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Marketing

Heureux comme un Finlandais

L’organisation de gestion de la destination de la Finlande, Visit Finland, saisit une occasion en or de faire valoir les atouts de son territoire et de sa culture. Le pays se classe au sommet de la liste des 156 États analysés sur le plan du bonheur de ses habitants, tel que dévoilé en début d’année 2018 dans le World Happiness Report. Parmi les facteurs considérés dans ce palmarès, mentionnons la liberté de choix, le bien-être, les mesures sociales, la qualité de vie et la générosité.

La recette du bonheur

C’est dans cet esprit que Visit Finland publie sur sa page d’accueil « 6 steps to be happy like a Finn » en révélant quelques ingrédients qu’elle considère comme étant la recette du bonheur des Finlandais. Les voici brièvement :

    1. Suer au sauna sur une base régulière ;
    2. Marcher dans la forêt ;
    3. Nager dans un lac gelé ;
    4. Cueillir des petits fruits ;
    5. Apprécier les changements de luminosité : le soleil de minuit en été, les aurores boréales en hiver ;
    6. Fréquenter les grands espaces.

Heureux comme un Finlandais_bonheur Source : Visit Finland

Visit Finland réussit bien, dans l’ensemble de ses communications, à faire ressortir ses principaux attraits, à promouvoir les éléments distinctifs qui constituent sa marque de commerce, plutôt que d’essayer de tout vendre.

Le Canada obtient la septième place au palmarès du bonheur. D’après vous, quelle est la recette des Canadiens ?

 

Image à la une : Visit Finland

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Segments de clientèles

Favoriser l’accessibilité au plein air

L’organisme Kéroul, en collaboration avec l’Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées, offre un nouveau guide « Le plein air pour tous : pratiques inspirantes et matériel adapté ». Ce dernier s’adresse aux municipalités, aux organisations et aux gestionnaires afin de les aider dans la conception des sites et des activités de plein air pour les personnes en situation de handicap.

Le document se présente sous forme de fiches simples et pratiques divisées en catégories telles que les activités nautiques, aériennes et hivernales. Elles suggèrent différents aménagements, les équipements nécessaires, les fournisseurs, les pratiques inspirantes et les ressources complémentaires selon les obstacles rencontrés par les personnes avec une déficience motrice.

Il est également possible de trouver des fiches sur les thématiques suivantes :

  • La communication et la promotion des activités accessibles ;
  • La formation et l’accompagnement du personnel d’accueil ;
  • La planification du financement et des dépenses.

Grâce à ce guide, il n’y a plus d’excuses pour ne pas proposer des activités de plein air inclusives !

 

Source de l’image à la une : Ville de Victoriaville

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Tourisme durable

Des stations de ski écoresponsables

Fortement touchées par les impacts des changements climatiques, des stations de ski prennent le taureau par les cornes et développent des initiatives porteuses. Voici trois cas qui illustrent bien ce virage nécessaire.

Une station carboneutre en Finlande

Au début des années 2000, la station de ski finlandaise Pyhätunturi a mis sur pied un programme environnemental avec l’appui de l’entreprise canadienne Ecosign Mountain Planners. Ce programme avait pour but de protéger la nature environnante qui constitue la ressource première de l’entreprise et de favoriser le maintien d’activités profitables pour les générations futures. Le déploiement des actions du programme fut plutôt lent au début. C’est à partir de 2008 qu’il a véritablement pris son envol.

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Source : Pyhätunturi

Impliquer les employés dès le début 

La formation et l’engagement des employés au programme ont permis de faire la différence. Parmi les actions mises de l’avant pour les employés : le club Green Flakes. Celui-ci organise des événements spéciaux pour motiver le personnel à poser des actions écoresponsables. Pour devenir membre des Green Flakes, l’employé doit suggérer ou déployer une action qui améliore le bilan écologique de la station. Selon cette dernière, l’engagement des employés s’avère la clé de la mise en œuvre du plan de réduction des émissions de CO2.

l’engagement des employés s’avère la clé de la mise en œuvre du plan de réduction des émissions de CO2

À cet égard, la station a investi dans de l’équipement d’entretien moins énergivore. La flotte de dameuses et de motoneiges a subi une cure de jeunesse pour des modèles plus performants sur le plan énergétique. Toutefois, un usage approprié de ces véhicules est indispensable pour obtenir des résultats significatifs. Pour inciter les employés de l’entretien des pistes à mettre en application les mesures enseignées, la moitié des économies réalisées sur le carburant leur est transmise. Ils ont donc intérêt à faire grimper ce montant. Depuis 2008, la consommation d’essence pour les véhicules voués à l’entretien des pistes a baissé de 50 %. Ainsi, un programme d’incitatifs à la réduction de la consommation d’essence, jumelé à de l’équipement moins énergivore a porté ses fruits.

La station de l’année 

La station a implanté de nombreuses autres mesures pour réduire son empreinte environnementale. Mentionnons notamment l’installation de clôtures de neige à certains endroits afin de la retenir et d’éviter qu’elle ne soit balayée par les vents, maximisant ainsi l’utilisation de la neige naturelle. Les canons à neige s’activent et cessent leur production automatiquement en fonction des conditions météo. Depuis 2009, la station carbure à l’hydroélectricité et le chauffage est généré par la biomasse.

ski-cloture-neigeClôture de neige à Pyhätunturi

Bien qu’elles aient été réduites de moitié, les émissions de carbones restantes sont compensées par l’achat de crédits avec l’entreprise Nordic Offset qui investit dans des projets de technologie propre. Pour faire front commun face aux changements climatiques et atténuer leur progression, la station organise annuellement des séminaires afin de sensibiliser les entrepreneurs locaux et les intervenants de la région au développement durable. Pyhätunturi est la première, et toujours la seule station carboneutre de la Finlande. En 2017, elle a reçu le titre de station de l’année.

Une station qui carbure au soleil et au vent

Au Massachusetts, le Berkshire East Mountain Resort est autosuffisant en matière d’électricité. L’éolienne de la station ainsi que les quelque 1 800 panneaux solaires situés dans un champ voisin permettent même d’emmagasiner de l’énergie pour les journées où les éléments naturels ne sont pas au rendez-vous.

Ces installations et leur rendement suscitent la curiosité. L’expertise développée par la station en matière d’énergie renouvelable a mené à la création, en 2016, du Renewable Energy Classroom. Tout groupe intéressé par ces aménagements peut ainsi participer à des visites guidées et apprendre les bases des énergies éolienne et solaire et les mesures de gestion efficace de l’énergie. Il est aussi possible de visiter les installations sur une base individuelle.

Le Berkshire East Mountain Resort est récipiendaire d’un Golden Eagle Award for Environmental Excellence 2017 décerné par SKI Magazine. Il a remporté la plus haute distinction dans la catégorie des stations de petite taille.

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Source : Berkshire East Mountain Resort

Une station qui s’engage socialement

Également gagnant d’un Golden Eagle Award for Environmental Excellence 2017 — catégorie station de moyenne taille —, le domaine skiable Taos, au Nouveau-Mexique, se démarque par son programme de développement durable Taos Verde. Depuis deux ans, des mesures drastiques ont porté leurs fruits puisqu’une réduction de 10,9 % des émissions de CO2 a été enregistrée.

Depuis la saison dernière (2016-2017), Taos a cessé la vente de bouteilles d’eau en plastique. Pour accommoder les clients, la station vend des bouteilles réutilisables pour le même prix et a installé des fontaines à travers le site. L’initiative Hydrate Locally Help Globally permet de réduire la quantité de déchets — en moyenne, seulement 20 % des bouteilles de plastique seraient recyclées — et dénonce la production de bouteilles à usage unique. Ce sont 10 000 bouteilles de plastique par année qui seront ainsi retirées du marché.

Ce sont 10 000 bouteilles de plastique par année qui seront ainsi retirées du marché

Taos Ski Valley est la première station de ski certifiée B Corporations, un label pour les entreprises qui atteignent des standards élevés de performance économique, sociale et environnementale et de transparence envers le public. Une telle certification indique que Taos s’implique non seulement sur le plan environnemental, mais aussi dans sa communauté, afin de la rendre plus forte et plus résiliente. La vidéo suivante illustre bien les valeurs qui animent le programme B Corporations.

Protéger l’hiver

Les hivers de plus en plus incertains menacent la pérennité des activités hivernales des stations de ski. La nécessité d’agir dès maintenant pour réduire l’impact environnemental de l’activité humaine est bien sentie par un nombre grandissant d’entreprises. Des mouvements tels que Protect Our Winters (POW) ou le Climate Challenge qui incitent les stations à réduire leur empreinte écologique le démontrent bien.

Quelles sont les mesures mises de l’avant par votre entreprise pour réduire ses émissions de CO2 ?

 

Image à la une : Pexels

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Produits et activités

Aventures urbaines

L’édition de novembre-décembre 2017 de la revue française Espaces présente un dossier sur le sport extrême et le tourisme. Monsieur Florian Lebreton s’est penché plus spécifiquement sur la relation entre la ville et les activités d’aventure. Son article a inspiré cette analyse.

Des activités d’aventure autrefois exclusives aux milieux ruraux sont importées chez les urbains qui s’y adonnent pour s’activer sans devoir quitter la ville, ou encore pour la découvrir sous un angle inhabituel. Le caractère insolite de la pratique en pleine ville ajoute à l’intérêt. C’est le cas, entre autres, du camping urbain. Aussi, les villes inspirent la création de nouvelles activités à sensation qui ne stimulent qu’une poignée d’adeptes, mais contribuent tout de même à l’animation urbaine.

Sur et sous l’eau

Beaucoup de villes sont érigées sur le bord de cours d’eau, historiquement pour des raisons de transport et de commerce. Souvent, les rives ont été investies par les milieux industriels.

L’aménagement de parcs riverains favorise le développement d’activités de plein air, dont celles qui se pratiquent sur l’eau

Depuis quelques décennies, des villes entreprennent de revitaliser certaines berges afin de redonner aux citoyens l’accès à ces cours d’eau. L’aménagement de parcs riverains favorise le développement d’activités de plein air, dont celles qui se pratiquent sur l’eau. Il est ainsi possible de faire du kayak à New York, à partir de Brooklyn Bridge Park. À Minneapolis, les visiteurs comme les résidents peuvent louer une embarcation dans les stations disposées le long de la rivière Mississippi grâce à un système de kayaks en libre-service.

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Source : Brooklyn Bridge Park Boathouse

La popularité de la planche à pagaie, ou SUP pour Stand Up Paddle, se répercute jusque sur les cours d’eau urbains. Plutôt que de faire un tour guidé en bateau, pourquoi ne pas visiter tout en pagayant debout sur les canaux d’Amsterdam, de Venise, de San Antonio ou de Montréal ?

Les adeptes de la pêche à la truite et au saumon peuvent s’y adonner en plein centre-ville de Stockholm en se joignant à un groupe guidé. La pêche sur glace se développe également, dans le Vieux Port de Montréal et dans le Port de Québec, entre autres. À Chicago, des sorties de plongée permettent d’explorer les fonds du Lac Michigan où de nombreux bateaux ont péri au plus fort des activités portuaires, fin 1800 début 1900, laissant aux plongeurs des trésors de découverte.

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Source : YouTube

À vélo, au pas de course, sur les toits

Les activités d’aventure s’avèrent un moyen actif pour découvrir la ville ; le vélo, notamment, est de plus en plus répandu. Plus rapide que la marche, il permet aussi de se mêler à la population locale et de couvrir un grand territoire. De ce fait, les tours guidés à vélo sont devenus monnaie courante.

Certains hôtels proposent un concierge de course pour aider les clients dans leur entraînement. Des établissements de la chaîne Westin suggèrent aussi des trajets de course qui sillonnent des secteurs d’intérêt de la ville. Les joggeurs peuvent même prendre part à des tours guidés, comme c’est le cas à Québec et à Montréal, et profiter d’une visite touristique tout en s’entraînant.

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Source : Starwood Hotels

Les grimpeurs trouveront leur bonheur à Stockholm, à Sydney et même dans quelques villes du Québec. Dans le premier cas, on offre un parcours sur les toitures de la vieille ville où les participants sont encordés et accompagnés d’un guide touristique. La ville australienne propose aux visiteurs une excursion sur la structure du pont iconique Sydney Harbour pour un point de vue unique sur la ville. L’entreprise québécoise Décalade offre des descentes de parois verticales, tant en milieu naturel qu’urbain, face au sol.visite-toits-stockholm 

Source : Takvandring

Imprégné d’énergie urbaine

L’environnement urbain stimule la créativité et donne naissance à des pratiques uniques

L’environnement urbain stimule la créativité et donne naissance à des pratiques uniques. Le parkour en fait partie. Cette activité, qui consiste à se mouvoir dans la ville en franchissant des obstacles par des mouvements acrobatiques, prend de l’ampleur depuis déjà plusieurs années. Comme le relate M. Florian Lebreton dans son article intitulé « La ville en quête de sensations ! », des offices de tourisme français tirent profit du parkour en s’associant à des regroupements qui le pratiquent pour animer des tours guidés. À Clermont-L’Hérault, des visiteurs ont pu participer à Parkour Artistik, un circuit de découverte du patrimoine agrémenté d’une chorégraphie de traceurs, ces acrobates urbains qui entrent en relation avec les éléments bâtis et formulent une nouvelle façon d’aborder la ville. L’office de tourisme de Roubaix propose un circuit similaire avec le groupe Parkour59.

parkour59-aventures-urbaines Source : Facebook

La multiplication des parcours aériens et de tyroliennes dans les centres-villes démontre aussi cette soif de sensations fortes à même le décor de la ville. Les parcs d’aventure ou la transformation de certains lieux en véritables terrains de jeu contribuent à cette tendance. À cet effet, l’événement Urban Elements qui se déroule annuellement à Marseille depuis 2014 déploie des installations pour la pratique d’activités d’aventure en plein air. Un mur d’escalade où les grimpeurs sans corde tombent à l’eau en cas de chute, et la slackline (sangle élastique suspendue sur laquelle il faut marcher en équilibre) y sont notamment à l’honneur.

marseille-urban-elements Source : Urban Elements Series

Des activités signatures

D’autres activités qui ciblent plutôt une clientèle de niche contribuent à la diversité et à l’image que reflète une ville. C’est le cas du surf à Montréal ou encore de la tradition du Zoobomb à Portland, où chaque dimanche soir, tous ceux qui le veulent descendent à vélo d’enfant une côte de la ville à toute allure.

L’aventure appelle de plus en plus les voyageurs qui souhaitent vivre des moments uniques et mémorables. La quête de sensations et d’expériences nouvelles s’inscrit tout à fait dans cette propension à vouloir découvrir la ville autrement, à s’activer dans ce décor sans cesse en mouvement.

 

Image à la une : M&M Stand Up Paddling Amsterdam

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Produits et activités

Parcourir la montagne une énigme à la fois

S’inspirant de la popularité des jeux d’évasion, qui consistent à la résolution d’énigmes par la recherche d’indices dans un laps de temps bien précis, la station de ski finlandaise a décidé d’importer le concept à la montagne. Appelée « The Lost Spell », l’activité invite les joueurs à partir à l’aventure sur les pistes de ski pour sauver le Pyhä tombé entre les mains diaboliques de Pakkasnoita, la sorcière du givre, en trouvant le sort perdu du gardien légendaire Huttu-Ukko.

Un départ est prévu toutes les 15 minutes et la durée du jeu est d’environ 2 heures et demie. Une personne peut jouer seule ou se joindre à un groupe. L’activité se déroulera sur les pentes de Pyhä du 7 au 22 avril 2018. 

L’objectif de cette nouvelle activité est de diversifier l’offre de la station pour les amateurs de glisse et, par le fait même, attirer une nouvelle clientèle puisqu’il s’agit d’une façon originale de découvrir la station même pour les skieurs peu expérimentés. Ce jeu d’évasion s’ajoute aux multiples activités déjà proposées. Pyhä a été nommée la meilleure station de ski du pays en 2017.

Source de l’image à la une : Unsplash

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Marketing

Le « storytelling » pour inspirer

Pour illustrer l’esprit de la région des Adirondacks dans l’État de New York, Visit Adirondacks, l’organisme qui en fait la promotion, publie une série de courtes vidéos mettant en vedette des visiteurs et des résidents qui partagent leur passion, leurs expériences.

Célébrer les Adirondacks

Le portail Web Area ADK, un microsite de Visit Adirondacks, rassemble des récits appuyés de photos, des itinéraires et des vidéos célébrant la région. Ce recours au principe du storytelling permet de mettre en valeur la relation des gens avec les Adirondacks, avec ses ressources et ses paysages. Les vidéos, présentées sous forme d’épisodes, transmettent bien la dynamique qui anime le territoire. Elles mettent en vedette des personnes, résidents comme visiteurs, qui ont un attachement à la région et s’avèrent une belle façon de découvrir les Adirondacks, l’ambiance et l’esprit qui y reignent. Voici l’exemple de l’épisode 7 intitulé Farm Fresh From the Adirondacks :

Ces vidéos professionnelles inspirent le visiteur potentiel, tout en créant un lien émotif entre celui-ci et le territoire. Mais l’expérience véritable doit se vivre sur le terrain… On peut d’ailleurs lire sur le site Web présentant ces épisodes que pour ressentir l’effet réel des Adirondacks, il faut s’y rendre.

 

Image à la une : © Adirondack Regional Tourism Council, 2002 – 2018

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Tourisme durable

Qui sont les écotouristes ?

Vers une définition

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), « l’écotourisme rassemble toutes les formes de tourisme axé sur la nature et dans lesquelles la principale motivation du touriste est d’observer et d’apprécier la nature ainsi que les cultures traditionnelles. Il favorise la protection des zones naturelles et veille au bien-être des populations ». Le bureau de normalisation du Québec ajoute qu’il « comprend une activité d’interprétation des composantes naturelles ou culturelles du milieu (volet éducatif), qui favorise une attitude de respect envers l’environnement, qui repose sur des notions de développement durable et qui entraîne des bénéfices socioéconomiques pour les communautés locales et régionales ».

Au Québec, ce n’est pas l’entreprise comme telle qui détient la norme écotouristique, mais plutôt l’activité ou l’expérience

Au Québec, ce n’est pas l’entreprise comme telle qui détient la norme écotouristique, mais plutôt l’activité ou l’expérience, comme le souligne Antoine Stab dans le magazine Espaces en rapportant les propos de Pierre Gaudreault, président d’Aventure écotourisme Québec. Sur les­ 125 entreprises en tourisme d’aventure membres d’Aventure Écotourisme Québec (AEQ), seulement 14 (11 %) bénéficient d’une accréditation « Écotourisme » pour une ou plusieurs de leurs activités de plein air, mentionne M. Gaudreault. Selon l’AEQ, la randonnée (l’été comme l’hiver, en raquettes) et certaines activités aquatiques comme le kayak de mer, sont les principaux produits écotouristiques du Québec.

Les nouveaux visages des écotouristes

Les écotouristes d’aujourd’hui sont animés d’un très fort désir de transmettre ou de partager leurs connaissances avec leurs proches. Cela se manifeste surtout par une hausse des vacances en famille et des séjours multigénérationnels. Parmi les raisons invoquées pour effectuer ce genre de séjour, passer ensemble du temps de qualité et partager une expérience commune figurent en tête de liste.

Les écotouristes d’aujourd’hui sont animés d’un très fort désir de transmettre ou de partager leurs connaissances avec leurs proches

Les flashpackers démontrent, eux aussi, un intérêt pour l’écotourisme. Ces nouveaux routards appartiennent à des groupes d’âge variés et ne voyagent pas nécessairement pour de longues périodes. Cependant, ils sont bien nantis, voyagent avec leurs appareils mobiles (tablettes, téléphones intelligents et ordinateurs portables) et optent pour des vacances qui offrent un certain degré de sophistication, mais surtout d’aventure et de liberté. Voilà pourquoi ces flashpackers s’intéressent à l’écotourisme.

Un essai de segmentation

Des chercheurs de l’Observatoire de la consommation responsable, une unité de recherche reconnue par l’ESG UQAM, liée à l’Équipe de recherche en consommation responsable, a tenté une typologie des différents écotouristes en s’appuyant sur plusieurs études. Ils ont effectué leur classement (voir l’image) en fonction du degré d’engagement des écotouristes envers l’environnement et du type d’activités touristiques pratiquées, allant des plus conventionnelles (pas nécessairement respectueuses de l’environnement) à celles conçues entièrement autour du respect de la nature et de la limitation des impacts négatifs.

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Source : Observatoire de la consommation responsable

Les mordus verts 

Les mordus verts font preuve d’un fort engagement envers l’environnement et la conservation de la nature. Ils se considèrent comme conscientisés à l’environnement et accordent une grande importance à la société, au détriment de leurs propres biens matériels. Les mordus verts préfèrent les activités de nature écotouristique, comme la randonnée, la visite de parcs nationaux, l’observation de la faune ou des oiseaux pour le calme et la tranquillité du cadre naturel. L’apprentissage et la découverte de la communauté et de l’environnement constituent leurs principales motivations à pratiquer l’écotourisme.

 Les occasionnels 

Quoique portés vers les activités sportives en lien avec la nature comme l’observation des baleines ou les sentiers aériens en forêt, les occasionnels sont peu sensibles aux considérations « écosociales ». Ainsi, la rencontre avec les populations locales les intéresse peu. Pour eux, l’écotourisme constitue un prétexte pour pratiquer leurs activités préférées ; leurs besoins et leur confort passent avant leurs soucis environnementaux.

Les conscientisés non pratiquants

Les conscientisés non pratiquants sont lucides en ce qui a trait aux enjeux environnementaux liés au tourisme. Ils considèrent l’écotourisme comme important sans toutefois le pratiquer. Ils ne sont pas prêts à modifier leurs habitudes d’activités touristiques. Les conscientisés non pratiquants sont aventuriers et recherchent la découverte de cultures et les rencontres, mais ils ne choisiraient pas une destination par souci de protéger l’environnement.

Les conventionnels

Les conventionnels favorisent la détente et le dépaysement. De façon générale, les préoccupations environnementales ne sont pas importantes pour eux. Ils ne veulent pas, eux non plus, renoncer à leur confort pour minimiser l’impact de leurs actions sur l’environnement. Les conventionnels s’estiment peu informés en ce qui concerne l’environnement et pensent que leurs actions individuelles ne contribuent pas à son amélioration. Ils ont une préférence marquée pour les activités touristiques organisées, les tout-inclus et les activités touristiques de groupe entre amis.

Le Québec possède des atouts indéniables pour la croissance de l’écotourisme : ses grands espaces vierges, un réseau d’aires protégées, des communautés locales engagées. Le tourisme expérientiel ou d’apprentissage n’a jamais été aussi populaire. Les gens sont de plus en plus conscientisés à la protection de l’environnement. L’écotourisme constitue une réponse aux voyageurs préoccupés par l’avenir de la planète et devrait continuer de croître.

 

Source de l’image à la une: Unsplash

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Produits et activités

Les adeptes de vélo de montagne et leur relève

Selon l’État du vélo au Québec, 620 000 adultes québécois ont pratiqué le vélo de montagne en 2015, ce qui place l’activité sur un pied d’égalité avec le ski de fond, le hockey ou le ski alpin. L’offre est déjà bien développée : Vélo Québec répertorie 2247 km de sentiers répartis dans 124 sites. Avec l’arrivée du vélo à roues surdimensionnées (fatbike) il y a quelques années, on parle maintenant d’un sport quatre saisons de plusieurs réseaux de sentiers.

 

Sondage auprès des cyclistes de montagne québécois

Une étude réalisée par la Chaire de tourisme Transat à propos de plusieurs activités de plein air au Québec permet d’enrichir les connaissances concernant le comportement des cyclistes de montagne. L’échantillon pour cette activité est de 159 répondants québécois, dont 69 % sont des hommes.

  • Parmi eux, 43 % pratiquent ce sport depuis plus de 10 ans, 41 % depuis 3 à 10 ans.
  • Il s’agit d’une activité souvent occasionnelle : 31 % en font 3 à 5 fois par année et 25 %, 1 à 2 fois.
  • Environ 26 % sont des mordus qui pratiquent le vélo de montagne plus de 10 fois par année.
  • Que ce soit sur la durée ou la fréquence, les femmes sont moins assidues que les hommes.
  • Ces derniers s’adonnent au vélo de montagne seuls (48 %) ou entre amis (42 %) alors que les femmes en font le plus souvent en famille (46 %) ou avec leur conjoint (30 %).
  • Les disciplines les plus pratiquées sont le cross-country (74 %), le cyclocross (52 %) et la descente (51 %).
  • Faire de l’activité physique et profiter de la nature sont les principales motivations à la pratique de ce sport (voir le graphique 1).

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Il s’agit d’une activité qui se pratique principalement à proximité du domicile (à moins de 50 km pour plus de 90 % des répondants). Cependant, la moitié des répondants ont fait au moins un séjour avec nuitée incluant la pratique du vélo de montagne. Les excusions se planifient le jour même (42 %) ou la veille (29 %) alors que les séjours sont organisés plus d’une semaine (35 %) ou de 2 à 7 jours (32 %) à l’avance.

Le critère essentiel dans le choix d’un lieu de séjour est la beauté du paysage et de l’environnement : 79 % des individus le jugent important et 43 %, extrêmement important. La qualité des sentiers importe également pour les pratiquants.

Le coût de cette activité est le principal frein à sa pratique (56 %), suivi des risques de chute (25 %) et du fait qu’elle peut s’avérer trop exigeante physiquement (20 %).

L’achat d’équipement est d’ailleurs la principale dépense liée à ce sport. Les cyclistes ont dépensé en moyenne 183 $ au cours de la dernière année. Viennent ensuite les dépenses d’hébergement (100 $) et de restauration (94 $). Les droits d’accès représentent des dépenses annuelles de seulement 56 $

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Profil et comportement des utilisateurs de Trailforks

Trailforks est une base de données des sentiers de vélo de montagne à travers le monde et un outil pour les cyclistes, les gestionnaires de sites et les associations. L’information sur les sentiers repose sur les contributions des usagers et la validation par les associations et par d’autres usagers. Elle est reliée à Pinkbike, la plus importante communauté d’adeptes de vélo de montagne dans le monde.

En plus de l’information sur les sentiers, Trailforks cumule des statistiques sur les utilisateurs qui indiquent leur présence par l’application ou par l’entremise de Strava (une application de suivi de l’activité physique). Bien que ces statistiques comportent des biais méthodologiques — elles concernent les plus mordus —, elles fournissent néanmoins certains indicateurs intéressants.

En 2016, 270 utilisateurs uniques se sont connectés à Trailforks lors de sorties de vélo de montagne au Québec. À titre indicatif seulement, ces connexions démontrent que :

  • Les visiteurs hors Québec comptent pour 42 % des cyclistes de montagne dans la province. En comparaison, cette proportion s’élève à 85 % dans le cas du Vermont.
  • Les hommes représentent 96 % des utilisateurs.
  • Ils ont parcouru en moyenne 7 sentiers par visite.
  • Le segment des 30 à 40 ans domine (49 %), suivi des 40 à 50 ans (24 %) et des 20 à 30 ans (19 %).
  • Les secteurs ayant comptabilisé le plus grand nombre de sentiers parcourus sont Camp Fortune dans l’Outaouais, le mont Royal, le parc du Mont-Bellevue à Sherbrooke, le Mont-Sainte-Anne et les Sentiers du Moulin dans la région de Québec et Bromont dans les Cantons-de-l’Est.
  • La durée moyenne des sorties est de 2 heures pour une distance moyenne de 24 kilomètres.

Toutes les données accumulées constituent une précieuse source d’information pour les gestionnaires et les associations, ainsi qu’un plaidoyer pour justifier leurs actions et leurs projets.

Attirer davantage les jeunes et les femmes

une plus faible présence des femmes et des jeunes de moins de 30 ans

Ces deux sources d’information indiquent une plus faible présence des femmes et des jeunes de moins de 30 ans. Différentes initiatives sont mises en place pour attirer ces clientèles.

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Crédit photo : Christian Sabourin

Les espaces de pratique, ou véloparcs, pour enfants ou débutants se développent. Le Centre National de Cyclisme de Bromont a agrandi sa zone d’habiletés, particulièrement populaire auprès des enfants. Les pistes à vagues (pumptracks) et pistes récréatives sont une autre façon d’intéresser les jeunes. On en trouve deux à Mont-Tremblant, dont une modulable et démontable. Elle permet différentes configurations.

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Source : Vélo Mont-Tremblant

Plusieurs signes indiquent que le nombre de femmes, bien qu’encore en deçà de celui des hommes, est en forte croissance. Les entreprises de vélos proposent des gammes de modèles complètement adaptés ainsi que de l’équipement et des vêtements bien féminins.

Plusieurs communautés ont maintenant un ou plusieurs clubs de vélo de montagne dédiés aux jeunes ou exclusivement féminins tels que les Mudbunnies à Bromont, les Spin Sisters dans la région de Calgary ou les Poules qui roulent à Tremblant.

Mentionnons également la création d’écoles de vélo de montagne et de camps de vacances tels DirtCamp ou le Camp Kéno qui proposent un tel volet.

Le mot de la fin revient à la campagne « Sleep later » de Whistler Mountain Bike Park qui encourage des débutants à pratiquer cette activité, mais s’adresse aussi aux experts. Le message exprime l’idée que le vélo de montagne est une meilleure idée qu’un brunch au restaurant.

Source : Youtube Whistler Blackcomb Mountain

Crédit photo de l’image à la une : Christian Sabourin

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Segments de clientèles

Coup d’œil sur les Québécois adeptes d’activités nautiques

La Chaire de tourisme Transat a réalisé pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires (voir au bas de l’analyse), une vaste étude auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Cette analyse s’intéresse aux sports nautiques pratiqués au moins une fois au cours des trois dernières années par 353 répondants. Cela inclut deux catégories d’activités : le canot et le kayak (265 répondants) et la voile et les sports aérotractés (sports de glisse où les adeptes utilisent la traction d’un cerf-volant pour se déplacer ; 88 répondants). Voici en détail les comportements liés aux activités suivantes :canot-kayak

Popularité du canot/kayak d’eau calme

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires des adeptes québécois de plein air. Les autres sports ont un taux de pratique allant de 3 à 8 % (voir le graphique 1).

Activites-nautiques-Quebecois

 

Activité sporadique ou régulière ?

Alors que le canot d’eau calme est l’activité la plus répandue (voir le graphique 1), seulement 6 % des initiés en font 10 fois ou plus par année selon le graphique ci-dessous. À l’inverse, les sports aérotractés sont les moins populaires, mais constituent l’activité la plus souvent pratiquée par les adeptes (21 % en font 10 fois et plus).

Adeptes-quebecois-nautisme

De manière générale, le canot et le kayak sont pratiqués sporadiquement durant l’année, alors que la voile et les sports aérotractés attirent un plus grand nombre de sportifs passionnés. Il est à noter toutefois qu’une faible part des répondants sont membres d’un club ou d’une fédération de canot/kayak ou de voile (respectivement 4 et 5 %).

Priorité aux paysages et aux qualités techniques du lieu

Les répondants étaient invités à noter les critères d’importance dans le choix du lieu de pratique de l’activité sur une échelle de 1 à 5 ; 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important ». Le tableau ci-dessous reprend le classement des critères ayant récolté le plus de notes « 4 » et « 5 ».

Criteres-choix-lieu-nautisme

La beauté des paysages et l’environnement ainsi que l’accessibilité (mise à l’eau, stationnement, etc.) sont les principaux critères de choix du lieu pour les adeptes du canot/kayak, suivi du coût pour y accéder. Selon les Québécois qui consacrent du temps à la voile ou à un sport aérotracté, les qualités techniques de l’endroit ont priorité sur la beauté du site et sur les services disponibles sur place. Leur choix est moins influencé par le facteur coût que pour les fervents de canot/kayak. Au-delà des principaux critères du tableau, les services à proximité, tels que les attraits touristiques, les restaurants et l’hébergement suscitent moins d’attention de la part des adeptes de canot/kayak (46 %) que de ceux de voile et de sports aérotractés (53 %).

Dépenses dédiées aux activités nautiques

Les adeptes de voile et de sports aérotractés ont dépensé en moyenne 1854 $ au cours de la dernière année, soit près du triple des dépenses des adeptes de canot/kayak. Cela se justifie, entre autres, par un plus faible taux de pratique de ces derniers. Pour l’ensemble de ces répondants, les principaux postes de dépense sont l’hébergement, le transport, l’achat de matériel et d’équipement et la restauration.

Depenses-moyennes-activites-nautiques

Améliorer l’accessibilité des sites et de l’information

Selon les personnes qui s’adonnent au canot/kayak, l’accessibilité des plans d’eau et des rivières au Québec devrait être la principale priorité pour rendre la pratique plus favorable. Offrir davantage d’information à propos des lieux (sites Web, cartes marines, etc.) et plus de services sur place (quais, toilettes, eau potable, etc.) sont les autres améliorations suggérées. Les mordus de voile et de sports aérotractés souhaiteraient avant tout disposer de plus d’informations, autant techniques que touristiques, sur les lieux de pratique et d’une meilleure signalisation des zones à risque.

Séduire les voyageurs

Les entreprises d’activités nautiques ont tout avantage à valoriser leur région dans leurs communications, car les adeptes québécois sont aussi de fervents voyageurs. Les deux tiers des amoureux du canot/kayak ont effectué au moins un voyage touristique incluant la pratique de l’activité au cours d’une saison. La durée habituelle de leur séjour est d’une ou deux nuitées (49 %). Les personnes qui pratiquent la voile et les sports aérotractés réalisent des voyages dans une proportion encore plus élevée (83 %) et sur une durée plus longue puisque 66 séjournent plus de deux nuitées au cours de la saison.

 

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*Les partenaires du sondage pour les activités nautiques sont la Fédération québécoise du canot et du kayak, Eau vive Québec et Voile Québec.

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Matthew Clark

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Portrait des fondeurs québécois

La Chaire de tourisme Transat a réalisé une vaste étude, pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires, auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Un répondant sur cinq ayant fait au moins une activité physique de plein air au cours des trois dernières années (n=1976) a pratiqué le ski de fond. Il s’agit de la troisième activité de plein air la plus pratiquée pendant la saison froide, derrière la randonnée pédestre/marche hivernale (59 %) et la raquette (35 %).

Les données présentées proviennent d’un échantillon de 204 adultes québécois ayant pratiqué le ski de fond (incluant la randonnée nordique) au moins une fois au cours des trois dernières années.

Le style classique a la cote

L’étude a permis d’en apprendre davantage sur la fréquence de pratique selon le type de ski utilisé. Sur une base hebdomadaire, près de 8 skieurs sur 10 pratiquent le style classique au moins une fois. On remarque également que les deux tiers des adeptes ne s’adonnent pas au style patin (voir le graphique 1).

pratique selon type de ski

L’importance des paysages et des conditions de sentiers

Lors du choix d’une destination de rêve, le côté spectaculaire des paysages, les conditions et la diversité des sentiers sont les trois critères les plus importants du point de vue des adeptes de ski de fond. Quelque 4 répondants sur 10 apprécient également la présence de services destinés à un meilleur confort ainsi que la facilité d’organisation d’une sortie (voir le graphique 2).

choix de criteresLes critères de choix varient selon l’âge des répondants. La majorité des adeptes âgés de 18 à 34 ans (83 %) privilégient le côté spectaculaire des paysages alors que les segments des 35 à 54 ans et des 55 ans et plus favorisent davantage les conditions des sentiers (72 % et 65 % respectivement).

L’importance de la météo pour la pratique

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond

Sur une échelle de 1 à 5, 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important », presque les trois quarts des adeptes ont indiqué que des conditions climatiques appropriées (pas de pluie, chute de neige, etc.) sont fondamentales dans la décision d’effectuer une sortie de ski de fond (voir le graphique 3).

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important (note de 4 et 5) dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond.

Importance facteurs decision

Médias sociaux et mobilité

un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond

L’étude a permis de connaître les habitudes d’utilisation des médias sociaux par les fondeurs québécois. Comparativement aux autres activités recensées, les adeptes de ce sport démontrent moins d’intérêt envers ceux-ci. Une forte majorité de répondants (73 %) affirment ne jamais utiliser ce moyen de communication pour trouver des options de transports partagés ou des partenaires pour cette activité (70 %). De plus, un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond (voir le graphique 4).

Sans titre

En ce qui a trait aux fonctions idéales que devrait fournir une application mobile, les conditions de neige constituent un élément important (notes de 6 à 10 sur une échelle où 1 n’est « pas du tout important » et 10 « extrêmement important) pour 88 % des répondants. Plus de 71 % des adeptes estiment que les conseils spécifiques aux parcours devraient être une fonction importante, voire extrêmement importante (notes de 7 à 10). À noter toutefois que les trois quarts des répondants n’utilisent jamais d’application mobile en lien avec le ski de fond.

Amélioration de l’offre

L’étude donne la possibilité de mieux connaître les intérêts des adeptes du ski de fond pour l’amélioration de la structure de l’offre. À cet effet, un peu plus de la moitié (53 %) des skieurs démontrent un grand intérêt à accéder à une connexion Wifi au départ des sentiers. Quant aux éléments à améliorer, l’entretien et l’état des pistes s’avèrent prioritaires (70 % des répondants) tout comme l’étendue et la diversité des sentiers (62 % des adeptes).

 

Source de l’image à la une : Réseau de veille en tourisme, ©Sandrine Lavallée