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À deux c’est bien, mais seul c’est parfois mieux

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023. C’est ce que confirment les résultats d’une enquête menée par Skyscanner en novembre dernier. Parmi eux, 65 % disent partir seuls, car leurs proches ne partagent pas les mêmes intérêts en matière de voyage. Du côté des voyageurs canadiens, 45 % souhaitent voyager en solo durant la prochaine année. Les Américains (71 %) comme les Canadiens (40 %) considèrent qu’un tel type d’expérience leur permet de prendre du temps pour eux. C’est l’une des raisons qui les poussent à partir en voyage seuls.  

Une seconde étude menée par Kayak montre que les recherches de vols pour les voyageurs seuls sont 36 % plus élevées pour les séjours de 2023 que ceux de 2022. Les recherches Google vont dans le même sens ; celles concernant les voyages solos ne cessent de croître et ont même quadruplé depuis avril 2020 pour atteindre un pic en août dernier.   

Qu’ils soient en couple, célibataires, avec ou sans enfant, les voyageurs solos prendront la route en 2023. Que recherchent-ils ? Qu’est-ce qui les motive à partir à l’aventure seuls ? 

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023.

Un profil des solos

Une enquête menée par Solo Traveler en novembre 2022 démystifie les raisons qui motivent le choix de voyager seul. La majorité des répondants étaient des femmes américaines. L’infographie suivante présente certaines des motivations.  

Bien que ces voyageurs partent en solo, la grande majorité n’adopte pas les comportements d’un solitaire tout au long de leur séjour. En effet, près de 65% des sondés affirment aimer parfois prendre part à des tours guidés de groupe, tandis que près du quart s’y adonne à chacun de leur périple. En revanche, 12% des répondants n’envisagent pas une telle avenue. L’infographie suivante présente les motifs qui incitent les personnes qui voyagent seules à se joindre à un groupe. 

Les voyageuses solos de plus de 50 ans ; un segment à surveiller

En 2022, les femmes âgées de plus de 55 ans ont grandement participé aux dépenses touristiques et cela pourrait continuer en 2023. En effet, une étude réalisée par Journey Woman auprès de divers voyagistes de leur répertoire qui proposent des produits dédiés aux femmes indique que 77 % de toutes les réservations de 2022 proviennent de voyageuses solos âgées de plus de 55 ans. Comment les attirer et leur offrir une expérience client remarquable ? L’infographie suivante aide d’abord à identifier quelques caractéristiques qui distinguent ce segment de clientèle.  

Reconnaissance avec un grand R 

Selon une étude de Journey Woman, de nombreuses femmes de plus de 50 ans se sentent ignorées (43 %) et sous-estimées (27 %) par l’industrie du voyage. Voici quelques détails à prendre en compte lorsqu’on souhaite susciter l’intérêt de ces clientèles :  

– Utiliser une terminologie ou un vocabulaire approprié pour les décrire ; 

– Porter une attention particulière à la mobilité et à l’accessibilité des produits touristiques ; 

– Utiliser des visuels inclusifs (en termes d’âge et de diversité) dans les communications et sur les réseaux sociaux.  

La sécurité, c’est la clé 

Selon les sondées d’une autre enquête de Journey Woman, dont l’échantillon était constitué de près de 90 % de femmes de plus de 55 ans, la sécurité en voyage est davantage une question d’état d’esprit que de destination. Cela dit, plus de 80 % des répondantes considèrent l’aspect sécuritaire lors de leur planification de voyage. Pour l’organisation de leurs futurs périples, elles envisagent de se baser notamment sur le bouche-à-oreille (85 %) et sur les avis d’agences de voyages en ligne (77 %) pour évaluer la sécurité d’un lieu. Selon leurs expériences personnelles, elles reconnaissent tout de même que certains pays sont plus sûrs ; le Canada en fait partie.  

Les voyageurs solos animeront certainement la reprise des voyages internationaux dans l’année à venir. Saurez-vous les séduire ?  

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Segments de clientèles Technologies

Les médias sociaux et la planification de voyages 

L’enquête de la Chaire de tourisme Transat, menée du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois, a permis de connaître l’impact des médias sociaux sur les décisions de voyage.

Au cours des 12 mois qui ont précédé le sondage, 40 % des répondants ont déclaré avoir utilisé au moins un des médias sociaux suivants pour s’inspirer ou planifier un voyage. Comme le démontrent les résultats (voir image), Facebook est en tête de liste, suivi d’Instagram et de YouTube. 

Les médias sociaux utilisés dans la planification des voyages  

Les répondants les plus jeunes s’inspirent davantage des médias sociaux pour planifier leur voyage que les générations plus âgées. Ainsi, la moitié des 18-34 ans ont indiqué avoir été inspirés par l’un des médias sociaux ayant fait l’objet du sondage, comparativement à 41 % des 35-54 ans et 24 % des 55 ans et plus.  

De plus, d’un répondant à l’autre, l’importance accordée à l’impact des médias sociaux sur la planification des voyages varie : 

Les médias sociaux influencent davantage les voyageurs âgés de 18 à 34 ans qui sont surreprésentés comparativement à l’ensemble des répondants de l’échantillon.  

À la lumière de ces données, la présence des entreprises touristiques sur les médias sociaux demeure essentielle pour établir le contact avec les voyageurs, notamment avec la plus jeune génération. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Segments de clientèles

Les voyageurs d’affaires québécois

Plus d’un voyageur québécois sur cinq (22%) a effectué au moins un déplacement professionnel au cours des deux dernières années (entre novembre 2020 et novembre 2022). Plus spécifiquement, 19% l’ont fait au Québec et 9% hors Québec. Voilà un des grands constats qui ressort de la plus récente enquête effectuée par la Chaire de Tourisme Transat auprès de 1007 voyageurs québécois, du 21 au 25 novembre 2022. 

Définition de voyageur québécois : 

 

Québécois ayant séjourné au moins une nuitée à l’extérieur de son domicile dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des deux dernières années.

La tendance du bleisure se concrétise auprès d’un bon nombre de voyageurs d’affaires québécois. En effet, un peu plus du tiers (34%) ont prolongé un déplacement professionnel au Québec d’au moins une nuitée au cours des deux dernières années. De ce nombre, 55% ont voyagé avec des proches. Ils ont ajouté en moyenne deux nuitées au séjour d’affaires prolongé, à des fins de loisirs ou d’agrément. 

Profil des voyageurs d’affaires québécois

Les voyageurs d’affaires québécois sont majoritairement des hommes (63 %), dont le ménage dispose d’un revenu plus élevé que la moyenne (20 % gagnent un revenu brut de plus de 150 000 $, contre 12 % de tous les voyageurs sondés). Une forte proportion occupe des emplois qui leur permettent de travailler à distance (63 % contre 41 %). D’autres informations d’ordre sociodémographique les distinguent des voyageurs québécois, les voici : 

Projection des déplacements d’affaires pour 2023

Les voyageurs québécois qui ont fait un déplacement professionnel au cours des deux dernières années envisagent davantage au moins un voyage d’affaires en 2023 que l’ensemble des répondants (59 % contre 18 %). Lorsqu’interrogé sur les destinations de ces séjours, un voyageur sur deux mentionne le Québec.  

Les déplacements professionnels seront encore une fois l’occasion pour plusieurs de prolonger un séjour d’affaires grâce au télétravail ; 20 % des voyageurs qui ont fait un déplacement professionnel au Québec et qui seront en télétravail prévoient le faire en 2023. Car oui, une grande proportion de ce groupe de voyageurs (45 % contre 28 % de tous les répondants) pourra à nouveau travailler à distance cette année. Combien de jours additionnels resteront-ils à destination ? L’enquête de la Chaire n’a pas cette réponse, mais cela pourrait bien dépendre des propositions touristiques qu’ils recevront ! 

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Segments de clientèles Tourisme durable

Tourisme responsable : les voyageurs québécois passent-ils à l’action ?

L’intérêt des visiteurs envers un tourisme plus durable est en croissance dans plusieurs pays. Les voyageurs québécois souscrivent également à cette tendance ; 60 % d’entre eux souhaitaient déjà voyager de façon plus responsable en 2021. Est-ce que ce désir s’est concrétisé ? 

D’après le sondage en ligne de la Chaire de tourisme Transat, mené du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois, les changements climatiques commencent à avoir une influence sur les comportements de voyage, particulièrement auprès des 18 à 34 ans. Ces derniers ont mentionné, en plus forte proportion que les autres groupes d’âge, avoir modifié au moins une fois leurs habitudes de voyage pour des raisons environnementales. 

Un plateau dans les habitudes responsables ?

Pour une deuxième année consécutive, les voyageurs québécois ont été sondés à propos de certains comportements écoresponsables. En général, les indicateurs restent relativement stables. Par exemple, la même proportion de voyageurs que l’an dernier indique consulter parfois ou régulièrement les certifications durables des organisations touristiques. 

Une légère hausse des voyageurs ayant volontairement limité leurs déplacements touristiques pour des raisons environnementales (30 % en 2022, par rapport à 25 % en 2021) est toutefois observée. 

Les répondants ayant mentionné que les changements climatiques les poussent à changer leur façon de voyager sont beaucoup plus nombreux que la moyenne à rapporter avoir modifié leurs habitudes de voyage.  

De plus, ce type de voyageur s’intéresse plus aux destinations peu achalandées (69 % comparativement à 52 % de l’ensemble des répondants).

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En général, les actions sont plus timides que l’intérêt à voyager de façon plus responsable. Certains segments de clientèles pavent toutefois la voie. Un phénomène à suivre au cours des prochaines années !  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Produits et activités Segments de clientèles

Chasse et pêche : faciliter l’inclusion des femmes

La difficulté de recrutement des femmes dans les activités de chasse et pêche est attribuable, en grande partie, au manque de représentation de celles-ci sur le terrain et dans les médias, ainsi qu’au manque de lieux d’affirmation où elles peuvent se sentir en confiance de pratiquer ces activités. 

Créé en 2017 par dix femmes, le programme Artemis, vise à favoriser davantage leur inclusion dans les activités de prélèvement et de conservation de la nature aux États-Unis. 

Pour répondre aux défis actuels, Artemis met sur pied plusieurs initiatives, en commençant par la représentation dans les médias. En partageant du contenu généré par les membres, l’objectif est de mettre de l’avant de bons modèles à suivre. 

Source : Artemis

Artemis a aussi un balado et une série vidéo YouTube offrant conseils, astuces et histoires de chasse et de pêche pour favoriser la transmission des connaissances et promouvoir la réalité des femmes dans ce milieu. 

L’organisation utilise également un modèle de gestion par ambassadeurs ; ces femmes deviennent donc des mentores pour les nouvelles membres et une voix auprès des instances gouvernementales pour la protection du sport qu’elles pratiquent. Ces mêmes ambassadrices s’occupent d’organiser des événements de chasse et de pêche pour rassembler les plus expérimentées et les débutantes lors de journées d’initiation qui permettent l’échange de connaissances et de techniques dans un environnement sécuritaire et respectueux. 

Faire preuve d’inclusion est une bonne façon d’augmenter la participation de clientèles moins représentées dans un cadre de confiance.  

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Segments de clientèles Technologies

Les voyageurs québécois et le Web 3.0 

Le Web 3.0 promet aux utilisateurs une technologie décentralisée, plus personnalisée et sécurisée. Les organisations y font leurs premiers pas en expérimentant les nouvelles opportunités qu’offrent le métavers, les NFT et la cryptomonnaie. 

Mais qu’en est-il des touristes ? D’après le sondage en ligne de la Chaire de tourisme Transat, mené du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé, une majorité de voyageurs ne voient pas encore bien ce qu’est le métavers ou les NFT ou n’en ont jamais entendu parler. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs connaissances du Web 3.0.  

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Face à cette innovation émergente, il s’avère primordial de rester à l’affût des différentes initiatives, d’explorer et de continuer à démystifier ses usages auprès des voyageurs afin de favoriser leur compréhension et leur adhésion.  

Si vous désirez en apprendre davantage sur le métavers, nous vous invitons à poursuivre votre lecture avec l’analyse de notre collaboratrice Siham Jamaa. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Segments de clientèles Tendances

Les séjours hybrides des voyageurs québécois

Selon la société d’études de marché Euromonitor International, les proportions de ce phénomène devraient croître, en raison, notamment, de l’intégration massive et mondiale du télétravail. Déjà en 2022, les dépenses de ces voyageurs sont estimées à 200 milliards de dollars américains, soit une croissance de 31 % par rapport à 2021. Si la tendance se maintient et que les projections de cette société s’avèrent, elles devraient doubler d’ici 2027.   

Au Québec, comme ailleurs dans le monde, l’intérêt pour les voyages hybrides est bien réel. Plusieurs télétravailleurs profitent de leur statut pour joindre le travail à l’agrément dans des lieux qui les sortent de leur quotidien. Selon une enquête en ligne réalisée du 21 au 25 novembre 2022 par la Chaire de tourisme Transat auprès de 1007  voyageurs québécois,

Plusieurs d’entre eux en ont profité pour télétravailler en dehors de la maison : 

L’enquête menée par la Chaire a permis d’explorer les différents types de séjours hybrides des voyageurs québécois. 

 Les séjours de workation décortiqués

Ceux qui ont prolongé un voyage d’agrément grâce au télétravail (workation) ont été plus nombreux que l’ensemble des voyageurs québécois à effectuer un déplacement professionnel au Québec (58 % contre 25 %) et hors Québec (34 % contre 13 %) au cours des deux dernières années. Ils ont également déjà prolongé d’au moins une nuitée (59 % contre 27 %) ce type de déplacement pour des fins de loisir ou d’agrément dans la belle Province.  

Près de la moitié de ceux qui ont fait un séjour spécifiquement pour télétravailler hors de chez eux (workation) ont aussi fait au moins un déplacement professionnel au Québec (55 % contre 26 %) et/ou hors Québec (47 % contre 12 %) au cours des deux dernières années. Ils sont manifestement plus enclins à prolonger d’au moins une nuitée leur déplacement d’affaires pour des fins de loisir ou d’agrément que l’ensemble des voyageurs québécois ; une forte proportion (71 % contre 27 %) l’a fait au Québec depuis deux ans.              

Les séjours de type bleisure

Plus de la moitié (55 %) des voyageurs québécois qui ont prolongé un déplacement professionnel au Québec, pour des fins de loisirs ou d’agrément (bleisure) au cours des deux dernières années ont été accompagnés d’un proche lors de leur dernier déplacement professionnel.  

En 2023, la moitié de ces voyageurs d’affaires projette de prolonger un voyage (52 % comparativement à 10 % chez les autres répondants) grâce au travail à distance. 

Une clientèle complexe, mais de qualité

Les voyages hybrides génèrent d’importantes occasions d’affaires, il n’est donc pas étonnant de constater que l’offre s’organise rapidement pour mieux répondre aux besoins multiples de ce marché.  Euromonitor International estime que ces voyageurs sont des consommateurs de grande valeur, axés sur les expériences et très à l’aise avec les technologies. Ils demeurent généralement plus longtemps à destination, vivent comme des résidants et tentent de transposer leur quotidien à destination, ce qui les amène parfois à voyager avec les membres de leur famille. Flexibles et mobiles, ils ont la possibilité de se déplacer en période creuse et d’opter pour des lieux reculés, tant qu’une connexion à Internet haute vitesse est maintenue.  

À cet effet, le succès des destinations qui se positionnent sur ce marché repose non seulement sur leur stratégie d’attractivité, mais aussi sur la connectivité de leurs territoires (et des établissements d’accueil) à une bande passante de grande capacité. Il repose aussi sur la volonté des instances gouvernementales d’accueillir ces voyageurs-travailleurs en émettant des visas adaptés à leur situation.   

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Voyager au Québec cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage pour l’hiver 2023. 

Près de 45 % des voyageurs québécois interrogés considèrent un séjour d’agrément au Québec d’au moins une nuitée hors de leur résidence à l’hiver. Parmi ceux-ci, 78 % n’avaient pas encore réservé leur expérience au moment du sondage en novembre dernier.  

Comment engager cette clientèle ? Qu’est-ce qui distingue les répondants qui envisagent un séjour d’agrément au Québec cet hiver de ceux qui n’en projettent pas ? Deux éléments ressortent de l’enquête menée par la Chaire ; le télétravail et le développement durable.  

Les séjours de télétravail, une avenue pour prolonger l’agrément

Les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément au Québec dans les semaines à venir sont une clientèle intéressante pour les prestataires d’offres touristiques. En effet, il semblerait qu’ils considèrent que le télétravail s’insère bien dans un séjour d’agrément. Ils démontrent une flexibilité supplémentaire qu’on observe moins chez ceux qui ne prévoient pas visiter la province cet hiver. 

L’infographie suivante présente les principales variations de déplacements envisagés pour l’année 2023. 

Le développement durable capte l’intérêt

Les voyageurs québécois qui projettent un séjour d’agrément au Québec cet hiver s’affichent plus sensibles aux enjeux de tourisme durable que ceux qui n’envisagent pas de visiter la province durant la saison froide. Cette clientèle est plus susceptible d’accueillir favorablement des offres qui véhiculent des valeurs de responsabilité environnementale. 

L’infographie suivante présente les principales variations de comportements durables adoptés.  

En plus des répondants qui n’avaient pas encore réservé leur expérience en novembre dernier (78 %), environ le quart (23 %) des voyageurs québécois sondés demeurent incertains d’effectuer un séjour d’agrément au Québec cet hiver. Ces derniers représentent une clientèle potentielle intéressante que les prestataires d’offres touristiques peuvent encore tenter de charmer ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Qui sont les Québécois qui voyageront dans le sud cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage au cours de l’hiver 2023. 

Plus du quart (27 %) des personnes sondées envisagent de voyager dans une destination soleil cet hiver. Parmi ceux-ci, 51 % avaient déjà réservé leur voyage au moment du sondage en novembre dernier.   

L’infographie suivante présente un portrait plus exhaustif des répondants qui projettent d’aller dans le sud à l’hiver 2023 et les compare avec ceux qui n’envisagent pas un tel voyage. Les chiffres en gras indiquent une différence significative entre les répondants qui projettent de voyager dans une destination soleil et ceux qui ne le prévoient pas. 

Les premiers se distinguent notamment par leur âge, leur situation familiale ainsi que leur salaire annuel. En effet, ils sont plus souvent âgés de 55 à 64 ans (18 % contre 12 %), sont plus souvent des couples sans enfant à la maison (49 % contre 37 %) et ont tendance à avoir un revenu annuel de plus de 100 000 $ (50 % contre 37 %). 

Voici quelques observations additionnelles découlant des résultats de l’enquête qui permettent de cerner certaines caractéristiques de cette clientèle.  

Le télétravail en contexte de voyage capte l’attention

Parmi les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et qui ont l’intention d’effectuer un voyage dans une destination soleil dans les semaines à venir, 35 % envisagent un séjour consacré au télétravail au courant de l’année (contre 8 % de ceux qui ne projettent pas de voyager dans le sud cet hiver). De plus, un peu plus du quart (27 %) souhaitent prolonger la durée d’un séjour touristique grâce au télétravail en 2023 (contre 10 %). Ce segment de clientèle est donc plus enclin à effectuer du télétravail dans un contexte de voyage, ce qui démontre une certaine flexibilité à travailler de partout.  

Le contexte économique et sanitaire a peu d’impact

Les répondants qui envisagent de se rendre dans une destination soleil cet hiver s’affichent moins sensibles à l’inflation ainsi qu’à la pandémie de COVID-19 que ceux qui prévoient de rester au Québec. Les contraintes liées à ces deux facteurs sembleraient moins les affecter. L’infographie suivante présente les principales variations d’état d’esprit liées au contexte économique et sanitaire actuel. 

Ajoutons que quelque 15 % des répondants au sondage demeurent incertains d’aller dans le sud à l’hiver 2023. Opteront-ils pour une expérience hivernale ? À vous de les séduire ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Produits et activités Segments de clientèles

Les femmes à la conquête du plein air

Dans le but de réduire les barrières physiques et psychologiques à la pratique d’activités de plein air, de nombreuses initiatives s’adressant aux femmes voient le jour. En plus d’éradiquer les étiquettes et les préjugés, cela permet aux femmes de prendre leur place dans la pratique de ces activités comme participantes, mais aussi comme employées.   

 

Lancer une ligne à l’eau

La pratique de la chasse et de la pêche chez la clientèle féminine augmente. Seulement aux États-Unis, 27 % des adeptes de la chasse étaient des femmes en 2021, contre 16 % il y a dix ans selon un nouveau rapport publié par le Council to Advance Hunting and the Shooting Sports et la Outdoor Foundation. Même constat pour les activités halieutiques. La clientèle féminine représentait 37 % des adeptes de la pêche en 2021, le niveau le plus élevé jamais enregistré chez nos voisins du sud d’après la dernière étude de la Recreational Boating & Fishing Foundation. Cette augmentation n’est pas étrangère aux efforts déployés dans ces milieux pour inviter les femmes à pratiquer ces sports. D’un point de vue marketing, au-delà du bien-être physique, la promotion s’articule autour de l’ensemble des avantages mentaux et sociaux que les femmes peuvent en retirer.

Au-delà du bien-être physique, la promotion s’articule autour de l’ensemble des avantages mentaux et sociaux que les femmes peuvent en retirer.

Selon l’enquête Vividata – Printemps 2022, menée auprès d’un échantillon de 7 959 consommateurs québécois, 7 % des répondants ont pêché au moins une fois au cours de la dernière année. Parmi ceux-ci, 41 % sont des femmes. Quant à la chasse, 3 % des Québécois l’ont pratiquée au cours de la même période. La clientèle féminine représente plus d’un tiers (34 %) des participants. Les données ont été colligées en continu de juillet 2021 à juin 2022 auprès de 41 821 Canadiens âgés de 14 ans et plus, et publiées le 29 septembre 2022. 

Au Royaume-Uni, l’Environment Agency  publie un court documentaire, Fishing Stories — Women in Fishing​, (voir la vidéo suivante) mettant en vedette des  femmes qui expliquent les bénéfices que la pêche leur procure, comme la réduction du stress, la socialisation et les bienfaits pour la santé mentale. 

Depuis le début des années 1990, le programme éducatif Becoming an Outdoors-Woman (BOW) propose des ateliers et des séjours tout-inclus pour apprendre les rudiments des loisirs de plein air comme la pêche et la chasse. Il vise le développement de compétences en renforçant la confiance des femmes et en les encourageant à profiter, en toute sécurité, de tout ce que le plein air a à offrir. Dans le but de réduire les barrières physiques et psychologiques à la pratique d’activités de plein air, la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique ont adhéré au programme, et de nombreuses initiatives s’adressant aux femmes voient le jour 

Construire pour bâtir une communauté forte

Aménager un sentier de vélo de montagne ou encore créer un snowpark, entre femmes ? Voilà des projets qui visent notamment à donner confiance à ces dernières, et bénéficient à toute la communauté de pratique de plein air.  

Ça roule pour les filles 

Kristen Smith, co-fondatrice de The Elevated Alpine, et Brooke Goudy, co-dirigeante de Black Girls Do Bike Denver se sont associées pour créer une retraite de vélo de montagne « She digs ». Quelque 50 femmes issues de cette industrie se sont réunies à Nederland, au Colorado, pour remercier leurs consœurs les plus influentes du secteur pour tout le travail qu’elles réalisent dans la promotion du plein air et du vélo de montagne. 

Le groupe en a profité pour construire un sentier de vélo de montagne qui a permis de bâtir des liens durables entre les participantes et d’apprécier tout le travail que demande la création et l’entretien d’un tel projet. La vidéo suivante présente davantage les détails de la retraite. 

L’effet boule de neige 

La directrice du marketing à la station Trollhaugen (États-Unis), Marsha Hovey et son équipe, ont remarqué le manque de femmes dans les services d’opérations liés aux activités de villégiature, en particulier dans les stations de ski. Il n’en fallait pas plus pour que la responsable rassemble autour d’elle le premier groupe entièrement féminin pour la construction d’un nouveau parc à neige (snowpark). Onze femmes provenant de stations de ski des quatre coins de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la réalisation du projet Take to Rake. 

Source : Instagram 

Cette idée a créé un lieu de rencontre et d’échanges pour les participantes, mais aussi une occasion pour elles d’améliorer leurs compétences. Elles se sont impliquées à toutes les étapes de création ; de la conception aux travaux de soudure. Selon madame Hovey, elles ont pu exprimer leurs idées comme jamais elles n’avaient pu le faire auparavant.  

Ce type d’événement est un vecteur de changement positif dans le milieu du plein air. Cela inspire les jeunes clientes et leur fait prendre conscience des rôles possibles pour la prochaine génération de travailleurs en montagne. 

Vers les plus hauts sommets

Bien que les femmes représentent environ 50 % de la communauté de l’escalade dans son ensemble, au Canada, elles sont encore sous-représentées dans les groupes de création de parcours, comme entraîneuses et parmi les athlètes commandités. La BIG Initiative pose des gestes concrets pour offrir des modèles aux femmes et à la prochaine génération de filles dans le domaine.  

L’organisation y parvient en trois étapes : formation, réseautage et visibilité. Des ateliers, des cours d’initiation, des camps de formation sont animés par des femmes et offerts un peu partout au Canada. De plus, une série de vidéos  - Not Just a Boy’s Club  -  a été créée pour exposer les difficultés et les défis reliés au genre dans le secteur de l’escalade. 

L’importance des regroupements non mixtes

Bien que la pratique dans certains sports de plein air soit encore genrée, force est de constater que les femmes sont de plus en plus nombreuses. Pour plusieurs spécialistes et acteurs du milieu, les communautés de pratiques féminines contribuent fortement à cette augmentation. Lorie Ouellet, professeure et chercheuse en intervention plein air à l’Université de Chicoutimi (UQAC), estime qu’il existe de nombreuses raisons qui incitent les femmes à chercher ces groupes non mixtes : 

  • Jouer des rôles plus actifs ; 
  • Prendre confiance en leurs capacités ; 
  • Développer leurs habiletés et leur autonomie ; 
  • Expérimenter et reconnaître leur force et leur autonomie physique et émotionnelle ; 
  • Avoir un sentiment de soutien sans la pression de performance. 

De plus en plus de communautés de pratique contribuent à la démocratisation des activités de plein air auprès des femmes. Pour plus d’inspiration, voici quelques exemples :  

Êtes-vous prêtes à sauter dans l’aventure ? 

Image à la une : Montage RVT, Pexels