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Hébergement Ressources humaines

Le concierge d’art, un nouveau métier

L’édition de mai-juin 2017 de la Revue Espaces porte sur la révolution des services de conciergerie. Julie Eugène y expose son expérience de concierge d’art à l’hôtel Royal Monceau, Raffles Paris. Situé à quelques minutes des Champs Élysées, cet établissement a été entièrement refait en 2008 sous l’égide du designer Philippe Starck. Premier hôtel de luxe au monde entièrement consacré à l’art contemporain, ses espaces publics comprennent une collection privée de plus de 350 œuvres d’art. L’hôtel dispose aussi d’une galerie, l’Art District, qui accueille des artistes, des amateurs, des collectionneurs, des mécènes et des professionnels du monde de l’art. Une librairie d’art comptant plus de 700 titres et des objets d’artistes et de créateurs en édition limitée complète l’offre artistique de l’établissement.

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Source : Royal Monceau, Raffles Paris

Pour effectuer le lien entre l’art et ses clients, Le Royal Monceau a créé une conciergerie artistique qui consiste à conseiller ses hôtes en leur offrant un programme culturel sur mesure ou en leur proposant une sélection exclusive d’activités culturelles et artistiques : expositions, vernissages, concerts, visites d’ateliers d’artistes, de galeries ou de musées, choix d’une œuvre. Le concierge d’art guide aussi les clients à travers la collection privée de l’établissement.

Pour rejoindre sa clientèle, le concierge distribue chaque semaine, dans toutes les chambres et suites de l’hôtel, un bulletin artistique qui rassemble ses recommandations sur les sorties culturelles à voir et à faire. Cet outil invite également le client à solliciter des visites sur mesure en fonction de ses goûts. La version numérique du bulletin est envoyée à toute personne qui en fait la demande, qu’elle loge à l’hôtel ou non. Cela permet au Royal Monceau de garder un lien avec les amateurs d’art.

Tout comme le poste de concierge traditionnel, celui de concierge d’art exige un réseau développé de contacts afin de pouvoir répondre le plus adéquatement possible aux attentes diversifiées des clients. Mais en plus, il requiert une véritable expertise dans le domaine de l’art contemporain et une excellente connaissance du réseau des galeries et des musées. Ne s’improvise pas concierge d’art qui veut!

Source de l’image à la une : pexels 

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Gestion

Analysez-vous les données sur votre clientèle?

Un très grand nombre de données numériques sur le profil et le comportement de la clientèle sont générées automatiquement, ou monnayant peu d’efforts, de diverses façons, c’est ce qu’on appelle le Big Data. Il faut néanmoins savoir colliger ces données et les analyser adéquatement pour en tirer un énorme bénéfice. Les petites entreprises comme les grandes ont tout intérêt à s’y mettre.

Un sondage réalisé en 2017 par la firme EyeforTravel auprès de 453 répondants à travers le monde dévoile un portrait de l’utilisation des données numériques par les entreprises touristiques.

Les entreprises analysent-elles leurs données?

La majorité des entreprises affirment avoir une personne ou une équipe dédiée à l’analyse des données concernant leur clientèle. Cette proportion s’élève à 65 % pour les établissements d’hébergement et à 50 % parmi les organismes de gestion de la destination (DMO). La plupart ont une équipe formée de cinq employés ou moins. Les trois quarts des répondants estiment que le budget lié à l’analyse des données sera à la hausse à court terme. En Amérique du Nord, cette proportion est de 67 %, moins qu’en Asie-Pacifique (80 %). Avec des budgets prévus à la hausse, il devrait y avoir davantage de personnes assignées à la tâche de récolter et d’analyser des données.

Quelles données?

Tel que l’illustre le graphique suivant, les sources de données sont nombreuses. L’adresse courriel est souvent la première information utilisée pour concevoir un profil de clientèle. Il s’agit d’une donnée facile à obtenir auprès des clients. À cet égard, les auteurs de l’étude sont étonnés qu’il n’y ait pas plus de 57 % des entreprises qui colligent cette information. Quelque 55 % ont recours à celles collectées grâce à la gestion de la relation client (GRC ou CRM). La moitié (51 %) des répondants utilisent les informations tirées des moteurs de recherche. Les autres sources sont utilisées par moins de la moitié des organisations. Un grand nombre de celles-ci gagnerait pourtant à analyser davantage les données qu’elles ont sous la main

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Quel type d’analyse?

Une fois les données colligées, une analyse doit être réalisée pour en tirer des informations. L’étude de EyeforTravel propose quatre types d’analyses : 

  • Descriptive: synthèse des données métriques comme l’évolution de la fréquentation des lieux;
  • Diagnostique: en plus de la synthèse des données, on ajoute des explications en établissant certaines corrélations;
  • Prédictive: la modélisation permet de faire des projections à partir de données historiques;
  • Prescriptive: l’analyse la plus élaborée qui va jusqu’à identifier une marche à suivre pour obtenir les résultats souhaités en fonction d’un grand nombre d’informations et de données historiques et actuelles. Ce type d’analyse poussée fait référence à l’intelligence artificielle.

Sur les quatre types d’analyse, les deux plus simples sont les plus répandus. Comme l’illustre le graphique ci-dessous, parmi les organisations qui récoltent des données 60 % font de l’analyse descriptive et 68 % de l’analyse diagnostique. Néanmoins, l’analyse prédictive, qui permet de faire des prévisions, est pratiquée par plus de la moitié des répondants (58 %). Les analyses prescriptives, qui exigent des investissements en technologies et en ressources humaines, sont réalisées par plus du tiers des répondants, une forte proportion selon les auteurs.

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Améliorer l’expérience client

Les organisations sondées devaient chacune identifier le principal objectif visé par l’analyse des données. L’amélioration de l’expérience client rassemble la plus forte proportion avec près de 17 % des réponses. Par ailleurs, les auteurs de l’étude rappellent qu’une enquête précédente avait révélé que les entreprises remportant le plus grand succès sont celles ayant misé sur l’expérience client. Développer un avantage compétitif, améliorer le taux de conversion et identifier de nouveaux clients potentiels figurent aussi parmi les objectifs les plus courants (voir le graphique ci-dessous).

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Objectifs atteints? Ça dépend…

La plupart des organisations (98 %) estiment avoir atteint une partie ou l’ensemble de leurs objectifs liés à l’analyse des données de leur clientèle. Néanmoins, seules 6 % affirment avoir satisfait tous leurs objectifs, près du tiers en ont atteint la plupart et 60 % n’ont honoré que quelques-uns des objectifs fixés. Il reste donc du travail à faire, soit en matière de collecte et d’analyse de données, soit sur le plan du réalisme des objectifs.

Enjeux

La disponibilité d’une grande quantité de données laisse supposer d’énormes possibilités, mais certaines corrélations peuvent s’avérer inexactes ou encore certaines données peuvent être imprécises et mener à de fausses conclusions. Une forte proportion (46 %) des organisations ayant pris part à l’étude ont d’ailleurs identifié la qualité des données comme étant l’un des principaux enjeux d’une stratégie d’analyse de données. Le fait qu’il s’agisse d’informations souvent qualitatives, parfois subjectives, portant sur le comportement humain exacerbe ce risque.

Par ailleurs, le recrutement d’experts en collecte et analyse de données et la formation des employés à cet égard constituent également un défi identifié par plusieurs organisations (32 %). Attribuer la tâche d’analyser les données à des employés non formés peut mener sur de fausses pistes et s’avérer dangereux si ces résultats servent à nourrir les décisions stratégiques de l’entreprise.

Développer une culture de la donnée

Bien qu’il faille demeurer vigilant et informé quant aux façons de procéder pour analyser les données, l’inaction ou l’attente d’une solution parfaite n’est pas souhaitable. Certaines entreprises misent sur la rigueur liée à la collecte de données et cette pratique s’inscrit dans la culture de l’organisation, tant au sein de l’équipe des gestionnaires qu’au sein du personnel rattaché aux opérations. Il s’agit là d’un bon départ pour établir une stratégie d’analyse de données efficace permettant d’améliorer l’expérience client et la performance de l’entreprise.

Image à la une: Pexels

 

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Marketing

Penser différemment les cartes touristiques

L’organisme de marketing touristique d’Helsinki, en Finlande, propose des cartes thématiques originales et attractives. De forme carrée, le dépliant qui se déploie en un plan de la ville avec une foule d’informations liées au même thème est à l’image de la destination : imprégné par le design.

Pour le visiteur d’un jour

Le dépliant qui s’intitule Day in Helsinki présente notamment un plan avec une proposition de circuit à pied. Tout s’y trouve pour maximiser l’expérience en une seule journée. En plus de la liste des principales attractions, on y trouve des recommandations, une liste d’éléments typiques à cocher, mais aussi des secrets bien gardés, les meilleurs endroits pour faire des égoportraits, les lieux privilégiés pour admirer le panorama de la ville, un glossaire de quelques expressions finnoises et bien d’autres renseignements utiles. Malgré la grande quantité d’informations incluses, la présentation demeure agréable grâce à l’utilisation judicieuse de pictogrammes.  

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Source : Visit Helsinki

Quatre thématiques de cartes touristiques

Chacune des quatre cartes disponibles à ce jour est conçue différemment pour correspondre adéquatement au thème. Le plan intitulé Helsinki for Kids propose notamment deux circuits en tram qui permettent de découvrir un grand nombre d’attraits susceptibles d’intéresser les tout-petits. La carte Urban Nature identifie les parcs et les jardins, mais aussi les piscines extérieures, les plages et les quais ainsi que les lieux tranquilles. Enfin, Food Helsinki illustre l’offre culinaire par quartier, selon diverses catégories (local, wild, urban, slow, etc.), ainsi qu’une multitude d’informations comme les produits saisonniers offerts selon le mois.

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Source : Visit Helsinki

Voilà une belle façon de rassembler l’offre touristique et de la présenter de façon amusante et efficace, pour mieux servir la clientèle selon ses différents besoins.

Image à la une : Visit Helsinki

 

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Technologies

L’intelligence artificielle entre au musée

Poser des questions à une œuvre d’art et obtenir des réponses : voilà « The Voice of Art », la dernière innovation intégrée aux œuvres du Musée la Pinacothèque de l’État de Sao Paulo, au Brésil.

Près des trois quarts des Brésiliens n’ont jamais mis les pieds dans un musée. L’une des raisons formulées par les répondants à une étude du Brazilian Institute of Economic Reseach est l’impression d’inaccessibilité de l’art pour les non-initiés. Pour remédier à ce constat, on a tenté de favoriser les interactions entre le visiteur et l’œuvre en créant une interface d’intelligence artificielle qui permet un échange.

Poser des questions à l’oeuvre

Grâce à la technologie Watson d’IBM, l’agence Ogilvy Brazil a créé un outil qui permet de remplacer l’audioguide préenregistré par un programme qui glane les données provenant de livres, de magazines, d’articles de journaux, d’entrevues sur le Web, d’archives variées pour répondre aux questions du visiteur. Celles-ci peuvent être liées au contexte dans lequel l’œuvre a été réalisée, aux techniques employées, au style de l’œuvre comme à l’histoire rattachée à l’époque de la création de la pièce. Watson ratisse très large. La vidéo ci-dessous illustre bien le projet.

Le visiteur qui entre au musée de la Pinacothèque peut demander une paire d’écouteurs et un téléphone intelligent équipé de l’application en question. À l’approche d’une œuvre, il reçoit une invitation à poser ses questions. L’application est également disponible dans un format écrit pour les malentendants.

Deux semaines après son lancement, The Voice of Art aurait généré une croissance de la fréquentation au musée de 200 % (!). D’autres musées du Brésil se sont montrés intéressés par la technologie Watson d’IBM, ainsi que des entreprises qui souhaitent que leurs clients puissent interagir avec leurs produits.

Image à la une : IBMbrasil

 

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Tendances

Comment offrir une expérience authentique ?

Lors du Gueuleton touristique organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQÀM le 5 avril dernier, deux conférenciers français ont partagé leurs réflexions à propos d’un enjeu d’actualité dans l’industrie : « Prendre le virage local : comment offrir une expérience authentique ». Il s’agit de Pierre Eloy, directeur de Touristic et cofondateur des Agitateurs de destinations numériques et de Sophie Moreau, spécialiste de la cocréation et des projets collaboratifs de Touristic, et directrice de l’office de tourisme du pays d’Ancenis.

Créez des moments parfaits

« Vous avez un pouvoir magique, vous êtes des créateurs originaux de moments parfaits »

Tout au long de la conférence, Sophie et Pierre ont quelque peu déstabilisé les participants en présentant leur vision atypique des métiers du tourisme et en utilisant un vocabulaire inusité. Leur première affirmation a donné le ton : « Vous avez un pouvoir magique, vous êtes des créateurs originaux de moments parfaits ». Les professionnels du tourisme vendent du rêve, mais malheureusement oublient de rêver leur métier, explique Sophie. Elle propose alors de le réinventer, ou à tout le moins, l’appréhender différemment, pour pouvoir faire davantage rêver les voyageurs. Soyez un « créateur de souvenirs » !

Mais qu’est-ce que le moment parfait ?

  • un produit parfait, associé à un lieu ;
  • une rencontre, lorsque l’on crée un lien avec une personne ;
  • une surprise ; surprenez-vous parfois nos visiteurs?

Moment parfait Agitateurs de destinations numeriques Source : Agitateurs de destinations numériques 

Pour créer ces moments parfaits, il faut travailler avec conviction et avec cœur, mais surtout, il faut avoir confiance en soi. Ce sentiment est le fil rouge du moment parfait, affirme Pierre. Ce discours, à la fois inspirant et motivateur, a eu pour but de mettre la table pour présenter des façons différentes d’accueillir le visiteur sur un territoire, toutes axées sur l’authenticité.

Faites appel aux résidents

Airbnb fut mentionné à plusieurs reprises par nos conférenciers, comme cas de bonne pratique. La plateforme utilise abondamment le champ lexical de la culture locale. Elle propose « d’échanger avec des experts de la vie locale » et met de l’avant des noms et des personnages pour vendre ses activités.

la confiance se donne plus facilement à ceux qui vivent dans la destination au quotidien plutôt qu’à un professionnel dont le but est de vendre

Elle doit en quelque sorte sa réussite aux résidents, ce qui démontre que la confiance se donne plus facilement à ceux qui vivent dans la destination au quotidien plutôt qu’à un professionnel dont le but est de vendre. « Bannissez le terme “professionnel du tourisme” lance avec conviction Pierre, et soyez fiers d’être des locaux puisque les visiteurs préfèrent interagir avec de “vraies personnes” ».

 Voici les exemples d’Airbnb et de Like A Local qui ont fait le choix de positionner les résidents au cœur de leur offre.

Airbnb experts locaux Source : Airbnb

Like A Local

Source : Like A Local

De plus en plus de destinations font également appel aux résidents, comme par exemple les experts locaux sur le site Esprit de Picardie, en France.

Soyez créatif

Les touristes recherchent des expériences authentiques auxquelles ils peuvent participer activement. Encore une fois, Airbnb semble avoir une longueur d’avance grâce à sa palette d’expériences thématiques proposées par les résidents (Cuisine et boissons, Art de vivre, Sports, etc.). Inspirons-nous de cet exemple et soyons « occupateurs de temps libre » comme se plaisent à dire nos conférenciers.

Airbnb Experiences

Source : Airbnb

 L’aspect créatif se reflète dans la manière de communiquer avec la clientèle. Sophie et Pierre conseillent de mettre de côté les plateformes numériques et de redonner de l’éclat aux supports imprimés : « Vous êtes des “matérialiseurs” : repensez la matière, le papier n’est pas mort ». Pour illustrer ces propos, voici deux exemples de magazines édités par des organisations touristiques :

  • OnlyLyon publie gratuitement deux fois par année le livre Collector, recensant des adresses d’établissements et de commerçants pour les touristes et la clientèle locale. Les premières pages, présentées comme un magazine, dévoilent des nouveautés, coups de cœur et bons plans, suivi d’une deuxième partie qui regroupe une sélection de membres d’OnlyLyon.

OnlyLyon Collector

Source : Only Lyon

  • Voyages-sncf.com, en partenariat avec le groupe de presse Le Monde, a créé une nouvelle collection de guides de villes appelée « Emmenez-moi à ». Ce magazine, aux visuels originaux, contient une sélection d’adresses culturelles et gastronomiques, une carte des principaux lieux de la ville ainsi que des récits qui se déplient. Offert gratuitement aux passagers de première classe en TGV, la compagnie le considère comme un « objet-cadeau ».

Certains organismes vont jusqu’à laisser le voyageur exprimer sa créativité en jumelant un guide touristique à un carnet de voyage. C’est ce qu’a entrepris Sophie et son équipe à l’office de tourisme en invitant le lecteur à personnaliser chacune des pages du guide. Selon elle, être « facilitateur de créativité » permet de donner l’impression au visiteur de créer son voyage.

Office tourisme pays dancenis locaux

Source : calameo

Donnez plus de place aux humains

Valoriser ses ressources humaines est primordial pour offrir une expérience authentique. Le personnel d’accueil devient concierge de destination et revêt autant d’importance que les produits offerts. Rappelez-vous : le moment parfait, c’est de créer un lien lors d’une rencontre. Pierre s’amuse à employer les termes « bienvenuteurs » ou encore « Émotionneur-bienveilleur ».

Il donne l’exemple de Tourisme Queensland qui se qualifie de « bienveilleur ». Des employés surveillent les publications de leurs visiteurs sur les réseaux sociaux pour leur souhaiter la bienvenue ou les remercier d’être venus, quelquefois de manière originale. Durant un événement de rugby, une supportrice a publié de nombreuses photos de la destination sur les réseaux sociaux. Pour la remercier, l’OGD lui a envoyé un maillot de rugby autographié par tous les joueurs de l’équipe. Montrer le caractère humain de la marque tout en suscitant la surprise et l’émotion étaient les objectifs visés.

Partagez vos secrets

Ces pistes de réflexion, qui ont apporté une foule d’idées pour changer les façons de s’adresser aux visiteurs, ont abouti sur un atelier participatif. Par petits groupes, les participants devaient écrire sur des cartons leurs secrets de lieux à découvrir ou d’expériences à vivre, qu’ils auraient envie de faire connaître à des amis en visite. Cette démarche a été employée pour créer la carte touristique « Nos coins préférés » de l’office de tourisme du pays d’Ancenis. Pour les détails, lisez l’article Vous avez dit Conseil éclairé ? Ces filles-là ont la lumière à tous les étages ! sur le blogue etourisme.info.

Certains ont émis des réticences à partager ces lieux qu’ils souhaitent garder secrets. Pierre et Sophie confrontent plutôt l’assistance à la réalité : il existe déjà des plateformes en ligne qui recensent les lieux hors des sentiers battus, et bien souvent ce sont les résidents qui dévoilent ces secrets. Les gestionnaires de destinations ont tout intérêt à faire partie du mouvement. Pour prendre le virage local, soyez des « chuchoteurs de secrets » !

Voici quelques photos de l’atelier :

Atelier participatif gueuleton touristiqueAtelier participatif cartons de secretsAtelier participatif partagez vos secrets 

Cette conférence-atelier avait pour but de démontrer que pour offrir une expérience authentique, il faut avant tout remettre en question nos façons de faire, revenir au cœur de notre métier d’accueil et tenter d’avoir une vision différente. Il n’est jamais trop tard pour apporter des changements au sein de son organisation !

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Marketing

Personnalisez le séjour… oui, mais comment?

Les grandes chaînes hôtelières déploient des efforts pour personnaliser l’expérience à travers une offre standardisée. Elles tirent profit de l’abondance de données (big data) générées notamment par le trafic sur leur site Web et sur leurs comptes de médias sociaux, mais aussi par les communications directes avec la clientèle. Cette façon de procéder n’est pas inaccessible aux hôtels indépendants, au contraire. La firme de marketing Cendyn propose aux hôteliers quelques bonnes pratiques à mettre en place; en voici un aperçu.

Avant le séjour : préparer le terrain

Un courriel personnalisé pour confirmer la réservation n’exige pas beaucoup d’efforts. Le message doit être concis, s’adresser au client par son nom, rappeler les dates du séjour et inclure quelques mots soulignant que le client est attendu. Voilà qui met la table pour un séjour personnalisé et qui fait monter d’un cran l’enthousiasme du visiteur.

L’hôtelier peut ensuite envoyer un courriel quelques semaines avant l’arrivée du client, dans le but de l’aider à planifier son séjour. Le message peut inclure :

  • des liens vers des activités ou des services sur place (restauration ou spa, par exemple) ou aux alentours, ainsi que la possibilité de réserver;
  • l’offre d’une chambre supérieure;
  • des précisions sur des dispositions particulières comme un lit d’appoint ou encore des allergies;
  • un court sondage pour cerner son profil de voyageur, ses intérêts et le but de sa visite.

À titre d’exemple, voici un aperçu du sondage préséjour de l’hôtel Four Season à Scottsdale, en Arizona.

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Source : Four Seasons

Quelques jours avant le début du séjour, l’hôtelier peut envoyer un 3e courriel soulignant :

  • les détails des réservations du client (chambre, restaurant, spa, etc.);
  • un aperçu des événements se déroulant sur place au même moment;
  • et les prévisions météo.

Profitez de ces occasions pour mettre en valeur vos produits et ainsi augmenter vos revenus. N’oubliez pas que la majorité des gens consultent leurs courriels sur leur appareil mobile. Assurez-vous donc que le contenu soit facile à consulter sur un petit écran.

Un concierge virtuel

En guise de sondage préséjour, les établissements Virgin Hotels offrent aux clients de partager leurs préférences sur l’application mobile Lucy. Ce concierge virtuel permet à l’utilisateur de s’exprimer notamment sur la température souhaitée de la chambre durant la nuit, le nombre d’oreillers supplémentaires ou encore de préciser s’il est, par exemple, un foodie. L’hôtel peut ainsi ajuster la température de la pièce à distance pendant le sommeil ou encore avertir le client lorsqu’un événement gourmand (un marché public, par exemple) se déroule à proximité.

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Source : Google Play

Durant le séjour : action!

Une fois les préférences du client colligées, le ton est donné et les attentes sont élevées. Il est temps de mettre le tout en application dans les opérations. Le personnel sur place doit connaître les informations concernant le client, avant son arrivée.

Une réunion quotidienne

Chaque matin, les employés en poste à la réception peuvent se réunir et passer en revue la fiche de chacun des clients attendus au cours de la journée, ou du moins, les VIP dans le cas des établissements de grande taille. Ces fiches devraient informer les employés notamment sur les aspects suivants :

  • nom et notes spécifiques tirés, entre autres, du sondage préséjour et des échanges de courriels;
  • nombre de séjours passés et fréquence de visite;
  • produits et services consommés lors des séjours antérieurs.

En procédant ainsi, le personnel est outillé pour accueillir chaque client de façon adéquate et personnalisée.

Des communications numériques

Après l’enregistrement (au comptoir ou virtuellement), un courriel (ou un message texte, selon le moyen privilégié) de bienvenue peut être envoyé au client. Il doit être court et simple, rappelant que les employés sont à sa disposition. Tout au long du séjour, l’hôtelier peut envoyer des messages au client — attention de ne pas l’inonder — qui correspondent à son profil et qui, par la même occasion, peuvent l’inciter à dépenser. Par exemple, s’il s’agit d’un amateur de bières de microbrasseries, pourquoi ne pas lui offrir une consommation gratuite? Il se sentira privilégié et accompagnera peut-être sa bière d’un repas ou d’une seconde consommation.

Après le séjour : nourrir l’expérience

L’envoi d’un courriel au client après le séjour pour le remercier de sa visite, l’inviter à émettre un commentaire sur un site d’avis en ligne et à répondre à un court sondage de satisfaction est désormais un incontournable. En plus d’y apporter le suivi nécessaire, l’hôtelier doit ajouter chacune des informations transmises par le client à propos de l’établissement à sa fiche; incluant les publications partagées sur les médias sociaux. Cela peut servir à personnaliser un futur séjour, mais aussi à renforcer la relation entre le client et l’établissement.

À titre d’exemple, sachant qu’une adepte de yoga avait publié sur Instagram une photo d’elle durant son séjour dans un établissement du groupe Kimpton Hotels, ce dernier lui a fait parvenir un nouveau matelas de yoga à la maison.

Pour maintenir la relation, l’hôtelier peut communiquer avec le client pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, l’inviter à rejoindre son programme de fidélisation ou l’informer des événements à venir qui correspondent à son profil. N’abusez pas des envois promotionnels, mais transmettez-lui des rabais exclusifs, des offres uniques qui ne sont pas encore médiatisées.

Personnaliser pour améliorer sa réputation

La personnalisation des services entraîne la satisfaction de la clientèle et favorise la loyauté. Le client satisfait en parlera à ses proches, mais aussi sur les médias sociaux et les sites d’avis en ligne. Les hôteliers ont tout intérêt à élaborer une stratégie pour colliger et utiliser adéquatement les données concernant leurs clients afin de développer une relation profitable pour les deux partis.

Image à la une : https://pixabay.com/en/jazz-cultural-blues-classical-music-1209352/

 

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Gestion

L’information touristique en mode collaboratif (partie 1)

Dans le cadre d’une recherche pour le compte du ministère du Tourisme, nous avons observé de plus près les systèmes de gestion de l’information touristique. Plusieurs régions françaises et la Wallonie en Belgique ont mis en place des plateformes de mutualisation de l’information.

De quoi parle-t-on?

Il s’agit de bases de données touristiques hébergées sur le Web, qui permettent à une multitude d’intervenants d’accéder à de l’information exacte et de travailler à des projets communs. Les données sont utilisées tant de façon territoriale ou sectorielle (réseaux d’hébergement, type de produits, etc.). Ces plateformes peuvent également contenir des articles de presse, des contenus éditoriaux ou des vidéos, et la plupart sont jumelées à un système de réservation auquel grandes et petites entreprises peuvent bénéficier.

Certains de ces outils collaboratifs servent aussi à appuyer une stratégie de gestion de la relation client. En effet, grâce au suivi de l’information touristique consultée par un internaute, un office de tourisme ou encore un prestataire de services peut lui proposer des offres sur-mesure.

Voici un aperçu des avantages pour chacun :

  • Pour les organismes de promotion et d’accueil : accès à des informations libres, fiables et actualisées, à des contenus éditoriaux et multimédias à valeur ajoutée.
  • Pour les entreprises touristiques : occasion de mettre à jour leurs renseignements de manière efficace, sur toutes les plateformes utilisant leurs données. Certaines d’entre elles proposent même des widgets qui peuvent être intégrés au site Web de l’entreprise et personnalisés. À titre d’exemple, un hôtelier peut présenter les attraits se situant dans un rayon de 30 kilomètres; un attrait peut inclure un moteur de recherche d’hébergement aux alentours, etc.
  • Pour tous : la possibilité de créer des projets collaboratifs et des partenariats, afin de valoriser l’offre des destinations de différentes façons.

Des outils sous la loupe


mutualisation_apidaeApidae Tourisme
(nommé Sitra jusqu’en 2015) a été créé en 2004 et avait pour objectif de mutualiser la gestion collective d’une base de données de l’offre touristique pour de multiples usages : renseigner à l’accueil, alimenter des sites Web, etc. Elle permet aujourd’hui aux représentants d’un territoire de construire leur propre stratégie numérique, de renforcer leur présence sur le Web et de créer des liens avec des partenaires. D’abord conçue pour la région Rhône-Alpes, Apidae dispose d’une plateforme de travail collaborative qui dessert maintenant les régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que le département du Tarn. Les chiffres d’utilisation (image ci-contre) présente la situation en avril 2016, mais évoluent constamment.

De plus, le réseau Apidae Tourisme offre à ses utilisateurs un large éventail de services : accompagnement stratégique, veille numérique, soutien au développement, formation en contrôle de la qualité, soutien technique, analyse de la performance et sélection de données.

Les statistiques connues pour Apidae démontrent la pertinence de l’outil : une fiche d’information est envoyée à 6,5 sites en moyenne et peut être transmise à plus de 30 sites s’il s’agit de grands événements. La plateforme est très populaire auprès des acteurs touristiques : 410 000 connexions sur un an pour 7 millions de pages consultées et 137 000 fiches créées ou modifiées (soit 73 % de la base). Rappelons qu’il s’agit d’une plateforme uniquement professionnelle et dont le contenu n’est pas référencé par Google.

Le projet Pivot est une base de données mutualisée de l’information touristique wallonne et un véritable réseau entre les exploitants touristiques de la région qui possèdent leur propre version de la base de données. Interconnectées et synchronisées les unes aux autres, elles permettent le partage d’information à tous les utilisateurs. Pivot comprend un outil de gestion des offres touristiques qui permet, entre autres, la création, la mise à jour et l’extraction de données, la fusion et le publipostage. Ses fonctionnalités facilitent l’alimentation de sites Web, d’applications mobiles, de sites dédiés à la cartographie et incluent des flux renouvelés régulièrement, comme celui de Mons 2015 (capitale européenne de la culture).

Mentionnons d’autres bases de données collaboratives telles que SIRTAQUI en Aquitaine, Auvergne Search (vidéo ci-dessous) ou encore INFOTOUR qui rassemble les informations touristiques régionales de l’Agence du Tourisme de la Corse.

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Source: Auvergne Search

Le Québec sur la bonne voie

Un projet de mutualisation des données touristiques est déjà en place depuis plusieurs années au Québec. Environ 50 % du contenu de la banque d’informations sur les produits et services touristiques du ministère du Tourisme est déjà mutualisé, grâce à la collaboration de trois associations sectorielles qui colligent et fournissent les données des établissements qu’elles classifient : la Corporation de l’industrie touristique regroupant les établissements d’hébergement touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

Un investissement avantageux

Les avantages de ces plateformes semblent nombreux. Elles aident, entre autres, à maintenir la compétitivité avec les entreprises privées qui souhaitent s’approprier l’information touristique pour la diffuser sur leurs sites Web (TripAdvisor, Airbnb ou des agences de voyages en ligne, par exemple). Elles permettent aux destinations d’être plus performantes, plus pertinentes et ainsi, essentielles à ces grands joueurs avec lesquels il demeure important de collaborer. Au fil du temps, la relation n’en sera que plus équilibrée.

De longues périodes de planification, d’intégration des informations et de formation des intervenants ont été nécessaires à leur développement et leur mise en place requiert une équipe permanente de soutien et de la formation continue. À cet effet, le séminaire annuel d’Apidae et le système de parrainage entre certaines entreprises qui maitrisent bien la plateforme et de nouvelles recrues s’avèrent très utiles.

Poursuivez votre lecture avec des exemples concrets d’applications dans la seconde partie de cette analyse.

 

Source :

Chaire de tourisme Transat. « Portrait de l’offre d’information touristique sur le Québec », étude réalisée pour le ministère du Tourisme, décembre 2015.

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Gestion

Exemples de mutualisation de l’information touristique (partie 2)

Nous avons récemment expliqué comment certaines régions ont mutualisé l’information touristique grâce à des bases de données, devenues outils de collaboration, qui profitent à tous les professionnels. Cette lecture est préalable à une pleine compréhension des exemples suivants qui illustrent les possibilités qu’offrent trois de ces plateformes : ApidaeSIRTAQUI et Auvergne Search.

 

Personnaliser l’accueil

Le bureau d’information touristique de Thonon-les-Bains peut accueillir jusqu’à 1000 personnes par jour dans ses locaux. Ses préposés tentent de répondre adéquatement aux besoins des clients qui ont parfois des demandes complexes. Pour ce faire, ils utilisent un outil connecté en continu à Apidae et compatible à tout type d’écran qui facilite l’exploitation de facteurs de segmentation, l’ajout des critères additionnels, et permet une adéquation optimisée avec la demande formulée.

L’outil prend en compte l’espace-temps dans lequel se situe le client et considère les données météorologiques. Il permet aussi la personnalisation de carnets de voyage en version imprimable ou numérique. Mutualisation_thonon2

Source : Thonon-les-Bains

Intégrer des widgets

Quiconque souhaite ajouter du contenu touristique gratuit à son site Web peut intégrer l’un des widgets d’Apidae. Il peut notamment choisir d’afficher les événements, les actualités, les activités culturelles ou sportives de la région dans le format qui lui convient. Voici l’exemple d’un camping qui affiche un agenda des événements alimenté automatiquement par la base de données. De nombreux autres exemples sont répertoriés ici (rappelons qu’Apidae se nommait Sitra jusqu’à tout récemment). Rappelons que les gestionnaires d’événements mettent eux-mêmes à jour leur fiche.

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Source : Camping Saint-James Les Pins

Alimenter un site Web couvrant plusieurs régions administratives

ViaRhona est un itinéraire dédié aux transports doux de Genève à la Méditerranée. Sa mise en marché nécessite la mobilisation de tous les niveaux territoriaux (local, départemental, régional, national). Apidae permet l’identification des offres touristiques répondant aux attentes des clientèles en vélos et alimente les outils d’information et de promotion de ViaRhona :

  • Son site Web viarhona.com
  • Les demandes des opérateurs de tours, des groupes, de la presse et les recherches de contenu
  • Sa future application mobile

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Source : ViaRhona

Adapter les services au cycle de vie du voyageur

L’Office de tourisme de Nyons a mis en place une stratégie multicanal développée avec des outils adaptés à chaque moment du parcours client. La base de données Apidae appuie la démarche.

Avant le voyage

  • Un site Web adapté, alimenté par Apidae
  • Une présence ciblée sur les médias sociaux (dont Facebook qui inclut un widget alimenté par Apidae)

Pendant

  • Accueil physique agréable et efficace
  • Outils numériques en complément : une borne d’information 24h/24h alimentée par Apidae et une version mobile du site Web

Après

  • Invitations à partager des expériences sur le site Web, sur les médias sociaux, etc.
  • Fidélisation de la clientèle : bulletin, fichier client pour des offres personnalisées, offres affinitaires, enquête de satisfaction

Rediriger le voyageur vers le site mobile correspondant à sa situation géographique

Le comité départemental de tourisme Béarn Pays Basque a créé un outil qui permet de réaliser, sans coût supplémentaire, une collection de sites mobiles de destination ou thématiques (mon64.com, monbearn.com, monpaysbasque.fr et d’autres), alimentés à partir de SIRTAQUI. L’élément particulièrement intéressant de cet outil est que le voyageur en déplacement est automatiquement redirigé vers le site mobile le plus pertinent, en fonction de sa position géographique.

Par exemple, si celui-ci arrive à la limite d’une destination couverte par un site Web qu’il a consulté, il sera invité à basculer vers le site de la région où il se trouve désormais et recevra ainsi les informations de cette zone.

Chaque territoire peut développer le site mobile qui lui convient et prioriser son offre. Une charte commune existe, mais les feuilles de styles, les pictogrammes, les rubriques sont personnalisables. Le voyageur a donc accès à l’information avec une certaine continuité.

Gérer la relation client

Vaison-la-Romaine a développé une stratégie globale alliant maîtrise de l’information, mise en valeur de la destination et coordination de l’accueil, auquel s’ajoute également un volet de gestion de la relation client (GRC). En effet, le comportement de navigation sur le site alimenté par Apidae est tracé et sert à mieux comprendre les intérêts du client. L’office de tourisme (OT) peut ensuite déployer des actions de GRC efficaces (courriels personnalisés de l’OT et partage des profils avec les prestataires de services comme les hôteliers).

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Source : Vaison-la-Romaine

La réalisation de ce projet complexe a nécessité deux ans de travail. Outre le site Web, le système de gestion de la relation client, basé sur l’outil Koézio, a été redéveloppé pour pouvoir être intégré à Apidae.

Déclinaison de sites mobiles

Le site mobile adaptif de l’Auvergne peut être décliné en sites mobiles pour les différents territoires de la région. Alimentée par la base de données Auvergne Search, la version offerte aux plus petites destinations permet, entre autres fonctionnalités, d’avoir une adresse Web propre, de personnaliser les « incontournables », d’accéder à l’offre touristique de proximité « Autour de moi » sans limites géographiques administratives.

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Site mobile du territoire Riom Limagne

 

Bien qu’il s’agisse de démarches d’envergure, la mise en place de telles bases de données partagées permet de développer de meilleurs outils de planification de voyage et d’accueil, et offre une multitude de possibilités. Au Québec, on s’intéresse non seulement à ces façons de faire, mais la démarche est même déjà amorcée avec la mutualisation des données la Corporation de l’industrie touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

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Segments de clientèles

S’adresser aux voyageurs de type bleisure

Par des statistiques, des exemples de bonnes pratiques et des conseils d’expert, cette analyse exposera :

– le comportement des voyageurs de type bleisure;

– la manière de s’adresser à eux;

– le type d’offres à commercialiser.

Une tendance bien présente parmi les voyageurs

Dans l’hôtellerie, on assiste à l’allongement des séjours professionnels à titre personnel et on constate l’intérêt grandissant des voyageurs d’affaires pour les activités d’agrément. D’après un sondage de BridgeStreet Global Hospitality effectué auprès de 640 voyageurs internationaux en 2014, 60 % des répondants ont déjà réalisé des voyages de type bleisure, et près de 46 % d’entre eux prolongent la plupart de leurs séjours d’affaires de quelques jours à cette fin. Voici quelques faits saillants du sondage :

  • La principale raison émise par les clients pour allonger le séjour est la volonté de découvrir la destination et de vivre des expériences culturelles.
  • La quasi-totalité (94 %) des jeunes voyageurs (18 à 35 ans) prévoit faire autant ou plus de voyages de type bleisure dans les cinq prochaines années, comparativement à 88 % pour la moyenne des voyageurs.
  • Un peu plus de la moitié (54 %) des répondants ayant réalisé ce type de voyage étaient accompagnés par des membres de leur famille.
  • Près de 83 % des voyageurs d’affaires consacrent du temps à visiter la ville. Les principales activités réalisées sont les visites touristiques (77 %), les repas au restaurant (66 %), les sorties culturelles ou artistiques (66 %) et les activités de plein air (34 %).
  • Peu de touristes de type bleisure visitent une autre ville durant leur séjour; 42 % le font rarement et 31 %, jamais.

Promouvoir les services de l’hôtel et des prestataires

Afin de cibler cette clientèle, des hôtels ont créé des forfaits alliant activités d’affaires et d’agrément. The Orchard Hotel à Singapour commercialise son forfait « Bleisure Experience » en mettant de l’avant ses installations comme sa piscine et son jacuzzi, et en invitant les voyageurs d’affaires à visiter la ville. L’offre inclut un bon d’achat de 60 dollars américains à utiliser dans un salon de beauté.

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Source : Millennium Hotels

Pour sa part, Hotel G, situé à San Francisco, propose comme incitatif une promotion « Bleisure at the G », qui permet d’utiliser les transports en commun, d’accéder à un espace de travail partagé durant une journée et d’obtenir des rabais dans plusieurs attraits de la ville (centre commercial, restaurant, etc.). Pullman Hotels and Resorts, par l’entremise de son forfait « Time for Pleasure by Pullman », inclut entre autres des remises immédiates sur les services de l’hôtel.

Adopter un positionnement clair

Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail

Le forfait de Pullman Hotels and Resorts présenté ci-dessus fait partie de sa nouvelle image de marque entièrement développée pour cette clientèle. Avec le slogan « Work Hard Play Hard », l’objectif de ce nouveau positionnement est d’enrichir l’expérience client en entremêlant l’univers du jeu avec celui du travail.

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Source : Pullman Hotels

Inciter le visiteur à prolonger son séjour

Au Canada, les hôtels Days Inn ont créé le tarif « vacances d’affaires », qui permet d’économiser jusqu’à 15 % sur le meilleur tarif disponible. D’autres établissements offrent le tarif de groupe négocié quelques jours avant et après l’événement d’affaires, selon la disponibilité.

L’hôtel Ten Manchester Street à Londres relaye sa promotion sur les médias sociaux et cible de façon claire cette clientèle en lui conseillant d’ajouter quelques journées personnelles à son voyage d’affaires et en utilisant le mot-clic bleisure.

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Source : Twitter

Bob Jacobs, vice-président pour la gestion de la marque des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, explique que cette offre incitative représente la principale demande des groupes, particulièrement le segment de la génération Y.

L’agence de marketing Tambourine conseille d’offrir ces tarifs aux clients avant leur arrivée, mais aussi durant leur séjour, pour les encourager à prendre une décision spontanée. L’agence suggère aussi de proposer d’autres offres valides uniquement la fin de semaine, telle qu’une navette gratuite pour se rendre dans les attraits de la ville, ou encore des rabais sur le service à la chambre ou dans les restaurants.

Cibler les membres de la famille

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients.

Les hôtels positionnés principalement dans le segment affaires peuvent user de quelques tactiques pour attirer les familles de ses clients. Ils peuvent notamment les aider à planifier leur séjour ou leur offrir des rabais pour des attractions familiales locales. C’est le cas des hôtels Sheraton et Westin de la région Amérique du Nord, qui envisagent de proposer davantage d’activités et de services aux membres accompagnateurs de la famille.

Great Wolf Lodge, une chaîne de centres de villégiature présente aux États-Unis et au Canada, évalue à 60 % la part des voyageurs d’affaires accompagnés par leur famille durant leurs événements d’entreprise. En Floride, les hôtels du complexe de loisirs Universal Orlando Resort, qui accueillent de nombreux congrès et réunions, offrent à la clientèle d’affaires des entrées à tarifs réduits dans les attractions, afin que celle-ci se joigne à leurs familles à la fin de la journée.

 

De profonds changements s’opèrent dans le comportement des voyageurs. La clientèle d’agrément travaille à distance et la clientèle d’affaires s’accorde du temps pour se détendre. Avez-vous commencé à cibler les voyageurs de type bleisure dans votre établissement?

 

Image à la une : © pexels

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Tendances

Tendances 2020 : mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

 

Le tourisme à l’aube de 2020…

… passera de la mobilité à l’omniprésence

Avec un taux sans cesse grandissant de possession et d’utilisation d’appareil mobile intelligent, le consommateur est en ligne de façon continue. Il consulte son appareil à tout moment pour des besoins bien spécifiques. Les jeunes générations ne s’en passent plus; d’où le phénomène du FOLO (Fear Of Living Offline). La technologie permet de se projeter dans la destination, mais aussi d’être partout et nulle part à la fois. L’intérêt pour les applications mobiles atteignent une certaine limite.

… vivra l’apogée de la personnalisation

Les développements technologiques amplifient les capacités de personnalisation d’une expérience touristique. Ils permettent de mieux gérer la relation client grâce à une meilleure connaissance de son profil et de ses besoins. Qu’elle soit partagée de plein gré ou involontairement, l’information privée sur les clients devient un enjeu délicat pour les entreprises.

 

 

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

 

 

Image à la une : stock.tookapic.com