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Tendances et bonnes pratiques dans les complexes aquatiques intérieurs

La météo étant de plus en plus incertaine, été comme hiver, la courte saison estivale et la demande florissante des séjours familiaux favorisent l’émergence de complexes de villégiature aquatiques intérieurs. Toujours en croissance au Canada et aux États-Unis, leur nombre est passé de 24 à 141 en 10 ans. Certains d’entre eux deviennent de véritables destinations, en intégrant une panoplie de services et d’activités. Bien qu’il s’agisse d’un virage encore marginal dans cette industrie, des centres aquatiques s’orientent vers une gestion plus responsable des ressources. Voici un aperçu des grandes tendances qui animent ce secteur ainsi que des exemples qui se démarquent.

Selon l’édition 2011 du sondage d’Hotel & Leisure Advisors sur le sujet, le nombre de complexes de villégiature aquatiques intérieurs a augmenté aux États-Unis et au Canada, mais de façon moins prononcée que dans les années précédentes, en raison de la récession économique. Les projets pour 2012 et les années subséquentes sont en hausse, grâce à une meilleure disponibilité du financement. Les complexes intérieurs recensés dans cette enquête sont des établissements d’hébergement comprenant un parc aquatique couvert d’au moins 10 000 pieds carrés. En juillet 2011, on en dénombrait 141 aux États-Unis et au Canada (voir le graphique 1).

 

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Source: Hotel & Leisure Advisors

De plus en plus grands et diversifiés

Plusieurs complexes de villégiature aquatiques intérieurs rivalisent en matière de taille et d’attraits spectaculaires. Les coûts élevés de construction et d’entretien de telles installations incitent les entrepreneurs à maximiser l’investissement. Pour ce faire, ils élaborent une offre regroupant toutes les composantes d’un séjour, ou presque, afin de garder le visiteur et l’ensemble de ses dépenses.

En plus des piscines à vagues, des glissades, des «rivières», des spas et autres aménagements liés à l’eau, on observe une diversification des activités par l’ajout d’attraits «secs», comme des murs d’escalade, des tyroliennes, des salles de cinéma ou de quilles, etc. On multiplie aussi les services de restauration et les bars, et on propose divers types d’hébergements. À ce jour, le plus grand complexe intérieur est le World Waterpark du West Edmonton Mall ,en Alberta.

 

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Source: World Waterpark, West Edmonton Mall

Année après année, on ajoute de nouveaux produits dans chacun de ces parcs intérieurs afin de susciter l’intérêt de la clientèle déjà venue, qui représente une part très importante de la fréquentation de ces complexes. Certains grands parcs aquatiques d’Europe, par exemple, évaluent à 60%, d’autres à plus de 80%, la proportion des visiteurs qui reviennent.

Des produits pour chaque membre de la famille

Étant donné que la clientèle familiale est déjà sollicitée de toutes parts par l’industrie touristique, pour attirer son attention de façon répétée, il faut bien la connaître, l’écouter, mesurer son taux de satisfaction et lui offrir des produits qui contenteront chacun de ses membres. La plus grande chaîne de parcs aquatiques intérieurs en Amérique du Nord, Great Wolf Lodge, l’a bien compris.

Elle sonde ses clients par courriel 48 heures après leur départ du centre, alimente sa page Facebook et tient compte des suggestions qui y sont émises. Elle a développé, à même ses complexes aquatiques, des spas pour enfants, des salles d’entraînement, des jeux de rôle, des salles d’arcades, des événements spéciaux pour faire la promotion de ses parcs en période creuse. Bref, la chaîne ne cesse de se renouveler. Elle expérimentait récemment les bracelets avec puce RFID. Le visiteur qui le porte peut se faire photographier aux endroits préidentifiés à l’intérieur du parc aquatique, et ces clichés sont transférés directement sur son babillard Facebook.

 

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Source: Scooops Kid Spa, Great Wolf Lodge

Diversifier pour prolonger la saison touristique

Inauguré en décembre 2011, le Pump House Indoor Waterpark du centre de villégiature de Jay Peak, au Vermont, a suscité beaucoup d’intérêt. Malgré un début de saison de ski plutôt lent, les hôtels de la station étaient alors à pleine capacité grâce au nouveau parc aquatique. Maintenu à des températures tropicales, le Pump House s’inscrit dans une stratégie de diversification, afin que les activités du centre se prolongent tout au long de l’année. Glissades sur tube, «rivière», étang de jeux, mur d’escalade, La Chute – l’une des rares glissades d’eau Aqualoop intérieures au monde –, vagues de surf, bain à remous, boutiques, bar/restaurant, le tout sous un toit rétractable. Cliquez ici pour visiter le Pump House. 

 

Source: SAM Magazine

Des parcs respectueux de l’environnement

Project Green Wolf, une initiative de la chaîne Great Wolf Lodge (mentionnée ci-dessus), consiste à améliorer la performance environnementale de ses centres de villégiature. Parmi les actions mises de l’avant, mentionnons:

  • le recyclage de près de 98% de l’eau utilisée pour les installations aquatiques;
  • le recours à un mode de filtration de l’eau qui requiert 40% moins de produits chimiques que la méthode conventionnelle;
  • les programmes éducatifs offerts aux visiteurs pour en apprendre davantage sur la nature et l’environnement.

 

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Source: Project Green Wolf

La nature à l’avant-plan

Les domaines Center Parcs, en Europe, connaissent une grande popularité. Chacun des 28 villages est constitué de quelques centaines de cottages implantés au cœur d’un domaine forestier. Au centre, on trouve l’Aqua Mundo, un pavillon central vitré abritant, entre autres, une aire de jeux aquatiques, des glissades, des piscines et une «rivière». Les déplacements sur le domaine se font à vélo. La nature occupe une grande place dans le concept.

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Source: Center Parcs

Un parc aquatique éducatif

À l’Evergreen Wings and Waves Waterpark, en Oregon, on apprend et on s’amuse! Le parc intérieur comprend des glissades, une piscine à vagues ainsi qu’un musée consacré à la puissance de l’eau. Intégré à même le bâtiment de l’Evergreen Aviation & Space Museum, le complexe aquatique est surplombé par un Boeing 747, point de départ de certaines glissades.

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 Source: Evergreen Wings and Waves Waterpark

Au Québec?

Il existe plusieurs parcs aquatiques extérieurs au Québec, mais l’offre en matière de complexes couverts demeure timide. Certains hôtels ont des piscines avec jeux d’eau et glissades; l’hôtel et centre de congrès Le Montagnais, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, inaugurait en juillet 2011 son parc aquatique combinant jeux d’eau, piscines et coin détente. D’autres projets d’envergure sont à l’étude, notamment dans les régions de Québec et de la Mauricie. Ces concepts sauront-ils éveiller suffisamment l’intérêt des Québécois pour en faire une clientèle fidèle? À suivre!

 

Sources:

– Brouillette, Fannie. «Encore des millions investis à Vallée-du-Parc», L’Écho de Shawinigan, 9 février 2012.

– Courtland, Matthew. «First Steps for Sustainable Waterparks», Environmental Leader, 23 août 2011.

– Gilling, Juliana. «Short and Sweet», Funworld, octobre 2011, p. 56-58.

– Gilling, Juliana. «This is a waterpark?», Funworld, novembre 2011, p. 72-76.

– Grenier, Mélanie. «Parc aquatique et centre des congrès, des projets toujours d’actualité», Journal L’Autre Voix, 13 avril 2012.

– Miller, Keith. «Don’t Just Add Water», Funworld, octobre 2011, p. 46-49.

– Miller, Keith. «Undivided ATTENTION», Funworld, octobre 2011, p. 50-54.

– Sangree, David J. «Relevance of a Feasibility Study for Indoor and Outdoor Waterpark Resorts», Hotel & Leisure Advisors, septembre 2011.

– Sangree, David J. «Waterpark Resorts Supply and Demand 2011 Update», Hotel & Leisure Advisors, août 2011.

 

Sites Web:

Center Parcs

Evergreen Wings and Waves Waterpark

Great Wolf Lodge

Jay Peak Pump House

Le Montagnais

Project Green Wolf

West Edmonton Mall

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Petite réflexion sur les grandes équipes sportives et les resorts thématiques

Un développement pour le moins ambitieux et intégrant un centre de villégiature basé sur le sport, le divertissement et le tourisme mise sur la réputation et la présence d’un grand club sportif, le Real Madrid.

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Le club de football (soccer) Real Madrid voit grand et se lance dans la construction d’un parc touristique situé sur une île artificielle des Émirats arabes unis. L’objectif est de renforcer leur notoriété sur le marché asiatique et du Moyen-Orient. Dans l’esprit de démesure de cette région, le projet inclurait des hôtels de luxe, un stade ouvert sur l’océan, un parc d’attraction, un musée sur l’histoire du club, une marina et un golf, le tout pour un coût exorbitant, bien sûr. Un million de visiteurs sont attendus la première année, soit en 2015.

Sachant que le Canadien de Montréal est le premier symbole du Québec dans l’esprit des Américains tout comme le hockey sur glace pour plusieurs autres pays, à quand notre équipe nationale au centre d’un investissement tels un parc de glace, un hôtel, une académie de hockey internationale ou autre? Sans viser aussi haut – le Real Madrid est le club le plus riche de la planète (et le plus endetté!) – il y a lieu de réfléchir à l’attractivité que peut représenter le Canadien de Montréal comme thématique à une offre touristique et de divertissement plus intégrée.

Visionnez la vidéo Real Madrid Resort Island:

Sources:

– Agence France Presse. «Espagne: le Real Madrid prévoit d’ouvrir un parc thématique aux Émirats», LePoint.fr, 22 mars 2012

– Guiset, Adrien. «Folie : le Real Madrid se construit une île à 1 milliard de dollars!», Réponseàtout.com, 23 mars 2012

 

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Des attraits touristiques à l’affût des tendances

Une coopérative de petits producteurs pour le voyageur à la découverte de la culture locale, un parc d’attractions où le respect de l’environnement fait partie de son ADN, le yoga dans les galeries de musées; les attractions touristiques semblent à l’écoute des tendances de consommation de l’heure et les intègrent sous forme d’innovations amusantes ou instructives.

Espaces pop-up

La tendance de l’éphémère et du mobile a rejoint l’hôtellerie alternative et la restauration depuis quelques années à travers les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop up, la nouvelle tendance de l’éphémère). Cette année, le musée MuMo fera sa tournée. Il s’agit d’un conteneur qui se transforme en musée d’art contemporain et qui vise à initier les enfants à la création artistique. Il parcourra les routes de France et d’Afrique jusqu’en novembre 2012, sur 8000 kilomètres, et atteindra un public de 11 500 enfants dans plus de 60 écoles partenaires. Visionnez la vidéo ci-dessous:

Expérience à saveur locale

La recherche d’authenticité ne faiblit pas. Conacado est une coopérative qui vise à aider plus de 10 000 petits producteurs de cacao en République dominicaine. La création d’une route écologique, le Tour de Chocolate,est une rencontre entre la population locale et les touristes à travers les lieux de production et de commerce équitable du cacao biologique. Mentionnons que la République dominicaine est le plus important producteur de cacao biologique au monde.

 

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 Source: Tour de Chocolate 

Le site Local Travel Movement est entièrement dédié à cette forme de tourisme.

Vert et responsable

La prise en compte des principes environnementaux et responsables est aujourd’hui davantage une condition sine qua non au développement qu’une tendance. Pour certains attraits, le respect de l’environnement fait partie de leur ADN!

Le parc d’attractions Hopi Hari, au Brésil, est entièrement pensé comme un pays, «the most fun country in the world» selon le slogan. Il a son histoire, sa capitale, son drapeau, sa langue, son passeport, son hymne national, et sa superficie de 185 acres est près du double de celle du Vatican. De nos jours, tout pays a également une politique environnementale et celle d’Hopi Hari comporte plusieurs projets.

  • Le site étant situé au cœur de la forêt atlantique, on a dû aménager une station de traitement des eaux usées et un centre de triage. Hopi Hari possède ses propres puits et réutilise les eaux traitées pour différents usages (p. ex., laver les planchers).
  • L’entreprise a également entrepris des actions de reforestation (54 000 semences).
  • Fort de cette expérience, le site a créé un laboratoire éducatif afin de mieux transmettre les valeurs environnementales et durables aux jeunes.

Innovation technologique

L’effervescence technologique que nous vivons permet à des idées fortement créatives de prendre forme.

Par exemple, le MoMA, qui dispose déjà de bornes interactives, d’applications iPhone, d’audioguides et de lunettes 3D, a maintenant un nouvel appareil technologique. Destiné aux jeunes enfants, le dispositif leur permet de ressentir et de voir le monde comme une fourmi ou une girafe. Leur champ de vision et leur voix sont modifiés.

 

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Source: MoMA

Le développement d’une application pour les appareils mobiles est une avenue qui, tout en répondant à des besoins d’information en matière de commodité et d’orientation, laisse place à des idées originales. Tourisme Wendake, une communauté autochtone dans la région de Québec, offre une application iPhone originale. Celle-ci présente du contenu sur l’hébergement, la gastronomie, les événements et autres certes, mais elle comporte un aspect ludique: une flûte!

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Source: iTunes – Tourisme Wendake

La technologie – de simples webcams – a aussi permis au Paignton Zoo, au Royaume-Uni, de réaliser une initiative marketing intéressante. Une caméra, installée dans l’espace des tigres, a diffusé la naissance et les premiers jours de quatre petits tigres de Sumatra sur plusieurs canaux. Entre autres, la chaîne de télé BBC de la région de Devon en a fait la diffusion. La sensation de proximité créée par le visionnement de ce moment touchant a engendré une propension à visiter le zoo de 72% de la part des auditeurs. Pendant le mois suivant, la mère et les petits étaient isolés du public, mais toujours visibles grâce à des moniteurs installés dans le zoo et par les webcams en ligne. Le Zoo de Granby propose également des vidéos et images exclusives de la vie en coulisse, entre autres sur sa page Facebook.

La technologie des voitures téléguidées existe depuis longtemps. Mais l’Aquarium de Vancouver a renouvelé l’idée de façon fort originale en transposant les Vancouvérois dans un univers de poissons! Visionnez la vidéo suivante:

Planification et achats en ligne

Les attractions touristiques n’échappent pas à la vague de la planification et de l’achat en ligne. Les sites de commentaires tels que TripAdvisor les incluent de plus en plus, les sites d’achats groupés proposent certains attraits et quelques sites permettent de comparer les prix, comme on le ferait pour d’autres biens ou services.

Par exemple, UBC Museums and Gardens Pass, qui regroupe quatre établissements en Colombie-Britannique, a offert un laissez-passer à moitié prix sur le site Groupon.

Au Liseberg Park, en Suède, il est possible de planifier virtuellement la visite, incluant la réservation pour des manèges en particulier. La planification peut se faire entre amis grâce à un profil que chacun aura créé sur le site Web de l’entreprise. Le parc reçoit donc les revenus à l’avance et cumule des informations sur le profil des visiteurs (âge, attraits préférés, etc.).

Santé et bien-être

Certains attraits touristiques ont réalisé qu’il pouvait y avoir une adéquation entre leur site, souvent naturel ou attrayant, et le besoin croissant de la population de se ressourcer. Aux États-Unis, l’Institute of Museum and Library Services a lancé la campagne «Let’s Move! Museums & Gardens», qui ouvre la réflexion – et l’action – sur le lien potentiel entre la mission d’un musée et les activités relatives à la santé. Dans cette perspective, plusieurs musées offrent des séances de yoga dans leurs galeries. De plus, le Lincoln Park Zoo propose des séances d’activité physique et de yoga dans un espace spécialement aménagé au cœur de son site près du centre-ville de Chicago.

 

Les attraits n’échappent pas non plus à une demande croissante pour des services de restauration plus sains et diversifiés. Sur le sujet, relisez «Améliorer la restauration dans les lieux touristiques culturels et de loisirs».

Un petit dernier,hors catégorie

Véritable parc d’attractions pour grands enfants, Dig This, à Las Vegas, permet à tous de manipuler des bulldozers, chargeurs, excavateurs. Les petits camions Tonka sont maintenant grandeur nature. Le parc semble très populaire auprès des groupes professionnels.

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Source: Dig This

Il y a de nombreux autres exemples d’innovation dans les attractions touristiques. Poursuivez cette analyse et dites-nous comment vous intégrez les tendances de l’heure à votre offre!

 

Sources:

– Craddock, Pippa. «How we helped Paignton Zoo deliver an amazing 72% propensity to visit…», www.fiNETra.com, consulté le 28 novembre 2011.

– Funworld. «Liseberg and Entertainment booking Concepts Embark on Pay-as-you-Go Virtual Planning», Funworld IAAPA, avril 2010.

– Lessa, Gabriela. «Park Paradise – Brazil’s Hopi Hari was built around a commitment of environmentalism», Funworld IAAPA, février 2010.

– American Association of Museums, Center for the Future of Museums. «Connecting with Nature and Staying Fit at Lincoln Park Zoo», 4 octobre 2011.

 

Sites Web:

MuMo

Tourisme Wendake

Paignton Zoo

 

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Améliorer la restauration dans les lieux touristiques culturels et de loisirs

Non seulement la restauration est une composante indissociable de l’expérience touristique, mais encore elle contribue grandement à son appréciation ainsi qu’au bouche à oreille suivant le séjour. En outre, les services alimentaires sur les lieux touristiques n’ont guère bonne réputation. Plusieurs attraits offrent une restauration excellente alors que d’autres renforcent la perception de piètre qualité, de cherté où l’accueil n’est pas personnalisé. Voici quelques conseils et exemples pour mieux comprendre et gérer ce service.

Cette analyse présente des bribes d’une étude réalisée par Atout France. Outre les informations présentées ici, elle s’attarde à l’implantation ou à la restructuration d’un tel service et apporte de nombreux exemples.

La restauration dans un contexte particulier

La formule de restauration sur un lieu touristique peut prendre diverses formes: du restaurant classique à la cafétéria, en passant par le salon de thé. Au même titre que n’importe quel autre établissement, les points de restauration doivent choisir un positionnement, satisfaire leur clientèle et s’adapter aux tendances. Néanmoins, ils évoluent dans un contexte différent: un achalandage diversifié, la présence d’enfants et de groupes, un site parfois particulier (historique ou en nature, par exemple) et des heures d’ouverture fixes.

Ce contexte présente des avantages: l’apport naturel d’une clientèle, parfois captive pendant la durée de la visite ou peu encline à sortir se restaurer ailleurs, et des campagnes de promotion «gratuite» lorsque le site en organise. De son côté, le lieu touristique, qui développe une offre de qualité, agrémente son expérience globale et peut jouir d’une clientèle locale si son emplacement le permet. Ces lieux de restauration font néanmoins face à certaines contraintes, notamment à une saisonnalité parfois très marquée, à une affluence en dents de scie, à des horaires d’ouverture qui contraignent la restauration, à des obstacles techniques dans certains bâtiments historiques et à la nécessité d’harmonisation avec la vocation du site.

Le fait de s’adresser à une clientèle peu susceptible de revenir ou captive a contribué à la médiocrité de l’offre. De plus en plus d’intervenants doivent prendre un virage clair pour modifier la perception des voyageurs.

Les sites culturels versus les sites de divertissement

La situation est différente selon qu’il s’agit d’un attrait culturel (lieu de visites culturelles, musée et monument historique) ou d’un divertissement ou loisir (parc d’attractions, animalier, sportif) (voir tableau 1). Les sites culturels sont davantage orientés vers l’apprentissage. Ils peuvent être privés ou publics et nombre d’entre eux sont composés d’organisations de petite taille. La restauration n’est pas systématique, mais les impératifs de rentabilité ont conduit plusieurs de ces organisations à diversifier leurs sources de revenus. Il est plus fréquent de voir ce service géré en concession alors que certaines grandes entreprises font appel à des chefs de renom.

De leur côté, les sites de loisirs sont le plus souvent privés et jouissent d’une vocation commerciale. Ils sont gérés par l’entreprise et tendent à répondre à des besoins alimentaires de base. Les menus offerts ressemblent souvent aux chaînes de restauration rapide. Les espaces étant généralement clos, il est parfois impératif de proposer un ou plusieurs lieux de restauration avec des menus variés.

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En outre, l’étude d’Atout France regroupe les lieux de restauration en deux catégories: les espaces «sous douane», qui ne sont accessibles qu’aux visiteurs ayant payé un droit d’entrée, et les espaces de restauration qui bénéficient de leur propre accès. Ces derniers peuvent suivre l’horaire d’ouverture de l’établissement ou fonctionner indépendamment.

La gestion du site

Parce qu’il vise généralement plus qu’une simple rentabilité de l’activité, le gestionnaire doit déterminer la vocation prioritaire de la restauration de son site.

  • Service à la clientèle ou source de revenus?
  • Vecteur d’image fort, potentiellement porteur de croissance en ce qui concerne la fréquentation du site?
  • Outil culturel ou d’animation en complément de la visite?
  • Vocation fonctionnelle, de base?

La réponse à ces questions ainsi que la configuration du site détermineront le type de restauration. Il n’existe pas de solution unique et il n’est pas toujours indispensable d’aménager un tel espace (par exemple, s’il est situé dans un secteur où existent déjà plusieurs restaurants).

Que le gestionnaire choisisse de déléguer ou non, l’étude apporte quelques conseils:

  • intégrer cette activité du point de vue de la gestion des flux sur le site, de sa cohérence avec la vocation, l’image et les valeurs et en fonction des équipes. Le personnel du service de restauration doit pouvoir informer les visiteurs sur les activités de l’attrait et vice-versa;
  • unir les clientèles autour de cette activité en ayant une offre adaptée aux différents segments et à différents moments de la journée;
  • optimiser la rentabilité par une gestion de l’achalandage adaptée au site;
  • accompagner le service de restauration en communiquant à travers l’ensemble des supports (site Internet, brochures, signalétique, etc.).

Des exemples appétissants!

Le restaurant du Musée national des beaux-arts du Québec fait partie des meilleures tables de la ville de Québec. Situé dans le parc des Champs-de-Bataille, il propose une fine cuisine composée des meilleurs produits régionaux.

Le restaurant en concession L’Arrivage au Musée Pointe-à-Callière  offre également une cuisine raffinée, très populaire auprès de la clientèle d’affaires du Vieux-Montréal.

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Source : Musée national des beaux-arts du Québec

Le Parc des Oiseaux, dans le département de l’Ain en France, le plus grand parc ornithologique du pays, offre des lieux de restauration diversifiés, allant du semi-gastronomique à la vente de plats à emporter; tous conçus pour favoriser une vue sur les oiseaux ou sur des activités (terrasse donnant sur des étangs, au milieu d’une rosière ou à proximité d’une aire de jeux). Ils visent à offrir une immersion dans la réserve naturelle.

Source: Parc des Oiseaux

En lien avec leur mission, certains sites présentant une expérience historique, comme le Village Québécois d’Antan dans le Centre-du-Québec, offrent une cuisine traditionnelle, semblable à ce qu’on mangeait à l’époque.

Les Jardins de Métis semblent avoir réussi le mariage entre leur offre et la restauration. Le chef présente une cuisine axée sur les végétaux comestibles de la collection horticole des Jardins dans une maison d’époque. Le site propose également deux autres lieux de restauration aux menus légers et à l’ambiance relaxante.

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Source: Jardins de Métis

Mentionnons également la disposition intéressante de l’aire de restauration du Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, délimitée par de la végétation dans un grand hall, où l’on propose également des activités pour les enfants.

Source: Musée des beaux-arts du Canada

Certains attraits touristiques ont placé la gastronomie au cœur de leur mission, comme c’est souvent le cas des trains touristiques, des croisières-excursions et, de plus en plus, des spas de destination. Pour d’autres types d’attraits néanmoins, la place de l’alimentation est moins claire et, chose certaine, il faudra déterminer le rôle qu’elle jouera dans l’expérience proposée.

 

Sources:

– Atout France. «La restauration dans les sites culturels et de loisirs. Une activité au service du site touristique», Éditions Atout France, mai 2011.

Jardins de Métis

Musée des beaux-arts du Canada

Musée national des beaux-arts du Québec

Musée Pointe-à-Callière

Parc des Oiseaux

Village Québécois d’Antan

 

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Cartes urbaines: un outil touristique enthousiasmant!

De plus en plus de villes et même des régions émettent des cartes urbaines (city pass ou city card). La proposition de ce type de carte constitue un avantage compétitif pour une destination touristique. Il s’agit d’un instrument utile pour créer une offre intégrée (qui utilise les attraits majeurs comme force d’attraction pour les plus modestes et les moins connus), pour stimuler la coopération entre différents partenaires ainsi que pour gérer les flux touristiques et la saisonnalité.
Il existe différents types de cartes:

  • la carte musée «classique»: entrées gratuites dans plusieurs ou quelques musées de la ville;
  • la carte tout inclus: entrées gratuites dans différents établissements et transports publics;
  • la carte de rabais: entrées et transports publics à prix réduit.

En Amérique du Nord, CityPass offre des cartes pour les destinations suivantes: Atlanta, Boston, Chicago, Hollywood, Houston, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle, le sud de la Californie et Toronto. À Montréal, une carte valide (Carte Musées Montréal) durant trois jours donne accès gratuitement à 34 musées avec ou sans transport en commun.
Les cartes peuvent apporter les avantages suivants:

  • augmenter la durée de séjour des visiteurs;
  • améliorer la compétitivité d’une destination;
  • attirer davantage de touristes en basse saison;
  • gérer l’attente plus efficacement dans les attractions;
  • connaître le comportement des visiteurs et leurs dépenses lorsque les cartes sont munies de puces RFID.

Leur succès repose sur une offre bien intégrée et de haute qualité. Le budget initial requis pour produire la carte et l’engagement des différents partenaires agissent comme des barrières à l’entrée.

Des avantages pour les établissements participants

Pour les visiteurs, la carte urbaine peut améliorer la qualité du séjour grâce à la possibilité d’économiser de l’argent et du temps et d’approfondir leur connaissance de la destination. Les visiteurs ne sont pas les seuls à apprécier ces cartes. Les attraits, les musées et les bureaux d’information y voient aussi des avantages, malgré la réduction sur le prix d’entrée qu’elles signifient.

Source de revenus additionnels

La hausse des revenus pour les attractions peut provenir de deux sources:

  • Attirer des visiteurs, principalement des touristes, qui ne seraient peut-être pas venus sans une carte urbaine;
  • Dégager des marges bénéficiaires de la vente de cartes (les musées et attraits sont souvent des distributeurs). Ces revenus peuvent être considérables, comme c’est le cas par exemple pour le Space Center Houston au Texas.

En fait, les revenus tirés de la vente de cartes peuvent être importants pour certains établissements et minimes pour d’autres. Par exemple, au kiosque d’accueil d’un musée dont l’entrée est de 20$, il est intéressant d’acheter la carte qui donne accès à d’autres établissements au coût de 40$. Cette proposition est moins avantageuse lorsque l’entrée est peu coûteuse. De plus, les établissements moins connus ou hors des grands centres en tirent des revenus moindres.

Avantages marketing

Les cartes peuvent aussi constituer des outils marketing non négligeables. Comme l’observe le directeur du Teatermuseet de Copenhague, «même si les détenteurs de la Copenhagen Pass représentent moins de 10% des visiteurs au musée, le programme des cartes urbaines est associé à des relations publiques et donne de la visibilité à l’établissement dans les outils promotionnels».

Portée internationale

Les services de cartes internationaux (CityPass et European City Cards) offrent une vitrine mondiale avantageuse, surtout pour les établissements ayant un budget promotionnel limité. Ellen Flowers, responsable des relations avec les médias pour le Centre des sciences de l’Ontario, confirme que CityPass permet au musée de faire une distribution plus vaste vers des marchés qu’il avait du mal à atteindre, tels que l’Europe. Au London Canal Museum, presque tous les visiteurs détenteurs de la London Pass sont des voyageurs étrangers, tout l’inverse de ceux qui paient leur entrée sur place.

Quelques bonnes pratiques

Ciblage des marchés

Certaines cartes proposent une différenciation de prix, par exemple un tarif jeunesse. La Madrid Card Niños offre des réductions sur les attractions pour enfants (différentes de ceux de la Madrid Card standard). Il existe aussi des cartes qui s’adressent au marché MICE (meetings, events, exhibitions and conferences), comme la Frankfurt Kongress Museums Ticket qui donne accès à 33 musées et institutions culturelles (coût de la carte: un euro). À défaut de générer des revenus pour les établissements, cette carte leur offre une visibilité importante et représente un avantage pour les organisateurs de congrès ou d’événements.

Technologie

Les cartes de Madrid, de Burgos, de Córdoba et de Séville sont munies d’une puce intelligente qui est reconnue par les terminaux de validation de chacun des établissements participants. La carte est activée automatiquement pour la durée choisie (24, 48 ou 72 heures) et permet de compiler des données sur les visiteurs. Les cartes CityPass sont maintenant associées à WhereTraveler, un éditeur de guides de voyages, afin d’offrir un service mobile. Les détenteurs de la carte ont ainsi accès à de l’information et à des conseils voyage à partir de leur téléphone intelligent.

Étalement saisonnier

Pour attirer les touristes en hiver, la Winter Card de Dubrovnik (gratuite) offre des rabais dans divers services et établissements de la ville à tous ceux qui séjournent un minimum de deux nuits à l’hôtel.

Environnement

La plupart des cartes incluent le transport en commun et certaines ont récemment ajouté l’accès aux vélos en libre-service.

Accès à Internet

Quelques cartes, comme celle de Reykjavík, incluent un accès gratuit à Internet.

Comment optimiser la carte?

  • En en faisant la promotion.
  • En proposant l’achat de billets d’entrée pour les expositions temporaires et les événements aux détenteurs de la carte.
  • En considérant la possibilité de consacrer une entrée particulière aux détenteurs de carte pour leur éviter l’attente, s’il y a lieu.

Cependant, la promotion de la carte n’est pas uniquement l’affaire des musées et des établissements. Les acteurs de promotion de la destination et de la culture doivent unir leurs efforts pour en faire une mise en valeur concertée et pour optimiser l’expérience du client.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
– Anderson Mann, Lisa. «A Broader Audience», FunWorld, édition de novembre-décembre 2009.
– Professor d’Angella. «A City Card for Milan». Master in Tourism Management IULM University, janvier 2009.
Carte Musée Montréal
Frankfurt Kongress Museum Ticket
Dubrovnik Winter Card

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Activités, attraits et événements favoris des Québécois

Saviez-vous que 24% des Québécois en voyage d’agrément au Canada vont… à la plage? Que les activités sportives sont particulièrement populaires? Que 769 000 Québécois ont assisté aux Feux Loto-Québec? Saviez-vous qu’une proportion égale (plus de 18%) des Québécois fréquente le Vieux-Port de Montréal et le Vieux-Québec? Enfin, connaissez-vous les activités qu’ils privilégient lors de séjours à l’extérieur du Canada?

D’entrée de jeu, spécifions que les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total des voyageurs Québécois (12 ans et plus) pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Ces données de PMB proviennent d’un sondage annuel, administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Notez également ces précisions méthodologiques:

  • Les années mentionnées sont celles où le sondage a paru et les données ont été recueillies dans les 12 mois à 18 mois précédents.
  • Il s’agit de nombre d’individus et non de visites. Un individu ayant fréquenté un attrait ou un événement plusieurs fois n’est comptabilisé qu’une seule fois.
  • Il s’agit des Québécois, ces données ne tiennent pas compte des visiteurs hors Québec.

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Selon Print Measurement Bureau (PMB), 3,3 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (48,6%), ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2009. Parmi ces voyageurs, 74% ont voyagé au Québec, 30% en Ontario et 5% au Nouveau-Brunswick.

Certaines activités pratiquées par les Québécois lors de ces voyages ont un taux d’adoption important parmi les voyageurs (graphique 1). Le magasinage domine, mais le quart des répondants choisissent la plage.

Plusieurs activités sont en hausse de popularité. Entre les sondages de 2003 et 2009, mentionnons le magasinage, les activités sportives, la participation à des événements culturels, la chasse ou la pêche, le ski alpin ou la planche à neige, les événements sportifs ainsi que le golf. Cet intérêt pour le sport en général rejoint les observations tirées de l’analyse des loisirs des Québécois (lire aussi: Les loisirs des Québécois).

L’intérêt pour les randonnées ou excursions d’aventure, les parcs nationaux ou provinciaux, les parcs à thème ou zoos, les musées ou galeries d’art ainsi que le night life ont connu une légère diminution entre ces deux sondages.

L’indice 100 indique la propension à pratiquer ces activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont souvent plus bas. Les Québécois sont moins attirés que l’ensemble des Canadiens par le night life (43), le magasinage (71) ou la visite d’un parc national (76). Ils sont néanmoins plus enclins que la moyenne canadienne à assister à des événements culturels (128), à pratiquer des activités sportives (112) ou encore à faire des randonnées ou des tours d’aventure (105) lors de leurs voyages au Canada.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois n’ont pas voyagé qu’au Canada au cours des dernières années, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, au fil des ans, à avoir fait au moins un voyage à l’extérieur du pays. En fait, ce nombre est passé de 1 251 000 lors de l’enquête 2003 à 1 399 000 en 2006 pour atteindre 2 453 000 en 2009, une augmentation globale de 96%! Leurs destinations préférées sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, la France et la République Dominicaine.

Si l’on tient compte de ces destinations, il n’est pas étonnant de retrouver la plage au premier rang des activités pratiquées lors des voyages à l’extérieur du Canada (graphique 2). Plus de la moitié des Québécois font un séjour à la plage. Le magasinage se trouve au 2e rang et est en hausse de popularité.

Autres hausses à souligner, les randonnées ou excursions d’aventure rejoignaient 13% des voyageurs en 2003 et 17% en 2009 (croissance absolue de 152%) et les événements culturels où participaient 13% des répondants (croissance absolue de 128%).

Par rapport à la moyenne des Canadiens lors de leurs voyages à l’extérieur du Canada (indice 100), les Québécois sont davantage attirés par la plage (120), par les randonnées, les excursions et les tours d’aventure (122) ainsi que par les activités sportives (112). Les activités que les Québécois pratiquent en moins forte proportion sont le night life (41), les parcs à thème ou zoo (55), la participation à des événements sportifs (60) ainsi que le ski alpin ou la planche à neige (61).

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Événements fréquentés

Le graphique 3 indique que les Feux Loto-Québec (à la fois ceux de Montréal et de Québec) constituent l’événement attirant le plus grand nombre de touristes québécois, d’ailleurs en forte croissance depuis 2003 (67%). En fait, 11% des Québécois y ont assisté. Le Festival International de Jazz arrive deuxième en pourcentage de fréquentation (10%), suivi du Festival d’été de Québec (8%), du Carnaval de Québec (6%) et du Festival Juste pour rire (5%). La popularité de ces quatre derniers événements est en diminution depuis 2003. Cet indicateur ne prend toutefois pas en compte les visites répétitives.

Mentionnons également la hausse des Fêtes de la Nouvelle-France (en chiffres absolus), soit 20% de plus qu’en 2003. En baisse (chiffres absolus), notons le Mondial SAQ, l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Festival Juste pour rire et les Francofolies.

Ces événements se déroulant généralement à l’extérieur, les taux de fréquentation parfois élevés de 2006 permettent de supposer que la température a été avantageuse. En fait, le bilan climatologique pour l’été 2005 (période de cueillette des données) indique que la température moyenne pour les mois de juin, juillet et août a été au-dessus de la normale pour toutes les régions du Québec. Cet été se classe parmi les plus chauds et les plus ensoleillés des dernières décennies.

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Attraits

Le Vieux-Québec et le Vieux-Port de Montréal sont très proches l’un de l’autre en ce qui concerne les attraits visités par les Québécois, soit 18% (graphique 4).

C’est à Montréal qu’on dénombre le plus d’attraits intéressant un nombre important de touristes (La Ronde, le Biodôme et le Jardin botanique). Ces attraits sont d’ailleurs tous en hausse de fréquentation en chiffres absolus, mais pas nécessairement en proportion du nombre de voyageurs. Tremblant arrive au 5e rang; 9% s’y sont rendus dans la dernière année, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 2006 (11%).

Mentionnons également le Zoo de Granby qui a connu une hausse de 18% du nombre de touristes québécois. Autre augmentation à souligner, PMB dénombre 27% plus de Québécois ayant visité le Musée des beaux-arts de Montréal lors d’un voyage en 2009 qu’en 2003.

L’hypothèse précédente concernant une météo favorable aux activités extérieures en 2005 se confirme. Seuls les attraits touristiques intérieurs, c’est-à-dire le Biodôme, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée canadien des civilisations à Gatineau, n’enregistrent pas une proportion particulièrement élevée de voyageurs en 2006.

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Sources:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.
– Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC). «Bilan climatologique de l’été 2005».

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Faits et chiffres Produits et activités

Les loisirs des Québécois

Connaître les loisirs des Québécois, c’est aussi savoir quelles activités ils sont susceptibles de pratiquer lors d’un voyage. Qu’aiment-ils faire et qu’est-ce qui pourrait faire partie de l’offre touristique d’une destination, d’un hôtel ou d’un centre de villégiature? 47 activités, sports et loisirs sont ici soupesés.

Dans cette analyse, les taux de pratique d’activités de loisirs et de sports sont tirés des données de Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total de la population de 12 ans et plus pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Les loisirs ont été regroupés en diverses catégories afin de faciliter la lecture.

De plus en plus sportifs ces Québécois!

À l’exception du hockey et de la natation, la pratique (au moins une fois au cours de la dernière année) de tous les autres sports est en hausse. De 2003 à 2009, on observe des augmentations de 174% pour le yoga (de 2% à 6% de la population), de 79% pour la fréquentation des centres sportifs, de 58% pour le jogging et de 56% pour le soccer. Or, par rapport à la population canadienne, les taux de pratique sont souvent inférieurs. Malgré une hausse considérable, le yoga obtient un indice de 70, la natation, de 72, et le jogging, de 73 (un indice de 100 représente la moyenne de l’ensemble de la population canadienne). Le soccer (112) et le volleyball (108) sont légèrement plus pratiqués au Québec.

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Le plein air manque-t-il d’air?

Plus de 40% de la population ont fait de la marche ou de la randonnée au cours des 12 derniers mois précédant le sondage de PMB 2009. Cependant, l’indice du Québec n’est que de 88, comparativement à l’ensemble du Canada, qui est de 100. Or, le cyclisme est non seulement populaire et en croissance mais, dans ce cas, l’indice du Québec est de 148, soit fortement au-dessus de la moyenne canadienne. Des 36% de la population ayant fait du vélo, près de 16% en ont fait 10 fois ou plus. Certaines activités sont en baisse par rapport à 2006 ou à 2003 comme le camping, la pêche, le golf, le bateau à moteur, le patin à roues alignées, l’observation d’oiseaux et le vélo de montagne. Concernant le patin à roues alignées, les Québécois sont les champions canadiens, obtenant un indice de 170.

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À l’exception de la planche à neige, les activités hivernales ne sont pas non plus en croissance, enregistrant une baisse de 26% pour la motoneige, de 22% pour le ski alpin et de 12% pour le ski de fond de 2003 à 2009. C’est le patinage qui regroupe le plus d’adeptes (17%). Néanmoins, pour toutes ces activités sauf la planche à neige, le Québec obtient un indice au-dessus de 100 (ski de fond, 124; motoneige, 120).

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Rendez-vous culturels

La fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse pour tous ceux observés à l’exception des concerts de musique classique et de l’opéra. Plus d’un Québécois sur cinq est allé au théâtre au moins une fois selon le sondage de 2009; une hausse de 17% par rapport à celui de 2003. Les musées et les galeries d’art ont également connu une croissance (20% et 36% respectivement). Les autres types de concert sont en hausse de popularité (concert populaire, 35%; rock, 39%; jazz, 41%). Ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits qu’une ou deux fois (musée, 71%; galerie d’art, 72%) ou ont assisté seulement une ou deux fois à des événements culturels (opéra, 81%; concert jazz, 70%; classique, 70%; rock, 72%; populaire, 68% théâtre`, 66%) au cours des 12 mois précédant le sondage. L’indice 100 nous apprend que les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire (159) et de jazz (140) que la moyenne canadienne. En revanche, l’opéra (70) et les concerts de musique rock (70) sont moins populaires ici.

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110%!

L’assistance à des événements sportifs, quoique l’on parle pour la plupart de petits pourcentages de la population, est en croissance pour tous les types de sports à l’exception du baseball. Le déménagement des Expos en 2005 n’y est certainement pas étranger. Le hockey est bel et bien le sport national des Québécois. Parmi les fortes hausses, il y a les événements de golf (183%), de football (108%) et de soccer (102%), où l’on devine l’effet d’équipes comme les Alouettes, l’Impact et le Rouge et Or. Par rapport à l’ensemble du Canada, la course automobile est particulièrement populaire au Québec (indice de 140), grâce notamment à la formule 1. Cette course qui attire certainement une part considérable des 359 000 Québécois ayant assisté à ce type d’événement reviendra-t-elle à Montréal?

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Parmi les autres attraits fréquentés et les loisirs pratiqués, il y a la croissance exponentielle des spas. Le nombre de Québécois ayant visité un spa au moins une fois est passé de 213 000 à 703 000, une hausse de 230%. Les parcs d’attractions semblent un peu moins populaires que les zoos ou aquariums. Ces derniers ont d’ailleurs vu leur nombre d’adeptes augmenter de 39% de 2003 à 2009. Les indices de ces activités sont tous en deçà de 100, particulièrement le casino (68) et les parcs d’attractions (76). Cela dit, le cinéma maintient plus ou moins sa popularité (59% de la population) ainsi que le nightlife (18%) et la photographie (17%).

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Quelles sont vos observations quant aux loisirs en général? Ces résultats de sondage sont-ils fidèles à la réalité selon vous? Plus précisément dans votre gestion touristique, cette analyse vous donne-t-elle des idées pour diversifier ou modifier votre offre?

Source:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.

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Hébergement Tendances

Faisons grand cas de l’hôtellerie de long séjour

Les hôtels spécialisés en «longs séjours» (extended-stay hotels) occupent une niche unique dans l’industrie hôtelière. Ils desservent des clients qui demeurent dans l’établissement pour environ une semaine en souhaitant se sentir un peu «comme à la maison». Particulièrement bien implantés aux États-Unis, on en compte également plusieurs au Canada et ils envahissent tranquillement l’Europe et l’Asie.

Le concept d’hôtel de long séjour a vu le jour aux États-Unis en 1974 lorsque Marriott a ouvert son premier Residence Inn. Depuis, le pays compte près de 2000 établissements et 273 autres sont en construction (30 000 chambres), soit 51% de plus qu’en 2006.

Description des hôtels de long séjour

La définition communément acceptée décrit le produit comme un hôtel comportant des suites avec cuisinette et aire de travail où les clients logent pendant cinq jours ou plus. Ces établissements n’offrent généralement pas de services auxiliaires comme un bar, un restaurant ou le service des bagages, mais proposent bien souvent une salle à petit déjeuner. Ils sont habituellement composés d’une combinaison de studios et d’appartements à une ou deux chambres.

Aux États-Unis, les hôtels avec service complet ont un ratio de un employé par chambre; ceux des établissements typiques de long séjour, de un pour quatre chambres, ces hôtels nécessitant moins de personnel à l’accueil et à l’entretien.

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La clientèle qui choisit de séjourner dans un hôtel de long séjour souhaite se sentir un peu «chez soi», et ce, durant une période plus ou moins longue. Pour cette raison, le service doit être particulièrement personnalisé.Les principaux joueurs sont présentés dans le tableau suivant.

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Aperçu de la performance du secteur

Les hôtels de long séjour représentent 5,8% de l’offre hôtelière aux États-Unis et leur part des revenus est passée de 4,7% en 2003 à 5,6% en 2007. Smith Travel Research segmente les hôtels de long séjour en trois catégories, soit supérieure, moyenne et inférieure. Depuis 2003, l’offre de chambres a augmenté de façon plus significative dans le cas des établissements de catégorie supérieure.

Le taux d’occupation des hôtels de long séjour est généralement plus élevé que pour l’ensemble de l’hôtellerie américaine, étant moins affecté par l’occupation en semaine en comparaison des fins de semaine et par le taux de roulement de la clientèle. Le taux d’occupation a légèrement diminué de 2005 à 2007, se situant à 74% en 2007, mais conserve son avance de plus de 10 points de pourcentage sur l’hôtellerie en général.

Avec moins d’aires communes de services, ces hôtels engendrent des coûts de construction moindres que l’hôtellerie en général, même si les chambres sont mieux équipées. Puisqu’il s’agit de suites spacieuses avec cuisinette, les tarifs moyens sont souvent plus élevés que ceux des hôtels de qualité comparable. Les prix sont d’ailleurs ajustés en fonction de la durée du séjour. Il en résulte une marge bénéficiaire au-dessus de la moyenne de l’industrie.

Clientèles diversifiées

La clientèle d’affaires prédomine. Les gestionnaires d’aujourd’hui sont particulièrement mobiles et flexibles. Directeurs, consultants, professionnels sont souvent assignés à un lieu de travail différent pour une durée plus ou moins longue. Les voyageurs qui participent à des congrès, à des formations ou à des expositions peuvent également rechercher un hébergement de long séjour. Mentionnons entre autres les artistes, les musiciens et les sportifs qui sont susceptibles de s’arrêter plusieurs jours au même endroit.

La clientèle d’agrément est aussi attirée par ce type d’hébergement qui leur procure un espace habitable plus spacieux. Les familles apprécient le bon rapport qualité/prix et la possibilité d’y prendre les repas. Cette clientèle est concentrée en été. On trouve plusieurs hôtels de long séjour autour des grands parcs à thème et ils sont généralement reliés au site par un service de navette.

Selon la firme HVS Research, les établissements situés en milieu urbain reçoivent une majorité de clients (60%) pour une durée de séjour moyenne (pour ce type d’hébergement), c’est-à-dire de une semaine à un mois. Les séjours de moins de une semaine représentent environ 30% des nuitées et les 10% restant séjournent plus de un mois.

Bénéfices multiples

Les hôtels de long séjour présentent des bénéfices pour chacun des intervenants.

  • Pour les développeurs, les propriétaires et les investisseurs: des coûts inférieurs d’exploitation et de développement, un risque plus faible et un meilleur retour sur l’investissement.
  • Pour les acheteurs corporatifs: un produit nouveau et de qualité, souvent à moindre coût.
  • Pour les consommateurs: un éventail large et flexible de choix d’hôtels lorsqu’ils recherchent un établissement et une solution adaptée aux longs séjours.
  • Pour l’hôtellerie en général: les hôtels de long séjour ne concurrencent pas directement l’hôtellerie traditionnelle, s’avérant plutôt complémentaires. Leur présence contribue néanmoins à une hausse de l’offre de qualité.

Les établissements de long séjour sont particulièrement pertinents dans les marchés où il y a un volume d’affaires important et où les déplacements d’affaires représentent de longues distances, ainsi qu’autour des parcs à thème.

Sources:
– Bowers, Bobby. «Extended-stay Hotel Segment Experiences Market Growth», Hotel & Motel Management, 7 mars 2008.
– Baker, Micheal B. «Suite Clarity: Homewood, Homestead Sweep Ext.Stay», Business Travel News U.S. Hotel Chain Survey 2008, 17 mars 2008.
– Geieregger, Elke et Arlett Oehmichen. «A Home For The Modern Nomad: Extended Stay Hotels», HVS London Office, avril 2008.
– Highley, Jeff. «Extended-stay Builds on History», Hotel & Motel Management, 15 octobre 2007.
– PriceWaterhouseCoopers. «Extended-stay Hotels: a US Model Whose Time Has Come in the UK?», PriceWaterhouseCoopers, Hospitality Directions Europe Edition, mars 2007.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Diverti’Parc en Bourgogne – un parc de divertissement pas du tout comme les autres!

Voulant relancer une région quelque peu oubliée sur le plan touristique et fortement identifiée aux vignobles, Flavien et Lidwine Fuchey ont créé un parc ludique qui allie nature, biodiversité et divertissement et qui foisonne d’activités toutes plus inusitées les unes que les autres. Labyrinthes de toutes sortes, jeux géants en bois et vaches de toutes «nationalités», rien d’ennuyant! Seulement une profusion d’idées originales.

Ouvert de mai à novembre, ce parc de 12 hectares se veut une invitation à la découverte, à la promenade et à l’apprentissage. Il conjugue la rencontre du rural et de l’urbain et fait se côtoyer les différentes générations (grands-parents, parents, adultes, adolescents et enfants). Les activités qui se déclinent en trois volets thématiques évoluent et se modifient au fil des années.

Le thème nature – comment se perdre en s’instruisant

Ce volet se compose d’une dizaine de labyrinthes végétaux de tous genres – maïs, blé, bambous, gazon, roches, fleurs, etc. – auxquels s’ajoutent bois et sous-bois pour combiner diverses thématiques.

Le labyrinthe…

  • de fleurs allie senteurs, couleurs et chansons populaires;
  • de bambous a été réalisé pour l’Exposition universelle de Hanovre en 2000;
  • des Charmes se révèle plutôt «rafraîchissant» si, par erreur, on emprunte le mauvais chemin;
  • des alphabets fait découvrir l’écriture depuis l’antiquité;
  • des céréales où il faut trouver la sortie en les identifiant;
  • des Époux Vantails qui discourent sur le sujet;
  • du Minotaure où les adeptes de la mythologie le cherchent en suivant le Fil d’Ariane. 

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Les bois et les sous-bois…

  • où l’on cherche les indices d’une chasse au trésor jusque dans les cabanes des sous-bois et la forêt des énigmes;
  • où l’on peut parcourir en vélo de montagne des chemins en forêt;
  • où l’on suit les cailloux blancs pour écouter les contes du Petit Poucet;
  • où l’on apprivoise la musique avec 20 structures musicales en essayant de reproduire différents sons harmonieux ou insolites, selon ses talents.

Comme il est mentionné sur le site Internet, le chemin le plus court n’est pas toujours la ligne droite et les détours sont sources de surprises et de découvertes.

Le thème divertissement – jeux plus grands que nature

Jeux d’adresse, d’équilibre et de stratégie, cette thématique se compose d’une centaine de jeux géants en bois venus des quatre coins du monde et de structures gonflables: rodéo sur taureau, escalade d’un phare, etc. On peut aussi enfourcher toutes sortes de vélos fantaisistes: vélo-kangourou, vélo side-car, woody, etc. Pour contrer les aléas de Dame nature, un grand bâtiment s’ouvrant sur trois faces permet d’abriter une partie des activités. 

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Le thème biodiversité – coup de cœur garanti pour… une vache

On peut y découvrir plus de 25 races de vaches de différentes origines (écossaise, africaine, canadienne, etc.), dont certaines sont en voie de disparition. Les gens peuvent s’amuser à les identifier, à les nourrir sur le coup de 15 h et, même, à en parrainer une si un coup de cœur survient. De plus, pourquoi ne pas tenter d’obtenir un diplôme de vacher? 

Le volet événementiel – comment attirer et faire revenir les gens de tous âges

La tenue d’événements divers et captivants permet d’attirer la clientèle et de la diversifier:

  • fête des foins, marché gourmand, l’Art-byrinthique, festival des jeux géants;
  • courses à l’œuf, tournoi de jeux, olympiades, anniversaires;
  • balades nocturnes, animation de nuit;
  • soirées événementielles, soirées barbecue;
  • festivités de l’Halloween en finale saisonnière – dix jours d’activités où le parc se vêt de noir et d’orange, où des potions maléfiques attendent les enfants et où une soirée Halloween annonce des frissons garantis.

Les entreprises peuvent y tenir des séminaires, des rencontres de motivation ou tout autre événement particulier. Les groupes scolaires peuvent envahir la place. Il est même possible pour une organisation ou pour des particuliers de louer les jeux et les structures gonflables selon ses besoins et l’espace disponible. 

Le volet restauration – comment plaire aux jeunes et aux moins jeunes

Sur le site, on trouve autant des produits locaux et du terroir pour satisfaire une clientèle gourmande qu’une restauration rapide et un snack-bar pour les enfants. Des aires de pique-niques y sont aussi aménagées.

Jeunes et moins jeunes sont conviés à passer au Bar – le bar à lait où se déclinent les différentes saveurs de ce nectar, à la fraise, à la violette, à moins qu’ils ne craquent pour le citron. Et, pour paraphraser certaines publicités, «à consommer sans modération» ou « un verre de ce nectar c’est bien, mais deux c’est mieux!».

Le volet hébergement – à venir

Pour s’intégrer aux valeurs prônées par les propriétaires, ces derniers comptent développer ultérieurement un volet hébergement qui comprendrait des aires de camping avec possibilité de location de roulottes.
ATTENTION!! Pour quitter le parc, il faut trouver le mot de passe!

«On ne fait pas rêver avec des contraintes» – Flavien Fuchey, Diverti’Parc

Sources:
Fuchey, Flavien. «Diverti’Parc», La Foire aux Expériences, Forum Innovation et Tourisme, Rhône-Alpes, Lyon, 29 novembre 2007.

[www.divertiparc.com]

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Produits et activités Segments de clientèles

Réunions d’affaires: sur l’eau, entre deux manèges ou au fond des bois

Les traditionnels lieux de tourisme d’agrément ne se contentent plus d’accueillir exclusivement des vacanciers; ils ouvrent volontiers leurs portes à des groupes pour des séminaires, des conférences et des comités de direction. Plusieurs touchaient déjà au tourisme d’affaires par les voyages de motivation, mais, aujourd’hui, ils adaptent leur produit et offrent des lieux de travail et de réunion dans un cadre de loisir. Pour les exploitants de parc à thème, les croisiéristes et les gestionnaires de centre de villégiature, ce type de séjour représente un complément d’activités particulièrement apprécié en basse saison.

Par rapport aux traditionnels lieux de réunions et de conférences, ils permettent une expérience originale, dépaysante et chaleureuse qui favorise les relations humaines et donne une image positive de l’entreprise. Les divertissements associés aident à souder les liens entre les employés. Aussi, de plus en plus de lieux de vacances qui reçoivent la clientèle d’affaires disposent-ils d’équipements et d’installations (salles de réunions, amphithéâtres, matériel audiovisuel) très professionnels.

Les centres de villégiature, les pourvoiries et les camps: l’offre «tout inclus»!

Que ces lieux d’hébergement accueillent la clientèle d’affaires n’est pas nouveau; de plus en plus le font mais ils offrent de meilleurs services et ils s’organisent. Les centres de villégiature, les camps et les pourvoiries ont généralement l’avantage d’offrir la plupart des services sur place (hébergement, restauration et activités); il ne manque que des espaces de réunions. Toutefois, outre les services et les activités, il est essentiel d’adapter l’accueil à la clientèle corporative et de la rejoindre par des stratégies de marketing et de réseautage adaptées.

  • Club Med possède une entité propre pour la gestion des événements d’entreprises. Son offre comprend 31 villages et un bateau de croisière ouverts aux séminaires. Par exemple, le village d’Opio en France possède 42 salles de réunions.
  • De nombreux centres de villégiatures québécois sont en mesure de recevoir des groupes d’affaires, notamment le centre de villégiature Jouvence, l’Auberge Matawinie ou l’Hôtel Sacacomie.
  • Plusieurs pourvoiries améliorent également leur offre; le site www.reunionenpourvoirie.com de la Fédération des Pourvoiries du Québec se démarque par la présentation claire et détaillée de ses membres qui visent la clientèle corporative.
  • Les camps de vacances ou les camps familiaux peuvent aussi diversifier leur clientèle en basse saison par les réunions d’affaires. Le cadre naturel et les installations, souvent plus modestes, permettent d’offrir des prix très compétitifs. Le camp le Havre Familial dans Lanaudière dispose des infrastructures requises et propose aussi l’organisation d’un programme d’activités de plein air sur mesure pour les groupes d’affaires.

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Les croisières: l’appel du large

Certains bateaux de croisière peuvent offrir des voyages de quelques jours alors que d’autres, sans installations d’hébergement, offrent la possibilité de réunions ou de séminaires d’une journée ou de quelques heures. Dans les deux cas, le cadre est original et la clientèle captive, donc plus encline à la synergie d’équipe.

  • Les 25 bateaux de CroisiEurope parcourent les principaux fleuves européens et sont adaptés pour des congrès, des salons, des expositions, des soirées de gala ou des sessions de formation. Tous sont privatisables et les salles sont pourvues d’équipements audiovisuels.
  • Les Croisières AML ont développé un forfait clé en main pour les réunions d’affaires qui inclut des salles avec vue panoramique, l’audiovisuel, les repas et les pauses-café, à partir de Montréal ou de Québec.

Les parcs à thème: entre le boulot et l’amusement

Encore plus original, des parcs à thème se positionnent maintenant sur le marché du tourisme d’affaires avec une offre originale, complète et de qualité, souvent adaptée aux petits comités. Des parcs d’attractions, des aquariums, des parcs animaliers ou des espaces scientifiques possèdent des salles de réunions et de congrès bien équipées. Certains disposent même d’une équipe commerciale dédiée au secteur affaires qui offre des solutions clé en main ou sur mesure.

  • La Ronde dispose de plusieurs salles pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes et offre aussi un programme de location exclusive du parc en semaine ou l’accès au parc une heure avant ou après l’ouverture pendant des journées régulières d’exploitation.
  • Les installations du Zoo de Granby sont particulièrement récentes et modernes. Outre l’accueil des groupes pour des réunions ou des événements dans un choix de plusieurs salles (dont une extérieure), le Zoo propose d’ajouter une expérience exclusive telle qu’un rallye ou la visite des coulisses.
  • En France et en Europe, de nombreux parcs sont très actifs sur le marché des affaires: Disneyland Resort Paris, le Parc Astérix, la Cité de l’Espace, la Cité de la Mer, Bellewaerde Park (Belgique), Port Aventura (Espagne), etc.

Bien d’autres équipements de tourisme de loisir reçoivent la clientèle de réunions, de séminaires et de conférences. Plusieurs spas, centres de ski, clubs de golf, musées et sites historiques sont aussi entièrement équipés pour accueillir ces groupes.

Un possible conflit d’usage…

Les clientèles d’affaires et d’agrément étant différentes, cette double fréquentation peut parfois créer un conflit d’usage. Pour des réunions concluantes, une ambiance calme et propice au travail est requise, ce qui n’est pas toujours le cas dans les sites de tourisme d’agrément. La solution la plus fréquente est généralement d’accueillir les groupes d’affaires en basse saison ou en semaine alors que le site est peu fréquenté. En outre, certains équipements permettent de privatiser un site, ce qui peut être très attrayant pour la clientèle d’affaires, tant sur le plan de l’ambiance de travail que pour rapprocher les équipes.

Suivez la tendance!

Que ce soit pour quelques heures ou pour quelques jours, le cadre ludique des infrastructures de tourisme d’agrément peut constituer un lieu très intéressant pour les clientèles d’affaires. Voici quelques conseils pour ceux qui souhaitent se mettre au goût du jour:

  • Soyez moderne! Les clientèles d’affaires sont de plus en plus exigeantes en termes d’équipement technologique.
  • Adaptez votre accueil et votre animation. On ne s’adresse pas à des gens d’affaires comme on le fait à des familles ou à des couples. Le professionnalisme est d’autant plus important.
  • Invitez le reste de la famille! Puisque la réunion amène à se rendre directement dans un lieu de vacances, pourquoi ne pas en profiter pour voyager en famille ou en couple.
  • Développez une stratégie marketing adaptée. La clientèle d’affaires est, le plus souvent, rejointe par une stratégie de vente en direct et non par les médias de masse. En outre, les tournées de familiarisation auprès des décideurs d’entreprise peuvent constituer une approche de vente efficace. Pour les attraits plus modestes, imitez les pouvoiries et regroupez-vous!
  • Consacrez une section de votre site Internet à cette clientèle! Par exemple, le Jardin botanique de Montréal a préparé une présentation détaillée de ses salles en location.
  • Pensez à développer des accès privilèges pour la clientèle des réunions d’affaires, tels que des visites d’arrière-scène, un accès rapide à l’arrivée même s’il y a une file d’attente, etc.

Sources :
– «Du tourisme de loisirs… au tourisme d’affaires», Tour Hebdo. Le magazine des professionnels du tourisme, destination affaires et incentive, novembre 2006.
www.jouvence.com
www.reunionenpourvoirie.com
www.havrefamilial.com
www.croisièresaml.com
www.zoodegranby.com
laronde.sixflags.com
jardin botanique