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Le marché intérieur stagne: topo sur les Canadiens au Québec en 2008

On blâme souvent le marché américain pour expliquer les faibles performances touristiques du Québec, mais qu’en est-il de notre marché intérieur? La situation n’est pas rose de ce côté non plus, alors que les segments d’agrément et d’affaires sont en perte de vitesse. Heureusement, les visites de parents et d’amis ont sauvé la mise au cours des dernières années. Voici un profil détaillé du marché touristique canadien au Québec.

Un changement de définition depuis 2006

Il y a cinq ans, nous dressions un premier portrait des touristes canadiens en visite au Québec (lire aussi: Profil des Canadiens au Québec). Depuis ce temps, Statistique Canada a révisé la méthodologie de l’Enquête des voyages des Canadiens (EVC) qui porte désormais le nom d’Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC). Pour cette raison, les données publiées depuis l’année 2006 ne sont pas comparables avec celles des années antérieures.

La principale distinction apportée à la nouvelle enquête concerne les critères pris en compte pour définir un touriste. L’EVRC introduit le concept de «voyage à l’extérieur de la ville ou de la municipalité» pour traduire la notion d’«environnement habituel». Dans l’EVC, tous les déplacements d’une nuit et plus d’au moins 80 km étaient classés comme «touristiques». Dorénavant, tous les voyages d’une nuit et plus, peu importe la distance, seront considérées pourvu qu’ils soient effectués à l’extérieur de la municipalité.

Quant à la définition liée aux excursionnistes, elle change également. Il s’agit maintenant des voyages d’un même jour effectués à l’extérieur de la municipalité vers une destination située à une distance d’au moins 40 km du domicile. Jusqu’en 2004, la distance minimum requise était de 80 km, mais n’intégrait pas la notion d’«environnement habituel».

Le tourisme intérieur stagne

On constate que le tourisme domestique ne progresse pas. Le nombre de touristes canadiens (incluant les Québécois) au Québec affiche même une baisse de 1,8% en 2008 par rapport à 2006 (tous buts de voyage confondus) (tableau 1). Les voyages d’agrément diminuent, passant de 9,34 à 9,17 M$ et ceux d’affaires chutent de 10,6%, soit d’environ 140 000 voyages.

Pour leur part, les visites d’excursionnistes (tous buts de voyage confondus) enregistrent une modeste croissance de 2,4% (tableau 2). Cette augmentation est essentiellement attribuable à une hausse de plus de 850 000 visites chez des parents ou des amis entre 2006 et 2008. Les excursions d’affaires, elles, affichent un recul de 8% au cours de la même période.

La provenance des touristes

Le marché de la grande région métropolitaine de Montréal génère au Québec près de 4,2 millions de voyages-personnes pour des visites d’agrément d’au moins une nuit, soit environ 44% de ce marché (graphique 1). La métropole enregistre toutefois une baisse globale de 1,7% du nombre de touristes d’agrément et en visite chez des parents ou des amis en 2008 en comparaison avec 2006. Sans doute propulsée par les festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec, la situation s’est avérée très positive pour la région qui a connu une croissance importante de 6,2% pour ces mêmes segments de marché par rapport à 2006.

Les «autres» régions du Québec constituent également un foyer touristique majeur, particulièrement pour les visites chez des parents ou amis, avec quelque 3,8 millions de voyages, soit le tiers du volume canadien.

La crise économique n’épargne pas les régions

Pour chacun des trois buts de voyage, voici les cinq principaux marchés d’origine (excluant le Québec et Toronto) des visiteurs (incluant les excursionnistes) au Québec (graphique 2). La crise économique semble avoir durement touché le tourisme d’agrément de l’Est ontarien (voir carte), qui est passé de 219 000 visites en 2006 à 93 000 en 2008. Pour la région du corridor du Saint-Laurent, le volume de visiteurs a augmenté quelque peu (93 000 c. 85 000) au cours de la même période.

** En raison de leur faible fiabilité statistique, n’utiliser ces données qu’à titre indicatif

Des activités en masse

L’observation de la faune, le camping, le vélo, la plage, la pêche, le théâtre, les concerts, l’opéra et la danse sont les activités les plus fréquemment pratiquées par les touristes québécois pendant leurs voyages au Québec, tous buts confondus (graphique 3). Pour les Canadiens des autres provinces, ce sont les sites historiques qui suscitent le plus d’engouement.

La répartition des dépenses

Au cours de l’année 2008, les touristes canadiens d’agrément, incluant les Québécois, ont déclaré des dépenses totales de 2,59 milliards de dollars au Québec (graphique 4). Il s’agit d’une modeste hausse de 3,6% par rapport aux dépenses en 2006. Environ 27% du budget touristique est alloué à l’hébergement, soit 696 M$. On remarque l’importance des dépenses consenties pour d’autres secteurs non directement liés au tourisme, tels que le fonctionnement d’un véhicule (443 M$), les aliments et les boissons (266 M$) et les vêtements (167 M$).

Un mode d’hébergement différent selon le marché

Le mode d’hébergement choisi par le marché d’agrément varie sensiblement selon le lieu d’origine des visiteurs (graphique 5). Pour la population urbaine, le chalet et la maison de villégiature privés sont les plus populaires avec 1,5 million de voyages pour les Montréalais et 238 000 pour les gens de Québec. Les Québécois habitant à l’extérieur des grands centres sont plus nombreux à séjourner chez des parents et des amis (725 000) qu’à l’hôtel (703 000). Pour les Torontois, l’hôtel s’inscrit comme le premier choix pour presque un voyageur sur deux (46%).

Où vont précisément les Québécois?

Voyons maintenant comment se répartissent les voyages d’une nuit et plus des Québécois entre les différentes régions touristiques du Québec. Nous avons séparé les destinations selon chacun des buts de voyage (graphiques 6, 7 et 8). Précisons que sauf pour les régions de Montréal et de Québec, il est préférable de n’utiliser les données pour ces trois graphiques qu’à titre indicatif en raison de leur faible fiabilité statistique.

Ce sont les Laurentides (17%), suivies des régions de Québec (15%) et des Cantons-de-l’Est (11%), qui récoltent le plus de voyages d’agrément (graphique 6). Pour les voyages chez des parents ou des amis (graphique 7), l’avantage tourne du côté des régions de Montréal (13%), de la Montérégie (12%), des Cantons-de-l’Est (11%) et de Québec (10%).

Quant à la réalité du marché des affaires, elle est tout autre. Les villes de Québec et de Montréal se partagent respectivement 27% et 21% du marché (graphique 8).

* Comprend les régions du Bas-Saint-Laurent, de Duplessis, de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de Manicouagan.

Les défis du tourisme domestique

À la lumière des chiffres présentés dans cet article, on constate que le tourisme intérieur représente un défi de taille pour le Québec. En effet, la demande touristique du marché canadien au Québec stagne et ne parvient pas à croître au même rythme que celle de l’industrie touristique mondiale. Évidemment, un dollar plus fort augmente la tentation des Canadiens pour les voyages à l’étranger.

Mais le problème est certainement plus profond, alors que d’autres destinations telles que l’Australie ont déjà amorcé de vastes travaux de réflexion pour mieux comprendre les enjeux liés au déclin du tourisme domestique (Lire aussi: Benchmarking – Réflexions de l’Australie face aux défis du tourisme intérieur). Peut-être le temps est-il venu de s’unir aux autres provinces et d’adopter une réelle stratégie nationale afin de redynamiser le marché canadien?

Source:

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006, 2007 et 2008.

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Faits et chiffres Marchés géographiques Segments de clientèles

Connaître et amadouer les touristes en visite chez des parents ou des amis

La moitié des voyages au Québec ont pour but de visiter des parents ou des amis, ce qui représente plus de 10 millions de visites-provinces d’une nuit et plus en 2008. Avez-vous tendance à négliger cette clientèle? Mieux connaître son profil et ses comportements de voyage permet de saisir son importance et son potentiel.
Les visites de parents et d’amis (VPA) représentent 54% des voyages des Québécois au Québec en 2008 et 49% des visites-provinces, toutes origines confondues (graphique 1). Les voyages d’agrément constituent plus de 40%, et les voyages d’affaires, à peine 5%.

Le changement méthodologique de Statistique Canada apporté à l’Enquête sur les voyages des résidents canadiens en 2005 ne nous permet pas de comparer les dernières données avec celles des années antérieures. Depuis ce changement, le nombre de VPA est relativement stable. On dénombre 10,5 millions de VPA effectuées par les Québécois et près de 1,6 million par les Canadiens des autres provinces, les Américains et les visiteurs d’outre-mer réunis (graphique 2). Si ce type de voyage est plus difficilement influencé par les organismes de promotion de la destination, cette énorme part de marché requiert une connaissance de ces voyageurs et une réflexion sur les façons de les rejoindre.

Faits saillants du profil et des comportements de voyages des Québécois ayant fait des visites de parents ou d’amis

  • La majorité de ces voyageurs sont jeunes; 25% sont âgés de 25 à 34 ans, et 23%, de 18 à 24 ans.
  • Le revenu annuel des touristes en visite chez des parents et des amis est présenté avec celui des voyageurs d’agrément à des fins comparatives (graphique 3). On peut expliquer que leurs revenus annuels soient moins élevés que ceux des touristes d’agrément en raison de leur jeune âge.

  • La majorité des VPA s’effectuent en solo (50%) ou encore en groupe de deux adultes ou plus (32%). La proportion de familles est plus faible que pour les voyages d’agrément (graphique 4).

  • La durée de séjour est plutôt courte pour les Québécois, mais plus longue pour les voyageurs d’autres origines (tableau 1).
  • Même si la moyenne québécoise est faible (tableau 1), le grand nombre de déplacements génère néanmoins des retombées considérables. À titre indicatif, les retombées du tourisme d’affaires des Québécois au Québec sont d’environ 309 millions CAD alors que les visites de parents et d’amis totalisent 1,17 milliard CAD.

  • Les voyages de VPA sont mieux répartis dans l’année que les déplacements par agrément (graphique 5). En fait, c’est au quatrième trimestre (octobre, novembre et décembre) que s’effectue le plus grand nombre de VPA. La période des Fêtes doit probablement y contribuer.

  • Sans surprise, la résidence de parents ou d’amis constitue le premier mode d’hébergement (92%).
  • En ce qui concerne les activités pratiquées par les voyageurs, la principale est bien sûr de passer du temps avec sa famille ou avec ses amis. Néanmoins, la randonnée pédestre et les sorties culturelles rejoignent environ 10% des voyageurs (graphique 6). L’intérêt pour ces activités varie en fonction de la région d’origine, et on observe une tendance à profiter de ce qui diffère de sa région. Les résidents de Québec et de Montréal sont plus enclins à faire des activités de plein air comme la randonnée, la visite de parcs nationaux, l’observation de la faune, la plage ou la navigation de plaisance. Les résidents d’autres régions du Québec profitent de leurs déplacements pour faire des sorties culturelles, visiter des sites historiques et assister à des festivals ou à des foires.

  • Même si le nombre total de VPA est stable depuis 2006, il existe des écarts en ce qui concerne les régions visitées au Québec. Celle de Québec se classe au premier rang suivie de près par Montréal. Certaines régions voient une augmentation importante du nombre de VPA, notamment la Montérégie, les Cantons-de-l’Est et Chaudière-Appalaches. À l’inverse, Lanaudière, le Centre-du-Québec et Charlevoix enregistrent des diminutions (graphique 7).

Clientèle oubliée

Les organisations touristiques ont parfois tendance à ignorer, ou du moins à négliger, ce type de visiteurs parce qu’ils fréquentent très peu l’hébergement commercial et parce qu’il peut s’avérer ardu de les influencer. Bien qu’il soit difficile de le mesurer avec justesse, les VPA exercent un effet considérable sur l’économie locale. Leurs dépenses dans l’industrie touristique sont moindres, mais multipliées par des millions de visites. Ils sont souvent des adeptes de magasinage, visitent des attractions avec leurs hôtes et vont au restaurant. N’oublions pas que ces derniers dépensent également dans les services touristiques mêmes s’ils ne sont pas considérés comme des touristes.

Voici d’autres raisons pour lesquelles cette clientèle est négligée.

  • L’absence d’une définition claire et universelle des VPA. On note des divergences entre les données. D’un pays à l’autre, les définitions varient et rendent la compilation difficile. Certaines destinations ne comptabilisent que les visiteurs en hébergement commercial.
  • La difficulté de mesure. La coopération des hôtes et des visiteurs est requise pour une bonne compréhension de leurs comportements de voyage.
  • Le manque de lobbying. Les organismes de promotions touristiques sont largement soutenus et influencés par les industries hôtelières.

Enfin, comme ces visiteurs sont difficiles à rejoindre et à influencer, il faut aussi s’adresser à leurs hôtes. Ceux-ci ont une haute influence sur les destinations visitées et les activités pratiquées. Leurs conseils font foi de loi. Les hôtes sont les mieux placés pour suggérer les attractions locales aux visiteurs qui souhaitent découvrir la région. Ils doivent donc avoir une bonne connaissance et une perception positive de l’offre touristique. La promotion touristique auprès de la population locale prend ici toute son importance.

Sources:

– Backer, Elisa. «VFR Travel: An Examination of the Expenditures of VFR Travellers and their Hosts», Current Issues in Tourism, volume 10, numéro 4, 2007.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des Canadiens», traitement spécial, 2006, 2007, 2008.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2008.

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Segments de clientèles

Qui sont ces C?

Voici la petite dernière: la GÉNÉRATION C! Pour ces 12-24 ans, Internet, réseaux sociaux, jeux vidéo, cellulaire, messages SMS et fichiers balados (podcast) font partie de leur mode de vie. Ils sont multitâches et multibranchés. La génération C utilise la technologie pour Communiquer, Collaborer et Créer. On pourrait y ajouter un autre C pour Changer, car ces jeunes vont tout révolutionner sur leur passage: le milieu du travail, de la consommation, de l’éducation et même de la politique. Ils seront nos consommateurs et nos travailleurs dans les prochaines années. Il importe de les connaître afin de s’adapter efficacement à leur montée en force.

Le Centre francophone d’informatisation des organisations (Cefrio)  a organisé, en octobre dernier à Québec, le Colloque international «ÊTES-VOUS PRÊTS? Génération C – Les 12-24 ans: Moteurs de transformation des organisations». Cefrio a eu l’occasion d’y présenter les résultats de son étude sur la manière dont les jeunes Québécois utilisent les technologies de l’information (TI) et sur les répercussions de ces usages dans différentes sphères d’activité. Afin de mieux les connaître, le Cefrio, en collaboration avec Léger Marketing, a sondé plus de 2000 jeunes Québécois lors d’une enquête réalisée en novembre 2008 et en février 2009.

Les C en chiffres

En 2006, la génération C comptait un million et demi de Québécois (graphique 1).

 

Generation_C_graph1

 

Comme le souligne le Cefrio, dans cinq ans, ces Québécois auront un pouvoir d’achat et d’influence important en tant que consommateurs; une forte proportion d’entre eux seront actifs sur le marché du travail, comme travailleurs étudiants ou permanents; plusieurs seront encore à l’école ou à l’université et beaucoup auront le droit de voter ou s’impliqueront activement, parfois comme entrepreneurs sociaux, pour relever des défis majeurs qui touchent nos sociétés. D’ici dix ans, cette génération représentera 45% de la main-d’œuvre active du Canada.

Ordi sur les genoux, écouteurs aux oreilles, cellulaire à la main

La génération C carbure à la technologie: 85% possèdent un ordinateur, 84% un lecteur MP3, 62% un téléphone cellulaire et 60% une console de jeux vidéo. Elle surfe en moyenne 19 heures par semaine et jusqu’à 36 chez les 21-24 ans: 85% cherchent de l’information ou communiquent par courriel, 74% clavardent, 71 % écoutent de la musique en ligne, 62% visitent des sites de réseautage (Facebook, MySpace, etc.), 49 % participent à des concours et 45 % s’adonnent à des jeux. Les garçons se retrouvent en plus grand nombre que les filles parmi les utilisateurs assidus d’Internet (21 heures et plus).

Les garçons se divertissent et consomment avant tout: achats en ligne, lèche-vitrine virtuel, jeux en ligne, petites annonces, téléchargement ou écoute de films et de vidéos, etc. De leur côté, les filles communiquent davantage: tenue d’un blogue, échange d’information pour les devoirs, participation à un site de réseautage, etc.

La proportion de jeunes qui utilisent Internet pour créer et diffuser de nouveaux contenus est nettement plus faible: seulement 5% écrivent sur un wiki, 8% font connaître leur opinion sur un produit donné, 12% transfèrent des vidéos sur des sites comme YouTube et 13% téléchargent des photos sur un site comme Flickr. Cependant, plus un jeune passe de temps sur Internet, plus il est susceptible de s’y transformer en participant actif.

Mêmes besoins, nouveaux outils

Pour les jeunes, Internet a remplacé les journaux et la télévision, cette dernière étant beaucoup plus utilisée comme écran de jeu. Ils flânent sur les réseaux sociaux au lieu de se retrouver au centre commercial ou au dépanneur du coin. Ils y potinent, discutent et révèlent tout d’eux-mêmes. Ils sont passés du mode texte au contenu multimédia (images, vidéos, son). Pour eux, les barrières culturelles et sociales tombent. Leur réseau, jadis limité à leur quartier, s’étend maintenant aux quatre coins du globe.

Lors du colloque, les conférenciers s’accordaient à dire qu’Internet et les médias sociaux ne sont que de nouveaux outils pour communiquer, échanger, réseauter, faire du bouche-à-oreille et qu’ils s’ajoutent aux autres médias comme le téléphone et le face-à-face. Cependant, l’ampleur des réseaux, l’accès immédiat à l’information de même que la vitesse à laquelle se font les échanges changent grandement la dynamique de ces activités.

Suis-je C, Y, X, BB ou senior?

Pour ceux qui s’interrogent encore, voici une petite récapitulation du lexique des générations. Les années servant de bornes inférieures et supérieures aux différents segments démographiques varient selon les sources d’information et parfois de façon importante. Malgré le chevauchement causé par ces variations, les principales générations sont grosso modo:

  • Senior – née avant 1947
  • Baby-boomer – issue du baby-boom d’après-guerre, soit de 1946 à 1960 et même jusqu’en 1966
  • Génération X – de 1965 à 1980, ce qui regroupe les 30 à 45 ans
  • Génération Y – de 1980 à 1990 soit les jeunes dans la vingtaine
  • Génération C – née entre 1984 et 1996, les 12-24 ans.

La génération C, qu’on appelle aussi la Net Generation, s’imbrique en grande partie dans la génération Y. Toutes deux ne peuvent concevoir le monde sans ordinateurs et autres gadgets électroniques. Les plus jeunes sont nés avec la technologie et ont bien souvent utilisé un ordinateur avant même de savoir écrire tandis que les autres ont grandi avec elle et ne peuvent s’en passer.

Les comportements de la génération C ne seront pas sans répercussions sur leur façon d’évoluer dans le milieu scolaire, au travail, en tant que consommateur ou acteur social. Dans un texte subséquent, nous verrons de plus près l’influence de ces jeunes dans ces différentes sphères d’activité.

Sources:
– Bindley Daniel et Patrice Dumas. «Génération C, comme dans «consommation» et… «changement», La Direction informatique, 27 octobre 2009.
http://www.directioninformatique.com/di/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=55028
– Blogue du colloque de la génération C – Cefrio. http://generationc.cefrio.qc.ca/blog/
– D’Amours, Liette. «Enquête sur la génération C: les 12-24 ans, utilisateurs extrêmes d’Internet et des TI», Blogue Cefrio, 27 octobre 2009.
http://blogue.cefrio.qc.ca/2009/10/enquete-sur-la-generation-c-les-12-24-ans-utilisateurs-extremes-d%e2%80%99internet-et-des-ti/
– Infobourg, l’Agence de presse pédagogique.  «Colloque international sur la Génération C», 20 octobre 2009. http://www.infobourg.com/sections/chemises/chemise.php?id=71
– Roy, Réjean. «Enquête Génération C – Cefrio 2009 Les 12-24 ans: utilisateurs extrêmes d’Internet et des TI», Réseau Cefrio, vol. 7, no 1, octobre 2009.

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Faits et chiffres Hébergement Produits et activités Tendances

Activités, attraits et événements favoris des Québécois

Saviez-vous que 24% des Québécois en voyage d’agrément au Canada vont… à la plage? Que les activités sportives sont particulièrement populaires? Que 769 000 Québécois ont assisté aux Feux Loto-Québec? Saviez-vous qu’une proportion égale (plus de 18%) des Québécois fréquente le Vieux-Port de Montréal et le Vieux-Québec? Enfin, connaissez-vous les activités qu’ils privilégient lors de séjours à l’extérieur du Canada?

D’entrée de jeu, spécifions que les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total des voyageurs Québécois (12 ans et plus) pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Ces données de PMB proviennent d’un sondage annuel, administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Notez également ces précisions méthodologiques:

  • Les années mentionnées sont celles où le sondage a paru et les données ont été recueillies dans les 12 mois à 18 mois précédents.
  • Il s’agit de nombre d’individus et non de visites. Un individu ayant fréquenté un attrait ou un événement plusieurs fois n’est comptabilisé qu’une seule fois.
  • Il s’agit des Québécois, ces données ne tiennent pas compte des visiteurs hors Québec.

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Selon Print Measurement Bureau (PMB), 3,3 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (48,6%), ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2009. Parmi ces voyageurs, 74% ont voyagé au Québec, 30% en Ontario et 5% au Nouveau-Brunswick.

Certaines activités pratiquées par les Québécois lors de ces voyages ont un taux d’adoption important parmi les voyageurs (graphique 1). Le magasinage domine, mais le quart des répondants choisissent la plage.

Plusieurs activités sont en hausse de popularité. Entre les sondages de 2003 et 2009, mentionnons le magasinage, les activités sportives, la participation à des événements culturels, la chasse ou la pêche, le ski alpin ou la planche à neige, les événements sportifs ainsi que le golf. Cet intérêt pour le sport en général rejoint les observations tirées de l’analyse des loisirs des Québécois (lire aussi: Les loisirs des Québécois).

L’intérêt pour les randonnées ou excursions d’aventure, les parcs nationaux ou provinciaux, les parcs à thème ou zoos, les musées ou galeries d’art ainsi que le night life ont connu une légère diminution entre ces deux sondages.

L’indice 100 indique la propension à pratiquer ces activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont souvent plus bas. Les Québécois sont moins attirés que l’ensemble des Canadiens par le night life (43), le magasinage (71) ou la visite d’un parc national (76). Ils sont néanmoins plus enclins que la moyenne canadienne à assister à des événements culturels (128), à pratiquer des activités sportives (112) ou encore à faire des randonnées ou des tours d’aventure (105) lors de leurs voyages au Canada.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois n’ont pas voyagé qu’au Canada au cours des dernières années, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, au fil des ans, à avoir fait au moins un voyage à l’extérieur du pays. En fait, ce nombre est passé de 1 251 000 lors de l’enquête 2003 à 1 399 000 en 2006 pour atteindre 2 453 000 en 2009, une augmentation globale de 96%! Leurs destinations préférées sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, la France et la République Dominicaine.

Si l’on tient compte de ces destinations, il n’est pas étonnant de retrouver la plage au premier rang des activités pratiquées lors des voyages à l’extérieur du Canada (graphique 2). Plus de la moitié des Québécois font un séjour à la plage. Le magasinage se trouve au 2e rang et est en hausse de popularité.

Autres hausses à souligner, les randonnées ou excursions d’aventure rejoignaient 13% des voyageurs en 2003 et 17% en 2009 (croissance absolue de 152%) et les événements culturels où participaient 13% des répondants (croissance absolue de 128%).

Par rapport à la moyenne des Canadiens lors de leurs voyages à l’extérieur du Canada (indice 100), les Québécois sont davantage attirés par la plage (120), par les randonnées, les excursions et les tours d’aventure (122) ainsi que par les activités sportives (112). Les activités que les Québécois pratiquent en moins forte proportion sont le night life (41), les parcs à thème ou zoo (55), la participation à des événements sportifs (60) ainsi que le ski alpin ou la planche à neige (61).

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Événements fréquentés

Le graphique 3 indique que les Feux Loto-Québec (à la fois ceux de Montréal et de Québec) constituent l’événement attirant le plus grand nombre de touristes québécois, d’ailleurs en forte croissance depuis 2003 (67%). En fait, 11% des Québécois y ont assisté. Le Festival International de Jazz arrive deuxième en pourcentage de fréquentation (10%), suivi du Festival d’été de Québec (8%), du Carnaval de Québec (6%) et du Festival Juste pour rire (5%). La popularité de ces quatre derniers événements est en diminution depuis 2003. Cet indicateur ne prend toutefois pas en compte les visites répétitives.

Mentionnons également la hausse des Fêtes de la Nouvelle-France (en chiffres absolus), soit 20% de plus qu’en 2003. En baisse (chiffres absolus), notons le Mondial SAQ, l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Festival Juste pour rire et les Francofolies.

Ces événements se déroulant généralement à l’extérieur, les taux de fréquentation parfois élevés de 2006 permettent de supposer que la température a été avantageuse. En fait, le bilan climatologique pour l’été 2005 (période de cueillette des données) indique que la température moyenne pour les mois de juin, juillet et août a été au-dessus de la normale pour toutes les régions du Québec. Cet été se classe parmi les plus chauds et les plus ensoleillés des dernières décennies.

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Attraits

Le Vieux-Québec et le Vieux-Port de Montréal sont très proches l’un de l’autre en ce qui concerne les attraits visités par les Québécois, soit 18% (graphique 4).

C’est à Montréal qu’on dénombre le plus d’attraits intéressant un nombre important de touristes (La Ronde, le Biodôme et le Jardin botanique). Ces attraits sont d’ailleurs tous en hausse de fréquentation en chiffres absolus, mais pas nécessairement en proportion du nombre de voyageurs. Tremblant arrive au 5e rang; 9% s’y sont rendus dans la dernière année, mais il s’agit d’une diminution par rapport à 2006 (11%).

Mentionnons également le Zoo de Granby qui a connu une hausse de 18% du nombre de touristes québécois. Autre augmentation à souligner, PMB dénombre 27% plus de Québécois ayant visité le Musée des beaux-arts de Montréal lors d’un voyage en 2009 qu’en 2003.

L’hypothèse précédente concernant une météo favorable aux activités extérieures en 2005 se confirme. Seuls les attraits touristiques intérieurs, c’est-à-dire le Biodôme, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée canadien des civilisations à Gatineau, n’enregistrent pas une proportion particulièrement élevée de voyageurs en 2006.

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Sources:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.
– Centre de ressources en impacts et adaptation au climat et à ses changements (CRIACC). «Bilan climatologique de l’été 2005».

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Faits et chiffres Produits et activités

Les loisirs des Québécois

Connaître les loisirs des Québécois, c’est aussi savoir quelles activités ils sont susceptibles de pratiquer lors d’un voyage. Qu’aiment-ils faire et qu’est-ce qui pourrait faire partie de l’offre touristique d’une destination, d’un hôtel ou d’un centre de villégiature? 47 activités, sports et loisirs sont ici soupesés.

Dans cette analyse, les taux de pratique d’activités de loisirs et de sports sont tirés des données de Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total de la population de 12 ans et plus pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Les loisirs ont été regroupés en diverses catégories afin de faciliter la lecture.

De plus en plus sportifs ces Québécois!

À l’exception du hockey et de la natation, la pratique (au moins une fois au cours de la dernière année) de tous les autres sports est en hausse. De 2003 à 2009, on observe des augmentations de 174% pour le yoga (de 2% à 6% de la population), de 79% pour la fréquentation des centres sportifs, de 58% pour le jogging et de 56% pour le soccer. Or, par rapport à la population canadienne, les taux de pratique sont souvent inférieurs. Malgré une hausse considérable, le yoga obtient un indice de 70, la natation, de 72, et le jogging, de 73 (un indice de 100 représente la moyenne de l’ensemble de la population canadienne). Le soccer (112) et le volleyball (108) sont légèrement plus pratiqués au Québec.

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Le plein air manque-t-il d’air?

Plus de 40% de la population ont fait de la marche ou de la randonnée au cours des 12 derniers mois précédant le sondage de PMB 2009. Cependant, l’indice du Québec n’est que de 88, comparativement à l’ensemble du Canada, qui est de 100. Or, le cyclisme est non seulement populaire et en croissance mais, dans ce cas, l’indice du Québec est de 148, soit fortement au-dessus de la moyenne canadienne. Des 36% de la population ayant fait du vélo, près de 16% en ont fait 10 fois ou plus. Certaines activités sont en baisse par rapport à 2006 ou à 2003 comme le camping, la pêche, le golf, le bateau à moteur, le patin à roues alignées, l’observation d’oiseaux et le vélo de montagne. Concernant le patin à roues alignées, les Québécois sont les champions canadiens, obtenant un indice de 170.

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À l’exception de la planche à neige, les activités hivernales ne sont pas non plus en croissance, enregistrant une baisse de 26% pour la motoneige, de 22% pour le ski alpin et de 12% pour le ski de fond de 2003 à 2009. C’est le patinage qui regroupe le plus d’adeptes (17%). Néanmoins, pour toutes ces activités sauf la planche à neige, le Québec obtient un indice au-dessus de 100 (ski de fond, 124; motoneige, 120).

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Rendez-vous culturels

La fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse pour tous ceux observés à l’exception des concerts de musique classique et de l’opéra. Plus d’un Québécois sur cinq est allé au théâtre au moins une fois selon le sondage de 2009; une hausse de 17% par rapport à celui de 2003. Les musées et les galeries d’art ont également connu une croissance (20% et 36% respectivement). Les autres types de concert sont en hausse de popularité (concert populaire, 35%; rock, 39%; jazz, 41%). Ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits qu’une ou deux fois (musée, 71%; galerie d’art, 72%) ou ont assisté seulement une ou deux fois à des événements culturels (opéra, 81%; concert jazz, 70%; classique, 70%; rock, 72%; populaire, 68% théâtre`, 66%) au cours des 12 mois précédant le sondage. L’indice 100 nous apprend que les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire (159) et de jazz (140) que la moyenne canadienne. En revanche, l’opéra (70) et les concerts de musique rock (70) sont moins populaires ici.

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110%!

L’assistance à des événements sportifs, quoique l’on parle pour la plupart de petits pourcentages de la population, est en croissance pour tous les types de sports à l’exception du baseball. Le déménagement des Expos en 2005 n’y est certainement pas étranger. Le hockey est bel et bien le sport national des Québécois. Parmi les fortes hausses, il y a les événements de golf (183%), de football (108%) et de soccer (102%), où l’on devine l’effet d’équipes comme les Alouettes, l’Impact et le Rouge et Or. Par rapport à l’ensemble du Canada, la course automobile est particulièrement populaire au Québec (indice de 140), grâce notamment à la formule 1. Cette course qui attire certainement une part considérable des 359 000 Québécois ayant assisté à ce type d’événement reviendra-t-elle à Montréal?

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Catégorie méli-mélo

Parmi les autres attraits fréquentés et les loisirs pratiqués, il y a la croissance exponentielle des spas. Le nombre de Québécois ayant visité un spa au moins une fois est passé de 213 000 à 703 000, une hausse de 230%. Les parcs d’attractions semblent un peu moins populaires que les zoos ou aquariums. Ces derniers ont d’ailleurs vu leur nombre d’adeptes augmenter de 39% de 2003 à 2009. Les indices de ces activités sont tous en deçà de 100, particulièrement le casino (68) et les parcs d’attractions (76). Cela dit, le cinéma maintient plus ou moins sa popularité (59% de la population) ainsi que le nightlife (18%) et la photographie (17%).

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Quelles sont vos observations quant aux loisirs en général? Ces résultats de sondage sont-ils fidèles à la réalité selon vous? Plus précisément dans votre gestion touristique, cette analyse vous donne-t-elle des idées pour diversifier ou modifier votre offre?

Source:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Les courts séjours: la réalité du tourisme au Québec

Sondages et experts américains s’entendent pour avancer que la crise ne semble pas empêcher les touristes de voyager, mais que ceux-ci tenteront de moins dépenser, notamment en partant moins longtemps. Au Québec, plus de 85% des voyages des Québécois ont une durée de trois nuits ou moins ainsi que 70% des séjours des Canadiens hors Québec et plus de 60% de ceux des Américains. C’est donc une majorité écrasante des voyages dans la province.

Les Québécois

Que ce soit pour s’offrir une escapade, pour visiter des parents et amis ou par affaires, les Québécois font des déplacements dans leur province qui s’avèrent de courte durée. La proportion est très forte, peu importe la ville d’origine (graphique 1). Malheureusement, le changement de méthodologie de Statistique Canada ne permet pas de comparer ces informations avec les années précédentes et d’observer une évolution ou une stabilité.

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Les Canadiens hors Québec

On constate que les séjours de trois jours et moins dominent également les séjours des Canadiens au Québec. Pour l’ensemble des visiteurs canadiens hors Québec, les courts séjours constituent 89% des visites de parents et d’amis, 77% des voyages d’agrément et 83% des déplacements d’affaires. Les séjours d’agrément des Torontois sont aussi de courte durée dans 79% des cas.

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Les Américains

Toutes destinations confondues, 46% des voyages d’agrément des Américains durent trois jours ou moins. En fait, 66% de tous les Américains ayant voyagé au cours de 2008 ont effectué au moins un séjour de trois jours ou moins, selon une étude de PhoCusWright réalisée en 2009. Étant donné que la durée des voyages est déjà très brève, la firme prévoit que celle-ci demeurera relativement stable en 2009.

On aurait tendance à penser que les Américains sont moins enclins à se rendre au Québec pour trois jours ou moins, particulièrement ceux originaires d’États non limitrophes. Néanmoins, la proportion des courts séjours des Américains au Québec s’avère souvent élevée (graphique 3).

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Pour l’ensemble des touristes américains au Québec, 59% des voyages d’agrément et 69% des voyages d’affaires ont une durée de trois jours ou moins.

  • Près de la moitié des visites d’agrément des Californiens sont de brève durée.
  • Les courts séjours représentent 58% des voyages d’agrément en provenance de la Floride et 49% des déplacements d’affaires.
  • Le nombre de visiteurs en provenance de l’État de l’Illinois est relativement faible mais, encore une fois, les voyages sont de courte durée.
  • Notons l’écart entre les visiteurs d’agrément des États limitrophes; les courts séjours des visiteurs de l’État de New York représentent 60% alors que ceux en provenance du New Hampshire, du Maine ou du Vermont varient de 75% à 86%.

Rappelons que des voyages au Québec peuvent être jumelés à la visite d’autres provinces.

Les données de Statistique Canada indiquent une stabilité dans la proportion des voyages courte durée depuis 2004. De façon plus générale, la durée moyenne de séjour des Américains au Québec est également stable depuis 1991, variant de 3,2 à 3,8 nuitées.

Considérant ces fortes proportions, il est pertinent de mentionner quelques éléments du profil des voyageurs américains de longues fins de semaine, tels qu’analysés par PhoCusWright en 2007, soit:

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Ce sont les touristes de 55 ans et plus qui voyagent le plus fréquemment pour des périodes de trois jours moins.

On aurait pu s’attendre à ce que les plus jeunes générations dépensent davantage en ligne, alors que ce sont plutôt les voyageurs de 55 ans et plus. Leur moyenne de dépenses en ligne est de 2673 USD par an.

PhoCusWright souligne également la plus forte proportion d’hommes pour ce type de voyage ainsi que leurs dépenses plus élevées. Il est vrai que les voyages d’agrément entre hommes connaissent un essor particulier. Les buts de voyage sont l’amusement (de type Las Vegas) ou concernent souvent les sports, qu’on veuille les pratiquer (golf, ski, surf, pêche) ou assister à des événements. Les fins de semaine entre copines sont populaires depuis plus longtemps. Elles visent davantage à se détendre et à se faire dorloter. D’autres types de séjour rejoignent néanmoins des niches (par exemple, vélo de montagne et randonnée).

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Les visiteurs outre-mer

La durée moyenne de séjour des marchés outre-mer au Québec a augmenté au cours des dernières années, passant de 8,2 à 11,3 nuitées entre 1997 et 2007. Les courts séjours représentent environ 25% des voyages au Québec. Néanmoins, de nombreuses sources indiquent qu’ils sont en hausse au sein de ces marchés (toutes destinations confondues), ce qui défavorise le Canada, trop éloigné pour bénéficier de ces déplacements.

Ça se passe sur Internet!

Le court séjour est grandement favorisé par les occasions qu’offre l’Internet, particulièrement en temps de crise économique où l’on tente de réduire les dépenses en voyage. Selon le Baromètre annuel Raffour Interactif, les internautes français partent plus souvent en court séjour que les non-internautes (35% contre 20%). En fait, 40% de la population française (toutes durées de séjour confondues) a préparé son voyage en ligne. Grâce à l’accès en temps réel à l’information et aux disponibilités, le Web stimule la demande. Selon l’expert qui a dirigé cette étude, M. Guy Raffour, «plus le séjour est court, thématisé, expérientiel, optimisé en rapport qualité-prix, plus il est conforme aux spécificités du e-tourisme».

La crise influe sur la durée de séjour

En février dernier, un sondage de la firme YPartnership, effectué auprès de plus de 2000 Américains, révélait les intentions de voyage pour les mois à venir. La crise économique ne semble pas se faire sentir sur le désir de voyager, alors que 63% des répondants planifient faire au moins un voyage au cours des six prochains mois (versus 60% lors du même sondage en janvier 2008). Les effets de la crise concernent plutôt le comportement de voyage, dont la durée de séjour (lire aussi: Voyager, mais réduire les dépenses).

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Le principal défi pour l’industrie touristique n’est pas nécessairement d’inciter les individus à voyager malgré la crise économique, mais plutôt de les amener à prolonger leur séjour, ou du moins, à ne pas l’écourter.

Sources:
–    Crowell, Chris. «Vacations offset ongoing demand, occupancy lull», Hotel and Motel Management, 20 mai 2009.
–    Evin, Florence. «Moins loin, moins cher, plus souvent», Le Monde, 19 septembre 2008.
–    Hotel News Resource. «Lenth of stay: the Real Challenge Now Facing the Travel Industry», Travel Horizon, YPartnership, 7 avril 2009.
–    PhoCusWright. «Demographic Patterns Among Long Weekend Travelers», DataPoint – A Statistical View of the Travel Marketplace, novembre 2007.
–    PhoCusWright. «PhoCusWright’s Consumer Travel Report Part One», avril 2009.
–    Raffour, Guy. «Internet dope le court séjour», Espaces, octobre 2007.
–    Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2004-2008.
–    Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des Canadiens», traitement spécial, 2006-2007.
–    Travel Daily News. «Shorter stays in hotels are likely to remain a common feature of travel – European Travel Commission», 20 mai 2009.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Ces Québécois qui prennent la grand’route!

Quelle distance parcourent les Québécois en voyage au Québec? Qui sont ceux qui roulent longtemps? D’où viennent-ils? Où vont-ils? Que font-ils en voyage? Selon les statistiques, ils sont surtout âgés de 35 à 64 ans, sont très actifs et effectuent généralement ces longs voyages sans enfants. Voici quelques repères concernant les distances franchies par les voyageurs québécois au Québec.

Comme nous l’avons vu dans une analyse précédente qui rapportait les résultats d’une étude espagnole (Lire: Qui est prêt à parcourir de longues distances en voyage?), le profil des voyageurs de longues distances diffère de celui des plus courtes distances. À l’aide des données de l’Enquête sur les voyages des résidants canadiens (EVRC) de Statistique Canada, observons celui des Québécois.

Les distances parcourues

D’abord, sur l’ensemble des 50,5 millions de voyages – avec ou sans nuitée –, la moitié (48,7%) sont réalisés à moins de 80 km du domicile. À elle seule, la tranche des 40 à 59 km regroupe le tiers (32,3%) des voyages-personnes. Seulement 5,2% des déplacements sont de plus de 320 kilomètres.

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Pour mieux saisir le poids des trajets de plus longue distance, le graphique 2 présente la répartition des voyages qui comprennent au moins une nuitée. Ainsi, parmi les 18,9 millions de voyages touristiques, la moitié (52,7%) sont réalisés à au moins 120 km du domicile, plus du quart (26,6%) se situent dans la tranche des 160 à 319 km et les trajets de 320 km et plus représentent 12,6% (2,4 millions) des voyages.

 

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Qui parcourt de longues distances?

Afin de comparer le profil des voyageurs pour les déplacements longs versus ceux moins longs, nous avons rassemblé les segments pour former deux groupes: les voyages-personnes de moins de 320 km et ceux de 320 km et plus. Précisons que les données qui suivent, pour des raisons méthodologiques, incluent les excursionnistes et concernent tous les voyages-personnes, à l’exception des voyages d’affaires.

Chez les Québécois qui font des voyages de 320 km et plus au Québec, certaines caractéristiques semblent plus prononcées. On remarque notamment une plus forte représentation des:

  • personnes âgées de 35 à 64 ans;
  • adultes sans enfants;
  • voyageurs qui vont marcher ou se promener; effectuent des visites touristiques et pratiquent des activités de plein air.

Parmi les voyages de 320 km et plus, les 45 à 54 ans sont les plus représentés alors que pour les trajets plus courts, ce sont les 25 à 34 ans (graphique 3).

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Une proportion surprenante de voyages (environ 80%) sont réalisés uniquement par des adultes, et ce, peu importe le nombre de kilomètres parcourus (graphique 4). Pour expliquer un tel résultat, on peut supposer que les gens sans enfants font davantage de voyages que ceux qui n’en ont pas. De plus, lorsque le ménage inclut des enfants, il est probable que les adultes effectuent aussi des voyages sans eux.

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Des touristes actifs

Le graphique 5 présente les activités pratiquées. Comme pour les voyages de moins de 320 km, la moitié des voyages-personnes de 320 km et plus incluent la visite d’amis ou de la parenté. Les activités qui se démarquent pendant des voyages de longues distances sont la marche ou la promenade (31%), le magasinage (17%) et les visites touristiques (16%). On remarque aussi que la plupart des activités de plein air sont davantage pratiquées lors de voyages de plus de 320 km.

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D’où viennent-ils?

Les voyageurs de longues distances proviennent légèrement moins de Montréal, de Québec et des régions rurales que ceux parcourant moins de 320 km. Les régions métropolitaines de Saguenay et de Gatineau et les agglomérations de recensement (AR)* regroupent une plus grande proportion de voyages de longues distances par rapport aux autres déplacements.

* Les agglomérations de recensement (AR) sont les territoires autres que les régions métropolitaines de recensement (RMR) et comprennent un noyau urbain d’au moins 10 000 habitants.

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Voici, vues d’un autre angle, les distances parcourues selon les différents marchés d’origine. Soulignons que le segment des 1 à 39 km ne comprend que les voyages d’une nuit ou plus – un excursionniste doit franchir une distance minimale de 40 km pour être appelé comme tel.

On constate, entre autres, que les voyageurs en provenance de la région du Saguenay effectuent de longs trajets, puisque 45% des voyages qu’ils font dépassent les 160 km. De plus, ceux des régions de Québec, de Sherbrooke et de Gatineau semblent plus enclins à faire de la route que les résidants de la RMR de Montréal ou de Trois-Rivières. Ces informations peuvent s’avérer très pratiques pour mieux cerner votre marché cible.

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Où vont-ils?

Enfin, le tableau 2 présente quelques chiffres sur les distances moyennes parcourues par les voyageurs en fonction des destinations. Compte tenu de l’échantillonnage parfois faible, ces informations doivent être considérées avec réserve. Elles offrent un ordre de grandeur.

Tableau 2 – Nombre moyen de kilomètres parcourus à l’aller
par les voyageurs selon la destination

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Notre territoire de grands espaces impose de longues distances à parcourir, la plupart du temps en voiture. Les statistiques disponibles ne permettent pas une analyse très approfondie du profil des voyageurs de longues distances. Mais les informations ci-dessus donnent un aperçu. Pour les régions concernées, ciblez déjà les voyageurs qui sont enclins à parcourir de longues distances. Pour inciter les touristes à effectuer de longs déplacements, il faut leur faire savoir ce qui peut être vu en chemin, en proposant des visites touristiques sur le trajet, la découverte de points de vue, les autres routes possibles. Soyons imaginatifs et de concert avec les autres destinations qui bordent le trajet!

Source :
– Enquête sur les voyages des résidants du Canada (EVRC), 2006.

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Produits et activités

L’avenir de la motoneige touristique passe-t-il par le marché américain?

Comme destination touristique de motoneige, le Québec jouit d’une bonne réputation à l’échelle mondiale. Il s’agit toutefois d’un secteur à maturité victime notamment des hausses du coût du carburant et de fortes pressions sur le plan environnemental. Des résultats touristiques mitigés génèrent inévitablement des questionnements. A-t-on fait le plein des touristes motoneigistes ou passe-t-on à côté de marchés porteurs peu exploités? Le développement de nouveaux marchés éloignés aux États-Unis pourrait-il s’avérer intéressant pour les voyagistes et le créneau de la location? Serait-il possible de donner un nouveau souffle à l’industrie de la motoneige au Québec?

Recrudescence de la demande québécoise

Les années 2000 coïncident avec le déclin de la demande, particulièrement du côté de la clientèle américaine des motoneigistes qui est en chute libre. Un regard historique sur les droits d’accès vendus nous apporte un éclairage sur l’état de la situation en ce qui concerne plus précisément le marché des propriétaires de motoneige (graphique 1).

Depuis 2000-2001, le nombre de droits vendus n’a cessé de diminuer, sauf la dernière saison qui a connu une croissance spectaculaire de 27% par rapport à 2006-2007 (+35% auprès de la clientèle québécoise). L’hiver précoce de 2007 a certes été un important déclencheur d’intérêt.

En 2007-2008, les Québécois ont acheté 88% des droits d’accès.

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La demande ne se limite pas qu’aux propriétaires, puisqu’un nombre important de touristes pratiquent cette activité avec une motoneige empruntée ou de location. Selon le Print Mesurement Bureau (PMB) 2008, 346 000 Québécois de 12 ans et plus ont pratiqué la motoneige au moins une fois au cours des 12 derniers mois.

Selon la même enquête, l’ensemble du marché canadien atteint 1,16 million de motoneigistes. De ce nombre, quelque 394 000 Canadiens (122 000 Québécois) ont déclaré avoir pratiqué la motoneige à l’occasion de voyages de vacances au Canada.

Voici plus précisément d’où proviennent les 12 765 motoneigistes des marchés extérieurs qui ont acheté un droit d’accès au Québec lors de la saison 2007-2008 (graphique 2).

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L’énigme américaine

Du côté de la clientèle américaine, la situation est beaucoup moins reluisante. Au cours de la saison 2000-2001, plus de 17 000 d’entre eux ont acheté un droit d’accès au Québec. En 2007-2008, ils étaient à peine 6000, soit une chute de 65%. Pourtant, l’étude de Travel Activities & Motivation Survey (TAMS) de 2007 révèle que plus de 3,8 millions d’Américains ont pratiqué la motoneige durant un voyage d’une nuit et plus au cours des deux dernières années. Pour environ la moitié d’entre eux, la motoneige constituait la principale motivation du voyage. Force est de constater que le marché actuel du Québec représente une infime partie de l’ensemble du potentiel américain.

Il faut savoir que parmi les motoneigistes américains, plus de 380 000 ont aussi réalisé un voyage au Québec au cours des deux dernières années. Toutefois, seulement 37 % de cette clientèle potentielle est issue des marchés traditionnels du Québec, soit la Nouvelle-Angleterre et l’Atlantique Centre (New Jersey, New York, Pennsylvanie). Or, ces marchés représentent pourtant 95% de la clientèle actuelle des motoneigistes qui achètent des droits d’accès.

L’adepte américain

L’étude de TAMS de 2007 nous donne d’intéressantes précisions sur le portrait type de l’adepte de la motoneige et du quad:

  • un homme âgé de 18 à 44 ans vivant en couple ou en famille;
  • affiche un niveau de scolarité inférieur à la moyenne;
  • dispose d’un revenu de ménage supérieur;
  • plus actif pour les activités extérieures (ex.: chasse et pêche, équitation, sports extrêmes) et culturelles (ex.: concerts, spectacles et festivals d’humour, casinos, événements sportif, équestre ou western) que le voyageur d’agrément moyen;
  • plus porté à camper dans les parcs nationaux ou dans des lieux isolés;
  • plus susceptible d’avoir effectué un voyage au Canada que le voyageur américain d’agrément moyen;
  • visite l’Ontario 2,5 fois plus souvent que le Québec et considère la Colombie-Britannique comme la province la plus attrayante du Canada;
  • utilise Internet autant, sinon plus, que les autres voyageurs d’agrément.

De nouvelles opportunités

Beaucoup de motoneigistes américains ne sont probablement pas propriétaires d’une motoneige, puisque environ 50% des adeptes proviennent d’États situés au sud du pays.

De plus, la majorité de ceux qui ont pratiqué la motoneige l’a fait lors d’une randonnée journalière à l’occasion d’un séjour touristique multiactivités. Par exemple, près de 525 000 motoneigistes qui habitent la région du Pacifique (majoritairement représentée par la Californie) ont réalisé une excursion de motoneige à l’intérieur de la même journée tandis que seulement 160 000 l’ont fait pendant un périple incluant plusieurs nuitées à l’extérieur de la ville.

Traditionnellement, l’offre touristique de motoneige présentée aux Américains s’est toujours concentrée sur le marché limitrophe, ciblant principalement les propriétaires. Le temps est-il venu de modifier quelque peu la stratégie? Devrait-on réviser notre offre de manière à proposer plus de forfaits multiactivités et à mieux satisfaire les aspirations de l’ensemble de la clientèle américaine, incluant celle des États éloignés? De tels forfaits, mis en marché par plusieurs voyagistes, séduisent depuis longtemps la clientèle européenne.

Concluons qu’il existe un potentiel bien réel d’attirer les Américains, mais qu’il subsiste un défi à relever en ce qui concerne leur perception du Québec.

Avec la collaboration de Olivier Payette

Lire aussi:

Capsule – Le développement durable et la motoneige: un défi à relever
La motoneige au Québec: un leader mondial en questionnement
La motoneige en harmonie: deux exemples de réussite
Winter Use Plans, Final Environmental Impact Statement

Sources:
– Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM. «Tourisme hivernal – Motoneige», Diagnostic final préliminaire, 21 mars 2003.
– Ontario Ministry of Tourism & Recreation. «U.S. Travel Market; Snowmobiling and ATVing while on trips of one or more nights», Travel Activities & Motivation Survey, avril 2007.
– Ontario Ministry of Tourism & Recreation. «U.S. Travel Market; U.S. Travelers to Quebec», Travel Activities & Motivation Survey, janvier 2008.
– Print Mesurement Bureau, 2008.
– Robbins, Jim. «Judge Rejects Plan for More Snowmobiles at National Parks», The New York Times, 16 septembre 2008.

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Enjeux Segments de clientèles

Les Québécois voyagent différemment selon leur âge. Oui mais encore?

Alors que des changements démographiques se feront sentir au Québec dans les prochaines années, l’industrie touristique doit comprendre ce qui l’attend et commencer à s’adapter. Voici donc quelques indicateurs sur la façon de voyager des Québécois en fonction du groupe d’âge.

Le Québec prend de l’âge!

Le ministère du Tourisme du Québec a récemment publié un rapport intitulé Portrait sociodémographique et comportement de voyage des Québécois par segment démographique dans lequel il établit le poids démographique de chacune des générations (Figure 1).

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Résumons d’abord les principaux changements démographiques prévus par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) de 2001 à 2051 :

  • Le nombre de jeunes de moins de 20 ans est à la baisse: il était de 2,8 millions en 2001 (24% de la population), mais sera de 1,4 million en 2051 (17%).
  • On dénombrait 4,65 millions de personnes en 2001 en âge de travailler, c’est-à-dire âgées de 20 à 64 ans. Leur nombre diminuera à 4,14 millions en 2051. Le poids relatif de ce segment passera quant à lui de 63% en 2001 à 53% en 2051.
  • Le groupe des seniors, comptant 965 000 personnes en 2001, atteindra 2,2 millions en 2031 et 2,3 millions en 2051. Leur part relative dans la population croîtra de façon radicale allant de 13% de la population en 2001 à 30% en 2051. Ce sont les individus de plus de 80 ans qui connaîtront la croissance la plus fulgurante: 217 000 personnes en 2001 et 934 000 en 2051.

À chaque génération son style

Le graphique 2 illustre des différences en ce qui a trait aux destinations de voyage préférées des Québécois selon les générations. Les individus âgés de 30 à 59 ans ont visité le Québec dans une proportion supérieure à celle des autres segments, et ce sont également eux qui voyagent le plus par affaires. La génération X réalise davantage de voyages internationaux que les autres segments. Les seniors voyagent dans une proportion légèrement moindre que l’ensemble des Québécois.

Graphique 2 – Voyages des Québécois par tranche d’âge en 2006
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Quant à la durée des séjours, les escapades de quelques jours sont fréquentes, surtout chez les plus jeunes (graphique 3). Print Measurement Bureau (PMB) nous indique également que ce sont les gens de 60 ans et plus qui effectuent, dans une plus forte proportion (15% des 60 ans et plus), des séjours de deux à trois semaines.

Graphique 3 – Durée de séjour des Québécois par tranche d’âge, voyages au Canada, 2006
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Les individus de 60 ans et plus séjournent généralement chez des parents ou des amis alors que ceux âgés de 30 à 59 ans préfèrent l’hôtel (graphique 4). C’est d’ailleurs la génération X qui choisit le plus souvent l’hôtel comme mode d’hébergement (50%) par rapport aux autres voyageurs.

Graphique 4 – Mode d’hébergement des Québécois par tranche d’âge, voyages au Canada 2006
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Selon le graphique 5, le choix des activités réalisées pendant les voyages au Canada varie considérablement d’un segment d’âge à l’autre. Notons que les 30 à 39 ans semblent plus actifs; pour plusieurs activités, leur taux de pratique est supérieur aux autres groupes d’âge. Plus de 21% d’entre eux ont visité un parc thématique, fait de la randonnée ou été à la plage durant un voyage. Le magasinage et les visites touristiques sont populaires pour tous.

Graphique 5 – Principales activités de voyage des Québécois par tranche d’âge, 2006
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Afin d’envisager l’impact des changements démographiques sur l’industrie touristique, l’étude soutient que les comportements qui caractérisent chacune des générations devraient demeurer sensiblement les mêmes dans les années à venir. Par exemple, les seniors de demain voyageront comme les baby-boomers d’aujourd’hui et non comme les seniors d’aujourd’hui. C’est sous cet angle que devra être abordée l’évolution des générations et de leur comportement.

Source:
–    Ministère du Tourisme. «Portait sociodémographique et comportement de voyage des Québécois par segment démographique», 2008.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Qui voyage avec qui?

Dis-moi avec qui tu voyages, je te dirai qui tu es. En effet, les comportements des individus varient selon qu’ils voyagent seuls, en famille, en couple, entre copains ou copines. Les voyages d’agrément s’effectuent le plus souvent en famille ou en couple et les voyageurs solos ainsi que les adultes voyageant avec des enfants séjournent souvent dans la résidence de parents ou d’amis. Mais comment tout ce beau monde se comporte-t-il?

L’information présentée dans cette analyse provient d’une étude de la Travel Industry Association (TIA) ainsi que de l’enquête de 2006 sur les voyages des résidants du Canada (traitement pour le Québec). Pour le marché américain, malgré qu’il soit question de voyages domestiques, il est possible de supposer que les comportements de voyage sont plus ou moins semblables à ceux des voyages au Canada en ce qui a trait aux buts des voyages, à l’hébergement choisi ainsi qu’aux activités pratiquées.
Qu’il s’agisse d’Américains ou de Québécois, environ 40% des individus voyagent seuls. Ils prennent peut-être part à des voyages organisés, mais ces statistiques ne le spécifient pas. Parmi les autres adultes, 28 % des Américains se déplacent en couple, 23% voyagent avec un ou des enfants (20% de Québécois) et près de 10% avec des copains ou copines.

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On ne voyage pas pour les mêmes raisons

Le graphique 2 illustre clairement que les Américains ne voyagent pas pour les mêmes buts selon qu’ils soient seuls, entre adultes ou en famille. Les escapades de week-end se font rarement en solo, mais plutôt en couple, en famille ou entre copines. Il n’est pas surprenant d’observer que les voyages en famille ou en couple sont plus souvent par agrément. Les voyageurs solos ou les groupes d’hommes voyagent surtout par affaires ou pour participer à un congrès. En outre, 15% des femmes qui voyagent entres elles se rendent à des congrès, des séminaires ou des formations.

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En comparaison, parmi les voyages d’agrément et les visites de parents et d’amis des Québécois, environ 40% se font seuls, 40% entre adultes et seulement 20% avec des enfants. Les voyages d’affaires se font seuls dans 84% des cas.

Des modes d’hébergement adaptés

Même si l’hébergement commercial est le principal mode d’hébergement pour tous les groupes, il est particulièrement populaire auprès des groupes d’hommes ou de femmes. La résidence de quelqu’un d’autre (un parent, un ami ou une résidence louée) est une forme d’hébergement très commune aux adultes avec des enfants et aux personnes voyageant seules. Enfin, le camping compte davantage d’adeptes chez les familles. Les autres modes d’hébergement sont variés, dont le time-sharing et les résidences secondaires des voyageurs.

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Ces données varient également lorsqu’on y ajoute le but de voyage. Par exemple, s’il voyage par agrément, le voyageur solo séjourne beaucoup plus souvent chez un parent ou un ami (57% contre 30% pour tous les types de voyages confondus). Pour tous les groupes, la propension à séjourner en hébergement commercial est beaucoup plus marquée lors de voyages d’affaires.

À chacun ses activités favorites

Les restaurants, populaires pour tous, demeurent particulièrement fréquentés en couple ou entre amis. Confirmant le cliché, le magasinage n’est pas l’affaire des hommes voyageant entre eux ou des touristes solos, mais tout à fait celle des femmes! Ces groupes de copines apprécient aussi une visite au casino. Par contre, les parcs d’attractions et les parcs nationaux, les événements et les activités sportives ainsi que la chasse et la pêche ne sont pas leurs activités préférées. Les groupes d’hommes apprécient les événements sportifs, le nightlife ainsi que la chasse et la pêche.

Les couples sont actifs et participent à plusieurs activités dans une proportion élevée: visites touristiques, nightlife, casino, plage, festivals et activités sportives. On ne s’ennuie pas non plus lorsqu’on voyage avec des enfants, et les familles, en plus d’effectuer des visites touristiques et des activités sportives, sont les principaux clients des parcs d’attractions, des plages, des parcs nationaux et des musées.

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Ces portraits du profil des voyageurs selon qu’ils voyagent seuls ou accompagnés demeurent partiels et il serait intéressant d’approfondir les caractéristiques de chacun des groupes. Néanmoins, la différence marquée entre les comportements de ceux-ci suggère qu’il est important d’en tenir compte tant dans l’approche marketing que dans l’accueil et le service à la clientèle.

Lire aussi:
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Sources:
–    Travel Industry Association. «Who’s Travelling With Whom – In-depth Profile of Domestic Travel Parties and Their Trips». TIA, 2007 Research Report.
–    Statistique Canada.