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Le vélo pour promouvoir une destination: le cas de Portland

Le vélo peut transformer une ville et sauver la planète! Rex Burkholder, conseiller élu au Conseil métropolitain de la ville de Portland en Oregon, en est convaincu. C’était d’ailleurs le titre de sa conférence présentée par l’organisme Vivre en Ville à l’occasion du Jour de la Terre au cours de laquelle M. Burkholder a exposé le cas de Portland et de sa culture cycliste, devenue la véritable identité de la métropole.

Le chemin parcouru

Dans les années 1980, M. Burkholder faisait partie d’un groupe de défenseurs des droits des cyclistes urbains qui exerçait un lobbying auprès de la municipalité en vue de développer l’infrastructure nécessaire pour les déplacements à bicyclette. S’inspirant d’autres villes cyclables du monde comme Copenhague et Amsterdam, Portland s’est mise à l’aménagement de son réseau de voies cyclables. Un effort particulier a été déployé pour trouver des solutions aux conflits d’usage entre cyclistes, piétons et automobilistes. La ville compte maintenant plus de 400 km de voies accessibles aux vélos.

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Comme on l’avait espéré, la population locale a littéralement épousé la cause, et les déplacements en ville se font de plus en plus sur deux roues. «Il y a eu une augmentation linéaire de l’utilisation du vélo, mais depuis les quatre dernières années, la croissance est exponentielle», observe M. Roger Geller, coordonnateur du cyclisme de la ville de Portland dans le New York Times.

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Une culture se met en selle

Depuis, la culture du cyclisme a explosé. Elle fait partie de l’identité de Portland et est même utilisée pour promouvoir la destination auprès des clientèles touristiques que l’on invite à venir pédaler avec les résidants.

Le vélo est accepté et respecté par les automobilistes partout en ville. Il est intégré au réseau des transports en commun, est admis en tout temps dans les autobus munis de supports à cet effet, dans les tramways et dans les trains (incluant le train de l’aéroport qui amène les voyageurs au centre-ville). La ville est d’autant plus «navigable» sur deux roues que les voies cyclables sont pourvues de panneaux de signalisation indiquant la distance et la durée des voyages (à vélo) entre les différents points de repère.

Le long des pistes cyclables, on découvre espaces verts, bistros, cafés, microbrasseries et petits commerces qui font le charme de la ville. Plusieurs hôtels offrent un service gratuit de prêt de vélo et toutes les grandes attractions sont accessibles par bicyclette. Les stationnements à vélo sécuritaires abondent, ayant remplacé certaines places de stationnement pour voiture, et les «Benson Bubblers», fontaines emblématiques de Portland, désaltèrent les cyclistes.

Au cours de l’année, résidants et touristes sont invités à se joindre à la multitude d’activités organisées sous la thématique du vélo. Il y en a vraiment pour tous les goûts:
–    parades et festivals tels que Pedalpalooza;
–    randonnées sociales, familiales, architecturales, artistiques, touristiques, etc.;
–    petits déjeuners pour cyclistes servis sur les ponts;
–    matchs de polo à vélo;
–    courses de vélos d’enfant (conduits par des adultes);
–    balades de nuit;
–    etc.

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Pour savoir ce qui se passe sur la scène cycliste en ville, on peut consulter le quotidien électronique www.Bikeportland.org qui couvre toutes les manchettes touchant au vélo, du calendrier des événements à la politique. Un représentant du conseiller municipal Sam Adams avoue d’ailleurs qu’il est inconcevable de se faire élire à Portland sans le soutien de la communauté cycliste.

Avec une telle dévotion à la culture du vélo, ce n’est pas étonnant que Portland ait reçu l’an dernier la plus haute distinction décernée par la Ligue des cyclistes américains (League of American Bicyclists) et qu’elle soit régulièrement nommée au classement des villes à voir en pédalant.

Droit devant, les deux mains sur le guidon

Selon la revue Forbes, la visite d’une ville à vélo est une activité de plus en plus appréciée des touristes. Il n’est donc pas surprenant que Portland veuille profiter de sa lancée en vue de devenir une métropole cyclable de première classe. Ainsi, M. Burkholder a confirmé qu’une proposition d’une valeur de plusieurs milliards de dollars avait été faite au gouvernement fédéral américain afin de poursuivre le développement de l’infrastructure et de la culture cycliste pour les vingt prochaines années.

Montréal dans le peloton

Depuis que la revue Bicycling a nommé Montréal comme «meilleure ville cyclable en Amérique du Nord» en 1999, les conditions pour les adeptes du vélo urbain ne cessent de s’améliorer. En effet, lors du dépôt de son plan de transport en 2007, la Ville s’est fixé comme objectif d’obtenir de nouveau cette désignation fort attrayante.

Ainsi, grâce à un partenariat entre la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec, le réseau cyclable de la ville passera de 400 km à 800 km d’ici 2013. On prévoit aussi équiper les autobus et les taxis de porte-vélos et ajouter des aires de stationnement dans la métropole. Dès cet été, une première carte du réseau cyclable de l’île comprenant les stations de vélo en libre-service, BIXI, est mise à la disposition des résidants et des touristes. La nomination de Michel Labrecque, fondateur de Vélo-Québec, à la tête de la Société des transports de Montréal et l’enthousiasme entourant le 25e anniversaire du Tour de l’Île illustrent bien que la culture du vélo est solidement établie dans la ville.

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Les touristes viendront-ils pédaler à nos côtés en plus grand nombre? Avec l’un des plus importants réseaux urbains de pistes cyclables en Amérique, le soutien croissant des gouvernements et une culture cycliste grandissante, Montréal semble engagée dans la bonne voie.

À lire aussi: En attendant Bixi… le vélo en libre-service

Sources:

– Bower, Crai S. « North America’s Most Bike-Friendly Cities »,, Forbes Traveler, 17 juin 2008. [http://www.forbestraveler.com/adventure/north-americas-bike-friendly-cities-story.html] .
– Burkholder, Rex, Conseiller au Metro Regional Portland. Conférence «How Bicycles Can Transform Cities and Save the World», Colloque «Vers des communautés actives», organisé par Vivre en Ville et Jour de la Terre Québec, 21 avril 2009. [http://www.vivreenville.org/Colloque_VCA.htm].
– Furber, Matt. «Portland, Portland Style: Touring by Bicycle», New York Times, 3 avril 2009. [http://travel.nytimes.com/2009/04/03/travel/escapes/03Portland.html].
– Gouvernement du Québec. Communiqué «Partenariat entre la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec – Des investissements de plus de 10,4 M$ pour la réalisation de projets de pistes cyclables à Montréal», 22 septembre 2007. [http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Septembre2008/22/c7012.html].
– Kostala, Anne. «Get the Fast Track on Montreal». The Guardian, 3 mai 2009. [http://www.guardian.co.uk/travel/2009/may/03/montreal-public-bike-scheme-cycling-canada?page=all].
– Ville de Montréal. Communiqué «Montréal dévoile sa programmation pour 2009: 60 kilomètres de nouvelles voies cyclables!», 15 avril 2009. [http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=65,106529&_dad=portal&_schema=PORTAL&_piref65_263689_65_106529_106529.next_page=htdocs/portlet/communiques/fr/detail.jsp&_piref65_263689_65_106529_106529.id=12087&annee=2009&mois=4].

Sites:
www.bicycling.com
www.Bikeportland.org
www.veloquebec.info
www.streetfilms.org

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En attendant Bixi… le vélo en libre-service

Elle a envahi les villes européennes et vient de traverser l’Atlantique pour conquérir les milieux urbains d’ici. La bicyclette en libre-service connaît un grand succès dans la plupart des endroits où elle s’installe. Au printemps 2009, Montréal aura sa propre flotte de 2400 vélos dispersés à travers quelque 300 stations dans les quartiers centraux de la ville. Voici un tour d’horizon de quelques expériences étrangères du vélo en libre-service.

Bien qu’à la base le concept de vélo en libre-service s’adresse au citoyen, les possibilités touristiques sont nombreuses et devraient intéresser une clientèle grandissante. La découverte des villes à vélo ou le simple fait de pouvoir se déplacer facilement d’un point à un autre à vélo gagnent en popularité auprès des visiteurs à la recherche d’expériences authentiques, hors du commun.

Rouler à vélo gratuitement

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Copenhague est l’une des villes pionnières dans ce domaine avec le déploiement, en 1995, de son réseau city bike. Sa formule novatrice permet l’accès gratuit aux vélos. En effet, il suffit d’insérer une pièce de 20 couronnes (environ 4 dollars) pour libérer une bicyclette de son support, pour ensuite pédaler dans la ville tout en demeurant à l’intérieur du périmètre d’utilisation et récupérer sa pièce de 20 couronnes en ramenant et en verrouillant le vélo sur un support disponible. Le city bike de Copenhague est devenu une véritable attraction, un symbole de la destination reconnu à travers le monde. On a tenté d’implanter le modèle d’accès gratuit de Copenhague dans d’autres villes comme Vienne, mais les nombreux vols ont incité les responsables à revoir la formule.

Le modèle le plus courant: la location de vélo en libre-service

Le concept le plus courant est celui de la location du vélo en libre-service. Lancé en 2005, le Vélo’v de Lyon est reconnu comme étant l’un des premiers du genre. Du moins, son succès en a fait un modèle pour l’Europe. Et cette formule se déploie à la vitesse grand V dans de nombreuses villes européennes depuis quelques années. Mentionnons Vienne, Bruxelles, Aix-en-Provence, Paris, Marseille, Barcelone, Toulouse et bientôt Dijon. Le nombre d’adeptes est en croissance, et le concept ne cesse d’être amélioré.

Comment ça marche

Le principe de base de la location est simple et similaire d’une ville à l’autre. Dans le cas du Vélo’v, il faut d’abord se procurer une carte d’accès – courte durée, longue durée… Plusieurs formules sont proposées; elles sont accessibles aux bornes Vélo’v (aux stations). La carte de courte durée, valide sept jours, coûte un euro et permet de s’inscrire ensuite à la même borne pour obtenir un numéro qui permet de déverrouiller l’un des vélos de la station. Les trente premières minutes d’utilisation sont gratuites; l’idée étant de favoriser les courts déplacements. L’heure suivante coûte un euro, et chaque heure supplémentaire deux euros. L’usager peut rapporter son Vélo’v à n’importe quelle autre station. C’est d’ailleurs sous cette forme – à des tarifs différents – que Bixi, le vélo en libre-service de Montréal, sera offert.

Succès

Étant donné son succès, Vélo’v a fait des petits. Vélib’, implanté à Paris à l’été 2007, fait beaucoup parler de lui. Qui aurait cru qu’il pouvait être agréable, voire possible, de pédaler à même le flux automobile souvent chaotique des rues de Paris? Et apparemment, ça se passe plutôt bien, la cohabitation s’avère relativement harmonieuse. Les chiffres sont pour le moins impressionnants. En septembre 2008, soit un peu plus d’un an après son lancement, on enregistre:

  • une moyenne de 91 500 locations par jour (parfois jusqu’à 100 000);
  • 215 000 abonnés annuels et 50 859 réabonnés;
  • près de 33 millions de locations depuis la mise en place de Vélib’.

Outre les bandes et les pistes cyclables, les cyclistes parisiens bénéficient également de nombreuses voies réservées aux autobus, soit celles marquées par le logo «vélos». Ces couloirs ont été élargis à 4,5 m pour permettre aux autobus et aux taxis de dépasser les cyclistes. On invite aussi ces derniers à rouler en sens inverse sur certaines rues (identifiées à cet effet) peu achalandées.

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À parfaire

En dépit de leur succès, les systèmes de vélo en libre-service sont en rodage et demandent une amélioration d’année en année. D’abord, malgré les précautions contre le vol – vélo indémontable, facilement identifiable, système de serrure antivol, etc. –, un grand nombre de vélos ont disparu, surtout à Paris où quelque 3000 Vélib’ ont été lourdement endommagés ou volés depuis les débuts. À Lyon, une campagne de sensibilisation incite les utilisateurs à prendre soin de leur monture et à signaler tout mauvais usage ou encore tout vélo brisé. Enfin, pour résoudre en partie le problème des stations toujours vides versus celles toujours pleines, Paris vient de désigner une soixantaine de stations «Bonus». Il s’agit en fait de regarnir les haltes situées dans les hauteurs de la ville. Pour ce faire, on accorde aux «grimpeurs» 15 minutes supplémentaires gratuites.

En Amérique du Nord

Des initiatives se créent lentement de ce côté-ci de l’Atlantique. Au printemps 2008, le programme SmartBike DC voyait le jour à Washington DC. Mais la tarification implique un abonnement annuel, limitant ainsi les possibilités sur le plan touristique. Bixi, le modèle qui sera implanté à Montréal, offrira l’option de recourir à un abonnement quotidien. Ce mode de transport qui, espérons-le, remportera beaucoup de succès auprès des citoyens devrait constituer un atout à l’offre touristique. Pour maximiser ses chances de popularité, quelques éléments sont à envisager:

  • trouver la (ou les) station Bixi la plus proche de votre entreprise pour en informer la clientèle (sur votre site Internet entre autres);
  • créer des itinéraires de découvertes de quartier et de visites d’attraits en tenant compte des stations Bixi;
  • déterminer les artères les plus sécuritaires et les mieux adaptées pour les déplacements à vélo, puis informer votre clientèle de leur existence;
  • élaborer des forfaits intégrant un abonnement quotidien à Bixi.

Favoriser les déplacements actifs et créer de l’animation urbaine

Dans ces villes où la population a rapidement adopté le vélo en libre-service, on remarque une progression de l’animation urbaine et de l’activité commerciale. Les déplacements à vélo, comme à pied, redonnent à la ville un visage plus humain, favorisent les contacts, les arrêts spontanés, et dynamisent la rue. Par ailleurs, une récente étude de l’Université de New South Wales révélait que malgré une augmentation des cyclistes dans les rues, le nombre d’accidents impliquant cyclistes et automobilistes était en baisse. Les vélos sur les routes entraîneraient un changement de comportement des automobilistes: ceux-ci adopteraient une conduite plus sécuritaire. Or, il faut sensibiliser tous les usagers à cette cohabitation qui est encore parfois très périlleuse dans les villes nord-américaines. Sans compter que les aménagements permettant des déplacements sécuritaires sont souvent manquants. Il serait souhaitable que la mise en place du vélo en libre-service suscite des initiatives en ce sens!

Sources:

–  Gaffney, Dan. «A virtuous cycle: safety in numbers for riders says research», University of New South Wales, [http://www.science.unsw.edu.au/news/a-virtuous-cycle-safety-in-numbers-for-riders-says-research/], page consultée le 1er octobre 2008.
–  Persiaux, Renaud. «Vélib’, Vélo’v, V’hello… Une vélorution», [scienceshumaines.com], page consultée le 2 octobre 2008.
–  The Associated Press. «Vélib’, un an et beaucoup de succès pour le vélo à Paris», [www.cyberpresse.ca], page consultée le 2 octobre 2008.

Sites Internet :
–    Bixi
–    City bike
–    SmartBikeDC
–    Vélib’
–    Vélo’v

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Ailleurs dans le monde Technologies

Le Planificateur de Routes Cyclables: la technologie au service du cyclotourisme

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un État d’Allemagne, a mis au point un planificateur de routes cyclables qui, à l’aide d’un récepteur GPS, permet aux cyclotouristes de planifier leur itinéraire de vacances à vélo. Innovation facilement adaptable à d’autres secteurs d’activité, cette technologie s’avère un moyen efficace de valoriser les produits et les attraits d’une région, lorsque greffés aux itinéraires qui défilent sur le guidon des cyclistes.

Une collaboratrice du Réseau de veille s’est rendue dans trois destinations européennes afin de comparer les façons de faire dans le développement et la mise en marché du cyclotourisme et d’étudier certains exemples de succès. Voici une troisième analyse des meilleures pratiques touristiques observées. (Lire aussi: Meilleures pratiques en cyclotourisme, le cas de la Route du Coeur et SuisseMobile: un projet de développement durable et mobilisateur.)

L’origine du projet

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie est l’État d’Allemagne le plus reconnu pour la qualité de ses infrastructures cyclables. La diversité des paysages et des attractions rend les circuits fort attrayants pour les cyclotouristes qui visitent la région. Les itinéraires se déclinent en excursions de durée variée au sein d’un réseau cyclable de plus de 23 000 kilomètres, dont la fameuse route des 100 châteaux de Münsterland. En 2003, le ministère de la Construction et du Trafic de cet État intégrait à son offre un outil technologique original: le Planificateur de Routes Cyclables.

Le Planificateur de Routes Cyclables a été développé spécialement pour les cyclistes. Il sert à planifier une route avec un point d’origine et un point d’arrivée, dont le tracé peut inclure des passages obligés selon le choix du cycliste. Accessible sans frais sur le site Internet du gouvernement, cet outil permet de concevoir des milliers d’itinéraires en quelques étapes simples. Le principe s’apparente aux planificateurs de routes utilisés dans les véhicules motorisés, sauf que, dans ce cas-ci, seules les voies où il est possible de circuler à vélo y apparaissent (voir cartes).

On planifie ainsi les itinéraires à suivre en considérant divers critères pris en compte par le Planificateur tels que:

  • les besoins des cyclistes (hébergement, restauration, distance, type de surface, etc.);
  • l’utilisation des voies cyclables les plus sécuritaires possibles;
  • des options spécifiques telles que «préférence pour une route thématique» ou «éviter les montées»;
  • de l’information touristique additionnelle;
  • la localisation des gares;
  • la possibilité de dresser une route à partir d’un lieu à un autre;
  • des instructions relatives aux directions;
  • etc.

Une intégration efficace de l’offre touristique

Les cartes interactives affichent des renseignements supplémentaires concernant les attractions touristiques, les gares, les stations de vélos (stationnement), l’information touristique et les hôtels Bett&Bike (un réseau de logements spécialement équipés en fonction des besoins spécifiques des cyclistes). Ces données sont tenues à jour par les associations touristiques directement à l’aide d’Internet (voir fiche illustrée). Un zoom permet de visionner les cartes dans le détail.

Un algorithme spécial a été développé dans l’esprit d’utiliser le réseau cyclable existant de manière optimale, de même que certains parcours thématiques. On y a ensuite greffé un réseau secondaire de 235 000 kilomètres, constitué des routes destinées à la circulation automobile, mais acceptant l’usage du vélo. Les routes proposées par le Planificateur utilisent au maximum le réseau cyclable de base et sont ensuite complétées par le réseau secondaire. En insérant des adresses spécifiques dans la requête, le système adapte le tracé et intègre des arrêts intermédiaires.

Faciliter la vie du cycliste

Pour chaque route calculée, le programme présente une carte interactive indiquant la distance, le dénivelé et les directions à suivre, y compris le nom des rues de même que les panneaux de signalisation présents sur la route. À partir de ce point, l’internaute a la possibilité d’enregistrer les données sur un récepteur GPS qui le secondera dans la réalisation de son tour guidé. Les cyclistes qui ne possèdent pas leur propre GPS peuvent en louer un à certains endroits tels que des offices du tourisme, ou simplement imprimer l’information.

Quant aux routes thématiques, le Planificateur intègre à la carte du trajet les données supplémentaires qui aideront l’utilisateur à compléter la planification de son excursion, notamment l’offre d’hébergement et les attraits touristiques.

Succès de la démarche

L’utilisation du Planificateur de Routes Cyclables gagne en popularité. Le nombre de visites sur le site du Ministère ne cesse de croître depuis sa création en 2003. Le concept a remporté le prix «Best for Bike» en 2004, soulignant la meilleure initiative pour appuyer l’utilisation du vélo. L’outil demeure propriété du ministère de la Construction et du Trafic, puisqu’il a été créé sur mesure afin de répondre aux demandes du gouvernement. Reste que le concept pourrait certainement être exportable et adapté à d’autres destinations qui désirent miser sur le cyclotourisme ou à d’autres produits comme la motoneige.

Voir aussi

Radrouteplaner

Sources:
– Racine, Amélie et Mark Schanzleh. «Étude sur le cyclotourisme suisse, allemand et néerlandais», Réseau de veille en tourisme, mars 2006.

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Faits et chiffres Produits et activités

Qu’est-ce qui influence les habitudes de loisir?

Pour mieux apprendre à connaître notre clientèle, il est parfois utile de l’analyser sous de nouveaux angles. Nous avons cette fois-ci isolé deux variables particulières, l’occupation professionnelle et la taille de la communauté de résidence afin d’évaluer quelle incidence elles pouvaient exercer sur certains éléments relatifs aux loisirs et aux voyages des Canadiens.

Les Canadiens sous la loupe

Selon les données obtenues par le Print Measurement Bureau (PMB) 2006, les opportunités et les traditions familiales diffèrent radicalement selon que l’on habite dans une agglomération de moindre taille (moins de 100 000 âmes), dans une ville d’envergure (plus de 1 million d’habitants) ou dans une municipalité canadienne de catégorie intermédiaire dont la taille oscille de 100 000 à 1 million d’individus. La population canadienne se répartit de façon à peu près égale entre les trois segments.

Plus tôt dans l’année, le Réseau de veille en tourisme avait fait la lumière sur les façons dont les Québécois passaient leur temps libre, à savoir notamment quelles activités bénéficiaient de la plus forte intensité de pratique. (Lire aussi: Comment les Québécois utilisent-ils leur temps libre?) Cette fois, nous laissons de côté les volumes de participation en utilisant essentiellement des indices de propension à la réalisation d’une activité, d’un voyage ou autre. Ces indices fonctionnent sur la base où un résultat de 100 équivaut à la moyenne canadienne. Par exemple, si un segment de population obtient un indice de 150 pour la pratique du curling, cela signifie que ce groupe d’individus s’avère 50% plus susceptible d’être adepte de cette activité que la moyenne canadienne.

Participation aux activités de loisir

Le premier cas étudié concerne la propension des Canadiens à participer à certaines activités, selon la taille de leur communauté (graphique 1). Par exemple, celles de moins de 100 000 habitants s’adonnent beaucoup plus régulièrement aux activités en lien direct avec la grande nature telles que la chasse, la pêche, la motoneige et le bateau à moteur, alors que celles des villes intermédiaires ont une plus forte propension à pratiquer le golf, le ski de randonnée et la voile. Quand aux résidants des métropoles, on remarque qu’ils se tournent davantage vers le ski alpin et le vélo. Fait intéressant, ces derniers s’avèrent nombreux à s’évader de la ville pour s’adonner à la voile.

Nous avons aussi analysé les types d’activités correspondant à divers profils d’emploi. Fait important à noter, plus du tiers (36%) des Canadiens n’appartiennent à aucune catégorie d’emploi puiqu’ils sont retraités ou sans emploi notamment. Les différentes occupations professionnelles ainsi que la proportion de la population canadienne correpondant à chacune d’entre elles sont les suivantes:

  • professionnels (6%),
  • cadres supérieurs, propriétaires (3%),
  • cadres intermédiaires (13%),
  • cols blancs, techniciens, enseignants (9%),
  • commis, secrétaires (8%),
  • métiers spécialisés (25%),
  • autres (36%).

Évidemment, il existe une forte corrélation entre le niveau salarial, donc la catégorie de profession et le type d’activités pratiquées. Mais, au-delà de ce constat, on obtient d’autres renseignements intéressants, sans compter que des emplois appartenant par exemple à la catégorie des métiers spécialisés s’avèrent souvent aussi rémunérateurs que des professions de type cadre intermédiaire.

Certaines activités plaisent de façon à peu près égale à tous les Canadiens, peu importe leur corps de métiers. C’est le cas notamment de la pratique du camping et du vélo (graphique 2). Les professionnels enregistrent un intérêt marqué pour la voile, le ski de randonnée et le ski alpin, alors que les cadres supérieurs et les propriétaires favorisent davantage le golf, le bateau à moteur et la motoneige. On remarque que les gens oeuvrant dans le domaine des métiers spécialisés ont un profil nettement différent, leurs activités de prédilection étant la chasse, la pêche, la motoneige et la planche à neige.

Destinations de vacances

Nous avons mis en lumière les taux d’incidence des choix de vacances des Canadiens en regard de la taille de leur communauté (graphique 3). Malheureusement dans ce cas-ci, la variable de la proximité géographique vient un peu mêler les cartes puisqu’il est difficile de savoir, par exemple, si le comportement des gens d’une ville québécoise de moindre taille voyageant au Québec est le même que celui des habitants d’une autre ville canadienne d’envergure similaire qui choisit le Québec comme lieu de vacances. Au-delà de cette mise en garde, voici quelques constats intéressants :

  • Les voyages des Canadiens au Canada sont répartis de manière assez égale entre les diverses communautés.
  • Les Canadiens habitant dans les grands centres ont une plus forte propension à voyager au Québec.
  • Les voyages internationaux sont surtout l’apanage des résidants des grandes villes, particulièrement dans le cas des séjours en France.
  • Ce sont les Canadiens des villes intermédiaires qui sont les plus susceptibles de se rendre au Mexique.
  • Les Canadiens des petites communautés ont une moins forte propension que les autres à voyager en général dans ces destinations.

En ce qui concerne le jumelage des destinations avec le profil d’emploi (graphique 4), voici quelques constats:

  • Ce sont les professionnels qui affichent la plus forte propension à voyager pour toutes les destinations étudiées, sauf dans le cas des destinations «soleil», soit le Mexique et la Floride.
  • Le groupe des cols blancs, des techniciens et des enseignants est friand des vacances en France, au Mexique et au Royaume-Uni/Irlande, de même qu’en Floride et au Québec.
  • Les cadres supérieurs et les propriétaires sont ceux qui optent le plus souvent pour des vacances vers le Sud.
  • Les Canadiens oeuvrant dans des métiers spécialisés voyagent nettement moins que les autres travailleurs.

Sélection du mode d’hébergement

La taille de la communauté des résidants canadiens semble également exercer une influence sur le choix du type d’hébergement durant leurs vacances au Canada (graphique 5). On remarque notamment des taux d’incidence élevés chez les habitants des grandes villes à opter pour les gîtes du passant et les centres de villégiature. Les Canadiens des municipalités de taille moyenne affichent une plus grande propension à privilégier des vacances au chalet (commercial ou privé) et chez des parents et amis. Quant aux voyageurs des petites agglomérations, ils optent davantage pour les terrains de camping et les motels.

Par ailleurs, lorsqu’on met en parallèle l’hébergement privilégié avec les occupations professionnelles des Canadiens, un élément ressort clairement du lot (graphique 6): les travailleurs professionnels s’avèrent particulièrement friands des gîtes du passant. De leur côté, les cadres supérieurs et les propriétaires, de même que les cadres intermédiaires, affichent une propension plus élevée à choisir les centres de villégiature.

Activités pratiquées lors des vacances

Sur le plan des activités pratiquées au cours de vacances au Canada selon la taille de la communauté d’origine des Canadiens, on peut dégager d’intéressantes observations (graphique 7). Les résidants de municipalités de moindre taille affichent une forte propension à pratiquer la chasse et la pêche, de même qu’à assister à des conférences. Ce dernier constat s’explique par le fait que les réunions se déroulent habituellement dans les plus grands centres, d’où la nécessité, pour les gens habitant de petites communautés, de se déplacer.

On remarque également la tendance très urbaine du ski alpin/planche à neige, alors que ce sont les Canadiens des métropoles qui s’y adonnent davantage. Par ailleurs, le golf semble très populaire du côté des villes intermédiaires, possiblement en raison de l’accès à un grand nombre de parcours à proximité.

En terminant, on constate que les cadres supérieurs/propriétaires assistent régulièrement à des conférences et jouent souvent au golf lors d’un voyage au Canada (graphique 8). Ils affichent aussi une forte propension à pratiquer le ski alpin/planche à neige. Les professionnels, quant à eux, présentent des taux d’incidence nettement supérieurs à la moyenne canadienne pour à peu près toutes les catégories. On remarque aussi une certaine affinité entre les Canadiens qui occupent des postes de commis/secrétaires et les activités liées aux parcs thématiques/zoos et aux événements sportifs.

Source:
– Print Measurement Bureau 2006.

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SuisseMobile: un projet de développement durable et mobilisateur

Les individus deviennent de plus en plus sensibles aux enjeux liés à l’environnement. C’est aussi dans ce contexte que plusieurs organisations, afin de prévenir la détérioration et la pollution de l’environnement, adoptent de bonnes pratiques de développement responsable. C’est notamment le cas en Suisse avec la mise en place d’un intéressant projet mobilisateur qui mérite d’être souligné: SuisseMobile. Ce projet a attiré notre attention parce qu’il regroupe plusieurs types d’activités basées sur des déplacements non motorisés dans une offre globale et intégrée.

Une collaboratrice du réseau de veille s’est rendue dans trois destinations européennes afin de comparer les façons de faire dans le développement et la mise en marché du cyclotourisme et d’étudier certains exemples de succès. Voici une deuxième analyse des meilleures pratiques touristiques observées. (Lire aussi: Meilleures pratiques en cyclotourisme, le cas de la Route du Coeur.)

Description du projet

SuisseMobile est un ambitieux projet visant à rendre accessible une offre globale d’activités axées sur des déplacements non motorisés. L’objectif poursuivit est «d’encourager la mobilité par sa propre force musculaire humaine et ses combinaisons avec les transports publics et privés». Avec ce projet initié en 2000 par la fondation «La Suisse à vélo», le pays compte se positionner comme chef de file mondial des voyages à caractère durable.

Plus précisément, ce sont la randonnée pédestre, le vélo de montagne, le patin à roues alignées, le canoë et le vélo de route qui sont intégrés à SuisseMobile. On privilégie le développement d’une offre de qualité et bien intégrée, composée d’itinéraires nationaux, de forfaits et de hauts lieux pour chaque type d’activités.

Par ailleurs, un important volet de communication et de commercialisation accompagne la démarche. La création d’une signalisation distincte, la connexion aux transports publics et l’installation d’infrastructures de communication s’inscrivent en support au projet. Arrivé depuis peu au stade du déploiement, on s’attend à ce que SuisseMobile soit inauguré officiellement au printemps 2008.

Une mobilisation nationale

L’organisation de SuisseMobile ne se limite pas à l’équipe de «La Suisse à vélo». De nombreux partenaires ont accordé leur appui et leur participation financière. Son comité de direction regroupe six instances responsables, dont l’équipe de «La Suisse à vélo» qui assume le leadership. Voici les autres groupes représentés:

  • les partenaires de la Confédération,
  • l’ensemble des cantons,
  • des organisations nationales de transport,
  • des organisations nationales de tourisme,
  • des organisations nationales de sport.

Une signalisation bien orchestrée

Chaque mode de déplacement possède une signalisation qui lui est propre et un pictogramme distinct qui indique clairement le type d’activité proposé. Les schémas colorés illustrent à la fois le contexte dans lequel est pratiquée l’activité et le genre de mobilité suggéré. Cette signalisation demeurera uniforme dans l’ensemble du pays au sein des itinéraires conçus, de même que dans les endroits identifiés comme des hauts lieux (voir schéma).

Une fois la totalité de son réseau complété, le choix des itinéraires et des hauts lieux devrait se répartir à peu près comme suit:

  • La Suisse à pied: 3 itinéraires nationaux et 40 hauts lieux (5300 km);
  • La Suisse à vélo: 9 itinéraires nationaux, 50 itinéraires régionaux et 20 hauts lieux (7500 km);
  • La Suisse en vélo de montagne: 2 itinéraires nationaux et 15 hauts lieux (2500 km);
  • La Suisse en patins à roues alignées: 1 itinéraire national et 10 hauts lieux (1100 km);
  • La Suisse en canoë: 1 itinéraire national et 10 hauts lieux (400 km).

Critères de sélection pour les itinéraires nationaux

Afin de se doter d’une vision cohérente et d’une offre homogène répondant à des standards de qualité, SuisseMobile a adopté certaines normes d’évaluation. Le choix des itinéraires a notamment été basé sur les critères suivants:

  • La portée nationale. Les circuits sont déployés sur l’ensemble du territoire et doivent combler l’objectif d’augmenter la compétitivité touristique de la Suisse.
  • La diversité des réalisations. Les parcours nationaux doivent viser un large public grâce à des activités comprenant des degrés de difficulté variés.
  • La qualité. Les tracés nationaux doivent présenter des paysages attrayants, rejoindre les attraits qui suscitent le plus d’intérêt, relier les itinéraires et les chemins existants et intégrer les modes de transport déjà présents.
  • La facilité de commercialisation. On doit pouvoir créer des forfaits à partir des itinéraires nationaux; s’ils existent déjà, ces forfaits doivent être intégrés aux activités de commercialisation de l’itinéraire.
  • La présence de services. L’itinéraire doit permettre aux utilisateurs de se restaurer et de se loger, en plus de favoriser un arrimage convivial avec les transports publics.

«MobilCenter» pour communiquer l’offre

La stratégie de communication de SuisseMobile repose sur un concept: le MobilCenter. Il s’agit de rendre accessible l’ensemble du réseau à l’aide d’un site Internet convivial ainsi que par des bornes d’information. Le site Web proposera une navigation sur la base d’une carte nationale et s’affichera dans les quatre langues officielles. C’est en cliquant sur la carte que l’on obtiendra des offres d’itinéraires nationaux, régionaux et de hauts lieux. On mise beaucoup sur le Web afin de courtiser la clientèle internationale.

Le deuxième volet du MobilCenter est l’installation de bornes d’information et de centrales de mobilité. Les bornes d’information seront réparties dans plus de un millier de lieux à travers le pays, notamment les gares, les centres d’information touristique et les principaux points de jonction du trafic urbain. À partir de ces bornes, il sera possible d’organiser un voyage ou une excursion pour l’une des cinq activités ciblées. Les centrales de mobilité offriront quant à elles un niveau plus élevé de services. On y trouvera par exemple de l’information sur les attraits et les manifestations touristiques, un guichet de réservation et de location d’équipement et un stationnement.

Le budget annuel du MobilCenter est évalué à 2,7 millions CAD. Quant à la planification et à la réalisation des bornes d’information, il en coûtera environ 17 millions CAD. On estime que 10% du financement du MobilCenter provient du secteur privé.

Un exemple à suivre

Bien que son déploiement ne soit pas encore complété, plusieurs observateurs entrevoient positivement l’avenir de SuisseMobile. On l’associe déjà à un cas de bonne pratique pour les raisons suivantes:

  • il représente un produit qui se démarque par son développement durable;
  • il innove tout en empruntant un modèle éprouvé, soit celui de «La Suisse à vélo»;
  • il bénéficie d’une grande coopération entre les secteurs public et privé;
  • il utilise des stratégies de communication qui avantagent tous les partenaires et qui favorisent une grande accessibilité;
  • il s’agit d’un modèle facilement exportable dans d’autres pays.

Par cette initiative, la Suisse se donne une vision de développement durable. Elle entend bien sûr tirer profit de ce positionnement afin de maintenir une position compétitive comme destination touristique. Rêvons un peu: à quoi pourrait ressembler un QuébecMobile quatre saisons?

En collaboration avec Amélie Racine

Voir aussi

SuisseMobile
Suisse-a-velo

Sources:
– Racine, Amélie et Mark Schanzleh. «Étude sur le cyclotourisme suisse, allemand et néerlandais», Réseau de veille en tourisme, mars 2006.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La mode attire-t-elle le touriste?

La ville de Bruxelles a décidé cette année de jouer la carte de la mode afin de séduire les touristes. En consacrant 2006 «Année de la mode et du design», elle fait d’une pierre deux coups: elle dynamise le tourisme urbain et donne un bon coup de pouce à un secteur industriel en difficulté. Des idées à copier?

Cette année, la ville de Bruxelles (Belgique) a décidé de jouer la carte de la mode dans le but de séduire les touristes. Après le chocolat, la bière, les frites et les moules, sans oublier la dentelle, l’Office du tourisme et les autorités bruxelloises misent aujourd’hui sur les couturiers belges pour faire la promotion du modernisme et de la créativité de la région.

En effet, la ville a proclamé 2006 «Année de la mode et du design», architecture de la forme et de la matière. Le programme des événements a été concocté en collaboration avec Modo Bruxellae, association qui se voue corps et âme à la promotion de la mode bruxelloise, et le Bureau des Grands Événements, nouveau département du Bruxelles International – Tourisme & Congrès (BITC).

Bruxellois et touristes sont invités à venir découvrir les designers, par le biais:

  • d’expositions et de nombreux défilés;
  • d’une «Nuit de la mode», 90 minutes de défilés en continu;
  • de circuits et de fins de semaine thématiques, organisés en partenariat avec des restaurants, qui en profitent pour proposer des menus «design»;
  • d’un circuit de «vélotour urbain», pour découvrir le quartier de la mode à bicyclette;
  • d’un bureau d’information, installé temporairement sur la Grand-Place: la «Maison de la Mode» servira à la fois de bureau d’information, d’espace de rencontres et de conférences et accueillera diverses animations.

Ils sont bien sûr également invités à faire les boutiques!

La démarche est prometteuse. Et s’il est difficile de chiffrer les retombées touristiques, on peut d’ores et déjà en souligner les bienfaits sur le plan de l’architecture des quartiers. En effet, le regroupement des couturiers a déjà largement contribué à la revitalisation urbaine d’un quartier qui, jadis, était presque à l’abandon.

Le «quartier de la mode» est maintenant l’un des principaux points de chute des boutiques et des ateliers de couture. Les couturiers ont pu profiter de prix très avantageux afin de racheter les commerces à bon prix.

Statut de la mode à Bruxelles

En 2004, Bruxelles comptait un peu plus de 1600 établissements dans le secteur du textile, de l’habillement et du commerce de vêtements (commerces de gros et de détail). Cette industrie est principalement soutenue par les pouvoirs publics, via Modo Bruxellae, ainsi que par des subsides annuels de quelque 120 000 euros octroyés par le ministre de l’Économie du gouvernement bruxellois.

Une dotation complémentaire est fournie par Bruxelles Export pour permettre la participation à certaines missions à l’étranger (via notamment la Boutique Modo, présente dans les foires et les salons internationaux). Il existe également diverses aides ponctuelles et non structurelles accordées conformément à la politique d’image de Bruxelles.

À la suite de l’engouement des dernières années, les secteurs de la mode et du design de Bruxelles se traduisent par un développement économique intéressant pour la région. On y compte environ un millier d’emplois.

La ville a volontairement choisi de miser sur la création d’un lieu unique (géographique, économique et institutionnel) afin de regrouper les acteurs du réseau bruxellois. Celui-ci se veut, à la fois, le lieu de travail et d’accueil pour les visiteurs, les acheteurs et les professionnels du secteur. Ainsi, ils favorisent la présentation de prix préférentiels, augmentent la visibilité des jeunes créateurs et aident les jeunes entreprises à percer dans ce créneau très concurrentiel.

Une idée transportable?

Bruxelles n’est pas la seule ville qui a compris l’importance de la mode dans l’économie en général et dans l’industrie du tourisme en particulier. D’autres villes misent sur cette industrie, comme Florence et Milan, Barcelone, New York, Tokyo… et bien sûr Paris (où, par exemple, environ 6000 touristes entrent chaque jour chez Louis Vuitton)!

Deuxième ville francophone après Paris, avec ses 3,4 millions d’habitants, Montréal est connue et reconnue comme la capitale de la mode au Canada (elle regroupe à elle seule près de 60% des entreprises canadiennes du secteur) et l’une des plus importantes plaques tournantes de l’industrie de la fourrure au monde.

Mais la concurrence est rude et la bataille faire rage. Aujourd’hui, à l’heure où les Chinois tentent d’envahir le marché avec des produits bas de gamme en grande quantité et où Toronto joue des coudes en développant le haut de gamme pour déloger Montréal, la mode québécoise doit prendre un tournant décisif.

Déjà, de nombreuses activités sont organisées pour dynamiser ce secteur industriel, entre autres:

  • la Semaine de la mode, créée en septembre 2001 par Liaison Mode Montréal, regroupement d’associations sectorielles voué à la promotion de l’industrie de la mode et du vêtement de Montréal;
  • le Festival mode et design de Montréal, organisé par Sensation Mode, qui a pour mission de créer des évènements et des promotions «sur mesure» et qui met en vedette une quarantaine de défilés;
  • la Braderie de mode québécoise, braderie de mode griffée (35 à 40 designers) attirant plus de 8000 personnes, deux fois l’an durant quatre jours.

Alors, quand on sait que «faire les boutiques» est l’activité préférée des touristes lorsqu’ils voyagent (lire aussi: Magasiner, l’activité numéro 1 du touriste!) et que le luxe est un produit de niche en émergence (lire aussi: Le haut de gamme n’est plus un luxe, c’est une réalité!), ne serait-il pas judicieux de mettre l’accent sur ce pôle économique?

Sources:

– Breton, Brigitte. «À la mode de Bruxelles», Le Soleil, 20 avril 2006.
– Delanglade, Sabine. «Le luxe a un avenir fabuleux », L’Express, 13 avril 2006.
– Gouvernement du Québec (communiqué de presse). «Le gouvernement du Québec accorde 100 000 $ à la 10e Semaine de mode de Montréal», 20 mars 2006.
– Radio-Canada (SRC Télévision – Le Téléjournal/Le Point). «Industrie de la mode: Toronto parade aux côtés des géants européens de la haute couture pour déloger Montréal», 21 mars 2006.
– Radio-Canada (SRC Télévision – Le Téléjournal/Le Point). «Les jeans Parasucco déménagent: la mode est-elle toujours « in » à Montréal?», 25 août 2005.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Meilleures pratiques en cyclotourisme, le cas de la Route du Coeur

Pour plusieurs voyageurs, le cyclotourisme constitue une façon inspirante et sportive de découvrir une destination. Malheureusement, la contrainte des reliefs montagneux et le niveau de difficulté des pistes cyclables de certaines régions touristiques représentent un enjeu considérable lorsqu’il est question de rendre accessible le parcours au plus grand nombre d’adeptes possible. Dans la région d’Emmental, en Suisse, l’instauration d’un service de location de vélos électriques s’est avérée une piste de solution novatrice et bénéfique.

Le Réseau de veille était présent sur le Vieux Continent dans le but de comparer les façons de faire dans le développement et la mise en marché du cyclotourisme et d’étudier certains exemples de succès. Voici une première analyse des meilleures pratiques touristiques observées.

La route du coeur dans la région d’Emmental

Reconnue pour ses paysages vallonnés, son caractère rural et, bien entendu, son renommé fromage, la région d’Emmental est un véritable terrain de jeux pour les amateurs de plein air; les touristes sont également séduits par la diversité du paysage.

Mais comment réussir à développer une route cyclable au fort potentiel touristique dans une région montagneuse, sachant que seuls les plus sportifs pourront s’y aventurer? En Europe, le plus important contingent de cyclotouristes est âgé de 50 à 59 ans et s’intéresse davantage aux circuits panoramiques qu’au défi que représentent les inclinaisons prononcées. C’est cette problématique qu’a tenté de résoudre la région d’Emmental, en Suisse, afin d’améliorer la commercialisation de son tronçon cyclable, la route du coeur, qui s’étend sur 55 kilomètres, avec 1400 mètres de dénivellation.

Malgré des atouts, d’imposants défis

La route du coeur est caractérisée par un paysage de forêts, de sommets, de vallées et de villages pittoresques. Contrairement à la plupart des routes cyclables qui traversent des régions montagneuses, la route du coeur ne serpente pas le creux des vallées, mais sillonne les parois et la cime des montagnes de chaque côté, projetant un panorama qui met en valeur la beauté de la région. La route emprunte les chemins secondaires, offrant aux utilisateurs un contact direct avec la culture locale.

Bien que le fait de pédaler en altitude permette d’avoir une vue scénique fort agréable, il n’est pas donné à tous de franchir aisément les montées que ce type d’ascension impose. Les gestionnaires se sont donc trouvés devant le défi de promouvoir la route du coeur avec un objectif de rendre le produit accessible. Il s’agissait d’intéresser un grand nombre de cyclotouristes, non seulement les adeptes du vélo les plus sportifs, mais aussi ceux qui ne sont pas en aussi grande forme physique. Et si le choix du vélo utilisé constituait la solution à cette contrainte?

Des partenaires non traditionnels à la rescousse

Pro-Emmental, organisme responsable du développement touristique et économique de la région, s’est associé à plusieurs partenaires, dont la compagnie de vélos électriques Biketec AG (Flyer) qui a proposé d’expérimenter sur cette voie cyclable un produit destiné à rendre le trajet plus accessible. Ainsi, les touristes désirant parcourir la route du coeur peuvent louer un vélo électrique auprès de la compagnie Rent a Bike, également partenaire du projet.

Il y a six points de service pour la location ou le retour des vélos électriques (ou réguliers), dont trois se trouvent dans des stations de train. Ainsi, l’itinéraire linéaire de la route du coeur n’oblige pas les utilisateurs à faire demi-tour. L’utilisation du train constitue également une option intéressante pour revenir à son point de départ.

Comme l’utilisation d’un vélo électrique nécessite l’usage de batteries, deux stations d’échange sont aménagées en conséquence, afin que les utilisateurs n’aient pas à porter des pièces de rechange. Fait intéressant, ce sont des partenaires de l’industrie touristique qui sont responsables de ces points de service, soit une fromagerie de démonstration et un hôtel. Inaugurée en 2003, la route du coeur propose aujourd’hui un itinéraire à travers les régions d’Emmental, d’Oberaargau et de Luzerner Hinterland.

Un succès commercial pour la région

La route du coeur constitue un exemple efficace de marketing croisé. La réussite du développement de ce projet n’aurait pas été possible sans la coopération entre les partenaires, en dépit des intérêts distincts de ces derniers. La synergie des efforts déployés dans la promotion, le partage d’information et des réseaux de clients se sont avérés bénéfiques. Afin de mieux vendre la région, on a aussi créé un slogan promotionnel approprié:

«Avec les vélos Flyer, la région d’Emmental devient plane.»

Ce sont notamment l’hospitalité locale des aubergistes, les jolies fermes, une histoire riche et des activités culturelles régionales que l’on vend aux cyclotouristes.

En outre, à compter de 2006, la route du coeur adoptera une nouvelle signalisation conforme à celle de la fondation «La Suisse à vélo». Des panneaux de signalisation respectant le graphisme et les couleurs du réseau national et incluant le logo de la route du coeur remplaceront les premiers logos qui avaient été dessinés sur le sol lors de la phase initiale du développement.

Dès la saison 2006, des forfaits comprenant les services de plusieurs partenaires seront inclus dans l’offre cyclotouristique de la route du coeur. On constate par ailleurs la nature inspirante du projet, puisque d’autres régions de la Suisse souhaitent imiter ce modèle.

Pour conclure, l’exemple de la région d’Emmental représente un cas intéressant, pour les raisons suivantes:

  • il illustre une façon originale de transformer une problématique en opportunité d’affaires;
  • il innove grâce à l’utilisation de technologies de pointe;
  • il améliore l’accessibilité d’une région, tout en misant sur l’énergie propre;
  • il utilise une stratégie marketing qui profite à tous les partenaires du projet; 
  • il constitue un modèle facilement exportable à d’autres situations.

Avec la collaboration d’Amélie Racine

Source:
– Racine, Amélie et Mark Schanzleh. «Étude sur le cyclotourisme suisse, allemand et néerlandais», Réseau de veille en tourisme, mars 2006.

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Faits et chiffres Produits et activités

Comment les Québécois utilisent-ils leur temps libre?

Il existe un dénominateur commun aux vacances, aux activités de loisir et aux autres passe-temps: il s’agit du temps libre. L’industrie touristique livre bataille à d’autres types d’occupation pour accaparer le temps disponible des consommateurs, principalement celui des Québécois. Comment se divise ce précieux temps discrétionnaire? Quelles sont les activités qui bénéficient de la plus forte intensité de pratique? Adoptons-nous les mêmes comportements lorsque nous sommes en vacances?

Distinction entre quantité et intensité

Il est intéressant de constater que certains adeptes consacrent énormément de temps à leur loisir de prédilection. Pour ce faire, nous avons d’abord segmenté les loisirs en deux grandes familles: les activités de plein air et celles de divertissement. Pour différencier les activités de loisirs de plein air et celles liées au divertissement, soulignons que ces dernières comprennent davantage d’activités intérieures ou réalisées dans des espaces extérieurs plus restreints (ex.: jardin zoologique). Pour chacun de ces segments, nous avons divisé l’intensité de la pratique en trois catégories: les amateurs (une ou deux fois par année), les réguliers (3 à 9 fois par année) et les mordus (10 fois ou plus par année).

Planchistes et golfeurs: des avides

D’après les données du Print Measurement Bureau (PMB), la pêche s’avère l’une des activités les plus populaires des Québécois en termes du nombre total d’adeptes: plus de 954 000 personnes s’y adonnent, dont quelque 232 000 mordus (graphique 1). On remarque que le golf arrive non loin derrière, avec ses 755 000 adeptes, mais qu’il se classe bon premier en matière de participation avec ses 236 000 golfeurs «mordus». Les sports de glisse comptent également une grande proportion de passionnés alors que 152 000 skieurs alpins (26%) appartiennent à cette catégorie. C’est encore plus vrai pour les planchistes car c’est la seule activité qui compte plus de mordus (111 000) que de réguliers (65 000) ou d’amateurs (91 000).

Théâtres et clubs de nuit à l’avant-scène du divertissement

Sur le plan du divertissement, les sorties au théâtre (1,32 million de personnes) et dans les clubs de nuit ou les bars (1,29 million de personnes) occupent une grande partie du temps libre des Québécois (graphique 2). La majorité des activités sont pratiquées une à deux fois annuellement, à l’exception des sorties dans les clubs de nuit et les bars où plus du tiers des adeptes (441 000) sont des mordus. On remarque la place importante qu’occupent les activités culturelles différentes dans la vie des gens. 

Temps libre en vacances

Les vacances occupent une grande partie de nos temps libres de loisirs. Au cours des douze derniers mois, plus de 2,85 millions de Québécois ont effectué un voyage de vacances à l’intérieur du Canada (y compris au Québec) et 1,4 million à l’extérieur du pays, selon le Print Measurement Bureau. Précisons qu’il s’agit ici d’individus et non de voyages personnes.

Les sorties à la plage sont particulièrement prisées par les Québécois, puisque 714 000 personnes s’y sont adonnées lors d’un voyage au Canada et 740 000 lors d’un séjour à l’extérieur du pays (graphique 3). Les randonnées pédestres et la visite de parcs nationaux/provinciaux figurent également parmi les activités les plus populaires.

Si l’on examine les taux d’incidence (tableau 1), on constate que 25% des Québécois qui voyagent au Canada se sont rendus à la plage, comparativement à 53% de ceux qui voyagent à l’extérieur du Canada.

Évolution des dépenses de loisirs

Lorsqu’on traduit certains des temps libres en dépenses des ménages, on constate que les spectacles occupent une part de plus en plus importante du portefeuille (graphique 4). En 2004, les ménages québécois ont dépensé en moyenne 605$ pour cette activité. C’est plus que les voyages à forfait qui génèrent des dépenses moyennes de 374$. À ce chapitre, la catégorie des «véhicules de loisirs et moteurs hors-bord» est celle qui affiche les plus forts taux de croissance depuis 1997, alors que ce type d’achat a plus que triplé au cours de cette période.

Même si cela ne se traduit pas toujours en journées de vacances, il est clair que la société est de plus en plus orientée vers les loisirs. Mais il est vrai aussi que nos temps libres s’entremêlent souvent avec nos occupations professionnelles. Il est de plus en plus difficile par exemple de résister à la prise des courriels le week-end. Nos temps libres sont aussi souvent fragmentés et se limitent de plus en plus à de courts séjours. Chose certaine, rien n’empêche l’industrie touristique de se tailler la part du lion dans cette tarte du loisir qui ne cesse de grandir.

Sources:
– Print Measurement Bureau, 2005.
– Statistique Canada, base de données CANSIM, 1997-2004.

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Produits et activités

Nous avons glané pour vous dans les textes du Réseau de veille… Section Produits et activités

Croissance et/ou diversification sont à l’ordre du jour dans plusieurs secteurs: spas, croisières, parcs à thèmes, gastronomie, jardins, plein air, raquette. D’autres secteurs se gonflent le torse, dont les événements sportifs. Mais certains sont confrontés à de sérieux casse-tête: les festivals, la motoneige. Et d’autres péripéties se retrouvent sur notre site. Voici une compilation méli-mélo du contenu de la section produits et activités.

Vous n’avez qu’à cliquer sur les liens pour en savoir plus sur le sujet ou à naviguer sur notre site à l’aide des onglets situés au centre de la page d’accueil. L’ensemble de ces textes se retrouve dans la catégorie Produits et activités.

Conjuguer tourisme et bien être: la grande aventure du spa (1ère partie)
L’industrie des spas (SPA – Sanitas Per Acqua en latin signifie «soins par l’eau») est en effervescence. Le Québec offre une expérience distincte, à mi-chemin entre les soins à l’européenne et les techniques américaines. La tendance est à la diversification des produits et des approches. Les spas nordiques gagnent en popularité – sauna finlandais, bain de vapeur norvégien, baignade en rivière à l’année, etc. Bien être et alimentation font la paire et le croisement spa/cuisine risque bien de devenir un «must».
* La grande aventure du spa (2ième partie): mais qui fréquente les spas?
* La grande aventure du spa (3ième partie): les tendances pour 2004 aux États-Unis

Les parcs à thèmes en Amérique du Nord: maturation, consolidation et diversification
En 2004, les maîtres mots de ce secteur sont: maturation, consolidation et diversification. L’industrie des parcs d’attractions aux États-Unis est de loin la plus grande du monde. Initié par Disney et après 30 ans de progression, ce secteur vit actuellement une phase de maturation qui nécessite une diversification et l’instauration de nouveaux concepts. Ces dernières années, l’industrie des parcs à thèmes a connu une expansion rapide, principalement en Europe et au Japon. Le retailtainment (une contraction des mots retail, distribution et entertainment, divertissement) envahit les centres commerciaux où le West Edmonton Mall fait figure de pionnier dans ce domaine.
* L’offre d’hébergement dans un parc d’attractions constitue un avantage concurrentiel

Quels impacts ont les grands événements sportifs sur le tourisme?
Les grands événements sportifs hautement médiatisés, comme les Jeux Olympiques, offrent une vitrine exceptionnelle aux villes organisatrices. Les retombées se répercutent tant sur le plan urbanistique, économique, environnemental que touristique. Mais combien en coûte-t-il? Les retombées sont-elles si alléchantes? Certaines grandes villes réussissent alors que d’autres y perdent gros. Quant à l’industrie du tourisme, elle surfe sur la vague de la publicité.
* Comment mesurer les impacts économiques des événements sportifs sur les communautés hôtesses?
* Vancouver 2010: 2 milliards $ pour 17 jours, est-ce trop cher?

Le vélo, pour reprendre goût aux déplacements urbains
À Paris, afin de redonner le goût aux déplacements urbains, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) tente de promouvoir une circulation combinée bus-vélo. Destinée aux touristes et aux citadins, cette nouvelle initiative vise à désengorger le centre-ville tout en jouant la carte de l’écologie. Diverses initiatives voient le jour au Québec.
* État de l’industrie du vélo au Québec en 2000
* Cyclotourisme : exemples de bonnes pratiques de promotion des voies vertes

Financement des festivals, la quête de la stabilité
Onze événements internationaux majeurs tenus au Québec ont injecté plus de 255 millions de dollars dans l’économie québécoise. Ce qui n’empêche pas que les organisateurs soient constamment confrontés au défi de trouver des sources de financement durable. Une étude du gouvernement ontarien conclut que la situation du financement public des festivals en Ontario reste, en comparaison, plus difficile. Dans cette province, les subventions municipales sont particulièrement importantes dans le cas d’événements attirant plus de 12 000 spectateurs. Au Québec, chaque organisme promoteur consacre en moyenne 1682 heures de travail par année à la recherche et à la gestion du financement, privé comme public, de l’événement.
* Des festivals pour quel public?

Croisières: à quoi s’attendre en 2004?
Les parts de marché du secteur des croisières sont en croissance constante. Les grandes tendances dans ce domaine: explosion dans les destinations et itinéraires peu communs, développement du concept «à la carte»,  retour d’un «système de classes», installation à bord d’équipements de spa et de thalassothérapie, rajeunissement de la flotte avec une diversification des modèles de même que des bateaux de plus en plus imposants.
* Tourisme nautique : la carte cachée des régions

Quand manger fait partie intégrante de la culture
La «cuisine et la gastronomie sont des éléments qui s’ajoutent à l’expérience culturelle». La gastronomie en tant que champ d’étude en science sociale se développe dans plusieurs institutions à travers le monde. On note un intérêt croissant dans plusieurs segments: «ballades gourmandes», circuits agrotouristiques, festivals et événements culinaires, tables champêtres, etc. La tendance actuelle du consommateur est de privilégier des activités touristiques locales pouvant lui faire vivre des expériences personnalisées. De plus en plus, le tourisme gastronomique souligne la production plutôt que de se concentrer seulement sur la consommation. L’émergence de La route des vins ou La route des fromages au Québec en sont de très bons exemples.

Voici d’autres sujets qui figurent aussi dans la catégorie Produits et activités

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Produits et activités

La pratique d’activités de plein air chez les Québécois

Résultats d’un sondage réalisé auprès de la population québécoise entre le 10 et le 13 septembre 2004. Parmi les faits saillants, on note un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

Les Québécois pratiquent de plus en plus des activités de plein air dites d’aventure douce ou à saveur écotouristique.

La liste des nouvelles activités de plein air pratiquées à l’été 2004 confirme cette tendance. Idem à l’hiver alors que le ski de randonnée marque le pas sur le hockey et le ski alpin.

En 2004, plus de 20% des Québécois se sont adonnés à une nouvelle activité estivale de plein air, comparativement à 12% pour les activités hivernales.

En été

  • La marche demeure l’activité estivale la plus populaire auprès des Québécois avec un taux de pratique de 45%.
  • On observe toutefois un changement alors que le vélo (27%) occupe désormais le deuxième rang, détrônant la baignade et la natation (14%) qui glisse au troisième rang.
  • Parmi les autres activités en croissance ou en émergence, on note le camping, la randonnée en nature et le canot/kayak. 

En hiver

  • Tout comme durant l’été, la marche constitue l’activité de prédilection (37%).
  • Le ski de randonnée gagne nettement en popularité alors qu’un Québécois sur cinq (21%) pratique cette activité.
  • La raquette (6%) se démarque également parmi les activités hivernales de nouveau prisées.
  • Les activités plus traditionnelles demeurent populaires: 13% des Québécois affirment pratiquer le ski alpin et/ou le surf des neiges, 5% le hockey, 4% la motoneige et 3% la glissade.

Le plein air et les vacances

  • Quelque 68% des Québécois pratiquent des activités de plein air durant leurs vacances (27% à l’occasion, 41% souvent).
  • Plus précisément, près d’une personne sur deux (46%) affirme avoir pratiqué une ou des activités au cours de la dernière année à l’occasion d’un voyage touristique (plus de 80 km).
  • Les Laurentides (16%), la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine (9%) et les autres provinces canadiennes (8%) sont les destinations touristiques les plus fréquemment mentionnées comme lieu de pratique de la dernière activité de plein air.
  • Les résidents des régions périphériques des grandes agglomérations pratiquent le plus souvent des activités de plein air en vacances (48%).
  • C’est chez les « urbains» que l’on retrouve la plus forte proportion de gens pratiquant une activité de plein air à plus de 80 km de leur domicile (50%).

Qui pratique quoi?

  • Le camping intéresse essentiellement le segment des 18-44 ans.
  • Le ski de fond est adopté par tous les groupes d’âge.
  • Les nouveaux skieurs (alpins) adultes se situent essentiellement dans la tranche d’âge des 18-34 ans.
  • La chasse et la pêche n’intéressent que très peu le Québécois «urbain».
  • Les femmes favorisent davantage la baignade et les plages.
  • Les femmes marchent plus, été comme hiver.
  • C’est le segment des 18-34 ans qui pratique davantage le vélo (42%).
  • À l’été, 23% des 55 ans et + ne s’adonnent à aucune activité de plein air.
  • Seulement 10% des 18-34 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.
  • Règle générale, le tiers des Québécois de plus de 35 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.

En conclusion

On observe une nette tendance, chez les Québécois, à la pratique d’activités «pleine nature», particulièrement à l’occasion des voyages d’agrément. L’analyse des dernières activités touristiques de plein air pratiquées indique un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

MÉTHODOLOGIE

Population étudiée
La base de la population étudiée était l’ensemble des adultes québécois.

Échantillonnage
Les numéros de téléphone ont été obtenus de «Échantillonneur Canada», qui tire des échantillons de numéros de téléphone par méthode RDD et permet une stratification géographique très détaillée.

Entrevues
352 entrevues ont été réalisées par téléphone à partir des bureaux d’Écho Sondage à Montréal.

Les entrevues ont été réalisées entre le 10 et le 13 septembre 2004. Elles ont été réalisées en français ou en anglais selon la langue de préférence du répondant.

Questionnaire
Le questionnaire utilisé dans le cadre de cette étude a été conçu conjointement par le Réseau de veille en tourisme et la firme Écho Sondage.

Marge d’erreur
La marge d’erreur pour l’échantillon de 352 entrevues s’établit à ± 5,2%, à un seuil de confiance de 95%.