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Portrait des habitudes de plein air des immigrants au Québec

En 2016, une étude a été réalisée par la firme de recherche Léger en collaboration avec la Sépaq grâce au soutient financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sur la pratique de la pêche sportive parmi la population immigrée et les groupes ethnoculturels du Québec. Cette analyse met en lumière leurs habitudes de plein air.

La firme Léger a effectué un sondage en ligne. Pour se qualifier, un participant devait satisfaire trois critères : provenir d’une première, deuxième ou troisième génération d’immigrants, pratiquer des activités de loisirs sur une base régulière et être âgé de 18 ans et plus. Dans le cas de répondants de première génération d’immigrants, ceux-ci devaient être citoyens canadiens ou résidents permanents.  L’échantillon est de 3006 personnes.

À pied ou à vélo

Parmi les immigrants interrogés, plus des trois quarts (76 %) affirment pratiquer au moins une activité de plein air sur une base régulière, principalement la randonnée, le vélo sur des pistes cyclables et la baignade à la plage (voir le graphique 1). Quelque 22 % des répondants indiquent qu’ils ne pratiquent aucune activité de plein air. Les principales raisons évoquées sont le manque de temps (34 %), de moyens financiers (25 %) et d’équipement (23 %).

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Le taux de pratique est plus élevé chez les répondants de la troisième génération, les hommes, les gens âgés de 45 à 54 ans et les immigrants de la région de Québec (voir le tableau 1). Ce type de tableau présente les différences significatives entre les sous-groupes sociodémographiques. Selon la moyenne, ils se classent en segments surreprésentés ou sous-représentés.

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Le plein air : la santé avant tout

Plus des deux tiers des immigrants questionnés effectuent une activité de plein air pour faire de l’exercice (67 %) et pour rester en forme physiquement (63 %). L’attrait de la nature représente également un facteur important puisque trois des cinq raisons principales s’y rattachent (voir le graphique 2).

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Certains éléments dans les sous-groupes sociodémographiques ressortent dans cette section. Par exemple, les 65 ans et plus s’adonnent aux activités de plein air pour faire de l’exercice et pour rester en forme beaucoup plus que la moyenne des répondants.

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L’importance d’avoir du temps

Qu’ils réalisent ou non une activité de plein air, 62 % des répondants affirment qu’il existe au moins une raison qui les inciterait à pratiquer ou à pratiquer davantage ce type d’activité. Avoir plus de temps s’avère la réponse la plus populaire (22 %). Cet incitatif semble plus important pour les immigrants de deuxième génération (25 %) et pour le groupe des 45-54 ans (31 %). À noter que 36 % des participants ont répondu « Je ne sais pas/Je préfère ne pas répondre » à cette section du sondage.

Vive l’été !

La saison estivale est la période de prédilection pour la pratique régulière d’une activité de plein air (91 %). L’automne arrive en seconde position (48 %), suivi de près par le printemps (47 %). Seulement 28 % des immigrants pratiquent des activités de plein air hivernales.

Les immigrants qui s’adonnent aux activités de plein air pendant l’été y accordent plus d’heures par mois en moyenne (23,3 heures) que ceux qui optent pour d’autres saisons. Le budget alloué s’élève également davantage pour cette période (environ 307 $ comparativement à 274,80 $ en hiver). 

L’importance de la famille

Parmi les répondants s’adonnant au moins à une activité de plein air régulièrement, la majorité la pratique le plus souvent avec leur famille (66 %). Ils la réalisent également seuls (46 %) ou avec des amis (41 %) et avec un groupe autre que des membres de la famille ou des amis à 9 % (voir le graphique 3).

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Certaines différences entre les sous-groupes sociodémographiques se démarquent dans cette section du sondage : la pratique d’activités en famille s’observe davantage chez les immigrants de première génération, les femmes, les 35-44 ans et lorsqu’il y a présence d’enfants dans le ménage.

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Comme l’indique une précédente analyse, s’intéresser aux communautés culturelles est essentiel. Leur présence continuera de croître et les nouveaux arrivants voyagent principalement dans leur province d’adoption. Il s’agit de bonnes occasions de promouvoir et de mettre en valeur nos activités de plein air.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Tourisme durable

Le climat change, et vous ?

Alors que les variations climatiques se manifestent plus nettement saison après saison, scientifiques et professionnels du tourisme tirent la sonnette d’alarme et prônent un changement radical des pratiques. Si les gestionnaires sont globalement sensibles à la question, ils sont encore nombreux à se sentir déroutés face aux mesures à adopter. Concrètement, comment s’y prendre ? Voici quelques exemples d’adaptation réussie.

 

Repenser les modèles

L’augmentation des précipitations, la diminution de la couverture nivale ou la variation de la durée des saisons rendent les activités extérieures particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Afin de faire face aux températures nouvelles, les exploitants remettent en question la pertinence des modèles traditionnels. Ainsi, la saison hivernale est condensée et plus d’événements et d’activités connexes sont proposés sur une plus courte période. La tarification est également repensée. Un billet unique peut donner accès à une variété d’expériences et si l’équipement le permet, les visiteurs peuvent même changer d’activité au milieu de leur journée.

Bien conscients que la variabilité de l’enneigement menace la qualité de l’offre hivernale, la station de ski Prat Peyrot du massif de l’Aigoual, en France, a entrepris de se reconvertir en écostation multisaisons. Issu d’un échange entre les élus locaux et les professionnels, le processus se veut participatif et intègre les considérations des experts, des citoyens, des organes gouvernementaux, des visiteurs et de l’industrie touristique. D’ici 2020, l’ensemble du territoire devrait être multiactivités et accueillir une voie de découverte de 5 km, mais aussi des sentiers de vélo de montagne, de randonnée et de raquette, des circuits d’interprétation et une course d’orientation.

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Source : ademe.fr

Dans un contexte où chaque action de l’industrie peut avoir des répercussions sur les milieux hôtes, la vocation même des activités peut être élargie. Ainsi, si le camping est, certes, associé à un moment de détente, l’association Camping Québec, y voit une occasion de sensibiliser les visiteurs au développement durable. En s’associant à l’OBNL Sans Trace Canada, Camping Canada a mis en place un code de conduite pour minimiser l’impact de l’activité sur l’environnement et initier les campeurs au tourisme responsable. Le programme s’articule autour de sept grands principes :

 

  Les 7 principes Sans Trace 

  Préparez-vous et prévoyez

  Utilisez les surfaces durables

  Gérez adéquatement les déchets

  Laissez intact ce que vous trouvez

  Minimisez l’impact des feux

  Respectez la vie sauvage

  Respectez les autres usagers 

Source : Sans Trace Canada


Proposer une offre alternative

Les bouleversements climatiques menacent la relative stabilité de la météo, laquelle est nécessaire à toute planification stratégique. Pour contrer cette réalité et assurer une satisfaction des visiteurs, peu importe les températures, le Domaine Enchanteur, en Mauricie, propose une large variété d’activités. Alors que l’offre initiale se composait d’un réseau de sentiers glacés dans les bois, difficile à entretenir en cas de redoux, le domaine propose maintenant des expériences moins vulnérables aux caprices de mère Nature : de la raquette, un parc animalier, un parcours d’hébertisme, un labyrinthe suspendu ou encore, une balade en petit train.

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Source : Domaine Enchanteur

L’agrotourisme aussi a recours à la diversification de l’offre pour compenser le raccourcissement des saisons touristiques. Le Domaine Labranche, une érablière de la Montérégie récipiendaire de nombreuses distinctions, possède également un verger et produit du vin et différents alcools. Les propriétaires ont décliné le concept de la cabane à sucre pour proposer des expériences de restauration connexes : la « Cabane à pommes » et la « Cabane en fêtes ». En adoptant cette stratégie, le domaine peut désormais accueillir les visiteurs sur trois saisons (hiver, printemps et automne).

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Source : Domaine Labranche

Dans le même ordre d’idée, la station de ski Bromont, qui a adopté la nouvelle appellation Bromont, montagne d’expériences, propose des activités tout au long de l’année afin d’assurer une présence constante des visiteurs sur la montagne. Ski en hiver, vélo de montagne à l’année et parc aquatique en été, la station mise également sur les événements pour montrer son dynamisme et se positionner comme la référence en matière de plein air.

Appuyer l’innovation

Issu d’un partenariat entre différents experts de l’industrie touristique et de la recherche sur les changements climatiques, le Living Lab Laurentides est géré par Tourisme Laurentides. L’objectif est d’appuyer des projets qui proposent des mesures pour atténuer les conséquences du changement climatique et minimiser l’émission de gaz à effet de serre, mais également d’explorer des options proactives entraînant une transformation des pratiques d’affaires de l’ensemble des acteurs de l’industrie. À ce jour, trois projets ont déjà intégré le Living Lab Laurentides.

Parc linéaire Le P’tit Train du Nord

Le Living Lab soutient les gestionnaires du P’tit Train du Nord pour effectuer une recherche sur différentes options de revêtement de sol pour piste cyclable. En s’inspirant des bonnes pratiques internationales, l’analyse devrait aboutir à l’utilisation de matériaux recyclés ou végétaux pour un sentier cyclable qui tolère mieux les épisodes de chaleur et les pluies abondantes. Tout au long du processus, des experts, mais également les usagers, seront consultés.

Source : Tourisme Laurentides

Ville de Saint-Sauveur

Pendant les périodes de pics touristiques, de nombreux visiteurs affluent en véhicules motorisés dans le centre-ville de Saint-Sauveur. Tout en augmentant sensiblement les émissions de gaz à effet de serre, cette situation menace la qualité de vie des résidents aussi bien que l’expérience des voyageurs. Le Living Lab accompagne la Ville de Saint-Sauveur pour la mise en place d’un système gratuit de navette en autobus électrique. Les visiteurs et les résidents sont invités à stationner leur véhicule en périphérie du centre-ville et à utiliser ce mode de transport plus responsable.

Adaptation des sentiers

Alors que la Station Mont-Tremblant, la Ville de Mont-Tremblant et le Parc régional de la Montagne du Diable voyaient simultanément la qualité de leurs sentiers de randonnée menacée par les nouvelles réalités climatiques, le Living Lab les a réunis sous un même projet. L’objectif est d’identifier des options d’aménagement afin de lutter contre l’érosion des pistes et des infrastructures due aux fortes pluies, mais aussi de renforcer la sécurité des usagers et la protection de l’environnement.

Ces initiatives inspirantes atténuent l’aspect inéluctable des changements climatiques en misant sur la proactivité, le partenariat, l’adaptation et l’innovation. Et vous, quelles actions avez-vous déjà mises en place ?

 

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Les habitudes de plein air des seniors

Pour plusieurs, appartenir au 3e âge, ça veut aussi dire avoir tout son temps. C’est vrai aussi que les agendas ne subissent plus les contraintes du calendrier scolaire. Bien que la plupart des seniors sont à la retraite, ils se gardent très habituellement actifs et prennent leur temps pour sélectionner leurs occupations. Ils cherchent souvent à donner un sens à leur vie en multipliant les engagements (causes sociales, visites familiales, activités culturelles et sportives, voyages, etc.). Nous nous sommes intéressés à la dimension de leurs temps libres qui concernent les activités de plein air.

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec une coalition de plusieurs partenaires* a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé** au Québec. Les données traitant de ce segment de clientèle proviennent d’un sondage mené auprès de plus de 3 000 Québécois.

Au sens large, la définition du terme senior fait référence aux gens âgés de 65 ans et plus. En raison de limites physiques évidentes auxquelles les personnes de 75 ans et plus doivent souvent faire face, l’étude révèle que les seniors qui pratiquent le plein air se retrouvent massivement (91 %) dans le groupe d’âge situé entre 65 et 74 ans. Pour cette raison, la présente analyse s’attardera uniquement à ce segment.

Les raisons qui limitent les seniors

C’est un peu plus de la moitié (52 %) des seniors qui n’ont pratiqué aucune activité de plein air au cours des trois dernières années. À titre de comparaison, un peu plus du tiers (34 %) des Québécois appartiennent à cette catégorie. C’est d’abord le manque d’intérêt (35 %) qui est invoqué, suivi par des limites physiques permanentes (23 %) (voir le graphique 1).

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Parmi les activités que les seniors ne pratiquent pas, voici celles qui reçoivent le plus grand intérêt potentiel :

  • Randonnée équestre (30 %)
  • Canot en eau calme (28 %)
  • Raquette (26 %)
  • Ski de fond (21 %)
  • Randonnée pédestre ou marche hivernale (16 %)

Un marché très dynamique

Le vélo (29 %) et la randonnée pédestre (27 %) sont les activités qui récoltent les plus forts taux de pratique annuels parmi la population des seniors (voir le graphique 2). Une forte proportion des adeptes de 65 à 74 ans considèrent le vélo comme leur activité principale, davantage que pour l’ensemble des Québécois.

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Ils ont du temps libre et en profitent !

Lorsque les seniors ont la possibilité de pratiquer des activités de plein air, ils en profitent au maximum. Près de la moitié (46 %) d’entre eux effectuent au moins 20 sorties de plein air annuellement (voir le graphique 3). Près du quart (24 %) peuvent être qualifiés d’assidus, effectuant plus de 60 sorties par année. À titre comparatif, la proportion de ces adeptes assidus n’est que de 17 % parmi l’ensemble des pratiquants québécois.

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 Sur le plan touristique, 63 % des adeptes seniors ont effectué au moins un séjour incluant la pratique d’activités de plein air, avec nuitée à l’extérieur de leur domicile. Parmi ceux-ci, 31 % ont séjourné au moins six nuitées en hébergement commercial (gîtes, hôtels, campings payants, etc.), comparativement à 23 % pour l’ensemble des Québécois s’adonnant au plein air.

Quelques caractéristiques distinctives

Pour une majorité d’aspects, les comportements des seniors ne diffèrent pas des autres tels qu’ils ont été présentés dans l’étude globale de la Chaire de tourisme. Voici toutefois certains traits qui les distinguent :

  • Ils ont beaucoup plus tendance à sortir en solo (20 %) que les moins de 45 ans, par exemple (8 %). C’est néanmoins en couple qu’ils se retrouvent le plus souvent (39 %) ;
  • Plus que tout autre critère, ce qui caractérise une destination de rêve pour faire de la randonnée aux yeux de la majorité (60 %) d’entre eux, c’est d’abord la qualité des sentiers (aménagements, largeur, signalisation) plus encore que le côté spectaculaire des paysages (43 %) ou la facilité à organiser la randonnée (30 %) ;
  • Ils sont plutôt contre l’idée d’autoriser les animaux de compagnie sur certains lieux d’activités jugeant cet aspect non prioritaire (44 %) ;
  • Pour 91 % d’entre eux, la motivation principale vient du fait que le plein air favorise l’adoption de saines habitudes de vie ;
  • Ils sont plus susceptibles (40 %) de croire que les investissements publics en lien avec la pratique du plein air sont insuffisants ;
  • Le fait de profiter d’une connexion cellulaire ou Wi-Fi, que ce soit au départ d’une randonnée ou le long du sentier, les intéressent très peu ;
  • Ils sont très peu enclins à vouloir bénéficier de services spécialisés tels que le transport d’équipements, l’accompagnement d’un guide, une formation technique, le prêt de matériel ;
  • Une majorité (51 %) de seniors disposent d’un revenu annuel brut pour le foyer de moins de 50 000 $.

Des sorties finement planifiées

Les seniors se montrent beaucoup plus méticuleux que la moyenne dans la planification de leurs sorties de plein air. Par exemple, ils sont plus susceptibles de consulter chacune des sources d’informations suivantes pour planifier une excursion ou un voyage à vélo :

  • Cartes et guides imprimés ;
  • Cartes électroniques en ligne sur ordinateur ;
  • Cartes électroniques sur tablette ;
  • Sites Web de la destination ;
  • Site Web de la Route Verte.

Ensuite, une fois en selle sur leur vélo, les seniors se fient d’abord aux cartes et aux guides imprimés (38 %), alors qu’ils sont beaucoup moins à l’aise (9 %) avec les cartes électroniques sur téléphone que les moins de 35 ans (55 %).

Mais avant tout, on parle ici d’une clientèle qui reste jeune d’esprit. Pour preuve : ils accordent autant d’importance que les autres Québécois à une meilleure accessibilité universelle (personnes à mobilité réduite) des lieux de pratique du plein air au Québec. Surveillez bien ces têtes blanches, elles n’ont pas fini de nous surprendre !

* Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 **Plein air non motorisé

Activités de plein air qui pour les fins de l’étude ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». 

 

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Produits et activités

Besoins et attentes des randonneurs

Parmi les 5,5 millions de Québécois adeptes du plein air, 37 % ont adopté la randonnée ou la marche hivernale en sentier comme activité principale. Plus de 59 % d’entre eux pratiquent la randonnée annuellement. Sachant que l’engouement est indéniable, l’industrie touristique en profite-t-elle au maximum ? Notre offre est-elle bien adaptée aux aspirations des randonneurs, ou passe-t-on à côté d’opportunités ? Considérant que le tiers des randonneurs effectuent au moins cinq séjours touristiques de plein air annuellement et que 48 % font la majorité de leurs voyages à l’extérieur de leur région, il devient très intéressant de s’y attarder d’un point de vue touristique.

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec une coalition de plusieurs partenaires* a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé** au Québec. Les données proviennent d’un sondage mené auprès de plus de 3 000 Québécois.

La rando oui, mais quoi d’autre ?

C’est la possibilité d’observer la faune qui s’inscrit comme l’activité parallèle de prédilection des randonneurs (voir le graphique 1). La cueillette de petits fruits ou de champignons et la baignade sont aussi très populaires. Les hommes aiment davantage (32 %) combiner pêche et randonnée. Une proportion importante (38 %) de randonneurs profitent des sentiers pour courir à l’occasion.

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À quoi rêvent les randonneurs ?

Lorsque les randonneurs doivent sélectionner leur prochaine destination de plein air, quels sont leurs critères ? Interrogés à propos de leur lieu de randonnée de rêve (voir le graphique 2), c’est d’abord le côté spectaculaire des paysages qui les séduit (56 %), suivi de la qualité du sentier (49 %). Ils apprécieront (41 %) la facilité à s’organiser (disponibilité et clarté des informations, outils de planification efficaces). La proximité de la destination pèse rarement dans la balance.

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Comment améliorer notre réseau de sentiers ?

Évidemment la concurrence est forte en matière d’offre de sentiers, particulièrement chez nos voisins du sud. Voici quelques pistes d’amélioration qui pourraient être apportées à nos différents réseaux du point de vue des utilisateurs (voir le graphique 3). Les randonneurs souhaitent d’abord que l’on améliore l’accessibilité aux sentiers (57 %) et que l’on rehausse la qualité et le nombre d’installations sanitaires. On remarque aussi l’intérêt à fréquenter des sentiers en meilleure condition. Voulant profiter du potentiel contemplatif de la randonnée, 50 % souhaitent davantage de points d’observation. Par ailleurs, 63 % des randonneurs estiment qu’il est prioritaire de mieux développer les forfaits organisés pour améliorer l’offre de plein air au Québec.

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Les outils technos, bonne idée ou pas ?

Les randonneurs se sont prononcés sur leur degré d’intérêt envers certains services (voir le graphique 4). Pour plusieurs, c’est l’occasion d’être enfin débranchés alors que d’autres voient un avantage à décrocher d’Internet. Les activités basées sur le géocaching susciteront certainement l’intérêt de nombreuses familles, alors que 26 % des randonneurs en couple avec enfants à la maison jugent cette idée très intéressante.

L’opinion est très partagée en ce qui concerne l’accès au Wi-Fi sur le lieu du départ des randonnées ou sur l’ensemble du territoire des sentiers. Ce sont les randonneurs âgés de 25 à 34 ans qui montrent le plus d’intérêt (46 %) à demeurer connectés dans les deux situations.

C’est justement l’idée d’un outil concret, version papier, qui soulève le plus d’enthousiasme chez les randonneurs. Près de la moitié (46 %) affichent un grand intérêt pour des fiches synthèses qui présenteraient des détails techniques sur les sentiers, des détails sur les moyens d’y accéder, des éléments d’interprétation ou encore des informations touristiques.

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Qu’attendent les marcheurs de votre page Facebook ?

Que ce soit pour s’inspirer des belles découvertes de sentiers de leurs amis ou pour connaitre les informations pratiques de la prochaine destination envisagée, Facebook ou d’autres réseaux sociaux sont souvent utiles aux randonneurs (voir le graphique 5). Ils représentent une occasion de communiquer avec votre clientèle, de l’aider à finaliser la préparation d’une prochaine sortie de plein air. Par exemple, 33 % des randonneurs âgés de 25 à 34 ans affirment se servir des réseaux sociaux pour trouver des options de covoiturage.

Il y a de bonnes chances que vos prochains marcheurs soient inspirés par des photos aperçues sur Facebook ou Instagram et songent à vous visiter. En effet, 54 % partagent des photos de leurs randonnées sur ces réseaux et 47 % s’en servent régulièrement comme source d’inspiration pour choisir la prochaine sortie. Mais votre présence sur les réseaux sociaux est aussi l’occasion d’offrir d’autres fonctionnalités appréciées de nombreux randonneurs, par exemple pour les aider à trouver des partenaires de marche, pour leur permettre de joindre un groupe de discussion sur des sujets d’intérêt ou simplement pour communiquer.

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Les applications mobiles

Environ 38 % des randonneurs utilisent de temps à autre des applications mobiles spécialisées. Par contre, seulement 4 % s’en servent sur une base régulière. S’ils avaient à créer leur application idéale, les randonneurs souhaiteraient avant tout qu’elle soit en mesure d’afficher des cartes très détaillées de tous les sentiers (voir le graphique 6). Les femmes sont particulièrement sensibles à cet aspect : 73 % d’entre elles le jugent très important. Les randonneurs tiennent aussi à ce que l’application fonctionne hors ligne, soit pour la géolocalisation ou pour consulter des cartes téléchargées à l’avance.

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Perspectives de développement

Une partie de votre clientèle appartient à un groupe de randonneurs aguerris à la recherche de nouveaux défis. Environ le quart des adeptes se montrent même très intéressés à suivre des formations spécialisées portant sur la météorologie, l’orientation en forêt ou encore sur les techniques de camping.  La randonnée pédestre et la marche hivernale comptent de nombreux adeptes très assidus. Plus de 45 % des randonneurs effectuent plus de 20 jours d’activités annuellement. Celles-ci font souvent partie intégrante de la planification des séjours touristiques.

Les perspectives de développement pour les régions sont encore très vastes, alors que moins de 5 % des randonneurs fréquentent les grands sentiers emblématiques tels le sentier international des Appalaches, le sentier transcanadien et le sentier national du Québec.

* Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

**Plein air non motorisé

Activités de plein air qui pour les fins de l’étude ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». 

 

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Tourisme durable

Développer la conscience écologique des voyageurs

Lors de la septième édition des Trophées de l’innovation de l’Écho touristique organisée en France, en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises, My Green Trip a reçu le prix « Coup de cœur du jury » pour sa trousse écoresponsable destinée aux touristes qui désirent nettoyer des sites naturels lors de leur voyage.

Fondée en 2016, cette entreprise propose aux voyageurs de ramasser des déchets avec des gants biodégradables et des sacs poubelles réutilisables et jetables (fabriqués à partir de matériaux recyclés). Des consignes de sécurité et des brochures de sensibilisation sont également fournies. La trousse se commande sur leur site Web.

La collecte ne se fait pas dans des lieux dangereux ou extrêmement pollués. L’idée consiste à sensibiliser les voyageurs à la collecte de déchets sur leurs trajets.

My Green Trip s’adresse aussi aux entreprises touristiques. De nombreux partenaires s’associent au projet. Parallèlement à leurs activités offertes, des clubs de surf, de randonnée, de plongée et des agences de voyages proposent désormais aux vacanciers d’agir de manière écoresponsable. Par ailleurs, la plate-forme Airbnb supporte l’entreprise par l’entremise du programme de tourisme communautaire qui vise à stimuler le tourisme durable à travers l’Europe, en soutenant des projets innovateurs.

Quelles sont vos initiatives pour sensibiliser vos visiteurs ?

 

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Segments de clientèles

Les mordus du tourisme de plein air

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et une coalition de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air, a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé au Québec.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Ces dernières ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». 

Le plein air comme leitmotiv du voyage

À partir des résultats de cette étude, le RVT a dressé un segment de clientèle que nous identifierons comme les « mordus du tourisme de plein air ». Pour se qualifier, ces Québécois devaient, au cours des 12 derniers mois, avoir réalisé au moins six séjours d’au moins une nuitée à l’extérieur de leur domicile incluant la pratique d’activités de plein air. Précisons que les participants ont répondu au sondage en deux vagues, la première du 31 octobre au 8 novembre 2016 et la deuxième du 18 au 21 avril 2017.

Environ 20 % des adeptes de plein air appartiennent à cette catégorie, soit quelque 13 % des Québécois, représentant un marché potentiel de plus d’un million de personnes. Parmi ces mordus, la moitié effectuent de 6 à 10 voyages de plein air annuellement, alors que l’autre partie en fait plus de 10. Ils sont même plus de 26 % à effectuer plus d’une vingtaine de séjours de plein air chaque année. Fait intéressant, 47 % de ces grands amoureux du plein air indiquent qu’une majorité de leurs séjours ont été effectués à l’extérieur de leur région.

Les activités qui motivent leurs voyages

Les mordus du tourisme de plein air affichent un taux de pratique largement supérieur à celui des autres adeptes, pour toutes les activités recensées (voir le graphique 1). C’est toutefois pour les activités de raquette, de ski de fond, de canot et de kayak que les écarts sont les plus prononcés.

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Plus de 55 % de ces mordus comptent au-delà de 30 jours d’activités de plein air à leur actif annuellement en considérant les sorties d’au moins une heure (voir le graphique 2).

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Les répondants étaient aussi interrogés sur le nombre de nuitées commerciales associées à ces séjours de plein air. Sur une base annuelle, 40 % des mordus du plein air ont utilisé un hébergement commercial pour au moins 9 nuitées comparativement à 17 % des adeptes de plein air.

Comment rejoindre ou intéresser ces grands voyageurs ?

Voici quelques habitudes des mordus du plein air en lien avec les principaux médias sociaux. Facebook semble le média le plus porteur, alors que 60 % des gens appartenant à ce segment l’utilisent en lien avec leurs habitudes de pratique du plein air (voir le graphique 3). Notons que plus du tiers n’en utilise aucun.

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Le côté spectaculaire des paysages est l’aspect qui leur parle le plus. N’ayez pas peur de jouer la carte familiale : ils estiment plus facile de concilier la vie de famille et les activités de plein air que l’ensemble des adeptes (63 % comparativement à 51 %). Ils se montrent aussi particulièrement intéressés aux divers services tels que le transport vers l’activité, le prêt de matériel, la préparation au voyage, etc.).

Un message marketing axé sur les bienfaits associés au plein air serait certes très porteur. En effet, cette clientèle est d’avis (61 % se disent extrêmement d’accord) que la pratique d’activités de plein air permet de réduire le stress.

Ils sont également très sensibles à l’aspect environnemental : 43 % d’entre eux (34 % pour l’ensemble des adeptes) ont déclaré être extrêmement d’accord avec le fait que la pratique d’activités de plein air leur permet d’avoir une conscience environnementale plus grande.

Une partie importante de ce segment verrait d’un bon œil la possibilité de voyager avec leur petite bête préférée. En effet, 39 % des mordus croient qu’il est prioritaire d’autoriser les animaux de compagnie sur certains lieux de pratique de plein air.

Quelques données sociodémographiques

Le segment des mordus de voyages de plein air a davantage tendance (41 %) à appartenir au groupe d’âge situé entre 45 et 64 ans (voir le graphique 4). Ce sont aussi des hommes dans 57 % des cas alors que pour l’ensemble des adeptes du plein air c’est l’inverse avec une proportion de 53 % de femmes. Plus souvent, ils vivent en couple sans enfant à la maison (39 %), ils sont plus rarement célibataires, séparés ou divorcés sans enfants à la maison (24 %). 

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Quelque 29 % des mordus du tourisme de plein air ont des enfants de moins de 18 ans au foyer. Fait intéressant, leurs enfants sont beaucoup plus susceptibles que la moyenne d’avoir vécu des expériences de plein air lors d’activités parascolaires, dans un camp familial ou dans des groupes supervisés comme les scouts ou de jeunes naturalistes.

Par ailleurs, on pourrait croire que ces grands voyageurs font naturellement partie des Québécois les plus aisés, mais ce n’est pourtant pas le cas. En effet, plus des trois quarts d’entre eux déclarent un revenu familial de moins de 100 000 $.

Les mordus de voyages de plein air ont davantage tendance à habiter dans les régions éloignées (voir le graphique 5). Les Montréalais sont sous-représentés, comptant pour 20 % de ce segment alors qu’ils représentaient 25 % de l’ensemble des répondants. Les régions fortement surreprésentées sont l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la région de la Capitale-Nationale.

graphique 5

Les mordus du plein air sont des as pour propager les bienfaits associés au plein air. Soyez prêts à les accueillir, les bonnes nouvelles se propagent rapidement !

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

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Produits et activités

Quand l’autocueillette devient une expérience

Plusieurs tendances favorisent la progression des activités d’autocueillette. Le virage entrepris par un nombre grandissant de ménages vers des pratiques culinaires plus responsables, comme de choisir des produits cultivés localement ou biologiquement, en est un exemple probant. On observe aussi un intérêt grandissant pour le tourisme gourmand et les produits du terroir, tel que le révèle une récente enquête sur la clientèle agrotouristique. De plus, le segment familial démontre un grand dynamisme depuis déjà quelques années en matière de voyage ; il constitue un marché important pour les agriculteurs qui offrent l’autocueillette.

Les cueilleurs québécois

Les données sur l’autocueillette s’avèrent plutôt rares. Néanmoins, dans le cadre d’une étude de la Chaire de tourisme Transat sur le plein air, des questions ont permis d’analyser la pratique de cette activité. Ainsi, les trois quarts des adeptes d’activités de plein air s’adonnent aussi à la cueillette (au moins une fois sur trois ans). Quelque 43 % d’entre eux l’ont fait à plus de 2 occasions (voir le graphique 1).

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Les adultes âgés de 25 à 44 ans s’adonnent à la cueillette plus que les autres groupes (voir le graphique 2). Ils sont aussi plus enclins à s’y être prêtés à plus de 5 occasions au cours des trois dernières années. Inversement, une plus forte proportion de personnes de 55 ans et plus n’ont pas fait de cueillette.

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Les gens des régions du Québec pratiquent la cueillette plus souvent que ceux des grands centres : 22 % s’y sont adonnés plus de 5 fois au cours des 3 dernières années. Cette proportion s’élève à 11 % dans le cas des Montréalais et à 14 % pour les résidents de Québec.  

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Vivre l’expérience de la cueillette

Cueillir des fruits et légumes ne suffit plus. Les consommateurs veulent une variété d’activités. Les jeunes familles souhaitent passer du bon temps avec les enfants, leur montrer d’où proviennent les aliments, mais aussi les divertir pour que chacun y trouve son compte et que l’expérience soit mémorable.

Les agriculteurs répondent à cette demande en ajoutant un éventail de divertissements, souvent les mêmes d’une ferme à l’autre, soit la possibilité de pique-niquer, de s’amuser dans des modules de jeu, de faire un tour de tracteur, de découvrir les animaux, de marcher dans les champs ou encore de trouver son chemin dans un labyrinthe de maïs. D’autres innovent soit par le type d’aliments offerts en autocueillette, par les activités connexes ou dans la façon de transmettre l’information sur les produits disponibles.

Cueillir son propre bouquet

Une entreprise de Laval offrait pour la première fois au printemps 2018 la possibilité de cueillir des tulipes parmi 500 000 plants de toutes les couleurs. En plus de repartir avec un sceau de fleurs, les visiteurs de Tulipes.ca bénéficient d’un paysage favorable à la prise de photos spectaculaires et propices aux partages sur Instagram. Voilà une excellente façon de faire connaître les lieux gratuitement.  

Choisir sa citrouille

Une famille de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides, a choisi de diversifier l’offre d’autocueillette dans la région, surtout orientée jusqu’alors autour de la pomme, en mettant sur pied le Centre d’interprétation de la courge. Le visiteur peut donc en apprendre sur les différentes variétés et cueillir les cucurbitacées qu’il souhaite acheter. L’endroit propose également un bistro avec plusieurs spécialités culinaires à la courge. L’entreprise a développé des forfaits qui combinent visites guidées des champs et dégustation de mets cuisinés sur place.

En Outaouais, le Potager Eardly ouvre aussi sa ferme au public pour l’autocueillette de courges et de citrouilles, mais il anime également les lieux grâce à des ateliers de décoration de citrouilles. Les gourmands peuvent savourer des gelato, sorbets et yogourts glacés maison conçus à base des fruits cultivés à la ferme.

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Source : Centre d’interprétation de la courge

Récolter le raisin… et faire du vin

Le Vignoble La Bauge, dans les Cantons-de-l’Est, invite les gens non seulement à visiter les lieux et à déguster les vins, mais aussi à mettre la main à la pâte le temps d’une journée. L’activité consiste à participer aux vendanges, à prendre part à chacune des étapes de la préparation du vin, le tout dans une ambiance festive. Le forfait « Vigneron d’un jour » remporte beaucoup de succès.

Couper son sapin

Plusieurs cultivateurs de sapins proposent aux consommateurs de venir le choisir sur place, encore bien enraciné dans le sol. La Plantation René Matte crée un événement autour de la cueillette et anime les lieux avec une équipe de lutins qui donne un coup de main dans la coupe des arbres choisis. M. Matte a bien cerné le concept de l’expérience avec une mise en scène pour amuser toute la famille. Voici la vidéo de présentation :

Source : YouTube

Aller aux pommes en hiver

Le Domaine Lafrance, dans les Basses-Laurentides, invite à récolter des pommes gelées pour la production du cidre de glace. Cet événement se déroule habituellement durant deux week-ends du mois de janvier dans une ambiance de fête avec visite guidée de la cidrerie, tire de pomme sur glace, feu de joie, repas chaud et dégustation de cidres.

Trouver l’information à jour, en ligne

Les producteurs agricoles qui ont franchi la frontière de l’agrotourisme doivent adopter une approche orientée vers le service à la clientèle. Certains transmettent de façon claire l’information pertinente sur leur site Web afin de bien renseigner les clients sur les produits disponibles en autocueillette. C’est le cas de la ferme Chez Mario qui affiche les quantités disponibles à la cueillette lorsque c’est la saison.

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Source : Chez Mario

De bonnes pratiques

Pour outiller les agriculteurs, le regroupement Terroir et Saveurs, en collaboration avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, lançait récemment un rapport comprenant un volet sur les bonnes pratiques d’affaires en agrotourisme. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation offre de nombreuses pistes de réflexion dans son document étoffé intitulé le Pense-Bête de l’agrotourisme.

L’Université du Vermont publie aussi un guide bien conçu pour informer les agriculteurs des avantages et inconvénients d’ouvrir sa ferme à l’autocueillette et des éléments à considérer pour le faire avec succès.

Voilà autant d’inspirations et d’outils pour enrichir l’offre agrotouristique et ainsi favoriser la fréquentation et le dynamisme des régions rurales québécoises.

 

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Tourisme durable

Tourisme durable : s’inspirer des meilleurs

Chaque année, le World Travel & Tourism Council (WTTC) souligne le travail d’organisations touristiques s’étant illustrées en tourisme durable. Voici des finalistes des Tourism for Tomorrow Awards ainsi que des Palmes du Tourisme Durable (France) qui peuvent inspirer les entreprises d’ici.

 

 

Thompson Okanagan Tourism Association

Intégrer les communautés autochtones

En Colombie-Britannique, l’Association touristique de Thompson Okanagan (TOTA) a remporté le grand prix 2018 des Tourism for Tomorrow Destination Awards grâce aux actions de sa stratégie régionale, mise en place en 2012. Le développement durable y teinte chaque mesure. Cette entente inclusive a été appuyée par 90 collectivités, dont 33 communautés autochtones. Il s’agit d’une première en Amérique du Nord.

TOTA développe ainsi l’offre touristique conjointement avec les autochtones à l’aide, entre autres, d’un spécialiste qui arrime la stratégie de tourisme culturel au respect de la tradition et de l’authenticité des mœurs et coutumes.

Des mesures variées

La feuille de route de TOTA inclut également de nombreux projets diversifiés comme celui d’installer plus de mille bornes de recharge pour voitures électriques à travers la région. Elle prévoit aussi la création de webinaires gratuits destinés aux 4 500 intervenants touristiques afin de les guider dans une gestion plus durable et responsable de leur entreprise.

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Source : TOTA

La région, qui accueille annuellement quelque 3,5 millions de touristes, a reçu en 2017 la prestigieuse certification Sustainable Tourism Destination des organismes Biosphere International et Responsible Tourism Institute. Thompson Okanagan est la première destination des Amériques à obtenir ce label.

Riverwind Foundation

Coordonner les actions

La station touristique américaine de Jackson Hole, au Wyoming, est proactive en matière de mesures durables depuis déjà plusieurs années. Grâce à la coordination qu’apporte le Jackson Hole & Yellowstone Sustainable Program, développé par la Riverwind Foundation, ses actions créent un effet domino et une synergie qui suscitent l’implication de nombreux intervenants.

Parmi les programmes porteurs, celui des Hotshots a remporté beaucoup de succès. Ce projet consistait à sélectionner et à former des professionnels de la région pour qu’ils accompagnent les entreprises dans leur virage durable, sur le plan environnemental, social et économique. Les Hotshots ont ainsi guidé plus de 260 entreprises.

Sensibiliser les résidents et les visiteurs

Le code de conduite réalisé par des étudiants du secondaire et s’adressant à la communauté et aux visiteurs constitue un autre projet rassembleur. Ces efforts ont permis d’éduquer les jeunes au développement durable, et de créer des outils de communication et de marketing établissant la marque et la vision quant à l’utilisation du territoire et de ses ressources.

 

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Source : Sustainable Destination

Parkbus

Tout comme les deux exemples précédents, l’organisme canadien Parkbus figure parmi les finalistes des Tourism for Tomorrow Awards. En plus d’être le premier système de transport entre des villes et des parcs, Parkbus génère des bénéfices durables. Il constitue d’abord un service de transport en commun qui permet de réduire le nombre de véhicules circulant vers et dans ces lieux.

 

Offrir l’accès au plein air

Parkbus s’avère aussi une composante importante d’accès au plein air et aux parcs pour les nouveaux Canadiens et les non-initiés. L’organisme gère des programmes communautaires tels que Active Days, qui invite les citadins à découvrir la nature et à faire des rencontres. NatureLink permet aux néorésidents de profiter d’un transport à prix réduit et d’acquérir des connaissances sur la pratique du plein air, tout en créant des liens. Ces programmes ont vu le jour grâce à des partenariats publics et privés.

Le succès de Parkbus ne démord pas. Lancé en 2010, il a rapidement multiplié le nombre de parcs et de villes desservis. Il a aussi donné naissance à des initiatives similaires ailleurs dans le monde. Au Québec, Parkbus s’est associé à la Navette Nature (Nana) pour le volet du transport en commun.

Escapades nature sans voiture 

Dans la même lignée, les Grands Sites de France, ces territoires exceptionnels dont les gestionnaires et les habitants s’engagent à améliorer les conditions de protection du paysage, proposent les Escapades nature sans voiture. Sous forme de carnets de voyage, ces offres suggèrent des itinéraires permettant de découvrir en profondeur ces sites par des moyens de transport en commun ou actifs. En tout, 12 escapades de 2 ou 3 jours sont offertes.

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Source : Escapades nature sans voiture

Lancés en 2015, certains circuits ont été bonifiés depuis, grâce à des partenariats régionaux avec des locateurs de vélos électriques. Cette initiative, inspirée par le mouvement slow travel (tourisme lent), a remporté une Palme du Tourisme Durable en 2017.

Un virage essentiel

L’industrie touristique connaît un essor spectaculaire et contribue de façon croissante aux émissions de gaz à effet de serre. Les répercussions du tourisme sur les communautés locales et la représentation de certaines cultures exigent une plus grande concertation de l’ensemble des parties prenantes dans la planification. De plus en plus de voyageurs en sont conscients et sont sensibles à ces enjeux. 

 

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Produits et activités Tendances

Animer un fleuve, plus qu’une histoire de bateau

 

La Direction générale des entreprises (DGE) et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) ont publié une étude sur les meilleures pratiques internationales du tourisme fluvial. Une partie importante du document se consacre à la thématique de l’innovation. Celle-ci se décline en fonction de plusieurs sujets tels que les modes de consommation, l’aménagement des berges et la protection de l’environnement. Il est également démontré que le tourisme fluvial peut innover en s’inspirant des secteurs maritimes et nautiques. Voici quelques-unes des suggestions et des exemples du rapport du DGE et du Réseau de veille.

De nouveaux modes de consommation

L’économie collaborative se développe et le tourisme fluvial n’y échappe pas. Plusieurs compagnies offrent désormais aux emprunteurs de louer des produits ou des services plutôt que de les acheter.

L’entreprise Uber commercialise un nouveau service de transport sur l’eau. UberBOAT permet à un utilisateur de contacter un capitaine par son téléphone intelligent et d’effectuer un trajet à moindre coût. D’abord testé lors d’évènements ponctuels, tels que le Festival de Cannes, le service est officiellement offert depuis juin 2017. Pour l’instant, la Croatie est l’unique destination desservie (voir la vidéo suivante).

Source : YouTube

Développé depuis quelques années, le boat-club offre de consommer les activités nautiques d’une nouvelle façon. Par un abonnement annuel, un membre accède à plusieurs sites et aux bateaux s’y trouvant. Le concept est présent aux États-Unis et il permet une augmentation du nombre d’adeptes en rejoignant une clientèle qui ne souhaite pas nécessairement devenir propriétaire d’un bateau. Cette formule se développe également en France. Dans ce pays, elle est majoritairement présente le long du littoral comme le propose le Bénéteau Boat Club.

Les plateformes collaboratives apparaissent au rythme des changements dans les modes de consommation. Les sites tels que Boatsetter, Click & Boat et Hey Capitain constituent des services de location de navires. Ils mettent en relation les propriétaires et les clients désirant pratiquer des activités telles que la pêche, une croisière ou des sports nautiques, seuls ou accompagnés du capitaine. Tous les exemples peuvent se reproduire dans le tourisme fluvial dans le cas de territoires où la plaisance privée est développée.

La valorisation d’un cours d’eau

L’aménagement des voies navigables possède de nombreux avantages. En plus d’inciter à la réappropriation des berges et des plans d’eau, cela apporte une attractivité supplémentaire et l’exploitation de secteurs sous-estimés (lire : La reconquête touristique des berges fluviales).

Les baignades urbaines 

Les baignades dans les cours d’eau urbains ont mauvaise réputation en raison d’aspects liés à la sécurité et des dangers sanitaires. Toutefois, cela tend à changer depuis quelques années grâce à de nombreux efforts de dépollution. Plusieurs grandes villes, notamment Copenhague, Berlin et Zurich, possèdent leur espace de baignade dans leur voie navigable. Dans le cas de Paris, la Ville souhaite rendre officiellement accessible la baignade dans la Seine en 2024, juste à temps pour les Jeux olympiques. D’ailleurs, le cinéaste Wilfrid Duval d’Urbaparis a réalisé une courte vidéo expliquant les enjeux d’un tel projet. 

Il existe également un concept des piscines flottantes. Il s’agit de structures installées sur un plan d’eau permettant une baignade propre et sécuritaire. Dans plusieurs cas, elles sont démontables et peuvent être déplacées selon les saisons ou les conditions météorologiques. C’est le cas des piscines Mobipool comme l’illustre l’image suivante.

piscine_flottante_tourisme_fluvial Source : Youtube

Hôtels flottants

Certains hôtels sont aménagés directement sur l’eau. En Norvège, l’Arctic Bath Hotel & Spa ouvrira bientôt ses portes et sera situé directement sur la rivière Lule. Au Québec, un nouveau projet d’hôtel flottant verra le jour à l’été 2018 à Salaberry-de-Valleyfield. L’entreprise Flotel s’installera dans la baie Saint-François. La structure écoresponsable disposera de six chambres réparties sur trois plateformes indépendantes, mais reliées entre elles. Elles seront dotées d’une terrasse privée avec fauteuils et foyer, d’un grand lit et d’une salle d’eau

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Source : Flotel

Marché urbain

Depuis 2012, l’Association le Marché de l’Eau offre aux Parisiens la possibilité d’acheter des fruits et des légumes biologiques acheminés par bateau. Les consommateurs doivent s’abonner au service et récupérer leur panier de denrées aux points de relais. Cette activité s’inscrit directement dans les tendances du slow food et du bien-être. 

La protection de l’environnement

Plusieurs enjeux environnementaux affectent le tourisme fluvial, dont le besoin de réduire ses impacts sur le milieu naturel. De nombreuses compagnies optent pour des navires avec un type de propulsion hybride ou 100 % électrique.

Des outils développés par le secteur nautique présentent un fort potentiel pour les territoires ayant des activités fluviales. C’est le cas du projet C’mon spot de l’Agence des Aires Marines Protégées. Le portail Web sensibilise de manière ludique et pédagogique aux enjeux environnementaux des sites de pratiques des activités nautiques le long du littoral breton. Il fournit également des informations sur les interdictions et les diverses précautions à prendre selon le site fréquenté. 

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Source : C’mon spot

En plus d’être des éléments importants de l’offre fluviale, ce type d’installations et d’activités participe au dynamisme des milieux urbains en animant et en valorisant les voies navigables des villes.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Tendances

Neuf tendances en tourisme d’aventure

Le contexte global demeure favorable à la croissance du tourisme d’aventure. Celui-ci se fait de plus en plus grand public. Les voyageurs cherchent à se ressourcer, à reconnecter avec la nature, à se dépasser et à vivre des expériences significatives. L’aventure est un bon moyen d’y arriver. L’organisme Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait, en début d’année 2018, un rapport regroupant 20 tendances. Voici un survol de neuf d’entre elles, soit celles sur le type d’expériences et les produits.

Voyager en solo

Selon la firme MMGY Global, environ un voyageur américain sur quatre envisage de voyager seul en 2018. Les itinéraires spécialisés et une couverture médiatique importante de ce segment de clientèle stimulent la demande. Il ne s’agit pas nécessairement de personnes qui sont seules en ménage, mais plutôt de voyageurs qui souhaitent découvrir une destination en fonction de leurs intérêts ou encore parce que leur partenaire de voyage n’est pas disponible. L’agence Abercombie & Kent s’ajuste et oriente un volet de son offre pour les voyageurs en solo.

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Source : Abercrombie et Kent

L’aventure ultime : vivre comme un local

Les voyageurs d’aventure prennent de l’expérience et souhaitent vivre des aventures authentiques, en se mêlant à la population locale. Pour répondre à ce besoin, des destinations et des entreprises développent des stratégies permettant aux voyageurs d’entrer en contact avec des résidents. Les plateformes Airbnb et EatWith en sont des exemples probants. L’entreprise HiveSters, en Thaïlande, illustre aussi très bien cette tendance. Les voyageurs peuvent apprendre à cuisiner le Pad Thaï dans la rue ou encore rencontrer des artisans dans leur atelier, en dehors des circuits touristiques de masse. 

tendances-aventure-cuisine-de-rue Source : HiveSters

L’expansion du slow travel

La découverte d’une destination à un rythme lent, qui permet de bien intégrer les lieux et de s’imprégner de l’environnement, devient une spécialité pour de nouveaux voyagistes. Les nomades numériques, qui travaillent tout en voyageant, sont des adeptes de slow travel. Tout comme les jeunes retraités actifs, les personnes en période de transition, celles qui décident de prendre une pause du travail pour explorer une destination, ou encore ceux qui décident de partir en voyage un certain temps tout en travaillant. Pour tous ces voyageurs, il y a des entreprises comme Unsettled et Remote Year qui facilitent l’organisation de ces séjours prolongés. Elles s’occupent de dénicher l’hébergement, des espaces de travail communs le cas échéant, des escapades d’aventure et des expériences locales sur mesure qui permettent de connecter avec les lieux.

La quête du bien-être global

Les voyageurs d’aventure cherchent de plus en plus à se déconnecter de la routine quotidienne, à se recentrer sur l’essentiel pour maintenir une bonne santé mentale comme physique. Pour les entreprises de tourisme d’aventure, cela implique d’intégrer des composantes de bien-être. Les études démontrent les bienfaits de la nature sur la santé mentale, sur l’équilibre psychique des individus. Visit Estonia joue cette carte avec la campagne Stress Buster qui vise à séduire les gens stressés avec l’appel de la forêt et de la nature.

Des expériences « transformationnelles »

Les voyageurs d’aventure sont motivés par l’idée de changer par le voyage, de devenir des personnes différentes, améliorées. Pour favoriser cette transformation, les entreprises doivent la considérer dans le design d’expérience en équilibrant les composantes de l’itinéraire, en ce qui concerne le temps, les séquences d’activités, les défis et les moments propices à l’introspection. L’organisation Explorer X se spécialise en voyages pour aventuriers en quête de transformation. Chaque fournisseur doit considérer ce design d’expérience. 

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Source : Explorer X

Le tourisme de randonnée

La randonnée constitue l’une des activités de plein air les plus pratiquées par les voyageurs. Les destinations l’ont bien compris et font la promotion de leurs sentiers afin de prolonger le séjour des visiteurs. De plus, ceux-ci peuvent être tentés de revenir pour explorer une autre section du sentier. Ce type de tourisme favorise le développement local, les expériences authentiques et s’aligne bien sur les tendances précédentes concernant les voyages de transformation et la quête du bien-être. Les services en marge du tourisme de randonnée devraient prendre de l’ampleur en 2018, comme les itinéraires autoguidés et le transport de bagages.

Des produits pour les aventurières

Qu’elles soient seules ou non, un peu comme les voyageurs en solo, les femmes aiment parfois voyager entre elles lorsqu’elles partagent les mêmes intérêts. On observe une forte croissance du nombre d’entreprises qui conçoivent des voyages sur mesure pour elles. C’est le cas d’AdventureWomen, qui s’adresse exclusivement aux femmes ou Austin Adventures dont une partie de l’offre leur est réservée.

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Source : AdventureWomen

Les destinations hivernales

L’hiver est en vogue auprès des voyageurs d’aventure. Les destinations comme l’Islande, le Yukon, la Finlande et le Groenland témoignent d’un achalandage à la hausse durant la saison froide. Les activités et les événements d’hiver se multiplient. Les produits polaires, tels que les aurores boréales et la faune arctique ont particulièrement la cote. Les touristes d’hiver viennent principalement du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Chine. 

tendances-aventures-aurores-hiver Source : VisitFinland

Des cabines de luxe en territoire isolé

La tendance des minimaisons a trouvé un terreau fertile dans le milieu touristique. Des petites cabines préfabriquées au design soigné et au confort égalant celui d’une chambre d’hôtel de luxe apparaissent dans les lieux les plus improbables. Ces unités attirent la curiosité et leur design attrayant suscite les partages sur les médias sociaux comme Instagram. Ce type d’hébergement donne également une nouvelle attractivité aux régions éloignées en offrant une expérience de luxe en territoire vierge. 

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Source : OodHouse

L’aventure au Québec

Le Québec est bien en selle pour accueillir les voyageurs adeptes d’aventure. Les réseaux s’organisent, des partenariats sont scellés et l’offre se développe. Aussi, les stratégies de Tourisme Québec sur la mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure, sur le tourisme hivernal et sur le développement et la commercialisation au nord du 49e parallèle, ainsi que la promotion concertée de l’offre « nature » sur le site Web Québec Original permettront certainement de positionner la destination québécoise avantageusement auprès des marchés en croissance.

 

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