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Muralis, la grande expérience des murales | 2000e analyse

Cette analyse présente l’innovation soumise par madame Amélie Boissonneau, coordonnatrice aux communications à Destination Sherbrooke et lauréate du concours « 2000e analyse » du RVT. Merci à tous les participants ainsi qu’à notre partenaire Air Transat !

Une réflexion stratégique

Depuis 2002, le centre-ville de Sherbrooke se pare chaque année d’une grande murale de style trompe-l’œil; elle en compte aujourd’hui seize. Constatant l’intérêt des visiteurs pour ces pièces uniques, Tourisme Sherbrooke — maintenant devenue Destination Sherbrooke — a décidé en 2012 de les promouvoir à travers un circuit touristique traditionnel qui s’est vite transformé en attrait incontournable. Forte de ce succès, l’organisation de gestion de la destination a voulu pousser le concept de circuit touristique encore plus loin. Pour ce faire, elle a entrepris une réflexion afin de le bonifier et de le rendre plus attrayant auprès d’une clientèle plus jeune, à l’image de la ville qui abrite deux universités et un cégep, et de son centre-ville qui accueuille plusieurs jeunes entrepreneurs. L’appel d’offres fut donc lancé en janvier 2017 et Space & Dream, un studio de génie logiciel et de création multimédia, l’a remporté haut la main avec Muralis, un projet d’application mobile en réalité augmentée. Cette application gratuite, téléchargeable sur un téléphone intelligent ou une tablette, fait voyager les gens à travers les époques, depuis le 10 août dernier.

Galerie d’art à ciel ouvert, animée et ludique

Grâce au savoir-faire de Space & Dream, onze murales et leurs personnages s’animent, dialoguent entre eux et prennent littéralement vie sous le regard des visiteurs, à toute heure du jour ou de la nuit, sur un circuit touristique piétonnier d’environ 1 h 30. Leurs échanges permettent de découvrir l’histoire d’un lieu, un quartier commercial de Sherbrooke à la fin du XIXe siècle, une tranche de vie sherbrookoise croquée au début du XXe siècle, la vie foisonnante d’un quartier populaire entre 1930 et 1960 ou encore les faits, petits et grands, qui ont marqué l’histoire des services de police et de prévention des incendies de la ville. D’autres fresques présentent des paysages animés où l’on peut observer le cycle des quatre saisons tel qu’il se déroulait avant le début de la colonisation, et pour peu qu’on le touche, l’immense cœur Sherbylove de la murale diffuse des messages provenant de la population sherbrookoise.

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 © Destination Sherbrooke

L’aspect ludique de l’expérience est primordial pour plaire à la génération du millénaire et Destination Sherbrooke l’a bien compris. En effet, chaque murale inclut une clef qui permet de pousser plus loin l’exploration des tableaux tout en se lançant dans une chasse au trésor des temps modernes pour découvrir le trésor caché de la ville.

La solution technologique proposée par la firme montréalaise Space & Dream est avant-gardiste. Selon Amélie Boissonneau, cet univers virtuel qui superpose des personnages réels dans un univers en trois dimensions est tout à fait unique. Pour créer ces petits films, qui sont la base de Muralis, il aura fallu embaucher une quarantaine de comédiens afin d’interpréter les 70 rôles filmés en réalité augmentée. Pour en savoir davantage, visionnez les vidéos, ci-dessous et ici, sur les coulisses du tournage de Muralis.

Une technologie au service de l’entreprise et de la relation client

Certes, l’application de réalité augmentée Muralis constitue un circuit novateur, mais elle est bien plus que cela. Elle permet à Destination Sherbrooke de jeter les bases d’un système de gestion de la relation client en favorisant la cueillette de données statistiques telles que l’âge, le sexe et la provenance des individus qui l’ont téléchargée. Grâce aux données de géolocalisation, Muralis fournit aussi des informations sur le parcours du client :

  • Où a-t-il entamé le circuit ?
  • Quels ont été ses déplacements à l’intérieur du circuit ?
  • Combien de temps a-t-il contemplé telle ou telle fresque ?

Cette analyse fournit des renseignements fort utiles à Destination Sherbrooke quant à l’intérêt des visiteurs pour chaque murale « visionnée », ce qui leur permettra d’ajuster le tir dans une 2e phase du projet afin d’améliorer l’expérience client et de susciter l’engouement pour ce circuit numérique inédit.

L’analyse du parcours client constitue aussi un élément important pour créer des maillages avec des partenaires et inciter les visiteurs à fréquenter d’autres attraits — comme les musées — ou les commerces qui jalonnent le parcours. La création de Muralis aura donc des répercussions favorables tant sur l’industrie touristique que sur l’économie sherbrookoise dans son ensemble. Au 1er novembre, l’application avait été téléchargée tout près de 5 300 fois, soit 64 téléchargements en moyenne par jour, alors que la saison touristique tirait déjà à sa fin.

Des investissements importants

Muralis constitue un projet numérique unique en son genre, qui a nécessité un investissement de 500 000 $. À cela s’ajoutent des frais additionnels de près de 25 000 $ pour le marquage urbain, l’acquisition de huit tablettes numériques en prêt au bureau d’information touristique et l’embauche d’une personne-ressource sur le terrain, un « agent mobile des murales », pour informer les gens et les aider à résoudre leurs difficultés techniques.

Destination Sherbrooke a su innover et offrir un circuit à la fine pointe de la technologie en se basant sur un produit d’appel de la municipalité. Parions que le bouche-à-oreille fera son petit bonhomme de chemin et que l’an prochain, Muralis connaîtra une telle notoriété que l’on pourra ajouter d’autres œuvres à l’expérience des grandes murales de Sherbrooke !

 

Source de l’image à la une : murales-sherbrooke.com

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Faire du plein air un produit d’appel : le cas de la Finlande

En marge de la conférence The Future of Winter Tourism qui s’est déroulée en Laponie finlandaise en avril 2017, des membres du Réseau de veille ont pu observer certaines pratiques touristiques liées au plein air. À cet égard, en voici cinq qui contribuent à faire du plein air le produit touristique phare en Finlande.

Un réseau de chalets rustiques gratuits

Le pays compte 39 parcs nationaux financés en grande partie (79 %) par des fonds publics. Ces parcs accessibles gratuitement déploient de vastes réseaux de sentiers, de nombreux emplacements pour faire des feux de camp, des cabines en location ainsi que des chalets rustiques disponibles, sans frais, à l’année.

Ces derniers, les Open Wilderness Huts, sont particulièrement nombreux dans les parcs nationaux situés en Laponie, dans le nord du pays. Il s’agit de cabanes de bois, habituellement équipées d’un foyer, d’un abri pour le bois et d’une toilette sèche. Certaines huttes possèdent deux lits alors que d’autres peuvent accueillir plus d’une dizaine de personnes.

Les randonneurs doivent suivre les règles et adopter les comportements responsables qui font de ces abris des lieux accueillants. Ainsi, les visiteurs doivent remplir la corbeille de bois à leur départ, vider le foyer de ses cendres au besoin et garder les lieux propres. On compte 19 de ces chalets dans le parc national Pallas-Yllästunturi, le plus fréquenté de Finlande. D’autres types de refuges peuvent être réservés et impliquent des frais.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Des centaines de kilomètres de sentiers entretenus

La randonnée s’inscrit véritablement comme le produit de plein air par excellence en Finlande. En hiver, c’est le ski de fond. Dans la région du parc national Pallas-Yllästunturi, quelque 330 km de tracés de ski de fond — classique et pas de patin — sont entretenus mécaniquement. Pour financer cet entretien quotidien, l’organisme responsable vend notamment le plan des sentiers qui se détaille à dix euros. Une application vendue au même tarif peut aussi être téléchargée et permet notamment de connaître l’état de l’entretien des tracés. Dans certaines régions de la Laponie, ce sont les commerçants et les municipalités traversées par le réseau qui se partagent la facture.

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Sources : Réseau de veille en tourisme et Ylläs

Des moteurs économiques régionaux

Les parcs nationaux et les aires de randonnée en Finlande génèrent des retombées de près de 200 millions d’euros et l’équivalent de 1916 emplois à temps plein. Selon une étude réalisée pour le compte de l’organisme public qui gère les parcs nationaux de Finlande, chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale.

chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale

Les parcs nationaux agissant comme produits d’appel, de nombreuses entreprises proposent des services comme la location d’équipement de plein air, des circuits avec guides, ainsi que de l’hébergement et de la restauration.

Le projet Village to Village 

Par ailleurs, dans le but d’améliorer l’expérience client durant la période estivale, de développer une offre touristique de qualité et d’attirer ainsi une clientèle internationale, plus d’une centaine d’entreprises locales se sont jointes au parc national de Pallas-Yllästunturi dans le cadre du projet Village to Village. Celui-ci vise à organiser l’offre et à informer le visiteur des services qui se trouvent dans les villages bordant le parc. On propose notamment aux randonneurs de transporter leurs bagages d’un site d’hébergement à un autre. Des circuits de randonnée à pied, à vélo et en canot sont organisés avec les entreprises locales, incluant par exemple des services de traiteurs pour éviter au randonneur d’avoir à transporter de la nourriture.

Globalement, le projet Village to Village consiste à :

  • S’assurer de l’aménagement de sentiers et de signalisation qui permettent aux visiteurs de prendre connaissance des produits et services disponibles dans les villages voisins du parc;
  • Promouvoir les services offerts par les partenaires dans les villages voisins;
  • Rassembler l’offre afin de constituer une attraction touristique significative.

Aux principales intersections dans le réseau de sentiers, le plan général est accompagné d’une affiche qui présente les services touristiques disponibles dans les différents villages (voir l’image ci-dessous).

Le projet Village to Village, qui a d’ailleurs contribué à la nomination du parc Pallas-Yllästunturi comme finaliste au 2017 Tourism for Tomorrow Awards du World Travel and Tourism Council, permet ainsi à toute la région de profiter de l’attractivité touristique du parc national tout en y contribuant.

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 Source : Réseau de veille en tourisme

Des circuits reliant les attraits naturels

Récemment, les parcs nationaux finlandais, en collaboration avec Visit Finland et l’organisme de promotion du plein air Outdoors Finland, lançaient sept circuits mettant en vedette les attraits naturels du pays. Les Self-guided Tours of Finland Natural Attractions présentent des itinéraires en voiture variant de 4 à 13 jours offrant des niveaux de difficulté variés. À titre d’exemple, celui qui s’intitule « 7 Finnish National Parks » s’étend sur 10 jours et propose des randonnées de niveau facile. Certains circuits accessibles pour les jeunes randonneurs sont spécifiquement identifiés Family friendly.

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Source : Nationalparks.fi

Le droit à la nature

L’accès à la nature n’est pas un enjeu en Finlande, il est même garanti par le « droit de tout un chacun » ou Everyman’s Right. Ce droit coutumier, qui s’applique aussi en Suède et en Norvège, permet à tout citoyen finlandais comme à tout visiteur étranger de se déplacer librement dans la nature, qu’elle soit de propriété publique ou privée. Voilà qui démontre bien l’importance que revêtent la nature et les loisirs de plein air aux yeux de la population, mais aussi des institutions du pays.

Image à la une : Visit Finland

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Des routes touristiques à la carte en Alsace

Les huit routes touristiques incontournables d’Alsace sont maintenant supportées par un module permettant aux voyageurs d’organiser des visites géolocalisées selon leurs préférences.

La plateforme trilingue, Mes Routes d’Alsace, disponible également en version mobile, permet de créer un itinéraire de visite personnalisé en fonction des centres d’intérêt et des besoins. Le parcours retenu est ensuite accompagné d’un guidage GPS et d’un diaporama audio. Le « guide de visite » peut être généré en ligne, téléchargé en version imprimable ou encore aux formats KML (Google Earth) ou GPX.

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Source : Mes Routes d’Alsace

Grâce à la base de données régionale du Lieu d’échange d’information (LEI) d’Alsace, les informations touristiques et pratiques contenues dans ce module sont mises à jour en temps réel. Pour en savoir davantage sur les systèmes collaboratifs de gestion de l’information touristique, relisez l’analyse L’information touristique en mode collaboratif.

Les routes touristiques du Québec sont populaires auprès de visiteurs internationaux. Certaines disposent d’un outil de planification personnalisé, d’autres non. Une telle plateforme uniformisée d’organisation du parcours serait-elle bénéfique ?

Mes Routes d’Alsace a été créé par Alsace Destination Tourisme en collaboration avec le pôle Qualité de l’accueil de l’Agence d’Attractivité.

Source de l’image à la une : Tourisme-Alsace.com, © AAA / Zvardon

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Transport

Promouvoir des aires de service autoroutières

Été comme hiver, le réseau VINCI Autoroutes propose des animations qui s’adressent à toute la famille sur certaines aires de service des autoroutes. La campagne « Étapes estivales 2015 » proposait des arrêts sur 40 aires du réseau routier durant les fins de semaine de l’été. Parmi les activités et installations offertes, les familles pouvaient prendre part à des initiations à plus de 30 sports, à des ateliers ludiques et pédagogiques sur la sécurité routière et profiter d’espaces pour pique-niquer, faire la sieste et se détendre avant de reprendre la route.

La campagne « Étapes hivernales 2016 » propose plutôt des animations connectées. Chaque demi-heure, un mot « magique » est prononcé sur les ondes de Radio VINCI Autoroutes. Les enfants sont ensuite invités à répéter ce mot à l’animateur présent à l’une des dix aires routières participantes afin d’obtenir un cahier de dessins. Une fois colorié, le cahier peut être numérisé à l’aide d’un téléphone intelligent, ce qui permet d’animer les personnages et de leur faire lire une histoire.

Le réseau VINCI Autoroutes a également identifié son top 15 des aires d’autoroute immanquables. Sur son site Web, ces aires sont positionnées sur une carte géographique à l’aide de pictogrammes accompagnés d’une photo et d’une description invitante. On y trouve des arrêts qui permettent de vivre des expériences de tous types : circuit piétonnier, observatoires d’oiseaux, jardin de sculptures, activités fluviales, belvédère sur une cité médiévale, etc.

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Source: Vinci-autoroutes.com 

Il n’est pas toujours facile d’inciter les automobilistes à prendre une pause lorsqu’ils sont sur l’autoroute. Trouvez-vous la stratégie du réseau VINCI Autoroutes inspirante?

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Réseaux de distribution

Le tourisme culinaire revendique sa place chez les voyagistes

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) a mené un sondage en juillet 2015 auprès de 281 acteurs du réseau de distribution provenant de 54 pays (dont 44 % d’Amérique du Nord) et spécialisés dans le tourisme d’aventure. L’objectif était de mesurer l’importance de l’offre culinaire dans leurs produits.

Un intérêt marqué pour le tourisme culinaire

Les acteurs du tourisme d’aventure participant au sondage sont principalement des voyagistes et des réceptifs (80 %), mais aussi des agents de voyages (7 %) et des fournisseurs de services touristiques (4 %). Ils estiment à 50 % la part de leur clientèle intéressée par des activités culinaires lors de leur circuit, en particulier celle ayant de 51 à 60 ans.

Plus de la moitié (55 %) des voyagistes et des réceptifs ont intégré des expériences culinaires dans certaines de leurs offres.

Plus de la moitié (55 %) des voyagistes et des réceptifs ont intégré des expériences culinaires dans certaines de leurs offres. La moitié d’entre eux affirment que ces circuits sont plus populaires que les autres. La place accordée aux activités culinaires se répartit comme suit :

  • l’expérience culinaire est l’élément névralgique d’un itinéraire d’aventure sur quatre; elle permet de mieux connaître la destination, ses résidents et leur culture;
  • près de la moitié des itinéraires (46 %) accordent une place modérée à la nourriture, offrant un aperçu des traditions culinaires de la destination et la possibilité de visiter une ferme, de rencontrer un producteur ou de suivre un cours de cuisine;
  • l’intérêt premier de 29 % des circuits d’aventure est la découverte de la nature et la pratique d’activités sans lien avec le tourisme culinaire. Les repas des voyageurs sont tout de même constitués de nourriture locale.

Pourquoi ajouter des offres culinaires ?

Parmi les sources de motivation évoquées par les voyagistes et les réceptifs qui ont ajouté des expériences culinaires à leur offre, la demande de la clientèle pour effectuer ce type d’activité est la principale raison (31 %). La création de nouvelles expériences par les agences réceptives locales est citée par 25 % d’entre eux.

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Les activités préférées des voyageurs

Les activités culinaires fréquemment demandées par les clients sont les cours de cuisine, les visites de vignobles, de brasseries ou de distilleries et la dégustation de cuisine de rue. De plus, un grand nombre de voyagistes et de réceptifs reçoivent des demandes pour visiter une ferme (60 %) et un producteur local (61 %).

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Tendances culinaires actuelles et à venir

Un groupe de discussion, composé d’intervenants du réseau de distribution*, a ensuite déterminé plusieurs tendances qui sont tout autant d’expériences à intégrer dans un itinéraire :

  • partage d’un repas ou faire la cuisine chez l’habitant;
  • découverte des arômes par la stimulation de l’odorat;
  • propagation dans les zones rurales du phénomène urbain des microbrasseries et de la fabrication locale de cocktails et d’alcools artisanaux. Participation du voyageur à l’élaboration de ces produits;
  • création d’un produit culinaire unique (assemblage de vins, d’épices, etc.). Cette future tendance est étroitement liée à la personnalisation de l’expérience vécue en voyage;
  • mise de l’avant de saines habitudes de vie par des repas biologiques, végétariens ou encore par le partage de connaissances sur les bienfaits de certains aliments locaux sur la santé;
  • la nourriture devient un prétexte pour aborder d’autres sujets connexes tels que l’écosystème, l’immigration, la médecine traditionnelle, le patrimoine culturel ou encore la politique. De plus, elle s’intègre dans des activités de volontariat pour des causes humanitaires ou environnementales;
  • réalisation d’activités de cueillette, de pêche et de chasse, accompagnées par un guide, afin de connaître les aliments sauvages comestibles.

* Les entreprises sont :

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Source: ATTA

Facteurs de succès d’un circuit culinaire

Le sondage de l’ATTA démontre que la demande pour les circuits intégrant une expérience culinaire diversifiée est bien présente. Voici trois stratégies pour concevoir ces produits afin de séduire les touristes culinaires, tirées d’une étude de Skift réalisée en février 2015 :

  • Créer un réseau de fournisseurs d’activités touristiques et d’hôteliers locaux partageant les mêmes intérêts. Ces personnes ou ces entreprises devraient s’engager à soutenir les producteurs et les transformateurs de produits de la région. En outre, le voyagiste peut contacter des intervenants jouant un rôle actif dans des domaines qui compléteront l’expérience touristique, tels que la musique, l’art ou encore le design, trois champs d’intérêt marqués du touriste culinaire.
  • Collaborer avec ce réseau pour l’élaboration des expériences culinaires. La cocréation permet de concevoir un produit cohérent et une expérience en immersion locale. De plus, la mise sur pied de différents partenariats permettra une plus grande marge de manœuvre pour modifier le circuit selon la demande.
  • Développer des campagnes marketing axées sur le visuel et sur une promesse éducative. La stratégie de communication entourant ces circuits devrait mettre l’accent sur les éléments différenciateurs de l’expérience culinaire et sur l’aspect éducatif. La dimension visuelle a aussi son importance; la qualité des photos ne devrait pas être négligée.

 

Les expériences culinaires s’inscrivent dans la tendance des voyages authentiques, en facilitant l’immersion dans la vie locale. Les acteurs du réseau de distribution l’ont très bien compris, et certains en ont même fait leur spécialité.

Avez-vous constaté une hausse de la demande pour les activités culinaires ? Planifiez-vous d’élargir vos offres?

 

Image à la une : © Whole Journeys

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Routes touristiques et patrimoine linguistique et culturel

La route touristique et ses facteurs de succès

Dans leur politique de signalisation des routes touristiques, le ministère du Tourisme et celui des Transports du Québec définissent une route touristique comme « un trajet à suivre le long d’un chemin pittoresque, axé sur une thématique distinctive et qui relie un certain nombre de sites touristiques évocateurs et ouverts aux visiteurs. On y trouve également une variété de services complémentaires, tels l’hébergement, la restauration, des postes d’essence ainsi que des services d’accueil et d’information touristiques ». La route touristique permet d’être en contact avec le patrimoine d’une région, qu’il soit culturel, historique ou naturel, et sert de lien entre les différents sites distinctifs qui la composent. Elle s’avère souvent très pertinente pour mettre en marché une offre organisée de façon cohérente. Pour réussir à s’imposer dans un environnement concurrentiel important, la route doit s’appuyer entre autres sur :

  • une thématique forte, cohérente et en adéquation avec les tendances et les attentes de la clientèle;
  • une masse critique d’entreprises ou d’attraits présentant des produits d’égale qualité;
  • des services et des infrastructures touristiques complémentaires;
  • une vision claire et partagée par tous les intervenants quant à l’image à projeter;
  • la mobilisation et la concertation à long terme des acteurs privés, publics et associatifs concernés;
  • des outils promotionnels de qualité;
  • une signalisation efficace.

Pour s’inspirer : des exemples de routes touristiques axées sur le patrimoine linguistique et culturel

Deux routes de la langue castillane

Afin de promouvoir la culture castillane, le ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et des Sports a créé le Chemin de la langue castillane. Cet itinéraire culturel est centré sur l’histoire de la langue castillane et sur la visite de monuments, de villes et de sites patrimoniaux espagnols qui ont un lien historique direct avec l’émergence ou l’évolution de la langue castillane en Espagne. On y recense aussi de célèbres auteurs de cette culture.

route langue castillane

Source : spain.info

La route des monastères de la vallée du Najerilla et des environs (la Rioja) favorise la découverte de ces institutions du Moyen Âge qui ont joué un rôle de premier plan dans le processus de naissance de la langue castillane. En outre, la plupart se trouvent dans des cadres naturels d’une grande valeur écologique.

Ces deux routes sont promues sur le site officiel de Tourisme Espagne. De plus, le site Web du Chemin de la langue castillane permet à l’internaute d’effectuer la visite virtuelle d’une exposition liée à cette route. Il est aussi possible de télécharger gratuitement, avec un code QR (voir l’image), un guide en version mobile. Le visiteur peut également choisir parmi plusieurs forfaits sur le Chemin de la langue castillane.

 guide_mobile_langue_castillaneSource : Camino de la Lengua Castellana

Sur les traces de Champlain : un circuit touristique ontarien

Ce circuit, créé en 2004 par Direction Ontario, suit le parcours emprunté en 1615 par Samuel de Champlain. Il se veut un hommage aux explorateurs qui ont parcouru les cours d’eau ontariens, mais aussi une ode à la présence anglaise, française et amérindienne de l’Est et du Nord ontarien, sur une distance de 1500 à 2000 km. Il met en valeur les richesses historiques, culturelles et naturelles de cette région, tout en encourageant les rapprochements entre les communautés francophones, anglophones et autochtones.

 Sur les traces de la langue wallonne en Outremeuse

Ce parcours en boucle permet de découvrir 24 attraits du patrimoine culturel et linguistique du quartier d’Outremeuse de Liège, en Belgique. Il est possible de consulter ce circuit sur un appareil mobile par une application gratuite ou un code QR, ou encore sur un GPS. Il peut aussi être téléchargé sous forme de guide imprimable.

wallon_outremeuseSource : Tourisme Wallonie

 Des routes gaéliques

Depuis 2008, l’Écosse offre six circuits gaéliques, the Gaelic Rings, serpentant à travers les îles Hébrides et la partie continentale ouest de l’Écosse. Ces itinéraires, qui amènent le visiteur à utiliser plusieurs traversiers, visent à promouvoir le caractère unique de la langue et de la culture gaéliques, et à souligner leur rôle crucial dans l’histoire de l’Écosse et l’importance qu’elles revêtent encore aujourd’hui. Chaque circuit peut compter sur ses propres sites et légendes à raconter. Un site Web donne un aperçu des circuits, propose des liens vers des informations de voyage et présente le récit personnel de plusieurs personnalités écossaises rédigé au fil de leur périple. Il est possible de le télécharger et de l’imprimer.

 Sur les traces de ses ancêtres

Le site Web de Tourisme Terre-Neuve et Labrador propose une trentaine de routes panoramiques, dont celles des ancêtres français et irlandais, s’étendant respectivement sur 125 et 312 kilomètres. Plusieurs lieux conservent encore aujourd’hui leur nom français. Les traditions, le mode de vie et le patrimoine de ces premiers colons dominent toujours ce petit groupe de communautés de langue française. Les collines verdoyantes des environs de St. John’s sont encore exploitées par les descendants des familles irlandaises qui s’y sont installées au 19e siècle.

Parmi les itinéraires touristiques offerts sur le site de VisitScotland, on trouve également la thématique des ancêtres, qui permet de retourner aux origines de son clan par des circuits de trois jours et plus. Au programme : attractions, châteaux, sites de batailles, musées, etc.

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Source : VisitScotland

Enfin, l’idée de créer, à la grandeur du Canada, un circuit touristique de langue française comme moteur économique de la minorité linguistique est sur la planche à dessin des ministres responsables de la francophonie dans les dix provinces et les trois territoires du pays. Espérons qu’elle trouvera bientôt son chemin hors de la table à dessin!

 

Cette analyse a été rédigée dans le cadre de la veille thématique pour les Communautés linguistiques officielles en situation minoritaire (CLOSM).

 

Source de l’image à la une : pexels.com

 

 

 

 

 

 

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Ces voyageurs amateurs de routes touristiques

Une vaste étude entreprise en 2012 par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme et le ministère des Transports analysait le programme de signalisation des routes et circuits touristiques du Québec. Un des volets consistait en une enquête auprès de la clientèle afin de connaître le profil des utilisateurs des routes ainsi que leur comportement et leurs préférences. Ce sondage auprès de 3909 personnes, dont 2943 ayant parcouru une route touristique et étant en mesure de l’identifier, apporte des informations uniques sur la façon de vivre ce type d’expérience. 

L’échantillon est composé de personnes ayant fait une demande d’information touristique à l’un des points de service de Tourisme Québec (téléphone, bureau d’information touristique ou site Web). Comme il n’est ainsi pas entièrement représentatif de la population touristique totale, l’enquête ne permet pas d’établir un taux de pratique.

Surreprésentation des voyageurs français et d’outre-mer

Les répondants ayant fréquenté une route touristique sont principalement Québécois (66 %); 11 % proviennent de l’Ontario, 11 % de la France, 5 % des États-Unis et 7 % d’autres pays. Considérant la provenance globale des touristes au Québec, les Français et les voyageurs des pays autres que le Canada, la France et les États-Unis sont surreprésentés.

Des séjours bien remplis  

La majorité des répondants privilégient l’hébergement commercial, 50 % ayant séjourné dans un hôtel, une auberge ou un motel, 17 % dans un camping, 17 % dans un gîte et 9 % dans un chalet ou un condo loué. Les séjours de ces voyageurs sont plus longs (5,6 nuitées) que la moyenne des touristes d’agrément au Québec (3,4 nuitées). Parmi les répondants hors Québec, les visiteurs des routes touristiques ont passé 9,6 nuitées dans la province. En plus de ces circuits automobiles, ils apprécient la visite de parcs naturels ou la randonnée (59 %), les attractions de divertissement (43 %) ainsi que la visite de musées ou de zoos et les activités autochtones (37 %).

Plus dépensiers que la moyenne  

Ces touristes ayant fréquenté une route touristique lors d’un voyage au Québec ont rapporté des dépenses plus élevées que celles des voyageurs d’agrément

Ces touristes ayant fréquenté une route touristique lors d’un voyage au Québec ont rapporté des dépenses plus élevées que celles des voyageurs d’agrément en général (tableau 1). Ils attribuent en moyenne 52 % de leurs dépenses à la visite de la route, soit 594 $. routes_touristiques_depenses_ml

Forte notoriété des routes signalisées du Québec

Fait saillant de l’enquête : les trois quarts des répondants ont pu nommer spontanément au moins une route touristique signalisée. Les routes les plus connues sont, dans l’ordre, le Chemin du Roy, la Route des Vins, la Route des Navigateurs, la Route des Baleines et la Route du Fleuve (graphique 1). routes_touristiques_notoriete_ml

Ce qui motive à parcourir une route

Découvrir de beaux paysages est la première motivation pour tous les répondants et pour toutes les routes. La découverte d’une nouvelle région, les produits du terroir ainsi que la culture locale, l’artisanat et le patrimoine sont d’autres critères importants (graphique 2).

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Les favorites

Les routes les plus fréquentées sont le Chemin du Roy (par 17 % des répondants), la Route des Navigateurs (15 %) et la Route du Fleuve (11 %). Les trois quarts des Français et les autres touristes d’outre-mer ont visité au moins deux routes au cours de leur séjour au Québec.

Parcourir la route était la principale raison du séjour de 29 % des répondants. Certaines routes ont un pouvoir d’attraction plus élevé :

  • La Route des Vins (49 %)
  • La Route des Baleines (46 %)
  • La Route du Fleuve (36 %)
  • La Route des Montagnes (36 %)

Les routes ou circuits sont cependant parcourus entièrement par 42 % des répondants. On y consacre généralement une journée, mais 22 % des répondants y ont passé 2 jours; 17 % 3 ou 4 jours; 7 % de 4 à 6 jours; et 5 % plus de 6 jours.

Sources d’information

S’informer ou planifier un séjour incluant la visite d’une route ou d’un circuit touristique se fait presque autant par Internet (54 %) qu’à l’aide de brochures, de dépliants ou de guides de voyage (52 %). Les répondants se sont aussi tournés vers les offices de tourisme dans une proportion de 41 %, ce qui est plus élevé que pour une planification habituelle mais peut-être biaisé par la nature de l’échantillon. En plus du site Web du ministère du Tourisme, les utilisateurs de routes touristiques se sont servis des moteurs de recherche généraux (42 %) et des sites d’établissements d’hébergement (41 %). Les informations recherchées sont les cartes localisant la route, ses attraits et ses services (71 %), les activités, les événements et les commerces le long de la route (52 %) ou des établissements d’hébergement (45 %).

La satisfaction au rendez-vous 

Bonne nouvelle : l’aspect le plus motivant à visiter une route, soit la beauté des paysages, a été apprécié par 99 % des répondants.

Bonne nouvelle : l’aspect le plus motivant à visiter une route, soit la beauté des paysages, a été apprécié par 99 % des répondants. Sur les 13 aspects mesurés, 10 ont été jugés très ou assez satisfaisants par 90 % ou plus des répondants. La présence d’activités et d’animation, le nombre de haltes routières et la qualité du réseau routier ont été évalués plus sévèrement (graphique 3).

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Offrir aux routes touristiques la place qu’elles méritent 

Les routes touristiques signalisées du Québec semblent présenter un grand intérêt pour la clientèle touristique, principalement celle qui vient d’outre-mer, et sont appréciées. Outre ces offres encadrées par le programme gouvernemental, de nombreux autres circuits apportent aussi une contribution indéniable à la notoriété du tourisme régional. Il s’agit d’une façon de parcourir les régions en profitant de ce qu’elles ont de mieux à offrir. Une nouvelle route s’est ajoutée récemment, la Route des Belles-Histoires dans les Laurentides et une autre devrait voir le jour au printemps 2016 : la Route des Monts Notre-Dame dans la région du Bas-Saint-Laurent. Le Réseau de veille en tourisme vous invite à parcourir l’ensemble de l’étude qui inclut, entre autres, un inventaire et une analyse comparative des routes touristiques du Québec, dans les autres provinces et à l’étranger, une analyse des besoins et des attentes de l’industrie, ainsi qu’un diagnostic global et des pistes d’amélioration.

 

Source de l’image à la une: quebecoriginal.com

 

 

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Les croisières fluviales en plein essor

L’Europe est la destination la plus courue des croisiéristes. Selon un rapport réalisé par Cruise Holidays International, les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent. Le Rhin, le Danube et la Seine maintiennent leur notoriété, et ceux qui y ont déjà navigué se tournent maintenant vers d’autres cours d’eau. En Asie, les fleuves Irrawaddy au Myanmar, Yang-Tse-Kiang en Chine et Mékong au Vietnam et au Cambodge gagnent en popularité. D’ailleurs, le rapport les classe dans le top 5 des destinations hors Europe.

les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent.

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Source : CroisiEurope. Cliquez ici pour agrandir la carte.

Nouveaux itinéraires et bateaux en 2015

Selon Cruise Critic, près de 40 nouveaux bateaux de croisière fluviale verront le jour tout au long de l’année. La compagnie Viking River Cruises, qui en inaugurait 18 en 2014, en mettra à l’eau 12 nouveaux en 2015, ce qui portera sa flotte totale à 64 navires. Uniworld, pour sa part, lancera le S.S. Maria Theresa et ajoutera six itinéraires à son offre européenne. CroisiEurope introduira un bateau à aubes qui naviguera dans la Loire dès le printemps.

Rivages du Monde proposera un nouvel itinéraire canadien sur le Saint-Laurent de mai à octobre. Chez nos voisins du sud, American Cruise Lines (ACL) inaugurera un nouveau navire qui sillonnera la rivière Mississippi et développe une stratégie pour diversifier ses parcours. Selon Charles Robertson, président d’ACL, il y aurait plus de 24 000 km de voies navigables aux États-Unis; la carte ci-dessous illustre celles qu’ACL évalue dans l’optique de développer de nouveaux itinéraires.

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Source : Travel Weekly

Tous ces exemples montrent le dynamisme de l’industrie des croisières fluviales et la présence active de nombreux acteurs. Plusieurs tendances confirment aussi l’évolution et l’adaptation constantes de ce secteur d’activité. En voici quelques-unes.

Diversification de la clientèle

La clientèle traditionnelle se compose principalement de baby-boomers. On remarque ces dernières années que plusieurs compagnies de croisières cherchent à en séduire de nouvelles.

Les jeunes

Pour courtiser les jeunes, elles proposent des itinéraires plus courts, un catalogue d’excursions indépendantes contenant plus d’options et des croisières thématiques qui rejoignent leurs centres d’intérêt. AmaWaterways et American Queen Steamboat Company organisent des excursions plus actives et mettent à la disposition de leurs passagers une flotte de vélos, un réseau Internet sans fil et une salle de conditionnement physique. Pour accommoder les jeunes familles, les deux nouveaux bateaux d’AmaWaterways incluent des cabines communicantes.

Pour se promouvoir auprès des étudiants et des jeunes diplômés, CroisiEurope lance une campagne de marketing annonçant un stage de trois mois qui aura lieu à l’été 2015. Le Canadien ou l’Américain sélectionné aura pour principale tâche de réaliser un photoreportage qui sera diffusé sur un blogue, sur le site Web de CroisiEurope et sur les médias sociaux. Au total, 14 pays seront explorés à bord de 10 bateaux différents.

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Source : CroisiEurope

Les solos

En plus de construire de nouveaux navires comprenant davantage de cabines simples, quelques compagnies proposent une réduction ou carrément l’élimination des coûts supplémentaires relatifs à l’occupation simple. Blount Small Ship Adventures offre le programme « Willing to Share », qui permet aux voyageurs en solo de partager une cabine afin de réduire les coûts. Tauck a ajouté à son site Internet une section « Solo Travel » et un forum de discussion destiné à cette clientèle. AmaWaterways organise des réceptions d’accueil pour ces voyageurs afin qu’ils puissent faire connaissance dès leur arrivée à bord.

Personnalisation

La petite taille des bateaux de croisière fluviale est favorable à la personnalisation de l’offre, mais aussi de l’accueil. Par exemple, Avalon Waterways accueillera une clientèle uniquement québécoise sur sa croisière de huit jours « Le Rhin romantique », en octobre 2015. En plus d’avoir à bord un directeur de croisière et une accompagnatrice francophones, Avalon offrira des visites, des divertissements et des menus en français.

Croisières thématiques

Les voyages à thème gagnent en popularité, réjouissent et rassemblent plusieurs segments de clientèle. Ils se déclinent en une multitude d’activités et de loisirs : culinaire, bien-être, photographie, patrimoine religieux, musique, arts, golf, vélo, etc. Ces croisières, et particulièrement celles dont les thèmes s’associent aux célébrations des fêtes et aux marchés de Noël, contribuent également à prolonger la saison touristique.

Au Québec, Voyages AML offre sur le CTMA Vacancier une croisière gourmande pendant laquelle on peut découvrir les saveurs de la mer et du terroir madelinot. Parmi les activités proposées, mentionnons des ateliers sur la pêche au homard ainsi que des démonstrations et des conseils culinaires. En Europe, Viking River Cruises possède un vaste portfolio de thématiques, dont la croisière « Masterpieces », qui se lance sur la trace des lieux et des paysages qui ont inspiré les grands chefs-d’œuvre de peintres célèbres.

Source: Viking Cruises

Le foisonnement de l’offre, l’intérêt grandissant de nouvelles clientèles et la présence de croisiéristes plus expérimentés désirant naviguer sur de nouveaux cours d’eau sont tous des facteurs qui laissent présager un futur lucratif à l’industrie des croisières fluviales.

 

Crédit photo une : Viking Cruises

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Produits et activités

Le Bustronome, un circuit gourmand inusité

Le Bustronome est un concept novateur qui invite à la découverte de la gastronomie française à bord d’un bus à impériale entièrement réaménagé incluant une terrasse panoramique vitrée qui permet aux 38 voyageurs de profiter d’une vue à 360° de Paris. Ce restaurant original, qui parcourt la capitale selon différents itinéraires, propose de déguster un repas de qualité, de prendre un thé ou de faire une dégustation de vin, et ce, de jour comme de nuit. Une manière insolite et gourmande de découvrir Paris.

Image à la Une: © OTCP

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Au rythme des promenades sonores

 

 

S’inscrivant directement dans les tendances du tourisme d’expérience et de la recherche d’authenticité, les balades sonores séduisent de plus en plus d’adeptes et les initiatives se multiplient. Le paysage auditif d’une destination semble représenter un véritable atout touristique sur lequel les professionnels doivent miser.

 

Découvrir une destination grâce à ses sons

Bien des destinations possèdent leur identité sonore distinctive. Il suffit de penser aux bruits des cafés parisiens, des taxis à New York, des baleines à Tadoussac ou de la mousson au Vietnam pour en être convaincu. Les balades sonores visent la mise en valeur de ce paysage sensoriel particulier, en petit groupe ou en solo, en utilisant ou non des outils (audioguide, GPS, technologie embarquée d’amplification, etc.).

Les promenades sonores s’adressent à tous les types de public, quels que soient leur âge, leur niveau de vie ou leurs connaissances préalables de l’environnement visité. L’activité est également tout indiquée pour les personnes vivant avec un handicap ou une déficience visuelle.

Chaque visite est unique et authentique, car le touriste se fond dans un paysage sonore préétabli

Le format balade engendre une expérience bien particulière. Les sens sont décuplés par la marche, le promeneur peut interagir avec les membres du groupe ou avec les locaux rencontrés en chemin, et ainsi prendre le temps de découvrir la destination à son rythme. Chaque visite est unique et authentique, car le touriste se fond dans un paysage sonore préétabli. De plus, comme toute expérience multisensorielle, les promenades sonores stimulent la mémoire et prolongent l’impression que le visiteur gardera de la destination. Avec RadioDordogne, le Périgord mise sur les particularités sonores de sa région pour se démarquer.

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Source: RadioDordogne

Ce type d’activité sensorielle permet de préserver un patrimoine fortement identitaire en valorisant d’autres lieux que les sites touristiques traditionnels. Comme ils sont conscients de la fragilité de cette richesse, nombre d’urbanistes et de professionnels du tourisme militent pour une «écologie sonore». 

Les sons, ADN des destinations urbaines

Promenades sonores à Marseille

En 2013, Julie de Muer et la radio associative Radio Grenouille lançaient le projet Promenades sonores autour de 40 balades effectuées au cœur de Marseille et de sa périphérie. En association avec des artistes et les habitants, ces balades amènent les visiteurs à découvrir des quartiers en marge des circuits touristiques classiques.

Source: YouTube

Savant mélange de pistes musicales, de sons urbains et de témoignages, l’initiative s’est fait remarquer par Google. Un partenariat entre le géant américain et Julie de Muer a abouti au développement des Promenades nocturnes. Suivant le modèle des Promenades sonores, le concept invite les curieux à découvrir la ville la nuit. Grâce à Streetview, il n’est pas nécessaire d’être présent physiquement, car il s’agit d’une balade virtuelle. Loin des clichés, l’approche se veut objective: certaines problématiques sociales sont abordées durant les balades, plongeant le visiteur au cœur des réalités de la population.

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Source: YouTube

Stockholm Sounds

L’Office de tourisme de Stockholm a développé un guide touristique mobile inspiré des sons de la ville. L’application Stockholm Sounds entraîne les visiteurs à travers plus de 40 lieux à l’identité sonore particulière, et permet au touriste d’accumuler des points en jouant à des jeux. La plateforme fournit également de l’information et offre la possibilité aux acteurs touristiques (hôtels, restaurants, bars et discothèques, etc.) d’afficher des promotions ou des récompenses pour les joueurs. 

 

Source: YouTube

L’outil favorise le prolongement de l’expérience touristique, notamment en proposant une liste musicale d’artistes suédois intitulée «Stockholm Pre-Party Playlist» à écouter avant, pendant ou après la visite.

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Source: iTunes

Audiotopie: une initiative québécoise

Audiotopie, une coopérative d’artistes, exploite le paysage sonore de Montréal, Laval, Sainte-Thérèse et Brompton, notamment par la réalisation de parcours audio guidés. À titre d’exemple, le trajet «Biotope» permet de découvrir l’histoire et l’environnement du parc de la Rive de Brompton grâce aux sons enregistrés sur place. Si l’auditeur choisit la version géolocalisée, les pistes sonores s’adapteront à son emplacement afin de bonifier son immersion.

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Source: SoundCloud

Écouter la nature

Le Natural Sounds Program des parcs étatsuniens

Le Natural Sounds Program, initiative du National Park Service, a pour mission de souligner l’importance des paysages sonores des parcs et de limiter les intrusions auditives afin de préserver l’expérience sensorielle des visiteurs.

Le projet est concrétisé grâce à de la recherche scientifique, à une réglementation limitant les parasites acoustiques, à des visites guidées et à des enregistrements alimentant une banque d’archives sonores.

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Source: NPS Photo

Le programme s’intéresse aux sons naturels, mais aussi aux bruits culturels (chants amérindiens), historiques (enregistrement du son des canons du Fort McHenry) ou d’origine humaine (avions, motoneiges, etc.). L’idée est de capter toutes les sonorités présentes sur le territoire des parcs.

Observation de la faune

L’application Wild permet aux promeneurs de découvrir en réalité augmentée les espèces d’oiseaux qui peuplent le parc des Buttes Chaumont à Paris. Quand l’utilisateur se balade, un système géolocalisé reconnaît sa position et déclenche une piste audio incluant des chants d’oiseaux et des pièces musicales.

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Source: iTunes

Une des balises de la balade sonore de Pont-Péan, en France, plonge les visiteurs dans l’univers des chauves-souris en leur permettant d’entendre les ultrasons qu’elles émettent, fréquence normalement inaudible pour l’oreille humaine.

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Source: Pont-Péan sons

Randonnées sonores

Dans le parc naturel régional de Millevaches, en France, les Marches sonores invitent le promeneur à se procurer un lecteur MP3 et une carte à l’office du tourisme pour effectuer une balade portant sur le thème de l’eau. Des temps de pause sans casque sont prévus dans l’itinéraire pour que le visiteur puisse écouter librement le milieu qui l’entoure.

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Source: Marches sonores

Depuis 20 ans, le parc naturel régional du Haut-Jura travaille la valorisation de ses Paysages sonores, notamment grâce à un circuit constitué d’une soixantaine d’arrêts répertoriés comme des «points d’ouïe» (panoramas auditifs) ou des «sites ponctuels auriculaires» (points d’écho). Avec ses oreilles simplement ou un instrument de musique s’il le souhaite, le promeneur est invité à profiter pleinement de l’acoustique jurassienne.

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Source: Jura tourisme

Réelle signature identitaire d’une destination, les paysages sonores constituent un produit touristique authentique, distinctif, unique et expérientiel, qui peut être exploité et apprécié avant, pendant ou après la visite. Pourquoi ne pas proposer des enregistrements sonores comme carte postale ou comme cadeau souvenir?

 

Image à la une © Radio Grenouille

Commentaire de Gilles Malatray

Depuis les premières soundwalks de Murray Schafer, orientées vers une pédagogie de l’écoute, et défendant le jeune concept d’écologie sonore, et celles de Max Neuhaus, plus axées sur l’aspect esthétique et la performance artistique, les promenades sonores font s’interroger artistes, chercheurs et parfois aménageurs. Elles ont d’ailleurs pris une importance particulière ces dernières années, étant souvent portées par des courants liés à la création sonore environnementale. Qu’elles soient effectuées à oreilles nues ou à l’aide de dispositifs audio embarqués, guidées et animées physiquement ou en parcours autonomes balisés, ces déambulations auriculaires projettent le promeneur écoutant au cœur du paysage, par une expérience sensible. Ces parcours sonores nous emmènent, de la balade dans une ville, un quartier, un parc naturel, jusqu’à la possibilité d’effectuer un voyage s’appuyant sur la thématique d’une écoute paysagère, au sens large du terme. Nous pouvons y organiser, entre autres, des approches précises liées à l’acoustique des lieux bâtis, à l’acoustique remarquable de sites naturels ou urbains, aux langues et aux modes de vie, au design sonore local, aux arts campanaires, à la lutherie… Nous nous trouvons ici confrontés à une série de postures d’écoute remettant en question à la fois le caractère esthétique, artistique, social et écologique des sons de l’environnement. Ces approches croisées sont propices aux rencontres entre artistes, chercheurs, aménageurs, décideurs politiques et autres professionnels responsables du développement territorial… Par une perception parfois décalée, ou auditivement recentrée sur l’environnement sonore, une approche sensible et jouissive, différentes réflexions, et si possible des actions naissent de ces marches et démarches. La valorisation d’un lieu, qu’il soit naturel, rural, périurbain ou urbain, par des organismes ou des institutions ayant la responsabilité de communiquer autour de l’image d’un territoire, trouve alors des outils pour mettre en place un tourisme culturel axé sur des ressources auriculaires. L’écoute, et par celle-ci les sources sonores mises en valeur, dans un cadre n’étant pas forcément celui de concerts ou d’événements musicaux, devient alors un geste opérant comme un levier médiatique original, inouï, pour attirer les visiteurs, voire les habitants potentiels, les entreprises…

Pour aller au-delà de cette médiation, la prise en compte des sons dans une approche environnementale, notamment par les balades et les parcours d’écoute peuvent, dans le meilleur des cas, devenir de vrais outils prospectifs. Analyser un territoire en le parcourant de l’oreille, en déceler ses fonctionnements comme ses dysfonctionnements, préserver des points d’ouïe qualitatifs, modéliser des lieux d’écoute esthétiques, équilibrés, bref, prendre en compte, en amont d’aménagements, une recherche qualitative des ambiances sonores dans la construction territoriale est un objectif important pour la qualité de vie. Ces promenades sonores permettent de rassembler, dans un premier temps, un panel d’acteurs engagés à la valorisation et à l’aménagement du territoire, dans un geste collectif fédérateur, consistant à porter sur le territoire, par l’arpentage au rythme des pas et des sons, une oreille sensible, critique et constructive. Ce n’est certes pas encore chose courante, mais souhaitons que cette démarche entre progressivement dans le champ des pratiques usuelles.