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Performance

Un début d’année 2023 performant pour les entreprises touristiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude sont présentés ici (de janvier à mars 2023). 

La reprise touristique continue de s’accélérer, et ses bénéfices ont été observés par les répondants lors de la saison touristique hivernale. Les visiteurs sont ainsi jugés plus nombreux qu’à l’hiver 2022 : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) mentionnent un achalandage touristique plus élevé durant le premier trimestre de 2023. Les répondants remarquent d’ailleurs un retour progressif des visiteurs provenant des marchés éloignés : près d’une entreprise sur deux juge que les Français, les Américains et les Canadiens (hors Québec) sont plus nombreux qu’à l’hiver précédent. Cette tendance à la hausse se maintient depuis la dernière année ; elle a été observée à l’été comme à la fin de l’année 2022. 

La grande majorité des entreprises estime également que leur performance financière est plus appréciable qu’avant. Leur chiffre d’affaires est jugé à la hausse par 73 % d’entre elles, comparativement aux mois de janvier à mars 2022. Une proportion un peu plus faible (56 %) estime que les dépenses touristiques de leurs visiteurs ont augmenté, suggérant que l’inflation généralisée et la montée des prix ont pu contribuer elles aussi à l’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises. Les données colligées lors de l’enquête n’informent toutefois pas sur l’état des marges bénéficiaires des entreprises.  

Sans doute de plus en plus confiantes envers la reprise touristique, plus de la moitié des entreprises (58 %) a toutefois indiqué avoir augmenté son budget d’investissement entre l’hiver 2022 et celui de 2023. 

À travers cette enquête, les panélistes ont également la chance de soumettre des questions à leurs pairs. Une question portant sur les pratiques durables et responsables déployées par l’industrie révèle que plus des deux tiers des répondants disent avoir intégré certains principes de développement durable au sein de leur organisation. Les actions de promotion et de marketing sont les plus populaires pour le moment, notamment la communication des bonnes pratiques adoptées (68 % des répondants). 

Les prévisions d’achalandage pour le 2e trimestre de 2023 sont positives : plus de la moitié des organisations sondées (60 %) entrevoient une hausse par rapport à 2022. 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois de juillet. 

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Marchés géographiques

Les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 006 Québécois qui envisagent de séjourner au moins une nuitée hors de leur domicile à l’été 2023. L’objectif : connaître leurs intentions de voyage pour la saison estivale. Voici quelques faits saillants. 

Une forte envie de voyager

Les répondants québécois ont assurément envie de voyager. Bien que le Québec soit leur destination de prédilection, ils manifestent aussi de l’appétit pour des vacances estivales à l’extérieur de la province (lire aussi : Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été).

Les expériences touristiques qu’ils prévoient vivre durant cette période sont nombreuses, voici leur Top10. 

Un intérêt pour le Québec qui s’essouffle un peu

Les Québécois représentent le principal marché ayant l’intention de visiter la province à l’été 2023. Cependant, ils manifestent moins d’enthousiasme pour le Québec qu’en 2022 (60 % contre 74 %). Voici les cinq principales raisons évoquées : 

  • Ils ont déjà assez visité le Québec : 35 % 
  • Ils recherchent une destination plus dépaysante : 31 % 
  • Ils considèrent les prix trop élevés au Québec : 21 % 
  • Ils jugent la température peu intéressante : 10 % 
  • Ils trouvent que l’offre touristique manque d’intérêt : 9 % 

Une clientèle sensible au prix

Nombreux sont les répondants québécois à mentionner que les coûts associés au voyage leurs semblent trop élevés au Québec. En comparant cette clientèle avec les autres marchés prioritaires de la province (les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français), elle s’avère l’une des plus sensible au prix. 

Séjour principal prévu au Québec à l’été 2023

Les répondants québécois envisagent de réaliser en moyenne 2,2 voyages dans la province. La durée de leur voyage principal au Québec sera en moyenne de quatre nuitées. Pour une bonne proportion de Québécois (41 %), celles-ci s’effectueront dans un hôtel ou un motel.  

En moyenne, les répondants québécois estiment le budget de leur voyage principal de quatre nuitées au Québec à 1 074 $. Près de la moitié (47 %) prévoit se déplacer en couple, le quart (24 %) en famille, 16 % en solo et 11 % avec des amis. 

Les destinations les plus prisées des Québécois 

Parmi toutes les régions considérées pour l’été 2023, Québec, Charlevoix, les Cantons-de-l’Est, le Bas-Saint-Laurent et les Laurentides se classent parmi les cinq premières. 

Les inondations causées par les hauts volumes de crues printanières pourraient compromettre les plans de certains Québécois, particulièrement ceux qui prévoyaient vivre leur séjour principal en mai (7 %) et en juin (12 %). Les périodes les plus propices aux vacances principales demeurent toutefois les mois de juillet (30 %) et d’août (33%). Lorsque sondés (entre le 21 et le 27 avril 2023), les répondants se trouvaient à différentes étapes de leur planification, ce qui laisse place à l’adaptation de leur plan. Le tableau suivant en dresse le portrait.  

Plusieurs Québécois, qui prévoient effectuer leur voyage principal dans la province (42 %), le font par raison d’habitude. Or, certains répondants (5 %) ont l’intention, pour la première fois de leur vie, de réaliser ce voyage principal dans la province. Espérons qu’ils en fassent ensuite une tradition !  

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Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Marchés géographiques

Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été 

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a sondé, pour le compte du ministère du Tourisme, près de 4 000 personnes afin de connaître leurs intentions de voyages pour la saison estivale. Les répondants font partie des principaux marchés ciblés par les campagnes marketing de la destination québécoise, soit les Québécois, les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français. Voici un sommaire des résultats concernant les marchés hors Québec. Une autre analyse concerne plus spécifiquement les résultats du marché québécois (lire aussi : les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023). 

Voyages en vue !

La destination québécoise figure à différents degrés dans les plans des marchés hors Québec interrogés par la Chaire. Près d’un Ontarien sondé sur cinq a l’intention de visiter le Québec cet été. Cette proportion s’élève à 8 % parmi les Canadiens originaires des provinces maritimes. Aussi, quelque 6 % des Américains du Nord-Est des États-Unis et 4 % des Français sondés comptent bien mettre les pieds dans la belle province durant la saison estivale 2023.  

Pourquoi au Québec ?

Les raisons qui motivent ce choix varient selon les marchés. Chez les Canadiens sondés, la visite de parents et d’amis est la plus répandue. Mais l’intérêt pour un attrait ou un événement précis constitue aussi une motivation pour une forte part d’entre eux. La sécurité de la destination figure, quant à elle, dans le top 3 des deux marchés internationaux sondés. Les attraits et les événements ainsi que les campagnes promotionnelles du Québec inspirent particulièrement les Américains. La majorité des Français sondés ayant l’intention de venir au Québec cet été sont motivés par le désir de visiter une nouvelle destination. Plusieurs sont aussi stimulés par les recommandations de parents et d’amis.   

Pas au Québec, pourquoi ?

Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination.

Parce qu’ils ont déjà visité le Québec, voilà la principale raison qui pousse les Ontariens et les Canadiens des Maritimes à ne pas choisir la belle province pour leur voyage cet été (respectivement 35 %, 25 % de ceux qui privilégieront d’autres destinations). Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent plutôt que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination. L’industrie a certainement des moyens d’intervenir sur cette dernière mention. Mais le principal frein des Français demeure toutefois le coût d’un tel voyage, jugé comme étant trop élevé par près du tiers de ceux qui bouderont le Québec cet été. 

Des séjours urbains, mais aussi en nature

Globalement, le tourisme urbain interpelle les quatre marchés sondés, plus particulièrement les Français. Ils se distinguent d’ailleurs des autres marchés par leur intérêt quasiment tout autant marqué envers les séjours de nature (parcs nationaux, régionaux, etc.), signe que leur voyage au Québec combinera plusieurs types de séjours. 

Les Canadiens des Maritimes envisagent quant à eux largement la visite de parents et d’amis, et de façon plus modérée, des séjours axés sur la culture. Ces derniers sont aussi sur la liste de souhaits des Américains, constituant une des activités privilégiées par cette clientèle. La détente, par ailleurs, est au programme pour le tiers des Américains interrogés.  

Où dormiront-ils ? 

L’hôtel ou le motel constitue le choix le plus courant pour les marchés canadiens et américains sondés. Les Français interrogés affichent une préférence pour la location de type Airbnb. Dormir chez la famille et les amis fait aussi partie des principales options d’hébergement pour les Canadiens et les Américains. 

Où en sont-ils dans la planification du séjour ?

Au moment où ils ont été sondés (fin avril 2023), les Ontariens semblaient moins avancés dans leurs préparatifs quant à leur séjour au Québec que le reste des voyageurs interrogés. Environ la moitié d’entre eux avaient déjà réservé leur itinéraire, contre 22 % des Ontariens. La plupart des Américains et des Français en étaient à l’étape de planification et de réservation en matière d’hébergement, alors que plus du quart des Canadiens n’avaient encore entamé de démarches. Concernant la réservation de billets d’attractions, d’événements ou de spectacles, 40 % des Ontariens et le tiers des Canadiens des Maritimes n’avaient encore entrepris aucune démarche à cet égard. Les Américains semblaient être un peu plus avancés dans leur planification, et les Français, largement plus organisés (respectivement 20 % et 8 % n’ayant entrepris aucune démarche). 

Tout n’est donc pas encore joué. À vous de leur faire des offres qui les séduiront ! 

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Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Destinations Marchés géographiques

Le retour des Américains au Canada… et à l’international

Il est intéressant de suivre le marché touristique américain en raison de son attrait connu pour le voyage d’agrément et de son ouverture aux destinations étrangères. De plus, il représenterait un marché géographique d’importance considéré comme l’un des bons indicateurs de la reprise des voyages à l’international.

Un intérêt renouvelé pour le Canada

Les Américains ont un intérêt réel et historique à séjourner au Canada. Selon Statistique Canada, plus de 4,1 millions de résidants des États-Unis sont arrivés au pays par automobile à l’été 2019 (juin, juillet et août). Cette tendance a malheureusement été freinée, voire momentanément arrêtée, durant les étés de pandémie de COVID-19. Cependant, une hausse remarquable à l’été 2022 laisse présager une reprise ! Un peu plus de la moitié (52,4 %) des 7,8 millions de visiteurs de l’été 2019 s’est rendue au Canada à l’été 2022. Cette reprise marque-t-elle les prémices d’un retour de l’enthousiasme américain envers les séjours à l’étranger ?

Que réserve 2023 ?

85 % des Américains se disent emballés à l’idée de faire un séjour d’agrément au cours de l’année 2023.

Une enquête menée par Destination Analysts rapporte en effet un bel engouement des voyageurs américains envers le voyage. En effet, 85 % des répondants se disent emballés à l’idée de faire un séjour d’agrément au cours de l’année 2023. Ce chiffre est d’ailleurs en légère hausse par rapport à l’année 2022, alors que cette proportion s’élevait à 77 %. Près de 30 % des Américains pensent même effectuer un séjour à l’étranger. Les destinations les plus convoitées étant l’Italie, le Canada, le Royaume-Uni, le Mexique, la France et le Japon.

Néanmoins, les voyageurs américains ne sont pas insensibles à la situation de leur pays et restent prudents quant aux prochaines fluctuations économiques. Quelque 62 % des sondés surveillent leurs dépenses, car ils sont inquiets d’une éventuelle récession.

Le contexte économique n’est pas favorable au marché américain. Un répondant sur trois (33 %) pense que ce n’est actuellement pas le bon moment pour voyager. Cependant un peu plus de la moitié des personnes sondées (56 %) considèrent le voyage comme une dépense prioritaire. Entre crainte et envie, quel sentiment prendra le dessus ?

Et les Québécois ?

Le contexte économique incertain pourrait être une raison qui freine les Québécois ayant l’envie de voyager à l’étranger.

En comparaison, les voyageurs québécois sont une majorité (53 %) à penser que ce n’est pas un moment opportun économiquement pour voyager, alors qu’un sur trois (33 %) estime cette dépense prioritaire. Ces chiffres dénotent un comportement un peu moins fougueux chez les voyageurs québécois que les Américains pour la prochaine année.

Quelques neuf voyageurs québécois sur dix (89 %) jugent probable de faire un voyage d’agrément en 2023. Cette tendance suit celle de 2022 (93 % jugeaient cette éventualité probable). Cependant, seulement 44 % souhaitent voyager à l’étranger en 2023. Cette tendance est tout de même en hausse depuis 2022, alors que 34 % des voyageurs québécois souhaitaient partir à l’étranger. Les États-Unis attirent près d’un quart (25 %) d’entre eux et l’intérêt pour les destinations européennes demeure (20 %). Le contexte économique incertain pourrait être une raison qui freine les Québécois ayant l’envie de voyager à l’étranger. L’industrie touristique du Québec devrait alors miser sur les voyageurs qui souhaitent s’évader tout en restant dans la province.

Les Américains et les Québécois montrent un engouement certain envers les voyages d’agrément en 2023. Les intentions de voyage à l’étranger sont freinées par des raisons économiques, mais une reprise des séjours au Québec est visible chez les Américains comme chez les Québécois. La Belle Province a donc une carte à jouer pour attirer ces voyageurs en quête d’évasion. Comment prévoyez-vous les séduire ?

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Performance

Une fin d’année 2022 encourageante selon les entreprises touristiques

La vaste majorité des entreprises sondées estiment que le dernier trimestre de 2022 a été largement plus profitable que la fin d’année 2021. La hausse de l’achalandage touristique au 4e trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021 se reflète dans le chiffre d’affaires des entreprises. Cette tendance, déjà observée durant l’enquête à l’été 2022, se poursuit et témoigne de la relance de l’activité touristique. 

Pour la période des Fêtes précisément, le retour à la normale n’est pas encore complètement constaté. Près de la moitié des entrepreneurs sondés (45 %) constatent que l’affluence de visiteurs est demeurée en dessous des niveaux observés en 2019. Ils estiment néanmoins que les revenus générés sont au-delà de leurs attentes (à 48 %). 

Les enjeux de main-d’œuvre continuent à déstabiliser l’industrie. Au total, six entreprises sondées sur dix qui offrent des postes permanents ont déclaré en avoir au moins un de vacant. Près de quatre entreprises sur dix effectuant des embauches saisonnières avaient pour leur part au moins un poste hivernal vacant. Ces postes sont d’ailleurs en proportion plus difficiles à combler que les postes permanents. 

Enfin, les prévisions d’achalandage pour le 1er trimestre de 2023 sont largement positives ; plus de la moitié des organisations sondées envisagent une hausse par rapport à 2022.  

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois d’avril. 

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Tendances

L’heure est à la responsabilisation !

La société est aujourd’hui plus informée que jamais. Avec l’étendue de ces connaissances viennent des obligations, tant pour les consommateurs que pour les organisations. Dans ce contexte, endosser des comportements ou mécanismes qui vont à l’encontre de ce qui est acceptable, d’un point de vue social comme environnemental, tend à être révolu.   

La crise climatique actuelle force chaque partie prenante à accélérer la mise en place de mesures concrètes et efficaces à long terme. Les inégalités sociales et économiques placent sous les projecteurs les autres dimensions du développement durable ; jamais n’a-t-on autant parlé d’équité, de diversité et d’inclusion. Acteurs touristiques et voyageurs doivent regarder dans la même direction et prendre part à un tourisme plus conscientisé et respectueux 

Des consommateurs peu actifs, mais informés

Les voyageurs québécois souhaitent voyager de façon plus responsable. Cependant, peu d’entre eux choisissent un hébergement ou un attrait en raison de leur orientation durable (22 %) ou payent pour compenser les émissions de gaz à effet de serre émises lors de leurs déplacements (10 %).  

Cette situation est similaire au niveau international. Selon une étude menée par Booking, un peu plus de 70 % des voyageurs interrogés désirent faire plus d’efforts pour voyager de manière responsable en 2023. Il existe encore toutefois des écarts importants entre leurs intentions et leurs comportements. Par exemple, une minorité d’entre eux recherchent activement des hébergements durables ou des transports moins polluants lors de leur planification de voyage.  

Cela dit, les clientèles qui souhaitent réellement modifier leurs habitudes pour adopter des comportements plus responsables sont de plus en plus outillées pour le faire. De nombreuses organisations facilitent les démarches des consommateurs, que ce soit à l’étape de l’inspiration, de la planification ou de la réservation. Maintenant qu’elles pavent la voie, il devient de plus en plus facile pour les clients de passer à l’action et de faire preuve de responsabilisation, même s’il reste encore beaucoup à accomplir. 

Des organisations multiresponsables

Un peu plus de 90 % des entreprises touristiques québécoises qui s’intéressent au développement durable ont implanté des pratiques responsables au sein de leur organisation par conviction personnelle. 

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est de plus en plus importante ; les gestionnaires perçoivent un intérêt clair de leur clientèle envers des produits et des services durables. Ces dernières s’attendent ainsi à ce que les organisations offrent des options durables, fassent preuve de transparence, soient inclusives, proposent une expérience candidat et employé irréprochable, tout cela, en conservant un service à la clientèle impeccable. En somme, les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi élevées. 

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En ce sens, la bienveillance, le respect et l’accueil de la différence font partie des valeurs clés véhiculées par les organisations responsables. La pénurie de main-d’œuvre incite les employeurs à adopter un style de gestion qui place l’humain au cœur des décisions. De plus, nombreuses sont les entreprises qui accordent la priorité à des campagnes marketing inclusives et qui proposent des expériences adaptées à une clientèle élargie. Pour d’autres, cela se traduit par l’adoption d’initiatives responsables au sein des opérations, à travers la sensibilisation de la clientèle ou par l’adaptation des orientations de l’organisation, par exemple.  

Bien que le développement durable fasse partie intégrante des priorités opérationnelles des organisations québécoises, son intégration n’est pas encore clairement définie. Les plans d’action demeurent abstraits, voire absents. Le secteur continue ainsi de faire face à des défis de structuration importants. 

La destination de l’avenir : informée, mobilisatrice et responsable

Le rôle des organisations de gestion de la destination (OGD) évolue de manière à redonner à la communauté et à l’environnement naturel, qui constitue d’ailleurs bien souvent l’une des principales motivations de voyage. Réelle plaque tournante de la connaissance, l’OGD acquiert et fait circuler l’information pertinente aux visiteurs, comme aux entreprises. Elle devient experte dans l’utilisation de données au service de la clientèle, par exemple en personnalisant des offres basées sur des profils dominants ou en suggérant des activités alternatives. Elle se sert également des données pour guider les membres vers un développement plus durable (meilleure gestion des flux touristiques, protection des milieux sensibles) et créer un réel avantage concurrentiel.  

Les OGD, en plus d’assumer leur rôle marketing, assurent un développement conscient du territoire qu’elles représentent. Les fonctions de ces organisations tendent à se diversifier et le touriste n’y tient plus le premier rôle. Désormais, les enjeux de durabilité, de changements climatiques, d’inclusion ou de la place des communautés s’invitent dans les entreprises et interpellent un grand nombre d’acteurs qui gravitent autour de la sphère touristique. Les indicateurs de succès d’une destination se diversifient pour inclure ces nouveaux facteurs. Visionnaire, facilitatrice, collaboratrice, coordonnatrice ; l’OGD assume tous ces chapeaux de concert avec les acteurs publics, privés et les résidants. La flexibilité et l’innovation sont de mise. Avec ces nouveaux enjeux et responsabilités, il faut s’attendre à voir émerger de nouveaux modèles d’affaires et de financement afin que les destinations deviennent de réels catalyseurs de changements dans leur milieu. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Segments de clientèles Tourisme durable

Tourisme responsable : les voyageurs québécois passent-ils à l’action ?

L’intérêt des visiteurs envers un tourisme plus durable est en croissance dans plusieurs pays. Les voyageurs québécois souscrivent également à cette tendance ; 60 % d’entre eux souhaitaient déjà voyager de façon plus responsable en 2021. Est-ce que ce désir s’est concrétisé ? 

D’après le sondage en ligne de la Chaire de tourisme Transat, mené du 21 au 25 novembre 2022 auprès de 1 007 voyageurs québécois, les changements climatiques commencent à avoir une influence sur les comportements de voyage, particulièrement auprès des 18 à 34 ans. Ces derniers ont mentionné, en plus forte proportion que les autres groupes d’âge, avoir modifié au moins une fois leurs habitudes de voyage pour des raisons environnementales. 

Un plateau dans les habitudes responsables ?

Pour une deuxième année consécutive, les voyageurs québécois ont été sondés à propos de certains comportements écoresponsables. En général, les indicateurs restent relativement stables. Par exemple, la même proportion de voyageurs que l’an dernier indique consulter parfois ou régulièrement les certifications durables des organisations touristiques. 

Une légère hausse des voyageurs ayant volontairement limité leurs déplacements touristiques pour des raisons environnementales (30 % en 2022, par rapport à 25 % en 2021) est toutefois observée. 

Les répondants ayant mentionné que les changements climatiques les poussent à changer leur façon de voyager sont beaucoup plus nombreux que la moyenne à rapporter avoir modifié leurs habitudes de voyage.  

De plus, ce type de voyageur s’intéresse plus aux destinations peu achalandées (69 % comparativement à 52 % de l’ensemble des répondants).

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En général, les actions sont plus timides que l’intérêt à voyager de façon plus responsable. Certains segments de clientèles pavent toutefois la voie. Un phénomène à suivre au cours des prochaines années !  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Destinations Marchés géographiques

Les destinations privilégiées par les Québécois en 2023

Du 21 au 25 novembre  2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage auprès de 1007 voyageurs québécois. Les résultats permettent de dresser plusieurs constats sur les intentions de voyage.

L’étude suggère que parmi les Québécois âgés de 18 à 74 ans, six sur dix projettent un séjour d’agrément d’au moins une nuitée hors de leur domicile au cours de la prochaine année.

Comparativement à 2022, le Québec et le Canada s’affichent un peu moins populaires auprès des voyageurs québécois. Même si une grande majorité (72 %) continue de vouloir séjourner au Québec en 2023, on remarque une tendance légèrement à la baisse par rapport à 2022 (79 %). De même, les voyages d’agrément dans les provinces limitrophes du Québec semblent moins attirants. Près du quart (23 %) des voyageurs québécois sondés jugent probable d’en faire contre 27 % l’année précédente.

Les voyageurs québécois se montrent plus ouverts à voyager en dehors de leur pays.

A contrario, les voyageurs québécois se montrent plus ouverts à voyager en dehors de leur pays. En effet, le quart (25 %) d’entre eux jugent probable de faire un séjour aux États-Unis contre 19 % l’année précédente. Quelque 15 % des répondants prévoient un déplacement en Europe. Ces intentions de voyage sont stables d’une année à l’autre. Aussi, les séjours ailleurs dans le monde seront plus en vogue pour les 12 prochains mois. En effet, 20 % des sondés jugent probable de voyager ailleurs dans le monde contre 16 % en 2022.

L’infographie ci-dessous détaille les destinations de voyage d’agrément envisagées par les voyageurs québécois en 2023.

 

Les destinations internationales suscitent un enthousiasme chez les voyageurs québécois qui pourrait être expliqué notamment par une diminution de la sensibilité face aux contraintes liées à la pandémie de COVID-19. Mais ce comportement n’est pas anodin. L’engouement des Québécois envers les voyages internationaux suit la tendance mondiale.

Bien que l’envie de voyager à l’étranger soit manifeste, l’intérêt des Québécois pour le Québec demeure. Dans ce contexte, comment les séduirez-vous ? Quelles expériences touristiques leur réserverez-vous ?

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Performance

Quand le plaisir de voyager l’emporte sur les freins

Mais, au grand dam du célèbre séducteur, voyager exige plus d’efforts qu’avant ! C’est, du moins, l’avis de près des 2/3 des voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme en novembre 2022. Les délais d’attente de plusieurs jours devant les bureaux de Passeport Canada à l’été 2022 ou encore la situation chaotique vécue à cette même période dans de nombreux aéroports à travers le monde en sont des exemples probants. 

Une reprise bien sentie

À l’automne 2022, Destination Canada estimait que le pays était en bonne posture pour que le tourisme d’agrément renoue, en 2024, avec les résultats de 2019. Ceux du marché intérieur devraient être atteints en 2023. Si la tendance se maintient, les dépenses des voyageurs américains au pays dépasseront celles de 2019 en 2024. Les revenus provenant des autres marchés étrangers pourraient tarder jusqu’en 2026 pour se rétablir complètement. Parmi les causes de ce retard anticipé, mentionnons, entre autres, la récession économique en Europe, les mesures particulières imposées aux Chinois pour entrer au Canada et les réticences de certains marchés asiatiques à reprendre les voyages à l’international.  

La firme en intelligence d’affaires Skift évalue aussi que la plupart des régions du monde sont en voie de retrouver les niveaux de performance de 2019, avec l’Amérique du Nord en tête et l’Asie-Pacifique en queue de peloton. Les secteurs d’activité qui s’en remettent le mieux sont ceux des locations de vacances et de l’hôtellerie. Le transport aérien peine toutefois à remonter la pente, notamment à cause de problèmes de logistique et de pénurie de main-d’œuvre. 

Sur le plan des voyages d’affaires, ce sont les petites et moyennes entreprises (PME) qui contribuent le plus à la reprise du secteur. La plus grande société en gestion de voyages d’affaires, Amex GBT, évalue que les réservations effectuées au 3e trimestre de 2022 par les PME représentaient 80 % de celles enregistrées en 2019, soit 19 points de pourcentage au-dessus de celles réalisées par les multinationales. 

Prix à la hausse

La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Bien que les restrictions de voyage soient pratiquement toutes levées et que la pandémie se résorbe à peu près partout sur la planète, d’autres facteurs pourraient restreindre l’envie de voyager. L’invasion russe en Ukraine crée des tensions géopolitiques et suscite des craintes quant à la stabilité de nombreux pays. Ce conflit a généré une forte augmentation des coûts de l’énergie et ainsi contribué à une inflation galopante.  

Au Canada, l’Indice des prix à la consommation a crû de 6,8 % durant l’année 2022. Il s’agit d’un sommet en 40 ans. À cela s’ajoutent les hausses successives des taux d’intérêt qui créent une forte pression sur les détenteurs de prêts hypothécaires. Cette augmentation du coût de la vie se reflète dans le budget discrétionnaire des ménages. Celui-ci s’érode, et des choix s’imposent quant aux façons de le dépenser. La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment d’ailleurs que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Pénurie de main-d’œuvre

Les enjeux de main-d’œuvre apportent aussi leur lot d’inconvénients. De nombreux voyageurs québécois ont vécu des irritants liés à la pénurie de personnel durant leurs séjours dans la province à l’été 2022. Ces situations ont affecté la qualité de leurs expériences, du moins pour la forte majorité d’entre eux. Et cette problématique n’est pas sur le point de se résorber, compte tenu, entre autres, du départ massif à la retraite des baby-boomers au cours des prochaines années.  

Crise climatique

Huit milliards d’humains se partagent désormais la planète bleue et ses ressources. Ils sont nombreux à pouvoir témoigner de l’augmentation et de l’intensification des changements climatiques et des conséquences qui en résultent. 

Dans un tel contexte, les consommateurs, de plus en plus informés, ne peuvent faire fi de leur empreinte carbone et de leur impact sur le milieu d’accueil. En ce sens, seulement 26 % des voyageurs sondés par la Chaire mentionnent que les changements climatiques les poussent à changer leur façon de voyager. Voilà qui illustre la dichotomie du voyageur entre le bien de la planète et son propre bien-être. Cette donnée doit être incluse dans les réflexions sur la transition durable. 

Forte envie de voyager

Le désir de voyager surpasse les contraintes externes : quelque 89 % des voyageurs québécois envisagent d’effectuer au moins un séjour avec nuitée en 2023. Et cet appétit du voyage n’est pas exclusif aux Québécois. Une étude réalisée pour le compte du groupe Expedia auprès de 11 000 adultes provenant de 11 marchés géographiques, dont le Canada et les États-Unis, révèle que 46 % d’entre eux estiment que les voyages ont une plus grande importance qu’avant la pandémie. 

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La flexibilité que permet le télétravail ouvre également de belles possibilités de voyage jumelé à des déplacements professionnels. Il pourrait s’agir d’une avenue qui contribuera positivement aux retombées économiques du tourisme d’affaires.  

Au Québec, 19 % des voyageurs sondés par la Chaire ont effectué un déplacement professionnel d’au moins une nuitée au Québec entre novembre 2020 et 2022. De ce nombre, 34 % ont prolongé leur déplacement d’affaires dans la province pour des fins de loisirs ou d’agrément (bleisure). En 2023, la moitié de ces voyageurs d’affaires (52 %) projette de prolonger un voyage grâce au travail à distance. 

Se faire plaisir

Selon les données colligées par l’organisme Euromonitor International, les consommateurs en 2023 seront friands de nouvelles expériences et d’activités permettant des interactions sociales ; les voyages en font partie. Le concept de bien-être et l’idée de se faire plaisir, de prendre soin de soi et de profiter de la vie semble prendre de l’ampleur.   

Bien que 71 % des voyageurs québécois sondés par la Chaire aiment avant tout découvrir les attraits et activités incontournables, la plupart s’intéresse plus qu’avant aux voyages dans des endroits peu achalandés. La firme Skift souligne que de plus en plus de milléniaux chercheront des expériences de voyage que leurs proches ne connaissent pas. Et cette cohorte démographique, qui devient la plus importante aux États-Unis en termes de nombre et de pouvoir d’achat, exerce une forte influence sur les organisations. 

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2023 : un nouveau point de départ ?

Pour se positionner avantageusement, les entreprises touristiques doivent notamment déployer des actions qui montrent leur engagement à développer un tourisme plus durable et responsable sans trop de friction, à prendre soin de leurs employés comme de leur clientèle et à offrir un service impeccable en ligne comme sur place. Les collaborations seront de mise afin de répondre à ces différents impératifs. 

Les cinq grandes tendances formulées par l’équipe de la Chaire de tourisme illustrent les phénomènes observés et qui sont appelés à prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. Issues, entre autres, de l’exercice de veille, elles sont aussi documentées par un sondage réalisé en novembre 2022 auprès d’un panel de voyageurs québécois. Ces données toutes fraîches permettent de cerner l’état d’esprit des voyageurs dans le contexte actuel. Et celui-ci se transforme rapidement. 

Dans ces circonstances, la reprise du rythme de croisière de 2019 est-elle l’idéal à atteindre ? Et si 2023 devenait un nouveau point de départ ?  

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Les statistiques sur les voyageurs québécois présentées dans ce texte proviennent d’un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat du 21 au 25 novembre 2022. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Performance

L’été 2022 vu par les entreprises touristiques québécoises

L’achalandage touristique jugé à la hausse par rapport à l’été 2021 se reflète sur le chiffre d’affaires des entreprises.

La hausse des prix a eu un effet principalement favorable sur ce chiffre d’affaires, grugeant toutefois les bénéfices d’un peu moins de la moitié des répondants. 

 

 

Faits saillants de la performance des organisations touristiques pour le 3e trimestre de 2022 

 

Nous avons besoin de votre voix afin de poursuivre notre étude de la performance de l’industrie touristique du Québec! Rejoignez la Voix des pros, le nouveau panel virtuel créé à cet effet. Répondez à nos enquêtes, et courez la chance de remporter des prix de participation! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel en répondant dabord à ces quelques questions. 

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