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Produits et activités

#JeudiTourisme 2013: Bonifier, renouveler, développer

Une première route des marchés de Noël au Québec

La région de Lanaudière rassemble deux marchés de Noël à la popularité grandissante. Pour inciter plus de gens à les visiter, Tourisme Lanaudière propose désormais une route des marchés. Les deux sites, séparés de 30 kilomètres, offrent diversité et complémentarité aux visiteurs.

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Source: www.presse-lanaudiere.ca

Randonnées urbaines

Les Panamées sont des randonnées organisées et guidées dans les rues de Paris. Leur itinéraire est soigneusement conçu afin que les participants découvrent Paris autrement. Elles durent environ trois heures et se déroulent sur sept kilomètres. Montmartre et l’impressionnisme au féminin, la presse parisienne ou encore les tours de Paris figurent parmi les thèmes abordés en 2013.

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Source: srias.ile-de-france.gouv.fr

Un village Huttopia au Québec

L’entreprise française Huttopia, déjà bien présente par ses tentes de type prêt-à-camper dans les parcs de la Sépaq, souhaite développer un camping écotouristique à côté du mont Sutton, dans les Cantons-de-l’Est. Le site de villégiature serait notamment composé de petits chalets et d’abris conçus à partir de rondins de bois. Le projet s’élève à six millions de dollars.

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Source: Huttopia.com

Demi-marathon des Glaces

Dans le cadre des courses gourmandes, quatre demi-marathons mettent en vedette les produits gourmets régionaux et les paysages de la Montérégie, soit ceux des Vergers (Rougemont), des Microbrasseries (vallée du Richelieu), des Érables (Mont-Saint-Grégoire) et des Glaces (Rougemont), ce dernier se tenant pour la première fois en février 2014.

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Source: www.facebook.com/demimarathondesglaces

Mettre en valeur les rives et ses attraits

La Ville de Montréal dévoile son parcours riverain destiné à promouvoir les berges et leur richesse historique. Les chemins anciens situés aux abords du Saint-Laurent, des lacs Saint-Louis et des Deux Montagnes ainsi que de la rivière des Prairies rassemblent plus de 900 attraits patrimoniaux.

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Source: ville.montreal.qc.ca

Assurer la sécurité tout en faisant sourire

Une toute nouvelle brigade à la Gangnam Style a été mise sur pied pour assurer la sécurité des touristes à Séoul. Les quelque 100 agents sont habillés de l’uniforme dessiné par Psy, le célèbre chanteur coréen, et parés des mêmes lunettes de soleil. Effectuer quelques pas de danse n’est pas exclu de leurs tâches.

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Source: canoe.ca

Merci @PascaleLapointe, @375Mtl, @regionbm, @pro_vence, @jeuxdutourisme, @Sihamjamaa

En savoir plus sur l’initiative #JeudiTourisme

Image à la une: www.chalets-fontromeu.com

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Segments de clientèles Tourisme durable

Les multiples visages de la consommation responsable

Si beaucoup de voyageurs se préoccupent de réduire leur impact négatif sur l’environnement, très peu sont prêts à renoncer complètement à leurs vacances. Au lieu de cela, ils recherchent des séjours plus responsables et exigent de la part des entreprises touristiques qu’elles prennent les devants en leur offrant des options durables et écologiques.

Des consommateurs durables aux profils variés

Selon une étude sur les attitudes, motivations et comportements des consommateurs en ce qui a trait à la consommation durable, réalisée par BBMG, GlobeScan et SustainAbility auprès de 6224 personnes réparties dans six marchés (Brésil, Chine, Allemagne, Inde, Royaume-Uni et États-Unis), il existe quatre segments de consommateurs durables (voir le graphique 1):

  • les malléables (37%)
  • les terre-à-terre (34%)
  • les indifférents (16%)
  • les défenseurs (14%)

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Les ardents défenseurs

Ce segment de clientèle plutôt urbain (52% d’entre eux vivent dans une grande ville) se fait un devoir d’acheter des produits socialement et écologiquement responsables, et il est prêt à payer un supplément pour de tels produits. Bien que ce groupe soit de petite taille, ses membres peuvent largement influencer les autres consommateurs en ayant recours aux médias sociaux pour partager leurs opinions:

  • 59% d’entre eux utilisent les médias sociaux régulièrement;
  • 25% se sont fait entendre sur une question environnementale;
  • 74% ont déjà encouragé les autres à effectuer des achats responsables.

Les malléables

Quoique matérialistes, ces consommateurs urbains aspirent à effectuer des achats durables: 82% d’entre eux se procureraient plus de produits durables pour une qualité comparable ou supérieure à celle de leur marque habituelle. Le style est important pour ces clients, qui sont plus susceptibles que tout autre groupe d’essayer de nouvelles choses.

Les terre-à-terre

Ils tardent à acheter des produits durables car ils sont découragés par les prix souvent plus élevés, et ils s’avèrent généralement sceptiques devant les revendications sociales et environnementales des entreprises. Pour ces terre-à-terre, les bénéfices sociaux et environnementaux sont perçus comme des «ajouts superflus»; ils ne sont tout simplement pas à la recherche d’options viables. Les récompenses ou les promotions peuvent être un moyen de les initier à de nouveaux produits ou services.

Les indifférents

Ce sont les moins urbains de tous les segments de consommateurs durables: 60% habitent en banlieue, dans une petite municipalité ou en zone rurale. Individualistes, les indifférents ressentent peu de responsabilité envers la société, et seulement un sur quatre se sent coupable de son propre impact sur l’environnement. Ils sont également sceptiques au sujet des revendications vertes des entreprises.

Des hôtels verts pour ardents défenseurs

Les produits conçus avec des matériaux durables, recyclés ou fabriqués de manière écologique s’avèrent particulièrement attrayants pour les défenseurs engagés parce qu’ils correspondent à leur système de valeurs. C’est le cas de l’hôtel-boutique de luxe Shore Hotel Santa Monica, en Californie, ouvert depuis octobre 2011 et qui a reçu la certification LEED Or. Le bâtiment a été conçu pour être aussi durable et respectueux de l’environnement que possible, avec sa structure en acier inoxydable et en grès local, son éclairage à DEL à faible consommation d’énergie et ses équipements de plomberie à faible débit, qui réduisent considérablement la consommation d’eau. Il se distingue aussi par sa conciergerie verte, une ressource unique et novatrice qui conseille la clientèle sur tout ce qui a trait au respect de l’environnement dans la région: activités, services, spas, transport, vie nocturne, etc. L’Écol’Hôtel K, qui verra le jour à Trois-Rivières, sera le premier hôtel-école canadien entièrement rénové selon les principes du développement durable, afin d’atteindre la certification LEED Or.

CN_Consommation_responsable_image_1Le Green Leaf Inn, quant à lui, se targue d’être le premier hôtel à consommation énergétique nette zéro en Amérique du Nord: il générera plus d’électricité qu’il n’en consommera, et ce, dès son ouverture à la fin de l’année. Cet hôtel de charme situé à Delavan, au Wisconsin, comprendra un système de traitement des eaux usées et de collecte des eaux pluviales, une éolienne ainsi que des panneaux solaires multiples. Des codes QR permettront aux clients d’en apprendre davantage sur les initiatives vertes de l’hôtel.
En plus de son engagement écologique à réduire sa consommation d’énergie et d’eau, à effectuer un tri sélectif des déchets, ainsi qu’à utiliser des produits d’entretien et de rénovation des chambres respectueux de l’environnement et de la santé, le Solar Hôtel, à Paris, tend vers un militantisme social qui pourrait très bien plaire aux touristes engagés:

  • engagement en faveur des jeunes en difficulté;
  • sensibilisation des jeunes étudiants en hôtellerie à la défense de l’environnement;
  • accueil de stagiaires handicapés;
  • accueil permanent et gratuit d’artistes.

Des hôtels emblématiques pour touristes malléables
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Des produits écologiques immédiatement reconnaissables par leur design et leur originalité peuvent plaire aux consommateurs malléables. C’est le cas de l’hôtel B3 de Bogota, qui ne passe pas inaperçu avec son mur végétalisé de huit étages, composé de plus de 25 000 plantes, dont 40% sont des espèces indigènes de Colombie. Ce jardin vertical, qui orne l’extérieur du bâtiment, contribue à l’isolation de l’hôtel et à la réduction de la pollution.

Le Tubohotel, constitué de 20 chambres faites de tuyaux en béton recyclés empilés pour former deux mini-pyramides, ou encore le complexe hôtelier Ariaú Amazon Towers, érigé au faîte des arbres de la forêt amazonienne, représentent deux autres beaux exemples d’hébergement durable emblématiques.

Des visites guidées hors des sentiers battus                                    
CN_Consommation_responsable_image_3Bien souvent, les voyageurs éthiques adoptent également un comportement socialement responsable, citoyen et tourné vers autrui. Ils souhaitent vivre des expériences touristiques qui leur confèrent l’impression de redonner à la communauté ou aux gens visités. Pour répondre à ce besoin, une véritable tendance touristique a vu le jour dans les grandes villes: les visites guidées avec un sans-abri À Londres, les Unseen Tours, mis sur pied par The Sock Mob, un réseau de bénévoles œuvrant auprès des sans-abri, propose quatre visites guidées différentes qui combinent l’histoire de la ville et des anecdotes sur la vie dans la rue. Les Secret City Tours, qui ont vu le jour en avril 2013, ont recruté leurs guides parmi les camelots de The Big Issue, un magazine vendu par les itinérants. Ces derniers ont ensuite été formés par les membres d’une troupe de théâtre locale. L’entreprise la plus récente, Hidden City Tours, a initié des démunis de Barcelone à l’art du guidage (lire aussi: Des visites guidées originales).

Les exemples sont multiples, les types de consommateurs également. En comprenant mieux leurs aspirations et leurs actions, les acteurs du tourisme peuvent repenser leurs produits pour en tenir compte, tout en imaginant un avenir plus responsable.

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Produits et activités Tendances

Moteur, ça tourne et… voyage!

Les destinations profitent de la popularité des œuvres pour accueillir des voyageurs curieux de découvrir en vrai les paysages et les cultures aperçus à l’écran, et de partager les expériences des personnages.

Gros plan sur un phénomène mondial

en 2012, le cinéma a influencé près de 40 millions de personnes dans leur choix de destination

Selon une enquête de TCI Research, en 2012, le cinéma a influencé près de 40 millions de personnes dans leur choix de destination, soit 4% des touristes internationaux. Cette proportion peut être comparée à la part de la publicité (4%) ou des agences de voyages (5%). À l’échelle mondiale, ce sont principalement les voyageurs des pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui sont sensibles à cette tendance, en particulier les Chinois (14%).

Véritables vedettes des dernières années, la Nouvelle-Zélande, l’Écosse, la France, les États-Unis et la Thaïlande ont particulièrement profité du lien entre le cinéma et le tourisme. D’après le site Tourism New Zealand, entre janvier et avril 2013, la fréquentation touristique du pays a augmenté de 10% par rapport à la même période en 2012. Pour 8,5% des visiteurs interrogés, c’est le film Le Hobbit qui a suscité leur intérêt pour la destination. Tout comme le cinéma, les séries télévisées peuvent mettre des régions touristiques sous le feu des projecteurs. C’est le cas de la série Breaking Bad, qui est à l’origine de la présence de 9 touristes sur 10 à Albuquerque, d’après le copropriétaire de ABQ Trolley Co, qui propose des tours de la ville inspirés de la série.

Si le cinéma permet à des régions moins bien placées sur la scène touristique de se démarquer ou à des destinations phares de consolider leur position, il peut également avoir une influence sur le type de voyage adopté par le visiteur : en solo (Mange, prie, aime), aventure (Into the Wild), road-trip (Easy Rider), en train (À bord du Darjeeling Limited), entre amis (Lendemain de veille), en famille (Little Miss Sunshine), etc.

Pour s’inscrire au palmarès

Le seul visionnement d’un film mettant en vedette un territoire particulier n’est pas toujours suffisant pour déclencher l’acte d’achat chez un visiteur potentiel. En présentant leur offre, les promoteurs doivent donner à leur destination une image proche de celle projetée à l’écran (lire aussi: 3 campagnes marketing au pays du septième art). Avant le départ, l’imaginaire se construit autour de l’atmosphère présente à l’écran et conditionne les vacances à venir. Les guides touristiques le savent, et ils sont nombreux, à l’image du Lonely Planet, à proposer une liste de films à visionner avant de partir à Rio, à Shanghai, à Paris, à Lisbonne, à Rome ou à Tokyo. Sur leur site Web, des destinations comme la Caroline du Nord ou l’Oregon rappellent que les paysages de leur région ont pu être aperçus sur le petit ou le grand écran. 

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Source: Travel Oregon

Si l’industrie touristique doit exploiter le rêve véhiculé à l’écran, elle ne doit pas fermer la porte à l’authenticité

Une fois le touriste sur place, il est important de lui proposer une offre satisfaisant sa passion pour le septième art. Cependant, bien souvent, la culture qu’il rencontre ou les lieux qu’il visite sont éloignés de l’image qu’il s’en était faite devant la fiction. Si l’industrie touristique doit exploiter le rêve véhiculé à l’écran, elle ne doit pas fermer la porte à l’authenticité. Les professionnels du tourisme sont également contraints de composer avec l’émotion construite par le spectateur, émotion qui peut s’avérer incompatible avec ce que la destination offre à ses visiteurs et, donc, entraîner leur déception.

Scénarios d’offres à succès

Le succès de la Nouvelle-Zélande est souvent cité pour illustrer comment le cinéma permet de réduire les freins au voyage (prix, distance), tant l’attraction qu’il déclenche est puissante. Certes, le désir naît devant l’écran, mais la réussite des promoteurs vient aussi du fait qu’ils sont parvenus à valoriser ce qui a d’abord attiré les voyageurs, que ce soit au moment de l’organisation (site Web) ou une fois sur place (tours guidés, visites de plateaux, etc.).

Dans le domaine du ciné-tourisme, les visites guidées des lieux de tournage des films ou des séries télévisées restent une formule indémodable (tour Sex and the City à New York, Downtown Abbey à Londres, Game of Thrones en Croatie et en Irlande). Initiative originale, Run of Thrones propose, à travers différentes villes des États-Unis, des parcours de course dont le trajet évoque les emblèmes des familles de la série Game of Thrones.

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Source: Run of Thrones

L’hôtel écossais Isle of Eriska offre à ses clients un forfait James Bond, qui inclut notamment les clefs d’une Aston Martin DB9 et un bateau à moteur hors-bord privé pour visiter les lieux de tournage. Autre activité, les cinéphiles peuvent embarquer à bord d’un bateau de croisière exploitant des univers aussi variés que le monde de Disney, Harry Potter ou encore Star Trek, cette dernière offrant même la possibilité aux passagers de croiser les vedettes de la série de science-fiction.

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Source: Star Trek Cruise

À Paris, l’application Cinemacity permet aux visiteurs de découvrir la ville à travers les films qui y ont été réalisés. Ceux-ci sont ainsi entraînés sur les lieux de tournage et peuvent revivre leur séquence préférée grâce à la réalité augmentée. Cinemacity propose également d’arpenter un quartier en suivant le rythme d’une fiction-balade en cinq épisodes.

Alors que le Québec accueille régulièrement des plateaux de tournage d’envergure internationale, les spectateurs ne reconnaissent pas toujours la Belle Province à l’écran. Pourtant, le cinéma constitue une thématique universelle que les professionnels du tourisme gagnent à exploiter pour promouvoir leur destination.

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Produits et activités Tendances

Le Saint-Laurent, un levier de croissance pour le Québec

Le fleuve Saint-Laurent constitue un potentiel fort intéressant pour le positionnement du Québec à l’échelle internationale. À la fois berceau historique, culturel et patrimonial, il est au cœur de la province, jouxtant 14 de ses 22 régions touristiques. À l’heure où le Québec entreprend un vaste chantier de projets touristiques qui façonneront son développement et sa mise en valeur, plusieurs défis se pointent à l’horizon. Parmi ceux-ci, le positionnement estival du produit de croisières internationales et la mise en marché des routes touristiques de la province.

Les particularités du fleuve

Jalonné de routes thématiques, de points d’observation et de nombreux attraits, le fleuve est une icône importante pour le Québec. La diversité de ses paysages et de ses écosystèmes nourrit autant l’imaginaire collectif des Québécois que celui des touristes qui le visitent. Dévoilé en mai 2012, le plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 lui accorde une place de choix en le reconnaissant comme un axe de développement prioritaire pour les années à venir.

La vision de développement du fleuve

Dans le cadre des travaux réalisés par le comité-fleuve depuis l’automne 2011, on a identifié cinq domaines d’intervention qui permettront de positionner le fleuve Saint-Laurent comme un attrait incontournable et distinctif.

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  • Voir le Saint-Laurent par l’aménagement des rives et augmenter son accessibilité par les routes thématiques, promenades, belvédères, accès publics à partir des installations portuaires, accès aux îles et aux phares;
  • Naviguer sur le Saint-Laurent par la poursuite des efforts entrepris pour encourager la venue de navires de croisières internationales et en facilitant le développement des croisières fluviales, des croisières excursions, des transferts inter-rives et de la plaisance;
  • Connaître le Saint-Laurent par le développement d’activités d’interprétation, de mise en valeur des potentiels naturels, patrimoniaux, culturels et des produits du terroir;
  • Animer le Saint-Laurent en encourageant, notamment, l’émergence d’événements majeurs et rassembleurs à partir des installations portuaires visant à mettre en valeur des thématiques maritimes;
  • Faire du sport sur le Saint-Laurent par le développement d’activités (kayak de mer, planche aérotractée (kitesurf), plongée, pêche, etc.).

Le branding du Saint-Laurent en été: le défi des croisières internationales

Croisieres_St-Laurent_image2Les croisières internationales offrent de multiples possibilités de mise en valeur du Saint-Laurent. Alors que de nombreux investissements et projets ont été mis de l’avant depuis 2008 pour positionner le Québec comme destination de croisière internationale, il reste toutefois à renforcer sa notoriété, et plus spécifiquement, le produit de croisières estivales. Ce sujet a d’ailleurs été abordé en profondeur lors du 14e Symposium annuel sur les croisières internationales qui avait lieu à Québec en juin 2012, où un groupe d’experts de quatre importantes lignes de croisières (Holland America Line, Seabourn, Carnival Cruise Lines et Norwegian Cruise Line) ont partagé leur perception face à la destination.

Perçu comme une jeune destination de croisières internationales possédant de nombreux atouts, le Saint-Laurent est spécialement reconnu par les lignes internationales de croisières pour ses couleurs d’automne. Contrairement aux croisières automnales qui constituent un produit relativement mature, les croisières estivales représentent toujours un défi en raison de la grande concurrence existant entre les destinations. Le Québec représente toutefois un riche potentiel et pourrait étirer sa saison jusqu’à six mois par année comme l’a fait l’Alaska.

Il existe une disparité des besoins entre les clientèles de croisières d’été et d’automne, ces dernières s’adressant davantage à une clientèle plus âgée, contrairement aux croisières d’été qui proposent un produit adapté à une clientèle familiale. Selon plusieurs experts, le produit aventure douce pourrait devenir un créneau très porteur pour le Québec auprès des familles.

L’Association des croisières du Saint-Laurent (ACSL), appuyée par le ministère du Tourisme du Québec, poursuit un travail de front afin de commercialiser et de mettre en valeur le fleuve Saint-Laurent auprès des lignes de croisières. D’ailleurs, l’engouement pour l’été se fait déjà ressentir puisqu’en 2013, deux navires de la compagnie Holland America Line sillonneront le fleuve et se partageront la saison estivale, une première pour le Québec.

La mise en valeur du fleuve par les routes thématiques

Croisieres_St-Laurent_image3Les routes et circuits thématiques représentent une autre avenue intéressante pour améliorer les opportunités de développement touristique du Saint-Laurent. On trouve actuellement au Québec plus d’une centaine de routes et circuits conçus pour mettre en valeur les richesses culturelles et naturelles des régions qu’ils traversent. Plusieurs d’entre eux sillonnent le fleuve et offrent des points de vue, panneaux d’interprétation, lieux historiques autour de la thématique maritime et en lien avec le fleuve. La route des navigateurs, par exemple, propose un trajet reliant les attraits touristiques des régions du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent qui permet de découvrir l’histoire de la navigation, de la pêche et de la construction navale. La route des phares, quant à elle, offre un parcours de découverte des phares qui ont façonné l’histoire. Dans les régions de Manicouagan et de Duplessis, la route des baleines permet l’observation des cétacés à partir d’observatoires spécialement aménagés.

Selon les statistiques de fréquentation du site Bonjour Québec, les routes et les circuits thématiques sont des produits d’une grande popularité auprès de la clientèle non québécoise. En effet, celles-ci révèlent que 60% des visiteurs qui consultent la page dédiée à ces types de produits proviennent de l’extérieur du Québec, alors que ce pourcentage chute à 30% pour l’ensemble du site. Clairement, les routes et circuits représentent un fort potentiel pour promouvoir le Québec à l’échelle internationale. L’adaptation aux nouvelles technologies pour leur mise en marché est cependant une étape à ne pas négliger afin d’en maximiser les retombées. Par exemple, avec les applications mobiles ou les code-barres, il est possible de parfaire l’expérience du visiteur en lui donnant accès à une panoplie de renseignements supplémentaires sur la région et ses attraits.

 

Avec ce plan de développement, le fleuve Saint-Laurent sera au cœur des préoccupations au cours des années à venir. S’y grefferont aussi les produits culturels et festifs, hivernaux, nature et aventure, tourisme d’affaires et de congrès, tous des axes qui pourront s’interconnecter afin de renforcer la position du Québec à l’international.

 

Sources:

– Conférences. «Symposium annuel sur les croisières internationales», Ville de Québec, 12 au 14 juin 2012.

– Tourisme Québec. «Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020», mai 2012.

Sites Internet:

Bonjour Québec 

Route des phares 

Route des navigateurs

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Produits et activités

Món Sant Benet, un projet culturel et touristique inspirant

Lors de la 61e Conférence de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme (AIEST), qui s’est tenue à Barcelone du 28 au 31 août dernier, les participants ont eu la chance de visiter un site à vocation multiple mêlant l’histoire, la culture et la gastronomie dans un univers où l’ancien et le moderne se côtoient harmonieusement. Place au Món Sant Benet…

Une muséographie à caractère hautement technologique

Inauguré en novembre 2007, le projet du Món Sant Benet marie l’art médiéval à la nature afin d’offrir un lieu unique en son genre avec, au premier plan, son monastère millénaire. Celui-ci abrite des espaces muséographiques qui retracent les 1000 ans d’histoire de Sant Benet à travers deux itinéraires: médiéval et moderniste.

La muséographie de l’itinéraire médiéval a été conçue à partir d’un montage multisensoriel, incluant des projections et des effets de sons et lumières. Grâce à des moyens techniques et audiovisuels complexes, le visiteur peut non seulement contempler le monument et recevoir des informations qui l’aident à comprendre certains aspects de l’histoire, mais surtout vivre une expérience émotionnelle.

Source : Món Sant Benet

L’itinéraire moderniste fait revivre une journée dans la vie du peintre Ramon Casas, célèbre artiste catalan né à la fin du XIXe siècle qui s’installe avec sa famille à Sant Benet à l’été 1924 pour y passer la saison. Le monastère est alors converti en une fantastique résidence estivale réaménagée dans un style moderniste. Aujourd’hui, après deux décennies de travaux, des meubles ont été récupérés de multiples endroits, une imposante collection d’arts décoratifs a été réunie et le monastère est devenu un espace privilégié pour le visiteur. Partout, musique, lumières, images et odeurs guident le «spectateur» à travers les salons et les chambres de la famille Casas pour lui faire vivre une expérience sensorielle.

Source : Món Sant Benet

La science gastronomique remise au goût du jour

La Fondation Alícia, sise sur les terrains du monastère, est un lieu de recherche scientifique consacré à l’innovation technologique en cuisine ainsi qu’à la diffusion du patrimoine agroalimentaire et gastronomique visant à promouvoir la bonne alimentation. On peut y effectuer une visite guidée mettant les cinq sens à contribution et participer à des ateliers familiaux ou gastronomiques sur la cuisine traditionnelle de la Catalogne, par la préparation de plats presque oubliés, réinventés d’une façon actuelle et respectueuse des traditions, et qui gardent l’essence de la cuisine catalane.

 

Source : Món Sant Benet

 

À la base de cette cuisine: le potager biologique de légumes et de fruits de Sant Benet. Situé sur la rive du fleuve Llobregat, à l’endroit même où les moines du monastère avaient anciennement leurs jardins, le potager constitue aujourd’hui une vitrine de l’agriculture et du terroir catalans. Il permet de découvrir les multiples variétés de légumes et de fruits cultivées au fil des époques ainsi que celles dont la culture perdure encore à ce jour.

En plus du volet éducatif de la Fondation Alícia, le visiteur peut aussi se restaurer dans l’un des 3 établissements de l’endroit qui offrent une cuisine catalane créative et actuelle.

Un établissement 4 étoiles complète l’offre de Món Sant Benet

Situé juste à côté du monastère médiéval, l’hôtel Món dispose de 78 chambres, 7 chambres-salon et une suite équipée des technologies de pointe. Toutes les chambres possèdent une grande terrasse indépendante avec vue panoramique sur le monastère et le parc naturel de Sant Llorenç del Munt i l’Obac. L’hôtel 4 étoiles abrite aussi l’un des 3 restaurants du site.

Source : Món Sant Benet

Des forfaits estivaux créatifs pour dynamiser l’offre

Les «Nuits d’été à Món Sant Benet» proposent une double programmation, qui allie les univers de la musique, des arts, du théâtre et de la gastronomie afin de composer une expérience en complète adéquation avec le site. Il s’agit des «Nuits modernistes» et de «La magie de la tombée du jour».

Les «Nuits modernistes» offrent au visiteur la possibilité de se mettre dans la peau des grands hommes du modernisme au tournant des XIXe et XXe siècles. Elles proposent:

  • l’itinéraire moderniste dans la résidence d’été du peintre Ramon Casas;
  • un concert de musique moderniste dans les caves du monastère;
  • un somptueux souper dans les jardins du monastère, comme ceux que dégustaient les bourgeois de l’époque.

 

Source : Món Sant Benet

«La magie de la tombée du jour» consiste en un spectacle nocturne qui propose un parcours dans les endroits les plus emblématiques du monastère. Cet événement inclut:

  • une visite du potager;
  • un souper décontracté en plein air, à base de produits de saison et de recettes traditionnelles;
  • un spectacle féerique.

Món Sant Benet constitue sans contredit un haut lieu de la culture, du tourisme et de la gastronomie où les différentes activités proposées s’allient harmonieusement afin de façonner une offre attrayante et complète.

 

Sources:

– 61e conférence AIEST, Barcelone. Visite guidée au Món Sant Benet.

 

Site Internet:

Món Sant Benet

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Marketing Technologies

Les destinations déploient leurs stratégies mobiles

VisitEngland mise sur des options de recherches perfectionnées, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean propose des itinéraires thématiques et Tourism Australia consulte sa communauté Facebook. Pour une destination, une interface mobile s’avère un moyen d’amalgamer l’expérience d’une marque globale et d’assurer une continuité et une cohérence aux yeux du consommateur. Mais encore faut-il qu’elle réponde aux besoins des visiteurs et apporte une valeur ajoutée.

La technologie mobile est de plus en plus adoptée par les offices de tourisme et l’industrie du voyage en général comme un moyen d’offrir aux voyageurs une nouvelle façon de se déplacer sur le territoire (lire aussi: La révolution du tourisme mobile est enclenchée). Alors que les utilisations mobiles liées aux destinations peuvent être utiles à toutes les étapes d’un voyage, c’est souvent pendant le séjour qu’elles révèlent le plus de valeur ajoutée. Lorsque la problématique des frais d’itinérance ne s’applique pas, les appareils mobiles peuvent s’avérer de véritables merveilles pour s’informer sur la destination en temps réel, optimiser sa visite et garder contact avec les proches.

Passer à l’action

Une destination qui souhaite prendre la vague du mobile a deux choix: développer une application ou une version mobile de son site Web. Ces options présentent toutes deux des avantages et des inconvénients (lire aussi: Le Web mobile, choisir sa présence et sa stratégie marketing). Certains experts prédisent que le système d’exploitation Android gagnera beaucoup en parts de marché (selon la firme Canalys, Android est passé d’une part de 4% à 48% en deux ans). Il faut donc considérer le développement de solutions pour Apple et Android.

L’utilisation d’un appareil mobile en voyage

Selon un récent sondage sur le comportement Web des touristes québécois réalisé par la firme Ipsos Descarie et le Réseau de veille en tourisme, 32% d’entre eux ont utilisé un appareil mobile durant le dernier voyage. Parmi les principales activités réalisées pendant le séjour à l’aide d’un appareil mobile, se trouvent la recherche d’information en lien avec la restauration (26%), les déplacements (25%), les attraits (20%) ou l’hébergement (19%) ainsi que l’accès aux médias sociaux (19%), la gestion des déplacements et des réservations (17%), l’utilisation d’une application liée au tourisme et la possibilité d’effectuer un parcours guidé à l’aide d’un audioguide (14%). Les fonctionnalités liées au tourisme qui intéressent le plus les voyageurs sont la recherche d’information sur les produits et services, les services de géolocalisation et le téléchargement de cartes, de guides ou d’applications.

Quelques exemples

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean lançait en juillet dernier un service mobile proposant 26 circuits touristiques, organisés spécifiquement selon les goûts de l’usager. Téléchargeables et partageables, ils sont répartis en sept catégories.

Le département du Doubs, en Franche-Comté, est un exemple d’une destination ayant développé les flash codes liés à un site Internet mobile. Intitulés «Mon petit doigt m’a dit» et insérés dans les brochures touristiques, sur les affiches et autocollants sur les vitrines des offices de tourisme, des principaux sites et hôtels, ils permettent aux visiteurs d’accéder au site mobile. Ce dernier contient toute l’information pertinente et géolocalisée sur la région.

Source: Le DOUBS

Tourism Australia a fait participer sa communauté d’adeptes Facebook (un million et demi) pour développer une application pour appareil mobile intelligent. Lancée en exclusivité auprès des adeptes, près de 20 000 d’entre eux l’ont téléchargée et mise à l’épreuve au cours des trois premières semaines. L’application, développée pour les appareils iPhone et Android, s’inscrit dans la campagne globale de la destination, There’s nothing like Australia, et vise à faciliter et à agrémenter l’expérience des visiteurs. On y trouve des expériences inédites et elle peut aider à entrer en contact avec un agent de voyages australien pour planifier le séjour.

 

Source: Tourism Australia

Les options de recherche de l’application Enjoy England, développée par VisitEngland, permettent de choisir des activités intérieures ou extérieures, de connaître les incontournables, de s’en tenir à un budget déterminé, etc. Comme pour la majorité des cas, les résultats sont géolocalisés. Mentionnons également la possibilité de créer des cartes postales ainsi qu’un partenariat avec The Guardian, donnant accès à la section voyage.

Source: aboutourism

Ayant réalisé que plus de la moitié des visiteurs à Hong Kong apportaient un téléphone intelligent, l’office de tourisme a combiné la réalité augmentée avec la géolocalisation, en partenariat avec Cathay Pacific. L’application développée fournit une plateforme pour héberger le contenu en matière d’évènements, d’activités et de services touristiques. Une seconde application, DiscoverHongKong City Walks, propose quatre circuits piétonniers thématiques, utilisant également la réalité augmentée.

Source: aboutourism

Des formules clés en main apparaissent

Les destinations souhaitant s’inscrire dans cette tendance peuvent aussi choisir d’utiliser des technologies existantes, sans avoir à développer leur propre application ou site mobile. L’entreprise mTrip, lançait récemment une solution visant les offices de tourisme. En utilisant leur technologie, la destination bénéficie des fonctionnalités suivantes:

  • générateur d’itinéraires personnalisés;
  • localisation sur carte et navigation à pied hors-connexion;
  • répertoire de points d’intérêt avec photos et description complète;
  • réalité augmentée;
  • partage de cartes postales sur Facebook et par courriel.

La ville de Trondheim en Norvège en a fait l’expérience et son application compte maintenant plus de 800 000 téléchargements. mTrip accompagne la destination tout au long du processus.

Source: mTrip

Attention aux pièges!

Une stratégie mobile ne se limite pas à un site Web mobile. Il importe de réfléchir à ce qui apporte une réelle valeur ajoutée pour le consommateur. Ensuite, certains jugent que c’est trop coûteux. La mobilité s’avère plutôt un investissement dans l’efficacité future d’une stratégie marketing. De plus, une application peut se révéler rentable si elle est déployée stratégiquement. Enfin, ce n’est pas parce qu’un visiteur est déjà sur place qu’il a planifié son séjour et qu’il nécessite moins d’attention. Au contraire, les solutions mobiles peuvent non seulement l’aider à s’organiser mais aussi lui proposer de nouvelles façons de découvrir un territoire, d’interagir avec la population, de suivre ses passions, etc.

Puisque chaque destination se bat pour une place dans l’esprit des consommateurs, la mobilité est un outil de positionnement crucial. Les informations disponibles sur le Web sont infinies et un voyageur n’est pas obligé de visiter le site Web d’un DMO pour planifier son voyage. En revanche, les destinations ont l’occasion de saisir des parts de marché en termes de mobilité, spécialement si l’application ou le site mobile est utile pour le touriste. Débutez en douceur, développez des solutions gérables, que vous pourrez ensuite segmenter pour chacune de vos clientèles.

 

– Sources:

– Bloomberg Businessweek. «Android’s Dominance Is Patent Pending», Bloomberg Businessweek, semaine du 8 au 14 août 2011, p.36.

– Boulin, Jean-Luc. «Bonnes idées etouristiques», etourisme.info, 22 juin 2011.

– Gillespie, Jim. «Destination Marketing Organization (DMO) Mobile Strategies», Destination MarketingSPIN, 13 avril 2011.

– Gupta, Ritesh. «What will be the ‘Next Big Thing’ in mobile for the travel industry?», hospitalitynet.org, 14 juillet 2011.

– Modiano, Daisy. «DMOs Going Mobile – Are you there yet?». Aboutourism.com, 26 mai 2011.

– Thompson, Troy. «4 Myths about Mobile for Destinations», travel2dot0.com, janvier 2011.

– NextMontreal. «mTrip Offers White Label City Guides for Tourism Boards», NextMontreal.com, 6 juin 2011.

– Travel Daily News. «VisitEngland unveils QR Code Pilot Scheme to modernise visitor information», 12 juillet 2011.

– Travel Daily News. «Tourism Australia launches Smartphone app», 15 juin 2011.

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Produits et activités

*1000e ANALYSE* Sur la route des circuits touristiques

Cette analyse s’inspire de la problématique soumise par Mme Marie-Pierre Langis, chargée de projet pour le Circuit gourmand, la nature aux mille délices, à l’occasion du concours « 1000e analyse du RVT ». Merci à tous les participants ainsi qu’à notre partenaire Air Transat!

La route des vins, des cidres, des fleurs, des baleines ou le circuit héritage, historique, du paysan, des arts, du Saint-Laurent; les itinéraires thématiques foisonnent au Québec ainsi qu’ailleurs dans le monde. Les visiteurs les découvrent de façon autonome, guidés et informés par un GPS, un lecteur MP3 ou un téléphone intelligent; les formules se multiplient. La technologie rehausse ce type de produit touristique et offre une foule de possibilités en plus de répondre aux attentes d’une clientèle touristique exigeante et autonome, à la recherche d’expériences liées à ses intérêts personnels. Voici un «circuit» composé d’initiatives innovantes et inspirantes et de quelques facteurs de succès… Bon parcours!

De quoi parle-t-on au juste?

Une route ou un circuit touristique consiste en un trajet ponctué de sites touristiques. On associe plus souvent à la notion de boucle l’appellation «circuit», alors que si les points de départ et d’arrivée diffèrent, on parle plutôt de «route». Néanmoins, ces termes ne sont pas limités à ces définitions exclusives. Ces itinéraires varient considérablement en longueur, en contenu et selon les modes de déplacement (à pied, à vélo, en voiture, en autocar, etc.) proposés. Certains regroupent des attraits pour le grand public, d’autres rassemblent des sites destinés à des marchés de niche.

En milieu urbain, périurbain ou rural, la route ou le circuit touristique peut s’avérer d’une grande pertinence. Il permet de développer et de mettre en marché une offre préalablement organisée de façon cohérente. Il permet aussi la concertation des acteurs locaux et la possibilité pour une région, parfois éloignée, de se démarquer et d’attirer une nouvelle clientèle. Parallèlement, le visiteur apprécie qu’on lui propose un ensemble d’activités clairement identifiées le long d’un parcours et correspondant à ses intérêts.

Une stratégie globale, structurée et cohérente

Le cas de Tourism Queensland, en Australie, constitue un bel exemple d’une bonne pratique de gestion. L’organisme s’est doté d’une stratégie afin de structurer le développement de l’offre de routes touristiques sur son territoire et de guider les intervenants quant à la marche à suivre pour y parvenir. Dans ce cas-ci, on parle d’itinéraires à parcourir en voiture de façon autonome. L’organisation rend disponible en ligne son guide: Developing & Marketing Tourism Drive Routes; il s’adresse à tout intervenant impliqué dans un projet de route touristique. Ce document informe, notamment, des bénéfices que peut entraîner une route touristique, mais aussi de ceux qu’elle ne génère pas. Ainsi, elle n’est pas :

  • la panacée à tous les problèmes de l’industrie touristique en région;
  • un substitut à une offre touristique de piètre qualité;
  • un moyen facile de promouvoir une région;
  • un projet rapide et peu onéreux à développer.

Selon Tourism Queensland, la route touristique thématique exige un engagement des partenaires et bien qu’elle permette de représenter un grand nombre de produits, une seule mauvaise expérience peut nuire à la réputation de l’ensemble des composantes de la route. Après la démystification de la route touristique et une énumération des erreurs à éviter, le guide propose une marche à suivre, étape par étape, et indique les organismes à contacter pour chacune. En prenant les rênes, Tourism Queensland favorise un développement cohérent et de qualité de ses routes touristiques.

Une commercialisation efficace passe par la technologie

Le recours à une technologie efficace pour la mise en marché du parcours s’inscrit de plus en plus comme un facteur de succès. Le visiteur bien outillé – il est en croissance – recherche l’autonomie et apprécie les moyens qu’on lui propose pour y arriver. Minimalement, un site Web possédant une cartographie dynamique et donnant la possibilité d’imprimer la carte s’impose. Le téléchargement d’un guide audio en format MP3 est devenu courant. Mais ce sont maintenant les possibilités qu’offre la technologie mobile qui rendront son utilisation indispensable. Plusieurs destinations ont développé des applications ou créé un site Web mobile permettant à l’utilisateur de visualiser le circuit à même son téléphone intelligent ou son GPS, de localiser les commerces grâce à la réalité augmentée ou encore d’accéder à une mine de renseignements simplement en numérisant un code-barres 2D (Flashcode).

Pour plus d’information sur ces outils technologiques, lire aussi:

Le Web mobile, choisir sa présence et sa stratégie marketing

GPS et tourisme: Suivez la direction!

La réalité augmentée au service de l’expérience client

La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique

Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme

Des exemples éloquents

La Route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternes propose des itinéraires reliant de nombreux attraits de la région ayant le vin comme fil conducteur. Le site Internet, clair et simple, est muni d’une carte dynamique situant les attraits selon l’itinéraire choisi. Il permet d’organiser un carnet de route personnalisé. On peut aussi louer un guide GPS-multimédia dans les offices de tourisme. Son utilisateur peut suivre un des itinéraires de façon autonome, être alerté lorsqu’il approche d’un site d’intérêt et visualiser les restaurants à proximité. Il peut également organiser lui-même son parcours en choisissant les catégories de points d’intérêt. Personnalisé et à découvrir de façon autonome grâce à la technologie, ce produit touristique est bien de son temps!

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Source: Bordeaux-graves-sauternes.com

Toujours en France, Tarn Tourisme propose une application gratuite pour iPhone; elle présente sept circuits touristiques permettant de découvrir la région en voiture. Grâce à une carte géographique identifiant les attraits ou encore une liste d’étapes affichées sur son téléphone cellulaire, le voyageur parcourt le circuit et s’informe à l’aide des vidéos, des commentaires audio et des photos que lui procure l’application. Certaines étapes des parcours proposent un quiz familial. Voilà un excellent moyen de motiver les enfants lors des visites, puisque les équipes les mieux classées de la semaine gagnent des prix! Pour plus de détails, Tarn Tourism a créé une vidéo qui présente l’application mobile.

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Source : Tourisme-tarn.com

L’union fait la force

Afin d’améliorer et d’harmoniser la promotion touristique de leurs régions, cinq provinces wallonnes, en Belgique, ont mis sur pied diverses initiatives, dont Tourisme GPS: plus de 170 circuits GPS multimédias téléchargeables à partir du site Web. Le visiteur y sélectionne ses préférences, comme son moyen de déplacement, la zone géographique ou la ville de départ. Il peut aussi procéder par mot-clé ou encore choisir parmi les circuits coup de cœur.

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Source: Tourismegps.be

Facteurs de succès

Pour bien cerner les éléments-clés à considérer dans le développement d’un circuit ou d’une route touristique, voici quelques facteurs de succès tirés, notamment, de diverses études sur le sujet (voir les sources à la fin de l’analyse). Lors de l’élaboration d’un tel itinéraire, il faut:

  • un fil conducteur, une ressource de qualité existante en trame de fond;
  • une bonne connaissance de la clientèle cible;
  • une concertation entre les intervenants concernés;
  • une vision claire et partagée par tous les intervenants quant à l’image à projeter;
  • un nombre suffisant d’entreprises ou d’attraits;
  • des produits touristiques de qualité;
  • un niveau de qualité sensiblement égal d’une prestation à l’autre;
  • des contrôles de qualité ;
  • une grille horaire commune;
  • une signalisation efficace;
  • des services et des infrastructures touristiques complémentaires (toilettes, information touristique sur la région, sur l’hébergement, la restauration, etc.);
  • une ressource dédiée qui encadre les entreprises membres;
  • un relationniste de presse;
  • des outils promotionnels de qualité ayant un visuel attrayant;
  • l’utilisation judicieuse des technologies.

Au Québec

Tourisme Québec répertorie quelque 46 routes et circuits thématiques. L’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand (autrefois Fédération des Agricotours du Québec) en propose une quarantaine sur son site sous le nom «Routes et Circuits gourmands du Québec». On observe aussi un grand nombre d’initiatives locales qui dynamisent l’offre touristique québécoise.

Ce type d’expérience semble particulièrement plaire aux clientèles non québécoises. En effet, les statistiques de fréquentation du site Bonjour Québec.com révèlent une propension plus élevée des marchés hors Québec pour ce type de produit. Environ le tiers de la fréquentation du site en général est attribuable à des internautes hors Québec, alors que cette proportion grimpe à près de 60% lorsqu’il est question de routes et de circuits touristiques.

L’initiative de Tourism Queensland est plutôt inspirante pour le Québec. Une stratégie globale et structurée pourrait, par exemple, suggérer une marche à suivre pour les intervenants dans le développement d’un circuit ou d’une route touristique. Elle pourrait aussi consister à regrouper les thèmes d’une destination sous des pôles uniques, permettant ainsi une commercialisation plus efficace sur les marchés internationaux. Technos, stratégies communes, circuits uniques, laissez-vous inspirer!

Sources:

– Berki, Mònika et Janos Csapò. «Existing and future tourism potential and the geographical basis of thematic routes in south TransDanubia, Hungaria», University of Pécs, Faculty of Sciences, Institute of Geography, Department of Tourism, 2007.

– Lourens, Marlien. «Route tourisme: a roadmap for successful destinations and Local economic development», Development Southern Africa, vol. 24, no 3, septembre 2007.

– Rob Tonge & Associates, Queensland Heritage Trails Network, Queensland Government et Tourism Queensland. «Developing & Marketing Tourism Drive Routes», juin 2004.

– Rogerson, Christian. «Tourism Routes as Vehicules for Local Economic Development in South Africa : The Example of the Magaliesberg Meander», Springer Science and Business Media B.V., 2007.

– Zins Beauchesne et associés. «Agrotourisme: Diagnostic sectoriel/plan de développement et commercialisation – Rapport d’analyse de la situation et diagnostic sectoriel», juin 2006.

Sites Internet :

Route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternes

Terroir et Saveurs.com

Tourisme GPS

Tourisme Québec

Tourisme Tarn

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Technologies

GPS et tourisme : Suivez la direction!

La technologie du GPS (global positioning system) a grandement évolué. Le nombre d’applications a explosé et les fonctions sont dorénavant beaucoup plus complètes. Facile à manipuler et peu coûteux, il est devenu très apprécié au voyageur. Pour les destinations touristiques, c’est l’occasion de mettre en valeur l’offre touristique. Comptez sur Google pour accélérer l’étendue de son utilisation.

La bataille du marché du GPS

Une importante proportion des voyageurs ont dorénavant l’occasion d’utiliser la technologie des GPS, que ce soit à partir d’un appareil de navigation de type Garmin, d’une radio satellite ou encore d’un téléphone intelligent. Pour les appareils GPS, ce sont généralement des éditeurs spécialisés qui sélectionnent et diffusent l’information. Mais peu importe le type d’application GPS dont on parle, il devient important pour les entreprises de systématiquement géoréférencer l’information en ligne. Ultimement, elle pourra être intégrée sous forme de points d’intérêt par le voyageur qui la rapatrie sur son GPS ou sur son téléphone intelligent muni d’une application GPS.

Jusqu’à tout récemment, c’étaient les appareils de navigation, destinés principalement à la conduite automobile, qui avaient le vent dans les voiles. Toutefois, l’arrivée des applications GPS pour les téléphones intelligents tel le iPhone a radicalement changé le portrait de ce marché. Les perspectives de développement liées à cette nouvelle avenue sont tellement positives que les actions de Garmin ont chuté de 75%.

La navigation grâce aux téléphones intelligents

De plus en plus de téléphones intelligents, dont le iPhone, intègrent des fonctionnalités GPS. Le voyageur obtient plus de souplesse comparativement à la première génération de GPS et a désormais accès à de nombreux guides touristiques géolocalisés. En plus d’y repérer les différents points d’intérêt et commerces, il accède aussi à des photos et à des commentaires écrits et audio. Selon PhoCusWright, plus de 56% des e-touristes américains se disent intéressés par des fonctionnalités mobiles de cartes et d’indications routières.

La téléphonie mobile comporte toutefois d’importantes barrières quant à son utilisation à l’étranger. Les coûts d’échange de données en itinérance (roaming) demeurent encore trop élevés pour plusieurs utilisateurs qui souhaiteraient y avoir accès sur une base régulière lors d’un voyage international. Mais cette situation changera progressivement. En avril 2009, le Parlement européen a imposé un plafonnement de la facturation des services d’itinérance. Le plafond tarifaire permis dans la zone Europe diminuera chaque année. Inévitablement, une libéralisation générale du marché mondial suivra.

Google s’impose

Google a récemment lancé Google Maps Navigation, un logiciel gratuit de navigation. Disponible aux États-Unis seulement, il n’est compatible qu’avec les téléphones supportant la plateforme Android. Il est beaucoup plus souple que les GPS traditionnels puisqu’il fonctionne sur le principe d’un moteur de recherche en proposant plusieurs résultats pertinents selon la requête effectuée. Une fois l’endroit choisi, le système de navigation se met en marche pour guider l’utilisateur. La navigation s’effectue sur des cartes routières standard ou sur des cartes en vue satellite ou Street View.

D’autres variantes pertinentes s’ajoutent, notamment les rapports de circulation, les routes alternatives et l’interrogation du GPS par la voix. La vidéo suivante illustre bien l’étendue des possibilités de cette technologie pour le tourisme.

http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY
Source : http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY

Le GPS pour découvrir des circuits thématiques

Certaines destinations ont réussi à mettre en valeur leurs circuits thématiques grâce à la technologie GPS. La région française de Bordeaux, en Graves et Sauternes, propose un guide GPS multimédia pour accompagner le visiteur dans cette région des vins. Le voyageur intéressé par cette route vinicole n’a qu’à louer un GPS pour la journée dans un office de tourisme pour avoir l’occasion de suivre l’un des trois itinéraires thématiques comprenant les indications pour visiter certains vignobles et autres endroits à découvrir. Les passionnés peuvent également assouvir leur curiosité en sélectionnant des catégories particulières de points d’intérêt à découvrir (p. ex. un type d’architecture) pour obtenir des informations additionnelles sous forme de fiches descriptives détaillées.

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Plusieurs autres destinations jouent maintenant cette carte, notamment GPS Tourisme, une initiative des cinq provinces wallonnes qui met en valeur l’offre touristique à l’aide d’une centaine de circuits touristiques répertoriés par critères (pédestre, vélo, vélo de montagne, auto et moto).

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Les applications GPS servent également à transmettre des informations audio géoréférencées. On les retrouve sous forme d’audioguides GPS qui s’avèrent très pertinents pour guider et informer les touristes en fonction de leur position géographique. (Lire aussi : «La démocratisation des audioguides : l’ère du numérique».)

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Les GPS traditionnels ont aussi innové en matière d’audioguides. Garmin a lancé ZeVisit, une solution permettant de découvrir la région française de Saint-Émilion en voiture. L’itinéraire proposé est associé à un guide audio qui se déclenche automatiquement aux huit étapes du parcours. Les touristes ont le choix d’emprunter un appareil GPS préchargé à l’office de tourisme ou de télécharger gratuitement le guide sur le site de Garmin.

GPS pour bonifier l’expérience d’un séjour

Le camping français Le Talouch loue à sa clientèle des GPS pour les randonnées dans la région. L’entreprise a intégré dans ses GPS quelque 230 km de sentiers tracés de randonnées pédestres ou de vélo de montagne qu’elle propose pour des excursions de découverte. L’utilisateur sélectionne un des circuits et se laisse ensuite guider par le GPS de randonnée.

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Les sentiers mettent en valeur les points d’observation et autres lieux d’intérêt pour le visiteur. Les parcours peuvent être visualisés sur Internet, téléchargés sur un GPS ou consultés avec Google Earth.

D’autres régions offrent des expériences basées sur le geocaching ou chasse au trésor par GPS. Par exemple, le Comité départemental du tourisme du Doubs, en France, a lancé le concept GPS Safari en offrant notamment des séjours GPS pour découvrir la région.

Les occasions d’affaires permettant aux entreprises d’offrir plus dynamiquement leurs services en fonction de l’emplacement géographique des visiteurs se multiplient. Déjà, Garmin offre à sa clientèle de télécharger des options comme le POI Loader afin de personnaliser son GPS. On sélectionne des points d’intérêt qui servent alors d’audioguides au moment opportun. Un service d’alerte de proximité peut être activé pour informer l’automobiliste lorsqu’il approche d’un point d’intérêt qu’il a préalablement ciblé.

On le voit, les perspectives touristiques liées au GPS sont très prometteuses. On verra même en 2011 les premières autos (Audi A8) munies d’un équipement Google Earth! Bientôt, la technologie GPS deviendra omniprésente. Pour les destinations et les entreprises, il s’agit d’occasions fort intéressantes de mise en valeur de l’offre.

Sources :

– Belga. «Ardenne Tourisme GPS : des itinéraires touristiques via GPS sur TourismeGPS.be», buzz24.be, 14 décembre 2009.
– Boulin, Jean-Luc. «Deux bonnes raisons de plus pour investir Google Maps», etourisme.info, 5 novembre 2009.
– Lavrinc, Damon. “2011 Audi A8: The First Production Vehicule Equipped With Google Earth”, Autoblog, 16 décembre 2009.
– RNCOS Industry Research Solutions. “World GPS Market Forecast To 2013”, février 2010.
– Schetzina, Cathy. “The PhoCusWright Consumer Technology Survey Third Edition, Part Five of Five”, PhoCusWright, décembre 2009.
– Wery, Etienne. «Le 1er juillet, utiliser son téléphone mobile à l’étranger sera moins cher», Droit et technologies, 27 avril 2009.

Sur le Web :

www.camping-talouch.com
www.bordeaux-graves-sauternes.com
www.gpsaudioguides.com
www.zevisit.com
www.tourismeGPS.be
www.gps-safari-doubs.com

Lire aussi : «Quand les touristes jouent à la chasse au trésor»

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Produits et activités

Accroître l’attractivité de son produit par les alliances (Compte rendu des Assises du tourisme 2010)

À l’ère du tourisme «expérientiel», certaines entreprises choisissent de s’allier à d’autres pour créer une offre complémentaire plus susceptible d’intéresser et d’attirer les visiteurs dans leur région et dans leur commerce. C’est le cas des trois gestionnaires qui sont venus partager leur expérience lors des Assises du tourisme 2010.

Pistes de collaboration pour développer l’offre et son attractivité

Les regroupements de partenaires
Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis, situés à la jonction de deux associations touristiques régionales (ATR), celles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, privilégie la collaboration avec de nombreux partenaires pour développer et promouvoir son offre. Comme il est membre de plus d’une dizaine d’associations sectorielles touristiques ou gastronomiques locales et régionales, il bénéficie d’une plus grande visibilité.

De plus, au fil des ans, monsieur Reford a établi des partenariats avec divers établissements d’enseignement de niveau collégial et universitaire liés au tourisme, à l’agriculture ou à l’architecture du paysage afin d’obtenir de la main-d’œuvre qualifiée qui contribue à l’amélioration de son produit.

Environ 10% du chiffre d’affaires des Jardins de Métis proviennent de forfaits créés en association avec une cinquantaine d’hôtels de la région. Ces partenariats, exempts de commission, sont un excellent investissement tant pour le client que pour tous les partenaires impliqués.

La création de thématiques in situ et extra-muros avec plusieurs collaborateurs, comme le Musée régional de Rimouski (parcours d’œuvres d’art contemporaines), le Festi-jazz international de Rimouski (concerts), le Carrefour de la littérature, des arts et de la culture (thés littéraires), l’Université de Montréal (école d’été) ainsi que les municipalités de New Richmond, d’Amqui et de Montréal, a permis d’ajouter des éléments nouveaux à l’offre des Jardins de Métis et de les promouvoir à travers le Québec.



Métis-sur-Montréal, Oursins, NipPaysage, 2009.
Source: Jardins de Métis

Enfin, les Jardins de Métis se sont lancés dans l’aventure culinaire en 2006 par la création de partenariats avec une trentaine de producteurs régionaux et par la tenue d’événements culinaires mettant en vedette le chef du Toqué!, Normand Laprise, et son équipe. Une nouvelle façon de mettre en évidence certains produits des Jardins, en l’occurrence les boutons d’hémérocalles.

Les routes et les circuits thématiques
Monsieur Robert Demoy, œnologue-cidriculteur et propriétaire de la Cidrerie du Minot, située à Hemmingford, a obtenu le premier permis de producteur artisan de cidre en 1987. Depuis, il a instauré la Route des cidres, en collaboration avec Tourisme Montérégie, et a participé à la fondation du Circuit du paysan. Voici ses conseils pour développer des alliances avantageuses:

  • être convaincu de la nécessité des alliances pour assurer le succès de son entreprise, mais pas à n’importe quel prix;
  • choisir ses alliés (et se rappeler que leur taille importe peu!);
  • amorcer des démarches lorsque l’occasion se présente;
  • avoir une vision à long terme et savoir être patient pour obtenir un bon retour sur l’investissement;
  • ne pas craindre que ses partenaires tirent plus d’avantages que soi de cette alliance;
  • réseauter et s’impliquer;
  • s’allier à au moins un partenaire capable d’offrir une permanence au projet;
  • développer une charte de qualité à laquelle adhèrent tous les partenaires afin de présenter une offre constante sur tout le circuit.


En suivant lui-même ces recommandations, monsieur Demoy a démontré aux participants des Assises qu’il est possible de faire bouger les choses sans nécessairement occuper une position de leader dans sa région.

Les événements thématiques

Éric Bilodeau, directeur des communications au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), est venu prouver qu’avec de la créativité, il est possible de se distinguer, même lorsqu’on ne dispose que d’un infime budget de mise en marché. Mais pour cela, il faut croire en son projet et ne pas craindre d’aller de l’avant en misant sur le partenariat.

L’un des partenariats les plus profitables du MACM est sans conteste celui qui le lie au festival Montréal en lumière, et tout particulièrement à l’événement Nuit blanche, qui se déroule de 20 h à 5 h du matin.

Afin d’attirer l’attention des médias et, par ricochet, de l’importante clientèle du festival, les créateurs «promotionnels» du MACM ont choisi de se distinguer en animant le hall d’entrée par toutes sortes de manifestations: cirque, danse, émission radiophonique, présentation multimédia et atelier familial de création. Le plus récent, «Icebergs à la dérive», un atelier d’origami où des icebergs géants en carton fabriqués par les participants ont servi à l’élaboration d’une œuvre collective installée dans le hall d’entrée, a contribué au succès de la Nuit blanche du festival au MACM: 18 000 personnes ont participé à la soirée, soit 10% de la fréquentation annuelle du Musée.


Source: MACM

Parmi d’autres partenariats réussis du MACM, mentionnons sa collaboration avec le Festival de jazz de Montréal et sa participation à la Journée des musées montréalais ainsi qu’à l’événement Montréal Ville de verre. Tout au long de la Journée des musées montréalais, les visiteurs pourront participer à la création d’une œuvre collective en verre en faisant don de leurs lunettes usagées. Celles-ci seront intégrées avec soin à une création collective qui sera ensuite exposée dans le hall du musée. En septembre prochain, les lunettes seront remises à l’organisme Optométristes Sans Frontières, qui les distribuera à son tour aux populations démunies de pays défavorisés.

Savoir profiter de l’événement pour développer l’attractivité de son produit lorsqu’on a peu de budget promotionnel: voilà le mot d’ordre d’Éric Bilodeau, dernier conférencier de cet atelier très formateur.

Consulter les présentations des conférenciers lors des ateliers.

Sources:
–    Bilodeau, Éric. Musée d’art contemporain de Montréal, Assises du tourisme 2010.
–    Demoy, Robert. Cidrerie du Minot, Assises du tourisme 2010.
–    Reford, Alexander. «Attaquer les marchés par alliances», Jardins de Métis, Assises du tourisme 2010.

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Segments de clientèles

Revamper les voyages de groupe

C’est pour les vieux! C’est fatiguant! C’est contraignant! C’est superficiel! Beaucoup de gens ne sont pas friands de ce type de voyage en raison de la caricature qu’ils s’en font. Pour se défaire des préjugés et augmenter ses parts de marché, le produit et l’image des voyages de groupe ont besoin d’être renouvelés. Il existe un potentiel pour séduire de nouvelles clientèles.

Auparavant associés aux gens de l’âge d’or et aux traditionnels sight-seeing tours, les voyages de groupe se diversifient tant du côté de la clientèle que des types de voyage et de la durée. Ils ne sont plus nécessairement associés aux groupes de 50 personnes qui n’avaient pas une grande expérience de voyage. Aujourd’hui, cette clientèle est exigeante et expérimentée.

En France, deux organisations, Protourisme et Map Pro – Le monde, à Paris, ont collaboré pour mettre sur pied l’Observatoire national du tourisme de groupe qui a publié l’étude «Les Français et le voyage de groupe: poids du marché et tendances de consommation»*.

Qui sont ces voyageurs?

En 2008, 5,5 millions de Français sont partis au moins une fois en voyage de groupe (près de la moitié ont moins de 50 ans), ce qui totalise environ 70 millions de journées par an (22% en France et 78% à l’étranger) et génère un chiffre d’affaires annuel de 7,5 G€ (1 G€ pour les voyages en France et 6,5 G€ pour ceux à l’étranger).

Les voyages de groupe sont principalement composés de:

  • femmes (58%);
  • couples (47%);
  • personnes inactives (48%);
  • personnes ayant un revenu supérieur à la moyenne;
  • personnes provenant généralement d’une agglomération de plus de 100 000 habitants.

Pour ceux qui voyagent en groupe, c’est avant tout une question d’occasion pour 51% d’entre eux, et d’habitude pour 30%. Seulement 19 % sont des néophytes.

Selon les différents profils établis, on peut comprendre les raisons pour lesquelles les gens voyagent en groupe:

  • le boulimique (34 % des voyageurs de groupe): c’est un consommateur frénétique, il veut tout voir et tout faire dans un minimum de temps;
  • le sociable (25 %): il recherche avant tout la convivialité et le partage, le voyage n’est qu’un prétexte à rencontres;
  • l’anxieux (19 %) : pas assez sûr de lui pour voyager seul, il cherche avant tout la sécurité, l’encadrement et la prise en charge;
  • l’hédoniste (16 %): il souhaite profiter de l’instant et du lieu et bénéficier de temps libre, il ne veut pas avoir à se préoccuper de logistique;
  • le contraint (5 %): il désire sortir des sentiers battus et le groupe, malgré son aspect contraignant, lui permet de pratiquer des activités qu’il ne pourrait faire seul.

Les grandes lignes de cette étude permettent d’ajuster le tir

Les besoins prioritaires du groupe sont la rencontre authentique, le choix, la liberté, l’intimité et l’originalité. Généralement, les facteurs d’insatisfaction sont liés au rythme, à la restauration et au transport.

Plusieurs personnes accepteraient de partir en groupe si elles étaient certaines de trouver…

  • une ambiance sympathique;
  • un petit groupe homogène;
  • un programme à la carte;
  • de la souplesse dans les horaires;
  • des plages de liberté;
  • un prix attractif;
  • de l’originalité, de l’exclusivité;
  • de l’authenticité.

Le voyage idéal: un groupe choisi, une organisation souple, un contenu riche et thématique.

Il importe donc de…

  • valoriser les avantages: convivialité, rencontres, échanges, aucun souci d’organisation et de logistique, découverte, sécurité, rapport qualité-prix;
  • contrer les images négatives: ringard, manque de liberté, programmes trop chargés, manque d’authenticité;
  • établir une organisation sans faille: professionnalisme et service à la clientèle, prestation promise et prestation livrée, prix tout inclus (éviter les suppléments et les frais), bonne logistique, prestation de qualité, service personnalisé, ambiance agréable au sein du groupe;
  • mieux adapter ses produits.

Des occasions à saisir

Il existe plusieurs avenues pour séduire de nouvelles clientèles et pour ajouter des éléments intéressants aux prestations: les marchés de niche basés sur les intérêts et les affinités, la conscientisation sociale et environnementale (ex.: l’autobus, une solution plus verte que l’avion et l’auto), le volontourisme (lire aussi: Le tourisme volontaire, ça ne se passe pas qu’en Afrique!), les courts séjours et les voyages de proximité, le slow travel, les personnes qui sont seules pour voyager, les jeunes, une composante à la valeur ajoutée, etc.

Les deux cas suivants prouvent qu’il est profitable de ne pas se confiner à la clientèle traditionnelle et de s’ouvrir à d’autres marchés avec des produits novateurs:

Alors, créez des forfaits qui sortent de l’ordinaire, qui comportent une bonne dose d’adrénaline, qui proposent des produits exclusifs.

Et surtout, ne pas négliger le Web 2.0

Il semble que l’offre du tourisme de groupe ne soit pas très présente sur Internet et dans les agences de voyages en ligne. Pour augmenter ses parts de marché, faire connaître son offre à de nouvelles clientèles et même satisfaire une clientèle plus âgée dont le nombre d’adeptes d’Internet grandit sans cesse, il faut démontrer son dynamisme et être présent sur le Web.

Ce type de voyageur souhaite, au même titre que les autres, pouvoir trouver de l’information, comparer les prix et les prestations, partager ses expériences avec les autres internautes, accéder aux offres de dernière minute, réserver en ligne. Et pourquoi ne pas attirer la clientèle jeune en misant sur le Web 2.0 et en intégrant gadgets, divertissement et concours.

* Pour cette étude, deux enquêtes ont été menées:

  • 2100 individus interrogés en personne d’avril à septembre 2009, auprès d’un échantillon représentatif de la population française;
  • 821 individus par téléphone et Internet auprès des voyageurs en groupe.

Des rencontres qualitatives se sont aussi tenues avec des consommateurs et des non-consommateurs de voyages de groupe ainsi que des professionnels et des intermédiaires.

Leur définition du voyage de groupe: un voyage d’au moins deux jours (une nuitée) au sein d’un groupe de 10 personnes ou plus, excluant le tourisme d’affaires, les séjours en club de vacances et les croisières.

Consulter:
Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) – Portail du tourisme de groupes et du transport collectif

Sources:
– Da Luz, Jean. «MAP Pro: “il faut absolument changer l’image du voyage en groupe!”», Tourmag.com, 6 octobre 2009, [http://www.tourmag.com/MAP-Pro-Il-faut-absolument-changer-l-image-du-voyage-en-groupe-!_a34392.html].
– Mintel International Group Ltd. «Bus and Coach Travel – Europe», Travel & Tourism Analyst, no 12, juillet 2009.
– Observatoire national du tourisme de groupe. «Les Français et le voyage de groupe: poids du marché et tendances de consommation», collaboration de Protourisme et de Map Pro – Le monde à Paris, 2009,
[http://www.protourisme.com/fichiers/Tourisme%20de%20groupe.pdf].