démarquer dans un marché compétitif, pour renouveler une offre vieillissante qui ne répond plus aux attentes des touristes, pour assurer un développement durable, pour contrer des problématiques et même pour attirer de nouveaux talents dans son entreprise.

Innover c’est penser autrement

Pas de formule ou de baguette magique, mais certains mots-clés: ouverture, curiosité, veille, rupture, risques et… passion!

Innover c’est aussi faire fi des contraintes ou plutôt les convertir en opportunités car, pour plusieurs entreprises, les contraintes deviennent une source d’inspiration et un moteur à l’innovation.

Innover exige de l’ouverture d’esprit et de la curiosité:

  • rêver, délirer, créer, imaginer
  • générer des idées
  • ne pas avoir peur du ridicule
  • évaluer les idées sans a priori
  • mettre en place les conditions favorables à l’innovation
  • se méfier de l’évidence, s’affranchir des certitudes
  • s’écarter du copier/coller
  • détourner les usages, les produits
  • faire appel à l’imaginaire

Le travail de veille est essentiel pour déclencher une idée nouvelle:

  • jeter un regard prospectif sur l’environnement
  • être aux aguets pour détecter des signaux faibles
  • se tenir à l’affût des tendances pour y puiser des sources d’inspiration, le flash qui déclenchera l’idée
  • observer et écouter en permanence les clientèles
  • analyser la concurrence, ce qu’elle fait de bien, de moins bien, de différent
  • rechercher les bonnes pratiques
  • se comparer
  • se méfier de l’effet mode

(Lire aussi: Petit guide du «parfait» globe-veilleur: soyez à l’affût des tendances)

La rupture est la base de l’innovation:

  • rompre avec les vieilles idées, les laisser au vestiaire
  • penser autrement
  • s’écarter des sentiers battus
  • changer les règles du jeu ou bousculer les principes établis d’un secteur d’activité ou d’un marché
  • aller plus loin que les solutions déjà connues
  • éliminer les idées préconçues
  • se remettre en question en permanence
  • s’ouvrir à d’autres domaines, aller voir ce qui se passe dans d’autres secteurs d’activité
  • envisager des alternatives
  • s’interroger sur ses propres pratiques

Innover n’est pas sans risques:

  • être prêt à accepter l’aventure
  • se buter à des gens qui ne croient pas au projet
  • rencontrer des obstacles financiers
  • se heurter à la résistance au changement
  • voir son projet imité rapidement par la concurrence
  • être confronté à des obstacles législatifs
  • devoir former la main-d’œuvre

Innover, c’est aussi…

  • se baser sur des valeurs de fond
  • s’appuyer sur son savoir-faire traditionnel
  • être persévérant et patient
  • savoir renoncer, car toute idée n’est pas nécessairement bonne au final

Innover, c’est aussi de la passion!

L’innovation peut s’exercer à tous les niveaux: caractéristiques d’un produit ou d’un service, modèle d’affaires, marché, prix, qualité, expérience client, commercialisation, canaux de distribution, gestion, processus… L’élaboration d’une stratégie peut se faire en partenariat avec les clients, les fournisseurs et même les concurrents.

Dans la réalisation d’un projet novateur, il faut toutefois savoir conjuguer l’effervescence de la créativité et la rigueur de la démarche.

Quelques exemples d’innovation

L’électricité n’a pas sonné le glas de la bougie. On lui a trouvé d’autres utilités: elle sert maintenant à décorer, à créer une ambiance, à parfumer et même à faire l’objet d’un festival très populaire: la Fête des lumières à Lyon.

Parler d’innovation sans mentionner le Cirque du Soleil serait impensable, car cette équipe a vraiment transformé l’art du cirque et sa réputation n’est plus à faire.

L’entreprise Labyrinthus a relancé l’intérêt envers les labyrinthes tout en les dépoussiérant: formes nouvelles et inattendues, endroits inusités (labyrinthe sur la plage) et thématiques originales. En 2001, 80 artistes venus d’Amazonie mettaient le labyrinthe au tempo tropical. Le milieu urbain sera le site d’un prochain labyrinthe.

Et si l’innovation c’était de se dire… «Tiens, je n’avais pas pensé à cela»?

Nous souhaitons à tous une Bonne Année 2008 et qu’elle soit un grand cru pour l’innovation!

Lire aussi:
– Petit guide du «parfait» globe-veilleur: soyez à l’affût des tendances
– La créativité et «Thinking outside the box» vont de pair!

Sources:
– Chaspoul, Claudine. «Forum Innovation & Tourisme – Développer la culture de l’innovation», interview de Bruno Jan, Espaces 250, juillet-août 2007, p. 8-10.
– Conférence «Faites le plein de solutions d’avenir», Salon sur les meilleures pratiques d’affaires 2007, Montréal, 15 novembre 2007.
– Forum Innovation & Tourisme. Conférenciers et «Chemin faisant – Guide du participant», organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes – Rhône-Alpes Tourisme, Lyon, France, 29 et 30 novembre 2007, [forum.innovation-tourisme.com/].
– Gellatly, Guy et Valerie Peters. «Comprendre le processus d’innovation: l’innovation dans les industries de services dynamiques», Direction des études analytiques, Statistique Canada, 11F0019MPF, no 127.
– Ordahl, Thomas. «To Innovate—Break a Rule», MarketingProfs.com, 31 octobre 2006.
– Wallart, Isabelle. «Pourquoi innover», Les fiches pratiques, Centre Européen de Créativité et d’Innovation Industrielle, Université de Valenciennes [www.univ-valenciennes.fr/CECII/pole5/fich_pr1.htm].

Sites Internet:
Fête des lumières
Labyrinthus
Route verte

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Produits et activités

Capsule – Dessine-nous un projet!

Les règles du jeu: un groupe tire deux cartes représentant chacune un objet différent et une troisième identifiant le contexte touristique dans lequel évolueront ces objets. À partir de ces données, il faut développer un projet en gardant en tête un horizon de 2035. Après une période d’agitation, de cogitation, d’inspiration et de discussion en groupes, un dessinateur professionnel transpose sur papier le fruit de ces labeurs tout en étant attentif, en cours d’action, au concept qui évolue – on ne calme pas les cerveaux en ébullition si facilement. Cela peut donner lieu à des fous rires et à de belles idées folles… et réalisables!

Cinq groupes se sont prêtés au jeu lors du Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme à Lyon en France, en novembre dernier.

Cette démarche a permis à chaque participant de se retrouver successivement en situation de création individuelle, de formulation d’idées innovantes de manière collective, de confrontation d’idées permettant l’enrichissement et l’évolution du concept de départ, enfin en spectateur actif et attentif à la représentation du projet par le dessinateur. Autant de situations à vivre par le porteur d’une idée novatrice.

Les productions ont été très intéressantes et démontrent la capacité de créativité des acteurs du tourisme, pour peu qu’on leur propose l’environnement favorable pour cette démarche.

Atelier du groupe no15 du « cornac » Bruno Tamaillon

Première carte: objet – un bâton
Deuxième carte: objet – une tente
Troisième carte: contexte – l’écotourisme

Il n’en fallait pas plus pour que les esprits s’agitent!

La techno dans un environnement naturel, pourquoi pas?

Dans les années 2030, le voyageur privilégiera les randonnées en nature près de son domicile (choix contraint ou vrai choix) et les besoins simples en ressourcement: découverte de l’environnement naturel, sécurité de la destination, confort de la tente, contact avec la famille et les amis aux quatre coins du monde, relations avec les racines et le passé, ouverture sur l’imaginaire… sans pour autant délaisser les aspects positifs que lui procure la technologie.

Bâton de marche ergonomique, le bâton de Noé sert à la fois de guide intelligent et convivial, d’ordinateur et de producteur d’énergie. Muni d’un ressort, il permet d’emmagasiner l’énergie en marchant, donc de pourvoir aux besoins énergétiques de la randonnée et des activités nocturnes (éclairage, etc.). Un GPS (global positioning system) est incorporé dans le pommeau du bâton. De la tige se déroule un écran souple et tactile qui permet de lire le cyber-journal. S’y ajoutent hauts-parleurs, système téléphonique, liens Wi-Fi qui favorise l’obtention d’informations de toutes sortes. En marche, le bâton fait surgir des hologrammes qui racontent le pays: la représentation des lieux plusieurs années auparavant, son histoire, son évolution, de même que des explications sur la flore et la faune.

La tente de Noé est «autoportante» grâce au rayonnement magnétique du bâton qui en constitue le pilier central. Elle est fabriquée d’un tissu intelligent qui peut se teinter de la couleur désirée (selon l’humeur) ou devenir transparent pour laisser entrevoir le ciel et son manteau étoilé. Le tapis de sol diffuse une chaleur tempérée. Avec sa capacité réfléchissante, la tente sert d’écran pour les diverses activités: communiquer avec la famille et les amis, s’amuser avec des jeux électroniques, écouter un film ou un conte pour s’endormir, préparer l’itinéraire du lendemain à l’aide de vidéos, de cartes, etc. On peut aussi y écouter de la musique HI-FI.

La liste aurait pu s’allonger…

Vous savez, il n’y a rien d’utopique là-dedans, car il existe déjà un sac à dos muni de capteurs solaires qui permettent de recharger cellulaire et lecteur mp3 pendant la promenade.

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Source: www.voltaicsystems.com

Un merci à Bruno Jan et Hugues Béesau de la MITRA ainsi qu’à Bruno Tamaillon de TAM’S Consultants pour leur collaboration à ce texte.

Source:
– Groupe no 15 du «cornac» Bruno Tamaillon. Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme, Lyon, France, 29 et 30 novembre 2007.

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Human resources

Want to be cutting‑edge? Try online recruiting!

A powerful combination of human resources, brand image, Web 2.0 and technology, Recruiting 2.0 will turn you into a top-notch recruiter! Find out more about this phenomenon and learn how to take advantage of new trends that are leaving traditional methods in the dust. The Internet can be used for more than simply planning your next getaway. A refined brand image is important not only to customers and the marketing department. The Internet and this image are of direct concern to human resource managers because they use selection tools to screen job seekers.

Recruiting 2.0

In today’s world where offline means off the radar, a company’s Website becomes much more than a display for job openings. It must introduce the organization and its values, provide background on the vacant positions, describe the work environment and spotlight the specific benefits of working at the company (stimulating challenges, opportunities for advancement, compensation strategy, etc.). Furthermore, it must do so in a dynamic fashion, making use of multimedia like video, music, etc. The information must also be up‑to‑date and easily accessible, because speed is the order of the day when it comes to browsing, using and communicating.

Combined technologies move beyond your Website

A corporate Website is not the only way to create a Web presence. Recruiting 2.0 requires using a variety of strategies, such as the examples provided below:

  • Post the jobs to be filled on various employment portals. These types of sites offer various tools, to both employers and job seekers, for posting jobs and résumés, doing searches (by skills, competencies, types of job, etc.), interacting and even matching up jobs with candidates. In addition, the Internet’s elimination of geographic limitations increases the potential pool of candidates.

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  • Enter the YouTube era. There are innovative sites that make the recruitment process more dynamic: www.youjob.com calls itself the first Recruiting 2.0 Website. It provides job seekers and companies alike with a showcase and the technology to create and display video résumés and recruiting videos, as well as a platform for interaction. Pre‑hiring interviews can be conducted via videoconferencing. When we consulted the site, the Accor Group was listed first in the Company section. With a simple click, one could view a video explaining the company’s profile, its values, the types of employees sought, reasons to work there, etc. (Take a peek at the site and you’ll see what we mean!)
  • Use social networks to get the word out about vacant positions. Some companies have used Facebook to create groups, free of charge, so they can present themselves as dynamic workplaces and recruit employees. An employee can become a member, broaden his or her network of contacts and engage in recruiting on the employer’s behalf. Now that technology allows external modules called widgets, companies can link their services to the Facebook platform.
  • Use technology to facilitate the recruiting process. Webcams, cell phones, videoconferences, chatting and other methods can speed up the pre‑interview process, eliminate the problems associated with distance and solve mobility issues.
  • Surf the Web. Job seekers have created their own blogs to publicize themselves and develop their network of contacts.

Five companies even banded together to launch a recruiting drive in the virtual world of SecondLife. The most convincing avatars then pursued the traditional process in the real world.

Sephora, a major retailer of beauty products, is planning to launch an HR blog to advertise the company’s jobs: fifteen or so employees selected from around the world will go online to describe what they do all day.

Software programs can be used to manage (that is, tag, classify, order, etc.) an entire “pile” of electronic résumés.

Employers: monitoring your Web image

If TripAdvisor makes you shudder, you should know that employers can also be rated on the Web. Not surprisingly, just as there are sites to review doctors and teachers, there are now sites targeting companies, bosses and even internships and summer jobs.

To evaluate a company on www.jobvent.com, all one does is enter the company’s name, address and phone number, rate it from ‑5 to +5 on various criteria (salary, respect, benefits, job security, work environment, etc.) and then explain the ratings given. Result: the site lists the most appreciated companies (I love my job) and the most detested (I hate my job).

Using the Web to check up on potential employees!

As an employer, should you wish to find out more about interesting job applicants or even your current employees, you can find a wealth of information on the Internet because Web activity leaves a trail. In fact, all blogs, social networks (Facebook, FlickR, etc.) and discussion forums on the Web can reveal a lot about a Web user’s personality and cyber‑reputation. Employers can “happen” upon an employee’s indiscretions or even go as far as to register under a fake name to infiltrate social networks.

Discriminatory practices?

These new practices can obviously cause some controversy. While a paper résumé enables candidates to avoid disclosing certain things about themselves, a video résumé is much more revealing.

In addition, the growing popularity of exclusively using online forms for job applications has earned the UK hotel industry a warning from a London law firm. The industry may face charges of age‑based discrimination (with laws and statistics to support the claim), because the practice excludes people in certain age groups who do not know how to use a computer.

Don’t just be a top employer, be a top recruiter

These new tools not only facilitate the recruitment process, they also:

  • Project a cutting‑edge, dynamic corporate image
  • Help you be more competitive
  • Speed up the recruiting process
  • Suit the lifestyle of young people and attract people with various profiles
  • Eliminate geographic boundaries and increase the pool of potential candidates

Everything moves very fast in cyberspace, so the number and variety of sites and tools will continue to multiply, evolve and change; it can be difficult to keep up. Welcome to Recruiting 2.0!

Sources:

– Ancelin, Brice. “Youjob se lance sur le marché du recrutement 2.0,” [www.focusrh.com], September 19, 2007.
– Chevrier, François‑G. “Contrôler son image sur le Web, comme employeur,” 7th annual HR day for the tourism industry, La gestion du changement pour réussir le virage techno en RH, held in Trois‑Rivières by the Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, September 26, 2007.
– Hunt, Susan and Robert Landry. “Chapter 7 – The Importance of Employer Branding,” The Future of Work, Financial Sun Life, [www.sunlife.ca].
– May, Kevin. “We Need To Talk the Language of Social Networking Sites,” [travolution.blogspot.com], September 13, 2007.
– Montaigne, Caroline. “Séduire et recruter grâce à Internet,” [www.lesechos.fr], July 16, 2007.
– Rocha, Roberto. “Facebook Used To Recruit Employees,” Canada.com network, September 4, 2007.
– Ross, Jeff N. “Why Hospitality Employers Are Poor at Replying to Job Applications,” [www.hotel-online.com], September 28, 2007.
– Walton, Christopher. “Online Recruitment Only Can Lead to Age Discrimination,” [www.caterersearch.com], October 19, 2007.
– Zerbib, Corinne. “Voyage dans la blogosphère emploi,” Courrier Cadres, No. 1623, March 30, 2006, p. 40‑41.

Employment portals:

www.emploitourisme.ca
www.youjob.com
emploiquebec.net/francais/index.htm

www.guichetemplois.gc.ca
www.jobboom.com
francais.monster.ca
www.workopolis.com
carrieres.lesaffaires.com/RepereEmplois/fr/carrieres/accueil.asp
www.cvtheque.com
www.jobster.com
LEntreprise.com
www.careertours.com
www.i-resign.com

Company review sites:

www.jobvent.com
www.bossrater.com
www.stagescritics.com
www.ehss.org/sections/students/student_eval.htm

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Ressources humaines

Soyez cool, mettez-vous en mode «cyber-recrutement»!

Qu’est-ce qu’un mix de ressources humaines, d’image de marque, de Web 2.0 et de technologie? Rien de moins qu’un mélange explosif qui fera de vous un recruteur de choix! Voyez comment se dessine le «marché de l’emploi 2.0» et sachez tirer parti de ces nouvelles tendances. De quoi donner un coup de vieux aux méthodes traditionnelles! Le Web ne s’utilise pas pour le seul «magasinage» de sa prochaine escapade. Peaufiner l’image de marque ne se limite plus aux clients et à l’équipe marketing. Cette vitrine et cette image interpellent directement les gestionnaires de ressources humaines car elles servent d’outils de présélection auprès des chercheurs d’emplois. (Lire aussi: Êtes-vous «out» en matière de recrutement de main-d’œuvre?)

Le recrutement 2.0

Dans un contexte où «hors du Web point de salut», le site de l’entreprise devient beaucoup plus qu’une vitrine qui sert à afficher les emplois disponibles. Il doit présenter l’organisation et ses valeurs, expliquer les postes à pourvoir, décrire l’environnement de travail et mettre en valeur les avantages distinctifs qui inciteront les gens à venir y travailler (défi stimulant, possibilité d’avancement, stratégie de rémunération, etc.), le tout, de façon dynamique (multimédia – vidéo, musique, etc.). De plus, l’information doit être à jour et facile à trouver, car rapidité devient le mot d’ordre: rapidité de recherche, d’utilisation et d’échanges.

Le mix technologique va au-delà du site Web

S’afficher sur le Web ne se limite pas qu’au site Internet de l’entreprise. Le recrutement 2.0 exige un déploiement de stratégies dont voici quelques exemples:

    • Inscrire les postes à combler sur divers portails d’emploi. Ce type de site offre différents outils, tant aux employeurs qu’aux candidats, pour afficher les postes et les CV, pour rechercher (habiletés, compétences, types d’emplois, etc.), pour interagir et même pour apparier postes et candidats. De plus, l’abolition des frontières géographiques sur le Net agrandit le bassin potentiel de postulants.

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  • Entrer dans l’ère YouTube. Il existe des sites novateurs qui dynamisent le processus de recrutement: www.youjob.com s’autoproclame le premier site Internet de recrutement 2.0. Il met à la disposition des chercheurs d’emplois et des entreprises la vitrine et la technologie qui leur permettent de créer et d’afficher leur CV vidéo et leur Vidéo recruteur, et d’interagir par la suite. Des pré-entretiens d’embauche sont possibles grâce à la visioconférence. Lors de notre consultation du site, le Groupe Accor se trouvait dans la section Entreprises à la une, où, en un clic, une vidéo explique le profil de l’entreprise, ses valeurs, les types de profils d’employés recherchés, pourquoi venir y travailler, etc. (Jetez un coup d’œil à ce site et vous comprendrez tout!)
  • Se servir des réseaux sociaux pour faire connaître les postes à combler. Sur Facebook, certaines entreprises créent, sans aucuns frais, des groupes où elles se présentent avec dynamisme afin d’y recruter des employés. Un employé peut devenir membre, élargir son réseau de contacts et y faire lui-même du recrutement pour le compte de son employeur. L’ouverture technologique aux modules externes (widgets) permet aux entreprises de greffer leurs services à cette plateforme.
  • Utiliser la technologie pour faciliter le processus de recrutement. Webcams, téléphones cellulaires, vidéoconférences, clavardage et autres permettent d’accélérer le processus de pré-entrevue, d’abolir les distances et de résoudre les problèmes de mobilité.
  • Vadrouiller sur le Web. Des chercheurs d’emploi y ont créé leur blogue pour se faire connaître et développer leur réseau.

Cinq entreprises ont même lancé, de concert, une opération de recrutement dans l’univers virtuel de SecondLife. Les avatars les plus convaincants ont intégré par la suite le processus classique dans le monde réel.

Sephora, une grande chaîne de distribution de produits de beauté, s’apprête à lancer un blogue RH pour faire connaître ses métiers: une quinzaine d’employés sélectionnés à travers le monde y décriront leur quotidien.

Des logiciels permettent de gérer (tagger, classer, sélectionner, etc.) la «pile» de CV électroniques complétés.

Contrôler son image sur le Web comme employeur

Si TripAdvisor vous fait frissonner, sachez qu’en tant qu’employeur vous pouvez aussi être «coté» sur le Web. Tout comme il existe des sites qui permettent d’évaluer son médecin ou son professeur, il n’est pas étonnant d’apprendre l’existence de sites qui ciblent les entreprises, les patrons et même les stages professionnels et les emplois d’étés.

Pour évaluer une entreprise sur www.jobvent.com, il s’agit simplement d’entrer les coordonnées de l’entreprise, de coter de -5 à +5 différents critères (salaire, respect, avantages, sécurité d’emploi, environnement de travail, etc.) et d’expliquer les cotes attribuées. Résultat: on y trouve les compagnies les plus appréciées (I love my job) et les plus détestées (I hate my job).

De la recherche de candidats au cyber-espionnage!

De votre côté, s’il vous prenait l’envie de vous renseigner sur les candidats qui vous intéressent ou sur vos employés, sachez qu’Internet peut révéler bien des secrets, car les cyberactifs y laissent des traces. En effet, tous les blogues, les réseaux sociaux (Facebook, FlickR, etc.) ou les forums de discussion de ce monde peuvent en dire long sur la cyberréputation et la personnalité d’un internaute. Les employeurs peuvent «tomber» par accident sur les frasques d’un employé ou pousser l’audace jusqu’à s’enregistrer sous un faux nom afin d’infiltrer des réseaux sociaux.

Pratiques discriminatoires?

Ces nouvelles pratiques peuvent évidemment soulever des protestations. Alors qu’un CV papier permet de ne pas divulguer certaines données sur le candidat, un CV-vidéo s’avère beaucoup plus révélateur.

Aussi, avec la croissance de l’utilisation exclusive des formulaires en ligne pour soumettre sa candidature à un poste, l’industrie hôtelière britannique a reçu une mise en garde d’une firme d’avocats londonienne. Elle pourrait faire face à des accusations de discrimination fondée sur l’âge (avec lois et statistiques à l’appui), car une telle pratique exclut les gens de certains groupes d’âge qui ne savent pas utiliser un ordinateur.

Plus qu’un employeur de choix, devenez un recruteur de choix

L’utilisation des nouveaux outils permet non seulement de faciliter le processus de recrutement, mais aussi:

  • de projeter l’image d’une entreprise avant-gardiste et dynamique;
  • d’être plus compétitif;
  • de gagner en rapidité;
  • de répondre au mode de vie des jeunes et d’attirer des gens au profil différent;
  • d’abolir les frontières géographiques et d’élargir le bassin de candidats potentiels.

Comme tout va très vite dans le cyberespace, les sites et les outils de tous types vont essaimer, se multiplier, évoluer, se muter… à ne plus savoir où donner de la tête! Bienvenue dans le marché de l’emploi 2.0!

Sources:
– Ancelin, Brice. «Youjob se lance sur le marché du recrutement 2.0», [www.focusrh.com], 19 septembre 2007.
– Chevrier, François-G. «Contrôler son image sur le Web, comme employeur», 7e journée RH du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, «La gestion du changement pour réussir le virage techno en RH», tenue à Trois-Rivières, 26 septembre 2007.
– Hunt, Suzanne et Robert Landry. «Importance de l’image de marque de l’employeur», [www.sunlife.ca], Financière Sun Life, chapitre 7.
– May, Kevin. «We Need To Talk the Language of Social Networking Sites», [travolution.blogspot.com], 13 septembre 2007.
– Montaigne, Caroline. «Séduire et recruter grâce à Internet», [www.lesechos.fr], 16 juillet 2007.
– Rocha, Roberto. «Facebook Used To Recruit Employees», Canada.com network, 4 septembre 2007.
– Ross, Jeff N. «Why Hospitality Employers Are Poor at Replying to Job Applications», [www.hotel-online.com], 28 septembre 2007.
– Walton, Christopher. «Online Recruitment Only Can Lead to Age Discrimination»,
[www.caterersearch.com], 19 octobre 2007.
– Zerbib, Corinne. «Voyage dans la blogosphère emploi», Courrier Cadres no 1623, 30 mars 2006, p. 40-41.

Portails d’emplois:
www.emploitourisme.ca

www.youjob.com
emploiquebec.net/francais/index.htm

www.guichetemplois.gc.ca
www.jobboom.com
francais.monster.ca
www.workopolis.com
carrieres.lesaffaires.com/RepereEmplois/fr/carrieres/accueil.asp
www.cvtheque.com
www.jobster.com
LEntreprise.com
www.careertours.com
www.i-resign.com

Sites «d’évaluation»
www.jobvent.com
www.bossrater.com
www.stagescritics.com
www.ehss.org/sections/students/student_eval.htm

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Ressources humaines

Êtes-vous «out» en matière de recrutement? (Compte rendu de conférence)

Les candidats ne se bousculent plus à votre porte. Les petites annonces d’emplois des quotidiens n’ont plus la cote. Le CV classique sous format papier fait figure de dinosaure. Savez-vous comment les jeunes s’y prennent pour dénicher leur emploi? Pour eux, Internet, techno et rapidité égalent mode de vie! Lors de la 7e journée RH du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, trois jeunes finissants universitaires nous ont révélé leur stratégie de recherche d’emploi.

Voici comment ces jeunes entrent de plain-pied dans le cyber-recrutement:

  • Ils consultent des sites Internet dédiés aux choix de carrière, à la préparation d’un CV et aux démarches d’emplois.
  • Leurs recherches d’emploi se concentrent principalement sur le Web: différents portails d’offres d’emplois, dont Emploi Québec, des sites d’entreprises, des sites gouvernementaux, des moteurs de recherche ainsi que les carrefours jeunesse-emploi. Ils déplorent l’absence d’un portail d’emplois en tourisme qui faciliterait grandement leurs recherches.
  • Ils utilisent les fils RSS afin d’être avisés lorsque de nouvelles informations ou de nouveaux postes sont affichés.
  • Ils consultent les blogues et les forums sur l’emploi (on y lit parfois des rumeurs de toutes sortes…). Il existe un tel forum en récréologie [www.recreologie.com/phpBB2/].
  • Avant de poser leur candidature, les jeunes consultent le site Web de l’entreprise pour mieux la connaître. Ils veulent savoir si l’image de la compagnie les interpelle et si ses valeurs correspondent aux leurs. La visualisation d’un organigramme les aide à mieux comprendre sa structure. Ils veulent de l’information récente (et non un site qui a été mis à jour en 2006) et claire: un onglet pour les offres d’emplois, savoir qui contacter et à qui envoyer son CV (selon Monster Inc., 94% des chercheurs d’emploi consultent les sites Web des entreprises pour découvrir les possibilités d’y travailler et 25% décident de ne pas postuler à cause de ce qu’ils y voient).
  • Ils veulent une bonne description des postes car ils n’aiment pas perdre de temps inutilement et cela leur permet de découvrir des nouveaux emplois dont ils ne connaissaient pas l’existence.
  • Ils aiment échanger des courriels ou clavarder avec l’employeur. S’ils obtiennent une réponse dans la journée, ils sont d’autant plus satisfaits. Ils sont offusqués s’ils envoient un CV et qu’ils ne reçoivent aucune réponse (même son de cloche de la part de groupes d’étudiants suisses lorsqu’un directeur d’hôtel les a rencontrés – environ 70% des étudiants qui avaient postulé pour un emploi n’avaient jamais reçu de réponse de l’employeur et se disaient déçus de cette attitude. Selon Monster Inc., 87% des candidats affirment qu’ils ont une meilleure impression d’une entreprise lorsqu’ils reçoivent une lettre de remerciement).
  • Ils sont surpris de voir un emploi affiché dans un journal et de ne pas le retrouver sur le site de l’entreprise.
  • Lorsqu’ils constatent qu’un même emploi revient souvent chez le même employeur, ils se demandent alors si le problème ne se situe pas justement au niveau de l’entreprise.
  • Même si Internet est idéal pour la recherche d’emploi, il est important d’avoir un contact direct avec les employeurs afin de vérifier les compatibilités de personnalités.

Les jeunes d’aujourd’hui carburent à la rapidité, à Internet, à la techno et aux nouveautés: téléphone cellulaire, podcasting, blackberry, réseaux sociaux et de partage (Facebook, YouTube, FlickR), univers virtuel (Second Life), blogosphère, forums de discussion, clavardage, fils RSS, Webcam, Wi-Fi, wiki, géopositionnement et plus encore! La création d’un blogue professionnel fait partie des travaux des étudiants de la Faculté libre des sciences économiques et de gestion à Lille en France.

Pas étonnant qu’avec cette panoplie d’outils les méthodes de recrutement et de recherche d’emploi évoluent et se multiplient.

Comment, en tant qu’employeur, savoir tirer profit du marché de l’emploi 2.0? À suivre dans le prochain Globe-Veilleur.

Sources:
– Étudiants en recherche d’emploi, 7e journée RH du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, «La gestion du changement pour réussir le virage techno en RH», tenue à Trois-Rivières, 26 septembre 2007:

  • Marie-Lou Bélisle-Denis (Baccalauréat en communication – relations humaines, Université du Québec à Montréal);
  • Caroline Bérubé (Baccalauréat en Loisir, Culture et Tourisme, Université du Québec à Trois-Rivières);
  • Benoit Lévesque-Beaulieu (Baccalauréat en Loisir, Culture et Tourisme, Université du Québec à Trois-Rivières).

– Zerbib, Corinne. «Voyage dans la blogosphère emploi», Courrier Cadres no 1623, 30 mars 2006, p. 40-41.

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Ressources humaines

Capsule – 27 000 CV vous attendent

De la difficulté à recruter du personnel? Avec le projet Stages Découvrir, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec souhaite obtenir, d’ici 2010, 3000 places de stages dans quelque 750 entreprises. Ce projet veut amener 27 000 jeunes de moins de 25 ans, sans travail et sans projet de carrière, à découvrir un métier ou une profession qui les animera, à vouloir acquérir la formation nécessaire pour décrocher l’emploi qu’ils désirent et à avoir le goût de s’accomplir. Des stages d’exploration ou d’observation en entreprise, d’une durée maximale de 4 semaines, feront connaître à ces jeunes les diverses facettes d’une organisation, l’environnement de travail et les occasions de carrière. Les centres locaux d’emploi effectueront une première sélection de participants et ces derniers choisiront parmi la banque de stages celui qui correspond le plus à leurs intérêts. L’entreprise pourra obtenir une subvention salariale d’Emploi-Québec si, au terme du stage, elle désire embaucher le jeune.

Pourquoi ne pas donner à ces jeunes le goût de découvrir les métiers du tourisme et leur faire vivre une expérience unique et valorisante?

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La Top 10 mania!

Tous les superlatifs y passent: les plus cool, les plus laids, les plus chers, les plus branchés, les plus insolites, les plus… meilleurs! Les Top 10 sont partout. On dresse une liste pour tout et pour rien. Même que ces compilations s’allongent: «Les 100 meilleurs employeurs», «1000 Places to See Before You Die». Votre entreprise a-t-elle ce petit quelque chose qui la rend digne de figurer dans un Top 10? Non? Peut-être y aurait-il lieu de plancher sur une stratégie pour vous démarquer, comme «Le meilleur service à la clientèle»?

Noyés dans une mer d’information, le Top 10 vient à la rescousse!

Les grandes organisations, les magazines, les journaux, les sites Internet, tous y vont de leurs classements, de leurs conseils ou de leurs découvertes: les best of…, les 10 façons de…, où aller pour…, les 10 choses qu’il faut savoir avant de… et tout le monde en raffole.

Pourquoi les gens aiment-ils tant les listes, ces fast-foods de l’information, et pourquoi les entreprises devraient-elles aussi les aimer? Parce qu’elles sont…

  • faciles à ingérer – Elles captent l’attention. Pas d’envolée dithyrambique, elles se lisent rapidement.
  • parfois difficiles à digérer – Pour ou contre? Elles suscitent les débats, soulèvent les controverses et engendrent les discussions tant sur le contenu que sur la méthodologie utilisée.
  • contagieuses – Chacun y va de son Top 10. Les résultats se propagent à la vitesse de l’éclair et le Web 2.0 n’est pas étranger à cette propagation.
  • de bonnes sources d’information – Elles simplifient surtout la vie du consommateur face à la surabondance d’information. Elles aident les gens à faire un choix éclairé ou à les conforter dans leur choix, à ne pas passer à côté de choses importantes, à faire de nouvelles découvertes.
  • un excellent moyen de communication – Elles sont une belle vitrine publicitaire (à moins de faire partie de la liste des 10 plus mauvais). Elles alimentent plus d’un article linéaire sur le sujet.
  • un avantage concurrentiel – Elles permettent aux entreprises de se démarquer de la concurrence. Elles font vendre. Elles génèrent un achalandage important sur les sites Internet et, par conséquent, améliorent le positionnement du site dans le résultat des moteurs de recherche.

Je cours les concours…

Quelles méthodologies se cachent derrière ces classements?

  • Il y a les classements établis par des méthodologies scientifiques et sérieuses.

N’y figure pas qui veut. Il suffit de penser aux sites classés Patrimoine mondial de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture). Dans le but d’aider les destinations à préserver des sites hors du commun, l’UNESCO évalue les candidatures proposées selon des critères scientifiques. Un site apparaissant à ce classement jouit d’un important prestige, mais rigueur, dossier imposant à monter et plusieurs critères s’imposent si la destination désire obtenir et conserver son titre.

Le classement mondial des destinations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) permet aux destinations d’évaluer leur performance au fil des années et de se comparer à la concurrence.

  • Il y a les classements établis par des votes populaires.

Les gens aiment voter. Même si certains classements n’ont rien de scientifique, leur impact peut se révéler important et la participation peut même prendre une ampleur inattendue. C’est ce que l’on a pu constater lors du dévoilement à Lisbonne, le 07.07.07, des sept nouvelles merveilles du monde, où plus de 100 millions de votes ont été compilés. Pratique décriée par l’Unesco, l’initiative n’a pas fait l’unanimité. L’objectivité a souvent fait place à la partisanerie alors que d’importantes campagnes promotionnelles se sont organisées pour faire monter en flèche les votes d’un site.

Au Canada, la CBC (Canadian Broadcasting Corporation) y est allée de ses Seven Wonders of Canada. Plus de un million de votes plus tard, les sept merveilles du Canada ont été couronnées et le résultat des votes a donné lieu à différents classements: le classement des juges où le Vieux-Québec a obtenu leurs faveurs, les 52 merveilles du Canada, les merveilles par province et les «Other Weird and Wonderful Lists».

  • Il y a les classements établis par les magazines de prestige.

Généralement, lecteurs, jurys ou journalistes y vont de leur évaluation en fonction de certains critères.

À chaque année, le National Geographic Traveler évalue les pratiques de tourisme durable des destinations. Le dernier classement en liste portait sur les îles (petites et moyennes), ces régions trop souvent soumises à des pratiques touristiques néfastes. Avec la participation de la George Washington University, 522 experts en tourisme durable et gestionnaires de destination ont établi une liste de quelque 111 îles et archipels et ont donné une cote à leur état (en danger, en difficulté, etc.).

Des milliers d’électeurs, d’utilisateurs et de lecteurs de Spafinder.com et du Luxury SpaFinder Magazine, référence mondiale dans l’univers des spas, ont classé le Spa Eastman parmi les dix meilleurs spas au monde pour son «meilleur rapport qualité-prix». Le Spa Eastman est également identifié comme l’un des 100 meilleurs spas au monde par les auteurs du livre 100 Best Spas of the World.

La liste des prix s’allonge pour l’Auberge Saint-Antoine de Québec. Les derniers en titre sont: meilleur hôtel au Canada décerné par le magazine Condé Nast Traveler (sondage auprès des lecteurs – 800 000 abonnés et 3 millions de lecteurs à travers le monde); 56e rang du Top 100 des meilleurs hôtels sur la planète du magazine Travel and Leisure.

Tremblant peut s’enorgueillir d’avoir été nommé pendant dix années consécutives le «Centre de villégiature numéro 1 dans l’Est de l’Amérique du Nord» par les lecteurs de Ski Magazine.

  • Il y a les classements et les listes établis par le consommateur, lequel devient l’analyste expert.

Conséquence du règne de la transparence (lire aussi: L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité!), cette folie des listes est bien souvent alimentée par l’internaute. Il y a toujours un consommateur quelque part qui connaît une entreprise (petite, moyenne ou grande) dans une destination populaire ou dans un coin perdu qui offre un produit hors du commun ou un service hors pair (ou exécrable) et qui veut le partager avec d’autres. L’engrenage se met en branle et finit par dégénérer en Top list, chacun y allant de son opinion. Sur le Net, même les secrets bien gardés finissent par se savoir et c’est tant mieux!

TripAdvisor demeure un site par excellence pour ses Top lists: les destinations hot aux États-Unis pour 2008, les hôtels hot à Paris, les top destinations à travers le monde, etc. Le Travel Channel demande aux gens de créer leur propre liste: «Build your ULTIMATE list of must-see destinations!»

La ville de New York vient de lancer une campagne multimédia «Lost in NYC? Just ask the locals», où elle invite les gens à prendre un moment pour «Just ask the locals» afin d’obtenir des suggestions d’endroits à visiter et de choses à ne pas manquer, de la pizza à déguster tard en soirée à la dernière exposition branchée. Robert De Niro, Julianne Moore, Jimmy Fallon y vont de leurs recommandations.

… y paraît que j’ai toute pour (chanson de Robert Charlebois)

Les publications québécoises n’échappent pas à ces tendances: les destinations pour les romantiques ou les amoureux de la nature, les plus beaux lieux pour la pratique de la raquette, les plus beaux parcs, etc.ML_2007-11_top10_mania_img1

Le livre 500 coups de coeur pour découvrir le Québec de Michel Julien a été un des coups de cœur du public dès sa première semaine en librairie en figurant parmi les meilleurs vendeurs; quelque 7000 exemplaires du livre ont été distribués à travers le Québec la journée même de sa sortie. Michel Julien a d’ailleurs lancé, dans Facebook, un groupe «Coups de Coeur pour découvrir le Québec» où il annonce: «Vous aimez le Québec comme je l’aime? Aidez-moi à dénicher les musts du Québec et réaliser la deuxième édition de mon livre… Suggérez-moi votre resto préféré, votre hôtel de rêve, votre sentier de randonnée favori, etc.!».

Tous ces types de classement exercent un impact sur un produit ou sur une destination. Mais il faut batailler fort pour y demeurer et ne pas être seulement la saveur du mois.

Votre entreprise ou votre destination a-t-elle ce petit quelque chose qui lui permet de se démarquer, de soulever l’enthousiasme auprès de la clientèle ou de répondre aux critères des jurys? Dans quelle liste serait-elle digne de se classer?

Après avoir séduit les clients, se lancer dans un exercice de relations publiques auprès des éditeurs, des journalistes et autres influenceurs n’est pas exclu, car eux aussi recherchent des produits ou des destinations exceptionnels pour les faire connaître. Et du même coup, voici une occasion d’obtenir gratuitement une belle vitrine publicitaire.

Sources:
– Brown, Stuart. «Top 10 Reasons Why ‘Top 10’ Lists Are So Popular», 21 juillet 2006.
– CBSNEWS. «Lists Are Taking Over America», 23 septembre 2007.
– Normandin, Pierre-André. «Les 7 nouvelles merveilles du monde: la mobilisation de certains pays aurait biaisé le vote», Le Soleil, 8 juillet 2007.
– Proulx, Steve. «Les listes sont partout», Bazzo.tv, 9 octobre 2007.
– TrendWatching.com. «Transparency Tyranny», no 45, mai 2007.
– UNESCOPRESS. «UNESCO confirms that it is not involved in the ‘New 7 wonders of the world” campaign», Press Release no 2007-66, 7 juin 2007.

Sites Internet:
– Auberge Saint-Antoine
– Michel Julien
– National Geographic
– New York City
– Seven Wonders of Canada
– Spa Eastman
– The New 7 Wonders Of The World
– Tremblant
– Travel Channel
– TripAdvisor