Catégories
Produits et activités

L’été, ça bouge au pied des pistes!

L’explosion de l’offre en toutes saisons

Le développement d’une offre estivale dans les stations de ski ne date pas d’hier. Elle permet d’exploiter plus efficacement les infrastructures déjà en place, de créer des centres de profit additionnels, de fidéliser la clientèle et de stimuler l’économie locale; ce qui est tout à fait favorable à moyen et à long termes.

L’impact des changements climatiques et l’évolution du comportement des consommateurs, qui cherchent désormais à pratiquer diverses activités, créent des courbes de fréquentation en dents de scie dans les stations. Des stratégies sont mises de l’avant pour contrer ces tendances lourdes; la diversification des activités en hiver et en été en fait partie. Une étude présentée par RRC Associates, dont les résultats ont été présentés en mai 2014 au congrès de la National Ski Area Association (NSAA) – le regroupement des stations de ski américaines –, révèle que:

  • 84% des 107 stations répondantes proposent une offre estivale ou annuelle (quatre saisons);
  • en moyenne, chacune de ces stations a reçu 52 500 visiteurs à l’été 2013;
  • la fréquentation a crû en moyenne de 37% au cours des 5 dernières années;
  • les activités de mai à octobre représentent environ 11% des revenus annuels;
  • les attractions qui, de l’avis des gestionnaires des stations, remportent le plus grand succès financier sont la luge alpine, le parc aquatique et la montagne russe (voir le graphique 1).

Graphique_1_l_ete_ca_bouge

Diversifiez, diversifiez qu’ils disaient!

On observe de plus en plus de développements de parcs d’attractions, aquatiques ou autre, à même la montagne. Ces infrastructures nécessitent de gros investissements et la proximité d’un marché de masse. De plus, elles impliquent de devoir renouveler le produit pour maintenir l’intérêt et assurer une fréquentation qui rentabilisera les actifs. Aux États-Unis, la prolifération de ces parcs amène des experts à se questionner sur le point de saturation de cette offre.

Néanmoins, il existe d’autres moyens de susciter l’intérêt, et à moindre coût. La clé du succès réside souvent dans une programmation variée. La créativité des organisateurs et l’enthousiasme du personnel doivent être au rendez-vous. Les activités peuvent être organisées à partir des installations existantes ou d’aménagements temporaires, ou encore n’impliquer que de petits investissements.

L’aventure extrême et douce

Le tourisme d’aventure et les expériences qui procurent des sensations fortes s’inscrivent dans les tendances à la hausse. Les parcours d’aventure dans les arbres, les tyroliennes et les murs d’escalade se multiplient dans les stations de ski. Les courses d’aventure extrême comme Tough Mudder ou Mud Hero sont aussi très populaires; des stations québécoises en accueillent depuis quelques années.

CB_ete_ca_bouge_piste_image1

Mud Hero 2013 à Ski Saint-Bruno – Source: 2013 Ryder Photography

La randonnée pédestre est une activité indémodable qui peut être renouvelée par des événements thématiques ou par l’offre de variantes originales. Les circuits de promenade à pieds nus se développent en France, notamment à la Ferme Aventure, dans les Vosges. Les randonneurs marchent sur des roches, des feuilles, dans l’herbe et même dans la boue. Cette activité familiale remporte beaucoup de succès, surtout auprès des enfants. En Savoie, on peut aussi faire de la randonnée aquatique: en compagnie d’un guide accompagnateur, les marcheurs remontent des torrents par petits groupes.

CB_ete_ca_bouge_piste_image2

Source: La ferme aventure

Le vélo

Le vélo de montagne est l’activité de prédilection en dehors de la saison de ski pour un grand nombre de stations. La NSAA et l’International Mountain Bicycling Association (IMBA) ont d’ailleurs signé une entente, il y a quelques années, afin d’outiller les stations pour le développement et la promotion de cette offre.

La Ville de Steamboat Springs, au Colorado, va plus loin. Alors que son offre hivernale et son image de marque sont bien reconnues et constituent même une marque déposée − Steamboat Ski Town, USAÒ -, elle souhaite en faire autant l’été avec Steamboat Bike Town USAÒ. Regroupant plusieurs partenaires de la communauté, dont la station de ski, cette organisation a pris l’engagement de faire de la région LA destination vélo des États-Unis (The Ultimate Destination for Cycling Experiences). Elle ne s’arrête pas au vélo de montagne : son site Web propose des circuits de vélo de route, de ville, BMX, freeride, etc.

CB_ete_ca_bouge_piste_image4

Source: Bike town USA

Les séjours d’apprentissage

Non exclusifs aux milieux montagneux, les séjours qui combinent plein air et apprentissage peuvent aussi contribuer à diversifier l’offre et à attirer une nouvelle clientèle. L’office du tourisme du Massachusetts, par exemple, propose des learning adventures: la cuisine avec un chef, les rudiments de la sculpture, de la soudure, du soufflage de verre ou encore la familiarisation avec l’apiculture ou la conception de fromages. Dans le Maine, une auberge et une école d’ébénisterie collaborent pour offrir aux voyageurs des ateliers de fabrication de traîneau. Faire appel aux ressources locales et aux spécialités régionales constitue un atout attractif.

L’animation urbaine au village

Les petites villes et les villages ont la cote depuis quelques années. Les voyageurs cherchent des expériences authentiques dans des milieux de vie ayant de la personnalité. Le magazine Travel & Leisure a demandé à ses lecteurs d’indiquer leur village favori. Les gens étaient ensuite appelés à voter sur plusieurs aspects, dont la présence de musées, de marchés agricoles, d’activités de plein air et d’hébergements pour accueillir les familles. Cinq des vingt municipalités retenues sont des destinations de ski. Les communautés d’Aspen, d’Estes Park et de Telluride, toutes au Colorado, ainsi que de Stowe (Vermont) et de Park City (Utah) attirent par leur dynamisme, leur scène culturelle, mais aussi par leur offre culinaire, leurs spécialités, qu’il s’agisse de microbrasseries ou de productions vinicoles, et par l’animation de leur centre-ville.

CB_ete_ca_bouge_piste_image5

Telluride Mountain Film Festival – Source: Mountain Film

S’adapter

L’offre estivale se développe dans un nombre grandissant de stations; elle devient donc de plus en plus compétitive. Pour tirer leur épingle du jeu, les stations devront faire comme en hiver: s’adapter aux comportements changeants des consommateurs, aux tendances touristiques et aux préférences en matière de loisirs, mais aussi demeurer fidèles à leur image de marque et à leur positionnement.

 

– Image à la une: Aspen, © Jeremy Swanson

Catégories
Transport

Repoussons les limites du transport

 

Au Québec, les grandes distances, le coût élevé du transport aérien et l’absence d’un réseau ferroviaire couvrant l’ensemble du territoire impliquent que les déplacements se font principalement en voiture. On a envisagé le TGV pour des liens plus rapides entre les villes, le tramway et même les télécabines pour améliorer les déplacements urbains. Les idées évoluent, des concepts voient le jour, dont certains sont audacieux et font rêver…

Le transport individuel en mode collaboratif

Ça bouge dans le milieu du transport. On partage les vélos, les voitures; même en déplacement individuel, on pense «collectif». Dans la mouvance de l’économie du partage, le concept de prêt et de location de voitures entre particuliers se multiplie. FlightCar offre à celui qui part en voyage de laisser sa voiture en location pendant son absence. Ainsi, le voyageur qui arrive à l’aéroport peut la récupérer directement dans le stationnement, puis la rendre au même endroit à la fin de son séjour.

La voiture électrique de moins en moins marginale

En septembre 2013, 2 173 automobiles électriques ou hybrides branchables étaient immatriculées au Québec.

Les voitures hybrides et électriques connaissent un succès grandissant. En septembre 2013, 2 173 automobiles électriques ou hybrides branchables étaient immatriculées au Québec. Il s’agit là d’une hausse de 80% par rapport à décembre 2012. Certains modèles entièrement électriques sont suffisamment performants et ont désormais assez d’autonomie pour effectuer de longs trajets. Des programmes d’installation de bornes de recharge sont en déploiement.

En plus des 250 bornes publiques du Circuit électrique d’Hydro-Québec, l’organisation Éco Route Québec participe à la stratégie d’électrification des transports du gouvernement du Québec. À titre d’exemple, elle ajoutait l’été dernier cinq bornes en Gaspésie, toutes dans des hôtels de la péninsule. Éco Route Québec compte créer un réseau d’une vingtaine de stations de recharge dans la région, réduisant la distance entre chacune d’elles à 60 km.

Illustration 1: Carte du réseau québécois des bornes de recharge électrique en fonction

CB_repoussons_limites_transport_image1

 Source: Éco Route Québec

Des voitures sans chauffeur

Le géant du Web Google ainsi que plusieurs grands constructeurs automobiles planchent sur la mise au point de voitures autonomes, sans chauffeur. On estime que ce genre de technologie réduirait les accidents de la route et permettrait aux passagers de vaquer à leurs occupations pendant le trajet. À Heathrow, l’aéroport de Londres, le voyageur peut déjà emprunter ce type de véhicule électrique – sous forme de pod –, qui fait le lien entre le stationnement et le terminal (voir la vidéo ci-dessous). 

Aussi rapide qu’un TGV: un projet entièrement québécois

Chaque unité de 60 passagers est autonome et peut atteindre 250 km/h.

Le concept du monorail Trens Québec est pour le moins audacieux. Il s’agit d’un système de transport en commun rapide, fonctionnant entièrement à l’électricité, pensé pour les villes et les régions ainsi qu’en fonction du climat québécois. Le monorail suspendu s’installe notamment sur le terre-plein d’une autoroute et peut franchir des pentes sans problème. Chaque unité de 60 passagers est autonome et peut atteindre 250 km/h. Le projet est plutôt séduisant. Pierre Couture, le concepteur du moteur-roue et du monorail à grande vitesse, croit même que ce moyen de transport pourrait s’étendre à la grandeur du Québec. Voici un reportage diffusé dans l’émission Découverte (Radio-Canada) au sujet du monorail Trens Québec.

Les partisans de ce concept plaident pour en faire un projet de société, puisqu’il mettrait à profit les ressources d’ici comme l’hydroélectricité, l’acier et le savoir-faire québécois. Moins cher et moins contraignant qu’un TGV, il constitue aussi une solution écologique et économique aux enjeux que pose l’industrie pétrolière, et permettrait la structuration du transport dans la province. Pierre Couture et ses collègues de Trens Québec tentent d’amasser 200 millions de dollars afin de concevoir un banc d’essai de 5 km.

Voyager à très grande vitesse avec l’Hyperloop

Elon Musk, homme d’affaires et fondateur de Tesla Motors, un fabricant de voitures électriques performantes, et de SpaceX, une entreprise d’exploration spatiale, partageait à l’été 2013 ses plans de l’Hyperloop. Ce moyen de transport révolutionnaire, digne d’un film de science-fiction, consiste en un tube à basse pression dans lequel des capsules circulent à faible et grande vitesse. Selon lui, ce moyen de transport pourrait atteindre 1 220 km/h. Il ajoute que la sensation serait proche de celle d’un avion, mais encore plus douce, grâce aux coussins d’air pressurisés. De plus, le coût prévisionnel pour l’accès à ce moyen de transport est étonnamment bas. Pour rejoindre Los Angeles à partir de San Francisco (une distance d’environ 615 km), soit un trajet de 35 min en Hyperloop, Elon Musk estime le tarif du billet à 20 dollars américains.

CB_repoussons_limites_transport_image2

Source: Tesla Motors

Le visionnaire estime même qu’éventuellement, l’Hyperloop relierait New York à Los Angeles en 45 min sans quitter le sol, ou encore New York à Pékin en 2 h! La faisabilité de ce projet reste toutefois à démontrer. L’entreprise Hyperloop Transportation Technologies travaille actuellement sur un prototype, pour une première démonstration au début de l’année 2015.

Et les autos volantes?

L’avenir tel qu’on le prédisait il y a 50 ans ne s’est pas tout à fait réalisé, du moins la téléportation n’est toujours pas possible et les voitures ne volent pas. Mais des concepts novateurs, pourtant simples, ont vu le jour au cours de la dernière décennie. D’autres, plus révolutionnaires, pourraient se concrétiser dans les prochaines années. La congestion routière, le coût de l’essence et le réchauffement climatique imposent une certaine urgence d’agir et la nécessité de faire preuve de vision.

 

Image à la une © Heathrow Airports Limited

Catégories
Tendances Transport

Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains

De Montréal à Hangzhou, en Chine, les utilisateurs se multiplient et les touristes urbains se joignent au mouvement. Populaire, pratique et écologique, leur usage fait parfois même la fierté de certaines villes. L’implantation d’un système de vélopartage semble être une tendance qui ne s’essouffle pas.

Aperçu de l’offre autour du monde

L’engouement que suscite l’offre de vélopartage se constate partout à travers le monde. Ces systèmes permettant une mobilité douce sont présents dans plus de 25 pays européens, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Au Canada, nous les retrouvons à Montréal, à Ottawa, à Toronto et à Golden (voir la figure 1). Il serait également question que Vancouver s’ajoute bientôt à la liste.

Figure 1

Les systèmes de vélopartage en Amérique du Nord (mai 2012)

velopartage_image1

Source: Mineta Transportation Institute

En France, une vingtaine de villes se partagent le marché du vélopartage (voir la figure 2), aussi appelé vélo en libre-service, dont les trois plus importantes sont Paris (Vélib’), Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélÔToulouse).

Figure 2

Les systèmes de vélopartage en France

velopartage_image2

Les principaux opérateurs qui se partagent le marché international (voir le tableau 1) comprennent notamment Bixi, qui assure une présence à Montréal (5 120 vélos), à Toronto (1 000), à Ottawa/Gatineau (250), à Londres (9 200), à Melbourne (600), à Washington/Arlington (1 395), à Minneapolis (1 200), à la Washington State University (84), à Boston (610) et à Chattanooga (300).

 

Velopartage_tableau1

 Source: Oracle

Hangzhou Public Bicycle représente néanmoins le plus important opérateur. En janvier 2013, il a été évalué que le système de vélopartage de la ville de Hangzhou comprenait 69 750 vélos et 2 965 stations, et que près de 94 000 000 de personnes l’employaient annuellement. Mentionnons enfin que la Chine, la Corée du Sud, Taiwan et le Japon constituent les marchés où la croissance de ce phénomène semble la plus importante au monde.

Une offre touristique appliquée au vélopartage

Pour cibler une clientèle touristique internationale, les organismes responsables du vélopartage ont tout avantage à adapter leurs services. Par exemple, voici trois suggestions émises par Atout France dans son étude intitulée «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique»:

  1. Inclure des abonnements de courte durée à des prix concurrentiels: abonnement à la journée, pour trois jours ou à la semaine.
  2. Faire traduire les informations relatives au service en plusieurs langues et sur divers supports: sur les bornes et les stations, en ligne, sur les applications mobiles ainsi que tout autre média pertinent.
  3. Faciliter les opérations bancaires menant à la location du vélo: s’assurer que les bornes acceptent les cartes étrangères ou proposer une solution de remplacement.

En plus de ces trois éléments de base, plusieurs villes à travers le monde alignent leur service avec d’autres besoins des touristes urbains. Voici deux exemples:

Lyon, France

Lyon propose une solution «tout-en-un» facilitant le séjour de ses touristes. En se procurant le laissez-passer touristique Lyon City Card, les visiteurs peuvent à la fois utiliser le système de vélopartage Vélo’v et entrer dans 22 musées, participer à plusieurs activités et profiter d’un accès illimité au réseau de transport en commun. Grâce à la technologie RFID, les visiteurs de la ville jouissent d’une multitude de services par l’intermédiaire d’une seule carte passe-partout.

 

Melbourne, Australie

L’organisme Melbourne Bike Share, qui exploite les vélos bleus australiens, propose une série de cartes thématiques aux touristes désirant visiter la ville sur deux roues. Celles-ci couvrent onze types d’intérêts, allant de la culture aux visites de marchés publics. 

velopartage_image3

Source: Melbourne Bike Share

En plus des informations sur la thématique choisie, les cyclotouristes obtiennent des renseignements sur les emplacements des stations de vélopartage, les voies cyclables, les endroits où se procurer un casque et les gares.

 velopartage_image4

Source: Melbourne Bike Share

La mobilité sous toutes ses formes

L’usage d’appareils mobiles semble se marier naturellement avec l’expérience de vélopartage. C’est pourquoi plusieurs applications bonifiant le service en place voient régulièrement le jour. Par exemple, l’application Spotcycle permet notamment aux utilisateurs de connaître la disponibilité des vélos et la proximité des stations, ou encore de se créer un circuit ou un itinéraire à Montréal, à Ottawa, à Toronto, à Barcelone, à Londres et dans près d’une vingtaine de villes américaines.

 velopartage_image5

Source: Spotcycle

Une mobilité verte qui rayonne et triomphe

En plus d’être pratique et apprécié de ses utilisateurs, le vélopartage cadre avec des objectifs de mobilité durable en ville. Le Vélib’ de Paris a d’ailleurs été primé aux Trophées du Tourisme responsable en 2012, pour ses efforts en matière d’écomobilité.

Le caractère écoresponsable de ce mode de transport transparaît sur les outils de communication des principaux programmes de vélopartage. Ainsi, il est commun de diffuser de l’information à propos du nombre de tonnes de CO2 économisées grâce à de tels déplacements de même que des collaborations effectuées avec des partenaires impliqués dans le développement durable.

Est-ce que d’autres villes québécoises suivront bientôt cette tendance, qui semble s’intensifier à l’échelle mondiale?

 

Sources:

– Atout France. «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique», collection Ingénierie et développement touristique, 168 pages, décembre 2012.

– Jaillard, Laurence. «Lyon teste avec JCDecaux les vélos en libre-service pour les touristes», La Tribune, 30 novembre 2012.

– Mineta Transportation Institute. «Public Bikesharing in North America: Early Operator and User Understanding», MTI Report 11-26, 156 pages, juin 2012

– OBIS. «Optimising Bike Sharing in European Cities – A Handbook», juin 2011.

– Press, Elizabeth. «The Biggest, Baddest Bike-Share in the World: Hangzhou China», 1er juin 2011.

– Shaheen, Susan A., Hua Zhang, Elliot Martin et Stacey Guzman. «China’s Hangzhou Public Bicycle», consulté en ligne le 15 mars 2013.

– The Bike-sharing Blog. «The bike-sharing world», 26 janvier 2013.

– Tse, Katherine. «A look at Taipei: bike-sharing programs and sustainable tourism», 9 janvier 2013.

Sites Web:

– Melbourne Bike Share

– Site officiel de Lyon

– Spotcycle

Catégories
Ailleurs dans le monde Produits et activités

Cyclotourisme: l’offre s’organise!

Le cyclotourisme combine plusieurs tendances, dont l’aventure, le transport durable, les vacances actives, le slow travel, les séjours expérientiels, les voyages éthiques et responsables ainsi que le contact avec la population locale. De plus, le touriste à vélo bénéficie d’un grand bol d’air en plus de maintenir une bonne forme physique. Il n’est donc pas étonnant que ce type de voyage connaisse une popularité grandissante. Les destinations développent leur offre, souhaitent se démarquer par leurs infrastructures, leurs réseaux cyclables ou leurs services.

Quelques chiffres

Selon L’état du vélo au Québec en 2010, une étude publiée par Vélo Québec, la province comprend quatre millions de cyclistes, qui pédalent pour se déplacer et pour s’amuser. De ce nombre, 3,1 millions sont des adultes, soit 500 000 de plus qu’en 2005. Parmi ces adultes, 2,7 millions s’adonnent au vélo pour leurs loisirs. En 2010, le Québec comptait:

  • 1 itinéraire cyclable balisé de plus de 4000 kilomètres, la Route verte;
  • près de 300 clubs cyclistes, dont le tiers est à vocation récréative;
  • 450 établissements certifiés Bienvenue Cyclistes!;
  • 78 000 personnes participant aux 47 rassemblements cyclistes organisés à travers 15 régions.

Le Québec ne fait pas cavalier seul en matière d’offre cyclotouristique. L’Europe et les États-Unis élargissent leur offre. Une étude de l’Adventure Travel Trade Association révèle que le vélo génère 89 milliards de dollars annuellement. Faute de statistiques illustrant l’évolution du nombre de cyclotouristes, plusieurs indicateurs démontrent l’importance que revêt aujourd’hui ce secteur pour l’industrie touristique ainsi que pour l’économie des régions, notamment aux États-Unis.

  • Des chercheurs de l’Université du Wisconsin estiment que les visiteurs provenant de l’extérieur de l’État et venus faire des activités de vélo ont généré 532 millions de dollars américains dans l’économie.
  • Les voyagistes œuvrant dans différents segments de marché observent une hausse de l’intérêt pour les voyages à vélo.
  • Depuis quelques années, les petites communautés aménagent des campings pour cyclistes et des lieux d’hébergement qui leur sont spécialement dédiés.

Des initiatives porteuses aux États-Unis

Cette tendance de la pratique du vélo et du cyclotourisme donne naissance à des initiatives intéressantes et à des projets d’envergure. En voici des exemples.

Ride Oregon

L’État de l’Oregon a formé, en 2003, l’Oregon Bicycle Tourism Partnership, qui regroupe plus de 120 organisations provenant de différents secteurs liés au vélo. L’objectif consiste à faire de l’Oregon «A Premiere Cycling Destination». Dans cette optique, le réseau Oregon Scenic Bikeways a été créé; il regroupe les circuits cyclables suggérés par des gens de l’endroit. Ces routes ont été parcourues et approuvées par des membres de l’organisation. Les cyclistes qui les empruntent découvrent et apprécient la beauté des paysages ainsi que l’héritage culturel de l’État tout en pratiquant leur activité de prédilection.

Les circuits sont présentés sur le site Web Ride Oregon, dans le portail du cyclotourisme. L’internaute peut indiquer ses préférences, comme le point de départ, le degré de difficulté et la longueur souhaitée du parcours, ou simplement se laisser inspirer en consultant la liste des itinéraires, qui varient de quelques heures à plusieurs jours. Chaque trajet apparaît sur une carte Google, sur laquelle sont indiqués les attraits, les restaurants, les boutiques de vélo, les lieux d’hébergement et les services d’urgence. Le cyclotouriste peut réaliser un journal de bord, émettre des commentaires, partager ses anecdotes, suggérer des itinéraires, etc. Il s’agit d’un véritable réseau social des voyages à vélo en Oregon.

 Source: Ride Oregon

United States Bicycle Routes System (USBRS)

À l’image des grands réseaux européens et de la Route verte, l’USBRS consiste en un projet d’itinéraires cyclables traversant le pays d’est en ouest et du nord au sud. Le National Corridor Plan (voir l’image ci-dessous) indique le tracé priorisé par l’USBRS. Chaque État est responsable de la progression du trajet qui le concerne. L’organisme Adventure Cycling Association (ACA) joue le rôle de coordonnateur dans ce projet. À terme, le réseau devrait rassembler plus de 50 000 kilomètres de voies cyclables, soit le plus grand réseau national au monde, selon l’ACA.

Source: Adventure Cycling Association

Une offre qui se consolide en Europe

Le cyclotourisme fait partie intégrante de la culture de plusieurs pays européens depuis longtemps. De grands réseaux figurent parmi les modèles à suivre. Mentionnons les 23 routes nationales des Pays-Bas – LF Routes –, qui réunissent 4 500 kilomètres, soit un peu plus de 10% des voies cyclables du pays. Le National Cycle Network du Royaume-Uni rassemble 20 000 kilomètres de routes cyclables balisées. L’organisme La Suisse à vélo gère le réseau national de 3 000 kilomètres ainsi que les services offerts aux cyclotouristes, notamment un parc d’hébergement réunissant plus de 1 000 partenaires ainsi qu’une centrale de réservation. Il s’agit de produits bien ficelés qui ont fait leurs preuves. D’autres destinations s’organisent et structurent leur offre. C’est le cas de la France.

France Vélo Tourisme

Selon l’organisme France Vélo Tourisme, le pays attire chaque année plus d’un million de touristes à vélo, dont une forte proportion de voyageurs internationaux. Mais ce sont surtout les Français qui sont responsables de la croissance depuis deux ans. Pour mieux desservir ces visiteurs et se démarquer sur le marché croissant du cyclotourisme, on a créé France Vélo Tourisme. Ce regroupement de partenaires publics et privés vise à promouvoir la destination, à centraliser les efforts de marketing, à créer de nouveaux itinéraires et à améliorer le balisage et la signalisation. L’un des objectifs consiste à lancer, pour le printemps 2012, un site Web comptant des outils de planification, des itinéraires, des cartes interactives, des suggestions de lieux d’hébergement appropriés, etc.

 

Source: France Vélo Tourisme

EuroVelo: le réseau des réseaux

Projet de grande envergure, l’European Cycle Route Network consiste en un réseau de 14 routes de grande qualité qui sillonnent l’Europe. Ces itinéraires, composés de voies cyclables existantes et à venir, sont conçus pour les longs voyages comme pour les excursions de quelques heures. Ce projet de 70 000 kilomètres, géré par l’European Cyclists’ Federation, devrait être terminé en grande partie en 2020. La signalisation EuroVelo est déjà utilisée sur des voies cyclables en Autriche, en France, en Allemagne, en Hongrie, en Serbie, en Slovaquie, en Suisse et au Royaume-Uni.

 

Source: EuroVelo

Le tourisme à vélo répond à un véritable mouvement, à une tendance qui n’est pas appelée à s’essouffler à court terme. La demande est bien présente et une offre de qualité se déploie à travers les destinations. La concurrence est féroce; le consommateur prend de l’expérience et devient exigeant!

 

 

Sources:

– Baholet, Sébastien et Christine Vocher. «Séjours à vélo des tours-opérateurs en France en 2011», ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, décembre 2011.

– Dahl, Kristin. «Cycling Tourism in Oregon», National Bike Summit, mars 2010.

– Markham, Derek. «Building the U.S. Bicycle Route System», dsc.discoverey.com, 1er août 2011.

– Vélo Québec. «L’état du vélo au Québec en 2010», mai 2011.

– Wilkening, David. «Bicycle role in travel: speeding up», travelmole.com, 12 mars 2011.

 

Sites Web:

Adventure Cycling Association

EuroVelo

France Vélo Tourisme

La Suisse à vélo

Ride Oregon

Vélo Québec

Catégories
Enjeux Transport

(Éco)Mobilité vers les espaces naturels et les régions rurales

De nombreux Québécois et touristes sont restreints lorsqu’ils visitent la province sans voiture. Se rendre dans des parcs et des campagnes semble parfois même impossible pour ce type de visiteur. Des navettes ou des projets de partenariat avec les compagnies de transport collectif pourraient contribuer à résoudre cette problématique. Nous avons sélectionné trois exemples de bonnes pratiques qui illustrent des solutions d’écomobilité vers des espaces naturels.

Catégories
Produits et activités

Le vélo de montagne représente-t-il un potentiel touristique sous-exploité?

Un sport pratiqué par plus de 2 millions de Canadiens n’est pas une petite niche isolée. Aussi populaire que la planche à neige, le vélo de montagne attire une clientèle aisée et l’amène à voyager; il mérite qu’on s’y intéresse. Le Québec dispose de toutes les cartes dans son jeu pour en faire un produit touristique dynamique et excitant, mais encore peu de lieux ont pris cette voie.

Un sport, plusieurs disciplines

Il existe trois principales disciplines de vélo de montagne.

  • Le cross-country est la discipline la plus populaire et la moins extrême. Les cyclistes circulent sur des sentiers non pavés, parfois étroits et plutôt cahoteux.
  • La descente (downhill) se rapproche du ski alpin. Les cyclistes se rendent au sommet d’une montagne, puis la dévalent à vive allure. Cette discipline est plus dangereuse et spectaculaire, car les pistes sont accidentées. L’été, plusieurs stations de ski, dont certaines au Québec, se transforment pour offrir leurs pistes aux adeptes de ce sport et font fonctionner leurs remonte-pentes.
  • La popularité croissante du freeride, où le parcours est agrémenté de sauts et d’obstacles, a amené la création de parcs expressément dédiés à cette discipline. Elle constitue une voie intéressante pour les régions urbaines, puisqu’elle ne nécessite pas absolument de sentiers naturels.

Source: Mont-Sainte-Anne

Dans les deux derniers cas, l’équipement de protection est très élaboré. S’ajoute le vélo sur glace et sur neige (ice biking). Les cyclistes installent des pneus à crampons sur leur vélo de montagne et allongent ainsi la saison. Quoique ce sport soit encore très marginal, est-ce une voie que le Québec pourrait explorer?

Qui est le cycliste de montagne?

Selon l’enquête 2011 de Print Measurement Bureau (PMB), plus de 2 millions de Canadiens ont fait du vélo de montagne au moins une fois au cours des 12 derniers mois, soit 7% de la population. Le taux de pratique est légèrement plus faible au Québec (5,5%), qui compte 382 000 adeptes. À titre de comparaison, les taux de pratique au Québec de la planche à neige et du ski de fond se situent respectivement à 4,7% et à 5,4%.

Le cycliste de montagne canadien est un homme (74%) plutôt jeune (25% a entre 25 et 34 ans et 20% entre 35 et 44 ans) disposant d’un revenu élevé (59% ont un revenu par ménage de 75 000$ et plus) et qui est un mordu de son sport. La moitié des adeptes québécois en ont fait dix fois ou plus dans l’année.

Aux États-Unis, plus de 2,5% de la population pratiquait cette activité en 2009, selon The Outdoor Foundation. De son côté, la National Sporting Goods Association fait plutôt état d’un taux de pratique de 10,2% en 2008. Le profil du cycliste américain est semblable à celui du Canada.

Selon un sondage de l’International Mountain Biking Association (IMBA) effectué en 2003, 80% des amateurs de vélo de montagne ont réalisé un voyage d’une nuit ou plus pour pratiquer leur sport. Ces déplacements se font généralement en groupe d’amis. Pour répondre aux besoins des cyclistes, une destination se doit d’offrir une variété de sentiers à des niveaux de difficulté variés, et ce, dans un cadre enchanteur.

La popularité de ce sport se reflète également dans les ventes. Au Canada, les vélos de montagne sont de loin les plus populaires. En 2008, 738 000 unités ont été vendues, comparativement à 357 000 vélos de route et à 157 000 vélos hybrides, selon la Canadian Sporting Goods Association (ces chiffres incluent des vélos de diverses gammes).

Source: Mont-Sainte-Anne

Un aperçu de l’offre

Le Canada possède des pistes de vélo de montagne parmi les meilleures au monde, principalement en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec.

  • Opérateur privé, le Mont-Sainte-Anne est reconnu mondialement parmi les adeptes, principalement en raison du Vélirium, une coupe du monde de vélo de montagne et un festival existant depuis 20 ans. Avec 55 000 visiteurs, 3000 athlètes (350 athlètes de la Coupe du monde et 2650 participants amateurs), 3 millions de dollars de budget d’exploitation et 16 millions de dollars de retombées économiques, il s’agit du plus grand festival du genre au Canada. En outre, la station offre 35 sentiers couvrant 179 kilomètres, tant en cross-country qu’en descente avec la remontée en télécabine.

velo_montagne_image1

Source : Vélirium 2011

  • Ski Bromont propose 100 kilomètres répartis dans 25 sentiers ainsi que l’accès à ses remonte-pentes.
  • Mentionnons également Morin Heights, le parc national du Mont-Tremblant et Val-David dans la région des Laurentides, le camp Fortune et le parc de la Gatineau dans l’Outaouais, la Vallée du Bras-du-Nord et les Sentiers du Moulin dans la région de Québec, qui offrent tous des sentiers dédiés au vélo de montagne et, enfin, la Traversée de Charlevoix pour les amateurs de longue randonnée, pour n’en nommer quelques uns.
  • Parmi les opérateurs publics, notons le parc national de la Jacques-Cartier, qui offre un réseau de sentiers de cross-country.

Ailleurs dans le monde, il existe aussi de hauts lieux de vélo de montagne, notamment dans l’Ouest canadien et américain, en Nouvelle-Angleterre, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Divers voyagistes organisent des voyages vers ces destinations.

Mieux s’organiser pour faire face aux enjeux

Le vélo de montagne est une activité de plus en plus structurée. L’IMBA a été créée en 1988 et vise à protéger et à créer des sentiers, de même qu’à améliorer leur qualité, à travers le monde. L’organisme regroupe 450 clubs de cyclistes et 32 000 individus. Sa filiale canadienne poursuit les mêmes objectifs et met l’accent sur le lobbying auprès des partenaires concernés. L’Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne au Québec (ADSVMQ) a comme mission de défendre et de promouvoir les intérêts de la pratique récréative du vélo de montagne.

Le développement de cette activité fait néanmoins face à divers enjeux, notamment en matière de conflits d’usage:

  • environnement: les dommages aux sentiers causés par les cyclistes;
  • sécurité: la perception que certains usagers peuvent en mettre d’autres en danger;
  • social: les buts et les valeurs des usagers d’un lieu de plein air peuvent être incompatibles.

L’entretien des sentiers, une signalisation appropriée ainsi que la sensibilisation et l’éducation des usagers permettent de réduire ces conflits.

Les lieux qui ont misé sur le vélo de montagne et qui ont développé une offre intéressante en récoltent aujourd’hui les fruits. De plus, le succès de la Québécoise Marie-Hélène Prémont aux Jeux olympiques d’Athènes a donné une grande visibilité à ce sport. Si l’on considère l’étendue des forêts du Québec, son profil vallonné et montagneux ainsi que l’intérêt d’une part importante de la population pour ce sport excitant, n’y a-t-il pas lieu de développer de nouveaux pôles d’envergure aptes à attirer une clientèle touristique?

velo_montagne_image2

Source: Vélo Mont-Tremblant

Inspirés? Poursuivez la réflexion en consultant les plans de développement du vélo de montagne de la ville de Coquitlam en Colombie-Britannique, du parc national Brecon Beacons au Pays de Galles, de l’Écosse ou de la Tasmanie. Même Hong Kong se met de la partie!

 

Sources:

– Corporate Research Associate. «Secondary Research – Mountain Biking Market Profiles», pour Parcs Canada, mars 2010.

– Hugues, Chris. «Marketing Mountain Biking Trails», IMBA Canada, consulté le 26 mai 2011.

– Print Measurement Bureau, 2011.

– The Outdoor Foundation. «Outdoor Recreation Participation Report», 2010

 

Sites Web:

Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne au Québec

National Bicycle International Mountain Bicycling Association

International Mountain Bicycling Association Canada

National Bicycle Dealers Association

National Survey of Recreation and the Environment

Catégories
Produits et activités

Les cyclo-bals: une valorisation territoriale autour d’une action culturelle et sportive

Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, en France, a développé une nouvelle proposition touristique pour l’été: les cyclo-bals. Un cyclo-bal consiste en une randonnée à vélo le jour suivie d’un bal populaire le soir. Il s’insère judicieusement dans le paysage du territoire et a attiré 1700 participants en 2009. En tout, huit bals populaires rythment les coups de pédales de la journée d’un village à l’autre! Cette manifestation innovante est organisée en concertation avec les mairies, les associations locales et les résidents locaux.

cyclo_bals_image1

Source : Dossier de presse « Les blas itinérants à vélo avec les Quartet Macias« 

Les objectifs de l’événement:

  • valoriser le patrimoine naturel et bâti du parc;
  • redonner une vraie popularité aux bals tout en mettant en danse, en lumière et en son des lieux particuliers sur le territoire du Parc.

Les points forts du concept

La proposition touristique des cyclo-bals est originale dans la mesure où elle intègre deux activités habituellement distinctes, à savoir les activités de plein air et la découverte du patrimoine culturel et populaire d’un lieu. De plus, la gratuité de l’événement témoigne de la réelle volonté des acteurs locaux de faire découvrir et de valoriser leur patrimoine du territoire.L’autre point qui séduit les participants est sans doute la flexibilité de l’événement qui leur permet de choisir leur heure de départ, de faire toutes les étapes de la semaine ou juste quelques-unes et d’assister ou non aux bals.

Est-ce que des idées originales comme celles-ci sont transposables dans certaines de nos régions? À vous de juger!

Sources

Catégories
Produits et activités

Les vélos-dimanches

Tous les dimanches matin, de 9 h à 13 h, du 17 mai au 6 septembre, la route appartient aux cyclistes et aux patineurs à Ottawa! Plus de 50 kilomètres à parcourir en toute sécurité sur des promenades panoramiques fermées à la circulation automobile.

En plus, l’écokiosque des vélos-dimanches Alcatel-Lucent permet aux cyclistes de découvrir ce qu’est un bilan de carbone et d’apprendre à réduire leur impact sur l’environnement.

Une bonne idée à développer pour promouvoir le cyclotourisme!

Catégories
Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Mon beau sapin, roi des vélos!

Cette année, le sapin de Noël de la ville de Copenhague s’illuminera grâce aux muscles des Danois. L’énergie produite par les cyclistes des 15 vélos stationnés autour de l’arbre de 17 mètres allumera les 700 ampoules DEL qui le décorent. Chacun peut y aller de quelques coups de pédales: cyclistes professionnels, enfants et même politiciens!

Sapin-copenague

Source: inhabitat

L’arbre ainsi illuminé est à la fois un symbole du rêve de Copenhague de voir les villes du monde adopter des modes de transport écologique et de l’amour de la capitale pour le cyclisme.

Le sapin de Noël est l’un des éléments qui animeront City Hall Square. Celui-ci sera transformé en un espace culturel et soucieux de l’environnement, le Hopenhagen Live. Du 7 au 18 décembre, spectacles musicaux et expositions à travers la ville attirent l’attention sur la United Nations Climate Change Conference (COP15), qui se tiend durant la même période.

Source:
– Chen, Olivia. «Copenhagen’s Christmas Tree Will Be Pedal Powered!», Inhabitat, 2 décembre 2009.

Catégories
Faits et chiffres Produits et activités

Les loisirs des Québécois

Connaître les loisirs des Québécois, c’est aussi savoir quelles activités ils sont susceptibles de pratiquer lors d’un voyage. Qu’aiment-ils faire et qu’est-ce qui pourrait faire partie de l’offre touristique d’une destination, d’un hôtel ou d’un centre de villégiature? 47 activités, sports et loisirs sont ici soupesés.

Dans cette analyse, les taux de pratique d’activités de loisirs et de sports sont tirés des données de Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques présentent tous le taux de pratique par rapport au total de la population de 12 ans et plus pour 2003, 2006 et 2009 ainsi que le nombre d’adeptes en 2009. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Les loisirs ont été regroupés en diverses catégories afin de faciliter la lecture.

De plus en plus sportifs ces Québécois!

À l’exception du hockey et de la natation, la pratique (au moins une fois au cours de la dernière année) de tous les autres sports est en hausse. De 2003 à 2009, on observe des augmentations de 174% pour le yoga (de 2% à 6% de la population), de 79% pour la fréquentation des centres sportifs, de 58% pour le jogging et de 56% pour le soccer. Or, par rapport à la population canadienne, les taux de pratique sont souvent inférieurs. Malgré une hausse considérable, le yoga obtient un indice de 70, la natation, de 72, et le jogging, de 73 (un indice de 100 représente la moyenne de l’ensemble de la population canadienne). Le soccer (112) et le volleyball (108) sont légèrement plus pratiqués au Québec.

loisirs11

Le plein air manque-t-il d’air?

Plus de 40% de la population ont fait de la marche ou de la randonnée au cours des 12 derniers mois précédant le sondage de PMB 2009. Cependant, l’indice du Québec n’est que de 88, comparativement à l’ensemble du Canada, qui est de 100. Or, le cyclisme est non seulement populaire et en croissance mais, dans ce cas, l’indice du Québec est de 148, soit fortement au-dessus de la moyenne canadienne. Des 36% de la population ayant fait du vélo, près de 16% en ont fait 10 fois ou plus. Certaines activités sont en baisse par rapport à 2006 ou à 2003 comme le camping, la pêche, le golf, le bateau à moteur, le patin à roues alignées, l’observation d’oiseaux et le vélo de montagne. Concernant le patin à roues alignées, les Québécois sont les champions canadiens, obtenant un indice de 170.

loisirs21

À l’exception de la planche à neige, les activités hivernales ne sont pas non plus en croissance, enregistrant une baisse de 26% pour la motoneige, de 22% pour le ski alpin et de 12% pour le ski de fond de 2003 à 2009. C’est le patinage qui regroupe le plus d’adeptes (17%). Néanmoins, pour toutes ces activités sauf la planche à neige, le Québec obtient un indice au-dessus de 100 (ski de fond, 124; motoneige, 120).

loisirs31

Rendez-vous culturels

La fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse pour tous ceux observés à l’exception des concerts de musique classique et de l’opéra. Plus d’un Québécois sur cinq est allé au théâtre au moins une fois selon le sondage de 2009; une hausse de 17% par rapport à celui de 2003. Les musées et les galeries d’art ont également connu une croissance (20% et 36% respectivement). Les autres types de concert sont en hausse de popularité (concert populaire, 35%; rock, 39%; jazz, 41%). Ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits qu’une ou deux fois (musée, 71%; galerie d’art, 72%) ou ont assisté seulement une ou deux fois à des événements culturels (opéra, 81%; concert jazz, 70%; classique, 70%; rock, 72%; populaire, 68% théâtre`, 66%) au cours des 12 mois précédant le sondage. L’indice 100 nous apprend que les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire (159) et de jazz (140) que la moyenne canadienne. En revanche, l’opéra (70) et les concerts de musique rock (70) sont moins populaires ici.

loisirs4

110%!

L’assistance à des événements sportifs, quoique l’on parle pour la plupart de petits pourcentages de la population, est en croissance pour tous les types de sports à l’exception du baseball. Le déménagement des Expos en 2005 n’y est certainement pas étranger. Le hockey est bel et bien le sport national des Québécois. Parmi les fortes hausses, il y a les événements de golf (183%), de football (108%) et de soccer (102%), où l’on devine l’effet d’équipes comme les Alouettes, l’Impact et le Rouge et Or. Par rapport à l’ensemble du Canada, la course automobile est particulièrement populaire au Québec (indice de 140), grâce notamment à la formule 1. Cette course qui attire certainement une part considérable des 359 000 Québécois ayant assisté à ce type d’événement reviendra-t-elle à Montréal?

loisirs51

Catégorie méli-mélo

Parmi les autres attraits fréquentés et les loisirs pratiqués, il y a la croissance exponentielle des spas. Le nombre de Québécois ayant visité un spa au moins une fois est passé de 213 000 à 703 000, une hausse de 230%. Les parcs d’attractions semblent un peu moins populaires que les zoos ou aquariums. Ces derniers ont d’ailleurs vu leur nombre d’adeptes augmenter de 39% de 2003 à 2009. Les indices de ces activités sont tous en deçà de 100, particulièrement le casino (68) et les parcs d’attractions (76). Cela dit, le cinéma maintient plus ou moins sa popularité (59% de la population) ainsi que le nightlife (18%) et la photographie (17%).

loisirs6

Quelles sont vos observations quant aux loisirs en général? Ces résultats de sondage sont-ils fidèles à la réalité selon vous? Plus précisément dans votre gestion touristique, cette analyse vous donne-t-elle des idées pour diversifier ou modifier votre offre?

Source:
– Print Measurement Bureau, 2003, 2006 et 2009.