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Le plein air balisé : un réseau qui a fait ses preuves

Le Réseau de veille s’est intéressé au projet de la SuisseMobile à ses tout débuts, il y a un peu plus de dix ans. Déjà, on pouvait constater l’ampleur de l’offre composée d’itinéraires pour les déplacements non motorisés et surtout, la qualité de son intégration aux prestataires touristiques et aux transports publics. En 2018, la SuisseMobile célèbrera ses dix ans. À l’occasion d’une conférence organisée par Vélo Québec, le cofondateur Lukas Stadtherr a présenté les principaux projets, après une décennie d’évolution et d’expérience.

C’est quoi SuisseMobile?

SuisseMobile est un réseau national balisé destiné à la mobilité douce dans un cadre récréatif ou touristique. À ce jour, il regroupe des itinéraires pour cinq activités : le vélo, la randonnée, le canot, le vélo de montagne (ou VTT pour vélo tout-terrain) et le patin à roues alignées, tous accessibles gratuitement.

Le réseau recense plus de deux millions d’utilisateurs annuellement, dont la plupart sont des résidents suisses. Ces derniers fréquentent SuisseMobile en moyenne cinq fois par année. Les itinéraires les plus populaires sont ceux de la « La Suisse à pied » et de « La Suisse à vélo ». Voici quelques indicateurs concernant SuisseMobile :

  • Plus de 700 itinéraires d’ampleur nationale, régionale et locale.
  • Quelque 300 sites de location de vélo à travers le réseau.
  • Les transports publics constituent le principal moyen de déplacement lors de l’aller et du retour pour 44 % des cyclistes, 43 % des randonneurs et 35 % des cyclistes de montagne.
  • En tout, SuisseMobile génère un chiffre d’affaires de 730 millions de francs suisses, soit près de 1 milliard de dollars canadiens dépensés principalement dans les commerces situés le long de ces itinéraires. « La Suisse à vélo » est responsable de près de la moitié de ces revenus.

Des outils bien pensés

Le portail Web SuisseMobile constitue le point de départ de nombreux utilisateurs. Conçu pour organiser soi-même un séjour ou une sortie, il recense une foule d’informations cartographiées, des détails utiles pour chaque étape, la liste et la localisation des hébergements et des différents services, les horaires des transports collectifs menant aux points de départ et d’arrivée, la météo, des carnets de routes, etc. L’efficacité du portail rend la planification de séjours simple et agréable. Bien qu’il propose de nombreuses « offres à réserver » qui consistent en des circuits organisés avec hébergement et activités, seulement 10 % des utilisateurs s’en prévalent.

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Source: SuisseMobile

Une application mobile est également disponible pour faciliter la consultation d’informations en cours de déplacement. Pour l’année 2016, la plateforme Web et l’application ont enregistré 10 millions de visites. Les utilisateurs peuvent également adhérer aux services du portail SuisseMobile Plus pour créer leur propre itinéraire et le partager. Cet outil est vendu par SuisseMobile au coût d’environ 47 $. Quelque 1,5 million de parcours ont été réalisés avec SuisseMobile Plus en 2016. Il s’agit par ailleurs de l’un des principaux moyens de financement privé de l’organisme, avec les cotisations des hébergeurs et autres entreprises qui y sont associées.

L’une des grandes forces de SuisseMobile est son système de balisage et de signalétique clair et efficace. Quelque 70 % des visiteurs l’utilisent comme principal outil d’orientation en cours de route. Par ailleurs, selon un sondage mené auprès des utilisateurs, la qualité de la signalisation constitue une motivation importante dans le choix de SuisseMobile, il s’agit du 2e critère en importance, après l’attrait du paysage.

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Source : SuisseMobile

Miser sur la qualité

Les responsables de SuisseMobile estiment que ce réseau de plus de 33 000 km de circuits est suffisamment abondant et diversifié. La vision adoptée pour l’avenir en est une de promotion de la qualité. À cet égard, le programme « La Suisse à vélo 2030 », regroupe 405 projets d’amélioration ou de transfert d’itinéraires existants.

À ce jour, 116 d’entre eux ont été réalisés. À titre d’exemple, l’itinéraire Rhône Route a été rapproché du Rhône afin d’être plus fidèle à son nom. Des sections de pistes ont également été créées pour le transfert de tronçons qui sont partagés avec la circulation automobile. Dans le cas du vélo de montagne, on aménage des pistes de type single trail (voir l’image ci-dessous) pour répondre à la demande. Ainsi, certains circuits sur piste large sont relocalisés.

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Source : SuisseMobile

Miser sur l’hiver

SuisseMobile 2020, l’autre projet d’envergure, est déjà bien amorcé. Il s’agit du développement du pan hivernal du réseau. Dès novembre 2017 plusieurs itinéraires de raquette, de ski de fond, de randonnée hivernale et même de luge seront lancés. Ceux-ci seront donc intégrés à l’offre globale de SuisseMobile ainsi qu’à l’offre de Suisse Tourisme, le site de gestion de la destination du pays, tout comme l’ensemble de SuisseMobile. Et encore une fois, il s’agit d’une offre étoffée :

  • 134 itinéraires de randonnée hivernale;
  • 164 de randonnée en raquette;
  • 143 pour le ski de fond;
  • 85 pour la luge.

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Source : SuisseMobile

On prévoit aussi ajouter l’alpinisme et l’escalade pour 2019. Ces projets nécessitent des efforts colossaux notamment dans la sélection des itinéraires et la création des fiches descriptives et des liens avec l’hébergement et les services qui y sont rattachés. Mais à terme, ces travaux permettront d’offrir des circuits de qualité égale, à l’échelle nationale, été comme hiver. Voilà une bonification réelle de l’offre touristique pour la Suisse à l’égard de la clientèle locale comme internationale. Intégrée aux outils marketing des différents organismes responsables du tourisme, l’offre globale de la SuisseMobile constitue une vitrine exceptionnelle pour le plein air ainsi que pour un grand nombre de partenaires qui contribuent à cette réussite. Voilà un modèle des plus inspirants pour le Québec.

Image à la une : SuisseMobile

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Transport

Comment améliorer le tourisme à vélo en milieu urbain ?

Le tourisme à vélo est un secteur en croissance dont les retombées économiques sont importantes. Selon Vélo Québec, le cyclotourisme et le marché du vélo ont généré des dépenses de 1,2 milliard de dollars au Québec en 2015. De plus, cette clientèle dépense 6 % de plus dans la province que la moyenne des autres touristes d’agrément.

Considérant que le tourisme urbain est aussi en forte croissance et que la quête du mieux-être est une tendance dominante, certains organismes se sont interrogés sur les actions à entreprendre pour positionner leur ville comme destination de tourisme à vélo. Une étude publiée en 2017 par le réseau des Départements & Régions Cyclables (DRC) en France propose une multitude de recommandations afin de répondre à ces questions. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

Aménager la ville et la périphérie

Un aménagement de pistes cyclables de qualité permet d’amenuiser des freins importants pour les touristes à vélo. En effet, des voies qui ne sont pas sécuritaires, trop achalandées, difficiles d’accès ou entrecoupées peuvent affecter l’attractivité d’une ville pour les amateurs de mobilité douce.

À travers l’aménagement du réseau cyclable, des outils doivent être mis en place pour valoriser les sites qui bordent le parcours. Il est recommandé par le DRC d’utiliser une signalisation homogène, simple et précise sur l’ensemble du territoire de la ville et d’assurer une visibilité et une compréhension optimales.

Il ne faut pas hésiter à connecter le réseau urbain à un circuit qui s’étend plus loin que les limites de la ville. Si la connexion est faite, cela peut devenir un axe structurant pour les cyclistes et valoriser certains quartiers de la ville. Dans cette perspective, il est important d’établir un marquage de cet axe et de rendre accessible l’itinéraire avec des points touristiques d’intérêts.

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Source : Unsplash

Développer les services

Une ville proposant plusieurs services aux touristes à vélo possède un pouvoir attractif sur ceux-ci. Dans le cas où elle est un arrêt dans un itinéraire cyclotouristique, offrir une connexion avec le réseau des transports collectifs est essentiel. Il s’avère alors intéressant de permettre l’embarquement des touristes avec leur vélo pendant les heures creuses dans les trains, le métro, les autobus, etc. De plus, l’installation de stationnements à vélos aux abords des stations ou des accès au transport en commun facilite le déplacement des touristes à travers leur itinéraire.

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 Source : Unsplash

Voici quelques suggestions concrètes du DRC concernant l’offre de services pour les touristes à vélo :

  • Créer un site d’accueil dans un lieu stratégique pour des services adaptés aux touristes à vélo ;
  • Inciter les sites touristiques et les hôtels à offrir des espaces de rangement sécuritaire pour le vélo et l’équipement (casques, sacs, etc.);
  • Installer des stationnements adaptés à plusieurs types de vélo à proximité des points touristiques importants ;
  • Accroître la location de vélos à usage touristique à des endroits stratégiques tels que les offices de tourisme ou les gares de train et d’autobus.

Se positionner comme LA destination

Une ville qui désire développer le tourisme à vélo doit adopter un positionnement fort. Selon le DRC, elle ne peut se contenter d’être le point de départ ou une étape dans un itinéraire. Elle doit montrer qu’elle est un véritable point d’accueil et de séjour tout en proposant une offre qui met en valeur son identité.

Conséquemment, le positionnement doit définir une identité cohérente et précise pour la ville tout en la valorisant par l’offre vélotouristique. De plus, il est suggéré d’entretenir son image envers les diverses clientèles utilisant le vélo et de cibler différentes actions pour celles-ci.

Développer l’offre

L’étude du DRC conseille plusieurs idées pour développer son offre de tourisme à vélo. L’une d’entre elles consiste à créer des itinéraires qui valorisent les patrimoines bâti, paysager et culturel et à ne pas hésiter à les inclure dans les propositions de séjour de type escapade urbaine. Aussi, encourager la création de visites thématiques, guidées ou non, permet de rejoindre une clientèle plus large qui n’est pas nécessairement adepte du vélo, mais qui cherche à découvrir la ville autrement. Enfin, combiner son offre avec celle d’un autre territoire ou d’un autre type d’activité permet d’offrir des séjours ou des balades plus complètes pour les amateurs de vélo.

Promotion et communication : les clés du succès

Tous les efforts pour devenir une destination phare du tourisme à vélo ne mènent à rien sans une communication et une promotion solides autour de l’activité. Des actions de qualité et une visibilité constante permettent de développer sa notoriété, que ce soit par :

  • La création d’activités et d’événements pour valoriser le vélo et son utilisation en ville ;
  • La promotion de l’offre régionale et nationale auprès de la presse, un réseau d’ambassadeurs, des voyagistes et des influenceurs ;
  • La mise en place d’une section informative dédiée au tourisme à vélo sur le site des villes et des organisations responsables du développement touristique du secteur : offre, services, séjours, modes de transport collectif et outils disponibles ;
  • La planification de la communication et de la promotion sur de multiples supports et en plusieurs langues ;
  • La transmission d’informations claires et cohérentes aux touristes lors de la planification de leur séjour et une fois à destination.

Plusieurs villes européennes ont développé leur notoriété en ce qui a trait au tourisme à vélo en milieu urbain. Les villes de Copenhague et d’Amsterdam sont d’ailleurs reconnues mondialement comme destination pour les amateurs de vélo; tout comme Portland, en Oregon, qui se proclame « Bike City, USA ». 

Le tourisme à vélo en ville s’inscrit dans la tendance qui vise à offrir aux visiteurs, avides d’expériences inédites, une nouvelle perspective pour la découverte d’un milieu urbain.

De votre côté, comment contribuez-vous à mettre en valeur le tourisme à vélo?

Source de l’image à la une : pexels

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Le « fatbike » à l’honneur au Congrès vélo d’hiver

Avec des hivers au climat incertain, un engouement pour les activités d’aventure accessibles, une clientèle à la recherche de nouvelles expériences, le vélo d’hiver semble promis à de belles années. Vélo Québec organisait, en partenariat avec la Winter Cycling Federation, l’édition 2017 du Congrès vélo d’hiver qui se déroulait à Montréal du 8 au 10 février dernier. Le fatbike, ou le vélo à pneus surdimensionnés (VPS), a fait l’objet d’une journée entière de conférences. En voici un aperçu.

De niche à créneau

Tel que l’ont présenté Francis Tétrault de Vélo Québec et Fabien Blot de la Fédération québécoise des sports cyclistes, le fatbike a connu une progression très rapide au cours des dernières années. D’une niche composée de cyclistes endurcis et de fanatiques, le marché du VPS s’est répandu pour rejoindre aussi la clientèle familiale et les enfants.

En 2017, l’offre s’étend sur près de 1 000 km à travers 63 sites

Douze sites, pour un total de 60 km de sentiers, accueillaient les cyclistes en VPS au Québec en 2014. Quatre ans plus tard, l’offre s’étend sur près de 1 000 km à travers 63 sites. Des services de location de vélos sur place sont la clé d’une pratique élargie. L’offre se situe notamment dans certains centres de villégiature, des parcs régionaux et nationaux (du Québec comme du Canada), des stations de ski, des centres de ski de fond ou même dans quelques parcs municipaux. Plusieurs aménagements se trouvent dans les Laurentides, la région de Québec, les Cantons-de-l’Est et le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

La Traversée du lac Saint-Jean à vélo

Depuis 2014, la traversée du lac Saint-Jean en fatbike rassemble des cyclistes qui bravent les éléments sur les 32 km qui séparent les municipalités de Roberval et de Péribonka. Le tracé linéaire sur le lac gelé est réputé pour son haut niveau de difficulté dû au vent, au froid et à la neige. Plusieurs activités se sont greffées à l’événement qui connait aujourd’hui une grande popularité.

La première édition comptait 22 participants. Pour les années subséquentes, 120 cyclistes ont pu s’inscrire. Pour l’édition 2017, 700 personnes figuraient sur une liste d’attente. Mais comme l’explique David Lecointre de la Véloroute des Bleuets & Traversée du Lac Saint-Jean à vélo, un total de 120 participants constitue la capacité maximale actuelle pour réaliser un tel événement en toute sécurité. La traversée est difficile, seule une partie des participants la complète, ce qui exige l’implication d’un grand nombre de bénévoles en motoneige (entre autres) pour venir en aide aux cyclistes sur le lac. La vidéo ci-dessous illustre bien l’événement et le rôle crucial joué par les bénévoles.

De belles retombées

La traversée du lac St-Jean à vélo est devenue un événement phare durant lequel plusieurs partenaires déploient des activités et des services, comme un circuit à vélo de nuit, une descente à vélo en slalom dans une pente de ski, une cinquantaine de fatbike en démonstration, un village de cabanes sur le lac, etc. La couverture médiatique abondante et la contribution d’influenceurs sur les médias sociaux ont permis à la région de consolider son image comme destination vélo et de populariser le fatbike.

Une offre en expansion

Les adeptes de plein air, plus spécifiquement du vélo de montagne, sont souvent à l’origine du développement de sentiers pour le VPS. Ce fut le cas à Sherbrooke où l’organisme touristique Destination Sherbrooke, la Ville et Sentiers Sherbrooke se sont unis pour développer et encadrer cette activité. Comme l’expliquait Jean-François Deshaies de Sentiers Sherbrooke, les adeptes de vélos de montagne ont créé leurs circuits hivernaux, en marge des règlements, dans les grands parcs de la ville. Plutôt que de sévir, les organisations responsables y ont vu une belle occasion d’aménager et d’organiser l’offre et ainsi de bonifier le statut de Sherbrooke en tant que ville de plein air. La vidéo promotionnelle ci-dessous donne un avant-goût des aménagements de vélo d’hiver à Sherbrooke.

Un outil de diversification face aux changements climatiques

Comme plusieurs destinations hivernales de plein air peuvent en témoigner, la quantité d’enneigement est devenue incertaine dans le sud du Québec.

Le fatbike constitue une activité quatre saisons qui offre une belle occasion de diversifier et de bonifier l’offre

Comme l’indique Kate Germain de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, les données observées par Ouranos sur une longue période révèlent plusieurs changements relatifs aux hivers. Voici des phénomènes qui devraient se poursuivre dans les années à venir :

  • l’augmentation des températures;
  • la baisse de la fréquence, de la durée et de l’intensité des extrêmes de température froide;
  • la croissance des cycles de gel-dégel dans certaines régions;
  • la hausse des quantités de précipitations totales, mais la réduction de l’enneigement.

Les destinations touristiques dont l’attrait repose principalement sur les activités de plein air doivent prévoir des mesures d’adaptation. Le fatbike constitue une activité quatre saisons qui offre une belle occasion de diversifier et de bonifier l’offre. Des centres de villégiature comme Bromont et plusieurs parcs offrant des sentiers de ski de fond et de raquettes voient le VPS comme une corde de plus à leur arc.

Des défis

Bien sûr, l’intégration de cette pratique implique de nouveaux enjeux. Qu’il s’agisse d’entretien des sentiers, de cohabitation, de sécurité et de financement, les gestionnaires des sites de plein air qui souhaitent ajouter le fatbike à leurs activités doivent relever un certain nombre de défis. Néanmoins, les intervenants au Congrès vélo d’hiver venus présenter leur expérience en la matière étaient extrêmement positifs et enthousiastes face à l’avenir du fatbike.

 

Image à la une : © Eric Léonard / Vélo Québec

 

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Les Mancations, l’univers masculin du voyage

De nos jours, de plus en plus d’hommes troquent pour quelque temps leurs obligations familiales et professionnelles contre des vacances entre hommes, des mancations ou des brocations. Du traditionnel voyage de golf ou de pêche, l’offre a évolué et s’est diversifiée en fonction des besoins de la clientèle masculine.

De métrosexuel à lumbersexuel, qui est le mancationer moderne?    

Au cours des dix dernières années, le rôle des hommes dans la société a évolué sur divers plans : travail, couple, famille. On a assisté à l’émergence du métrosexuel, cet urbain branché, soucieux de son image et intéressé par les produits axés sur le bien-être, la santé et l’esthétisme. Celui-ci cède doucement la place au lumbersexuel. Avec sa barbe fournie, ses bottes et sa chemise à carreaux, le lumbersexuel semble sortir tout droit du bois. Et pourtant! Il travaille dans l’univers des nouvelles technologies, aime la cuisine maison réconfortante, préfère aller camper plutôt que de flâner dans les boutiques comme le métrosexuel aimait si bien le faire. Le type d’hommes dans le groupe de voyageurs influencera grandement le genre de mancation; en voici d’autres :

  • Les amateurs de luxe – Ces hommes aiment les plaisirs de la vie, la gastronomie, le bon vin, les suites d’hôtels haut de gamme. Ils disposent d’un budget important pour leur séjour de type mancation. Des hôtels ciblent cette clientèle avec des offres personnalisées. Par exemple, The Crawford Hotel, situé à l’intérieur de la gare Union récemment rénovée, a établi un partenariat avec un des plus grands fabricants de vins et spiritueux indépendants de l’État, Stranahan’s Colorado Whiskey, pour offrir un forfait exclusif « Stranahan’s Curated». Ce dernier inclut la visite de la distillerie, une dégustation, une bouteille de whisky et des verres;
  • Les boys – L’aspect le plus important pour ce groupe de mancationers c’est le groupe lui-même et non le lieu ou même le type d’activité. Ils se laisseront donc guider beaucoup plus par le prix que par n’importe quoi d’autre;
  • Les aventuriers – Ils rêvent d’adrénaline, recherchent les émotions fortes et le danger. Pour leur mancation, rien de connu et surtout plein d’aventure! Voici l’exemple de l’Hotel Viking à Newport au Rhode Island qui, en association avec l’entreprise 12 Meter, propose à ses clients de participer à une course à bord d’un yacht de 12 mètres de l’America’s Cup. L’expérience d’une durée de 3 heures promet des sensations fortes tout comme cet autre forfait de l’établissement qui invite les groupes à apprendre les rudiments du polo pour ensuite concourir amicalement;
  • Les gars de party – Ils se mettent sur leur 36 (ou leur 31, c’est selon!) et sortent en ville. Leur voyage sera urbain avec une bonne dose de divertissement.

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Source : pexel.com

L’offre s’organise. Vraiment?

Bien qu’il soit encore difficile de trouver une offre bien structurée pour les voyages de type mancation, le Réseau de veille en tourisme a déniché quelques exemples, tels l’agence de voyages en ligne Expedia qui dédie une section de son site aux vacances entre hommes. Sans vraiment mettre de l’avant des forfaits particuliers, elle suggère plutôt des destinations et des hôtels en fonction du type de mancation recherché. Par exemple, Las Vegas pour les boîtes de nuit et les spectacles osés, la Nouvelle-Orléans pour l’ambiance de fête qui dure toute la nuit, l’Alaska ou le Wyoming pour un voyage de chasse ou pêche ou encore la ville d’Anchorage, en Alaska, pour les plaisirs urbains et le retour à la nature. Vacances Signature, quant à elle, met l’accent sur les centres de villégiature.

Le blogue spécialisé mantripping propose des destinations, des forfaits, des idées de mancations, allant du traditionnel voyage de golf à une virée des casinos, en passant par un séjour de randonnée en montagne; tout y passe ou à peu près.

Weekend de gars (WDG) est un site Web québécois construit par des gars, pour des gars. Il présente des séjours organisés de chasse (sept espèces et safari en Afrique) et de pêche, mais également des forfaits pour amateurs de sensations fortes comme du parachutisme, du rafting, du bateau à propulsion hydraulique (jet boat), de la luge de rivière et même de la survie en forêt.

Du côté des DMO, notons que le Wisconsin répertorie des escapades entre hommes; au menu : pêche, golf, tour guidé de brasseries et VTT pour n’en nommer que quelques-uns. Kamloops en Colombie-Britannique présente un exemple d’escapades entre hommes où il est question de golf, de randonnée, de vélo de montagne, de paintball, de parachutisme, de boîte de nuit et de… spa. Visit Belmont, en Caroline du Nord, souhaite briser son image de ville ennuyeuse et mise sur le plaisir à profusion (nourriture, boisson et plein air) à coût abordable.

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Source : Travel Wisconsin

Une manne pour l’industrie touristique?

Les mancations peuvent apporter un flux régulier de vacanciers. Pour créer de bons forfaits pour ces séjours, il n’existe pas de solution ou de recette unique, mais plutôt une multitude d’options en fonction de votre emplacement, de vos équipements et des attractions locales situées à proximité. Plusieurs activités et produits touristiques sont susceptibles de plaire à ce groupe de voyageurs en plus de la chasse, de la pêche et du golf. Comme l’offre semble peu structurée à l’heure actuelle, pourquoi ne pas être parmi les premiers à plonger dans l’univers masculin du voyage et à concocter des forfaits axés sur le tourisme d’apprentissage, l’aventure, le plein air, le divertissement et même le bien-être?

 

Source de l’image à la une : pexels.com

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Voyage à vélo : de l’inspiration à la planification

Le tourisme à vélo est un créneau en plein essor pour de nombreuses destinations. Selon l’Adventure Cycling Association (ACA), cette forme de tourisme est de plus en plus lucrative et gagne en importance en Amérique du Nord et à travers le monde.

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a publié, en janvier 2015, un portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré entre les 7 et 29 octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

Cette analyse présente les résultats liés au choix de la destination et à la planification du dernier séjour des touristes au Québec en 2014, où le vélo était :

  • le principal moyen de transport à destination;
  • la principale activité pratiquée à destination;
  • ou une activité parmi d’autres pratiquée à destination.

Sélection et choix de la destination

Le principal critère de sélection d’une destination est la beauté des paysages, suivi de l’offre d’hébergement et de la localisation. Les Québécois accordent plus d’importance à la disponibilité des forfaits, alors que les répondants de l’extérieur du Québec sont attirés par la tenue d’un événement ou d’un festival. Il est à noter que les 18 à 35 ans considèrent davantage la variété de l’offre d’attraits et d’activités autres que le vélo. L’offre d’une restauration de qualité et d’hébergement est plus importante pour le segment de clientèle avec le revenu familial le plus élevé (150 000 $ et plus).

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Toutefois, lorsque vient le moment d’arrêter son choix, le voyageur considère d’autres critères, notamment la qualité des routes et des circuits cyclables, la sécurité des circuits, le faible niveau de circulation automobile, ainsi que la variété des circuits et des pistes cyclables.

Période de planification

Plus de la moitié des touristes à vélo provenant de l’extérieur du Québec ont planifié leur séjour plus de deux mois à l’avance (55 %), comparativement à seulement 21 % des répondants québécois. Ces derniers sont d’ailleurs enclins à planifier leur séjour moins d’un mois à l’avance (57 %). Les résultats de l’étude démontrent également que plus le séjour sera long, plus il sera planifié à l’avance. Par exemple, 57 % de ceux qui ont parcouru 200 km ou plus à vélo ont organisé leur voyage plus d’un mois à l’avance.

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Les habitudes de planification divergent également selon l’âge des répondants. La moitié des 55 ans et plus ont planifié leur séjour plus d’un mois à l’avance alors que les 18 à 35 ans sont portés à planifier à la dernière minute; plus du quart (26 %) l’ont fait moins d’une semaine à l’avance.

Sources d’information utilisées

En moyenne, les touristes à vélo québécois ont utilisé trois sources d’information différentes pour planifier leur dernier séjour au Québec, comparativement à près de quatre pour le segment hors Québec. Dans les deux cas, le Web se classe premier (respectivement 58 % et 75 %).

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De nombreux répondants québécois ont utilisé les cartes des circuits et des voies cyclables (35 %), les guides touristiques de la région (31 %) et les guides des circuits ou des voies cyclables (28 %). Ceux-ci sont aussi plus nombreux à avoir consulté leurs parents et amis (26 %), les salons vélo (8 %) et les médias sociaux (4 %). Plusieurs connaissaient aussi déjà la destination (39 %).

Sites Web consultés

Les principaux sites Web consultés par les touristes à vélo lors de la planification de leur dernier séjour au Québec sont ceux des régions touristiques (40 %), des moteurs de recherche généraux (39 %), Google Maps (38 %), ainsi que les sites Web des établissements d’hébergement (35 %) et de Vélo Québec (34 %). En général, le segment provenant de l’extérieur du Québec consulte dans une proportion plus élevée différentes sources en ligne, particulièrement les sites de partage de commentaires sur le voyage (29 % comparativement à 6 % des Québécois) et les sites de réservation en ligne (28 % comparativement à 17 % des Québécois). Parmi les autres sites Web signalés par les répondants on retrouve principalement ceux spécifiques à une route ou à un événement, le portail Web de la SÉPAQ, ainsi que les sites et les blogues spécialisés sur le vélo. En moyenne, les touristes à vélo au Québec ont consulté près de trois sites Web pour la planification de leur séjour.

Motivations

Faire de l’activité physique et garder la forme (87 %), admirer les paysages (75 %) ainsi qu’être dans la nature et prendre de l’air (74 %) sont les principales motivations à la pratique du vélo. Les plus jeunes sont plus nombreux à pratiquer le vélo afin de s’éloigner du stress de la vie courante, comme moyen de transport ou pour participer à des courses ou des compétitions, alors que les plus âgés le font davantage dans le but de s’immerger dans la localité ou socialiser avec les amis ou la famille.

Le développement de pistes et de circuits cyclables de qualité (33 %), de pistes cyclables séparées de la circulation routière (30 %) ainsi qu’une meilleure information (30 %) et promotion (26 %) de l’offre touristique québécoise et de son expérience vélo inciteraient davantage les touristes à visiter le Québec sur deux roues.

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, n’hésitez pas à consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une: iStock

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5 profils de cyclotouristes décortiqués

 

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé, en janvier 2015, le portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec, ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré en octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

 

Un exercice de segmentation a permis une analyse plus approfondie des résultats en fonction des cinq profils identifiés parmi les touristes à vélo :

La famille touche-à-tout

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Lors de son dernier voyage à vélo, la famille touche-à-tout a parcouru moins de 100 km dans les Cantons-de-l’Est ou les Laurentides. Elle a utilisé des cartes imprimées de circuits cyclables ainsi qu’un téléphone intelligent pour s’orienter. Pour son hébergement, elle a opté pour le camping ou les gîtes où elle a séjourné durant 3 ou 4 nuits. Elle a profité de ses vacances pour faire de la randonnée, visiter un parc naturel et acheter des produits régionaux. Ses dépenses moyennes par jour se sont élevées à 203 $.La famille touche-à-tout représente 22 % des cyclotouristes. Elle planifie son séjour moins d’un mois à l’avance. Elle l’organise à partir d’Internet, de cartes cyclables et de guides touristiques régionaux. Outre le fait qu’elle connaît généralement sa destination, son choix est influencé par des discussions avec des parents ou des amis, ainsi que par ses recherches en ligne.

 L’atypique spontané

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L’atypique spontané possède un profil complexe et représente 17 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance, et parfois même moins de deux semaines à l’avance. Le fait de déjà connaître une destination, et les discussions avec des parents ou des amis influencent son choix.

Lors de son dernier voyage de vélo, l’atypique spontané a parcouru moins de 200 km dans les Cantons-de-l’Est, le Bas-Saint-Laurent et la région de Québec. Il a davantage privilégié le camping que les autres segments de cyclotouristes, mais a également séjourné en hôtel/auberge 3 étoiles durant quatre nuitées. Pendant son périple, il a acheté des produits régionaux, mangé dans un restaurant de fine cuisine, visité un parc naturel, fait de l’observation de la faune ainsi que du vélo de montagne. Il a dépensé 221 $ par jour en moyenne.

Le rouleur autonome

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Le rouleur autonome correspond à 29 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance et l’organise à partir d’Internet et de cartes avec circuits et voies cyclables. Il se fie également à ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par un répertoire de pistes cyclables et par des discussions avec des parents ou des amis.

Lors de son denier voyage à vélo, le rouleur autonome a franchi plus de 200 km en vélo dans les Cantons-de-l’Est, les Laurentides ou la région de Québec. Il a roulé davantage sur la Route verte que les autres segments de cyclotouristes. Il a séjourné 5 nuits en camping, en gîte ou en hôtel/auberge 3 étoiles et lorsque possible, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». En plus de faire du vélo, le rouleur autonome a visité un parc naturel, acheté des produits régionaux, fait de l’observation de la faune et pris part à des activités patrimoniales et culturelles. Ses dépenses moyennes sont de 229 $ par jour.

Le sportif encadré

5profils_cyclo4 Le sportif encadré représente 18 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et l’organise à l’aide d’Internet, de cartes avec circuits de voies cyclables et de ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que le rouleur autonome.

Lors de son dernier voyage à vélo, le sportif encadré a parcouru plus de 200 km dans les Laurentides, le Saguenay–Lac-Saint-Jean ou la région de Québec. Il a voyagé en couple, avec des amis ou avec un club cycliste et en a profité pour manger dans un restaurant de fine cuisine, acheter des produits régionaux, visiter un parc naturel et explorer une route ou un circuit touristique. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en gîte ou hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que tous les autres segments, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». Il a dépensé en moyenne 219 $ par jour.

 L’enthousiaste de groupe

5_profils_bon L’enthousiaste de groupe correspond à 14 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et parfois même plus de deux mois à l’avance. Il l’organise à l’aide d’Internet, de ses connaissances personnelles et de parents et d’amis. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que ceux de la famille touche-à-tout.

Lors de son dernier voyage à vélo, l’enthousiaste de groupe a parcouru entre 100 et 500 km dans les Cantons-de-l’Est, en Montérégie ou dans la région de Québec. Durant ses vacances à vélo, il a pris part à un événement cycliste, acheté des produits régionaux et mangé dans un restaurant de fine cuisine. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en camping, en hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que les autres segments chez des parents et des amis. Il a dépensé en moyenne 194 $ par jour.

Est-ce que cet exercice de segmentation vous permet de reconnaître les divers profils de cyclotouristes qui traversent votre région?

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, vous pouvez consulter le sommaire exécutif.

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Produits et activités

43 loisirs des Québécois sous la loupe

Les statistiques sur les activités de loisirs et de sports sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent leur taux de pratique (%) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Précisons que certaines activités sont intensément pratiquées par les enfants de moins de 12 ans, le vélo par exemple, ce qui sous-estime le taux de pratique général dans la population. 

Le plein air, été comme hiver

La marche et le vélo rejoignent respectivement 38 % et 30 % des Québécois. Ces activités ont été pratiquées plus de 10 fois dans l’année par 23 % et 13 % des adeptes respectivement. Le camping et le canot ont connu une croissance par rapport à 2005 (14 % et 26 %), tandis que plusieurs activités estivales extérieures telles que la pêche, le golf, l’observation d’oiseaux, le patin à roues alignées ou le vélo de montagne sont en légère diminution.

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Le patinage a été en augmentation au cours de la dernière décennie (36 %), portant à 1,3 million le nombre de Québécois en ayant fait au moins une fois en 2015. Le ski alpin semble reprendre de la vigueur, mais est dépassé par la raquette (activité mesurée depuis quelques années seulement). Comme il a déjà été observé dans une analyse rédigée en 2009, la pratique de la motoneige poursuit sa décroissance. Toutes ces activités hivernales s’avèrent davantage pratiquées par les Québécois que par l’ensemble des Canadiens.

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Sorties culturelles

À l’exception du théâtre, la fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse. Pour l’industrie touristique, l’augmentation marquée de la fréquentation des musées (88 %) est particulièrement intéressante, ainsi que celle des galeries d’art dans une mesure plus modeste (29 %). La fréquentation a augmenté pour tous les types de concerts (musique populaire, + 28 %; rock, + 39 %; classique, + 41 %; et jazz, + 81 %), mais ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits ou n’ont assisté qu’une ou deux fois à des événements culturels au cours des 12 mois précédant le sondage. Les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire et de jazz que la moyenne canadienne.

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Du sport, toujours plus!

En comparaison avec 2005, la pratique de tous les sports est en hausse en 2015; celle du jogging a plus que doublé (121 % d’augmentation); et que dire du yoga et du Pilates, qui ont crû de 159 %! C’est maintenant respectivement 15 % et 7 % des Québécois qui ont pratiqué ces activités au moins une fois au cours des 12 mois précédant le sondage. Notons aussi le soccer, qui gagne des adeptes (+ 54 %), ainsi que l’entraînement dans un centre sportif (+ 31 %) et les cours d’aérobie (+ 44 %). La plupart de ces sports, dont la natation, qui demeure populaire, peuvent bien s’intégrer à l’offre des hôtels ou des centres de villégiature.

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Le sport, dans les gradins

Environ 13 % de la population québécoise a assisté à une partie de hockey au cours des 12 mois précédant le sondage de 2015, et près de 3 ou 4 % à d’autres événements sportifs. La montée en popularité de l’équipe de soccer montréalaise l’Impact, ainsi que celle des Alouettes au football, n’est peut-être pas étrangère aux hausses observées au cours des 10 dernières années (respectivement 66 % et 26 %). La course automobile connaît cependant une baisse de 4 % du nombre de ses spectateurs par rapport à 2005.

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Autres loisirs

La fréquentation des cinémas semble pâtir de la disponibilité des films en ligne et de la bonne qualité des téléviseurs et des cinémas maison d’aujourd’hui. La photographie, les spas et la cuisine gastronomique intéressent de plus en plus de gens, avec des hausses respectives de 19 %, 20 % et 28 % entre 2005 et 2015.

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Ces variations correspondent-elles à ce que vous observez en général dans la population et dans l’intérêt de vos visiteurs? Cette lecture fait-elle émerger des idées pour diversifier votre offre?

Note : Les données du PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

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Transport

Transportez-vous vers la nature

Considérant que l’accessibilité est déterminante quant à la fréquentation d’une destination, plusieurs projets liés au transport ont vu le jour ces dernières années pour faciliter la venue de visiteurs sans voiture. Bien que le défi soit considérable pour assurer la rentabilité d’un service alternatif de transport, on remarque que la création de partenariats stratégiques, l’engagement des autorités locales ou régionales, la participation d’entreprises privées, une promotion rigoureuse et la participation citoyenne peuvent contribuer au succès de ces initiatives.

Rendre les parcs nationaux accessibles – l’exemple de ParkBus

Au départ de Toronto ou d’Ottawa, la navette ParkBus fait le relais entre la ville et plusieurs parcs nationaux et provinciaux de l’Ontario. Ce service instauré en 2010 par des amateurs de plein air connaît un franc succès; les deux porteurs du projet ont d’ailleurs reçu le prix « Jeune entrepreneur en tourisme » décerné par Parcs Canada aux Grands Prix du tourisme canadien en 2014. L’organisme à but non lucratif compte des dizaines de bénévoles et d’importants partenaires tels que Mountain Equipment Co-op, Ontario Nature, Parcs Ontario, Parcs Canada et la Fondation Trillium de l’Ontario, qui soutiennent financièrement l’organisme et contribuent à en effectuer la promotion.

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Source : ParkBus

Les utilisateurs du service ont accès aux navettes à partir de plusieurs points centraux et stations de métro. Alors que certains feront un aller-retour d’une journée, d’autres allongeront leur séjour en nature en prenant un aller simple ou en réservant leur place de retour à une date ultérieure.

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Source : ParkBus

Donner accès à la montagne – l’exemple de Mountain Wilderness

En France, l’association de protection de la montagne, Mountain Wilderness, travaille depuis 2007 à améliorer la mobilité en territoire montagnard. Elle encourage les amateurs de plein air à utiliser des modes de transport écologiques pour se rendre à destination.

Sa collection de publications « 10 idées de sorties en montagne sans voiture » propose des moyens de transport alternatifs (navettes, autobus, train) pour effectuer une courte sortie ou un plus long périple d’aventure à la montagne. Son portail Changer d’approche permet aux membres de partager leurs expériences et de suggérer des itinéraires. À ce jour, le site en recense plus de 15 000, et tous ne nécessitent pas la voiture.

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Source : Mountain Wilderness

Offrir des liaisons vers les campagnes – l’exemple de la Nouvelle-Zélande

Plusieurs compagnies d’autobus néo-zélandaises telles que Intercity offrent des billets de type « hop-on hop-off », qui permettent aux voyageurs de visiter le pays en entier à leur propre rythme en leur donnant accès à une multitude d’itinéraires. Certains s’adressent plus particulièrement aux touristes d’aventure qui désirent sortir des sentiers battus, aux backpackers qui veulent profiter de leur déplacement pour rencontrer d’autres voyageurs, ou simplement à tout individu souhaitant visiter les campagnes et les villages plus reculés sans devoir prendre le volant.

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Pour agrandir la carte, cliquez ici.

Source : intercity.co.nz

Mobilité à destination

Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité.

Une fois que le voyageur qui circule sans voiture se trouve sur place, chaque kilomètre compte. Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité. Par exemple, au Québec, dans les Cantons-de-l’Est, Mont Sutton offre un service de navette gratuit qui circule du village à la montagne, en passant par plusieurs lieux d’hébergement.

Proposer la location de moyens de transport autres que la voiture, notamment à l’entrée d’une municipalité, à proximité d’une gare ou d’un arrêt d’autobus représente une autre solution de mobilité. En France, plusieurs compagnies de location de vélos, telles que DispoVélo, offrent même un service de livraison. Un voyageur peut ainsi éviter d’effectuer un déplacement pour prendre possession d’un vélo loué ou en remettre un.

Faciliter la planification

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides.

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides. En Grande-Bretagne, l’organisme à but non lucratif Traveline facilite la planification des déplacements des voyageurs vers les régions grâce à son site et à son application mobile. Né d’un partenariat entre les compagnies de transport locales et nationales, Traveline centralise les informations permettant d’établir un itinéraire de voyage en région sans voiture. En intégrant divers modes de transport tels que l’autobus, le train, la marche, de même que les traversiers ou les tramways, les utilisateurs peuvent combiner plus d’un moyen de transport pour se rendre à destination sans perdre de temps à trouver les horaires et les informations pratiques à propos de chacun.

Enfin, pour qu’un voyageur ait envie de se déplacer sans voiture, il faut qu’un système de transport alternatif soit efficace, fiable, simple à utiliser et qu’il offre une expérience de qualité.

 

Source de l’image à la une: Parkbus

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Produits et activités

Randonnée ou culture? Pourquoi pas les deux!

La région de King County, dans l’État de Washington, offre aux visiteurs un imposant réseau de sentiers pour qu’ils puissent s’adonner à la randonnée pédestre, au vélo ou à l’équitation. Le King County Regional Trail System (RTS) compte à ce jour 280 kilomètres de sentiers disponibles pour pratiquer des activités de plein air non motorisées, mais aussi pour effectuer les déplacements quotidiens. Ce réseau planifié, toujours en développement, devrait totaliser plus de 480 kilomètres lorsqu’il sera terminé. Pour favoriser la fréquentation de ces lieux et en faire des destinations, le RTS, en partenariat avec la King County Cultural Services Agency, ont publié le « Art Master Plan », pour susciter la multiplication de l’art public et l’intégrer adéquatement aux sentiers.

À l’occasion de l’International Trails Symposium 2015, qui se déroulait en mai à Portland (Oregon), Monica Leers, représentant la King County Parks Division, a présenté ce plan ainsi que des exemples de réalisations.

La petite histoire

En 2011, le département des parcs de King County a embauché Brian Borello comme artiste en résidence afin qu’il développe le Plan directeur des arts du RTS. Durant sa recherche, M. Borello a sillonné le réseau à différents moments de l’année pour prélever les coordonnées des œuvres publiques déjà en place, établir les sites potentiels, réaliser des entrevues avec les employés du réseau ainsi qu’avec les utilisateurs pour mieux cerner leurs besoins et déterminer les types d’aménagements requis. Il a ensuite conçu un plan qui priorise le développement artistique, mais qui comprend aussi une série de recommandations pour améliorer l’expérience du visiteur en matière de lieux de repos, de services et de signalisation.

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Le Art Master Plan est notamment présenté sous forme de carte interactive disponible en ligne. Elle illustre clairement le travail de M. Borello. Pour chaque œuvre d’art mentionnée, on indique les coordonnées, l’itinéraire pour s’y rendre ainsi que la description de l’œuvre. Les icônes pointant les sites potentiels sont accompagnées d’une photo et d’une courte description du lieu, ainsi que d’une recommandation.

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Des résultats colorés!

The Blue Trees

Parmi les réalisations produites dans la foulée du Art Master Plan, la création de Konstantin Dimopoulos a doté d’une signature particulière la localité où elle a été implantée. Le projet The Blue Trees, qui consiste en des rangées d’arbres peints en bleu, a revitalisé un lieu délaissé, en plus de constituer une barrière de sécurité entre le sentier et la voie routière. Pour réaliser ce projet éphémère visant aussi à sensibiliser les gens à la déforestation, M. Dimopoulos a eu recours à une peinture à base d’eau sans effet nocif pour l’écorce. Le même bleu a par la suite été utilisé par les résidents, qui ont confectionné des pantoufles à l’occasion de la Journée de la laine (Yarn Day)! Les gens du coin se sont ainsi approprié ce bleu éclatant.

 

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Wayne Tunnel – Ebb & Flow

Comme il a été indiqué dans le plan de M. Borello, le Wayne Tunnel offrait une belle occasion de développer un projet de murale. L’artiste Kristen Ramirez s’est inspirée de la flore de la région et de la forme particulière du tunnel pour créer un effet de kaléidoscope. Des bénévoles provenant de la communauté ont participé à la réalisation de la fresque, faisant de cette création un projet rassembleur. Depuis son inauguration en 2014, ce tunnel, qui autrefois était craint, attire par son originalité et ses couleurs joyeuses.

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Un plan porteur

Avec ce plan directeur, le King County Regional Trails System (RTS) compte faire de ses sentiers un réseau distinctif, attractif et unique. Le document (la carte interactive ou le rapport complet) doit servir de référence aux planificateurs, aux artistes et aux gens de la communauté pour l’aménagement des sentiers du RTS au cours des prochaines années. Il propose des bases pour intégrer l’art de façon harmonieuse, mais aussi des principes guidant l’amélioration de l’expérience des utilisateurs, tout en articulant le développement autour de l’identité régionale.  

 

Image une : 4Culture, the cultural services agency for King County, Washington

 

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Hébergement

Révolution fitness dans les hôtels

 

Les consommateurs devenant plus attentifs à leur santé, un nombre croissant de voyageurs désirent s’entraîner pendant leur séjour ou réaliser des vacances actives. Selon un sondage réalisé pour Roomkey auprès de 1 023 Américains en juin 2014, près de la moitié des répondants planifiaient leur voyage selon les activités sportives offertes à destination. D’autre part, 57% rapportaient qu’ils favoriseraient un hôtel plus qu’un autre en fonction des équipements et des services de mise en forme disponibles ou selon les activités de plein air particulières situées à proximité de l’établissement.

Les nouveaux standards

Prêt de vêtements

Plusieurs chaînes proposent désormais le prêt de vêtements athlétiques, de souliers de course et d’autres accessoires. Par exemple, les hôtels Morgans préparent des «kits de sport d’urgence» qui comprennent une tenue de sport, des chaussettes, une bouteille d’eau et même un endroit secret pour ranger ses objets de valeur et ses clés, ainsi qu’un service de blanchisserie gratuit.

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Source: Condé Nast Traveler

Entraînement à la chambre

Les hôtels s’associent avec des experts de la mise en forme pour concevoir des programmes disponibles en ligne ou sur demande sur la télévision de la chambre. Le groupe Sheraton Hotels & Resort s’est associé à Core Performance, un spécialiste en performance athlétique, pour créer une plateforme Web encourageant les voyageurs à se maintenir en forme avec des programmes d’entraînement et des conseils nutritionnels. Ces hôtels offrent aussi le kit «Gym-in-a-Bag», qui contient tout ce qu’il faut pour effectuer une séance de fitness dans la chambre ou à l’extérieur.

Pour leur part, les chaînes hôtelières Tryp, Hilton et Westin offrent des chambres munies d’un appareil pour effectuer de l’entraînement cardiovasculaire.

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Sources: Tryp by Wyndham et Westin Oaks Houston

Une philosophie santé

L’exercice n’est qu’une des composantes du bien-être qu’il est conseillé de combiner avec une bonne hygiène de sommeil, une nutrition saine, un ressourcement et une gestion du stress dans une approche holistique de la santé préventive.

De plus en plus d’hôtels adoptent une philosophie réunissant toutes ces facettes. Celle-ci se traduit par des programmes intégrant une variété de prestations, comme l’initiative Well-Being Movement de Westin. Le volet Move Well regroupe les services liés à l’exercice physique dont un programme de jogging comprenant un concierge de course, offert dans les établissements participants, ainsi que des vidéos disponibles en ligne.

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Source: Westin well being movement

La nouvelle marque du groupe InterContinental, EVEN Hotels, est un concept ancré dans cette tendance, avec sa devise «Keep Active, Rest Easy, Eat Well, Accomplish More.» Les commodités de l’hôtel sont orientées vers ces valeurs. Les chambres offrent tout ce qu’il faut pour s’entraîner: ballon de stabilité, tapis de yoga, 19 chaînes télévisées qui enchaînent des routines de fitness et un livre proposant encore plus d’options d’exercices.

Le trio des classiques

Itinéraires de jogging

Allier la course à pied à la visite guidée est en vogue depuis quelques années, particulièrement dans les destinations urbaines. Les hôtels intègrent cette tendance de multiples façons:

  • Les hôtels Affinia offrent des iPod contenant des itinéraires et des listes d’écoute préalablement téléchargés pour faire découvrir les villes de New York et Washington.
  • Au Fairmont Le Reine Elizabeth à Montréal, ce sont les employés qui dirigent le groupe de joggeurs.
  • L’hôtel The James à Miami présente deux tours guidés thématiques: « Deco-Run», pour explorer le quartier Art déco, et «Run of the Rich and Famous» pour visiter les zones résidentielles où vivent des célébrités. 
  • Le Westin à Ottawa propose un parcours interprovincial qui fait l’aller-retour entre la capitale et Gatineau.

Vélo

Le prêt de vélos est une autre pratique qui se répand davantage dans les hôtels, encourageant des déplacements plus actifs et plus verts. Les chaînes Fairmont, Kimpton et Morgans, entre autres, détiennent une flotte de bicyclettes réservées à leurs clients.

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Source: Hotel Chatter

Yoga

Pratiqué avec douceur ou de façon plus intense, le yoga sous toutes ses formes jouit d’une popularité croissante. Voici quelques exemples d’approches originales proposées par des hôtels:

  • Yoga sur le toit au lever du soleil (Z Hotel, New York);
  • Yoga aérien (Fairmont Scottsdale, Arizona);
  • Aqua yoga dans une piscine (Hotel Wilshire, Los Angeles);
  • Yoga sur une planche à pagaie, communément appelé SUP pour stand-up paddleboard (Fairmont Orchid, Hawaii).

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Sources (en ordre: haut, bas de gauche à droite): Hotel Chatter, Z Hotel New-York (crédit photo: Jennifer Altman), Traveller

Pour leur part, les hôtels W ont lancé la campagne «Fit with Tara Stiles», en collaboration avec cette instructrice de yoga bien connue aux États-Unis. Le programme est unique en son genre, car quatre séquences de mouvements ont été conçues sur mesure pour répondre aux besoins d’une clientèle jet-set et fêtarde.

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Source: W Hotel – Tara Stiles

Les routines peuvent être visionnées à l’écran, et des cartes laissées dans les chambres servent d’aide-mémoire (voir l’image ci-dessous).

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Source: W Hotel – Tara Stiles

Dehors!

L’entraînement sort des murs de l’hôtel afin d’intégrer l’environnement et les paysages de la destination à l’expérience. Les cours normalement offerts à l’intérieur se pratiquent désormais à l’extérieur pour profiter des bienfaits de la nature ou apprécier le dynamisme urbain. Des cours d’aérobie dansée aux fameux bootcamps, en passant par les randonnées en montagne et les tours de vélo, l’effort physique s’accomplit mieux dans un décor aux charmes uniques.

Une offre qui ne cesse de se développer

Les programmes de fitness des hôtels sont devenus une façon pour les marques de se différencier et de s’aligner sur les valeurs d’un mode de vie plus sain et une vision proactive par rapport à la santé. Certains établissements urbains cherchent à devenir une véritable destination de bien-être en proposant entre autres une gamme élargie d’activités ou des forfaits axés sur la remise en forme et la santé physique. D’autres multiplient les partenariats avec des prestataires locaux, comme des studios de yoga ou de spinning, afin de bonifier leur offre. De leur côté, les établissements de luxe misent sur la personnalisation de ces services.

 

Image à la une: Hôtel de la Paix Genève