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Portrait de la pratique du plein air par les Québécois

Une concertation sans précédent de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air commandait une vaste étude afin de dresser le portrait du plein air non motorisé au Québec, incluant les retombées économiques et sociales de ce secteur.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois par la Chaire de tourisme Transat pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et les nombreux autres partenaires (nommés à la fin de l’analyse) a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Dans le cadre de cette étude, ces dernières se définissent comme suit : « Des activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». Mentionnons que l’enquête a aussi retenu des répondants qui ont révélé ne pas pratiquer d’activités de plein air afin d’en cerner les raisons. Voici un aperçu des résultats globaux obtenus. Des analyses spécifiques à certaines de ces activités seront publiées ultérieurement.

Le vélo, la randonnée et la raquette

Le vélo sur route et sur piste cyclable ainsi que la randonnée pédestre et la marche hivernale en sentier figurent en tête du palmarès des activités les plus pratiquées. Aussi, le tiers des Québécois qui s’adonnent au plein air ont fait de la raquette et le quart ont fait du canot en eau calme. Le graphique suivant illustre le taux de pratique des adeptes québécois de plein air au cours de la dernière année.

Taux-pratique-quebecois-plein-air-graphique1

*Le ski de montagne, qui fait référence à la montée de montagne à ski avec peaux de phoque, jouit d’un taux de pratique relativement élevé. Cette donnée doit être considérée avec une certaine réserve, en raison de l’apparition récente de l’appellation « ski de montagne ». Ce terme a possiblement été confondu avec celui de ski alpin, ce qui aurait entrainé une surreprésentation de l’activité. Aussi, en raison d’une certaine ressemblance entre les appellations « randonnée équestre » et « randonnée pédestre », il est possible que certains répondants aient confondu ces deux activités.

Des Québécois actifs, en couples et entre amis

Questionnés sur le nombre de jours durant lesquels ils ont fait des activités de plein air au cours de la dernière année, 38 % des pratiquants affirment s’y être adonnés durant une période équivalente à trois semaines ou plus. Les Québécois très actifs (60 jours et plus de plein air) représentent 17 % des adeptes. Cette proportion s’élève à 22 % parmi les 55 ans et plus. De façon générale, les hommes sont les plus actifs : 41 % d’entre eux ont fait du plein air durant au moins 21 jours, contre 35 % des femmes. Les occasionnels (7 jours ou moins) ne forment que le quart des pratiquants (voir le graphique ci-dessous).

La plupart (85 %) des adeptes font du plein air accompagnés de leur conjoint (32 %), en famille (31 %) ou avec des amis (22 %). Le plein air en groupe organisé rejoint 2 % des adeptes.

jours-pratique-plein-air-graphique2

Le plein air en séjour

Près des trois quarts des adeptes ont réalisé un séjour avec nuitée durant lequel ils ont fait au moins une activité de plein air au cours de la dernière année. Un adepte sur quatre réalise des séjours avec plein air à l’extérieur de sa région de résidence. Durant ces voyages, le recours à l’hébergement commercial (dont le camping sur des sites aménagés) est très fréquent (83 %). Le tiers de ces séjours comptent plus de 4 nuitées.

Ceux qui n’en font pas…

Parmi le tiers des Québécois ne s’étant pas adonnés à des activités de plein air au cours des trois dernières années, les trois principales raisons évoquées sont le manque d’intérêt, des limitations physiques permanentes et le manque de temps. Les femmes évoquent plus que les hommes les restrictions financières comme raison, alors que ce sont surtout les jeunes de 18 à 34 ans qui manquent de temps (44 %).

Favoriser la pratique

Selon plus de la moitié des adeptes, quatre éléments devraient être priorisés pour favoriser la pratique des activités de plein air :

  • le développement de forfaits de plein air;
  • l’accessibilité pour les familles;
  • la possibilité de louer du matériel;
  • la communication à propos de l’offre existante.

Le graphique suivant illustre l’ensemble des éléments proposés et le poids que les adeptes leur accordent.

favoriser plein air

 

Activités de niche ou en émergence

L’étude s’est aussi penchée sur le taux de pratique des adeptes à certaines activités de niche ou en émergence au cours des trois dernières années. Parmi l’ensemble des activités présentées (voir le graphique 4), la cueillette de fruits / la mycologie, l’observation de la faune et le patinage extérieur récoltent les plus hauts taux de pratique alors que le parapente, le télémark, la slackline et le fatbike enregistrent les incidences les plus faibles, illustrant leur caractère de « niche » ou encore en émergence.

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Intérêt pour d’autres activités

Parce que les adeptes du plein air ont rarement un intérêt exclusif envers une seule activité, la Chaire de tourisme leur a demandé s’ils souhaitaient essayer une activité qu’ils ne pratiquent pas pour l’instant. Comme le démontre le graphique suivant, l’initiation à la randonnée équestre et l’initiation au canot en eau calme sont les plus populaires. Aussi, les femmes s’intéressent plus (21 %) que les hommes (11 %) à l’initiation à la planche à pagaie. Il en va de même pour le ski de fond (24 % vs 19 %). Les hommes sont plus nombreux à manifester de l’intérêt pour le vélo de montagne (15 %) et la spéléologie (14 %) que les femmes (11 % et 9 % respectivement). Davantage de jeunes de 18 à 34 ans démontrent de l’intérêt pour la majorité des activités proposées, à l’exception de la raquette et de la randonnée pédestre qui interpellent en plus grand nombre les 55 ans et plus (23 % et 16 % respectivement).

initiation plein air

Ce portrait sommaire donne un aperçu de l’importance que revêtent les activités de plein air au Québec. Des profils par activité permettront d’aller plus loin dans la connaissance des pratiquants.

Les Québécois(es) et les touristes ont accès à une multitude de sentiers et de sites de plein air de qualité notamment dans les parcs nationaux et régionaux, les camps de vacances et les municipalités. Quelques études sectorielles d’impacts sociaux et économiques ou des portraits de clientèles ont été réalisés dans les dernières années, mais aucune étude ne dressait un portrait complet des retombées des activités de plein air non motorisées au Québec. Avec ces résultats, les organismes du milieu et les intervenants en loisir pourront cibler des mesures qui permettront de consolider l’offre d’activités physiques de plein air au Québec.

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

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Les Français en voyage d’agrément

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Français des aires urbaines de Paris, Lyon et Toulouse. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1401 répondants qui avaient effectué au moins un voyage d’agrément incluant minimalement une nuitée en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années.

 

Des voyages estivaux

Les retraités et les résidents de l’aire urbaine de Paris sont ceux qui voyagent le plus fréquemment

Les Français ont réalisé en moyenne 5,7 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence, soit 3,2 séjours pendant l’été (de mai à octobre) et 2,5 au cours de l’hiver (de novembre à avril). Les retraités et les résidents de l’aire urbaine de Paris sont ceux qui voyagent le plus fréquemment, tant l’hiver que l’été, alors que ceux de la région de Toulouse voyagent le moins. Plus du tiers des Français ont effectué 5 voyages estivaux ou plus (35 %) au cours des trois dernières années alors que pendant les mois plus froids, ils préfèrent voyager moins souvent : une ou deux fois en moyenne (43 %; voir le graphique 1).

francais-voyages-agrement Le Québec, principale destination canadienne

L’Europe (80 %) constitue la destination préférée des voyageurs d’agrément français, suivie de loin par les États-Unis (31 %), l’Asie (26 %), le Canada (21 %) et l’Afrique (20 %). En général, les touristes de l’aire urbaine de Paris sont significativement plus nombreux que les autres à avoir séjourné dans diverses destinations alors que ceux de l’aire urbaine de Toulouse sont proportionnellement moins nombreux à avoir visité l’ensemble des destinations ciblées (sauf l’Europe), incluant le Canada et le Québec. Cette province est d’ailleurs la principale destination canadienne des voyageurs français (voir le graphique 2) qui sont plus nombreux à visiter notre pays et le Québec en période estivale (19 % et 14 % respectivement) qu’en hiver (14 % et 8 % respectivement). Les hommes (20 %) sont plus nombreux à visiter la province que les femmes (7 %), et la majorité des visiteurs sont âgés de 18 à 34 ans (40 %). francais-provinces-visitees

La culture au programme

La plupart (88 %) des répondants français ont pratiqué au moins une activité culturelle et événementielle durant un voyage d’agrément au cours des trois dernières années. D’ailleurs, pour plus des trois quarts des touristes (79 %), cela représentait la raison principale de leur séjour.

(88 %) des répondants français ont pratiqué au moins une activité culturelle et événementielle

Ils ont visité principalement des musées et des économusées, découvert le patrimoine, l’architecture et le design urbain, parcouru des routes et des circuits touristiques, visité des galeries et des centres d’exposition, assisté à des festivals et des événements estivaux et participé à des activités agrotouristiques et de tourisme gourmand (voir le graphique 3). Les touristes parisiens sont proportionnellement plus nombreux que l’ensemble des répondants à se rendre aux musées et aux économusées (55 %), aux galeries et aux centres d’exposition d’art (35 %) ainsi qu’à vivre des expériences autochtones (21 %).

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La plage séduit toujours autant

Près de neuf touristes d’agrément sur dix (89 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives lors de leurs voyages d’agrément réalisés au cours des trois dernières années. Pour 78 % des répondants, cela constituait la raison principale du séjour.

Pour 3 voyageurs sur 4, les activités de plein air et sportives constituaient la raison principale du séjour.

Ils se sont principalement rendus à la plage et se sont baignés, ont visité des parcs nationaux, ont pratiqué la randonnée pédestre en milieu naturel, l’observation de la faune (autre que les mammifères marins) et de la flore ainsi que la course à pied et la marche (voir le graphique 4). Les touristes de l’aire urbaine de Paris se démarquent des autres marchés par un taux de pratique supérieur des deux dernières activités mentionnées.

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Le pouvoir attractif de la ville

Neuf voyageurs d’agrément français sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement (91 %)

Neuf voyageurs d’agrément français sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement (91 %). Pour la majorité (81 %), cela représentait la raison principale de leur séjour. Parmi les plus populaires, figurent le tourisme urbain (visite de quartiers, tours de ville guidés, etc.), la visite de parcs zoologiques et d’aquariums, de jardins botaniques, de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques et de spas (voir le graphique 5). Le tourisme urbain est toutefois moins populaire chez les répondants de l’aire urbaine de Lyon. Mentionnons également que les Toulousains n’ont pratiqué aucune activité récréative ou de divertissement dans des proportions plus grandes que les autres clientèles françaises (15 % comparativement à 9 %).

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L’attrait incontesté des activités récréatives et de divertissement

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante. Dans l’ensemble, les touristes français semblent accorder un intérêt modéré aux activités qu’il est possible de pratiquer lors d’un voyage d’agrément. En effet, seules les catégories patrimoine, architecture et design urbain ainsi que les parcs nationaux franchissent le cap des 7 points, suivies quand même de près par les catégories activités de plage et de baignade, de tourisme urbain, de musées et d’économusées ainsi que de routes et circuits touristiques (voir le tableau 1).

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Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément, soit :

  • le patrimoine, l’architecture et le design urbain (46 %);
  • la plage et la baignade (42 %);
  • le tourisme urbain (40 %);
  • les parcs nationaux (39 %);
  • les routes et circuits touristiques (36 %);
  • les parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques (35 %);
  • les spas et les soins de bien-être (35 %);
  • les croisières (34 %).

les activités récréatives et de divertissement sont les plus attractives

De manière générale, les activités récréatives et de divertissement sont les plus attractives et les plus susceptibles d’inciter à voyager.

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle des aires urbaines de Paris, Lyon et Toulouse en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, mais aussi les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

– Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

– Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

– Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

 

Source de l’image à la une : unsplash

 

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Marchés géographiques

Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Américains de l’Atlantique-Centre qui englobe les régions métropolitaines de New York, Philadelphie et Washington. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1 216 répondants qui avaient effectué au moins un voyage d’agrément incluant minimalement une nuitée en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années.

Profiter de l’été

Les touristes de la région de Washington se démarquent avec une moyenne de 5,9 voyages

En moyenne, les voyageurs de l’Atlantique-Centre ont réalisé 5,2 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années. Le nombre de déplacements est légèrement inférieur à ce qui a pu être observé dans les autres marchés américains, tel que celui de la Nouvelle-Angleterre (moyenne de 5,7 voyages). Les touristes de la région de Washington se démarquent avec une moyenne de 5,9 voyages. De mai à octobre, les touristes de l’Atlantique-Centre ont effectué en moyenne 3 voyages d’agrément comparativement à 2,2 voyages de novembre à avril. Ils ont réalisé majoritairement 1 ou 2 déplacements (39 %) au cours des trois dernières années.

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Le Québec en été, l’Ontario en hiver

Les principales destinations de ces voyageurs sont les États-Unis (88 %), suivis des Caraïbes (34 %), du Canada (26 %) et de l’Europe (26 %). Au Canada, le Québec arrive à égalité avec l’Ontario (14 %). En période estivale, le Québec est la première province visitée par cette clientèle (12 %). Cependant, elle se glisse légèrement derrière sa voisine ontarienne en hiver. Les touristes de New York sont les plus nombreux à choisir le Québec comme destination (voir le graphique 2).

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Les musées fréquentés par tous

La majorité des voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre (87 %) ont pratiqué des activités culturelles et évènementielles au cours des trois dernières années. Parmi les plus populaires se trouvent les musées (48 %) et les festivals et évènements d’été (42 % ; voir le graphique 3).
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Les musées sont les activités culturelles les plus populaires pour l’ensemble des régions de l’Atlantique-Centre. Néanmoins, ils sont davantage fréquentés par les touristes venant de Washington (51 %). De ce fait, ceux-ci dépassent la moyenne des autres marchés américains étudiés (50 % pour la Nouvelle-Angleterre et 45 % pour l’Ouest). Les voyageurs de la région de Philadelphie ont une légère préférence pour les festivals et les évènements d’été (44 %) comparativement à ceux de New York (42 %) et de Washington (41 %).

Pour 76 % des répondants, au moins une de ces activités culturelles et évènementielles représente la raison principale du voyage d’agrément.

Les plages et les parcs nationaux ont la cote          

Plus de huit touristes d’agrément sur dix (85 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives lors de leurs voyages d’agrément réalisés au cours des trois dernières années. Ils se sont principalement rendus à la plage ou se sont baignés (56 %), ont visité des parcs nationaux (41 %), ont pratiqué la course à pied ou la marche (39 %), ainsi que la randonnée pédestre en milieu naturel (35 % ; voir le graphique 4).

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Pour 84 % des répondants, au moins une de ces activités de plein air et sportives constitue la raison principale du voyage d’agrément réalisé au cours des trois dernières années.

Les voyageurs de la région de Washington se démarquent des autres marchés; leur taux de pratique est supérieur pour les activités de plage et de baignade et pour les parcs nationaux. La course à pied et la marche sont toutefois plus populaires auprès des répondants de la région de New York.

Être en ville et magasiner

Neuf voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement.

Neuf voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement. Les principales étant le magasinage (58 %), la visite de parcs zoologiques et d’aquariums (37 %), de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques (37 %) et le tourisme urbain (36 % ; voir le graphique 5).

atlantique-centre-activites-recreativesLes voyageurs de la région de New York participent moins à des activités récréatives et de divertissement. Cependant, ils se démarquent des autres marchés de l’Atlantique-Centre et américains par leur fréquentation supérieure des casinos et des boîtes de nuit (38 %). Les voyageurs de la région de Philadelphie préfèrent davantage les parcs zoologiques et les aquariums (47 %). Le tourisme urbain est plus populaire auprès des voyageurs de la région de New York (40 %).

Pour 79 % des répondants, au moins une de ces activités récréatives et de divertissement constitue la raison principale de leur voyage d’agrément au cours des trois dernières années.

L’attractivité des activités de plein air et sportives

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante. Dans l’ensemble, les touristes de l’Atlantique-Centre semblent posséder un intérêt modéré à l’égard des activités qu’il est possible de pratiquer lors d’un voyage d’agrément. En effet, seules les catégories festivals et évènements d’été, plages et baignades ainsi que les parcs nationaux franchissent le cap des 7 points (voir le tableau 1).

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Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément : plages et baignades (50 % des répondants), les parcs nationaux (47 %) et les festivals et événements d’été (46 %). De manière générale, les activités de plein air et sportives sont les plus attractives et les plus à même d’inciter à voyager.

les activités de plein air et sportives sont les plus attractives

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle de l’Atlantique-Centre en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, mais aussi les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

– Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

– Les Français en voyage d’agrément

– Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

 

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Produits et activités

Le plein air balisé : un réseau qui a fait ses preuves

Le Réseau de veille s’est intéressé au projet de la SuisseMobile à ses tout débuts, il y a un peu plus de dix ans. Déjà, on pouvait constater l’ampleur de l’offre composée d’itinéraires pour les déplacements non motorisés et surtout, la qualité de son intégration aux prestataires touristiques et aux transports publics. En 2018, la SuisseMobile célèbrera ses dix ans. À l’occasion d’une conférence organisée par Vélo Québec, le cofondateur Lukas Stadtherr a présenté les principaux projets, après une décennie d’évolution et d’expérience.

C’est quoi SuisseMobile?

SuisseMobile est un réseau national balisé destiné à la mobilité douce dans un cadre récréatif ou touristique. À ce jour, il regroupe des itinéraires pour cinq activités : le vélo, la randonnée, le canot, le vélo de montagne (ou VTT pour vélo tout-terrain) et le patin à roues alignées, tous accessibles gratuitement.

Le réseau recense plus de deux millions d’utilisateurs annuellement, dont la plupart sont des résidents suisses. Ces derniers fréquentent SuisseMobile en moyenne cinq fois par année. Les itinéraires les plus populaires sont ceux de la « La Suisse à pied » et de « La Suisse à vélo ». Voici quelques indicateurs concernant SuisseMobile :

  • Plus de 700 itinéraires d’ampleur nationale, régionale et locale.
  • Quelque 300 sites de location de vélo à travers le réseau.
  • Les transports publics constituent le principal moyen de déplacement lors de l’aller et du retour pour 44 % des cyclistes, 43 % des randonneurs et 35 % des cyclistes de montagne.
  • En tout, SuisseMobile génère un chiffre d’affaires de 730 millions de francs suisses, soit près de 1 milliard de dollars canadiens dépensés principalement dans les commerces situés le long de ces itinéraires. « La Suisse à vélo » est responsable de près de la moitié de ces revenus.

Des outils bien pensés

Le portail Web SuisseMobile constitue le point de départ de nombreux utilisateurs. Conçu pour organiser soi-même un séjour ou une sortie, il recense une foule d’informations cartographiées, des détails utiles pour chaque étape, la liste et la localisation des hébergements et des différents services, les horaires des transports collectifs menant aux points de départ et d’arrivée, la météo, des carnets de routes, etc. L’efficacité du portail rend la planification de séjours simple et agréable. Bien qu’il propose de nombreuses « offres à réserver » qui consistent en des circuits organisés avec hébergement et activités, seulement 10 % des utilisateurs s’en prévalent.

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Source: SuisseMobile

Une application mobile est également disponible pour faciliter la consultation d’informations en cours de déplacement. Pour l’année 2016, la plateforme Web et l’application ont enregistré 10 millions de visites. Les utilisateurs peuvent également adhérer aux services du portail SuisseMobile Plus pour créer leur propre itinéraire et le partager. Cet outil est vendu par SuisseMobile au coût d’environ 47 $. Quelque 1,5 million de parcours ont été réalisés avec SuisseMobile Plus en 2016. Il s’agit par ailleurs de l’un des principaux moyens de financement privé de l’organisme, avec les cotisations des hébergeurs et autres entreprises qui y sont associées.

L’une des grandes forces de SuisseMobile est son système de balisage et de signalétique clair et efficace. Quelque 70 % des visiteurs l’utilisent comme principal outil d’orientation en cours de route. Par ailleurs, selon un sondage mené auprès des utilisateurs, la qualité de la signalisation constitue une motivation importante dans le choix de SuisseMobile, il s’agit du 2e critère en importance, après l’attrait du paysage.

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Source : SuisseMobile

Miser sur la qualité

Les responsables de SuisseMobile estiment que ce réseau de plus de 33 000 km de circuits est suffisamment abondant et diversifié. La vision adoptée pour l’avenir en est une de promotion de la qualité. À cet égard, le programme « La Suisse à vélo 2030 », regroupe 405 projets d’amélioration ou de transfert d’itinéraires existants.

À ce jour, 116 d’entre eux ont été réalisés. À titre d’exemple, l’itinéraire Rhône Route a été rapproché du Rhône afin d’être plus fidèle à son nom. Des sections de pistes ont également été créées pour le transfert de tronçons qui sont partagés avec la circulation automobile. Dans le cas du vélo de montagne, on aménage des pistes de type single trail (voir l’image ci-dessous) pour répondre à la demande. Ainsi, certains circuits sur piste large sont relocalisés.

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Source : SuisseMobile

Miser sur l’hiver

SuisseMobile 2020, l’autre projet d’envergure, est déjà bien amorcé. Il s’agit du développement du pan hivernal du réseau. Dès novembre 2017 plusieurs itinéraires de raquette, de ski de fond, de randonnée hivernale et même de luge seront lancés. Ceux-ci seront donc intégrés à l’offre globale de SuisseMobile ainsi qu’à l’offre de Suisse Tourisme, le site de gestion de la destination du pays, tout comme l’ensemble de SuisseMobile. Et encore une fois, il s’agit d’une offre étoffée :

  • 134 itinéraires de randonnée hivernale;
  • 164 de randonnée en raquette;
  • 143 pour le ski de fond;
  • 85 pour la luge.

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Source : SuisseMobile

On prévoit aussi ajouter l’alpinisme et l’escalade pour 2019. Ces projets nécessitent des efforts colossaux notamment dans la sélection des itinéraires et la création des fiches descriptives et des liens avec l’hébergement et les services qui y sont rattachés. Mais à terme, ces travaux permettront d’offrir des circuits de qualité égale, à l’échelle nationale, été comme hiver. Voilà une bonification réelle de l’offre touristique pour la Suisse à l’égard de la clientèle locale comme internationale. Intégrée aux outils marketing des différents organismes responsables du tourisme, l’offre globale de la SuisseMobile constitue une vitrine exceptionnelle pour le plein air ainsi que pour un grand nombre de partenaires qui contribuent à cette réussite. Voilà un modèle des plus inspirants pour le Québec.

Image à la une : SuisseMobile

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Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Américains de la Nouvelle-Angleterre. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1610 répondants provenant du Boston Census Metropolitan Area (CMA; région urbaine), du Maine, du New Hampshire et du Vermont. Pour se qualifier, ils devaient avoir effectué au moins un voyage d’agrément en dehors de leur État ou région urbaine de résidence au cours des trois dernières années.

Des voyages en période estivale

Les touristes de la Nouvelle-Angleterre ont réalisé en moyenne 5,7 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années, soit plus que les touristes de tous les autres marchés des États-Unis (entre 5,0 et 5,6).

Les résidents du Vermont sont ceux qui voyagent le plus fréquemment

Les résidents du Vermont sont ceux qui voyagent le plus fréquemment (6,0 voyages en moyenne).

L’ensemble des répondants se déplace davantage durant la période estivale, soit de mai à octobre, que pendant les autres mois. Ils ont effectué majoritairement 5 voyages estivaux ou plus (35 %) au cours des trois dernières années alors qu’en hiver, ils se sont limités à 1 ou 2 déplacements (40 % ; voir le graphique 1).

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Le Québec parmi les principales destinations

Les principales destinations des voyageurs d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sont les États-Unis (93 %), le Canada (32 %), les Caraïbes (27 %) et l’Europe (25 %). Ils sont plus nombreux à visiter notre pays en période estivale (29 %) qu’en hiver (14 %).

Le Québec est la première province visitée par cette clientèle

Le Québec est la première province visitée par cette clientèle (voir le graphique 2), qui provient essentiellement du Vermont, que ce soit l’été ou l’hiver. Selon le ministère du Tourisme, cet État étant limitrophe à la province, cette popularité s’explique, entre autres, par le phénomène de « gravité », c’est-à-dire que plus le marché est proche de la destination visitée, plus les flux touristiques sont importants. Autre fait à noter, les habitants du Maine voyagent autant au Québec que dans les Provinces de l’Atlantique en été.

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Les musées et les festivals et événements estivaux sont populaires

La plupart (87 %) des touristes de la Nouvelle-Angleterre ont pratiqué des activités culturelles et événementielles au cours de leurs voyages d’agrément.

(87 %) des touristes de la Nouvelle-Angleterre ont pratiqué des activités culturelles et événementielles

Ils ont visité principalement les musées et les économusées, assisté à des festivals et des événements estivaux et effectué des routes et des circuits touristiques (voir le graphique 3). 

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Les touristes du Vermont sont proportionnellement plus nombreux que l’ensemble des répondants à se rendre aux musées et aux économusées (53 %), ceux du New Hampshire ont une préférence plus marquée pour les festivals et les événements (47 %) et les répondants de Boston fréquentent davantage les routes et les circuits touristiques (44 %).

Pour 71 % des répondants, au moins une de ces activités culturelles et événementielles représente la raison principale du voyage d’agrément.

La plage et les parcs nationaux séduisent

Près de 9 touristes d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sur dix (89 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives.

89% des touristes d’agrément de la Nouvelle-Angleterre  ont pratiqué des activités de plein air et sportives

Ils se sont principalement rendus à la plage ou se sont baignés, ont visité des parcs nationaux, ont pratiqué la course à pied ou la marche, ainsi que la randonnée pédestre en milieu naturel (voir le graphique 4).

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Les touristes de Boston se démarquent des touristes des autres marchés par un taux de pratique supérieur des quatre principales activités. À l’inverse, les résidents du Maine s’intéressent moins à la pratique sportive que l’ensemble des répondants, mais démontrent un intérêt plus élevé pour l’observation de la faune et de la flore (38 %) et les séjours en villégiature (32 %).

Pour 78 % des répondants, au moins une de ces activités de plein air et sportives constitue la raison principale de leur voyage d’agrément au cours des trois dernières années.

Le magasinage en tête

Neuf voyageurs d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement.

Neuf voyageurs d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement

Les principales étant le magasinage, la visite de parcs zoologiques, d’aquariums, de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques et le tourisme urbain (voir le graphique 5).

Principales-activites-recreatives-divertissement

Les voyageurs du Vermont pratiquent moins ce type d’activités que leurs voisins. Alors que les répondants du Maine et du Vermont sont attirés davantage par les parcs à thème, ceux de la région de Boston ont un taux de pratique supérieur pour les activités suivantes : tourisme urbain (38 %), jardins botaniques (34 %), croisières (29 %), parcs urbains (28 %) et spas et soins de bien-être (26 %).

Pour 69 % des répondants, au moins une de ces activités récréatives et de divertissement représente la raison principale de leur voyage d’agrément au cours des trois dernières années.

Le plein air : un produit phare

les activités de plein air et sportives sont les plus attractives

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante (voir le tableau 1). On remarque que celles récoltant les meilleures notes figurent parmi les principales activités pratiquées en voyage (voir les graphiques plus haut). Il est aussi intéressant de constater que seules les activités récréatives et de divertissement ne franchissent pas le cap de 7,0.

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Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément : festivals et événements d’été (pour 51 % des répondants), plage et baignade (52 %) et zoos et aquariums (36 %). De manière générale, les activités de plein air et sportives sont les plus attractives et les plus susceptibles d’inciter à voyager.

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle de la Nouvelle-Angleterre en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, et les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

– Les Français en voyage d’agrément

– Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

– Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

Faire du plein air un produit d’appel : le cas de la Finlande

En marge de la conférence The Future of Winter Tourism qui s’est déroulée en Laponie finlandaise en avril 2017, des membres du Réseau de veille ont pu observer certaines pratiques touristiques liées au plein air. À cet égard, en voici cinq qui contribuent à faire du plein air le produit touristique phare en Finlande.

Un réseau de chalets rustiques gratuits

Le pays compte 39 parcs nationaux financés en grande partie (79 %) par des fonds publics. Ces parcs accessibles gratuitement déploient de vastes réseaux de sentiers, de nombreux emplacements pour faire des feux de camp, des cabines en location ainsi que des chalets rustiques disponibles, sans frais, à l’année.

Ces derniers, les Open Wilderness Huts, sont particulièrement nombreux dans les parcs nationaux situés en Laponie, dans le nord du pays. Il s’agit de cabanes de bois, habituellement équipées d’un foyer, d’un abri pour le bois et d’une toilette sèche. Certaines huttes possèdent deux lits alors que d’autres peuvent accueillir plus d’une dizaine de personnes.

Les randonneurs doivent suivre les règles et adopter les comportements responsables qui font de ces abris des lieux accueillants. Ainsi, les visiteurs doivent remplir la corbeille de bois à leur départ, vider le foyer de ses cendres au besoin et garder les lieux propres. On compte 19 de ces chalets dans le parc national Pallas-Yllästunturi, le plus fréquenté de Finlande. D’autres types de refuges peuvent être réservés et impliquent des frais.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Des centaines de kilomètres de sentiers entretenus

La randonnée s’inscrit véritablement comme le produit de plein air par excellence en Finlande. En hiver, c’est le ski de fond. Dans la région du parc national Pallas-Yllästunturi, quelque 330 km de tracés de ski de fond — classique et pas de patin — sont entretenus mécaniquement. Pour financer cet entretien quotidien, l’organisme responsable vend notamment le plan des sentiers qui se détaille à dix euros. Une application vendue au même tarif peut aussi être téléchargée et permet notamment de connaître l’état de l’entretien des tracés. Dans certaines régions de la Laponie, ce sont les commerçants et les municipalités traversées par le réseau qui se partagent la facture.

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Sources : Réseau de veille en tourisme et Ylläs

Des moteurs économiques régionaux

Les parcs nationaux et les aires de randonnée en Finlande génèrent des retombées de près de 200 millions d’euros et l’équivalent de 1916 emplois à temps plein. Selon une étude réalisée pour le compte de l’organisme public qui gère les parcs nationaux de Finlande, chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale.

chaque euro investi dans les services et aménagements de randonnée dans les parcs nationaux engendre, en moyenne, 10 euros dans l’économie locale

Les parcs nationaux agissant comme produits d’appel, de nombreuses entreprises proposent des services comme la location d’équipement de plein air, des circuits avec guides, ainsi que de l’hébergement et de la restauration.

Le projet Village to Village 

Par ailleurs, dans le but d’améliorer l’expérience client durant la période estivale, de développer une offre touristique de qualité et d’attirer ainsi une clientèle internationale, plus d’une centaine d’entreprises locales se sont jointes au parc national de Pallas-Yllästunturi dans le cadre du projet Village to Village. Celui-ci vise à organiser l’offre et à informer le visiteur des services qui se trouvent dans les villages bordant le parc. On propose notamment aux randonneurs de transporter leurs bagages d’un site d’hébergement à un autre. Des circuits de randonnée à pied, à vélo et en canot sont organisés avec les entreprises locales, incluant par exemple des services de traiteurs pour éviter au randonneur d’avoir à transporter de la nourriture.

Globalement, le projet Village to Village consiste à :

  • S’assurer de l’aménagement de sentiers et de signalisation qui permettent aux visiteurs de prendre connaissance des produits et services disponibles dans les villages voisins du parc;
  • Promouvoir les services offerts par les partenaires dans les villages voisins;
  • Rassembler l’offre afin de constituer une attraction touristique significative.

Aux principales intersections dans le réseau de sentiers, le plan général est accompagné d’une affiche qui présente les services touristiques disponibles dans les différents villages (voir l’image ci-dessous).

Le projet Village to Village, qui a d’ailleurs contribué à la nomination du parc Pallas-Yllästunturi comme finaliste au 2017 Tourism for Tomorrow Awards du World Travel and Tourism Council, permet ainsi à toute la région de profiter de l’attractivité touristique du parc national tout en y contribuant.

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 Source : Réseau de veille en tourisme

Des circuits reliant les attraits naturels

Récemment, les parcs nationaux finlandais, en collaboration avec Visit Finland et l’organisme de promotion du plein air Outdoors Finland, lançaient sept circuits mettant en vedette les attraits naturels du pays. Les Self-guided Tours of Finland Natural Attractions présentent des itinéraires en voiture variant de 4 à 13 jours offrant des niveaux de difficulté variés. À titre d’exemple, celui qui s’intitule « 7 Finnish National Parks » s’étend sur 10 jours et propose des randonnées de niveau facile. Certains circuits accessibles pour les jeunes randonneurs sont spécifiquement identifiés Family friendly.

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Source : Nationalparks.fi

Le droit à la nature

L’accès à la nature n’est pas un enjeu en Finlande, il est même garanti par le « droit de tout un chacun » ou Everyman’s Right. Ce droit coutumier, qui s’applique aussi en Suède et en Norvège, permet à tout citoyen finlandais comme à tout visiteur étranger de se déplacer librement dans la nature, qu’elle soit de propriété publique ou privée. Voilà qui démontre bien l’importance que revêtent la nature et les loisirs de plein air aux yeux de la population, mais aussi des institutions du pays.

Image à la une : Visit Finland

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Hébergement Produits et activités

La tendance est au camping urbain

Rapprocher le camping de la clientèle potentielle pourrait certainement favoriser une plus grande pratique de cette activité en général. Mais qu’il s’agisse de former une relève de campeurs, d’accommoder les convertis ou de proposer une expérience mémorable et hors de l’ordinaire, l’offre urbaine en matière de camping se multiplie et est de plus en plus éclatée. En voici quelques exemples.

 

Au bord de la Seine, à Paris

En juin 2016, le groupe Huttopia inaugurait sous sa bannière Indigo le Camping Paris Bois de Boulogne. Créé dans les années 1950, il a subi d’importants travaux de rénovation et de végétalisation. Il compte désormais 410 emplacements contre 600 auparavant. En plus des sites pour tentes et pour véhicules récréatifs, le glamping (glamourous camping) y est à l’honneur : on propose en location quelque 70 unités d’hébergement, une vingtaine de tentes et de lodges ainsi que deux caravanes de marque Airstream. Seul terrain de camping situé sur le territoire parisien, il enregistre environ 250 000 nuitées par année.

 

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Source : Camping Indigo Paris Bois de Boulogne

Dans les bois… à New York

Un ancien aéroport municipal de la ville de New York, situé dans le sud du quartier Brooklyn, compte aujourd’hui une quarantaine d’emplacements de camping (32 pour tentes et 9 pour véhicules récréatifs). Le camping Floyd Bennett Field est géré par le National Park Service américain et propose des emplacements de camping traditionnels, avec feux de camp, BBQ au charbon de bois et table à pique-nique. On peut aussi y pratiquer plusieurs activités de plein air comme la randonnée, le tir à l’arc et le kayak, et il est possible de s’y rendre en transport en commun. Il s’agit du seul terrain de camping permanent des cinq quartiers de New York.

 

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Source : Floyd Bennet Field, National Park Service

Camping de luxe à Halifax

En Nouvelle-Écosse, une offre alliant tourisme culinaire, plein air et glamping a été concoctée par Kayak Halifax et McNabs and Lawlor Islands Provincial Park. Les clients qui se procurent le forfait d’une nuitée, disponible seulement durant deux semaines en août, ont droit à une visite exclusive de l’archipel en face de Halifax. Le forfait comprend tous les repas, une randonnée guidée à pied et en kayak, la visite d’un site historique, l’animation de la soirée et une nuitée en camping sur l’une des îles dans une tente confortablement meublée. Les repas sont préparés par des chefs de la région qui mettent en valeur les produits locaux. L’esprit du camping y est en vedette avec feu de camp, musiciens locaux ainsi que contes et légendes à propos des mystères des îles. Ce forfait unique se détaille à 750 $. La vidéo suivante le présente.

 

Dans les hauteurs de San Francisco

L’ancien site militaire Presidio a subi une transformation importante en 2010 pour offrir deux emplacements de camping pour des groupes de 30 personnes, en tente seulement. La localisation et les services du Rob Hill Campground en font un excellent lieu pour une initiation au camping. Les clients peuvent apporter leur propre équipement ou louer le nécessaire sur place. Il s’agit du seul camping à San Francisco.

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Source : The Presidio

Un projet de haltes-camping pour Montréal

Un regroupement composé de six organismes québécois* souhaite développer un réseau reliant la Route verte et d’autres pistes cyclables ainsi que la Route bleue du Grand Montréal, afin de constituer une offre qui fera de la région montréalaise une destination de plein air urbain par excellence. À cet égard, un projet-pilote prévu sous peu consiste à mettre en place un réseau de haltes-camping en périphérie de l’île. Cinq sites de camping dans quatre grands parcs montréalais ont été retenus par la firme de design urbain B3. Ils sont tous accessibles par les réseaux cyclables et navigables de la métropole :

  • parc-nature du Cap-Saint-Jacques
  • parc nature du Bois-de-Liesse
  • parc nature de la Pointe-aux-Prairies
  • parc René-Lévesque et port de plaisance de Lachine

Selon le regroupement, cette étude exploratoire a pour but de mener à l’implantation de sites de camping permanents à Montréal. Cette offre s’ajouterait ainsi à celle aménagée depuis peu au parc national des Îles-de-Boucherville, situé à deux pas de la ville, et qui est accessible en transport en commun. 

 

*Montréal physiquement active, AccèsFleuve/Comité ZIP Ville-Marie, la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK), le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPPE), Vélo Québec et la Ville de Montréal.

Glamping dans le Vieux-Port

Dormir au pied du Silo no 5 en formule prêt-à-camper, dans une minimaison ou dans un bateau, c’est ce qu’offre le Village des Écluses, dans le Vieux-Port de Montréal. Les clients sont hébergés en plein cœur de l’action urbaine. Il s’agit certainement d’une excellente façon de créer un séjour mémorable. Ce projet, mis sur pied en partenariat notamment avec Parcs Canada, intègre également certains éléments historiques de Montréal.

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Source : Village des Écluses

Des formules insolites

Le charme et l’esprit du camping et du plein air stimulent la créativité urbaine et plusieurs offres qui s’y rattachent voient le jour. Bivouac NYC en est un bel exemple. Il s’agit d’une expérience de camping sur le toit d’un édifice new-yorkais où six abris de toile hébergent les visiteurs. À Melbourne, le concept du camping sur un toit d’édifice est également à l’origine du projet de St Jerome’s The Hotel*, mais dans un format beaucoup plus luxueux. À Amsterdam, l’événement bisannuel UrbanCampsite met en vedette des unités d’hébergement qui marient le camping et l’art. Il est possible de passer la nuit dans l’une ou l’autre de ces créations en réservant sur le portail d’Airbnb.

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Source : St. Jerome’s The Hotel

Le plein air en ville

Offrir de la nature en ville, faire vivre des expériences hors du commun, proposer du « glamourous camping » ou du glamping, voilà des tendances qui se déploient parfaitement à travers le camping urbain. Il s’agit d’une excellente façon de faire vivre la ville autrement.

 

Image à la une : Kayak Halifax

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Marketing

Six pratiques inspirantes de la Finlande

En raison de leur territoire et leur climat qui s’apparentent en plusieurs points à celui du Québec, les pays scandinaves sont dans le radar du Réseau de veille. La Finlande, qui s’est notamment proclamée résidence officielle du père Noël, démontre un grand dynamisme et beaucoup de créativité dans sa façon de promouvoir son offre, de présenter sa culture et de dégager une image, un branding. Découvrez six pratiques qui le démontrent.

1. Transmettre le mode de vie et la culture

Le portail Web de Visit Finland donne le ton avec son approche très inspirationnelle. Il s’est d’ailleurs mérité les éloges des utilisateurs et de designers Web. On y présente habilement les grands espaces, la nature, l’hiver, l’air pur, le dynamisme urbain, mais surtout, la vie à la finlandaise. De nombreuses vidéos et des photos illustrent un rythme, un style de vie. On y parle aussi des jeunes Samis — autochtones de la Laponie —, des Finlandais en général, de leur réputation et de certains codes sociaux.

À cet égard, le gouvernement finlandais publiait à la fin de 2015 une série d’émoticônes pour illustrer, de façon humoristique, certaines particularités caractéristiques des Finlandais. En tout, 56 symboles représentant chacun une émotion, un trait difficile à décrire, mais qui fait partie du langage ou de l’environnement sensoriel des Finlandais ont été créés.

Les émoticônes peuvent être téléchargées sur appareil mobile et partagées sur les messageries par les utilisateurs. Voilà une façon originale de faire connaître le peuple finlandais, ses coutumes, à travers un moyen de communication résolument actuel. À titre d’exemple, voici l’émoticône illustrant l’importance du ski de fond pour les Finlandais :

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Source : This is Finland

2. Identifier les aspects distinctifs et les mettre de l’avant

Pour modeler l’identité de la destination, pour créer une imagerie dans l’esprit de l’internaute et justifier le déplacement, Visit Finland propose des listes. Celles-ci offrent au voyageur potentiel un portrait rapide de la destination. La page d’accueil de Visit Finland présente les 17 raisons de visiter la Finlande en 2017. On trouve aussi les 8 aspects distinctifs de la Finlande ou encore les 21 raisons d’aimer la Finlande. Certains éléments reviennent, ce qui renforce leur importance dans l’image de la destination.

3. Promouvoir les 4 saisons

Avec quatre saisons bien marquées, comme c’est le cas au Québec, la Finlande choisit de présenter chacune d’elle avec de nombreuses illustrations et vidéos, des données sur le type de température et la durée de la saison ainsi que des articles présentant les activités privilégiées et les événements qui s’y déroulent. Voilà qui met en valeur la destination tout au long de l’année.

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Source : Visit Finland

4. Tirer profit des composantes de l’environnement

Températures extrêmes 

La Finlande a développé des produits touristiques adaptés à son milieu. En Laponie, dans le nord du pays où les contrastes sont importants en matière de température, on peut notamment nager dans un lac gelé, mais aussi faire une excursion sur un brise-glace et se baigner en combinaison étanche à travers les glaces. On y organise aussi l’Arctic Challenge, une course d’aventure qui se déroule en été et nouvellement durant la saison froide. Son édition hivernale propose entre autres aux participants de courir dans la neige, de franchir un mur de glace ou de ramper sous une chenille à neige.

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Source : Visit Finland

Aurores boréales et soleil de minuit 

Parmi les attraits du nord de la Finlande, mentionnons le soleil de minuit — les longues nuits claires de l’été — et les aurores boréales durant la saison hivernale. Pour faire profiter les visiteurs de ces phénomènes spectaculaires, de nombreuses options d’hébergement permettent l’observation de la nature et de la voûte céleste. Les Seaside Glass Villas en sont un bon exemple avec leur toiture de verre et leurs grandes baies vitrées.

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Source : Visit Kemi

Par ailleurs, afin de réduire la pollution lumineuse au plus fort de la période des aurores boréales, certains centres de villégiature, comme Ylläs, en Laponie, éteignent l’éclairage de rue à compter de 22 h. Une application pour prévoir les aurores boréales dans la région est aussi disponible.

Environnement pur 

L’eau, l’air et la terre les plus purs au monde : Voilà ce que la Finlande prétend posséder. Elle joue d’ailleurs cette carte de façon plutôt habile dans la vidéo ci-dessous afin de promouvoir la qualité des produits de son agriculture, et ce, sans en montrer un seul.

5. Mousser ce qui est typique

On compte plus de deux millions de saunas en Finlande pour une population de 5,3 millions d’habitants, soit environ un par ménage. Il s’agit du seul mot finnois qui soit entré dans le langage international. Les voyageurs peuvent aisément expérimenter le sauna dans les hôtels, les auberges de jeunesse, les chalets, dans des établissements urbains, etc. Le centre de ski Ylläs propose même une gondole sauna afin de permettre aux clients qui se rendent au sauna du sommet de la montagne de commencer leur expérience au bas des pistes.

En 2017, pour souligner le 100e anniversaire du pays, on prévoit plusieurs événements autour du sauna comme une parade de 100 saunas. On célèbrera également ailleurs dans le monde avec notamment le Travelling Sauna Tour aux États-Unis.

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Source : Gondolisauna 

6. Recourir à l’humour

Le guide de voyage Lonely Planet élevait la Finlande au 3e rang des pays à visiter en 2017… après le Canada et la Colombie. Pour souligner ce classement et faire un clin d’œil à la destination canadienne, l’agence gouvernementale This is Finland publiait sur sa page Facebook une vidéo humoristique qui invite les Canadiens à visiter la Finlande en illustrant les similarités entre les deux pays :

Une image de marque forte

On cite la Finlande en exemple pour son système d’éducation, pour sa capacité à innover et la qualité de son environnement; son image de marque est très positive. Celle du Québec aussi. Misons sur ce qui nous distingue et invitons les voyageurs à découvrir la culture québécoise. Des expériences authentiques, voilà ce que recherche le voyageur après tout!

Image à la une : Visit Finland

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Produits et activités Tendances

Comment faire jouer vos clients

La nostalgie, l’idée surtout de se soustraire du monde des adultes et de ses responsabilités, l’espace d’un instant, charme un nombre grandissant de personnes. Comme le souligne madame Husni Bey, spécialiste en thérapie par le jeu, jouer permet de libérer le stress et de déconnecter, tout en favorisant le développement de l’optimisme, de l’estime de soi et de l’épanouissement personnel. L’industrie touristique se prête bien au jeu, surtout si ce dernier permet de décrocher et de passer du bon temps avec les proches. 

Colorier à l’hôtel, au spa, en congrès

L’une des tendances les plus remarquables à cet égard est celle du coloriage. En 2016 aux États-Unis, douze millions de cahiers à colorier pour adultes ont été vendus. Colorier est une pratique qui détend le corps et l’esprit. On observe d’ailleurs une multiplication des ateliers de coloriage dans les spas et dans certains hôtels. C’est aussi une activité qui se répand en congrès pour favoriser l’interaction entre les participants.

L’hôtel Gladstone à Toronto offre plusieurs activités créatives comme le coloriage, la conception de collages ou encore de bracelets de l’amitié. Le Yotel de New York s’est associé à un artiste afin de créer un cahier à colorier inspiré de la marque et de la ville. Il est vendu à l’hôtel, mais les clients peuvent également télécharger ses images, les colorier et prendre en photo le résultat pour le partager sur les médias sociaux avec le mot-clic #YOTELMasterpiece.

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Source : Gladstone Hotel

L’appel de la cabane dans les arbres et des camps de vacances

L’année dernière, Airbnb publiait une liste des dix offres les plus populaires sur son portail Web. Trois d’entre elles, dont celle qui arrive au premier rang, étaient des cabanes perchées. Alliant nature et confort, ces unités d’hébergement insolite continuent de séduire ceux qui rêvent de retourner en enfance, le temps d’une ou deux nuits. Cette offre s’est développée depuis quelques années et interpelle une clientèle diversifiée grâce à des événements d’entreprises, des réceptions de mariage et des visites guidées des lieux.

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Source : TreeHouse Point 

Au Québec, des produits originaux comme Kabania, dans la région de Lanaudière, Les Refuges Perchés dans les Laurentides ou l’entreprise écotouristique Canopée Lit au Saguenay ont vu le jour. Cette dernière, qui offre des cabanes et des bulles perchées en forêt, a également recours à l’esprit du jeu sur son site Web qui s’apparente à une planchette animée de jeu de société.

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Source : Canopée Lit 

Le développement des camps de vacances pour adultes n’est pas étranger à cette nostalgie de l’enfance. Au Camp Grounded, un camp californien spécialisé en désintoxication numérique, on joue aux Legos, on fait des étampes avec des pommes de terre, des masques en papier mâché et l’on marche avec des échasses.

Jouer dans l’espace public

Les glissades sont vectrices de bonne humeur. Que ce soit pour dévaler une rue enneigée, tel que le proposait l’événement de Lévis Attache Ta Tuque, pour descendre quelques étages d’un gratte-ciel dans le Skyslide à Los Angeles ou encore pour animer une place publique en hiver à Montréal, la glissade a le vent en poupe.

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Source : Facebook

Pour les coeurs d’enfant

Les piscines à balles pour adultes se taillent aussi une place dans l’univers du divertissement. À l’occasion du Sydney Festival, les participants ont été invités à plonger dans un bassin d’un million de balles en plastique recyclé. Le projet The Beach a provoqué la surprise en conviant les adultes à se comporter comme des enfants. Conçu pour les 5 à 85 ans, The Beach a su séduire un large spectre de participants. La vidéo ci-dessous illustre l’enthousiasme généré par cette installation.

Vidéo : YouTube

En mars 2016, un château gonflable lumineux, conçu exclusivement pour les adultes, a été installé à Londres durant trois jours à côté du Tower Bridge. Les responsables du Bouncingham Palace encourageaient les participants à s’y donner à cœur joie et les plus dynamiques ont remporté des prix. En 2017, le plus grand jeu gonflable au monde sera érigé (ou gonflé) à Hyde Park, toujours à Londres, pour accueillir les adeptes (de douze ans et plus) des parcours à obstacles. La vidéo ci-dessous montre l’ampleur du module gonflable que l’on nomme The Beast.

Vidéo : YouTube

On joue en réunion, en conférence

Le tourisme d’agrément se prête naturellement à cette tendance, mais les événements d’affaires sont aussi touchés par ce mouvement. Déjà, les milieux de travail dynamiques aménagent des espaces de jeu pour les employés, afin de stimuler leur créativité. Les réunions et les congrès profitent aussi de ce principe. Jouer ouvre l’esprit, facilite les interactions et prédispose au processus d’idéation. Se balancer en réunion? L’entreprise en design de meubles Duffy London y a pensé et propose des modèles de tables avec balançoires.

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Source : Duffy London

La conférence annuelle C2 Montréal met largement en pratique de façon originale le concept du jeu, que ce soit en invitant les gens à s’asseoir sur une chaise dans un filet suspendu à 5,5 mètres au-dessus du sol ou à se lancer dans un contenant rempli de balles.

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Source : C2 Montréal

Le jeu favorise l’évasion, il laisse libre cours à l’imagination. Il permet de faire vivre une expérience, ou du moins il contribue certainement à l’enrichir lorsqu’intégré habilement. Offrir une ardoise pour dessiner, des balançoires ou des blocs Legos; il suffit parfois de peu pour permettre à un invité de retrouver son cœur d’enfant.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Kathleen Murphy

 

Image à la une : © Pixabay

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Gestion Hébergement

Un outil de gestion du revenu pour les campings

Système de gestion tarifaire très utilisé par les secteurs aérien et hôtelier, le yield management est à présent utilisé dans certains campings dans le but de maximiser les revenus et le taux d’occupation. À l’aide d’un algorithme reposant sur une dizaine de critères, l’outil proposé par Camping-and-co permet de définir le tarif idéal des sites de camping pour chaque période. Les critères choisis et paramétrés par les établissements eux-mêmes tiennent compte de facteurs tels que les prix des concurrents de la région, l’historique des ventes, le taux de disponibilité ou encore la rapidité à laquelle les sites sont réservés. De ce fait, les gestionnaires de campings peuvent effectuer une veille tarifaire et appliquer ou non les recommandations générées par l’outil.

Selon les tests de la startup française, la solution accessible par Internet serait susceptible d’engendrer une augmentation de 10 à 15 % du chiffre d’affaires.

Et vous, comment définissez-vous vos tarifs ?                                               

Source de l’image à la une : ©Unsplash

 

Cet article a été rédigé en collaboration avec Kathleen Murphy.