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6 profils de voyageurs de luxe

Il n’y a pas si longtemps, voyager représentait un luxe. Aller au spa, dormir dans un hôtel cinq étoiles et manger dans le restaurant d’un chef reconnu était peu accessible à la classe moyenne. Or, les comportements d’achat et le rapport à l’argent ont évolué. Ce que l’on qualifiait de luxe hier est à la portée d’un plus grand nombre de consommateurs aujourd’hui. Dans ce contexte, qu’est-ce que le luxe et quelle est sa clientèle? 

La recherche d’authenticité et d’exclusivité représente une tendance forte qui continuera de définir le luxe du futur

Pour la classe moyenne émergente, le luxe prend souvent une dimension matérielle alors que pour le marché mature, on parle davantage d’enrichissement par la réalisation d’expériences. La recherche d’authenticité et d’exclusivité représente une tendance forte qui continuera de définir le luxe du futur.

6 profils de clientèle de luxe

Après avoir présenté ses nouveaux segments de clientèles ou « tribus » en 2015, la firme Amadeus définit cette fois six profils de voyageurs de luxe.

Toujours le luxe (always luxury )

Ce que l’on qualifie de luxe représente pour ce groupe la normalité. Omniprésent, ce luxe est essentiel à son confort et à sa tranquillité d’esprit. Pour faciliter son quotidien, ce segment n’hésite pas à mandater une tierce personne de confiance pour veiller à son bien-être. Voyager en première classe ou en jet privé, dormir dans les meilleures catégories d’hébergement s’avère des pratiques courantes. Contrairement aux autres voyageurs de luxe, ses intentions de voyage ne changent jamais, il exige toujours le luxe.

Occasion spéciale (special occasion )

Ce groupe se tourne vers le luxe pour se gâter. Il souhaite vivre des expériences hors de l’ordinaire, créant un effet « wow ». Les points cumulés sur sa carte de fidélité lui permettent d’obtenir un surclassement en avion, au restaurant ou au spa. Ce segment n’a pas peur de sacrifier son confort dans certaines occasions afin de s’offrir ultérieurement une expérience sur mesure qui correspond à sa définition du luxe.

Bluxury

Il voyage généralement pour affaires, mais profite de son déplacement pour prendre des vacances. Chef exécutif ou haut salarié, c’est un voyageur de type bleisure de luxe. Son portefeuille lui permet de tirer profit de son voyage et, le cas échéant, de faire venir sa famille une fois le travail accompli. S’il se trouve à Nairobi, il en profitera pour faire un safari. À Milan, il engagera un styliste qui magasinera avec lui. Aisé et éduqué, il souhaite maximiser son temps.

Riche d’argent, pauvre de temps (cash-rich, time-poor )

Parce qu’il fait des plans ou les change à la dernière minute, ce groupe souhaite de la flexibilité. Par manque de temps, il délègue la planification de ses voyages à une tierce personne et n’hésite pas à dépenser pour faire affaire avec un spécialiste. Une fois à destination, ce segment a besoin de se retrouver avec lui-même et de reconnecter avec sa famille lorsqu’elle l’accompagne.

Strictement opulent (strickly opulent )

Les personnes appartenant à ce clan exigent ce qu’il y a de mieux et accordent beaucoup d’importance au caractère glamour de leur voyage. Très actif sur les médias sociaux, ce groupe estime qu’il est impensable de se trouver aux quatre coins du monde sans partager en ligne ses expériences, s’afficher à avoir du plaisir et à profiter de la vie au maximum. Pour améliorer son séjour, il consultera des influenceurs présents sur les médias sociaux et s’en inspirera.

Indépendant et aisé (independent & affluent )

Selon ce dernier segment, le luxe sert à se faire plaisir ou à vivre de nouvelles expériences. Parce que rien ne le retient, il est libre de partir quand bon lui semble, seul ou accompagné d’un groupe d’amis choisis. Les compagnies et les destinations qui s’adressent aux voyageurs solos lui plaisent, car même s’il se trouve seul, une fois sur place, il aime rencontrer d’autres voyageurs. Lorsqu’il transige avec une agence, il exige que celle-ci l’aide à prendre les meilleures décisions telles que : trouver l’endroit idéal pour faire une retraite de yoga dans l’Himalaya ou suivre des cours de cuisine dans le sud de la France.

Personnalisation et adaptation

La définition du luxe varie d’une personne à l’autre. Désormais, la personnalisation est essentielle pour répondre aux véritables attentes de cette clientèle. Il faut également considérer que les besoins de celle-ci évoluent au fil des ans, mais parfois aussi au fil d’un même voyage. Bien que cela constitue tout un défi, s’adapter en temps réel aux exigences de cette clientèle représente probablement l’une des voies à suivre pour offrir un service dit de luxe.

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Qui sont les randonneurs québécois?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs a été réalisé.

L’analyse qui suit présente les grandes lignes de ce portrait des randonneurs pédestres; elle n’inclut pas les activités d’hiver. Une analyse subséquente portera sur le profil des adeptes de marche hivernale et de raquette.

Une pratique répandue

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, bien que 31 % n’en aient fait qu’une ou deux fois, 35 % se sont adonnés à la randonnée à plus de 5 occasions durant l’année.

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Les Québécois pratiquent la randonnée surtout en couple (36 %) ou seuls (26 %). Un randonneur sur cinq en fait habituellement avec des amis et 15 % font de la randonnée en famille, avec ou sans enfants de moins de 15 ans. Néanmoins, près du quart des randonneurs de 35 à 44 ans sont portés à en faire en famille avec des enfants de moins de 15 ans.

Pour être dans la nature

La majorité des Québécois font de la randonnée pour être dans la nature, parce qu’il s’agit d’une activité sans frais et facilement accessible, pour admirer les paysages ou encore pour garder la forme. Le graphique 2 démontre que de nombreux aspects motivent la pratique de la randonnée.

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À Montréal et dans les Laurentides

Les Québécois pratiquent surtout la randonnée pédestre à Montréal*, dans les Laurentides et en Montérégie. De façon générale, ils sont plus enclins à pratiquer la randonnée dans leur propre région. Des proportions plus élevées de Montréalais en font aussi dans les Laurentides, dans Lanaudière ainsi qu’en dehors de la province. Parmi ceux qui en font 10 fois ou plus par année, 7 % en font surtout en Gaspésie.

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*Le haut taux de pratique à Montréal peut s’expliquer par le fait que plusieurs ont considéré les grands parcs urbains comme des lieux de marche en nature et par la forte proportion de randonneurs montréalais.

Du beau temps, un accompagnateur et c’est parti!

Près des trois quarts des randonneurs estiment que des conditions climatiques favorables sont un facteur important ou très important dans la décision d’aller en randonnée. Encore davantage parmi ceux qui n’en font qu’une fois ou deux par année et pour ceux qui en font en famille, entre amis ou en groupe. Aussi, le fait d’être accompagné ou non pèse dans la balance pour plus de la moitié des randonneurs.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

Près du tiers prévoit en faire de 2 à 7 jours à l’avance et seulement 6 % décident plus d’une semaine à l’avance. Les jeunes adultes de 18 à 34 ans sont plus enclins à prévoir leur randonnée 2 à 3 jours à l’avance, alors que ceux de 55 ans et plus ainsi que les retraités sont davantage portés à décider le jour même. Enfin, la majorité de ceux qui en font souvent (10 fois ou plus par année) décident le jour même.

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Des randonnées intermédiaires de 2 heures et moins

Les deux tiers des randonneurs québécois marchent 2 heures ou moins. La majorité parcourent en moyenne 2 à 5 km. Ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui réalisent en plus grand nombre les randonnées de 5 à 10 heures. Aussi, les Montréalais sont plus enclins que les Québécois des autres régions à faire des randonnées de 2 heures ou plus.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Mais près du tiers des randonneurs en font les jours de semaine. Le tiers des randonneurs souhaitent des sentiers de niveau débutant, mais la grande majorité parcourt plutôt des sentiers intermédiaires. Seulement 6 % choisissent des sentiers de niveau avancé ou expert.

À la recherche de points de vue

Les points d’observation constituent le type d’aménagement le plus recherché, suivi des sentiers dédiés à la marche. Les randonneurs de 18 à 24 ans et les Montréalais souhaitent plus que les autres trouver un point d’accueil ou un bureau d’information, alors que ceux de 35 à 44 ans recherchent des lieux avec tables à pique-nique et panneaux d’interprétation. Le graphique 5 illustre les installations recherchées par les randonneurs.

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Dépenser surtout pour s’équiper

Les randonneurs québécois dépensent en moyenne 181 $ par année pour la pratique de cette activité. L’achat d’équipement et de vêtements représente, et de loin, la principale dépense des randonneurs. L’accès aux sentiers compte seulement pour 7 à 11 % des dépenses totales — l’accès étant gratuit pour plusieurs d’entre eux. Soulignons que les jeunes adultes de 18 à 24 ans dépensent moins, en moyenne, et que les hommes allouent des montants plus élevés que les femmes pour l’ensemble des postes de dépenses. Ces données incluent celles des randonneurs n’ayant rien déboursé dans l’année.

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Internet et conseils des proches

Enfin, les randonneurs connaissent généralement les destinations qu’ils fréquentent pour pratiquer leur activité. Ils se basent sur Internet et sur les conseils de parents et d’amis pour planifier leurs sorties. Les jeunes adultes sont plus enclins à se renseigner sur Internet. Ils consultent les moteurs de recherche généraux, le site de la Sépaq, celui de bonjourquebec.com et les sites de destinations pour planifier leurs sorties.

Image à la une : © Pexel

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Si on s’intéressait à la génération X

Qui sont-ils?

Génération oubliée, perdue, sacrifiée, clé dans le cou… La plupart des qualificatifs attribués à cette génération font référence à des aspects défavorables du contexte dans lequel elle a évolué. Nés entre 1966 et 1980, les X ont grandi dans l’ombre des baby-boomers et la plupart sont entrés sur le marché du travail dans une période où l’économie était morose. Néanmoins, ils ont aujourd’hui entre 36 et 50 ans et constituent une force vive de l’économie en général et du tourisme en particulier. Voici quelques attributs qui les caractérisent :

  • Témoins de l’éclatement de la cellule familiale, de la conquête de l’espace, de la chute du mur de Berlin, de l’apparition du sida, de la récession et de la fin de la guerre froide.
  • Plus ouverts sur la diversité culturelle que les générations précédentes.
  • Consomment des médias traditionnels, mais aussi des technologies numériques
  • Aux États-Unis, ils forment le quart de la population adulte, mais génèrent le tiers des dépenses.
  • Soucieux de leur sécurité financière et affective, ils cherchent un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle;
  • Coincés entre deux générations très influentes : les baby-boomers et la génération Y.

Famille et célébration

La vie de famille explique souvent les préférences de voyage de cette génération. Les périodes de vacances correspondent à celles du calendrier scolaire et les activités doivent plaire à tous. Les séjours multigénérationnels figurent parmi les formules populaires. Les voyages motivés par un événement spécial, une célébration, sont aussi une tendance à la hausse chez les X, toutes les raisons sont bonnes : 40e ou 50e anniversaire de naissance, mariage, divorce, promotion, etc.  

Selon le sondage Vividata 2015, plus de la moitié (51 %) des adultes québécois de la génération X ont fait au moins un voyage au pays au cours des 12 derniers mois (versus 46 % de la population québécoise de 12 ans et plus). Ils sont aussi 41 % à avoir voyagé au moins une fois au Québec (contre 37 % pour la moyenne). Au cours des 12 prochains mois, 35 % des Québécois de 35 à 49 ans démontrent déjà une intention de voyager dans la province (la moyenne de la population à cet effet s’élève à 31 %).

Sites touristiques et plein air

Lorsqu’ils voyagent au Canada, les Québécois de la génération X visitent les sites touristiques, des parents et des amis, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les parcs nationaux et provinciaux, pratiquent des activités sportives, visitent des parcs thématiques et des zoos et s’adonnent à la chasse et à la pêche, dans une plus forte proportion que la moyenne (voir le graphique 1).

taux de pratique des Quebecois a certaines activites en voyage au Canada

Quelques caractéristiques

Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des voyageurs québécois de 35 à 54 ans (plutôt que 36 à 50 ans, l’étude étant ainsi conçue). Ils sont proportionnellement plus enclins que la moyenne à :

  • posséder une résidence secondaire;
  • prendre des vacances en juillet et en décembre;
  • avoir fait un voyage dans le sud au cours de l’année;
  • rechercher des rabais, des offres promotionnelles;
  • consulter les courriels pour dénicher des offres avantageuses;
  • se montrer très intéressés par des offres ou des forfaits complets;
  • considérer les avis en ligne des autres voyageurs;
  • réserver les services touristiques en ligne (vol, hébergement, location d’auto, activités);
  • voyager en famille avec des enfants;
  • posséder un téléphone intelligent et à l’utiliser en voyage.

Une étude de Shullman Pulse réalisée auprès des voyageurs américains de la génération X suggère aux entreprises touristiques de les aborder en tenant compte de certaines de leurs valeurs :

  • Subvenir aux besoins de la famille. Les expériences touristiques doivent être perçues comme un enrichissement à la vie de famille, une occasion de créer des souvenirs qui s’inscriront dans le patrimoine familial.
  • Le désir de prendre soin de soi. L’offre touristique doit inclure des options santé comme de la restauration saine et la possibilité de faire de l’exercice.
  • Le besoin de sécurité. Les X cherchent de l’aventure sécuritaire.

Motivés par l’exploration, mais sensibles au prix

Des données récoltées en juillet 2015 aux États-Unis mettent de l’avant des aspects significatifs pour les X par rapport aux voyages. L’indicateur présenté dans le graphique ci-dessous s’intitule l’Average Traveler Psychographic Intensity Index Score; soit le niveau d’intensité ressenti envers certains éléments liés au voyage.

Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages.

La note de 100 indique le plus haut niveau. Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages. La sensibilité au prix, l’intérêt pour la culture, pour le tourisme culinaire et la recherche d’authenticité caractérisent aussi de façon assez marquée le voyageur X. 

Profil du voyageur type de la generation X aux éu.S. ete 2015

La génération X, plus discrète et comptant moins d’individus que son aînée, celle des baby-boomers, et beaucoup moins sous la loupe que sa cadette, celle du millénaire, est en pleine fleur de l’âge. Ses membres saisissent bien que la vie file à toute allure et souhaitent en profiter avec leurs proches. Ils recherchent ainsi des expériences enrichissantes, et les voyages en font partie.

Image à la une: The U.S. National Archives

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Produits et activités

Voyage à vélo : de l’inspiration à la planification

Le tourisme à vélo est un créneau en plein essor pour de nombreuses destinations. Selon l’Adventure Cycling Association (ACA), cette forme de tourisme est de plus en plus lucrative et gagne en importance en Amérique du Nord et à travers le monde.

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a publié, en janvier 2015, un portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré entre les 7 et 29 octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

Cette analyse présente les résultats liés au choix de la destination et à la planification du dernier séjour des touristes au Québec en 2014, où le vélo était :

  • le principal moyen de transport à destination;
  • la principale activité pratiquée à destination;
  • ou une activité parmi d’autres pratiquée à destination.

Sélection et choix de la destination

Le principal critère de sélection d’une destination est la beauté des paysages, suivi de l’offre d’hébergement et de la localisation. Les Québécois accordent plus d’importance à la disponibilité des forfaits, alors que les répondants de l’extérieur du Québec sont attirés par la tenue d’un événement ou d’un festival. Il est à noter que les 18 à 35 ans considèrent davantage la variété de l’offre d’attraits et d’activités autres que le vélo. L’offre d’une restauration de qualité et d’hébergement est plus importante pour le segment de clientèle avec le revenu familial le plus élevé (150 000 $ et plus).

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Toutefois, lorsque vient le moment d’arrêter son choix, le voyageur considère d’autres critères, notamment la qualité des routes et des circuits cyclables, la sécurité des circuits, le faible niveau de circulation automobile, ainsi que la variété des circuits et des pistes cyclables.

Période de planification

Plus de la moitié des touristes à vélo provenant de l’extérieur du Québec ont planifié leur séjour plus de deux mois à l’avance (55 %), comparativement à seulement 21 % des répondants québécois. Ces derniers sont d’ailleurs enclins à planifier leur séjour moins d’un mois à l’avance (57 %). Les résultats de l’étude démontrent également que plus le séjour sera long, plus il sera planifié à l’avance. Par exemple, 57 % de ceux qui ont parcouru 200 km ou plus à vélo ont organisé leur voyage plus d’un mois à l’avance.

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Les habitudes de planification divergent également selon l’âge des répondants. La moitié des 55 ans et plus ont planifié leur séjour plus d’un mois à l’avance alors que les 18 à 35 ans sont portés à planifier à la dernière minute; plus du quart (26 %) l’ont fait moins d’une semaine à l’avance.

Sources d’information utilisées

En moyenne, les touristes à vélo québécois ont utilisé trois sources d’information différentes pour planifier leur dernier séjour au Québec, comparativement à près de quatre pour le segment hors Québec. Dans les deux cas, le Web se classe premier (respectivement 58 % et 75 %).

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De nombreux répondants québécois ont utilisé les cartes des circuits et des voies cyclables (35 %), les guides touristiques de la région (31 %) et les guides des circuits ou des voies cyclables (28 %). Ceux-ci sont aussi plus nombreux à avoir consulté leurs parents et amis (26 %), les salons vélo (8 %) et les médias sociaux (4 %). Plusieurs connaissaient aussi déjà la destination (39 %).

Sites Web consultés

Les principaux sites Web consultés par les touristes à vélo lors de la planification de leur dernier séjour au Québec sont ceux des régions touristiques (40 %), des moteurs de recherche généraux (39 %), Google Maps (38 %), ainsi que les sites Web des établissements d’hébergement (35 %) et de Vélo Québec (34 %). En général, le segment provenant de l’extérieur du Québec consulte dans une proportion plus élevée différentes sources en ligne, particulièrement les sites de partage de commentaires sur le voyage (29 % comparativement à 6 % des Québécois) et les sites de réservation en ligne (28 % comparativement à 17 % des Québécois). Parmi les autres sites Web signalés par les répondants on retrouve principalement ceux spécifiques à une route ou à un événement, le portail Web de la SÉPAQ, ainsi que les sites et les blogues spécialisés sur le vélo. En moyenne, les touristes à vélo au Québec ont consulté près de trois sites Web pour la planification de leur séjour.

Motivations

Faire de l’activité physique et garder la forme (87 %), admirer les paysages (75 %) ainsi qu’être dans la nature et prendre de l’air (74 %) sont les principales motivations à la pratique du vélo. Les plus jeunes sont plus nombreux à pratiquer le vélo afin de s’éloigner du stress de la vie courante, comme moyen de transport ou pour participer à des courses ou des compétitions, alors que les plus âgés le font davantage dans le but de s’immerger dans la localité ou socialiser avec les amis ou la famille.

Le développement de pistes et de circuits cyclables de qualité (33 %), de pistes cyclables séparées de la circulation routière (30 %) ainsi qu’une meilleure information (30 %) et promotion (26 %) de l’offre touristique québécoise et de son expérience vélo inciteraient davantage les touristes à visiter le Québec sur deux roues.

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, n’hésitez pas à consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une: iStock

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Marchés géographiques

Comportement de réservation des voyageurs américains

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes des voyageurs des principaux marchés du Québec. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit le comportement de réservation de 1 000 voyageurs du nord-est des États-Unis. Des détails additionnels sur cette étude sont présentés à la fin de cette analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage d’agrément en particulier, réalisé au cours des douze derniers mois.

Moyens de prédilection pour réserver

Trois répondants sur quatre résident dans les États de New York (36 %), de Pennsylvanie (26 %) ou du New Jersey (15 %). Le vol, la location d’auto et l’hébergement sont

Le vol, la location d’auto et l’hébergement sont les principaux produits que les voyageurs américains du nord-est préfèrent réserver en ligne

les principaux produits que les voyageurs américains du nord-est préfèrent réserver en ligne (voir le graphique 1). À l’inverse, la réservation en ligne pour des places au restaurant suscite peu d’intérêt. Les voyageurs du ord-st des États-Unis aiment surtout utiliser un appareil mobile (téléphone intelligent ou tablette) pour les activités, les spas et soins de bien-être et les festivals.

moyen privilégié pour réserver

Les modes de réservation

Lors de leur dernier séjour d’agrément, les Américains du Nord-Est ont principalement

Les réservations en ligne ont davantage été effectuées sur le site Web d’un intermédiaire tel que Expedia et Booking.com que sur celui de l’établissement 

réservé leur hébergement auprès du fournisseur, que ce soit sur place ou par téléphone (39 %; voir le graphique 2). Les réservations en ligne ont davantage été effectuées sur le site Web d’un intermédiaire tel que Expedia et Booking.com (27 %) que sur celui de l’établissement (18 %). Seul un voyageur sur dix a réservé son logement avec un agent de voyages.

procédé utilisé pour réserver hébergement

Les voyageurs du nord-est des États-Unis ont utilisé les intermédiaires en ligne dans une plus forte propension que les autres procédés lorsqu’il s’agissait de réserver un vol ou un service aérien (36 %), de louer une voiture (33 %) et de réserver un forfait (30 %; voir le graphique 3). Néanmoins, les Américains du nord-est privilégient principalement le contact direct avec le fournisseur pour la réservation d’activités touristiques.

procédé utilisé pour réserver

Facteurs qui découragent la réservation en ligne

Les principales raisons qui découragent les Américains à réserver en ligne sont l’absence d’aubaines, le manque de soutien à la clientèle et de personnalisation des services ainsi

Les Américains semblent moins freinés à réserver en ligne que les Québécois

que le fait de ne pas trouver ce qu’ils cherchent (voir le graphique 4). De manière générale, les Américains semblent moins freinés à réserver en ligne que les Québécois.

facteurs qui découragent

Critères de choix pour l’achat de produits touristiques en ligne

Lorsque les touristes américains réservent un produit ou un service touristique en ligne, ils s’attendent à trouver l’information dans leur langue (voir le tableau 1). Les entreprises qui offrent des aubaines ou le meilleur prix ainsi qu’un bon service à la clientèle réussissent à inciter ce segment de voyageurs à acheter. Le fait que le site de la destination réfère à celui de l’entreprise touristique n’est pas un critère prédominant.

Voyageurs américains importance de certains critères

 

L’appareil mobile est utilisé pour réserver des produits touristiques surtout en raison de l’économie de temps (voir le tableau 2) qu’il permet. Les rabais et les offres promotionnelles sont aussi des facteurs de motivation importants. Au contraire, le manque de sécurité des transactions est le premier critère qui décourage les Américains du Nord-Est à réserver sur un appareil mobile.

voyageurs américains importance de certains critères pour mobile

Plus d’un Américain du Nord-Est sur dix (11 %) a utilisé un appareil mobile durant son voyage pour effectuer une réservation de produits ou services touristiques, ce qui est une propension moins élevée que les Québécois (17 %).

Les voyageurs du nord-est des États-Unis sont enclins à réserver les composantes de leur séjour d’agrément en ligne. Les appareils mobiles ne suscitent pas un fort engouement, mais les sites Web mobiles rapides et offrant des privilèges réussiront à les séduire.

Ces résultats correspondent-ils au comportement de réservation de votre clientèle américaine?

 

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

 

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Tourisme durable

Les clients d’hôtels sont-ils verts?

Le recyclage, l’économie d’énergie, l’achat de produits locaux, et même biologiques, font maintenant partie des habitudes d’une part grandissante de la population. Mais lorsque ces mêmes gens voyagent, en exigent-ils autant de leur hôtel? Trois études publiées récemment révèlent des informations précieuses sur les attentes et le comportement écoresponsable des voyageurs en matière d’hébergement.

 

Des gestes intégrés au quotidien

L’étude d’AccorHotels, réalisée auprès de 7 000 clients dans sept pays, présente les attentes et les comportements des voyageurs d’affaires et d’agrément choisissant des bannières de classe économique comme de grand luxe.

Deux tiers des clients sont d’avis que si rien n’est fait aujourd’hui pour protéger la planète, les générations futures sont menacées. Ils démontrent d’ailleurs un haut taux d’adoption de certaines pratiques écoresponsables dans leur quotidien :

  • Plus de 80 % trient leurs déchets et font des efforts pour minimiser le gaspillage alimentaire à la maison.
  • La plupart (81 %) choisissent des appareils électriques écoénergétiques.
  • Les trois quarts ont l’habitude d’acheter des produits locaux ou fabriqués au pays.
  • Plus du tiers consomment des aliments biologiques, même si leur prix est plus élevé que celui des aliments conventionnels.

L’enquête révèle que les femmes et les jeunes de 18 à 29 ans se sentent davantage concernés que la moyenne par tous les aspects liés au développement durable.

Des actions qui se poursuivent en voyage… si possible

Seulement 13 % des voyageurs considèrent toujours l’engagement de l’hôtel dans le développement durable comme critère de choix lorsqu’ils réservent une chambre. Pourtant, la plupart des clients sondés affirment qu’ils se sentent aussi concernés par le développement durable lorsqu’ils séjournent à l’hôtel que chez eux.

Seulement 13 % des voyageurs considèrent toujours l’engagement de l’hôtel dans le développement durable comme critère de choix lorsqu’ils réservent une chambre.

Ils soulignent d’ailleurs qu’ils souhaitent poursuivre leurs bonnes habitudes écoresponsables en voyage. Ils s’attendent à ce que l’établissement d’hébergement leur permette de trier leurs déchets, de consommer l’énergie de manière efficiente, d’avoir accès à des produits santé, locaux, etc.  

Aussi, une certaine part des clients sondés sont prêts à adopter, lors de séjours à l’hôtel, des comportements conséquents comme :

  • recevoir la facture uniquement par courriel (64 %);
  • trier les déchets dans la chambre et dans le lobby (61 %);
  • obtenir un service de ménage limité (32 %);
  • manger de plus petites portions pour éviter le gaspillage alimentaire (31 %);
  • offrir la monnaie de la devise locale à un OBNL au moment de partir (30 %).

Prêts à faire des sacrifices?

Bien qu’ils fassent preuve d’une bonne volonté à s’impliquer dans un développement plus responsable, plus de la moitié des clients (57 %) n’accepteraient pas de séjourner dans un établissement écoresponsable qui, en contrepartie, est moins bien situé qu’un autre. Aussi, 59 % sont en désaccord avec l’idée de compromettre le confort pour une plus grande responsabilité environnementale.

Par ailleurs, des chercheurs de l’Oklahoma State University et de la University of Central Florida arrivent aussi à cette conclusion. Les résultats de leur enquête démontrent que les clients affichent une moins grande propension à adopter des comportements pro-environnementaux lorsque le confort est remis en question. À cet effet, on peut penser qu’il s’agit de renoncer à la climatisation, à certains services ou encore à devoir limiter le temps sous la douche (minuterie).

Les résultats de l’étude d’AccorHotels révèlent toutefois que les deux tiers des répondants sont disposés à payer un peu plus cher pour un établissement qui s’engage dans une démarche concrète de développement durable. L’image ci-dessous illustre ces résultats :

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Graphique tiré de : AccorHotels

Une question de perception

Une troisième étude, réalisée auprès de 1000 clients d’hôtels dans 20 pays, publiée par Booking.com, révèle que 68 % des voyageurs sondés affirment qu’ils seraient portés à choisir un établissement écoresponsable dans la mesure où cette information est communiquée. Près des deux tiers des voyageurs n’ont pas séjourné dans un tel hôtel ou ne le savent simplement pas.

L’étude de Booking.com fait notamment ressortir le scepticisme des voyageurs quant aux mesures pro-environnementales annoncées par les hôtels. En effet, parmi les arguments expliquant pourquoi ils n’envisagent pas de choisir un tel établissement, les répondants mentionnent le coût trop élevé (22 %), le fait qu’on ne puisse être sûr de la véracité de ces actions (13 %) ou encore l’impression que ces hôtels seraient moins luxueux (10 %). Soulignons que 39 % des répondants affirment qu’ils ne connaissaient même pas l’existence d’établissements ayant adopté des mesures en matière de développement durable.

Faire de l’écoresponsabilité un critère de choix déterminant

Le rapport à la consommation a évolué avec cette prise de conscience rattachée à la nécessité de se tourner vers un développement plus durable. Un nombre grandissant d’établissements d’hébergement adoptent des mesures pour réduire leur empreinte écologique et s’inscrire dans un mouvement plus responsable. Mais ces efforts doivent être diffusés et mis de l’avant pour être connus des consommateurs.

Une normalisation internationale permettrait certainement davantage de transparence et de crédibilité quant à ces mesures. Ces dernières devront représenter une base, un critère déterminant dans le choix de l’hébergement, afin de favoriser les comportements écoresponsables en voyage, comme à la maison.

 

Image à la une : pexels.com

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Marchés géographiques Technologies

Les voyageurs canadiens sont très actifs en ligne

Google a analysé le comportement des internautes canadiens à quatre moments du processus d’achat d’un voyage. Les données sont issues d’un sondage mené en novembre 2015 auprès de 1750 Canadiens, et de l’outil de mesure Media Metrix® Multi-Platform de comScore.

« Où sera ma prochaine aventure? », le moment de l’inspiration

  • 69 % des Canadiens visitent des sites Web de voyages sur une base mensuelle; plus de la moitié d’entre eux le font sur un appareil mobile.

  • Les Canadiens naviguent en moyenne 43 minutes par mois sur des sites Web de voyages.

« Je veux que ce voyage soit parfait », le moment de la planification

  • 88 % des voyageurs canadiens ont recherché de l’information en ligne pour leur dernier voyage personnel.

  • 48 % des Canadiens envisagent passer davantage de temps à magasiner en ligne, car ils accordent beaucoup d’importance au rapport qualité-prix.

« Oui, j’ai trouvé! », le moment de la réservation

  • Les Canadiens passent en moyenne 30 jours à planifier leur voyage, l’étape de la réservation dure en moyenne 6 jours.

  • Un Canadien sur deux affirme que la notoriété de la marque est importante dans la décision d’achat.

« Nous devons absolument faire ça! », le moment de l’expérience

  • 27 % des voyageurs d’agrément canadiens utilisent leur appareil mobile en voyage pour trouver de l’information.

  • La recherche en ligne est la seconde source utilisée par les Canadiens pour choisir des activités à destination, après l’exploration sur place.

 

Chacune des étapes menant à la concrétisation d’un voyage présente une occasion d’entrer en contact avec l’internaute. Voyez le détail de l’infographie de Google pour explorer deux études de cas, celles de Destination Colombie-Britannique et de Tourisme Nouvelle-Écosse.

 

Source image à la une : ©Pexels

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Produits et activités

Diversification des activités hivernales dans les stations de ski

De la station de ski au centre multiactivités

Ces dernières années, plusieurs stations ont ajouté à leur offre de nouvelles activités et infrastructures visant à rejoindre un plus large public. Par exemple, en France, la station Les Arcs inaugurera en février 2016 l’espace de loisirs Mille8. Cette zone récréative, qui se dit évolutive et flexible, inclut :

  • des pistes de ski alpin, de planche à neige et de luge, parsemées de sous-bois, de tunnels et de zones de capture vidéo et photo;
  • des cabanes comprenant un belvédère, un abri pour célébrer autour d’un BBQ et un observatoire pour admirer les étoiles;
  • des infrastructures sensorielles telles qu’un xylophone géant, un mur digital et des écrans vidéo;
  • un chalet nommé Le Lodge, servant de restaurant et de lieu de concert;
  • un centre aquatique incluant une piscine, des espaces ludiques et d’autres consacrés au bien-être et à la détente;
  • une zone sécurisée pour les enfants ainsi qu’un lieu, Le Cube, destiné à l’apprentissage des sports de glisse.

AR_Diversification1Source : LesArcs.com

Au Québec, Ski Montcalm a récemment investi 2 millions de dollars pour ajouter notamment des pistes de glissade sur tube avec remontée mécanique, des sentiers balisés de raquette et des installations de jeux et de parcours. Pour sa part, le Mont Saint-Sauveur se distingue avec sa montagne russe alpine Viking, sa tyrolienne double Le Dragon et ses pistes de fat bike créées récemment.

Le Massif de Charlevoix a introduit la luge alpine en 2012 et d’autres stations l’adoptent peu à peu au Québec, par exemple le Domaine du Radar à Sainte-Marie-de-Beauce et la station Vallée du Parc à Grand-Mère. Parce que la luge nécessite moins d’habiletés techniques que le ski, elle permet aux stations d’attirer de nouvelles clientèles telles que des familles ou des groupes corporatifs à la recherche d’une activité sportive ludique.

AR_Diversification2Source : Le Massif de Charlevoix

L’après-ski et les événements en station

Les rendez-vous événementiels gagnent en popularité dans les stations de ski. Ceux-ci attirent non seulement les sportifs qui les fréquentent, mais également le public, qui apprécie l’ambiance festive et celle de l’après-ski. Groupes musicaux, DJ, projections cinématographiques, démonstrations culinaires, compétitions sportives et festivals de toutes sortes animent les chalets et les pentes.

Les films d’aventure ont la cote auprès des amateurs de sports d’hiver. Plusieurs grandes tournées internationales s’arrêtent dans les stations et font rêver les mordus de ski et de planche à neige. Par exemple, le IF3 International Freeski Film Festival visitera, au cours de la saison 2015-2016, les stations de Tremblant, Le Massif et Whistler.

Le festival Brew-Ski de la station Boyne Highlands au Michigan plaît aux amateurs de bière avec ses 285 variétés offertes. En Suisse, The Brits combine les compétitions sportives en accueillant le British Snowboard and Freeski Championships et des concerts de groupes musicaux et de DJ. En Autriche, la station Mayrhofen accueille le célèbre festival Snowbombing. Celui-ci présente des groupes et des DJ internationaux qui défilent sur cinq scènes se trouvant sur différents sommets de la montagne.

AR_Diversification3Source : Snowbombing

Le ski encore et toujours

La pratique du ski alpin et de la planche à neige continue d’évoluer ces dernières années. Plus que jamais, on mise sur l’expérience, faire vivre des moments uniques et offrir une variété d’options tant sportives, ludiques que technologiques aux visiteurs.

Des parcours ludiques 

Pour faire durer le plaisir de glisser sur la neige, des stations développent des parcours ludiques (fun slope) faisant appel à plus d’un sens. Par exemple, à Val Thorens, on a créé un parcours de 900 mètres de long comprenant plus de 50 modules de jeux : tunnels en neige, ponts et spirales, virages relevés et accessoires interactifs.

AR_Diversification4Source : France Montagnes

Accès privilégié à la montagne 

Plusieurs stations offrent la possibilité de dévaler les pentes avant l’ouverture au public. Cette pratique, qui porte le nom de « Premières traces » (first tracks), constitue un moment privilégié parfois offert à la carte ou intégré parmi les avantages inclus dans les abonnements. Pour rehausser l’expérience, des stations greffent à ce rendez-vous matinal la possibilité de prendre le petit-déjeuner au sommet des pistes; c’est entre autres le cas des stations Tremblant, Whistler Blackcomb et Meribel en France. À l’opposé des Premières traces, d’autres lieux de glisse prolongent la journée de ski, cette fois-ci en soirée en proposant une descente sous les flambeaux ou à la lueur des lampes frontales.

Les adeptes du hors-piste affectionnent les stations qui offrent des services de guide, des remontées en cat ski ou en motoneige. Serpenter sur des sentiers intouchés répond au besoin d’aventure de cette clientèle plus aventurière. Bien que la pratique du hors-piste soulève plusieurs débats, notamment quant à la sécurité et à la légalité de la pratique, de plus en plus de stations développent des zones qui lui sont consacrées. C’est le cas du Mont Sutton, qui propose pour la saison 2015-2016 deux circuits de randonnée alpine accessibles en peaux d’ascension.

AR_Diversification5Source : Zoneski.com

S’adapter aux nouveaux comportements de consommation de ses clients s’avère un choix incontournable pour les stations de ski. La forte concurrence non seulement entre les stations, mais également avec les autres loisirs fait en sorte que pour demeurer dans la course, il faut plus que jamais se réinventer.

 

Source de l’image à la une: pexels

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Tendances

Tendances 2020 : mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

 

Le tourisme à l’aube de 2020…

… passera de la mobilité à l’omniprésence

Avec un taux sans cesse grandissant de possession et d’utilisation d’appareil mobile intelligent, le consommateur est en ligne de façon continue. Il consulte son appareil à tout moment pour des besoins bien spécifiques. Les jeunes générations ne s’en passent plus; d’où le phénomène du FOLO (Fear Of Living Offline). La technologie permet de se projeter dans la destination, mais aussi d’être partout et nulle part à la fois. L’intérêt pour les applications mobiles atteignent une certaine limite.

… vivra l’apogée de la personnalisation

Les développements technologiques amplifient les capacités de personnalisation d’une expérience touristique. Ils permettent de mieux gérer la relation client grâce à une meilleure connaissance de son profil et de ses besoins. Qu’elle soit partagée de plein gré ou involontairement, l’information privée sur les clients devient un enjeu délicat pour les entreprises.

 

 

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

 

 

Image à la une : stock.tookapic.com

 

 

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Segments de clientèles

Comment rejoindre les planificateurs de réunions?

À l’été 2015, Development Counsellors International (DCI) a mené une enquête en ligne auprès de 212 planificateurs de réunions nord-américains (d’associations et d’entreprises), afin de connaître leur point de vue en ce qui a trait aux stratégies de marketing des destinations qu’ils considèrent comme les plus efficaces pour les atteindre. Plus de la moitié des répondants détenaient plus de 15 ans d’expérience dans la planification de réunions et de congrès.

 

Les sources d’information des planificateurs de réunions

Afin de découvrir une nouvelle destination pour tenir un événement, les planificateurs tiennent compte principalement de trois éléments :

  • les rencontres avec des représentants de destinations à des foires commerciales de l’industrie;
  • la connaissance des fournisseurs;
  • les références de collègues.

Ces résultats sont encore plus vrais pour les planificateurs d’entreprises que pour les représentants d’associations (voir le graphique 1).

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Les sources d’information qui influencent leurs perceptions d’une destination sont :

  • les réunions avec les représentants de la destination (67 %);
  • les voyages personnels ou d’entreprise (63 %);
  • les dialogues avec leurs pairs (60 %).

Les articles de magazines et de journaux ont un plus grand effet sur les perceptions des planificateurs d’entreprises que sur celles des planificateurs d’associations (22 % contre 16 %), alors que ces derniers se fient davantage au bouche-à-oreille que leurs confrères (24 % contre 20 %). Quant aux médias sociaux (3 %), ils ne jouent pas un grand rôle dans cet aspect (voir le graphique 2).

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Les meilleures tactiques de marketing du point de vue des planificateurs de réunions

DCI a demandé aux planificateurs de réunions d’évaluer, sur une échelle de 1 à 5 (où 1 signifie « pas efficace » et 5 « très efficace ») l’efficience de huit techniques de marketing classiques utilisées par les organisations de marketing des destinations afin de déterminer les plus performantes. Ce sont les rencontres en face à face, que ce soit à des foires commerciales ou à des réceptions organisées, qui constituent le moyen le plus efficace d’influencer les planificateurs de réunions qui veulent tester une nouvelle destination. La publicité, avec une note moyenne de 2,9, a été considérée comme l’outil le moins efficace. Cela dit, comme diverses tactiques de marketing enregistrent une note moyenne (3 à 4), toutes les techniques sont considérées comme influentes et aucune ne devrait être ignorée dans le cadre du marketing mix d’une destination.

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Les organisations de marketing à destination jouent un rôle important

Lors de l’évaluation des destinations internationales à choisir pour les réunions, les planificateurs comptent avant tout sur les offices de tourisme et des congrès (CVB) et les organisations de marketing de la destination (DMO), puis sur les hôtels (47 %). Les organismes de gestion de la destination s’avèrent aussi populaires, mais un peu moins auprès des planificateurs associatifs.

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Les communications orales ou par courriel (51 %), les événements organisés par le bureau des congrès (44 %) et les voyages de familiarisation (43 %) constituent les formes de communication les plus courantes entre les planificateurs de réunions et les offices de congrès. Toutefois, les planificateurs préfèrent être contactés par courriel (55 %) ou en personne à des foires commerciales (50 %). Les messages texte, les médias sociaux et les appels téléphoniques ne figurent pas au rang des méthodes privilégiées par les organisateurs de réunions.

Les tournées de familiarisation? Certainement!

Plus de la moitié des répondants (66 %) affirment que les voyages de familiarisation ont une influence très importante sur leur perception d’une destination (4,6 sur 5); cette proportion augmente à 88 % si l’on ajoute tous ceux qui ont donné une cote de 4 sur 5. L’été s’avère le meilleur moment pour participer à ces tournées (35 %), suivi de l’automne (24 %). Lorsqu’ils participent à des séjours éducatifs, la moitié des répondants déclarent n’avoir aucune préférence entre les voyages de groupe ou individuels; ceci est vrai autant pour les planificateurs d’entreprises que d’associations.

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Le coût fait pencher la balance

Le coût des espaces de réunions et des chambres d’hôtel constitue le principal facteur influençant le choix de la destination

Le coût des espaces de réunions et des chambres d’hôtel constitue le principal facteur influençant le choix de la destination, particulièrement pour les associations (63 % vs 52 % des réponses). L’accessibilité des vols en provenance des États-Unis et du Canada, ainsi que le facteur « wow » de la destination complètent la liste des trois critères les plus importants, avec respectivement 44 % et 35 % des réponses. La sécurité et la sûreté de la destination figurent au 4e rang (25 %). L’élément le moins important dans la décision finale pour tous les planificateurs de réunions est le potentiel d’attirer de nouveaux membres ou de nouveaux clients par l’événement. Bien qu’il s’agisse d’une décision d’affaires stratégique que de nombreuses associations envisagent à un certain moment dans leur processus décisionnel, ce n’est pas ce qui scellera la transaction.

Le choix de la destination demeure celui de la haute direction

Qui aura le dernier mot en ce qui a trait au choix de la destination? Le directeur général, dans le cas des entreprises (45 %); le conseil d’administration (39 %) et le directeur général (30 %) en ce qui concerne les associations. Parmi les « autres » réponses reçues, mentionnons les clients et une combinaison de personnes, y compris les comités d’organisation d’événements. Les répondants signalent également que le décideur varie en fonction de l’événement prévu.

La concurrence entre les destinations pour attirer des événements, des réunions ou des congrès est féroce. Comme le coût est un facteur déterminant dans le choix, le Québec pourrait entre autres tabler sur son taux de change avantageux pour solliciter les planificateurs américains et réussir à les attirer dans la belle province. Qu’en pensez-vous? Quels sont les principaux atouts des villes et des régions québécoises?